JACQUELINE PASCAL. F. PASCAL
J.\CQUEMONT (Victor) , voyageur du Muséum d'histoire naturelle, né k Paris en 1801 , fut chareé en 1828 d'explorer l'Inde, parcourut l'Himalaya, le Thibet, pénétra jusqu'à Laliore, où il fut accueilli parle roi Runiet-Sing , visita le Cachemire, le Pendjab, et mourut à Bombav en 1832 , des suites d'une fièvre contractée en herDorisant dans ille empestée de Salsette. On a imprimé sa Corretptmdance pendant son voyage dans l'Inde, Paris, 1834, 2 v. in-8, ainsi que son Voyage dans Vlnde, 1832-43, 6 v. in-4. Ces ouvrages, aussi remarquables par le talent de l'écrivain que par la science du naturaliste, offrent le plus grand intérêt.
JACQUERIE (la) . faction qui ravagea la France pen* dant la captivité du roi Jean en Angleterre (1367) , était composée de paysans révoltés contre leurs seigneurs et avait pour chef un cenain Guillaume Cadlet, surnommé Jacques Bonhomme, d'où elle prit son nom. Elle se forma d'abord dans le Beauvaisis et se répandit bientôt dans toute l'Ile-de-France et les provinces voisines, attaquant les châteaux et exerçant contre leurs maîtres toutes sortes de violences. Les bourgeois des villes s'unirent aux seigneurs pour exterminer les Jacques. Ces bandes furent taillées en pièces par le comte de Foix et par le captai de Buch (1258). M. Siméon Luce a donné VHist. de la Jacquerie. 1860.
JACQUES (S.), Jacohus; le Majeur (c.-à-d. le plus âgé. par rapport au suivant), un des 12 apôtres, fils de Zébédée et frère de S. Jean l'Ëvangéliste, était d'abord pécheur. Il s'éloigna de Jérusalem lors de l'arrestation de J.-C, mais il y revint après la mort du Sauveur, et prêcha la foi avec tant de zèle qu'Hérode- A grippa le fit mettre à mort, 44. Selon une tradition répandue, S. Jacques aurait proche la foi en Espa-
gne; et, après son martyre, son corps, mis dans une araue et abandonné à La mer, aurait été déposé sur la cote de la Galice près du lieu appelé depuis Stf Jacques de Compostelle. Les habiunts de cette ville l'ont €n grande vénération, et prétendent posséder son corps, qu'ils conservent dans leur cathédrale. L'£glise bon. ce saint le 24juillet. Il est le patron del'Espagne. • JACQUES (S.) . le Mineur (c.-à-d. le Jeune) . frère de S. Simon et ae S. Jude, rut le l*' évèque de Jérusalem et mérita d'être surnommé le Juste, Il périt assommé par le peuple à VinMigation du grand prêtre Ananus,ran 62. Il était cousingermainde Jésus, ce qui le fait Quelquefois appeler dans le Nouveau-Testament frère au Seiffneur. On a de lui une Épitre aux douze irOms et un discours au concile de Jérusalem (dans les
Actes des Apôtres), L'Eglise l'honore le l^mai, avec S. Philippe.
JACQUES (S.) de Compostelle. F. Jacques le XAJsnt et SAiNT-JACOUBS (ville).
