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Loyola (F. oe nom), «t approuvé en 1540^^ I0 pm Paol in , ae con^cre à la propagalion de la foi. àla convecsion des infidèles et des bérêtjj^ues, à Vôûttoa^ tion de la jeunesse, et fait un vœu parUculier d'obéisaanee aux ordres ou souTerain poatife. Cette compagnie, qui a joué un si grand rôle, est surtout remarquable par sa constitutioii : son |^én^rai réside I Bome, et de U il exerge un einpire absolu sur les mecnbres répandus dans toute la cbrétienié. Il a auprès de lui 5 oMistanUf formant son conseil, et un admonitmXt cbargê de le surveiller lyJ-mâme; en ou^ tre, il a sous ses ordres dans chaque pays desfM^evineiauXf chargés chacun d'une province. Il y a dans l'ordre 4 degrés : les ^ofèg, ^es.de 33 ans au moins et ayant prononcé leurs vœux, les çoadjutewrs, divisés en ipiritxiels et temporels^ les scoîakiqites oa étudiants et les novices. Tous les membres, avant d'être admis dans la Société, sont ayoumisàde nombreuses épreuves : chacun est ensuite emplové selon sa capacité.—Cet ordre a pris naissance à Paris, où Ignace de Loyola était venu étudier la théologie; il eut pour premiers apôtres, avec Ignace de lioycda, Lainez, SaJmeron, BohadtUa, François- Xavier , Rodrifuez, tons Espagnols, et Pierre Favre, de Savoie. Il fut institué sous le titra de Clercs deia Compagnie de Jémt et s'établit d^abord à Home. Le j)ape donna aox iésuites, dans cette ville, une église qui prit d'eux le nom d'U Giesu, La Société ae répandit rapidement en Italie, en Espagne, en Portuptal; quoique Paris fût son berceau, elle ne fut adnûse en France qu'après de lonçs débats; elle éprouva aurtout u»e vive résistance de la part du Parlement et de l'Université et ifobtint que fort tard la permission d'eivieigner( 1^*2). Les Jésuites ont rendu des services inconteatahies : ils ont obtenu de grands succès dans l'éduoetioa de la jeunesse, dans la prédication : par leurs courageuses missions ils ont porté la 101 juaque dans les contrées les plus éloignées et chez les peuples les plus barbares ; ils ont compté dans leurs rangs des nommes éminents dans les genres les plus divers (les PP. Bourdaloue, Bouhours, André, Sirmond, Petau, labbe, BolTand, Klrcher. La Rue, Brumoy, Porée, Jouveaoy, Parennin, Dubalde, eta); mais plusieurs de Leurs casuistes les compromirent en enseignant tue morale relâchée ou des doctrines dangereuses ; en outre, on leur a reproché d'avoir poussé trop loin l'esprit de corps, de s'être trop mêlés des affaires de ce monde, d'avoir recherché avec trop d'ardeur les richesses (ils faisaient Le commerce) et surtout l'influence politique. Par suite , ils ont été impliqués dans plusieurs complots ou attentata, quoique rien n^ait pu être prouvé. Ils ont été bannis pour des eauses diverses de la plupart des Etats qui les avaient reçus : d'ingleterre en 1581 et 1601, de France en 1594 et 1762, de Portugal ejx 1598 et 1759, de Russie en 1717, de uhine en 1753, d'E^[)agiie et de Sicile en 1757; enfin la Société fut supprimée en 1773 par le pape Clément XIV. Avant d'en venir à cette eftnDiiité, on avait tenté de les dé^^niner à modifier leurs statuts; le général de l'ordîre, le P. Ricci, ae bo^na, dit-on, à répondre : Sint ut iunt, aut non ^'n(. X^ea Jésuites continuèrent néanmoins à exister sous d'autres noms tels que ceux de FrèreM d$ la croix , du Cordicoles, de PaecctncurisjseSt