IRAQ
IRIÀ
Maient tombés en désuétude après rinvasion des Doriens. Il avait obtenu de Toracle de Delphes la déclaration que le rétablissement de ces jeux était le remède aux divisions qui désolaient alors la Grèce.
IPOLI , riv. de Hongrie, naît dans le comitat de Neograd, passe dans celui de Honth, arrose Ipoli- Saghf ch.-l. du comitat de Nagy-Honth (2000 b.), et grossit le Danube au-dessous, du Gran. Cours 140 k.
IPS, P<ms Isitt I$ipontum. ▼. d'Autriche propre, sur PJps (affluent du Danube), au confluent des deux fleuves, à 65 kil. 0. de St-Pœlten; 3000 hab. Maison de prévoyance pour les pauvres.
IPSARA, en grec Ptyra, petite ile de l'Archipel, au N. 0. de Cbio: 10 kil. sur 5; ch.-l. Ipsara. Don vin rouge. Les Turcs la prirent en 1834, et en massacrèrentleshabitants.Ilsla possèdent encore aujourd'hui.
IPSERA. Hispiratis, v. de la Turquie d'Asie (Erseroum), cn.-l. de sanajak, à 80 kil. U. d'Erzeroum. Ane. capitale des Paçratides, rois d'Arménie.
IPSUS, bourg de TAsie-Mineure, en Phrygie, au N. E. de Gélènes. Séleucus, Ptolémée, Lysimaque et Cassandre y remportèrent, Tan 301 av. J.-G. , une grande victoire sur Antigène et Démétrius, son fils : Antigone y perdit la vie, et les vainqueurs partagèrent l'empire d'Alexandre en ouatre grandes monarchies, la Macédoine (avec la Grèce), laThrace, P£gypte et la Syrie. *
IPSWICH, Gippevieunif v. d'Angleterre, ch.-I. du comté de Suffolk , sur l'Orwell ou Gipping, à 60 kil. S. de Norwick ; 36 000 hab. Beau pont en fer; hôtel de ville, douane, balle , prison , maison de correction, hospices; station de chemin de fer; vapeurs pour Londres. Fonderies de fer, chantiers de construction, savonnerie, filatures. Commerce de drèohe, grains, houille. Patrie du cardinal Wolsey.
IRA , forteresse de la Messénie, sur une montagne de même nom, au N. de Messène, est célèbre par le siège que les Messéniens y soutinrent pendant onze ans contre les Lacédémoniens (683-71). La prise d'Ira mit fin à la 3' guerre de Messénie.
IRAK-ADJÉMI (c-à-d. Pays barbare), prov. de la Perse, bornée au N. 0. par l'Aderbaldjan, au N. par le Ghilan et le Tabaristan, à TE. par le Kouhistan, au S. par le Kerman et le Farsistan, à TO. par le Khousistan et le RurdisUn : 900 kil sur 400; 3 600000 h. ; ch.4. Téhéran; v. principales: Ispahan, Kachan, Hamadan, Kasbin, Sultanieh. Pays tres-élevé et très-montueux, sillonné par les nombreuses ramifications des monts Elbourz. Demavend, Elvend, etc., entre lesquelles s'étendent de vastes plaines sal)lonneuses ou vont se perdre la plupart des cours d'eau qui arrosent la contrée. Quelgues cantons sont néanmoins fertiles et bien cultivés ; mais Tarrosement y est indispensable. Climat sain et tempéré, excepté deux mois de fortes chaleurs. Beaucoup de bestiaux , chameaux et chevaux estimés; industrie florissante : maroquins, verrerie, faïence.— Ce pays comprend la plus grande partie de la Èlédie ancienne.
IRAK-ARABl (c.-à-d. Pays des Arabes), la Baby- 2oni> des anciens, contrée de la Turquie d'Asie,au S.E., formant à peu près les pachaliks de Bagdad et de Bassora, est traversée par l'Euphrate et le Tigre, qui s'y réunissent sous le nom de Chat-el-Arab, et composée presque entièrement d'une vaste plaine sèche et aride. On y voyait autrefois les villes de Babylone, de Séleucie et de Ctésiphon ; on y trouve encore Bagdad.
IRAN. Ce mot, chez les anciens écrivains orientaux , désignait tout le plateau compris entre le Tigre et rindus. Il est auj. restreint à la partie occid. , occupée par la Perse, et est souvent synonyme de Perse.
