‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 541 sur 578 · IVAN · texte numérisé non relu

IVAN

■6e la Sicile se soulèTe contre le roi'de Napkes et proclame son iDdépendance ; Naples, Florence, Turin, se font donner oes constitutions ; Rome s'érige en république ; Milan et Venise s'insurgent contre VAutrlche: Parme et Modéne chassent leurs ducs; le roi de Sardaigne, Charles-Albert, se met la léte du mouvement et tient quelque temps l'Autriche en échec; mais bientôt, affaibli par la discorde des siens, 11 est battu à Novare (23 mars 1849) , et prend le parti d'abdiquer. Le précédent état de chose est aussitôt rétabli partout, si ce n'est que les Etats sardes conservent leur constitution et leur gouvt parlementaire. La tranquillité de l'Italie semblait assurée, lorsqu'en 1859 l'empereur d'Autriche envahit brusquement le Piémont. Repoussé par le roi de Sardaigne, au secours duquel était accouru l'empereur des Français, battu à Montebello, à Palestre, à Magenta et à Solferino, il perdit la Lombardie et vit expulser d'Italie tous leà princes qui avaient embrassé sa cause. Après une vaine tentative de confédération, proposée dans les traités de ViUafranca et de Zurich, et après la révolution ooérée dans le roy. de Naples par le gén. Garibaldi, tous les Ëtats de l'Italie (sauf la Venétie, laissée à l'Autriche, et les Ëtats romains, où la France maintenait Tautorité du pape) s'unirent en 1860, et Victor-Emmanuel, déjà roi de Sardaigne, fut proclamé rot d' Italie (mars 1861). Florence fut en sept. 1864 déclarée capiule du nouveau roy. , auquel la Yénétie fut réunie en J 866 , à la suite d'une guerre où l'Italie s'allia avec la Prusse contre l'Autriche.— Guichardin (continué par Botta). Cantù, Balbo, Zeller, etc., ont écrit l'histoire de l'Italie; Micali VHisL des anciens peuples de V Italie; Sisroondi VUisL des RépubL italiennes.

ITALIQUE (BcoieK nom donné à l'école de Pythagore. parce que ce philosophe enseigna en Italie, surtjutà Crotone (vers540av. J.-G.). Cette école compte pour principaux disciples Ocellus, Timée, Archytas, Aicméon, PhiloiaQs; plus tard, Apollonius de Tvane tenta de la régénérer. Le caractère de l'école italique est de s'adonner surtout àla spéculation et à l'abstraction, de tout expliquer par les nombres et les rapports numériques : elle professait en outre la morale la plus austère. Elle se fondit dans le Platonisme.

ITALUS, fils de Téiégone (que les uns Tont roi d'Arcadie, les autres fils (rUlvsse), passa en Italie peu d'années après la prise de Troie, régna sur les GSnotriens, et laissa son nom à toute la contrée.

ITALUS (Jean). F. jean italus.

ITAPIGURU, riv. du Brésil, naît dans la Serra-de- Maranhao, et tombe dans la baie de San- José, au S. E. de nie de Maranhao; cours, 680 kil.

ITARD (J. M. CaspardX médecin de sourds-muets, % né en 1775 à Oraison (Basses-Alpes), mort en 1836, fut, dès 1799, attaché par Sicard à l'institution des Sourds-muets, acquit dans le traitement des maladies de l'ouïe une habileté qui lui valut une réputation européenne, et consigna les résultats de sa longue pratique dans son Traité des maladies de V or exile, 1821 et 1842. Il légua une rente de 8000 fr. à l'institution des Sourds-muets pour la création d'une cksse de perfectionnement, et une autre rente de 1000 fr. à l'Académie de médecine, dont il était membre, pour la fondation d'un prix triennal en faveur du meilleur mémoire sur l'art de guérir.

ITCHIL, anc. pachalik de la Turquie d'Asie, entre ceiix de Konieh, de Marach, d'Alep, l'Anatolie et la Méditerranée, se composait de la partie orientale de Fane. Pamp/iylie et de presque toute la Cilicie. Il fbrme à peu près l'eyalet actuel d*Àdana,

ITHAQUE, auj. Théaki, dite aussi Petite-Céphalonie, une des sept lies Ioniennes, entre C^phalonie et Ste-Maure; 58 Kil. sur 8; 8000 hab.; lieu principal, Vathi (port sur la côte S. E.). Les îlots Kalamo, kastus et Méganisi dépendent d'Ithaque. Montagnes escarpées: blé en petite quantité, huile, bon vin, raisin de Corinthe ( on en récolte annuellement 3 000 000 de kilog.)j porcs, chèvres; beaucoup de

poissons. — Ithaque formait jadis arec Dulichium k royaume d'UlysM. On y reconnaît encore auj. plusieurs des sites décrits par Homère dans VOdyssée. Quant à son histoire, cette île a subi toutes les vicissitudes des tles Ioniennes.

