‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 568 sur 578 · KANT · texte numérisé non relu

KANT

KANZ

Batou-Kban la prit en 1239. En 1782 Catherine II y eut une entrevue avec Stanislas, roi de Pologne.

KANG-UI, empereur de la Chine, né en 16o3, m. en 1722, était fiU deCboun-tchi, fondateur de la dynastie des Tsfng ou Mandcboux. Il monta sur le trône à 8 ans (1661), et commença à gouverner par luimême à 13. Son régne, long et glorieui. ne fut troublé que par quelques expéditions contre les Mongc^, dans lesquelles il eut ravantage. Il encouragea et cultiva lui-même les sciences et les arts, protégea les Jésuites et autorisa l'exercice de la religion chrétienne par un édit (1692). Kang-bi a composé, entre autres ouvrages, des àiaximes ffour le gouvernement des États et des Instructione morales pour son fils.

KANGOUROUS (lie des), tle du Grand Océan, sur la côte S. de l'Australie : 140 k. sur 30. On y trouve de nombreux kangourous. Découv. en 1802 (^ar Flinders , visitée en 1803 par Baudin qui la nomma <{« Decrès.

KANISA (NÂGT-), V. de Hongrie, dans le comitat de Szalad, près de la r. dr. de la Tbéiss, à 3o kil. S. d'Egerszegb; 10 000 bab. Gymnase de Piaristes. Jadis place très-forte ; démantelée en 1702.

KAN 0, V. de Nigritie^ capitale de l'État de Haoussa, par 12« lat. N., 7* lonf;. E.; env. 40000 h.; 25 k. de tour; 15 portes en bois; maisons en pisé, d'aspect mauresque; marché bien pourvu d'articles d'Europe. Etoffes de coton. Entrepôt du commerce de toute 1 Afrique centrale. — Du temps d'Ëdrisi . cette v. était la résidence du plus puissant roi de l'Afrique.

KANOBIN, Cœnobium en latin mod., v. de Syrie (Tripoli), à 44 kil. S. E. de Tripoli, sur le Nabr-Kadès, a été la résidence du patriarche des Maronites.

KANODGE ou càmougb (Calinapaxa de Pline?), T. de l'Inde anglaise (Calcutu), à 191 kil. £. d'Agra, sur le Cally-Neddy, et non loin du Gange, avec lequel elle communique par un canal. Longue rue de 9 k.; vastesruines.— Très -importante jadis. Elle se rendit en 1018 à Mahmoud le Gazuévide; après le départ du conquérant, les radjahs du Delhy la surprirent et la saccagèrent : elle ne s'est point relevée depuis.

KANSA, prince indien, rival de Krichna, est une incarnation de Siva. F. krichna et siva.

KANSAS. r. KAZf ZAS.

KAN-SOU, prov. de Chine, au N. 0., formée de la partie occid. du Chen-si, et d'une partie de la Petite Boukharie:2000 kil. sur900j 16000 000d'hab.;ch.-l.. Lan-tcheou. Montagnes qui renferment des mines d'or et de mercure : marbre, sel, etc. Sol peu fertile. Le Hoang-ho traverse cette prov. du S. 0. au N. E.

KAMSOU-EL-GAURY, sultan d'Egypte, de la dynastie des Mamelouks bordjites. avait d'abord été esclave et était âgé de 60 ans lorsqu'il fut proclamé sultan à la suite d'une révolte (1601) ; il s'unit à Ve nise contre les Portugais dans l'Inde, apaisa des révoltes intérieures, et régna jusqu'en 1516, époque à laquelle l'empereur des Turcs Sélim I envahit la Syrie. Kansou fut vaincu et tué à Mardj-ûabek près d'Alep.

KANT (Emmanuel), philosophe allemand, né en 1724 à Kœnigsberg, mort dans cette même ville en 1804, était fils d'un sellier. Il étudia à Kœnigsberg, et resta longtemps obscur et pauvre. Après avoir été pendant 15 ans simple répétiteur, il obtint en 1770 la chaire de logique et de métaphysique à l'Université de Kœnigsberg, devint en 1786 recteur de cette université, et fut reçu en 1787 à l'Académie de Berlin. Kant est l'auteur d'un système qui a opéré en philosophie une véritable révolution. Se proposant de soumettre à la critique toutes les connaissances humaines (d'où sa doctrine a pris le nom de critieisme), il distingue dans nos connaissances deux parts, l'une

