‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 559 sur 578 · JUDA · texte numérisé non relu

JUDA

JUDË

sous Jules Romain : son dessin est frès-par, mais sa couleur est un peu sôche. Plein de piété, ce peintre se préparait à ses ouvrages importants par la pénitence et la communion.

JUAN-FERNANDEZ (Ile de), Ilot du Grand-Océan austral , à 660 kil. 0. aes côtes du Chili , dont elle dépend. Elle est de forme irrégulière, et offre plusieurs ports naturels, entre autres le port Anglais au S. E. et le port Juan-Femandez à l'O. Sol montagneux, pierreux, peu fertile : on n'y cultive guère que le figuier et la vigne. Découverte au xvi* siècle par TEspagnol Juan Femandez et longtemps déserte, cette Ile fut pendant plusieurs années le séjour de Selkirk, marin écossais, dont les aventures ont donné à de Foô l'idée du Robinson Cruioé. Près d'elle se voyait autrefois une seconde tle, qui disparut en 1837.

JUBA, roi de Numidie, fils d'Hiempsal, succéda à ce prince vers 50 av« J.-C, embrassa le parti de Pompée, accueillit, aprèila bataille de Pharsale, les restes de l'armée vaincue, secourut Caton qui s'était enfermé dans Utique, perdit avec Q. Métellus Scipion la bataille de Thapse, et se fit tuer par Pétréius, son compagnon d'infortune, 46. La Numidie fut alors réduite en province romaine. — Son fils, Juba H, mené prisonnier à Rome, fut élevé avec soin par César. Auguste, dont il se concilia les bonnes grftces, lui fit épouser Cléopfttre Séléné, fille d'Antoine et de la célèbre Cléopàtre, et lui donna, vers l'an 30 av. J.-C, un royaume composé des deux Mauritanies et d'une partie de la Gétulie. Juba mourut après un long reffne. l'an 23 de J.-G. Ce prince s'était livré à rétude de l'histoire et de la nature ; il avait composé , en grec; Àrckiolo^ romaine. Histoire de Libye, d'Auyrie, d'Arabie (dont les fragments ont été recueiUis dans le III* vol. des Fraamenta historicarum grœc. de la collection Didot, 1840) , et divers traités

JUBBDLH)OR, T. de l'Inde. F. oJonBBOULPOUR.

JUBIIÀ Chez les Juifo, on appelait jt<dt7^ ou annie jubilaire une année qui revenait au bout de 7 fois 7 années, c.-à-d. tous les 50 ans, comme le iobbat revenait au bout de 7 jours. Cette année était consacrée au repos ^ les dettes étaient abolies, les esclaves et les captifs mis en liberté; les biens aliénés revenaient à leurs premiers propriétaires ou aux héritiers de ceux-ci. Cet usage, qui avait pour but de prévenir l'oppression des pauvres et leur asservissement perpétuel, parait n'avoir été observé que jusqu'à la captivité de Babylone. — Chez les Chrétiens, on appelle à la fois jubilé certaines époques pendant lesquelles le pape accorde des indulgences plénières, et les cérémonies qui accompagnent ou précèdent le temps du jubilé. Le pape Boniface YIII mtroduisit cet usage en 1300» mais il n'a reçu le nomdeiuNM^u'en 1473, sous Sixte IV. D'abord, les jubilés avaient lieu tous les cent ans; Clément YI en fixa le retour à 50 ans, Grégoire JU à 33 ans et Paul II à 25. Outres ces jubilés réguliers, les papes en accordent un au moment de leur exaltation ou dans des circonstances exceptionnelles. — On fait venirle nom de>iil>t7ëde l'hébreu jobel, corne de bouc, parce qu'on se servait d'une corna de ce genre comme trompette pour en annoncer l'ouverture.

JUBLAINS, Diablintei, puis Naodunum, vge de France (Mayenne), à 10 kil. S. E. de Mayenne; 3000 h. Vestiges d'antiquités, restes d'un camp dit de César, Elle était jadis la capitale des Aulerei Diablintes.

JCliA, fils de Jacob et de Lia, donna son nom à la principale des 12 tribus Israélites, et fut père de la race royale d'où sortirent David et le Messie.

JUDA BAULAD08CH (c.-à-d. U Satnl), rabbin, fondateur de l'école de Tibériade, né à Sepphora, lan 120 de J.-C, m. en 194, est regardé comme l'auteur de la Mitdhna, l" partie duTalmud : il y employa 30 ans de sa vie. L'édition la plus complète

de la Misehnà est celle de Surenhusius, Amst. , 1698, 6 vol. In-fol. , hébreu et latin.