ITHOME, auj. YoreanOj mont, et forteresse de Messénie, au N. 0. de Messène. La forteresse fut longtemps le théâtre de la résistance des Messénîens aux Lacédémoniens et fut enfin prise l'an 724 av. J.-C. , ce qui mit fin à la 1** Ruerre de Messénie.

mROUP, dite aussi lU des États ^ une des Kouriles, dans la mer d'Okhotsk; 250 kil. sur 70 Les Japonais y avaient formé un établissement que les Russes détruisirent en 1807.

mus ou xccius PORTUS, port de la Gaule (Belgique 2*), chez les Jfon'nt, sur le Pretum Gallicum, vis-à-vis de Duhris (Douvres) , dans la Bretagne. On est incertain sur son emplacement : Walckenaer le place à Wissant; d'autres plus au S., à Ambi»'Uus€. à Boulogne; d'autres enfin plus au N., à Calais ou même à Mardick. M. de Chamacé le place avec plus de probabilité à la JToncotre, entre les villages de Zudkerke et de Nordkerque.

ITON, riv. de France, naît à 9 kil. N. de Mortagne. près de La Trappe (dép. de l'Orne), arrose Svreux, et tombe dansPÉure près des Planches : coaR, llOk. Dans un espace de 5 kil. , de Villalet à GaudreviUe. son cours est souterrain.

ITOUROUP, une des Kouriles. F. itibocp.

URl, Itrium, v. d'Italie, dans l'anc. royaume de Naples (Terre de Labour), à 10 kil. S. E. de Fondi; 5000 nab. Gonzalve de Cordoue battit les Français près de cette ville en 1503.

ITUNA, riv. de la Bretagne romaine, auj. VEden.

ITURBIDE (don Augustin) , général mexicain . né en 1784 à Valladolid de Mechoacan (Mexique), d'une famille d'origine basque, combattit d'abord pour le gouvernement espagnol au Mexique et fut chargé do commandement eu chef de l'armée du Nord (1816); mais^ ayant été accusé de concussion, il donna sa démission, bien qu'il eût été absous par le vice-roi. Eo 1820, il se mit à la tête des IndépendanU, prit Mexico, et à la suite de brillants succès, fit signer au vice-roi espagnol l'arrangement connu sous le nom de Plan d^ïguala (1821). Il se fit néanmoins proclamer empereur du Mexique en 1822, sous le nom d*Âugustin /. Sa puissance fut de très-courte durée : tombé dès 1823, il se réfugia en Italie^ puis à Londres. En 1824, il rentra incognito au Mexique dans l'espoir de ressaisir la couronne; mais il fut arrêté dès son arrivée et fusillé.

ITURfiE, hurœa, région de Palestine, au N. E.. vers les sources des affluents de l'Hièromax . avait beaucoup de montagnes. Ses habitants étaient bons archers et vivaient surtout de brigandages. Elle fut soumise par Aristobule I, et donnée par Auguste à Hérode, qui la réunit à la Judée, et la laissa après sa mort à un de ses fils, Hérode -Philippe.

ITUZAIMGO, lieu situé sur les confins du Brésil et de l'Uruguay. Il s'y livra, en 1828, entre l'année brésilienne et la Confédération Argentine, une bataille qui assura l'indépendance de l'Uruguay.

ITYS, fils de Térée, roi de Thrace, et de Progné. fut tué par sa propre mère qui le fit apprêter et servir à Térée dans un festin, afin de se venger de ce prince qui lui avait fait infidélité (F. t&rêk;. Jtys fut métamorphosé en faisan.

lTZEHO£, v. de Danemark (Holstein), ch.-l. de district, à 60 kil. S. 0. de Kiel; 5600 hab. Siège des Ëlats du Holstein. Commerce maritime important; bateaux à vapeur pour Hambourg.

IULE, fils d'Ascagne et petit- fils d'Ëoée, ne à Lavinium, passait pour être la tige de la famille romaiDe des Julxus^ à laqueUe appartenait César. Virgile donne le nom d'Iule à Ascagne lui-même.

lURUA, riv. de l'Amérique du S. F. jurua.

IVAN ou JEAN I (Danilovitch) succéda en 1336 à Alexandre II dans les principauté de Vladimir, ds

JABK^

JABI

Moscou et de NOYOgorod ; régna pendant 12 ans avec le titre de grand-ducde Moteou, sous la suzeraineté du khan des Tartares, et conçut, mais sans pouvoir b& réaliser, le projet de réunir tous les petits Ëtats de )a Russie en une seule monarchie. Il prit l'habit monastique à la fin de sa vie, et mourut en 1350.

