JONATHAS MACCHABÉE. F. MACCHABÉE
JCWCODBT (Pierre de) , théokigien protestant, né cn.1650 à Clermont (Oise), m. en 1725, se réfugia en Hollande, et y devint pasteur à Uiddlebourg, puisa La Haye. 11 écrivit contre lea Çoccéiens et publia des Un^^aaz \tê jeux de hasard (La Haye, 1713), qui
prpvoquènnt une vite diopaCe. — Slia* de* Joncourt, de la môme famrille, Aé ea 1107 à La Baye, mort es. 1775, était pasieur et ptofesiettr de •hUosoplûe à Bois-le-Duc. Il prit paît à la rédaction du i^^grnoi de la République des leUres publié à Leyde, et i ta Bi hUxuk. des Sciences et des Arts, publ. à La fia|«, et donna un grand nomiire du traductions du Utin et de l'aDgiais, entra autres : Élémenu de phUosophie de S' Gravesande, Leyda, 1746: ÉUmstUs de la philosophie newlonienne de Pemoerton, Uââvmlogués des morts deLyttietMi, 1760.
iONDOT (ÈMk), écrivain, uà ea 1777 k Mont»nis près d'Aatun, m. en 1S34, professa l'hisOAira à r£ooie militaire de Fontainebleau, pu» à Rouen e* à Orléans, et vint ea 18U se fiier à Pans. On a de lui, entre autres ouvrages : TaUeau historique da Nations, 1806; HisUÀire de Vemip, Julien^ 1K17.
JONES (Inigo), célèbre ardiitecta, samommé le Vitruve de V Angleterre, né à Londres en 1572. m. en 1 651 , visita . en compagnie du comte de Pemaroke, la Franoe, l'Aliemagnie et l'Italie pour sa parCectionncr, s'arrêta surtout à Vicence pour étudier les chefsd'œuvre de Palladio, fat surintendant des bâtimenis de la couronne sens Jacques I et Charles l, et resu toujours attaché aux Staarts. Ses principaux travaux sont : le portique de St^Paal 4 Londres, la Bourse, l'hôpital de Grceawich , la Sall& des Banquets de WhitehaU. On a publié une coUection da ses dessins à Londres en 1776, 2 vol. in- fol.
JONES (Paul), intrépide marin écossais au serrice des Américains, né ea 1727, m. à Pans en 1792. KévoUé des cruautés que commettaient les Anglais contre les prisonniers anglo-américains, il alla preadre du serrice chez ceux-ci et devint ua des plus redoutables adversaires de son ancienne patrie. Il osa faire une descente en Angleterre^ à Whiie-Haven (Cumberland), eu 1778, s'eamaxa du fort et emmena plusieurs vaisseaux marchanos. En 1779, il força anc un seul bâtiment deux frégates anglaises à se rendre. Venu en France a^ès ce combat héroïque, il y fut reçu avec entliousiasme. U a paru an i; 98 à Par ris, et en 1830 à Edimbourg, des Mém, de F. James, qui sont peu authentiques.
JONES (William) « orientaliste. b4 à Londres en 1746, m. à CalculU en 1794, éUit fils d'un professeur de mathématiques. Il consul dès l'ivre de^ 18 ans le goût des langues orientales en apprenant l'arabe, avec un Syriea d'Alepqui se trouvait à Londres. D^a* bord précepteur du comte Spencer, il se fit ensuite recevoir avocat (177U) , et exerça avec succès cette profession, tout ea oonsacrant ses loisirs A la littérature orientale. Il fut nommé en 1783 jufçe A la cour suprême de Calcutta et remplit ces fonoiioas jusqu'à sa mort, n avait fondé en 1784 à Calcutia une société savaaie qui a puissamment contribué anx progrès des recherches sur l'Asie. W. Jones sarait viag} langues, entre autres l'arabe, le persan et le sanscrit; il écrivait fort bien en français : il a traduit du persan dans cette langue V Histoire de NadirChah^ 17 70 (avec un traité de la Poésie orienlale, également écrit en français). lia en outre traduit de l'arabe en anglais les MoaHahcUs, recueil da poésies arabes, 1782; du sanscrit, Sacountsla ou P Anneau, fatal, drame de Kaiidiksa, 1789, et le Code de Man^u^ qui contient toute la législation des Hindous, 1794. 1\ avait entrepris un vaste recueil des lois de flnde, qui a été publié après sa mort par Colebrooke sous le titre de DigesU des lois hindoues IStXk enfia, il a laissé une foule de dissertations scientinques et littéraires. Ses OEuores coviplèies ont été publiées par sa veuve» Londres, 1799t 6vol. in^ oa la toL ia-&.
JONGHE ou jovcHus. F. jumoius et juaics.
JÛMGLEUBS, JocuJUUftru^ nom donné dans Vongise à des joueurs d'instruments, qui couraient les thAteaux ou les foîres-au moyen Age, en compagnie des troubadours. F. jqnglevb&, au Victionsmiee des Sciences, et, dans celui-ci. Tart. tboubadoqbs.