etc.; ils trouvèrent un asile en Russie en 1779. te pape Pie VU les rétablit en secret dès son avènement, en 1800, etsoienxi^ement en 1814. Ils reparurent en France à la Rostauration, sous le nom de Pèret de la Fo%^ et eurent pendant quelques années des collèges torissauts, notamment h Montrouge et à St-Aobieul; ees établieseipents furent fermés en 1828, com»ê conti^airep à la loi existante, mais plusieurs ont été rouverts depuis 1843. Dans ces derniers temps, les^ésuUes ont encore été expulsés de Kus^e et d'Espagne, 1817*20, et de Suisse, 1847. Juscvi'^œ jour l'ordre a compté 24 généraux, dont voici les noms: Ignace de Loyoia, 154j i J. Lainaz. 1558; F. de Borgia, \h^\ & Mercunen , 1573; :i. i^cguaviva, 1581; M, Vitteile^hi,
1616; V.£ulff&, I6M; Pr. PiceelonilBl , I6«9; A. Gotbofredi. 1662; G. Niokeli 1602; J. P. Oliva, 1661; Ch. de Noyâlle, 1682; Th. Gonzal^ . I6GT: H. A. TamburiAÎ, 1706; Fr. ftetz, 1710; fg.TiecoiiU, 1751; A. Centiirifioo, 17^5: L. Ricci, 1158; r. X. Gaies, 1800; G. «raber, l-éOt: Th. Bmaœowaki , >8I4;L. Forti, 182û;RQOthaan, l«89;Beeks,18S3.L»0MLdr< J, a été écrite par lesPP.OriaQdini, iouvaaey, etc.,7^. In-f. , Rome, I6li-)150, par P. Wolf, ZaïMi, 7789, CcéUneau^oly, Paris, 1844-46, «t l'abbé Gueilèe, 1868.
JfiSUlTESSES, ordre de religieuses, fondé en 1^34 par deux Anglaises, Warda et 'niittia, à Fimita6en de l'erdie oue venait de fonder Loyola. EUes faisaient vœu de chasteté, de pauvreté ei d'obéissanee. maia ne gardaient point la ci^re et prèohaientdans les^liscs. Cet ordre fut aboli en 1631 par UrbaiaTIO.
J&CS, en hébreu Jfhotuak, c.-à-d. Sauwwr. Ce nom, lassez sépandu chez les Juifs, a été norté, avant iésus-Christ, par neuf personnages diflérents qui figurent dansia Bible. Les deux j^us impoilama sont : Jésus, fils de Joeédeoh, «foi (ut le premier mad prêtre après le retour de la captivité de Babylooe, ei qui releva la temple avec Zorobabd (635-616);— et iésus, fils de Sirach, célèbre par sa sagesse, qui Hérissait sous le pontificat de Simon I P0U84): il est auteur de VBeiUsituiiqiu , livre dont il m nous reste gu^nne traduction grecmie.
jéaus-CHRisT, le fondateur de la religion ehiéttcnae, le Messie pràlit par les pronhétes, le Sauveur, fili de Dieu et Dieu hi-méBMi, médiateur entre Dieu et let honuoes, rédempteur du eenre humain. Il fut eon^ sans péehé dans le sein oe Marie, vierge delfaareth, issue de la vaeede David, et éfoouse de Joseph, et naquit à Bethléem, dans une étable, le 25 déc dé l'an du otionde 4004 <4966 selon VAft 4e Hrifer 1er datu), l'an de Rome 753, U 31* année du règne d'Auguste. Sa naissance fut annoncée à Marie par l'ange G^irieU et rétfélée d'une manièpe mincalense à des bergers ainsi q^% des mages qui vinrent asssitét l'adorer. Héiodo, rot de Judée, craignant, sor la foi d'anciennes prédiotione^ la venne du Mone, ordonna d'éSjotjyf er tous les enfan ts nou vean-nésr vais Joseph et Mane s'enfuirent en figypte, et fenftait divin éobappa au massacre. Ib ne revinrent A Naareth qu'après la mort d'iiérede^ Jésus passe le temps de sa jeunesse auprès de ses panols , partageant leura trafaui d'artisans. Cependant il avait déjà laissé entrevoir eeqa'il devait être un )(mr-. dès Yàge de 12 ans, il discourut dansle temple aveoles docteurs de la loi «i les étonna par la sagesse de ses réponses. A 30 ans, U ooafimcnçasa mission et s^aonça eemme le Mesaie. Il se fit d&bord baptiser