J«AN
iEAN
jiJUDns,«dite la FoIU, rein* de.Castille, fiUeds Ferdinand. le CaÛLoUque et dlsabella, épousa .en 1496 Philippe le Beau , archiduc d'Aulriche^ et Tut mère de Charles-Ouint. Se seyant négligée par ton mari, qu'elle • aimait tendrement, elle tomoa dans une mélancolie sombre <|ui dégénéra en iblîe. En IhOk eUe succéda, conjointement avec Philippe, à Isabelle sa mère . comme reine de CastiUe. Sen mari songeait à la faire interdire pour gouverner seul,
Îuaiid il mourut, en 1506. Ferdinand, le père de eanne, fut déclaré régent pour son -petit -ûb Charies-Quint, mais seus cette condition ^e Jeanne, si elle recouvrait la raison, aurait seule Tautorité. Quand Ferdinand mourut (lâl6), Châties ne fut déclaré roi crue sous la même condition. Jeanne ne mourut qu en 1555, dans sa 75* année.
. JEANxs r*. reine de Naples» soceéda en 1343 i Robert d'Anjou, son aïeul, et épousa André de Uongrie, son cousin. Deux ans après, ce prince périt aosassiné, et Jeanne donna sa main à Louis de Tacente, son amant, auteor de l'assassinat. Attaquée en 1347 par Louis, roi de Hongrie^ frère et vengeur d'André^elie s'enfuit danslaProveDce^qui hii appartenait; etie ne put revenir dans ses £tats d'Italie que quand le pape, au jugement de qui on était convenu de s'en cemettre,reut déclarée innooente du meurtre de son premier époux. Après la mort de U)uis de Tarante Cl362)yeilese remaria. areG Jacques III, roi de Majorée. Comme elle n'eut d'enfant d'aucune de ses unions, die adopta Charles de Duras, son cousin. Celui-ci, se voyant frustré par on nouveau mariage, se Joignit aux ennemie de Jeanne pour lui Caôreia mmzKf et, s'élant emparé de sa personne, la fît etouiTer (1912), à 67 ans. Cette princesse était d'une beauté remarquable; elle eut une cour brillante et Vûlnptueuse» et attira piès d'elle de» gens de lettres, pacmi lesquels on remaroue Boccacet oa&û son ad^ ministration fut déplorable. II existe une tragédie de.La Harpe intitulée /cotifie dt Napkt.
JEANNE II, reine de tapies, -fille de Charles de Duras, succéda à Ladislas, son frère, en 1414. B3Ie se livra à toutes sortes de. débauches et combla d^honseurs. Alopo et f lusieurs autres de ses favoris» S'é« tant ensuite mariée à Jacqnes, cocmie de la Mamhe, «elui-cî fitdécapiten Alppo et tous les eemplices des 4é8ordres de la reine, et la retint elle-même prisonfiière. Ses sujets la délivrèrent en 1416; Jacques, devenu prisonnier à son tour, s'enfuit .en France (i4l9>. Jeanne prit alors un nouveau furori, GacacciolL, qu'elle fit mettreà-omyrt quelques années après. Pour se faire un proteoteur, aie adopta Alphonse V d< Aragon. Celui-ci. n'eut pas la. patience d^attendre l'héritage de Jeanne ; H prit les armes contre elle. La neine adopta alors, à sa nlaoe. X4>uis d*Ai4ou fLouis m), qui mourut en 1434 , puis René, frère de Louis. £ue mourut en 1436, et sa succession, longtemps restée indécise par suite de ses diverses adoptions, fut enfin dévolue, à Alphon.se d* Aragon.
