‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 563 sur 578 · JURA · texte numérisé non relu

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do Rhée, qui mbstitua à Tenfant divin une pierre emmaillottée.que Saturne dévora. II fut élevé secrètement dans lile de Crète, où il suça le lait de la chèvre Amalthée, et où leii Curetés et les Corybantes

S rirent soin de son enfance. Instruits de la fraude e Rhée, Titan et ses fils attaquèrent Saturne, le détrônèrent et le jetèrent dans une prison; mais Ju-

f>iter, quoioue n'étant encore Agé que d'un an, déivra son père et le remplaça sur le trône. Plus tard, Saturne j gui craignait rambition d'un fils si puiasant, lui dressa des embûches; mais Jupiter, connaissant ses desseins, le chassa de l'Olympe et se rendit maître de tous ses Ëuts. Alors il partagea l'empiie du monde avec ses frères, Neptune et Pluton : il donna au premier les mers, au second les enfers, et se réserva la terre et le ciel. Jupiter eut à soutenir une guerre terrible contre les Géants, qui voulurent escalader le ciel pour venger les Tiuns, leurs frères, et pour le détrôner; il se défit d'eux en les foudroyant. Les poètes racontent de ce dieu mille aventures : il précipite aux enfers Ixion , qui voulait attenter à l'honneur de Junon, frappe Tantale, Soimenée, Capanée, coupables d'impiété; enchaîne sur le Caucase Prométhée, qui avait dérobé le feu du ciel; un jour, il descend en Arcadie, chezleroiLycaon, prince cruel et impie : il le change en loup, réduit son palais en cendres, foudroie ses fils; un autre jour, il visite la Phrygie avec son fils Mercure, et ne trouve l'hospitalité que chez Pbilémon et Baucis, qu'il récompense en Dieu; enfin, pour punir la méchanceté des hommes, il les fait périr par un déluge, et n'excepte que Deucalion, prince de Thessalie, avec Pyrrha, sa femme. Jupiter épousa Junon, sa sœur, qu'il rendit mère de Vulcain, d'Hébé et de Lucine, et dont le caractère altier lui causa bien des ennuis. Il eut en outre une foule de maltresses : lo, Sémélé, mère de Bacchus ; Cérès, mère de Proser-

Sine; Mnémosyne, mère des Muses; Latone, mère 'ApoUon et de Diane: Mala, mère de Mercure: Aiemène, mère d'Hercule, etc. U enfanu de lui seul Minerve, ou la Sagesse, qui sortit tout armée de son cerveau. Ce dieu se métamorphosait de mille manières pour satisfaire ses nassions : il séduisit Danaé sous la forme d'une pluie d'or, Léda sous celle d'un cygne; il enleva Europe sous la forme d'un taureau. Jupiter est représenté assis sur un trÔne d'or ou d'ivoire, tenant un sceptre de la main gauche, et de l'autre lançant la foudre : à ses pieds est un aigle, les ailes déployées, et auprès de lui Ganymède, son échanson. Le chêne lut était consacré. On le confond ouelquefois avec l'atr, au sein du-

Siel son trône éuit placé. Les temples les plus cebres do Jupiter étaient ceux de Dodone, en Ëpire, d^Olvmpie, en £lide, d'Ammon, en Libye, et leCapitole, a Rome. — On célébrait en son honneur des létesetdes jeux publics, parmi lesquels on distingue les Jeux olympiaues, La plus belle statue de ce dieu était le Jupiter olympien de Phidias, sUtue colossale en or et en ivoire, et l'une des sept merveilles du monde. — Dans les légendes transmises par les anciens sur Jupiter, on trouve à la fois l'idée d'un dieu suprême, qui préside à l'univers et qui se trouve partout sous mille formes diverses, et le souvenir d\in prince puissant, mais dissolu, oui aurait régné, soit sur la Crète, soit dans quelqu^uo des pa^s où l'on trouve un mont Olympe.

J17RA, Juratus ou Jurastut mora, chaîne de mont, qui se détache des Alpes, s'étend sur la Suisse et la France , se dirige du S. 0, au N. E., à travers le canton suisse de B&Ie et les dép. français du Doubs, du Jura et de l'Ain : 310 kil. sur 65. Elle forme par ses ramifications un grand nombre de vaUées, dont les principales sont celles de Joux, de Moutiers- Travers, de Valangin, du Doubs, de l'Ain, du Rhône, etc. Ses plus hauts sommets sont le Reculet (1732 -}. le Mont-Tendre (1734), UDÔle (1690).