par S. Jean-Baptiste dans les eaux du tourdain; puis, après s^diR retiré dans le désert, où .il jeûna ouarante jours ei où il eut A repnuseer la tentatiOD ne 8atan, il choisit 12 disciples, connus depuis sous le noaa d^|idtres, et naroourttl Avec eiu les villes de la Judée et de la Galilée^ préohant avx hommes la charité, Pamcur de Dieu, l'attente dfune autre vie, donnant rexempie de toutes .tes vèrtua et confirmant ses dogmes pw vne foule de miracles. U changea r«a« en vin aux noces de Cana, rendît ia aantè aux malades, la vue aux a:f«agles, l'ouïe aux sourde; Il ressuscita le ffls de In veme de Nalm^ainsiaiie Lazare. Les nouiwani dogmes qoM enseignait et Les réformes qu'il preserivait sDuierérent oonire lui lee Pharisiens et les prètivs luiA. Us raociisèrsnt devant le gouvemear romain Fonen- Hlate de sa dire ooi des Juifs et de vouloir lenveraer le gouvameraent étabH ; en même temps 9f sédmsiroot un de sea disciples, Judas, aftn dess le Iki^e livrer; enfin ils soisa^sireot de sa penonBepenâuit qu'il se trouvait à Jérusalem , où il estait rendju pour hioe la Pàque et où il venait dlostîtnar V^tàçharistie, en célébrant la Gène avec ses disciples. Renvogré {>ar Pikie devau Gaiphe. gnuad prèlR des Juifs, il fut jugé par le sanbédno , compêsè dn prince dee prêtres et des principanx ma^istmts, « ait r^damné oomme Uasphémitsur, pour s^lre dit
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tfrj?#i de ÎHfu, n fttl dès lors'k'subfr toute» sortes d^Mrtrsges, Ait battu de iFei^s» puis attaché à tine croix nir le€ah«rre ; îli^etHilt VAme après ime longue etdoiiloHrebsepassIêii, ayant supporté* tant de tor- 10M8 aveo Boe réaignattofi admiraMe et panioimant À Ms bourreaux. 11 étaft dans la 39* année de sa Tte, et^ans la 8* de m ppédioation. 'Stt naort firt accompa- ^ée <le plusieura prodiges, iéans ressuscita le 3* ^ovTr comme il Tavait prédit, et quoiqu'on eût mis ^es' gardes auprès du tombeau; il apparut ensuite à. ses disciples, qu'il eut grand'peine h convaincre, et les chargea d'alier instruire tous ies peuples. Le 40* jour après ea résurrection, ^tant sur le montres Oti- ▼ien, il s*é)eta Sfa olel en présence de ses disciples. Xe samom d» ChfUt^ que Ton joint au nom de* Jésus, est un mot greoqui signifie emt ou ^acré. Les détails de la Tieet-despnédioatiens deXésas-Christ nous ont été conservés par les éTangélistes; Chez les moderses la vie de J.*G. a été écrite- bien 4es fbis : on estime celle du P. de Liffny, avol-in^g, 1775%, réimp. par M. Foisset, }8&6« in-tt, et cèllfr oe Slolberg, trad. de l'allemand par l'abbé J«ger, Paris, 184:^. Le livre de l'/mitMten de J.^. offre ses vertus en module à tous les Chrétiens. L'Ëgtise, outre le culte qu'elle rend diaqoe jour à teus^brist dans le sacrifice de la Messe, a oonsaeré plusieurs fêtes à la- commémoration des principaux événements de sa via nortelle. F. kobl, moeas, ascension, pente- ^àvEj 3rÈTB»DiBU ,6*6. — L'aunéo-de ia naissanee de J.-C. a été fixée par Denys le Petit k Pan de Rome 753. Il paraît cependant, d'après des calculs adoptés
£r ies auteuns de VArt de Dérifier k$ dates, que ¥a te de sa naissanee doit être reportée au 75 déc. de l'an 747 de Rome, 6 ans avant rére vulgaire. Jésus aurait ainsi vécu réellement 39 ans et non 33.
JËTHRO, prince ou prôtre du pays de Madkn, aeeueillit Motse qui fuyait après avoir tué un égyptien, et lui fit épouser sa fille Sépbera.