JEANNE d'arc OU DARC, sumomméo la Pucelie d'Or- Uaas, héroïne célèbre, née en 1409 à'Domrémy, près de Vaucouleurs, était fille d'un simple paysan appelé Jacques Darc, etftit elle-même bergère jusque PAge de 18 ans. A cette époque de sa vie, Jeanne ^ touchée des malheurs de la France, que désolaient les (aotions intérieures et que les armées anglaises achevaient de conquérir^ eut des 'visions ftimaturelles qui lui imposaient La mission desauver M patrie: elle partit de son hameau, et vint à tra- Ters mlQepérils trouver Charles VII dans sa petite cour de.Cninoa^ en Touraine. Introduite auprès du roi, après bien des refus, elle réussit à le convaincre de sa mission divine. Cependant, on ne lui confia d'abord qu'en tremblant le commandementr de Quelques soldais. S'étant mise à la tête de cette peine troupe,, elle séuasit en huit jours, à délivrer la ville d'Orléans, qui é¥iit assiégée par une nombreuse aemée«nglaise, et qui éteit la seule {»laae importante qui restât au roi de France (8 .mai 1A29). Ayant
ains) rendu, la cenfianee» à rarmée^*«KeÂté m& cbtboustasme, Jeanne conduisit Charles 'à Rrâna, an travers d!un paya occupé par les ennemis, pcit plusieurs placée sur son passage , vainquit lalbot à Pat^y, et fit enfin aacrer le rei (17 jeiUet 1419). Elle voulut alors se retirer, 'disant (pie sa snàasion était remplie V maie ^ë fut, malgré sa tétistance, par les ^riènss du roi. En 1430, elW se jeta
dans Gompiègneeu'assiégoaientlesBourguigaoïis et les An|^, et fat. faite prisonnière par les Bou^uiprnons, le 24 mai , dans une sortie. Les Anglais se la finat livcer eMa firent condamner oomme soreiëre par un tribunal inique, qoe présidait Cauehon, èvè-
rdeBauvaiateréaturedu ibi d'Angleterre Henri elle fut brfilée vive à Rouen (30 mai 1431). Jaann» n'était fas moine remacquaUe fier< set xer- Uis, par sa piAé que parisoa cousage; pendant »n procès , elle montra - un aang-froid et une inteUigenoe extraordinaires. Charles VII fit reviser non procès et le pape Caliate* III réhabilita sa mémoire (I4^\ Sa famula fut.aaohlie, et le village qui lui aaait donné naissance fut-eKompide toutes laiiles. Or- Léans, que Jeanneraiait miraeuleusemfnt délirrée, institua en'sen honneur une pcoceseion solennelle, tlne statue équestre iui a été érigée dans cette ville (185&). Un monument a. été élevé aussi A la PuceUe aur remplacement de ea maison ADomiémy (1930). Jeanne d'Arc a été l'objet d'un) grand nembre d'écrits. Nouftciterona : yBistoire (UJeamu ^Ân, par Lebrun des Charmettes (1817), et, parmi les travaux pins récents, ceux de UU. Miehelet, \allel de Vinville.. A. Desiardiv, Wallon, MBU M. J. Ouicheat a publié les Pièêet a%aheniifus du procès de JeomM (CAre, Paria, 1857 <^, <6 v. tn-8. Jeanne a fourni à Schiller et à Soumet te sujet de belles tragédies ; à Casimir Delavigne cehii d*une élégie tonchaate; celui, de deux poèmes à l'Anglais Southey et au Français Ozaneaux. On connaît la malheureuee tentative ee .poème épique faite par Chapelain (F. ce nom). VoUaine a* souillé aon talsnt en flétrissant, dans un poème, burlesque et. immoral, la mémoire 4e cette femme héroïque.
UUJfMB BACmCPra. F. aACBBTTB.
jBAmii (la papesse). Oueiqueschianiquennoatpfétendu qu'ipMie pape Léon IV (865), et ainot J'avénement de Benou III , le siège pontifical avait été occupé pendant 2 ans paronefemmedu nom de Jeanne, native de Mayenoe, gui serait entrée dans VEgUse sous.le nom de Jean a' Angleterre, etauaitété âue papesoua le nomde Jean VIII; mais que«ee4te femme, étant devenue enceinte, aurait aoeouohé au.mihea d'une procession, et révélé ainsi l'imposture. C'est U une fanle absucde : car il n'y eut aucun intervalle entre Léon IV et Benoit III. son successeur. Pour expliquer l'origine de cette fable, on a dit que, le pape Jean VIII (87^82) ayant eu la faifalease de consentir A reconnaître le patriarche Photius, en l'accusa de s'être conduit comme une «femme,* et ga'4m*le surnomma la papesse Janniv .
JEANNIK (le président) ^ homme d'fitat, n& è^Aotuneo ls4û,.était, diinm, Ilsd'un.tanAeur. U étudia le droit sous Cujas,. s'éleva par son seul mérite, et devint sous Charles U et Henri III oonseiller, puis président auparlementde Bourgogne (157d).Consulié, a L'éi)oquede la St-Barthélemy, par le gouverneur de la province, au sujetdes ordres envoyés par Charles IX, il avait été d'avis de différer l'eiéoution et il sauva par là les Prolesunts. Il entra néanmoins dans le parti des Ligueurs et s'attacha au duc de Mayenne dont il tempéra souvent la fougue. Affres l'avéneoientde Henri 1 Y, il se rallia franohement à ce prince^ fui nommé premier président au parlement de Pans, prit part aux négociations les .plus importantes, et partagea avec Sully toute la confiance du roi. Il signa en 16Û9 le traité qfii assurait l'indépendanoe des fnwinees- Unies. Après la mort de fienri IV, MariedeMédicis le nomma sttrintendantdes finances; il conserva cette charge jusqu'à sa mort« en 1622. Il a laissé des Mé§ù
JËHD
JKPU
Cfoltoru, Paris, 1656, in-fol., ouvrage très-estimédes diplomates : elles oniôtérôiiupriinées en 1819, SrvoL in-8, et dans la collection Petitot.