IVAN u, 1353-59, était de mœurs pacifiques : cependant, il est le premier qui ait résisté aux Tartares.

IVAN m (Vasilievitch) régna de 1482 à 1605. Il soumit Novogorod (1471) et Kazan (1481), délivra son paysdu joug des Tartares, et rassembla sous son scej)tre toutes les parties de la Russie. Il introduisit la civilisation dans .ses États, organisa l'administration civile et militaire, réforma la législation, régla Tordre de succession au trône, appela auprès de lui les savants et les artistes étrangers et mérita ainsi le surnom de Grand, mais il ternit sa gloire par des actes de cruauté. Il épousa en 2* noces la princesse Sophie, nièce du dernier empereur byzantin, et prit le 1*' le titre de cjsar avec l'aigle à deux têtes de Constantinople.

IVAN IV (Vasilievitch) monta sur le trône à l'âge de 4 ans, en 1533 : la régence fut donnée à sa mère, qui eut à soutenir une lutte sanglante contre les grands. Dès 1544, Ivan prit les rênes de l'État: il fit la guerre aux Tartares, a la Pologne , à la Suède, et fut tour à tour vainqueur et vaincu. Il exerça d^orribles cruautés sur les peuples conquis et sur ses

{>ropres sujets ; il tua de sa main son fils aine: aussi e surnommait-on le Terrible. Cependant il avança les progrès du commerce et de la civilisation. Il adopta définitivement le titre de exar et y ajouta celui d'autocrate. Il mourut en 1584.

IVAN v (Alexiovitch) , né en 1661 , m. en 1 696, était presque aveugle et privé de la parole; il régna un moment (1682), mais de nom seulement, avec son frère Pierre I et sa sœur Sophie.

IVAN VI (Ântonovitch), fut proclamé à la mort de sa tante Anne Ivanovna en 1740, à l'âge de trois mois, sous la régence du duc de Biren; mais, en 1741 , une faction puissante porta sur le trône Elisabeth , fille de Pierre le Grand. Le jeune Ivan fut enfermé en prison. 11 avait déjà atteint l'âge de 23 ans, lorsqu'il fut massacré par ses gardiens, sous le règne de Catherine II (1762) , à qui sa mort fut imputée.

IVAM-OZERO, c-à-d. lac d'han, lac de la Russie d'Europe (Toula), où le Don prend naissance. Le canal du Don au Volga, entrepris par Pierre le Grand en 1697, devait partir de ce lac.

IV ARA (Philippe) , architecte , né à Messine en 1685, m. en 1735. étudia à Rome sous Gh. Fontana, construisit pour le duc de Savoie un grand nombre d'édifices, entre autres l'éKlise du Mont-Carmel, et le œlendide monastère de la Superga; alla ensuite en Portugal et construisit à Lisbonne une église et un palais qui mirent le sceau à sa réputation.

IVERDUN, IVE8. V. TVERDUN, etc.

IVIGA, Ihixa en Espagnol, Ebtuus en b&tin, lie de la Méditerranée, la plus occid. des Baléares, 40 kil. sur 17 ; 22,000 hab. ;ch.-L. Iviça (bon port; 5000 h.) Elle est couverte de montagnes et de bois, et arrosée par un grand nombre de ruisseaux. Climat doux et sain; sol fertile: blé, vin, huile, lin, chanvre, coton, figues, amandes, caroubes, oranges et joncs. Salines considérables. — Cette tle suivit le sort des autres

Baléares. Les E^agnols l'enlevèrent aux Maures ea 1294; les Anglais l'occupèrent un instant en 1706. IVOIRE (côte d'). Voy. dents (côtes des).

rVOY. F. YVOT et CARIGNAN.

IVRÉE, Eporedia v. des États sardes, à 49 kil. N. de Turin, surlaDoire-Baltée, ch.-Ldeprov; 9000 h. Ëvêché; place forte. Filature de laine, de coton; commerce de fromage. — Cette ville appartenait {adis à la Gaule Cisalpine et faisait partie du pays des Salasses. Les Romains y condwsirent une colonie sous le consulat de Marius. Au moyen âge, Ivrée fut le titre d'un marquisat célèbre (F. ci-après). Elle fut donnée en 1248 aux comtes de Savoie par l'empereur Frédéric. Elle fut souvent prise par les Français, notamment en 1641, 1704, 1796 et 1800. Annexée à l'empire français, elle fut jusqu'en 1814 le ch.-l. du dép. de la Doire.

rVRÉE (maison d'), célèbre maison d'Italie, eut pour fondateur Anschaire, sorti des rois d'Arles, qui prit le titre de marquis d'Ivrée vers 870. Parmi les descendants d'Anschaire.on cite surtout Bérengerll, son petit-fils, marquis d'Ivrée et roi d'Italie de 950 à 952, ainsi qu'Adelbert, fils de Bérenger, et duc de Lombardie, qui fut roi d'Italie avec son père (tous deux détrônés 4>ar Othon)^ enfin, Hardouin qui disputa l'Italie ài'emp. Henri II, 1002.