JEU 9E PAUMB (Séance du], séance tenoe* )e $0 juin 1 789, à Versailles, dans le Jeu de Pnume (me^- Frtmfoù), etdanslaqnelle les députés de l'Assemblée aat^nale, exclue du lieu ordinaire de leurseéanees, "firent le aeirment de ne pas se sépanR* sans avoir donné une constitution à la France.
JEUMOirr, vge de France <Nord>, à t» Iril. N. E. d'Avesnesj 1000 h. Station du cfaem. du Nord. Usines à 1er, scienes mécaniques. On y a trou vé du sélénium.
JEUPARAN A, on RIO DE MAGHADO, riv. du Brésil (Mato-Gresso), coule au N. O. et va se joindre au Madeira (Pata), apvâs 450 kîl. de oours.
JXnx PUBLICS. F. lamiHiQons, PtonAux, etc.
JB¥BR, V. du duché {^Oldenbourg, à tO k. de la mer du Nord et à 60 k. N. N. O. d'Oldenboorg ; 3600 bab. Cb.4. d'une seigneune de son nom.
lËZABBL, luine célèbre par son impiété, étaH fille d'Itbobal, roi de Sidoa, et femme d'Achab, roi d'Iaraèl. Elle détourna son viari du culte du vrai i>ieu, établit à Samariele oiite de Baal, et fit mourir un grand nombre -de prophètes et de saints personnages. Jéhu, parvenu a«^ trône, la fit jeter par les fenêtres de son propre palais hJezraei, et fouler aux pieds des ebevaux (876 av. J.-C>. EHe Ait dévorée par les chiens, guivant la prédiction d^Ëlie.
JœZRABL, BsânUm, v. de Palestine <Zabulon), prés des .monts Oelboé, no» loin des sourees (fon ruisseau nommé aussi Jeiraèl, mi se rend dans le jQuniain. C'est ih qu»pé«it iénbel.
JrrOiliR, V. de l&Rossie d'fiufope nrt>HiyQie), % 8fiO kll. S. 0. de Moscou; 17 000 bab. (dont }5090 Juifi^. Deux évècMs, ïun grée, l'autre catholique. Chapeaux, tanneries, draps, soieries, toiles, miel, ma, cire, vint, etc.
JOiAB,.généaldea^aivées de David, «tait parM mère neveu de ce pnnee. Il anéantit le parti (Ffsbeaethj «ompétlteur du roi, 4é!ltenplu8ienr»rencontes les Syriens et le» JéhuBéeDs, maie il ternit sa noireien &iaaBtaasa»âiar Ahner, dont il craignait jta tmlité. li jnaBctet eoatce Absa]oj>H^té« 1» dé^
fit et le tua de lia propre main, malgré la défevae de David. A la mort au roi , il prit parti pour Adonins contre SMoman ; f!^i-t:î , ayant eu le dessua, le fit mouTÎT k Oabaoo, l'an 1061 av. J.-C.
JOA(BA2, roid^israél (R48-83Î), fils de Jébu, signala le commencement de son règne par son impiété: mais, ayant été'vahwu par Hazaél, roi de Syrie, il s'humilia devant Dieu, et fut sauvé de sa mine.
JOACRAz, roi de Juda, fils de Josias, s'emparadu trône l'an -688 av. J»-C., au préjudice de son îrére aîné Joachim; mais, afprès trois moisde règne, ll<ht détrôné par Nèchao, roi d'Egypte, qui replaça Joachim sur le trône.
JOA€BfM eu fiLPAXIHf . rot de Jnda (608-^97), frère atné de Joachaz, avait été frustré du trône par son frère; il y fut rétabli par Néchao, roi d'fig:ypte. Il se livra à Impiété, et persécuta le prophète iérémte, qui ne cessait île Itri prédire les plus grands malheurs. Joachim ftrt en efiet détrôné par Nabachodonosor f606). C'est de ce moment que date la capiirité de Babyltjne.
JOACHIM II ou jécHONiAS. ro! de Juda. V, j*CHomAs.
JOACHM (S.) , époux de Sts Anne et père de la Ste Vierge, est fètô le 20 mars.