JEBB (Samuel), savant anglais, né en 1€90, mort en 1772, exerça U médecine avec succès, tout en cultivant les lettres par goût. On a de lui des éditions trèsestimées, entre autres celle derOpu^tnajiudflt Roger Bacon, I<ondres, 1733, in-fol. , et un recueil des Éerit» fmhliéstwr IfarieStuart, 172&(en latin).
JÉBUS^NS, ancien peuple de la terre de Chanaan, habitait à ro. de la mer Morte, dans le pays qui forma d^pub la tribu de Benjamin, et avait pour capitale JtéhuSf depuis Jérutalem,
. JfiCHONIAS, roi de Juda, succéda en S97 av. J.kG. àtJoacbim son père, et fut détréné ti»is moift après par Nabuehodonosor, qui Temmenacaptif à Babylone.
JEDBURGH, V. d'£oos8e, ch.-l. du comté de Rozi»uqgh. à.60 kil. S. E. d'£dimboufgv600a bab. Bel hâtai de ville. Sources minérales. antiaoorbuU«|uas. (>tte vUlft^ remonte au delè du z* siècle.
JI^DAJi, fJSODO. F. njsnoAR, laDDO.
JEFBSBSON (Tbomas)>a5pr^dentdis^tate<Ufiis, nâ. en 1.743 ,. k ânadwell ( Yii«Uiie), mort en lïïi6t déb>aa au bamau, entra.de «bonnaboure dans la législature de la Virginie, prit une part glorieuse à Tinsiirrection.de» colonies contre la métropele, rédigea la déclaration d'indépendance an 177&,fut envoyé en Franceen 1784 comme adjoint à Fnankiin, le Remplaça^ après son départ, comme représentant des États- Unis, devint secrétaire d'fitat en 1789, viceiprésideat de la république en 1797,'iutiélu président an 1801 et réélu en 1805, et resta ainsi 8ans à la tête de Tadministration. Il se retira ensuite, en refusant unecontinuation de pouvoir qui eût été contraire ans lois de son pays. Il employa ses demièces années à faire fleurir uœ université qu'il avait fondée. Âi la fois diplomate, législateur, philoscqybe. financier et bomme d'Étal , Jeffersonr a laissé les meilleurs souvenirs. Gfest lui qui réunit la Louisiane aux £tats4Jnis. Il a. publié plusieurs ouAr-rages philosophiilues et politiquais, entre autres des Note» mtr la Virginie , tcad. par Morellét, 1786, et des Mélanges, trad...par Conseil, 1923. . JEFFRYS, JEFFRBïs ou JEFFEBY (George),»magislBat anglais fameux par ses iniquités, né à Acton (Denbigb), mort en 1669, rempht les premiers emplois>de la magistrature sous Charles U et Jacques 11^ et lut nommé grand chancelier à l'avéïvement de ce dernier. U fut l'instiçateur et l'instrument. de la plupart des actes arbitraires et tycanniques de Charles U et Jacques II, et poursuivit les adhérents du duc de Monmouth (1635) et le malheureux Sidney avec une cruauté qui a rendu sa mémoire exécrable. A la révolution de 1688, il tenta de s'évader du royaume; mais il fut reconnu parle peuple et conduit à la Tour de Londres où il mourut de chagrin l'année suivante.
JEGUN, ch.-l. de c. (Gers), à 16 kil. N. 0. d'Auoh; 2200 hab. Toiles, tuilenea.
iEHAN, une des formes du nom de Jean aa moyen
âge. Y. JEAN.
JËHOVA (c.-à-d. Celui aux subiisU par lui-mime), un des noms que les Israélites donnent à Dieu. Ils ne
ftronoQcent que fort rarement ce nom mystérieux et ui substituent, par respect, celui ^*Adonax.
j£HU,roi d'Israël, 876 à.848av. X.-a,-étaitdfabord officier de Joram. Par. ordre d'Elisée, il monta^sur le tréne de l'impie Joram, après avoir tué ce prince d'un coup de flèche. Il fît en outie périr Ochosias, roi de Juda, ainsi aue Jéxabel, aveo tous les princes de la maison royale et les prêtres de Baal. S'étant écarté lui-même du vrai culte, il fut battu par Haxaël, roi de Syrie. Il eut pour successeur son fiU Joachaz.
JEHU (compaonies ds). Oa donna ce nom pendant la Révolution à des bandes réactionnaires, et rayalistes qui, après le* 9 thermidor an II (1.794), exeflcèrent de sanglantes représailles contre les Tecroristes. EUea avaient pris ce nom. par ailusioa au rci Jéhu , qui arait reçu d'£lisée. la mission de punir pari'4x* tarmination tes crimes de la maison d AtbaJi).