IRANCY, b. de France (Yonne), à 14 kil. S. d'Auxerre; 1250 hab. Vin renommé. Patrie de Soufflol. — Mis à sac en 1568 par les troupes du prince de Ccndé.
parcourt tout l'empire birman du N. au S. , et aboutit dans la mer des Indes au golfe de MarUban par plu-
sieurs bouches, après un cours d'env. 3300 kil. 11 reçoit un très-grand nombre d'affluents, entre autres fe Kiayn-deayn ou Iraouaddy occidental.
IRASA, contrée de l'Afrique anc, entre Azyris et Cyrène. C'est là que l'on place le royaume d'Antée.
IRBIT, V. de la Russie d'Asie (Perm), à 410 kil. E. de Perm, au confluent de l'Irbit et de la Nitza; 4OÛ0 h. Grande foire où se rendent, outre les Russes et les Sibériens, des Boukhares, Tartares, Persans, Grecs. Arméniens. —Fondée en 1635, érigée en ville en 1775.
IRÈNE, impératrice deC^nstantinople, née k Athènes, de parents obscurs, joignait à une rare beauté tous les dons de l'espri t. Constan tin Copronyme, frappé de ses qualités, la choisit en 769 pour être l'épouse de son fils, depuis Léon IV. Ellepnt un grand ascendant sur l'esprit de son mari, et celui-ci en mourant lui laissa la tutelle de leur fils Constantin YI (780). Irène déploya pendant sa régence toutes les vertus d'une grande reine, et obtint quelques avantages sur les Sarrasins; mais dans la suite, trahie par k fortune, elle conclut avec le célèbre Haroun-al-Raschid une paix onéreuse, (quoique utile. En 787 elle assembla à Nicée un concile qui rétablit le culte des images, et fit cesser le schisme de l'£jglise d'Orient. Son fils, Constantin , arrivé à sa majorité (790) , la relégua dans un chftteau fort ; mais elle reparut à h cour au bout de 15 mois, et, pour s'assurer désormais le pouvoir, elle eut la barbane de priver son fils de la vue. Elle s'efforça de faire oublier ce crime par de
{grandes actions. Elle offrit, dit-on, samatnàCharemagne ou du moins voulut marier sa fille à l'un des fils du roi franc ; mais avant que cette alliance eût pu s'accomplir, elle fut détrônée, en 803, par Nic^bore, son grand trésorier. Exilée dans 111e de Lesbos, elle se vit réduite à filer pour vivre; elle v mourut en 803. Les Grecs, touchés ae ses malheurs , font mise au nombre de leurs saintes, et la fêtent le 15 août
Une autre Ste Irène, de Thessalonique, subît le martyre en 304. Elle est fêtée le 1**^ avril.
IRËNÊE (S.), né vers 140 en Asie-Mineure, à Smyme ou aux environs, eut pour maîtres S. Papiâs et S. Polycarpe, vint dans la Gaule vers 177 pour y répandre la foi, fut évèque de Lyon après S. Potbio, et subit le martyre sous Septime-Sévère, vers 302. Il avait écrit en grec contre les Gnostiquesetles Valentiniens un Traité des Hérésies, en 5 liv., oui prouve une profonde érudition. Il ne reste que des fragments du texte grec, mais on en a une traduction latine faite du temps même de l'auteur. 11 contribua ^ terminer la dispute sur l'époque de la célébration delà Pàque. Ses œuvres ont été publiées par Erasme, BAle, 1526; par D. Massuet, Pans, 1710; par le P. Pfaff*, Venise, 1 734, et par Stieren , Leips. , 1848. Elles ont été trad. en français par Genoude, 1837-43. On l'honore le '28 juin. Dom Gervaise, en 1723, et l'abbé Prot, en 1843, ont écrit sa Vie,
IRETON (H.), général anglais, gendre de Cromwell, et l'un des plus ardents adversaires de Charles 1, fut fait prisonnier à la bataille de Naseby (1645), ne recouvra la liberté que parce que le roi ne put emmener ses prisonniers, et contribua beaucoup à la condamnation de ce malheureux prince. Cromwell, rappelé d'Irlande en 1650, laissa son gendre dans celte lie, avec le titre de gouverneur et de lord-député. Ireton s'empara des villes de Waterford et de Limerick, mais il fut tué à la prise de cette dernière, IC5I.
IRI, nom moderne del'Eurotas. V. eubotas.
