‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 556 sur 578 · JOSE · texte numérisé non relu

JOSE

en leur annonçant leur destinée prochaîne , et ses prédictions s'accomplirent. Pharaon, en ayant été instruit, le manda pour lui demander Tinterpréta- ^ion d'un songe effrayant qu'il avait eu lui-même ^ et |ue personne ne pouvait expliquer : Joseph , en interprétant ce songe, lui prédit 7 années de disette précédées de 7 années d'abondance. Pharaon, charmé lie sa sagesse, le choisit pour premier ministre, et le chargea de mettre en réserve le superflu des premières années pour l'époque de la disette. Quand ce dernier temps fut venu, Jacob, qui manquait aussi de grains, envoya ses fils en Egypte pour en acheter. Joseph se fit alors reconnaître d'eux , leur

Eardonna, les appela en Egypte avec leur père, et surfit donner par Pharaon la terre de Gessen. Il gouverna longtemps l'Egypte, et mourut ftgé de 110 ans, laissant deux fils, Manassé et Ephralm, qui avaient été adoptés par Jacob, et qui chacun donnèrent leur nom à une aes douze tribus. L'histoire de Joseph a fourni de nombreux sujets dt Mystères ^ de drames, de tragédies (notamment à l'abbé Genest et à Baour- Lormian) , et celui d'un poème en prose de Bitaubé.

JOSEPH (S.), époux de la Vierge Marie, et père nourricier de Jésus, était de la race de David. Il vivait à Nazareth dans la pauvreté et exerçait le métier de charpentier. Déjà vieux, il épousa Marie, comme aon plus proche parent. Quand elle devint enceinte, il voulut la répudier; mais, instruit par un ange du mystère de l'incarnation, il consentit à la garder et a élever son fils. 11 sauva Jésus enfant, en l'emmenant en Egypte. L'Eglise le fête le 19 mars. Les charpentiers l'ont pris pour patron.

JOSBPH p'àrim ATBiB, rlche habitant de Jérusalem, et disciple zélé du Christ, redemanda son corps à Pilate après la passion et l'ensevelit dans son jardin. Il appartenait à la tribu d'Ephralm, Selon des traditions fort répandues au moyen Age, Joseph d'An* mathie serait venu par mer de Judée en Provence, et serait passé de là dans la Grande-Bretagne, où il aurait prêche la foi et apporté le saint Gréai. F. grêal.

Joseph (S.) de calas anzio, fondateur des Écoles pies en Italie, né en 1556 à Peralta (Navarre), m. en 1648, embrassa l'état ecclésiastique malgré sa famille et ne tarda point à être élevé à l'épiscopat. Frappé, dans un voyage à Rome, de la misère et de l'ignorance des classes pauvres, il renonça à son évêché pour se vouer à l'éducation des enfants du peuple. Il ouvrit sa première école en 1597 : en moins de 3 ans, il eut plus de 700 élèves, auxquels il enseignait, outre la religion, la lecture, l'écriture, le calcul et la grammaire. La reconnaissance publique donna à ces écoles le nom d'Écoles pies, sous lequel elles se sont répandues par toute l'Italie, en Espagne et jusqu'en Allemagne. Ce ne fut toutefois qu^en 1616 que le pape Paul V sanctionna la congrégation des Piaruîes ou Frires des Écoles pies. J. Calasanzio fut canonisé par Clément XIII en 1767.

JOSEPH 1*% empereur d^Aliemagne, fils de Léopold If né en 1678, fut proclamé roi de Hongrie en 1689. roi des Romains en 1690, et monta sur le trône impérial en 1705. Dans bi guerre de la succession d'Bspagrte, il soutint avec force les intérêts de son frère Charles contre Philippe d'Anjou, petitrfils de Louis XIV. Ses troupes, commandées par le prince Kugène, remportèrent de grandes victoires sur les Français, à Turin (1706) et à Malplaquet (1709) : mais sa mort, survenue en 1711 , ne lui permit pas aevoir la fin de cette guerre. Joseph I apaisa par les voies de la douceur des révoltes qui avaient éclaté en Hongrie, sut faire choix de bons ministres et de bons généraux, et les récompensa noblement.