JÉLTOTTE (Pierre), chanteur célèbre, né dans le iRéara en 17H), mort es ]788,déJnta à tS ans, avec édat, à ropén de Parisv et perdent 98 années ne cessa d'obtenir les phis brillanta snoeès. Sa Toix était lunehaiile-eentre, remarquable parle velune et la pléntudede» sonsv et par un tzmrn^ argentin.
iEmiAPESvVge de Belgimie^Hainaui), à & kil. 0. de Mon», aur la Haine ; - 5Û00 »ab. Commeroe œnsidérable de hoaille. LesFrançaisv commandés perDumowiez, ymaportèrent, le 6aor. 1792, awr lec Aatri* chiensyune^vielcirefui amena lacoequôte de la Beligiqae. — Jeoamapes e denné son -Hem à «m dôp. de rEmpire français, formé àpeupsès ée Pane. Haineut; il avait pour ch.^L^ Monsv et poursous^préfectoretf Tourney et Ohaileroy.
OMSCmD. V. nnsMCHin.
JBNIL. r.XÉIHL.
JBNKIHS (H.) , hommvramavquràle par salongé* vite, étaitné vers 1501 à BoHon (Yerknhire), et vécut 169 ans. jusqu'en ])g70* coiisefvanteeBTaoaltés jus- |qu'à.ia fin. On voit son tombean.à Bolton.
■lSNKINSON( Antoine) ^ vo^ageuoanglais du zvi* s ., voyagea de 1546 à 1572, visita la Russie, pénétra un des premiers dans ^intérieur de l'Asie, séjourna chez )les Tantares Usbeks et fut à son retour* envoyé en lambassede par la reine fiUsabeth auprès du.czar de tBttssie (1571). On trouve ses voyages clans les recueils ide Purches et de Théveool. On suspecte sa véracité.
i^mviNaeii (Ch.^), comte de Livcrp^l- V. UYnsoat.
ŒNNÊ, V. d'Afriqie. F. diennt.
JBNffKR {ÊéoMLoà),. célèbre mâdeoin' an^is^ né en 1749 à Beriteley (dlocester), mort à Cheltenham en 1823; est compté au nombre des btenfaitaœrs de l'humanité pour avoir découvert et propagé levicoine. 11 avait fait sa découverte dès 1776, à Benkekey, où il exerçaiècoB art, mais il ne la rendit publique (m'en 1196,. après l'avoir eeefinmée par 90 eanèes id'observaAioDS et de rechevehesv Gomaattue d'abord !par'lesvpréjugés,elle finit par éfre> appréciée comme elle le méeitait, et se répandit rapidement en Angleterre, en France et sur tout le continent. Le Parie- •ment,.poiir roconnallre le- service que Jernier avait rendu, à Tbinaanité es livrant un secret qui 'eût «pu dui ôtreisi Iwaiefif , lui décerna ime récompense nationale de 20000 liv.- sterling. On a de Jenner : iti' xquiry^wio tke^eautéM mndeffeei» ofikevanol» vaccitup (e&uhpoa) , U98, in*4, et d'ietéressancs' travaux sur l'ornithologie. Le docteur Bousquet a prononcé •son Éhge à l'Académie de médecine en 1847.
JENSON (Nioolae) , imprimeur français du xv* siècle, était d'abord graveur des monnaies et (ùt inommépanGharlts Vil dincteundt» la momaie de Tours, finvoyé à Ifeyenee par le roi pour y prendre connaissance deiladéoeuwertede GuttemMiîg^, il se fit luinnème imprieieur eti alla s'établir à Venise. où il imprima, unigrasd nombre de Kvres de 1470 à 148L Ses oaractères 6onV>encoreauj. tcè»estimés. U est l'inventeur destcaradères romains.
JKNYN9 (Soaaie)^ spicituel écrivain anglasa, né en 1704, à Bettesfaam(Gambridge),.mort en 1787, fut membie de >hi 4Uiami>Be des Communes de 1743 à 1760, et devint «naeite l'un' des .lordB delacbambre du eemmerca. On a 4e hii : VMt de la' dame, podme estimé, qu'ii publia ài24'aNC ; de»'poésies di- ^eraes,.ll&3r-et 1778, et en .traité de ^AVttdcncB de la religiim ûfwélienne, 1774, trad. par Letoorneur, 1774, et par Feller, 1779. Ses OEuvret eomplèus fosment 4 vol. in<8, iDodrcs, 1790-93.