JACQUES ou JATMB I, roi d'Aragou , surnommé le Conquérant ou le Belliqueux, né à Montpellier en ] 206, commença à régner en 1213, battit les Maures, conquit sur eux le roy. de Valence et les Baléares (1229), eut plusieurs querelles avec les papes , obtint , par le traité de Corbeil (1256) , la renonciation de S. Louis aux comté» de Barcelone et de RoussUlon et à la seigneurie de Montpellier, et mourut à Xativa en 1276. Il avait écrit lui-même la chronique de son temps. Il laissa deux fils qui régnèrent, l'un sur l' Aragon, sous le nom de Pierre III, l'autre sur Maiorque, sous le nom de Jacques I. — u, le Juste, roi a' Aragon, 2* fils de Pierre III et petit-fils de Jacques I . Avant de monter sur le trftne d'Aragon , il avait gouverné pour son père la Sicile, que ce prince venait de conquérir, et avait lui-même régné sur cette tle après la mort de son père (1285). Son frère atné, Alphonse III, roi d'Aragon, étant mort en 1291 , il quitta la Sicile, dont il laissa la vice-royauté à Frédéric, son frère puîné, et vint réffner sur l'Aragon. Ayant épousé en 1295 une fille de Charles II, de la maison d'Anjou, il céda k ce prince ses prétentions sur la Sicile au préjudice de son propre fière Frédéric. Il confirma en 1325 les privilèges des Aragonais, et mourut en 1327.
JACQUES ou JAYME I, roi de Majorque, fils puîné de Jacques I, roi d'Aragon, né à Montpellier en 1248, m. en 131 1 , reçut de son père en 1262, sous le titre de royaume de Majorque, les lies Baléares, le comté de Roussillon et la seigneurie de Montpellier, et força soc frère atné, Pierre III , à lui confirmer cette donation: mais il fut toujours en guerre avec lui , ainsi qu'avec ses deux neveux, Alphonse III et Jacques ll.filsetsnccesseurs de Pierre III. — ii. roi de Migoroue et prince titulaire d'Achale, petit-fils du préc, succéda àD.Sanche son oncle en 1324. 11 s'aliéna la France en contestant à Philippe de Valois la suzeraineté de Montpellier. Celui-ci le laissa dépouiller des lies Baléares Sar Pierre I V d'Aragon et le força à lui vendre le comté e Montpellier, sa dernière possession. Jacques II fui tué en 1349, au moment où il tentait une descente dans 111e de Majorque. — ni, fils de Jacques II, fut pris dans le combat où périt son père. Il s'écbaxipa de sa prison, obtint la main de Jeanne I, reine de Naplcs (1362) , fit d'inutiles efforts pour reconquérir ses Etats, et mourut sans postérité en 131&.
JACQUES I, roi d'Ecosse, fils de Robert lll, né en 1391 , éUit en captivité cnez les Anglais quand soq père mourut, en 1406. Le royaume fut gouverné j^r son oncle, le duc d'AllAny, oui ne fit rien pour le délivrer. Il ne put recouvrer sa liberté qu'en 1423. Jacques sévit contre les grands qui commettaient impunément toutes sortes d'injustices, mais il se fit psc là des ennemis irréconciliables; ils conspirèrent contre lui et l'assassinèrent, en 1437. Ce prince cultiraii les lettres; on a de lui un poème tUègorique, ia Complainte royale, qu'il comiK)sa pendant sa captivité, e: des pièces de poésie, dans lesquelles il décrit Les occo pations et les divertissements des Ecossais; elles ont été publiées sous le titre de Restes poétiques de Jacques L Edimbourg, 1783. — ii, fils du préc., né en 1430, n'avait c[ue 7 ans quand il monta sur le trône. Pendar.' sa minorité, le pouvoir fut exercé par Alexandre Li vingston et par le chancelier Crichton. Derenu majeur, U poursuivit les desseins de son père contre U noblesse, ordonna plusieurs exécutions et tua lui-mêQ]« un comte de Douglas. Cette conduite excita quelques troubles, m^is il sut les apaiser. Il périt er 1460, au siège de Roxburgh, frappé par les éclata d'un canon qu'il essayait. — ui, fils du préc. , régi^j de 1460 à 1488. U se laissa gouverner par des fa\oriv et mécontenta les nobles, qui marchèrent contre lui. conduits par son frère , Alexandre d'Albany. Il parMct une première fois à conjurer l'orage ; maiss'étaniportâ de nouveau aux mêmes excès, les principaux feoda*
JACQ