JOSEPH II, emp. d'Allemagne, né en 1741, fils de Temp. François I de Lorraine et de Marie-Thérèse d'Autriche, fut élu roi des Romains en 1764, et nommé empereur en 1765, à la mort de son père; mais ce ne flit d'abord pour lui qu'un titre honorifique : Marie-Thérèse conserva le pouvoir, et il ne gouverna réellement qu'après la mon de cette prin-

cesse (1780). Animé des intentions les plus libérales, mais ne consultant ni l'esprit de son temps, ni celui de sa nation . il essaya, sans y réussir, de ré* primer une foule d'abus. II s'aliéna surtout lecleipé en rendant l'édit de tolérance de 1781 et en portant coup sur coup des lois qui changeaient la discipline ecclésiastique. Les prières du pape Pie VI, qui se rendit même près de lui en Allemagne (11 82)^ ne purent l'arrêter dans ces réformes. Bn 1787, il fit alliance avec Catherine II contre les Turcs : il échoua d'abord devant Belgrade, puis fut battu à Lugosch, et vit les Musulmans pénétrer au cœur de ses Stats; mais le feld-maréchal Laudon rétablit aes alEûres et força même Belgrade à capituler. L'insuvrection des Pays-Bas et la révolution de France, qui menaçait si cruellement sa sœur Marie-Antoinette, le Jetèrent dans une tristesse profonde; il m. en 1790. Paganel a écrit V Histoire de Joseph 11, 1843. S^s Lettres ont été publiées à Lcipsick, 1821.

JOSEPH ou JOSBPH-EHHANUBL, roi de PoTtugal, fils de Jean V, monta sur le trône à 35 ans, en 1750, et mourut en 1777. Sous son règne, un tremblement de terre engloutit une partie de Lisbonne (1755); les Jésuites furent expulsés du royauAe, à la suite d'une conspiration contre les jours du roi, dans la-* quelle la malveillance impliqua des membores de cet ordre (1759)^ enfin, unédit abolit l'odieuse distinction des anciens et des nouveaux chrétiens en Portogai (1773). Joseph eut pour principal ministre le marquis de Pombal : par ses codseils. les études tarent restaurées, le commerce et l'industrie en rages, et le pouvoir de Tlnquisition diminué.

JOSEPH, roi d'Espagne. F. bonapàrtb.

JosfcPH (Fr. LECLBRC DO TREMBLAT, dit le P.), confident du cardinal de Richelieu, né à Paris en 1577. mort en 1638, était fils d'un président au parkônenl qui fut ambassadeur à Venise, et de Marie de La Fayette. Il servit quelque temps avec distinction dans l'armée, puis, tout à coup, il quitta le monde pour se faire capucin (1599). Il entreprit des missions en diverses provinces de France, et parvint aux premiers emplois de son ordre. En 1616, il eut occasion de se faire remarquer de Richelieu, qui lui confia quelques missions du plus haut intérêt : il rendit à son tour de grands services au ministre, notamment à la diète de Ratisbonne , en 1630, et lors de la prise de Corbie, en 1636. Confident intima da toutes les peiisées et de tous les desseins du caidi* nal, chargé'des affaires les plus épineuses, il n'eut jamais un caractère officiel : on le surnommait l'i^ mtnence grise, Richelieu le soigna lui-même dans ses derniers moments, et s'écria en apprenant sa mort : « J'ai perdu mon bras droit.» Il venait d'être nonuné cardinal lorsqu'il mourut. C'est le P. Joseph qui fonda l'ordre des Filles du Calvaire. Il a laissé de précieux jr^motrsr, restés manuscrits.

JOSEPH (Sœurs hospitalières de St), instituées à La Flèche, en 1642, par MUe deLaFère, étaientsoumises à la règle de St-Augustin. Elles desservaient plusieurs hospices en France, et avaient même une maison à Montréal, dans le Canada.— Un autre ordre de Sœurs de St- Joseph, établi en 1638, se consacre à l'éducation des jeunes filles. Elles se distinguent par une robe bleue.

11 existe aussi un ordre de Frères de St-Josaph , qui est voué, comme les Frères des Écoles chrétiennes, à l'instruction primaire, mais ils en diffèrent en ce qu'ils peuvent exercer isolément.