JEPHTÉ, jege dee Uébveus de h343 à 1237 av. J.-<^., déliprra.soA pays dujeugideeAauDonitea. Au moment de leur livrer un comoat déoisif , il fit vceu, s'il était vainqueur, de sacrifier à Dieu le ]>remier êtm vivana qu'il verrait sortir de sa maison ; il aem* porte Iikviotoire, mais, en appcochantde<aemtisDn, [l en vit sortir sa flllle Séila qui. venait le complimenter ; esclave de son serment, il 1» «orifia, teut ei détectant. eon« vœu ; il lui accorda .neukamant nn dé* lai de^deux mois pour aUer, avec» lea. compafnes.
JÈKÔ
JEKS
pburer n virginité. Quelc^ues-uns pensent qu'il ne' s'agit que d'un sacrifice spirituel, et que Jepnté consacra sa fille au service du Seigneur.
JÊRÉMIE, l'un des 4 grands prophètes des Juifs, ne vers 630 av. J.-C, fut inspiré dès i'ftga de 14 ans, prophétisa sous Josias et ses successeurs, et prédit Il tuine de Jérusalem et la caotivité de Babylone. Les conseils de soumission qu'il ne cessait de donner et ses prédictions lugubres le rendirent odieux à ses concitoyens, et il fut quelque temps retenu en prison sous Sédécias. Après la prise de Jérusalem (587), il voulut rester dans sa patrie pour pleurer sur ses ruines, mais des Juifs qui fuyaient en Egypte l'emmenèrent avec eux. L'époque et le lieu de sa mcrt sont inconnus. On a de lui des Propliéties où la simplicité n'exclut pas l'énergie, et des Lamentations où il déplore dans le style le plus pathétique le sOâ-i de sa patrie. Les pro[)héties de Jérémie ont été écrites par Baruch, qui lui servait de secrétaire.
JÉREMIE, V. d'Haïti, dép. du Sud, sur le ffolfe de Lûogane; 5000 bab. Acajou, gayac, bois de campôche. cacao, café.
JERKZ, V. d'Espagne. V. xbrez.
JÉRICHO, auj. Rtkah, v. antique de la Palestine, h 38 icil. N. E. de Jérusalem, sur un affluent du Jourdain. C'était, lors de l'entrée des Israélites en Palestine, une des v. principales des Jébuséens. Les Israélites, conduits par Josué, la détruisirent miraculeusement (ICOS av. J.-C.) : il leur suffit pour cela de Caire le tour de ses murailles en portant l'arche sainte et en sonnant de la trompette; les murs de la ville s'écroulèrent d'eux-mêmes. Jéricho fut depuis rcbfttie et redevint florissante. Titus et Vespasien l'assiégèrent et la prirent (70 de J.-C). Elle subsiste encore auj., mais elle est sans importance.
JÊRICHOW. bourg des Etats prussiens (Saxe), à 43 kil. N. E. ne Magdebourg, près de lElbe, r. dr. ; 1500 bab. Il donne son nom à 2 cercles de la régence ae Magdebourg : l'un a pour ch.-L Lohburg, et L'autre Genthin.
JERNINGHAM (Edward), poète dramatique anglais, d'une famille catholique du Norfolk, né en 1727, mort en 1812, fut élevé au collège anglais de Douai . puis à Paris, et entra dans l'Eglise. On a de l'ii plusieurs petits poèmes: le Déserteur ^ 1769; les bunéraiUes du moine de La Trappe, 1771; le Curé suédois j 1775; deux tragédies : Marguerite d^ Anjou 1777, le Siège de Berujick, 1794, et une comédie, ihe Welsh Htiress (l'héritière du pays de Galles), 1795. v,!îs œuvres ont été réunies en 1806.
JEROBOAM, auteurdu schisme desdix tribus.avait
• t'abord été au service de Salomon. et s'était enfui
• Il Egypte, après avoir essayé inutilement de soulever plusieurs tribus contre ce prince. Roboam, fils le Salomon, ayant irrité le peuple par ses vexations,
' lix tribus l'abandonnèrent et élurent pour roi Jéroiioam, qui fut ainsi le premier roi d'Israël (962 av. .(.-C). 11 établit sa résidence à Sichem , et fit élever à ISéthel et à Dan deux veaux d'or qu'il ordonna d'a- ■lorer. Un jour qu'il sacrifiait à ses faux dieux, le prophète Jadon lui prédit la ruine de son culte et la iQort de^es prêtres. Le roi, furieux, étendit la main |)Our le faire arrêter, mais sa main se sécha aussitôt; il n'en reprit l'usage que par l'efletdes prières du pro- [)hète. Jéroboam mourut en 943, laissant le trône à .Sadab son fils.
JÉROBOAM n, roi d'Israël, 817-776, reprit sur les Syriens Damas et Hamath, et recula les bornes de son roy. au nord et au midi; mais il se déshonora par ses injustices, sa mollesse et ses impiétés. .