JUDA (Léon de) , un des prraiiers réformateurs , ami de Zwingle, né en Alsace en 1482, m. en 1542, a donné une version latine de l'Ancien Testament faite sur l'hébreu, et une du Nouveau, faite sur le grec. Elles ont été publiées toutes deux à Zurich , en 1543. C'est la Bible dite de Zurich ou de Valable (réimpr. par R. Etienne, 1645).

JUBA (tribu de), une des 12 divisions de la Palestine, s'étendait entre les tribus de Benjamin au N. et de Siméon à l'O., le lac Asphaltite à l'E. et l'Arabie au S., et avait pour Tilles principales Hébron, Bethléem, Engaddi, Cadès-Barné, Sébolm, Eglon, etc. Après le schisme de Jéroboam , elle resta fidèle au fils de Salomon et donna son nom au royaume de Juda.

JUDA (Roy. de) , formé après le schisme de Jéroboam en 962, se composait de 2 tribus, Juda et Benjamin, et avait pour capit. Jérusalem. Il ne comprenait guère que la 6* partie de la Judée, et était beaucoup moins étendu que le roy. d'Israël, mais la population de ces deux tribus égalait celle des dix autres. — Les deux royaumes furent sans cesse en lutte, et, après s'être affaiblis mutuellement. Us tombèrent sous le joug de l'étranger. Le roy. de Juda subsista plus lonfftemps que son rival ; en 606 commença la captivité oe Baoylone : une grande partie des babitants furent emmenés esclaves en Assyrie,bien qu'un fkotème de roi restât à Jérusalem; en 587, Naouchodonosor emmena en captivité le dernier roi de Juda, Sédécias ( F. juirs) . Voici ki liste des rois de Juda. Boboam^ 962 Joathan, 752

Abiam, 946 Achaz, 737

Asa, 944 Ezéchias, 723

Josaphat, 904 Manassé, 694

Joram : avec Josaphat, 883 Amon, 640

seul, 880 Josias, 639

Ochosias, 877 Joachaz, 608

Athalie, 876 Joachim ou Ëliakim 608

Joas, 870 Joachim ou Jécho-

Amasias, 831 nias, 597

Osias, 803 Sédécias, 597-587

JUDAÏSME, religion des Juifs. F. juifs.

JUDAS MACCHABÉE. F. MAGGHABÉE.

JUDAS iscARioTB (pour Issochariotes ^ c.-à-d. de la tribu d'Iitathar), l'un des 12 apôtres, trahit Jésus- Christ en le désignant à ses ennemis par un baiser qu'il lui donna au milieu de la foule, et le livra an prince des prêtres pour 30 pièces d'argent Déchiré par ses remords, il alla rendre l'argent qu'il avait reçu et se pendit de désespoir. V. haceldaica.

JUDAS LEviTA, savant rabbin Juif, né en Espagne en 1090, m. en 1140, possédait presque toutes les sciences connues de son temps. On dit au'étant allé en pèlerinage à Jérusalem, il fut écrasé par le cheval d'un musulman. On lui doit le CoMrt, dialogue sur la religion, où il réfute les Gentils, les Philoso-

Shes et les Juifs caraltes. Cet ouvrage paraît avoir té écrit originairement en arabe; u a été traduit en hébreu, Venise, 1547 et 1594, en espagnol, Amst., 1663, et en latin, parBuxtorf, Bftle, 1660.

JUDE (S.), l'un des 12 apôtres, appelé aussi Thadie ou le Zélé, frère de S. Jacques le Mineur ^ était cousin germain de Jésus. Après la mort du Sauveur, il alla prêcher l'ËvangiledansTIdumée, l'Arabie, la Syrie, et jusque dans la Mésopotamie, et mourut pour la foi, à Béryte selon les uns, en Perse ou en Arménie selon les autres, vers l'an 80. On a de lui une ÉpUre, écrite vers 67 , où il prémunit les chrétiens contre les erreurs des Simoniens, des Gnostiques, etc. L'église le fête le 28 oct., avec S. Simon. JUDÉE, JtuUea. Ce nom se prend Untôt pour la Palestine entière, tantôt seulement pour celle des 4 divisions de la Palestine oui était la plus au S. 0 et qui comprenait les 4 trions de Juda, Benjamin, Dan ,' Siméon, avec le pays des Philistins sur la côte et une partie de l'Idumée au S. La Judée tirait son nom de la tribu de Juda, qui y joua toujours le nriiv*

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«pal rAk. Bénàk, ArohâteAi, sa& fik, «t Hérad» Agrippa y rég:Tièrent; Ponee-rPUaAe ea fut procoitnteur. H6iaMf k Venpire r«n 44 da.J.'C, elle loema, S0D8 Coofllantiii , «vm k.S«Bi*rie» la Palestinat I**. F. PAUSTiifB et lum.