IVRY ou iVRY- LA -BATAILLE, bourg du dép. de l'Eure, sur l'Eure, à 16 kil. S. E. de Pacy-sur-Eure, 900 hab. C'est dans les env. que Henri iv battit les Ligueursle 14 mars 1590. On a élevé sur le lieu de la bataille une pyramide, qui fut détruite pendant la Révolution, mais relevée par Napoléon en 1809.

IVRT-SUR-SBINE, bourgQu dép. delà Seine, à 15 k. N. E. de Sceaux et à 5 kil. S. E. de Paris; 7000 hab. Fours à chaux d'un grand produit ; caves naturelles qui servent d'entrepôt pour les vins ; iisines nombreuses, verrerie, fabrique d'eau-forte et de couperose, etc. Fort, construit en 1842.

IWUY, bourg du dép. du Nord, à 9 kil. N. E. de Cambray; 3557 h. Station. CouteUerie, bonneterie.

IXiON, roi des Lapithes, fit périr par surprise Déionée, son beau père, pour n'avoir pas à acquitter une dette contracta envers lui, et fui pour ce crime chassé de ses États. Personne ne voulant le purifier de ce crime, il ne trouva l'hospitalité que chez Jupiter, dont il excita la pitié. Mais là, il essaya de séduire Junon. Jupiter substitua à sa femme une nue à laquelle il donna la forme de la déesse. S'étant ainsi convaincu des projets criminels d'Ixion, il le précipita dans les Enfers, où il fut attaché sur une roue qui tournait sans cesse. Du commerce d'Ixion avec la Nue naquirent les Centaures. De Dia, sa femme , il avait eu PirithoUs.

IXWORTH, Teenorum oppidumy v. d'Angleterre (Sufiblk), à 12 kiL N. E. de Bury ; 1200 hab. On y a découvert beaucoup de monnaies romaines.

IZERNORE,ch.-l. de c. (Ain) ,à 1 1 k. N. 0. de Nantua ; 1 225 h. Ou y voit les vestiges d'une ville ancienne de même nom. Antiquités celtiques et romaines.

UEDS (les), les génies bienfaisants dans la religion de Zoroastre, sont opposés aux Devs ou génies du mal. Ils ont été créés par Ormuzd et sont au nombre de 28. lU viennent immédiatement après les sept Amchaspands, auxquels ils servent de ministres.

N. 6. Cherches par I, G ou DJ les mou qui ne seraient pas tct.

«ABÈS-GALAAD , v. de Palestine> dans la demi- M ibu orient, de Manassé, au delà du Jourdain et au pied des monts Galaad. Elle fut détruite par les Israélites pendant la guerre contre les Benjamites,

parce qu'elle n'avait pas voulu se déclarer contre ces derniers. Saûl y vainquit les Ammonites. Le tombeau de ce roi se voyait aux environs.

JABIN, nom de deux rois d'Asor (p lys de Ou-

JâCS

lAOO

naâD). L6 1" fut vaincu et mis à mort avec fout aon peupla par Josuô (1600 av. J.-C.). Le 2* réduisit les Israélites en captivilé, elles tiat esclcfes pendant 20 ans (1416-1396); au bout de ce temps, lei Israélites, conduits par Barac et Débora, aeooaereat lejoug : Jabia pént en les com battant.

JABLONOWâKI (Stanislas), grand général de la couronne, castellan de Gracovie, d'une famille princiôrede Pologne, commandait l'aile droite de l'armée polonaise lors de la dôlivranoe deVienna en 1683. Sa fille Anne fut la mère du roi Stanislas Leczinski ; -- Joseph-Alex. JablonowdLi, 1712-77, a fondé à Leipzig une société d'histoire, dite Jablonovienne,

JABU)N9ILI (Dan. Ecnest), théologien protestant, né à DantzLck en 1660, m. à Berlin en 1741, était petit-fils de Comôniua. Û fut pasteur à Hagdebonrg, recteur du gymnase de Lissa, prédicateur du roi de Prusse, et travailla par ordre de ce piinoe à la réunion des communions protestantes. On a de lui on catéchisme, 1708, des Servions ^ des traductions de R. Benticy et de BumeL et une correspondance avec Leibnitz, en latin (publiée par Kappe; Leipsick, 1745), sur la conoitiation des sectes protestantes. — Son 61s, P. Ernest J., savant orientaliste, né à Berlin en. 1693, m. en 1757, fit dés 17 14. un voyage aux frais de son gouvernement pour faire des recherches sur la langue copte, devint à son retour professeur de théologie et pasteur de la commune calviniste de Francmrt«ûr-roder, et publia un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : Ditquititw de Ungua iycoontca, Berlin, 1714-; Panthéon Mqyptwrwm^ sive de Diieeorum cmnmentwius, FraocT , 175042, 3 vol.in^; JOeUêmnoM statua, 1753^ Instituiiones,hittoriœ christianœf 1 753-5B>, et divers opuscules sur la langue et les antiquités égyptiennes, réunis àl^yde, par Water, I804''13, 4 v. in-8.