JErôME (S.), Eusehius Uieronymus, docteur de l'église latine, né vers 331 ou plus probablement en 346 à Stridon en Pannonie, d'une famille riche, vint le bonne heure à Rome où il étudia sous Donat et 9ù il se fit baptiser; voyagea dans la Gaule, dans lAaie, visita les saints lieux et fut ordonné prêtre par Paulin, évêque d'Antioche. De retour à Rome [382} , il devint secrétaire du pape Damase ; il fut en
même temps chargé d'expliquer publiquement et ^e traduire les Ecritures, et opéra un grand nombre «tr oonfersions. Après la mort de Damase, il retourne en Palestine et s'enferma dans un monastère à Bethléem. Il en fut chassé par des hérétiques, et mourut peu après, en 420. S. Jérôme a hiisse un grand nombre d écrits, les uns historiques (parmi lesquels une traduction, avec continuation de ta Chronique ^ Eufèbe), les autres polémiques, dans lesquels il combat les hérétiques de son temps ^ Vigilance, Jovinien, Pelage ; mais son plus beau titre est sa traductkm latine de la Bible, faite sur l'hébreu et la trad. grecque des Septante : elle est connue sous le nom de yulgatef et adoptée comme canonique par le concile de Trente. Il raccompagna de précieux commentaires. S. Jérôme a un style pur et éloquent; mais il se laisse entraîner à de vifs emportements. Les meilleures édil. de .ses OEuvres sont celles de dom Martiaoay, Paris, 1693-1704, 5 vol. in-fol; et de Vallarsi, Vérone, 1734-42, Il vol. in-f.. reproduite à Venise, 1766-70. Ses Lettres ont été trad. par J. Petit, 1672, et par dom Roussel, 1702. Dom Martianar a trad. son traité des Vanités du siècle ^ 1715. L'nist, de sa vie a été écrit» par CoUombet (1845) et Am. Thierry (1867). On le fête le 30 septembre. Il a donné son nom à l'ordre des Hiéronymites.
JÉRÔME ÉMiLiANi (s), fondateur de l'ordre des Somasques, né à Venise en 1481, m. en 1537. avait d'abord suivi la carrière dés armes. Il est hon. le 20 juillet
jéaÔMRDB PRAGUB, disciplo et partisan fanatique de Jean Huss, né à Prague, défendit son maître accusé devant le concile de Constance (1415). La crainte du supplice lui fit un instant abjurer ses opinions; mais il rétracta bientôt cette abjuration, et recommença à prêcher avec une nouvelle ardeur. Il fut brûlé à Constance en 1416. Comme son maître, il subit le supplice avec courage. H a laissé des écrits qui se trouvent avec ceux de Jean Huss.
JERSEY, Cœsareay tle de la Manche, à 25 kil. O. de la côte de France (dép. de la Manche) et à 132 kil. S. de celle d'Angleterre. Quoique si voisine de la France, cette tle appartient à l'Angleterre : elle dépend du comté de Southampton; 22 kil. sur 15; 60000 hab. (4000 Anglais et Irlandais et 2000 Franoi is catho/iques; le reste wesleyens et anglicans)'; ch.-l. St- Hélier. Pays montagneux, côtes environnées de rochers qui en rendent l'accès difficile ; climat doux et t'.'mpéré; les parties basses et les vallées sont assez fertiles en grains et légumes. Varec en abondance; grande quantité de poissons, huîtres, homards, moules, etc. Cidre, bétail . pommes de terre, etc. Gomm. maritime considérable. — Cette Ile, jadis comprise dans le duché de Normandie, appartient à l'Angleterre depuis le règne de Henri I; cependant elle a toujours été régie par ses propres lois. Les Français unt fait pour la recouvrer de vains eflbrts.
JBRSBT ou PAULUS-HOOK, V. des Ëtats-Uois (New- Jersey), sur l'Hudson , vis-à-vis de New- York; 20000 h. Chemins de fer ; steamers transatlantique. Verrerie, porcelaine fine, tapis, etc.