JONKOEPING» V. de Suède («othiel. chA. i'uM
JORD
JOSB
pi«v« de tBÊSDB nem, à 31 kil S. O. de Stockholm, entre 3 laos : SODObab^ Gommeroe, indostrit ; sources minérales. Un traité de paix y fut signi «a 1809 entre là Suéde et lé Danemark. — La prov., entre celles de LlnkœpiDf, dll&borg et de Calmar, Compte e&T. 166 000 hab.
JOKSIVS (Jean), satant ailemandi, né en 1624 k Flenebourg (HoUtein), mort en 1659, enseigna quelque tempe h Kcanigaberg et à Francfort-anr-Ie-liieiB. on a de kû : Dé scriptoribut hitiorùe pMiotophieêSy publié par Boni, ]âa, 1716 : c'eet un tableau de toutes les sectes anoiennea et modernes tracé avec esaotitud»; et des dissertations De c/râinê libtorwn Afimtdisy De hittofia feripaietica, etc.
JOMSON(Benjaanin)tdit vulg. Bén^&kson^ Tan des meilleur» poètes dramatiques anglais, né à Londres, en 1 5J^4, d*un pauvre ecclésiastique pf oteitaut, fut mccasaivement dans sa jeunesse maçon, soldat, puisco* mfidien ; il eut peu de succès comaaeactea», et quitta la soèn» à 24 and pour se faire auteur. Encouracé par Shakespeare, il composa ua grand nombre de pâèces de genres très^iven^ qui* pour la plupart eu« renidtt succès; il obtint en 1616 le titre de poète lauréat. Ilmcniruten 1687, dans un étM de misènre ({^i*!! dotait à son inconduite. On écritic sur son tombeau cto bref panégyrique : 0 rare Ben Jwunn. On a de lui des tragédies, entre antres SéjtUi^ CaHlina^ des comédies en grand nombre, panni les^ueileionremar' que Volpone (le Htfnard), ta Femme taeitvvna, VAleiritnistei des farces, des épigrammes, etc. 11 brillait par l'esprit, mais il se fit beuicoop d'eanemis par son humeur satirique. 11 publia lui-même en 1616 une édition de ses œuTres. 4 vol. in^fol. La pins com-' plètee^ celle deW.Oifford, Londres, 1819, 9t. in-8.
JONSrrON (Jean), naturaliste et médecin, né en 1603 à Sambter près de Lissa (Posnaaie), d'une famille originaire d'Ecosse, mort en 1675 en Silésie, visita toute l'Europe et écrivit des ouvrages de genres très^ divers, entre autres desiYtsfotfrr dei Poiuons^desOvseatac, dês Insectes, des Quadrupèdes, des Afbr^, bUu, en latin, Hambourg, 1660, 2 vol. in^ol., et une HiS' entre umterselîecnile et eecUsiastiquê» Leyde, 1683^ qui fut condamnée à Rome. -* V, lOimstoN.
iOlfZAC. ch.-l. d'arr. (Charente- Inf.), sur la Seogtta, à 30 kil. S. B. de Saint^ 2750 fiab. Trib. de t^ inst. Fabriques de gros lainages; commerce de gtains, eaux-de-vie, bestiaux, volaillesestimées. Ane. ohateilenie, qui avait été donnée par Charlemagne à l^abbaye de St-Oennain des Prés de Paris.
JiorPÊ, V. de Paleetine (I>an), est au|« Jaffai,
JOIUM, roi d'Israti de 887 à 877 av. J.-C, fils d^Aohab et frère d*Ochosia8, ne se signala que par 9cm impiété. ïl fut en guerre avec les* Syriens Assiégé dans Samarie par Ben-Adad, leur roi, il était mir le point de se rendre, lorsq[oe les tretipes ennemies, saisies d*une terreur pamqne, se dispersèrent tout à coup. Il fut blessé au siège de Remotb de Galaad : pendant quil se faisait soiffoer à Jèsnièl, Jéhu se démart contre lui et le tua d'un coup de flèohe.
JORAii, roi de Judade 880à 877 af . J.-C, fllsde Jo> Mpbat,8e signala, comme le Jonim d'leraèl,par son im>plété et se couvrit de crimes, 11 éponsa l'impie Athaiie quil'eacratnaaumal, et, par teseonseils de cette reitie cruelle, il fit mettre à mort ses propres ft'ères, ainsi que la plupart des grand* du royaume. Les Iduméens , tes PliilistinB, les Atfabm k'attequèirtnt tous à la Ibis •t SBirenf ses Ët«s à ton et à saiw. Il nérH d'une maladie horrible. La sépoUure lai fat rtfusée.
JOAAt, petite chaîne des Alpes, dans laSuMse, s^étend au N. du lao Lématf , sm* une longueur de 6.% k. ■lie forme la ligne de partage entre les eaus du lac Ifeuehfttel et celtes du lec de Gcnèiv.