JOAGHM, surnommé te Prophète, né en 1130 à Célice, près de Cosenza, voyagea dans la î^erre- Sainte, piiis, h son retour, prit rhabit de CUeaux, devint prieur et abbé de Sambuccino, quitta cette abbaye yers 1183, et atlte demeurer à Flora, ah il fonda une abbaye dont il fht le premier abbé. D eut sous sa dépendance un grand nombre de monastères, auxqiiels il donna des constitutions qui furent approuvées par le pape Céleslin fil. Il mourut en 1502, laissant un grand nombre d'ouvrages (publ. à Venise, 1516, in-f.). On hii «rttribnatt des prédictions : ■ d'où «on surnom. Bom Oervaise a écrit sa Fie, 1T46.
JOACHTM (George), surnommé Afrattetf, parce qU^l était né à Peldkirch. dans ta Vrfteline (anc. Rhéti^, né en 1514, mort en 1516,'enseigna lesmathématiffoés et Pasironomte à Wittemberg. Il avait embrasse tle système de Copernic, et ce fut lui qui, après la mott de cet astronome, publia ses ouvrages. On a de îni des Éphémérides^ seïon les principes de Copernic (Lepsick, 1550, in-4), H divers omTages sur ïa physique, la géométrie et Fastrommiie.
JOACHM, électeurs de Brandebourg. F. BRAums- BOxn^G. — Roi deKaples. V. muhat.
JOAOUSfSIlIAL , V. de Bohême, & 30 kil. 7f . d'Elnbogen • 4900 bab. Btrection et tribunal des mines. Auxenv., mines d^rgent, de zinc et de cobalt.
lOAD ou fOIA0A, grand prêtre des Juifs sons Ochosias, réussit, avec le secours de Josabeth, «a femme, à soustraire à ia fureur d'Atbalie le jeune Joas. ms d'Ochosias, et dernier rejeton de lafamiUe royale , et le plaça sur le trône, 870 av. J.-C.
JOANfiS, peintre espagnol. T. juan».
JOANIGE,ditaussi Caïojean, c.-à-d. lebeanXeon, roi de Bulgarie (1W6-1207), usurpa le trône sur les file de Pierre, son frère, et fit sanctionner son usurpation par le namr (1202). L'emp. latin Baudouin ayant refusé liuliancede loanice, celui-ci souleva centre lui les Grecs, le battit et le fit prisonnter ^ Andrinople, puis Feni^rma k Temove, où il mourat peu après, loanice marcha ensuite contre Bonilace. marquis de Hontf^rrat, et roi de Theasalonique ; il allait entrer dans Thessalonique, lorsqu'il mounft assassiné, par tm de ses généraux.
JOANIfT (Jean Bem. biussbarre, dit), actenr français, né à Ddjon en 1775, mort en 2854, avait d'abord étudié la peinture. Il prit des leçons de Talmà. débuta en 1797, parcoumt ensuite la province, ou il obtint les plus grands succès, entra en 1819 à POdéon, uà il créa pkoieurs rôles hnportants d» thêfttre de C. Beiavigne, fut admis an Thé&tre IVançais «n lfi25, et y resta jusqu'à Tépoque de sa retraite, en )84î. €et acteur avait de l'énergie, mat« un ton trop emphatique et un débit saccade : on I^ surnommé le- Talma de la province.
JQECH
JOHiL
JOAS, roi de Juda, était le plus jeune des fils d'Ocbosias. Il échappa au massacre qu'Athalte fit faire de la famille royale, et fut élevé secrètement dans le temple par le grand prêtre Joad et par Josabeth, sa femme. Quand il eut 7 ans, Joad le fit reconnaître pour roi (870 av. J.-C.)i et renversa du trône Athalie. Joas régna sagement tant aue vécut Joadj mais, apréd la mort de ce sage conseiller, il s'adonna à Tidolatrie,. et fit subir un cruel supplice à Zacharie, fils de son bienfaiteur. Il fut battu par Hazafil et tué peu après par ses propres sujets (831).
JOAS, roi d'Israél de 832 à 817 av. J.-C., fils et successeur de Joachaz, remporta quelques victoires sur Ben-Adad, roi de Svrie, et défit Amasias roi de Juda.