3ui appartient aux objets de hi pensée et qui nous est onnee par l'expérience : c'est ce qu'il nomme la matière, Vobjectif; l'autre qui appartient au sujet pendant et que l'esprit tire dis son propre fond pour l'aiouter aux données de l'expérience : c'est la forme, le subjectif, La raison applique la forme à la matière conmiele cachet donne son empreinte à la cire, puis elle croit voir comme existant dans les choses ce qui

n'est réellement qu*en elle-même. Kant fait la dénombrement de ces formes qui sont inhérentes à la raison humaine, et qu'il nomme indifféremment tWes a priori, idées pures, catégories; à leur tête il place les idées de temps, d'espace, de substance, de cause, d'unité, d'existence, etc. Se demandant ensuite qaelle est la valeur de nos connaissances et si nous pouvons légitimement passer du sujet à l'objet, ildèaareque nous ne pouvons connaître directement que ce qui nous est cfonné par l'expérience, que tout le reste est simplement un objet de foi ou de croyafice, et qu'ainsi nos idées d'Ame, d'univers, de Dieu, n'ont aucune certitude gbjective. Cependant, par une heureuse contiadiction, il accorde en morale à la raison humaine une autorité qu'il lui refUse en métaphysique; là il croit à la liberté, à la. loi impérative au devoir, à h nécessité d'une harmonie entre le bonheur et la vertu, et il se trouve ainsi conduit à rétablir comme indubitables les vérités qui sont impliquées dans cdleslà, l'existence de Dieu et l'immortalité de Tâme. ^ morale, ce philosophe enseigne tme doctrine rieide, fondée sur l'idée au bien absolu , et oui rappeUe le stoïcisme. Kant a laissé un grand nomSre d'ouvrages qui se rapportent, les uns à la philosophie, les autres à différentes sciences. Ses ouvrages philosophiques les plus importants sont : Critique de la raison pure^ Riga, 1781-1787 (c'est là aue se trouve exposé son système sur l'origine et la légitimité de nos connaissances) ; Prolégomènes ou Traité préliminaire à toute métaphysique, 1788; Base d'une métaphysique des mœurs, 1784; Prûicipes métanhusiques de la science de la nature, 1786; Critique de la Haisom praiimii, 1787 (c'est là que se trouve son s^^stème de moralej: Essai d^anthropologie, 1788; Critique du jugement, (où il traite du beau et du sublime) 1790; m Migion d^aecord avec laraison, 1793; Essai sur la vaisc perpétuelle, 17 95 ; Principes métaphysiques de ta science du droit, 1796; Principes métaphysiques delà morale, 1797. On a en outre extrait de ses manuscrits un jranueZ de logique, 1801 , et un Traité de Pédaçogie^ 1803. Ses ouvrag«^s scientifiques sont : Pensées sur la véritable évaluation des forces vives, 1746; Histoire naturelle dumonde et théorie dueiel d'après les principes de Newton, 1755 ; Théorie des vents, 1 759; ^ohvelle théorie du mouvement et du repos des corps, 1 7 58 ; Essaisur les (nuintités négatives en philosophie, 1763;Pr^af de géographie {po&ihumB), 1802. — On reproche à Kant un langage onscur, une terminologie barbare. Son svstème oore incontestablement des vues neuves et profondes; mais il a conduit plusieurs de ses disciples à de déplorables conséquences, au scepticisme , à l'idéalisme ou au panthéisme, la Crititpu de la raison pure est condamnée à Rome. Les œuvres de Kant ont été réunies par Tieftrunck, 4 v. in-8, Halle, 1799- 1807, et par Rosencranz, 12 voL in-8, Berlin, 1838 et années suivantes. Ses ouvrages philosophiques ont été trad. en latin par F. G. Bom, Leips.. 1796-98, 4 vol. ui-4.Ch. ViUers a le premier fait connaître son système en France en publiant la Philosophie de Kant, Metz, 1801; M. Cousin en a donné un exposé avec un examen critique, lissot a traduit b Critique de la raison pure, 1836; les Primeipes wiétaphysiques de la morale, 1830 ; les Principes metaphysiques du droit, 1837. On doit à M. J. Baml une traduction de ses ouvrages principaux, 1846-1860.

KAN-TGHEOU, v. forte de Chine (Kiang-tcbeou), ch.-l. de dép., sur le Kan et le Tchan, à 400 kil. S. 0. de Nan-tchang, non loin de la grande muraille. Marco Paolo fait mention de cette ville sous les noms deiian-ptan (c.-à-d. frontière de Kan).

KANZAS; riv. des Ëtats-Unis, un des plus grands affluents du Missouri , natt sur le versant £. des montagnes Rocheuses, coule à i'S., traverse le territoire auquel il donne son nom , et se joint au Missouri, r. dr., après un cours d'env. 1200 kiL

KAMZAS, un des £uits-Unis de l'Amérique du N. , entre le territoire de Nébraska au N., l'État de Missouri à r£ , l'Utah à l'O. et le Nouveaa-Mejuquo

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