JXnNSMBUBG^ Z<fuMH», v. des fitata aatriohiaks <Styrie), ch.-l. de eerole, à 80 kil. N. 0. de GvaBte; 2QÛ0 hab. Ghâteau. Forgea; tonree minâald.

JUDEX (Matthieu), eo alL âsiehler^ tliéolQgin^ né en 152S, à TippMvalil (Mianie), m. «n U64, est un des auteurs des côtèbree €eniuries dt Maadebaurg (F. Mi(ODBBO0Be>. On lui doit aussi tiA ÉnaAimH-i'/»utUmm éê la tyjp^armfikàê^ etc.

JUMCAEL, roi de la Bretagne annoiique, flftda ae$ droits à 8alf»oa, son frère, en él2, et ee retira dans le monastère de St-Méen ; mais il en sortit pinir monter sur le trâne en 632. En 636 il se soumit à Dagobeit, roi des Francs, sur les instances de S. £loi; deux ans afirès, il rentra dana son monastère oi ilmottrut (656). On rheBorecofnDM saint la 1 6 déc.

aUDim. héroïne juive, Touvede Manaestis. rieàe citeven jaif , kabitait Béthulie, ioesqee HolofUMme, général de Nabuchodonosor, roi d!AsByrie, vint assiéger oelte ville. Judith, pow saaver son pays, alla trouver le général ennemi : celui-ci, frapjpé de sa beauté, l'aecueiUtt et l'invita à un rnpas, dians lequel il s'enivra; pendant son sommeil, élis lui trancha la tète avec son propre glaive et emporta cette tète à Béthvlie. On place cet événement vers 659 av. J.-C. L'histoire de Judith est rapportée dans un livre de la BiUe qui fait partie des hvres canoniques, atais

Sue les Protestants regardent comme apocryphe. L'acon de Judith a inspiré plusieurs tragédies, (notamment àBoyer, 1695,èMmeGirardin, 1843), et a été admirablement représentée sur la toile par H. Vanaet.

JUDITH, 2* femme de Louis le Débonnaire et fille de Welf, comte de Revensberg ou Altdorf (en Bavière), épousa Louis en 819. Devenue mère de Charles le Coanve (823), elle engagea son époux à Caire un nouveau partage de ses fitats entre ses enfants, afin de pouvoir apanager le jeune Charles; mais ks fils du 1** lit, Pépin^ Louis et Lothaire, se voyant dépouillés en partie, se révoltèrent; Judith« ariètée dans sa fuite, fut enfermée au ceuveot (te 8te*Radegonde, à Poitiers (829), comme coupable d'adultère. Néanmoins, dès l'année suivante, elle roiarut à la cour. Emprisonnée une 3« fois à Tortone (833), die réussit encore à sortir de prison. BUe reprit son ascendant sur Lonie, et le ooneerva inaan'à sa mort (843). -* Une antre Judith, filledeCharibsleChanTe et petite^fille de la préoèd.. née vers 84S, épousa Sthelwolf, roi de Wesscx, dé^ vieux, puis, après la mort de ce prince. Baudouin, giand forestier de Flandre, pour foi la Flandre ibt érigée en comté.

lUGBMBNT DB DXBn, sorte d'épreuves auxquelles on avait recours pendant le moyen ège pour sfassurer de l*innoocneeoudela.ciilpabibtéd'un accusé, et ^i tisaient leur nom de ce qu'elles supposaient née intervention divino'en foveurdubon droit. Onlea nommait aussi OrdaUeà <dueazon ordai, utikeH. jugement). La nature de cesèpreuvesaaonvent varié. Elles oensistaient tant^ à rester un certain tempa sous Teau sans se noyer ou à plonger le bras dans un vase d'eau bouillante sans en éprouver encan mal (d^Nvtcvs de rsan), tantôt è prendre avec la mùn une barre de fer ronge, ou à marcher pieds nus sur du 1er ardent (c'est ce qu'on appelait k jugement par le feu). Le jugement par la croûs consistait à tenir pendant nn tempa donné les bras éleeés en croix : celle des deux parties qui était lassée la première perdait sa eauae. On mettait anssi au nombre des jogensents de Dieu les combats singuliers. S. Louis, en m'admetlant plaa qwe la preuve par témoins, mit fin à oes sortes de jngemeou où la raison et la justice étaknt obligées de céder aux capnees du hasard ou kr la frande. Déjà le pape lonoccnt 111 aveàt condamné an cenoile de Latran plusieurs de ee» épreuves.

JUGES, magistrats suprêmes des Hébreux, étaient

ûtheniel.