JOATHAN, roi ae Juda, fils d*Osias, exerça d'abord les fonctions de la royauté quand son père eut été frappé de la lèpre, puis régna en son propre nom, de 752 a 737. Il fit fleurir le culte, battit les Ammonites et les Syriens, et fortifia Jérusalem.
JOB, personnage biblique, célèbre par sa patience, vivait dans la terre de Hus, en Arabie, probablement au viu* siècle av. J.-C. , bien que quelques-uns le supposent contemporain de Moïse. Il se vit en un jour aépouillé de tous ses biens, privé de ses dix enfants, puis fut dévoré par une nialadie affreuse : il supporta tous ces maux sans se plaindre. Touché de sa résignation, Dieu, qui n'avait voulu que réprouver, lui rendit la santé, doubla ses richesses, lui donna une nouvelle famille, et prolongea sa vie jusqu'à 140 ans. Le Livre de Job fait partie de l'Ancien Testament : c'est un des plus sublimes morceaux de la poésie hébraïque. Ce livre a été traduit séparément en prose par Laurent, 1839, par M. Renan, 1860, et mis en vers par Levavasseur, 1826, et Baour-Lormian, 1847.
JOBARD (J.B.), savant belge d'oriffine française, né en 1792 à Baiasey (Hte -Marne), m. a Bruxelles en 1861, fut d'abord ingénieur du cadastre dans les Pays-Bas, puis s'occupa avec succès de technologie: il importa en Belgique la lithographie en la peifectionnant, et fit lui-même quelques inventions utiles, ce oui lui valut d'être nommé directeur du Musée de rindustrie belge: mais il est surtout connu comme l'ardent défenseur de la propriété intellectuelle, pour laquelle il inventa le mot barbare de monatUopole (c-à-d. monopole de soi-même, de ses propres œuvres). Après avoir donné dans plusieurs brochures des aperçus de sa théorie, il l'exposa au long dans le livre intitulé : Nouvelle économie ioeiaïe , ou Monautopole industriel, artistique et littéraire, Bruxelles, 1844, qu'il fit suivre en 1 845 du Code com-
Slémentaire de Véconomie sociale. Il s'occupait aussi e littérature : il a laissé des Fa52e« estimées. Jobard était membre de l'Académie de Bruxelles et associé de plusieurs académies étrangères.
JOGASTE. femme de Laïus, roi de Thèbes, et mère, puis épouse d'Œdipe. F. (bdipb.
JOCONDE, Jocundus, V. oiogundo.
JODELLE (£t.) , sieur du Lymodin , auteur dramatiaue, né en 1532, à La Houssaye, près de Tournan (Seine-et-Marne), mort en 1573, appartenait à l'école de Ronsard et était l'ami de Belleau. Il est le 1 ** qui ait composé des tragédies imittes des Grecs, avec des chœurs : il fit en ce genre CJ^opàtre captive et Didon se sacrifiant (1552); il composa aussi une comédie en 5 actes, Eugène, ou la Rencontre, ainsi que diverses poésies françaises et latines, qui lui valurent l'honneur de figurer dans la pléiade poétique de Charles IX. Il jouait dans ses propres pièces. 11 n'avait^ selon Laharpe, aucune idée de la cçntexture dramatique ; ses vers sont boursouflés et remplis de pointes et de jeux de mots. Ses OEuvres et Mélanges poétiques ont paru à Paris, 1574 et 1583, et d'une manière plus complète à Lyon, 1597.
JOECHER (Cbrét. Théoph.), biographe, né à Leip- «ick en 1694, mort en 1758, étudia d'abord en médecine, puis s'appliqua à la théoloffie et à l'art oratoire» fit des cours particuliers de rhétorique à Leip-
sick de 1715 à 1730, dirigea la publication des Acta eruditorum de 1721 à 1739, obtint eu 1730 la chaire de philosophie et en 1732 celle d'histoire à Leipsick, et aevint en 1742 bibliothécaire de cette ville. Son principal ouvrage est VAllgemeines GeleJurten-Leri' Kon, ou Dictionnaire universel des Savants, Leipsick. 1750. 4 vol in-4^ ouvrage d'une érudition immense, qui donne la biographie de tous les savants avec rindication de leurs écrits et qui depuis a été contiaué par Dunckel, 1753-60; par Adelung, 1784, et par Rotermund , 1810.