JERSEY (NEW-) , uu des ËUts-Unis de l'Amérique du Nord, borné au N. par l'État de New York, à l'E. par l'Océan et la riv. d'Hudson, au S. par la baie de Delaware, à 10. par TÊtat de Pensylvanie : 260 kii. sur 90; 490 000 hab.; ch.-l., Trenton. Pays monU gneux au N., entrecoupé de vallées et de colUnes au centre, pUt au S. Princip. riv., le Passaic, le Raritan, TEgg-Harbour-River, etc. Climat tempéré au S. E., froid, mais sain au N.; grains, pommes de terre, légumes et fruits : nombreuses mines de fer. Forces, fonderies, usines à fer, tanneries, cordonnerie, etc. Commerce extérieur peu important. — Hudson visita le 1" la côte du New- Jersey au commencement du XVII* siècle ;les Hollandais y yinrent ensuite. L'Anglais DeUware laissa son nom à la baie de Delaware au'il y découvrit (1610). Jacques I donna l'investiture ae ce territoire à la Compagnie de Virginie, qui néanmoins ne s'y établit pas; les HoUan-
jeru
JËSU
dais 7 bâtirent le fort Nassau (auj. Gloeetter)^ et les Suédois en colonisèrent une autre partie qu'ils nommèrent Nouv.'Suède : les Hollandais expulsèrent les Suédois, et furent à leur tour expulsés en 1664 par les Anglais. Ceux-ci donnèrent au pays le nom de New- Jersey en l'honneur de sir G. Garteret, qui avait défendu Jersey contre les Parlementaires. Ils l'ont conservé jusqu^à la déclaration d'indépendance (1 776). JERUSALEM (c.-M. Ui vision de la paix)t Hieroiolymaf v. antique de la Palestine, capit du roy. de Juda , éuit située dans la tribu de Benjamin , à
S eu près à égale distance de la Méditerranée et du LC Asphaltite, vers les sources du Cédron. Son enceinte, que l'historien Josèphe évalue à 33 stades de tour, était entourée de triples murs; on y pénétrait par 13 portes. La ville était construite sur plusieurs* collines disposées en amphithéâtre et dont les principales étaient celles de Sion et d'Acra ; au S. se trouvaient la vallée de Hinnon et le quartier JTofpha^ à TE. la vallée de Josaphat et le mont Moriah. La partie de la v. située sur la mont, de Sion était appelée Ste- Ville ou Cité de David; on y voyait le palais de Da^ vid et plus tard le palais d'Hérode: sur le mont Moriah s'élevait le temple magnifique couitruit par Salomon. A l'époque d'Alexandre, la population de Jérusalem pouvait s'élever à 120000hab. Auj. Jérusalem n'a plus rien de son anc. splendeur; toutefois elle est encore le ch.-l. d'un sandjak de Syrie (pachalik de Damas) et le sié^ d'un patriarche arménien, d'un évéque cathohque et d'un évèque protestant. Elle ne compte plus guère oue 15000 hab. et est divisée en 4 quartiers, celui des Juifs, à l'O. de la colline de Sion : celui des Arméniens à i'E. de cette colline; celui des Chrétiens, autour du St-Sépulcre et de la colline d'Acra ; celui des Musulmans, sur le mt Moriah. Hautes murailles crénelées et garnies de tours. L'église du St-Sépulcre (b&tie par la mère de Constantin, Ste Hélène; incendiée en 1811, mais reconstruite l'année suiv.) en est le plus précieux monument ; on remarque aussi la mosquée d'Omar, el Haram (bâtie en 648), et un assez grand nombre de ruines. Peu d'industrie et de commerce. — Lors de l'entrée des Israélites dans la Terre promise, Jérusalem, dite alors Je^ux, appartenait aux Jébuséens. Les Benjamites, dans la tribu desquels elle se trouvait comprise, conquirent la ville basse; mais la v. haute, ou Sion, ne fut conquise que par David, qui fit alors de Jérusalem la capit. de son roy. au lieu de Sichem. Salomon y bétit le célèbre tem|)le qui porte son nom. Capit. du roy. de Juda, après le schisme des 10 tribus, elle fut prise par Sésac et Néchao, rois d'Egypte , par Amasias, roid'Israèl, vainement assiégée par Sennachérib et prise trois fois par Nabuchodonosor (606, 596, 588), qui finit par la détruire (587). Cyrus en permit le rétablissement (536), et le temple de Salomon, détruit par les Assyriens, fut reconstruit (516). Jérusalem commençait à refleurir, mais le gouvernement tyrannique des Séleucides la remplit ae désordre et de sang et amena le soulèvement des Macchabées, qui rendit pour quelque temps aux Juifs leur indépendance. (166-161). Jérusalem fut prise ensuite par Pompée ran 64 av. J.-C, par Titus l'an 70 de J.-C. (le temple fut alors brûlé et la v. détruite presque tout entière), par Julius Severut en 130, sous Adrien. Cet empereur la reb&tit, y éleva un temple à Jupiter Capitolin. la nomma jBlia Ct^tolina, et défendit à tous les Juifs d'y mettre le pied, 135. Constantin lui rendit son 1*' nom et y éleva une basilique. Julien tenta vainement de faire reb&tir le temple des Juifs. Jérusalem a depuis été prise par les Persans en 614, par les Sarrasins en 636, par les Seldjoucides en 1086, puis par les Croisés, qui, en 1099, y fondèrent le rov. de Jérusalem (F. ci-après); par Saladin en 1187, enfin par les Turcs en 1217. Vendue en 1229 par le sultan Méledin à l'emp. Frédéric II, elle fut reprise
Turcs, gui l'ont gardée depuis. La possession des lieux saints, souvent disputés par les Grecs et les Latins, a été une des causes de la guerre d'Orient, entre la France et la Russie, en 1854. M. Poujoulat a écrit V Histoire de Jérusalem (1842).