JABOK , petite rivière de Palestine, sortait des monts de Gaiaad , traversait la tribu de Gad et tombait dans le Jourdain par la r. g.

JACA , lacca, v. murée d'Espagne (Saraffosse), ch.-Ude district, à 60 kil. N. d'Huesca, non loin de l'Aragon, et du col de Cuifran (passage qui commu^ nique avec la France); 3500 hab. Èvéché. Cathédrale, ancien ch&teau fort^ construit en 1592. Lainages. ~ Cette V., jadis capit. des laccetomt, fut prise par Gaton l'Ancien en 195 av. J.-G. Elle fut longtemps la capit. de l'Aragon : elle avait des fuêros d'une très- grande ancienneté. Philippe V lui accorda de. grands privilèges, parce^au'ells avait pris parti pour lui pendant «la guerre de la succession. Les Français occupénent Jaca de 1808 à 1814. Dans la demiève guerre civile elle a été souvent prise et reprise par les Ghristinos et les Carlistes. -* La district de Jaca est montueux et renferme de gras, pâturages.

JACATBA , petit roy. do Ttle de Java, entre les roy. de Baatamiet de Cbéeibon et la mer : 260 kil.. sur 200; 500 000 hab. Café, sucre, indigo, nids d'oiseaux, coton , etc« Aux HoUandaie depuis 1619. 11 tire son nom d'une v. de Jacatra, Jadis très^mpoiv! Unte, et» qui occupait remplacement où a étérd^uisi construite la v. actuelle de Batanna, V. ce mot.

JAGKI90V (André), président des Stats-Unis, né en 1767 dans la CaKiline du S., m^ ea 1845, était d'origine irlandaise. Il prit paA d^a l'âffe dn 154uis à la guerre de l'indépendance, fut, pendant quelques années, avocat général à Nashville (Tennessee), fit partie de la commission qui rédigea la constitution de l'État de Tennessee (1796), fut successivement sénateur de cet État (1 797) , juge de la cour suprême (1799) et bientôt après chef de la milice. Major général dans la guerre contre les Anglais (I8I2), il repoussa vigoureusement l'ennemi, conquit la Floride et remporta devant la Nouv.-Orléans, le 8 janv. 1815, une vict. qui mit fin à la lutte. 11 repoussa avec le même succès les Indiens qui menaçaient le territoire de l'Union. £bi gouverneur de la Flonde en 1821 , il fut porté à la présidence par le parti démocratiqas en 1829 et réélu en 1833. U sut empêcher

une scisdén immhiiflatn entre les Stata du Ttordet ceux du Sud, et obtint de Louis-Phltippe (1835) une indemnité de 3& millions pour dommages causés an oommwwedes Slats-Unispendant les gaeow de l'Empim. Eu 1838, il provoqua, pa» la suppression de U banque de Neia-Yoek, une efiroyable cnse tnancièn.

JAGIfB£, V. et port dé Ttle d'Haïti, dans le dép. de l'Ouest, à 44 kil. 3. 0. de Port-RépubiioaiB, sv la céte S. et à l'emb. dhme nvièns de même nom; 6000 hab. Commerce aotif..