JOSEPHE, Josephus, historien et général juif, issu de la famille des Macchabées, né à Jémsalem, l'an 37 de J.-C, était de la seote des Pharisiens. Nommé gouverneur de la Galilée par ses compatriotes insurgés contre les Romains, Van 67, il soutînt dans Jotapate un long siège contre Vespasien et Titus. S'étant enfin rendu au premier, il lui prédit son élévation à l'empire, et se concilia son amitié. Vespasien et Titus l'emmenèrent à Rome où il reçut le droit de cité et le titre de chevalier : il y mourut

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Tan 95. Josiphe aëcritriTtftotfe de îaauerre des Juift eofUre lerilomaïfu, en 7 liv. , ouvrage doQt Titus faisait le plus grand cas; cette histoire fut rédigée d'abord en syriaque , puis mise en grec par l'auteur môme. On a en outre de lui les ÂnHquxUs judaïques eti'lQXiyTes : c'est Thistoire des Juifs jusqu'à la prise de Jérusalem; sa propre Vie; deux livres Contre Avion, adversaire des Juifs; un Éloge des sept Macchabées martyrs; tous ces ouvrages sont écrits en grec. La clarté et l'élégance de Josëphe l'ont fait surnommer par S. Jérôme le Tite-Live de la Grèce ^ mais sa véracité est suspectée. Les OEuvres de Josèphe ont été réunies par Sig. Havercamp, avec la trad. lat. de J. Hudson, Amst., 1726, 2 voL in-fol., et réimprimées par G. Dindorf, dans la Bibliothèque grecque

Glaire, 1846, in-4. M. Isambert en a laisse une traduction manuscrite.

JOSÉPHINE (Marie Joséphine Rose tascherdb LA PAGBaiB), impératrice des Français, née en 1763, à la Martinique, m. en 1814, fut mariée dès l'âge de 15 ans au vicomte de Beauharnais, dont elle eut deux enfants, Eugène et Hortense. Après avoir vu son mari traîné àl'échafaud, elle fut elle-même in- 'carcérée, et ne dut sa liberté qu'à Tallien. Elle ne tarda pas à prendre un grand ascendant sur son libérateur, puis sur le directeur Barras. Dans une audience qu'elle eut du général Bonaparte pour lui demander une gr&ce, eÛe lui inspira le sentiment le plus tendre, et bientôt elle consentit à l'épouser (1796). Elle partagea la haute fortune de son époux. Devenue impératrice, elle n'usa de son pouvoir que pour faire le bien,- et se fit universellement aimer; on lui reprochait seulement une prodigalité peu réfléchie. Napoléon, n'ayant point d'enfant de son union avec elle, crut devoir divorcer : Joséphine supporta avec résignation cette séparation cruelle (1809). Elle vécut depuis, soit au cb&teau de Navarre, dans le département de l'Eure a soit à la Malmaison , où elle mourut, peu après la chute de l'Empereur. Son corps fut dépose dans l'église de Rueil. Cette princesse unissait à la beauté et à une extrême bonté une er&ce irrésistible. V Histoire de IHmip, Joséphine a été écrite par J. d'Aubenas, 1859; ses Lettres ont été publiées en 1827 et 1833. Une statue lui a été érigée à Fort-de- France (Martinique) en 1866.

JOSEPUINOS. F. AFRÀNCESADOS.

JOSEPPm (le). Joseph Cesari, dit il Giuseppino,

Îeintre italien, né en 1560 à Arpino, m. à Rome en 640, était fils d'un peintre d'enseignes, et fut d'abord au service des peintres qui travaillaient aux embellissements du Vatican. Ceux-ci, ayant reconnu en lui d'heureuses dispositions « le présentèrent à Grégoire XIII, qui lui fit donner des leçons de peinture. 11 devint bientôt un des plus haoiles artistes de Rome ; Clément VIII le nomma directeur des travaux de St-Jean de Latran. Il avait une facilité prodigieuse; mais, par cette facilité même, il contribua à propager le faux goût. Parmi ses tableaux , on distingue une Àscemion; une Madone dans le ciel; une Bataille entre les Romains et les Sabins; Diane et Action; une Nativité; VEnJèvement d' Europe, et Adam et Eve chassés du paradis terrestre (au Louvre). Ses derniers ouvrages sentent la négligence et ne valent pas les premiers.

iOSLAS, roi de Juda, fils et successeur d'Amon, fut placé sur le trône l'an 639 av. J.-C, à peine ftgé de 8 ans. Il régna sagement, renversa les autels des faux dieux , et It réparer le temple : c'est alors que le grand prêtre Helcias retrouva dans les décombres rexempJaire original de la loi de Moïse. Josias périt dans une bat. qu'il livrait, à Mageddo, contre Néchao, roi d'Egypte, 608 av. J.-C.