JOËL, le 2* des 12 petits prophètes, contemporain de Jérémie, fit ses prédicUons vers Tan 100 av. J.-C., sous le règne d'Ëzéchias ou de Xanassé. On a de lui 3 chapitres de prophéties allégoriques, dans lesquels il prédit la captivité de Bal>ylone, h venue du Messie, et le jugement dernier.
JOFFREDY ou JouFFBOT ( Jean de), né en 1412 à Luxeuil, mort en 1473, prit de bonne heure l'habit reli^euz, professa la théologie à Milan, et s'élen rapidement aux premières dignités de relise. Lors de l'avènement de Louis XI (1461), il était évêque d'Arras et sollicitait le chapeau de cardinal : le pape Pie II, qui voulait abolir la PragmcHique Sanction de Bourges, à la rédaction de laauelle n'avût point concouru le StrSiége, lui promit la pourpre romaine s'il déterminait Louis XI a supprimer cet acte. U y réussit, malgré l'opposition du parlement, et obtint en récompense, avec le titre de cardinal, l'évèché d'Alby. Louis XI lui confia plusieurs missions politiques.
JOGUIS, religieux ou pèlerins de l'Inde, courent de pays en pays, vivant a'aumônes et se soumettant aui austéiités les plus rigoureuses. Ils se tiennent le plus souvent sur les places et aux portes des pagodes, restent des mois entiers sans changer de position, laissant croître leur barbe, leur» cheveux '^t leurs ongles qui prennent des dimensions démesurées.
JOHANNEAC (Sloi), polygraphe, né en 1770, à Contry, près de Blois, mort en 1850,. fut professeur au coUéffe de Blois, puis maître de pension dans cette ville, vint en 1805 se fixer à Pans, fut un des fondateurs de l'Académie celtique (depuis Société des Antiquaires) , dont il devint le secrétaire principal, fut nommé en 1810 censeur de la librairie, et pJus tard conservateur des monuments d'art des résidences rojyales. Il a publié, outre les Mémoires de V Académie ceUique : Monuments celtiques (avec Cambry. 1805); Origines étymologiques (1B18), el adonné de bonnes éditions annotées de Montaigne, 1821- 26, 3 voL )n-8; de Charron, 1821, 3 vol. in-8; de Rabelais (avec Esmangarf), 1823-26, 9 voL in-8, avec les remarques des précédents commentateurs.
JOHANNISBERG, bourg du duché de Nassau, à 17 kil. 0. de Mavence, sur une montagne; 750luh. ChAteau. Vignobles célèbres, qui produisent le meilleur vin du Rhin: ces vignobles appartinrwt succès^ sivement à l'évêque de Fulde, au prince d'Onmge, au maréchal Kellermann (1807), au prince de Metter
nich (1819). Près de Jobannisberg, le maréchal de Soubise et L. Joseph, prince de Condé, défirent les Impériaux en 1762.
JOUANNOT (Alfred), peintre et dessinateur, né à Oflenbach en 1800, d'une famille de réfugiés français, mort en 1837, lût amené dès l'êffe de 6 ans à Paris, où il passa toute sa vie. Il réussit d'abord dans la gravure: on cite sa planche des Orphelins d'après Scheflfer. Il composa ensuite avec son frère Tony une suite de dessins pour les œuvras de Walter Scott, de Bvron, etc. Parmi ses meilleures toiles, on remarque : V Annonce de la victoire tCBasSenbeck ; François de Lorraine y après la bataille de Dreus; François 1 à Madrid; Marie Stuart qutttonl la France, etc. Il a laissé aussi bon nonibre de vignettes et ae dessins. — Tony Jobannot, son frère, né en 1803, mort en 1852, ne l'a pas é^lé dans la peinture, mais s'est fait un nom pîur ses jolies Tignettes. U a fait preuve de grâce et d'imagination dans les illustrations de Jfanon Lescaut ^ de MoHèrs^és