JAGOB, patriaonohe hébreit, né en 2106 av. i.^ (1830, selon la chronologie vulmire), était le 2* fils d'Isaaoet de Réhecea« U aehetndr&Baa,sonfvftfeainé, son droit d'alnese, et lui enleva par ruse la bteéifictien paternelle. Craignant ensuite la colère d'fisail, il se réftigia en Mésopotamie,, ohes son onde Uùatm. En chemin, Ueutr à^Béthel, un. songe dans lequel U vit les anges descendre et monter nne échelle mystérieuse qui allait av cid, et entendit Dieu lui promettm qu'il serait le père d'une raoe innombrable. Arrifé chez Laban , il te servit pendant 2 fois 7 ans et épousa successivement ses deux filles, Lia et RacJml. U ntourna ensuite dans son pays en s'échaspant furtivement de chex son beai»>pere. Au milieu de la nrata , il rencontra un ange sous ime lorme humainn, lutta avec lui la nuit entière, et demeura vidoriesix. Depuis ce temps Jacob porta le surnom d'Israfil {fort contre Dieu), que Tan^ lui avait donné. Peu amèa, ayant su (lu'ËsatL venait l'attaquer suivi de 400 nommes, il alla au-devant de lui et l'apaisa par sa sonmission et ses présents. U s'arrêta d'abora à Siehem, puis se fixa à Béthel , où il eut la douleur de se v«ir enlever son fils chéri Jos^h, que sea frères veadirent par jalousie. Mais quelques années apràs, il apprit que ca fils vivait en Egypte, où il était mmiatre de Pharaon , et il se rendit piès de lui (2076). Ptatr raon le combla de biens^ et lui denna la terre de Gessen, où il s'établit aveo ses enfante. 11 mourut eav. 17 ans après, ftgé de 147 «as. U avait eu de Lia 6 fils , Ruben. Siméon, Lévi. Juda. Isaacharet Zaiwlon, tt une fille, Dfoa; de Bala et de Zelpha. 4 fils, Dnn, Nephtali, Gad et Aser, et enfin de Rachei, ses 2 derniers fils, Joseph et Benjamin. De ses 12 fils, fO^m^ nèrent leur nom à dix dee doux» tribus; les deux fib de Joseph, Éphrabnet Manassé, devinrent ebe&des deux autree tribus. Quant à Lévi, il fut le chef des Lévites, qui étaient vouée au culte et répariia dans tout le territoire.

jAœa ZANZÀLB. F. zAcNZALs (Jacob).

JAOOB f chef des Pastoureaux. K. PASTOuanaux.

JAOOB DB ST-GHARLES (le P. Louls), bibliographe, de l'ordve des Carmes, né à Châlen-sur-Saène' en 1608, m. en 1670, fut cimpelain d'Achillada B*lay, et- bibliothéeaire du cardinal de Retz. Ses priacipaux ouvrages sent : Biblieiheea pontifieia^ I^tM, 1643 et 1647 (iosqu'à Urbam Vltl): TraiU des plus belles BMiotMquis, Paria» 1044; BibUotheca Fkrisina{^mT les années l«4d-16ftO); 8#M>lfc«s»Callica uniwmoMe {"pfl^t les aanées 1643 à 1653)i^

JAOOB (Louis Léon, oowto), marin fyançaia', nèà Tonnay-Charente en 1768, m. en 1854, f^ nommé lieutenant de vaissean en 1794 et capitaine an 18(3; inventa en 1808 le» signaux sémaphonqnaef fttKhef de la^mariaeé Napleeen 1806^, devint contreouaifal en 1812, et défendit Rochefort contre la flotte an-

?:laise en 1814. Disgracié au retour des Bourbons, il ut rappelé au service en 1820, gouverna \e. Guadeloupe de 1823 à 1826, fut nommé en 1827 vice-amiral, puis préfet maritime à Toulon et organisa en cette quaTité les expéditions de Morée et d'Alger. Après 1830, il fut élevé à la pairie (1831) et Ait un instant ministre de la marine (1834).

JAGOBI (Préd. Henri), piniiosophe allemand, né à Dusseldorf ^n 1743, m. à Municb en 1819, occupa plusieurs places dans l'administEation, fut conseiller privé à Dusseldorf, et devint en 1804 conseiller de Bavière et président de rAoadémie des sciences lia Municb. H a publié un grand nombre d'ouvrages da

lACO

JACQ

philosophie et de littérature. Comme philosophe, il rat un aes adversaires de Kant, et proposa une doctrine mystique qm fondait toute connaissance philosophique sur le sentiment, sorte dUnstinct par lequel l'âme atteint immédiatement le» ?érités les plus im-

KFtantee , Dieu , la- Providenca^ rimmortalité de me. Ses principaui ouTrages sent : Lettres sur la doctrine deSpinosa, Brealau, 178i; De Hume et de la foi y oudeVI^éaÛemeet du R^isme, 1787; Lettre à FiéiUe, 1799. Il est aussi l'auteur du célèbre roman d» Woldemar^ dans lequel il combattit la zooiale de rinténêt personnel. Ses Œuvres^ ont été paUiées à Leipskkv 1819-20» 6 toi. in-8.

JACOBI (Jean George), poète allemand, frère aîné du précéd.^ ni en 1740 à Dusseldorf, m. en 1814, était chanoine d'Halberstadt, et pcolessa successivenient Péloquence à Halle et à Fribourg en Brisgau. Hpublia, de 1774 à 1756 et de 1803 à 1811 , avec le concours des principaux littérateurs de l'Allemagne, oajoumal littéraire tntitulé VSrie; il écrivait en même temps dans le Mercure allemand ex dans la Biblioth, aUsrrMincfe dee BéUee-lettres, Il a composé des épîtres en vera^ des cantates, des comédies, des fables, etc. Il avait pris pour meîidèle Gressei, Cnapelle et Chaurlieu; on estime son Voyage d'/ttver, traduit par Ârmandry, Lausanne, 1796. Ses OEwores compl. ont été publiées à Zurich, 1807-18 et 182&, 4 vol. in-8.