IRIARTE (Ignace), peintre espagnol, né en 1620, dans le Guipuzcoa» mort à Madrid en 1669, était élève d'Herréra le Vieux. Il se consacra au paysage. On admire dans ses œuvres la transparence de l'air, la légèreté des feuillages, un savant emploi du clair-obscur, la limpidité des eaux et la beauté des ciels. Il travailla longtemps avec MuriUo, qui ornait ses sites de personnages. Ignace Iriarte fut un des fondateurs de l'Académie de Séville (1660).
iRiARTB (Jean d'), érudit, né en 1702 dans 111e de Ténériffe, mort en 1771, se fixa à Madrid en 1724,
IRLA
TRLl
fût précepteur du duc d'Albe et de don Manuel, infant de Portugal, puis ffarde de U bibliothèque mvale de Madrid, qu'il enrichit de 2000 manuscrits. On a de lui, entre autres ouvrages, une Grammairelatine en yers castillans, avec une nouvelle inéthode, 1771. Membre de l'Académie de Madrid, il fut un des principaux collaborateurs de la Grammaire et du Dictionnaire espagnols, publiés par cette compagnie.— Son neveu, don Domingo de I., diplomate, mort en 1740, signa àBâle en 1795 la paix entre l'Espagne et la République française. — Thomas de 1., frère de Domingo (1750-91), s'est distingué comme pofite. Il dirigea le Mercure de Madrid, puis devint chef des archives. Accusé devant le tribunal de l'Inquisition, il fut acquitté, mais moyennant une pénitence. Il est connu surtout par ses Fables littéraires , espèce de critique fort spirituelledes écrivains de son temps. On a encore de lui trois comédiet, un poème estimé sur la Musique; des Épitresmorales^ etc. Ses OEuvres (en vers et en prose) ont été imprimées à Madrid enl 787 et 1805. Les Fables ont été trad. par Lhomandie , 1 804.
IRIS (c.-à-ol. en grec are-en-ciel) ^ fille du centaure Thaumas et d'Electre, était la messagère des dieux, et en particulier celle de Junon. et portait des ailes brillantes. Junon la plaça au ciel en récompense de ses services et lui donna la forme de l'arc-en-ciel.
IBIS, auj. Vlékil-lrmakj fi, de l'Asie-Mineure, sortait de la Cappadoce, traversait la partie 0. du roy. de Pont,- et tombait dans le Pont-Euxin, avec le Lycus, près d'Amise. entre THalys et le Thermodon.
IRKOUTSK, V. de la Russie d'Asie, ch.-l. du gouvt d'Irkoutsk, au confluent de l'Irkout et de l'Angara, à 2330 kil. S. £. de Tobolsk; 20000 hab. Archevêché; 33 églises , 2 couvents, gymnase, séminaire, école de navigation, école japonaise, plusieurs bazars. Draps, toiles ; maroquins ; savon, chandelles ; glaces, eau-aevie, etc. Commerce avec la Chine et l'intérieur de la Russie, surtout en fourrures. Fondée en 1611 ; assiégée en 1696 parles Bouriates. Sa population fut doublée parlesStrélitz échappés au massacre de 1705. ~ Le gouvt d'Irkoutsk , une des 8 grandes divisions de la Sibérie, a pour bornes à l'E. la prov. d'Iakoutsk, à ro. et au N. ie gouvt de TomsK, au S. la Mongolie. Très-vastes forêts, quelques districts fertiles, mines (entre autres argent et plomb à Nertchinsk). Outre Irkoutsk, ce gouvt renferme plusieurs autres places importantes, Kiakhta, Nijnéi-Oudinsk, Nertchinsk , etc. Il^est habité par les Mongols-Khalkas, les Toungouses et les Bouriates.
IRLANDE, en anglais JrWand, en irlandais Erin (c.-à-d. île verte) j Hibemiay lemis^ et quelquefois Scotia major chez les ancjens, une des tles Britanniques et l'un des trois royaumes qui composent le Royaume-uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, est située à l'O. de la Grande-Bretagne, dont elle est séparée par le canal St-Georges : 450 kil. du N. au S., sur 280 de l'E. à l'O. : 5 764 000 hab. en 1861 (on en comptait plus de 9 millions en 1841); capit.^ Dublin. L'Irlande se divise en 4 grandes prov. : Lemster ou Lagé.iie à l'E.. Ulster ou Ultonie au N. , Connaught ou Connacie à l'O., Munster ou Momonie au S. ; ces provinces sont subdivisées en 32 comtés : Comtés, Capitales,
!• Leinster.
Dublin, Dublin.
Louth, Dundalk.
East-Meath, Trim.
Wicklow, WicklôW.
