‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 72 sur 578 · ANTE · texte numérisé non relu

ANTE

lie R<mx qui voulait les restreindrt. Ce prince

le fit sortir d'Angleterre ; mais Henri I, son successeur, l'y rappela. S. Anselme joue un rôle important dans la théologie aussi bien cpie dans la po- Dtiqae de son temps : on l'a considéré gomme un Mcond S. Augustin, n essaya d'appuyer la reUgion tu la philosophie, et donna même de Bouveiles dé^ nuMutrations de Feiistence de I^ieu, qu'il prouvait, comme le fit plue tard Deseartes^ par lidée de l'ôtre parfait Ses œuvres ont été pubhées par dom Gerberon, Paris, 1675^ 1121 ; Venise, 1744, 2 vol. in-fol. On y lemaïqae surtout le Monologiumy sive Exempltm mtdùanii de rattonê fidei^ et le Proslogium leii Fidttqtuereng intellectum, dont M. H. Bouchitté a donné ene exposition dans le livre intitulé : Rationaiismê ehrilim, Paris, 1842, in-8. M. G. Seigneur a traduit ms Prières (1860). On honore ce saint le 21aTnL Se Ft>, éorite par Eadmer« son secrétaire, «s trouve dans l'éd. de Gerberon; elle a été écrits de nos jourspar Mœlher et par If. Gh. de Rémusat (18Ô2).

AMSSLMB clit l'Écoidtrt, mort en 1117, fut disciple du préc., tint à Laon une école célèbre et compta parmi ses auditeurs Guillaume de Champeauz et Abélard.

ANSEtME (Pierre de gdibours, dit le P.)^ Augustin Déchaussé, né à Paris en 1625, mort en 1694,' est connu par une Histoire généalogiqM de la maison et France et âM grands officiers de la eovironne^ 1 674, 2 voL'in-fol.; ouvrage continué par du Fourni et le P. Ange <ie Ste-Rosaiie| qui en donnèrent de 1736 à 1739 l'édition la plus estimée (9 vol. in-fol.}. On hii doit encore la Science hércUdique, 1674, et. le Pojatf de Vhfinneur. contenant la généalogie des nuisons de France, de Lorraine et de Savoie.

ARSELics (Ant.), prédicateur, né en 1652 à l'Ile- Jonrdain, mort en 1737, prêcha de bonne heure avec taot de succès dans le Languedoc qu'on l'y airoomma le petit prophète j vint à Paris, où il ne réussit pas moins en préc^nt devant la eoor, et ftit admis en 1710 à l'Académie des inscriptions. Ses Semons, publiés en 1721, forment 4 vol. in-S.

ANSBS-B'ARUBT (les), bourg de la Martinique (intiUes), i J5 kil. S. de Fort-Royai) 1600 h. On y léeoltele meilleur café de Ule.

AHSON (Geonre),- «mirai anglais^ né en 1697, iDOrt en 1762. Chargé d'une expédition contre les etahiissements espagnols dans l'Amérique méridionie (1740-1745), u réussit complètement^ et fut comblé à son fetour des faveurs de Georges II. Une victoire qu'il remporta en 1747 sur le chef d'escadre français La Jonquière lui valut la pairie et le grade ^' contre-amiral : enfin, il fut nommé amiral en Il 11. La relation de son Voyage autour du monde <Uns les années 1740-1745 a été publiée à Londres «n 1748, et trad. en français dès 1749.

ANSPA€H,OnA<dthiim,v.de Bavière, eh.-L de la Fraaeonie centr ., sur la Rezat, à 40 k. Ç, O. de Nurem- ^^; 18000 h. Joli ehât«au,ano.résid. des margraves) fymnase, galerie de tableaux. Fabriques de draps^ de cartes, de faïence, etc. Patrie de SUhl et d'Uz. - Eue était autrefois le c1l-1. du margrsviat d'Anspach-Bayreuth. principauté qui comptait 300 000 h., et qui avait d'abord appartenu aux bourgeois de Nuremberg. Le dernier margrave, Charle»'Frédérie, vendit son Eut à la Prusse en 1791 ; Napoléon s'en ttipara et le donna à la Bavière en 1806.