JORBiABNS (Jacques), peintre de l'éoolê fUnamde, toé «n 1694 à Anvers, m. «n 167B, fut él^ve de^ Van Ort et de Hubens. Il avait me grande vigueur de eoloris, une entente purfaite d» olaip-oliscur , et iMBucoifp de feoiRté pour le travail ; mais ii «eborna Ift piltt souvent à rimMafloHaêmld'd^ki *atara : U
n'a rien d'idéal. On a souvent attribué A Rubensua de ses plus grands tabieaui, Jism-Christ au mxUeU' des docteurs. Le Louvre possède de cet artiste îês QuaWe ÉtangéUstes^ le Roi botl, le C<meert de fam^ls, lee Vendeurs tkaseés^ du Wmple, etc. On cite encore de lui Pof» à table che% le paysan (A Munieb) ; Baeek^s inre servi par les Uaeohantes (à Dresde) « etc. Il a gravé lui-même quelques-uns de ses tableaux.
lORDAN (Camille) , bonraie politique, aé A Lyon en 1771, m. em 1^1» prit part au soulèvement do Lyon contre le réginM de la Terreur , émigra jus- Qu'au 9 thermidor, fot nonuné en 1796 au Conseil des Cinq-Cents, et fit à cette aasembiée un rapport oélèbre sur la liberté des cultes ; fut proscrit aprè» le I Blhictidor, rentra en France en 18Qo, se livra sou»' TEmpire à des études de littérature et de philosophie; fut élu en 1816 membre de la Chambre des Députés^ puis appelé au Conseil d^tat^. mais ses opinions Libérales l'en firent exclure en 1819» 11 siégea depuis sur les hantes de l'opposiftion , et se montra toujours* zélé partisan d'une sa^ liberté.. On a^ de Camille Jordan des Diseours peHtiques ^ pMi^s en 1826i, et un grand nombr» de brochures do circonstance^ notâmmcDfC l'Histoire dele^centersion dwM dame parinienne^ PariS) 17911, allégorie où. il combat Fégiis» constitutionnelle^ le Vrai iehadu-rote ffatio^ial sur 1» coHsuUU à «1». 1802v etc. U a- traduit quelques morceau k é» SchfUer et de Klopatock.
JOKDANE, peintre italien, f. 6iorba2<o (Luc).
JOilNANfiÈS, historien (du Vi* sièclfe, OoUi dena-^ tioo, était Mutaire du rof de^Alains. 11 quitta sa profession pour eoibrasser le Chriftti«nisme,ot fut, a ce qu'on prétend, évèque de Ravenne ou de Orotone. U a écrit: Z>e Gol/iomm wrigineetrébusgestis ^histoire qui va jusqu'au nègne de Vitigès, et un abrégé chroui»^ logique <fe l'histoire universelle , intitulé : De regno^ rum swscessione. La 1*' de ces deur ouvreffe», im-> portant malgré ses lacunes et malgré la barbarie du style, a été publié^ aivec CassiodorOi par Guill. Fournier, Parts, 1&&8,. et trad. en fr. par Dronet de Maupertuis, 1763, et par Savagner,1842 (dans laoolleotion Panckoucke) ; le 3* , à peu près insignifiant, a été pubhépar B. Rhenanus, Bâle, 1631, in-foi,, et trad. également par Savagner. On trouve les deux ouvrages dans les ifimMmerUa Germaniee de Porta.
J06ABETH) femme du grand prêtre Joad, éuiit fille daJoram, roi de Juda. V. mhu».
JO&ASHAT, roi de Juda de 904 à 880 av. J.-0.| fut tm des prinees les plus pieux et les plus sages du roy. de Juda. £n récompense il fut délivré miraculeusement par le Seigneur des attaques des Ammo-> nites et des Moabites, et put sonnïettre au tribut les Philistinset lesArabes. L'Ëcritare nelui reprocheçjue de s'être allié à Achab pour faire la guerre au roi de Syrie, et d'avoir marié Joraraaon fils k AthaUe, fille de Jézabel. -^ La Vallée de Josaphat était voisine «Te Jérusalem, entre cette ville à TE. et la mont, des Oliviers A l'O.; elle était arrosée par le torrent de Cédron. Selon une tradition consacrée par uo passante de Joël (ch. m, v. 3)^ c'est dans cette vallée qu'aura lieu le jugement dernier.. Du reste , Texpression du prophète est amphibologique^ le mot Joschpjtal signifiant en hébreu le Jugement de Dieu*
JOSEPH, fils de Jacob et de Hachel» né à. Haran (Mésopotamie) en 1745 av. J.'^C., m. on 1635 (3113- 2003 suivant VJkrtdevéfilkr les daAes)i était Tobjet delà prédideotion de son pêne. Seslrères, jaloux de lui, le livrèrent A des marchands ismaéhtes,i qui eus^êmes le vendirent A Putipbar» un des princi«paut officiers de Pharaon, roi d'Egypte. Putiphar le mit A la tète de sa maison^ et lai têmoigaa la pftus gratvlBi confianœ. Mais bientôt Joseph , ayant refusé de répondre aux désirs eri minois de ^épGus^ de Putiphar, se vit accuaé par cette femme dfavoir voulu la séduire» et san maître abusé le fit metti» en prison. Là Je«eph« inspiré parla sagesse divina, expliqua les songea de deux prisonniers qui étaient eofarmèiavèc la*(le pannetier et réetaaniOQ danij»