Ahod,

Débom^

Cédéon,

AhiméleBb,

.130»*13Ûfi

TholA,

des ohe€i éleétVs ^«smnlaiBnlle eHnaMBdement miKtaire avec le fKiuvolr.)adioiaiffe '..fiéU et Saonel y ji^ignirant le pouiBOir «acerdotal. Les Jngee gouvernèrent les Hébreux après les itiunenx^ 18 ans andès leur entrée dans la Terre -Promise, et joaqiu la création dearois (15è4-ld60). Voici èénranema.:

Jcpl^, I2tt-ia87

.àhmmiy 1231-1230

J^iakua, 1230-1220

Abdnn, 1220^1112

.Samso», n73-m2

fièli, ll&2-m2

Samuel, 10f2*l«60

La série dss Jages.ftitphisienrg fois «nterrompue par raaserviasement momentané des luifs att>ougde ré t ranger. Ces interrègnes sont connus sous le nom de Ssrotlucfes (F. œ mot). En outre, lasouveralaeté resta vacante 20 ans. (11 12- 1992^, dispuse la mort d'Héti jusqu'à rèleetion de Samuel. Liiisloiee des juges est racontée dans un des.livBes.dAla Bilde^ les Juoet, qu'on attrîbttaà Samud.

JI»OBr,ch.^. de c <Cdtefrd«.Nord>, à 32 kîL S.O. de Dinan, sur l'Arquenon; 618 bak CbASeau fort, regardé jadis comme k plus forte plaea de Ja Bretagne. Il a été rasé en 1420.

JUGOETHA, roi de Numidie, aé vers IMe»- 1-^ , était fils naturel de Manastabal, le-plns jeune des-fils de ICassinissa. Il fut élevé à la conr de Mioipsa, aon oncle, qui, en mourant, partagea (119) ses Etats entre lui et ses deux fils, Adtierbal«tHi<mpseL Ji^guitha, voulant régner seul, fît égorger Hiempsal et assiégea ikdherbal dans Cirta. Rome, implorée par AdiMrbal, envoya plusieurs ^ènénwxqui se iaisaèreut corrompre par l'or dn roi numide. Après In meurt (f Adberbal, Jogurtha, cité detant le peuple somain, oea-venir à Rome et y fHna assassiner son compèntnar Masstva. Il repartit ensuite pour l'Afrique ^ après avoir acheté les consciences vénales de se» js#es. Cependant, le peuple lui fit déclarer de nouveau Ja guerre (110) : deus lois battu, par CmdliusJfételIus et par Marius, il fut iirré aux Romains par son beau-père Bocchns, roi dn Mauritanie (IOS>. Il fiit amené en triomphe à Eome, et jeté dana an.caebot o& il mounit de taim. La gnerce des Romains eonira Jugurtha a été écrite parSalluste.

JUIF EREAJIT (le), personnage fameux dana les traditions populaires. On conte qiss, pendant ime Jésus portait sa croix, pliant sous le fan, il voulut se reposer devant la maison d'un Juif nommé Abasvénis, mais que celui-ci le chassa brutalement, et qne, pour le punir, le Seigneur lai dit : ■ Tu sens errant sur la terre jusqu'A oéque je revienne. » D^ puis , il n'a cessé d'errer sans pouvoir trouver en lieu de repos. Cette fable pavaH être nn simbole du sort du peuple juif, forcé, depuis taatds aiéGles,à errer loin cfe son pava.

JUIFS, pénale célèfare, qufon désigan aussi sous les noms d'/feDreussou é*lsmUtm» Le nom d*Mêknu <qu'en croit tisè à'ihber, nn des ancêtres d'Abnbam) est le plus ancien; il fut remplaoé depuis Jaoob par celai a'/ffio^((et, dn mot Israël, surnom da Jacab. Le nom de Jmif <Jiidaws>ne date qaejdft la captivité de Babylone (606) : il prévalut parée qne In roy. de lada fut subjugué k oemier.

h Histoire. Le peuple juif reeonnatt pour pitn 1brahan, qui, sorti de Cbaldée, entra vera Fan 2291 dans U terre de Chanaan. Après Abmbam, ileetponr chef son fils-lseac, puis iacob, ûïs d'Isaac. Cshii«ci not Ut fils, parmi lesoueln Juda, l'ancêtre daDaùd et du Christ. La famille de Jacob, s'étantc

blement mnilipliéeY Conma après lui 12 tribas (K jjlcoe). A la. fin de sa vie, ' ' .. -

Jaoob appelé en figlfée par son fils Joseph, s^èteit ifaé dana^ieipay» de Geecea, vers 2096. Sa postérité, puiassnied'abeid,. loi. suite asservie et persécnlide par les P/uroens.

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1645. ICoIse b délivra dn joug dee Ëgyptsens sn mit à la tâte des lincélite» pour les ramener la pays de Chanaan. Soua^aa condmte, JeeOsraAlisn

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