ANSPACH-BAYREUTH (Gharles-Frédéric-Alex.^ iB^r^rave d*}, né en 1736, mort en 1806, était ne- ^ du grand Frédéric, ayant pour méreWilhelmine, ^esse de Bayreuth, soeur de ce prince. Marié Malgré lui à une princesse de Saxe-Gobourg, il' ^ùtta bientôt son épouse et voyagea en Italie, en [[^oe et en Hollande ; de retour à Anspaoh, il y |wit avec la célèbre comédienne Clairon, qui passa n années à n cour. Ilhi remplaça dans la suite par «y Graven (F. l'article suivant), qa'il épousa ipres U mort de sa femme (1790)t et avec laquelle

il se retira en Angleterre, lorsmf il euf vendu son margraviat au roi de Prusse Frédéric-Guillaume (1791).

ANSPACE (SUsàbeth ûeiiviN, margravine d'), née à Spring-Garden en 1750, morte en tk2S, était fîQe du comte de Berkeley. Elle épousa d'abord lord Craven dont elle eut sept enfants^ Abandonnée par son époux, elle sollicita h divorce^ et quitta TAngleterre pour voyage, i^ueillie ayec distinction (Uns toutes les cours de l'Eufope, eUé finit par se fixer auprès du margrave d'Ao^ach, & qui eue avait inspiré la plus vive passion, et qui l'épousa des qu'e&e fat devenue veuve (1790). Elle se retira alors avec son époux en Angleterre dans la terre de Brândébourg-House. Apres la mort de ce prince (1806). elle recommença ses voyages : elle niourut à Naples à l'âge de 78 ans. Lady Craven avait fait un poème dès r&çe de 17 ans: plus tard, elle composa quelques pièces de théâtre (recueillies par Asimond. 1789, 2 vol. in-8). On a encore d'elle un Voyaae a Constantinople en passant par la Crimée, Londres, 1789« traduit trois feis en français; et deé Mémoires fort curieux, qui parurent à Londres çn^I82o, et furent trad. par J. T. Parisot, 1826, 2 vôl. in-^.

▲NSPRAND, loi des Lombards en 1l% éia.\t Bavarois. Après trois mois os r6gne il fut vaincu par le duc de Turin, Ragimbert, et obligé de fuir en Bavière; mais il reiûonta bientôt sur son trône. H eut pour successeur Luitprand, son fils.

ANTiEOPOLIS.auj. KaU'il-Subara, v. de la H.- Egypte, sur le Nil.r. dr., ainsi nommée en mémoire delà victoire qu'Hercule y remporta sur Antée. ANTAKIEH, nom d'AtUtoeke chea les Turcs. ANTALQDAS, général Spartiate, concliit avec Artaxeroe-Mnémon, roi de Perse, l'an 387 av. J.-Ô., une paix ignominieuse : par ce traité, Sparte, dans le but d'asservir !a Grèce, achetait l'appui du grand roi en lui soumettant toutes les villes grecques de l'Asie-Mineure. Poursuivi par le mépris général, Antalcidas se réfugia en Perse. Chassé par Artaxercf lui-même, il revint en Grèce et s'y laissit, dit-on, mourir de faim.

ANTANDROS, v« de llysie, au pied de rida et au fond du golfe d'Adramytte. C'est près dé lA, dit-on, que PAris prononça son jugement entre les trois déesses. C'est, selon Virgile, au port d'Antandros que partit Ënée après le sac de Troie (Én,^ III, 6).

ANTAR, poète et guerrier arabe du ti« siècle, fils d'un chef de tribu et d'une esclave abyssinienne, eut à exécuter les entreprises les plus périlleuses pour obtenir la main de sa cousine Ahla, y réussit par son courage, mais périt en 615, assassiné par un ennemi. Ses aventures font le sujet du Roman d'Àntar . espèce d'Ilia4e arabe, dont l'auteur, Aboul- iloyed- Ibn-Essaigh, vivait a,u xi« siècle, et dont plusieurs morceaux ont été trad. par MM. Percevais Cardonne. Dugat et Lamartine*

AKtAraDÙS, V. de Phénioie. en fade Aradus, k qui elle servait de port^ est auj. Tor^oc». ANTARCTIQUE (Océan), Y. ebACiALB (Mer).