JAcoBi (Gh. Gust.), célèbre mathématicien , né à Potsdam en 1804, m. en 1851, enseigna les mathématiques dès 33 ans à Kœnigsberg. en qualité de professeur aerégé, puis à Berlin, devint membre de l'Académie dfes Sciences de cette viUe en 1842, puis aasodé de l'Institut de France. On lui doit, entre autres ouvrages importants : Fundamenta nova iheorite funeUonum eiliptioarum j Kœnigsberg , 1829; Canon aritlmteticusj Berlin, 1829, et une foule de MémedreSj épars dans divers recueils. Ses OEuwes ont été réunies à Berlin, 1846-&1, 2 vol. ln-4.

JAGOMNS, nom donné en France à Vorére des BoBinkains, parce que leur premier couvent à Paris^it établi ru» St^Jacques (1219). Ib avaient aussi nie- 9t-ik>noré (surd'emplaeement du marché St-Honûré actuel) un couvent qui devint célèbre dans la Ré- Yélotion comme siège du ftuntux club des Jacobins.

JAOOBIK» (club des) , société populaire, formée dès 1789, à Versnilles, fut d'abord connue sous le nom de club Breton y pai«e qu'elle avait été créée par des députés de la Bretagne. Quand l'Assemblée nationale eut été transférée à Paris, le club s'y transporta aussi, mais en se renouvelant, et prit alors le titre de Société des Amis d» la Cotwftfufton. On hii donna vulgairement le nom de cM des Jaeohins, parce qu'il 86 réunissait dans Vanoîen couvent des Jacobins de la rue 8t«Honoré« Ce club fut bientôt dirigé par les députés de l'optaion- la plus avancée; il étendit ses ramifications par toute la France et exerça la plus funeste pression sur l'opinion publique. On y discutait à l'avance les questions qui devaient être proposées à l'Assemblée asftionale et on préparait les no^ xninsftions et les résolutions. Robespierre en ftit longtemps le chef. Geelub lut le principal instigateur dfes insurrections et des crimes quioouillèrent te r6gne de la Convention; il fournit le personnel de la trop fameuse Commune de Paris, et se signala tellement par son exaltation révolutionnaire que Ton a depuis étendu le nom de Jacobine h tous les déma-

Sogues. La chute de Robespiepre mit un terme à la dminatien des Jaeobiiis et leur club tut fermé le 21 brumaire an m (Il nov. 1794). Ils eesayèrent de se reconstituer à la fin du Directoire, mais le. 18 bm* maire les dispersapour touioun^»

JAGOSrrEa, seete religieuse de l'Oriant, qui eut pour chef Jacob Zaanle, évéquo d'Sdesea en 541, ne reconnaissait' en J«-C. qu'une seule nature, la oatare divine \V. mmopnrsma^ Elle s'est condouée jusqu'à nos jours dans diAFentes parties de l'Asie, particulièrement ea Syrie, en fitUopie et en Arménie. Son ehef résida à Kâra-Amië, capitale d^Diarbé-

.sont encore aujourd'hui en

Idr. Les Coptes (ÊJ,.

grande partie Jacomtes. Ces sectaires se' marquaient

autrefoi» le front d'une croix, avec un fer chaud.

Le nom de JacohUes a aussi été donné, en Anglor terre, aux partisans de Jacques II et de son fila Jacques m , après la révdution de 1688.

JACOBS (Christ. Fréd. Wilh.), savant helléniste, né à Gotha en 1764, m. en 1847, était fils d'un avocat et fut élève de Heyne et de Schfitz. Professeur à Gotha dès 1785, il fut appelé à Munich en 1807 pour y professer la littérature aocienne et y faire l'éaucation du prince royal, mais il revint à Gotha en 1810 et fut nommé directeur de la bibliothèque ducale. Il était membre de la plupart des académies de l'Aile** magne et associé de l'Académie des inscriptions et belles-lettres de France. On lui doit d'excellents travaux sur Euripide y PhUostrate, Athénée , Élien. Stobée. Longue j Achille TatiuSy TxetxèSy dont il épura les textes ; une Chrestomathie grecque et une Chreetomathie latine , devenues classiques ; mais il est surtout connu par son édition critique de VAnthO' logie grecque: ce vaste monument, qui se compose de 13 vol. m-8, en y comprenant ses Animadversionés, parut à Leipsick de 1794 à 1814; il le compléta