J(^UIN DESPREZ, compositeur français, appelé de son temps le Prince des musiciens, né vers 1450 à Coudé ou àCambray, m. en 1531, alla se former

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en Italie : fut attaché comme chanteur à la chaptC^ pontificale, passa plusieurs années à Ferrare, où i jouit de la protection du duc Hercule I, puis vint se fixera Paris, où Louis XII le nomma son 1" chanteur. Il a laissé un grand nombre de messes, de motets, de chansons, qui ont été recueillis, soit à Venise, par Oct. Petrucci de Fossombrone, 1503 et 1513, soit à Paris, par Nie. Duchemin, 1553, et par Rob. Balard, 1572. Sa musique se fait remarquer par la liberté et la facilité; ses chansons ont de fa grâce et sont empreintes d'un caractère de malice spirituelle et de verve plaisante.

JOSSE (S.), Jodocus, fils de Juthaêl, roi de Bretagne, et frère de Judicaêl, quitta la cour pour la vie religieuse, et alla dans le Ponthieu, où il fonda

Plusieurs monastères. Il mourut vers 668. L'Église honore le 13 décembre.

JossB, marquis de Moravie, acheta de Wenceslas, son cousin, le duché de Luxembourg, et le revendit au duc d'Orléans , frère de Charles VI. Après la mort de Robert, successeur de Wenceslas (1410) » Josss fut élu par quelques électeurs empereur d'Allemagne; mais il mourut trois mois après.

JOSSELIN, cb.-L de c. (Morbihan), à 12 kil. N.O. de Ploêrmel; 2879 h. Collège. Cette ville éUit jadis 1& ch.-l. du comté de Porrhoêt. Elle avait un château où mourut le connétable de Clisson en 1407. C'est aussi aux environs de Josselin, dans la lande de My- Voie, que se livra en 1351 le combat des Trente.

iO>S£LIN, sire de Courtenay, accompagna en Palestine Baudouin II ^ son cousm, reçut de lui la f)rincipauté de Tibénade (1 115) et lui succéda dans e comté d'Édesse (1118). Il mourut en 1131 , après s'ôlre signalé par une foule d'actions héroïques. — Son fils, Josselin II, lui succéda à £desse:mais, aussi lâche que son père était brave, il se laissa dépouiller par les Turcs; emmené captif à Alep, il y mourut en 1149.— Josselin III, fils du préc, fut fait prisonnier par les Turcs en 1165, et ne fut racheté qu'en 11,75 par Baudouin IV, son beau-frère.

JOSUE,cnef du peuple hébreu, né en Egypte, succéda à Moïse dans le commandement l'an 1605 av. J.-C, et introduisit les Juifs dans la Terre-Promise. Il passa le Jourdain à pied sec, s'empara de Jéricho en faisant tomber les murs de la ville au son de la trompette, et vainquit, à Gabaon, Adonisédec, roi de Jébus, ainsi que 4 autres rois chananéens qui s'étaient ligués avec lui : pendant le combat que leur livra Josué, Dieu arrêta le soleil pour prolonger la journée et lui permettre d'achever sa victoire. Josué mit six ans à conquérir le pays de Chanaan, en fit le

Krtage entre les 12 tribus et mourut à 110 ans, n 1580. On a dans la Bible un livre qui porte son nom et qui renferme son histoire.

JOTAPATE, V. de Palestine (Nephtali), en Galilée, au S. Josèphe y soutint un siège contre les Romains.

JOTAPIEN, généra] romain, se fit proclamer empereur en Syrie à la mort d'Alexandre-Sévère, dont il se disait parent ; il fut défait et tué en 249.

JOUAN (golfe de), petit golfe de la Méditerranée, sur la côte S. £. du dep. du Var, est séparé, à l'E. ,. de la rade d'Antibes, par une presqu'île, et à l'O., du golfe de Napoule par le cap de la Croisette. C'est dans ce golfe que Napoléon I débarqua le 1*' mars 1815.

JOUARRE, Jovara (Jovis ara) ou Jodrum, v. du dép. de Seine-et-Marne, à 19 kil. E. de Meaux, et à 2 kil. S. de la Ferté-sous-Jouarre; 2700 hab. Fours à plâtre , comm. de grains et de bois. Un monastère y avait été fondé en 630 par Adon, frère de S. Ouen.

JOCBBRT (Barth. Catherine), général français, né en 1769 à Pont-de-Vaux (Ain), s'enrôla en 1791 , servit avec la plus grande distinction en Italie et fut, api^ès des prodiges de valeur, nommé général de brigade sur le champ de bataille de Loano,en 1 795.Ilseconda puissamment le général en chef Bonaparte dans la campagne de 1796, à Montenotte,à Millésime, à Mondovi,à Rivoli;commanda lui-même un corpb d'armée enl 7 98i révolutionna le Piémont, et obtint d'abord de grands

JOUF

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