Wexford, Wexford.
Kilkenny, Kilkenny.
Carlow, Carlo w.
Kildare, Kildare.
Queen's County, Maryborough.
King's County, Tullamore.
West-Meath, Mullingar.
Longford, Longford.
V Ulster, Antrim, BeliSut.
Down, Downpatrick.
Armagh, Armaffh.
Tyrone, Omagh.
Londonderry, Londonderry.
Donegal, Donegal.
Fermanagh, Enniskillen.
Cavan , Cavan.
Monaghan, Monaehan.
3* ConnaugM, Leitrim, Carrick-on-Shannoii/
Sligo, Sligo.
Roscommon, Roscommon.
Mayo, Castlebar.
Galway, Galway.
4* Jfttfirter.
Clare, Ennis.
Limerick, Limerick.
Kerry, Tralee.
Cork, Cork.
Waterford, Waterford.
Tipperary, Clonmel.
I/Irlande possède 4 archevêchés catholiaues, Armagh, Dubhn, Cashell, Tuam, et deux arcnevêchés anglicans, Armagh et Dublin.
Cette contrée, généralement plate, est arrosée par un grand nombre de rivières dont les principales sont : le Shannon, le Bandon, la Lee, la Black water, la Boyne, la Lifley, la Suir, la Barrow, la Slane, etc. 11 faut y ajouter le Grand-Canal, le canal Royal et le canal de Ncwry. L'Irlande renferme en outre un grand nombre de lacs, notamment ceux de Swilly, de Foyle, Neagh, Erne, Corrib, Lane ou Killarney,etc. Les côtes, extrêmement échaifCrées, surtout au S. 0., offrent un grand nombre de baies utiles pour la navigation et de ports très-commodes (Bantry, Cork, Belfast, Dingle, Sligo, etc.). Le pays est siUonné par des routes magnifiques; en outre, trois lignes ferrées partent de Dublin : 1* celle du N. ,
Eour Drogheda, Dundalk, Newry et Belfast, avec emranchement de Dundalk sur Enniskillen, Omaxh, Lifford et Londonderryj 2» ceile de l'O. , pour Mullingar, Athlone, Ballmasloe et Galway; 3* celle du S. 0., pour Kildare, Maryborough, Hàllow et Cork. On trouve en Irlande d'excellents pftturages, mais aussi beaucoup de marécages: les forêts ont presque entièrement disparu. Le climat est tempéré^ mais humide et variable. Les principales productions du sol sont l'avoine, l'orge et surtout J<i Eomme de terre; le lin et le cnanvre; la culture du lé y est encore arriérée. On élève en Irlande beiuicoup de bestiaux, des porcs, des chèvres et de y.H' tits chevaux estimés; on y exploite des mines d'jjr. d*argent, de cuivre ^ de piomb^ de fer. de cobalt et de houille, des carrières de granit et de pierre cilcaire, et des ardoisières. L'industrie est peu développée : elle a pour objets principaux les toiles, mousselines, tissus de coton, l'eau-de-yie, la bière, etc. Le paysan iriandais est presque partout réduit à un eut de misère extrême, fruit d'un gouvernement tjrannique, de Ténormité des impôts et de Tavidiiû des propriétaires fonciers, presque tous Anglais t* t
Srotestants, qui consomment leurs revenus hors u pays. Le gouvt est confié à un vice-roi ou lorilieutenant, nommé par le souverain de la Grand-^- Bretagne. L'Irlande est représentée au Parlement par 32 pairs pour la Chambre des Lords, et 105 dé-
futés pour la Chambre des Communes. La religion de fitat est celle de TËglise anglicane ^ mais les 9 dixit mes de la population professent la religion catholique. L'anglais est la langue officielle, mais on parle aussi la limgue erse, reste de l'ancienne langue du pays. L'histoire primitive de l'Irlande est entourée dé
Mêla. Ptolémée; qu'une de ses peuplades, les ScoU, enyahit de bonne heure la Calédonie, à laquelle
lELl!