§ar VAnthologie de Constantin CéphaiaSf publiée 'après un manuscrit de Gotha, 3 vol. in-B, 1813- 1817. Jacobs a traduit avec élégance en allemand une partie de VAnthologie , ainsi que les œuvres de Longus, de Philostrate, d'Héliodore, d'SUen, de Vel* léius Paterculus. 11 a en entre composé une série de romans philosophiques et de contes pour l'enfance. JACOPONR> vieux- poète ascétique italien, né à Todi au milieu du xin* sièole, mort en 130B, exerça d'abord la profession d'avocat. Ayant perdu sa femme, il entra chez les Frères Mineurs. Il reste de lui des Cantiques spirituels (recueillis à Venise, 1617, in-4),

Sarmi lesquels on remarque le Stabat Mater ^ que 'autres attribuent à Innocent IIL JACOTOT (Joseph), instituteur, né à Dijon en 1770, mort à Paris en 1840t était avant laRévc^utioa professeur d'humanités au collège de Dijon. £n 1 79L, il s'engagea dans le bataillon de la CAte-d'or et fut nommé capitaine d'artillerie. Lors du rétablissement de» études, il fiit rappelé à l'école centrale de Dijon, pBofessasuecesâvement le latin, les mathématiques et le droit, devint, sonsFEmpire^ secrétaire du mi« nistrede la guerre, puis sous^irecteur de l'École polytechnique, et fut pendant les Cent- Jours membre de la Chambre des Représentants. Il quitta la France loM de la 2* Restauration (1815), se retira en Belr gique, fat nommé professeur de littécature française à l'Université de Loavain , puis directeur de l'École militaire de Belgique, et ne renUa en France qu'en 1830. Il attira l'attention publique dès 1818 en anaonçant une méthode d'enseignement universel par laquelle il se proposait d'émoMiper les intelligences : il prétendait que tout hommey tout enfant, est en état de s'instruire seul et sans maître, qu'il suffit pour cela d'apprendre à fond une chose et d'y rap^

KrtBTtout le reste; que le réle du maître doit se mer. à diriger ou a soutenir l'attention de l'élàve;

Il prooftameit eertaines maximes paradoxales qui ont été vivement critiquées : Toutes les intelligences sont égdks},^% veut peut; On peut enseigner ce jw'oa ifnore; Touê est dams tout , etc. On a de lui un .Coure éEneoignementunivereely savoir: Lamgut maternéUe, Leuvain, 1823; Langue étrangère, ^ris 1829; Mà;thémaâimbes; Mueifue; etc. La méthode Jaeotol donna lieu Al ure vive polémique: eHe eut desen^theusiastes qui tombèrent dans des exagérations ri^ dicules, et de» détracteurs qui ne furent pas tot^joucs jastes. -> Peintse^ 7. jaqootot.

JACQVARB (Jos. Marie), célèbre mécanicien, né àLyoaenl7&2, m. en 1834^ fils d'un ouvrier ttreiir de Msetf fut longtemps ouvrier lui-même. Avant loi, les macàinet i t&ser, chargées de cordes, de pédaiee, •to.^ reodaieiit nécessaife au tisserand l'aïUoncti^A de

JACQ

JACQ

eomparnons servants : le métier à la Jacquard l'en aflfVancnit, lui permit de .suffîre seul au rouage, et lui épargna des travaux nénibles ou insalubres. Cette invention, dont la 1'* idée date de 1801 , ne s'établit pas sans obstacle, les ouvriers n'y voyant d'abord qu'un moyen de leur enlever leur travail; ce fut seulement en 18 12 que l'usage en devint peu à peu général à Lyon. Jacquard qui, par pntriotisme, avait refusé les onres les plus avantageuses de l'étranger, eut enfin la sutisfaciion de voir son mérite reconnu par toutes les villes manufaclurières de la France. II fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1819 et passa ses dernières années à Oullins, près de Lyon. La ville de Lyon, qui lui faisait une pension depuis 1806, lui a élevé une statue sur la place de Sathonay en 1^0. JACQUELINE, comtesse de Hollande, fille de Guillaume VI, comte de Hollande, et de Marguerite de l^ourgogne, épousa en 1415 Jean de Touramè, resta veuve deux ans nprès, et succéda en U17 à son père Guillaume VI ; elle épousa en secondes noces Jean IV, duc de Brabant, son cousin. Sa couronne lui ayant été enlevée par Jean de Bavière, son oncle, sans que son époux fît rien pour la défendre, elle se réfugia en Angleterre, y épousa le duc de Glocester, et revint en Flandre avec une armée; elle y fut prise, mais elle parvint à s'échapper, et, à la mort de Jean de Bavière (1425), elle remonta sur le trône. Elle en fut de nouveau chassée par le duc de Bourgogne , 1433, et mourut en 1436, après s'être mariée une 4' fois.

Page 1