JURA (dép. du), dép. frontière entre ceux de la ^te-Saône au N., de Saône -etrLpire et de la Côte- 1

d'Or à ro., de l'Ain au S. et la Suisse ï I*E.; 5034 lui. carrés: 298053 h.; ch.-l., Lons-le-Saulnier. Il est formé a'une partie de l'ancienne Franche-Comté. Montagnes, forêts, surtout vers lia. et le S.; beaucoup de rivières; canal du Rhône au Rhin; grands marais. Salines, houille, albâtre, marbre, etc. Plaa> tes tinctoriales et médicinales, navette, mais, orge, avoine et seigle; bons vignobles (Arbois, Poligny, Salins) ; forêts et pâturages vers les montagnes. Bestiaux, chevaux; beaucoup de gibier. Hcrlogerie, ustensiles en fer, articles en bois, écaille, corne; bons fromages. Commerce assez actif. Émigrations annuelles. — Ce dép. a 4 arr. : Lons-le-Samnier, Dôle, Poligny, St-Clauae; 32 cant. et 594 comm.; il appartient â la 7* division militaire: il a une cour impériale â Besançon, et un évêché à StClaude.

JURA, une des lies Hébrides, au N. E. d'Islay, fait partie au comté écossais d'Argyle; 37 kil. sur 10^ 1300hab.0n y remarque le mont Ben-an-Oir (SIO*)I

JURANÇON, V. de France (B.-Pyrénëes) . à3 k. O. de Pau; 2300 hab. Vins renommés, rouges et blancs.

JURANDES, JURAT, JURÉ, JURT, etc. K. ces articles au Diet. univ, des Sciences, Lettres et Arts,

JURIEU (P.) « théologien et controversiste protestant, né en 1639, à Mer (Orléanais) « fils du pasteur de cette commune, obtint en 1674 une chaire âVuniversité protestante de Sedan. A la suppression de cette université (1681), il se retira â Rotterdam; il devint pasteur de l'église wallone de cette ville et professeur de théologie, et y mourut en 1713. D'un caractère irascible et emporté , Jurieu passa toute sa vie en disputes; il écrivit avec violence contre finssuet, Fénelon, Amauld; n'épargnant pas davantage ses coreligionnaires, il eut des démêlés avec B&yle. Jaquelot. Basnage, Saurin, etc. Les principaux de ses ouvrages sont : Histoire du Calvtmsme et du Papisme mis en parallèle, Rotterdam, 1683 (c'est une réfutation de vHistoire du Calvinisme du P. Maimbourg); Politique du clergé de France^ Amst., 1681: Esprit de M. Amauld, 1684; Tableau duSociniantsme, 1691; Hist. critique des Dogmes et des Cultes, 1704.

JURJURA, Ferratus mons, chaîne de l'Atlas, dans l'Algérie, parcourt les prov. d'Alger et de Constan- Une, s'étend du S. 0. au N. E. Te long de la r. g. du Saman, et se rattache vers le S. au Petit-Atlas. Pour passer de la prov. d'Alffer dans celle de Constantine, on traverse un défilé célèbre du Jurjura, nommé le Biban ou la Porte-de-Fer. F. ubxh.

JURUA, riv. de l'Amérique du S., a sa source dans la partie orientale du Pérou, coule à l'C, entre dans le Brésil, arrose une partie de la province de Para et se joint â l'Amazone, par la r. dr., après un cours d'environ 1000 k. Elle donne son nom à une comarque du Brésil.

JURUENA, riv. du Brésil (Mato-Grasso) , forme le Topayos en se réunissant â l'Arinos. Cours, 600 kil. Elle reçoit de nombreux aflluenls et donne son nom â une comarque de la prov. de Mato -Grosso.

JUSSEY, ch.-l. dec. (H.-Saône), 430 kiL N. 0. de Vesoul, sur l'Amance et sur le chemin de fer de Mulhouse; 2785 hab. Belles fontaines, Testiges d'antiquités. Horlogerie fine, haras.

JUSSUSU (Ant. de), naturaliste, né à Lyon en 1686, mort en 1758, était fils d'un apothicaire et manJesta de très-bonne heure un penchant invincible pour Fétude de la botanique. Après s'être fait recevoir docteur en médecine â Montpellier, il vint en 1706 à Paris, puis fit un voyage botanique en Normandie et en Bretagne, fut nommé â son retour professeur de botanique au Jardin du Roi, en remplacement de Tournefort, enseigna la même science â la Faculté de médecine de Paris, en même temps qu'il exerçait avec grand succès comme médecin. Il Ait admis en 1711 â l'Académie des sciences. Il fit de savantes excursions dans la France méridionale, l'Espagne, le Portugal, et publia les résultats de ses travaux dans les Mémoires de l'Académie des sciences. Il a aussi publié â part

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