IRTT
eQe donna so»iMia «I ott elle fut sans cesse en Uitts avec les Pietés; enfin qae le Druidisme y régna ji]»>
Si'au iv* s. , époque à laquelle S. Patrick y introduU t le Christianisme : le nombre des établissements religieux y devint bientM si grand que Tlrlande fut appelée Vile des Sù4ntÊ, L'Irlande était ators divisée entre plusieurs rois indépendants, qui portèrent le nom d'O'Neill dans l'Ulster, d'O'Brien dana le Mun* ster, d'O'Gonnor dans le Connaueht, de Mac-Morroughdan9!eLeinster,d'0'Melaghlin dans leMeath. Aux VIII* et IX* s. , les Danois s'emparèrent de presque toutes les edtes. V«rs 1002, Brien-Boron^ roi de Munster, devint maître de la plus srande partie de nie ; il vainquit les Danois à Glontarf (1014). En 1 169, Henri II, roi d'Angleterre, qui s'était fait investir de rirlande par une buUe dn pape Adrien IV dès 1156, y envoya une armée; il s'y rendit en personne en 1171 : malgré la résistance héroïque de Roderic O'CoBoor, les Irlandais furent obligés de céder à des foieas supérieures, et Jean, filA de Henri II, fut le premier vtce-rot à^Irland£. Cependant les Anglais n'avaieot soumis qu'une petite partie de l'tle (les eoomôs actuels de DuUin, Heath , Lôuâi et Kildare); le reste était encore indépendant. Bn 1315, Edouard Braee, frire da roi d'Ecosse, y débari|iia, et fui proclamé roi à Dumialk par les Irlandais resté» Ubres; mait il fat THhicu et tué en 1318. Toutefois le pays résista longtemps eneore^ et la conauéte ne fat complétée qu'en 1<$03, par la BoomMonae i'Ulster. Les Anglais eooimencèrent dés lors à fiaire peser s«r l'Irlande un foug intdémble. Déjà plusieurs efforts inutiles avaient été tentés par les Irlanéais pour secouer lenr demitracifto, lersav^it xvi* s. leur reAis d'accéder à la Referme, intromte e» Angleterre par Henri VIII, attira sur euv de nentelles persécutions. Ë^sabeth dépouilla les GathoMqnes irlandais de la faculté d'oo- CQper dee emplois puMiea; Jacques I confisqua les terres des insurgée et ies biens da elergé catfaoUque. En lédd, rifliiinde, ow atait pris* parti dès 164t pour Charles I, Ait mise à feu et à sang par CnimrweU'et Ireton. Lors de la* rétehitlon de 1689, les Irlandais, fidèles aux StuarU, se déclarèrent pour Jacques II; mais Ui^ victoire de la Boyne, remportée en Irlande même pae OoiUaiuie d'Orange (1690), anéantit leurs eroéfanoes; En 1783>, ils obtinrent un parlement indépendant;-néannnins, enoDuragés par la Franee, fis slneungèrent en 1796. L'insurreetîen, mal seooadôe pcr<la RéMUîque francise, fut bientôt eemprimée, et lee écmnids se retefèrent. En 1 800, le parlement anglais déciéu l'union définitive des deux pays et «uppriOMt l'ombre de pariement que l'Irlande avtait eonstrvée; on laissa, il est vrai, aux Irlandais la faculté d'envoyer an Parlement nritannique desdé*
{mtés qui s'y trouvèrent perdus au milieu de ceux de 'Angieterre et de l'Ecosse : encore n'y admit-on que les Irlandais anglicans : les GatàotiG^ues furent privés dn droit d'élection et de représentation. Depuis cette époque, Tlrlande n'a eeseé de réelaraer, surtout par la voix du célèbre O'Gonnell (1825-47), l'émancipation des Catholiques et même le rapf)el de l'union. L'émancipation , longtemps promise et ajournée, fut enfin accordée en 1829, sous le ministère de Robert Peei, mais n'a pas mis im tonneaux maux de l'Irlande. La misère pousse chaque année un grand nombre d'Ir* landais a émigrer en Amérione et en Australie,, et la dépopulation dn pays a pris des proportionseifra]ran« tes. Ces souffrances ont amené en 1865 la conspiration des Féhi4iMi{y. cê Hotnff. On doit i Tb^ Ifooret à Bl. Regnaultetau P. Perranddes HùL deh^Irla/nie.
I tins d'Angisâev et de Man.
inaifDnfNouvBLUs-), tledu urand-Oeéaa Ëquino-'
zâaly dans POoéanie, auJ^ii B^de la^ Nouv.-Bvetagne
et an S. E. du NouvelrHanevre, par 2" 30'-4* ô9^t.