JÉRUSALEM JRoy. de), fondé en 1099 par Godefroy de Bouillon, lors de la 1** croisade, se composait de la Palestine et avait pour fiefs les principautés de Tibériade et d'Antioche, les comtés de Tripoli et d'£desse, etc., et était régi par la législation connue sous le nom d'Assises de Jérusalem. 11 fut conquis presque entièrement par les Infidèles après la nataille de Tibériade, 1187, et Jérusalem même tomba au pouvoir de Saladin. Les 3*, 4' et 5* croisades ne changèrent rien à cet état de choses. En 1229, l'emp. Frédéric II, auteur de la 6* croisade, occupa Jérusalem, et se fit céder presque tout le roy. par Mélik-el- Kamel. Mais dès 1239 Jérusalem fut reprise par les Infidèles, et les Mamelouks, en 1291, achevèrent de conquérir ce qui restait aux Francs.
Rois de Jérusalem :
Godefroy de Bouil- Sibylle, nuis Bau-
lon, 1099 douinY, son fils, 1185
Baudouin I,
Baudouin II,
Foulques Y, d'Anjou, gendre de Baudouin II, 1131
Baudouin III, 1144
Guy de Lusignan, 1186 Henri II, de Champagne, 1192 Amauri de Lusignan, 1197 Jean de Brienne, 1209 Amauri. 1162 L'emp. Frédéric II, Baudouin IV , 1 1 74 gendre du préc., 1229-39 Atig. le titre de roi de Jérusalem est encore porté par l'emp. d'Autriche et le roi de Sardai^ne, qui se prétendent héritiers des derniers souverains.
JÉRUSALBH (Concile de), fut tenu en 50 par les apôtres, pour fixer les rapports de la nouvelle religion avec l'ancienne alliance. Il déchargea de la circoncision et des pratiques prescrites aux Juifs par la loi de Moïse les Gentils qui embrasseraient le Christianisme. Ce fut le l*' concile; cependant on ne le compte pas généralement parmi les conciles œcuméniques.
JÉRUSALEM ( J. Fréd. Guill.), théologien luthérien, né en 1709 ft Osnabruck, m. en 1789, fut chargé par le duc de Brunswick de l'éducation de son fils, et fut auménier et prédicateur de la cour. Il s'occupa avec succès de l'éaucation de la jeunesse, donna le plan du Collegium Carolinum de Brunswick et fonda dans l'abbaye de Riddagshausen un séminaire dont il eut longtemps la direction. On a de lui des Lettres sur la religion de Moïse (1762) , des Considère tions sur les vérités de la religion 0785), un Recueil de sermons estimés (1788-89), el des Eeriu posthumes, Leips., 1793. ~ Son fils, Ch. Guillaume J. , qui donnait de grandes espérances, se tua dans un accès de mélancolie , en 1773. Ce jeune homme est le type du Werther de Goethe.
JERYIS (lord). Y, st-vincbnt.
JES8ELMERE, \. de l'Inde. F. njESSALHiBS.
JESSBMUS (Jean Jessen, dit), savant médecin, né en 1566 à Nagy- Jessen, en Hongrie, enseigna la médecine avec succès à WiUemberg et à Prague, et fùl premier médecin des empereurs Rodoipne et Mathias; mais ayant pris part à la révolte des Hongrois contre Ferdinand II, en 1619, il fut arrêté ot condamné à mort en 1621. On a de lui : Zoroaster, "Wittemberg, 1593; Ânalomise historia^ 1601; Institutianeschirurgieee, 1601; Vitaet mors Tychonis Brahei, et des dissertations sur les maladies de la peau.
JÉSUATES , ordre religieux institué à Sienne en 1363 par S. Jean Colombin, était ainsi appelé, diton, parce que ses fondateurs avaient toujours le nom de Jésus à la bouche. Ils soignaient les malades, et distribuaient des remèdes qu'ils fabriquaient euxmêmes. Ils ne s'étendirent guère au delà de l'Italie
, . I et furent supprimés en 1668.
par les Musulmans en 1241 , conquise en 1382 par JÉSUITES, dits aussi Compagnie ou SociétédêJem Mamelouks et prise de nouveau en 1517 par les ' sut , ordre religieux fondé en 1534 par Ignaoe d%