S.,etl48«18'*160*ôO'long.S.;360kil.delongsur3ôde
large. Montagneuse et couverte de forêts ; onj trouve en abondance des cocotiers et des mttscadœrs^ les bois sont peuplés d'une muldmded'oiseaurdediver* seaespëces. Les indigènes sont très-laids, mais moins neirs que les nègres d'Afiriaue ; leur chevelure est loih gueet laineuse; ils sont doux, sobres, hoeptalieny mais défiants. Ils confectionnent avec beancoop d'adresse leurs armes et leurs instruments de pêâie et de chasse. Lieu principal, Port-Praslin.— La Nour.- Irlande, découverte par Schoutenen 1616, a été revnn par Tasmaa (1543), Dampier (1700) et Carteret (1T6?).
IRMINON, prieur de rabnayede St-Germaindes Prés, près de Paris, sous Charlemagne et Louis II Débonnaire, a laissé un Po{yprtqtt«, ou P^t'Bëde son abbaye, précieux pour l'histoire de la condition des personnes et des terres à cette époque, n a élé pubfiépar B. Guérard, 1845.
IRMINSIJL,c.-à-d.coloanedlrmhi(lememeqn'ff;Arm«an., Ârmmiiu)^ idole des anciens Saxons, était plaoée suf la montagne fortifiée d'Ehresbourg (maintenant 5ladlb«r^| près de Paderbom). Elle représentait un homme armé à la façon des Germains, tesant un étendard d'une main et une lance de Fautre. C'était le dieu de la guerre, ou selon quelques-uns Arminîus déifié. Charlemagne détruisit cette idole en 772, ainsi que la forteresse qui la défendait
IRNERlDg, YTsmsr on Gomisr, leréfonnateorde la. jurisprudence au moyen ftge^ était né, selon les ans, en Allemagne, selon d'autres A Uilan, ou plutlt àDologne^ vers 10é&. Selon une tradition, il avait étudié à Constaatinople ; nutis il est plus prohible qu'il se forma seul par la lecture des ionscensultes anciens. Il enseigna le droit à Bologne de 1100 à 1120, avec un tel éclat que bientôt réoole de cette ville fut aussi célèbre pour la jari^tradence que l'école de Saleme pour la médecine. La grandsoomtesse Mathilde, qui régnait sur la Toscane, et remperour Henri Y , appelèrent Imerius dans leurs conseils On place sa mort entre 1 138 et 1 150. On lui attribue l'institution des grades scientifiques et des ÎMÔgnes afiRectés à chaque grade. On a de lui des gloui aoi justifient pensa réputation. H laissa de savants aisoiples: Aszon, Jean Bulgare, Martin Gosiay Porta, et surtout Accurse^ qui le nt oublier.
IROQUOIS, confédération iadis puissante dlndiens de l'Amérique du Nord , qui habitent aui. partie dans les Ëuts-Unis (New-York), partie dans Je Canada. Us formaient autrefois 5 nations : lesHohawks, les Onèidas, les Onondagas, les Sénécas, les Cayu^; au], ib neeomptentplusguèreque 12 000 individus. Us étaient fiers, guerners, courageux, hospitaliers, amis fidèles, d'une imagination mélancolique; l'abus des spiritueux (dont ils ignoraient l'usage ovant l'arrivée des Européens) les a abrutis et énervés. — En 1603, lonKiueles Français arrivèrent au Canada, les Iroguois étaient en guerre avec les Adirondaks. Ceuz-d manquèrent le secours des Français^ et, conduits par Champlain. défirent complètement les Iroquoîs: maïs les Hollanoais ayant anéanti la nation des Aoirondaks, les Iroquois reconcuirent leur importance. Us soutinrent les Ang^is, d^abord contre les Francis,
Suis contre les Anglo-Américains : aussi , en 1 779, ces erniers en massacrèrent-ils un grand nombre et d^ truisirent-ils leurs villages. Depuis ce temps, les Iroquois vivent sur ce qu'on appelle les réserves de l'État ; mais Us sont resserrés tous les jours par les colons américains, et leur nombre diminue sensiblement.
IBBAOUADDY. F. uuouaddt.
IRTYCH ou iRTiscH, ffrand fleuve de l'Asie septent. , sort des monts Altaï, dans laDzoungariejJravetse-ie lac Dzalssang, baigne le gouvt de Tom^ ^tnssie dTiLsie), le N. du Turkestan indépendant, le S. du gowt de Tobolsk, et, après un cours de près de 3000 kil., tombe dans l'Obi au-dessous de Simarowa. Afflunnis, l'Oulba, l'Om, i'Ichim et le ToboL Sur la riveg.de rirtych les Russes ont élevé, de Buchtarminsk à Omsk, une ligne de forteresses pour arrêter les incursions des Tartares»
ISAA