ANTECHRIST, o.-à-d. ennemi du C^/irtft, personnage mystérieux que l'Ancien et le Nouveau Testament annoncent comme devant s*0|pposer au Messie et comme devant couvrir la terre de crimes et d'impiétés. Sen anparition sur U terre doit précéder le 2* avènement au Christ (Daniel, ch. vu et suiv.^ S. Jeen, Apoùolypse, chap. xiii et xiv^. On a eni voir l'Antéchrist dans les ràefs des principales hérésies. ANTÉB, Antêsusy géant^ fils de Neptune et de la Terre, habitait Irasa, dans les sables de la Libye; il arrêtait et massacrait tous les nassanta, parce qu'il avait fait vœu d'élever un temple à Neptune avec des orànes humains. Hercule le terrassa trois fois« mais en vain: carlaTerre, sa mère,ranimaitsesforoef chaque fois qu'il la touchait. Hercule s'en apeifut, le souleva en l'air, et l'étouffa dans sas bms.

AKTBMKMy petite v. du Latium,à4 k. N. E. de Rome, au coniluent de l'Anio et du Tibre. Vaincus

ANTl

AiNTl

dans la guerre quMU firent à Romulos, les Antemnates furent transférés à Rome (748 ay. J.C.).

ANTfiNOR. prince troyen, parent de Priam, fût accusé de tratur sa patrie, parce qu'ayant reconnu dans Troie Ulysse déguisé, il ne le dénonça pas, et parce qu'il conseilla d'introduire le cheval de bois. Après la prise de la ville, il s'embarqua avec les siens, vint aborder en Italie sur les côtes des Yénètes, et fonda une ville qui porta d'abord son nom, et qui depuis fût appelée Patoffium (Padoue).

aNTEQURRA, AfUicana, v. d'Espagne, à 28 kil. N. 0. de Malajga;20000h.yieuz chiteau moresque, fitofles de soie, tapis, maroquins. Prise sur les Maures en 1410, par Ferdinand, roi de Castille.

AITTÉROS (du grec a$iH, en retour. et éroi, amour), dieu de l'amour réciproque, était frère de Cupidon.

ANTES, peuple slave qui, selon Jomandès, habitait, au VI* siècle, le pays compris entre le Dniester

et lé Dnieper jusqu'à la mer Noire. Leur nom paraît être synonyme deWendesou Vénèdes. Soumis tour à tour aux Goths et aux Huns, ils prirent souvent, aprôs Justinien, du service dans les troupes byzantines. Exterminés par les Avares, les Bulgares m les Hongrois, ils diq>araisBent au x* siècle.

ANTHÉDON, pet. v. de Béotie. avec un port sur l'Euripe, était habitée par des pdcneurs : la Fable y placeGuiucus, qui lût transformé en dieu marin.

ANTHÉLA. Dourg de Thewalie. prèsdu golfe Maliaoue et des Tnermopyles, est célèbre par un temple de Gérés et par l'assemblée des Amphictyons, qui s*y tenait tons les ans.

AMTEËUIUS (Procopius), empereur d'Occident, de 467 à 472, petit-fils d'un Anthémius, ^i avait été ministre d'Arcadius, s'était lui-même distingué, avant de régner, par ses victoires sur les Huns et les Goths. Il fût détréné par Ricimer, son gendre, et eut pour successeur Olybrius.

ANTHÉMIUS, architecte, sculpteur et mathématicien, de Tralles. vivait sous Justinien. Il traça le Slan de Ste-Sopnie à Constantinople, mais mourut es 534, avant d'avoir achevé rédifice. On croit qu'il connut l'usage de la poudre et la force de la vapeur. Il reste de lui quelques fragments.

ANTHESTÉBIES (du grec antKoSy fleur), fêtes célébrées à Athènes en l'honneur de Bacchus, avaient lieu dans le mois d*ÂfUhettérion, mois qui correspoodait dans l'origine aux mois de mars et d'avril, saison des premières fleurs. KUes duraient trois jours ^ on v vidait les coupes à l'envi ; les maîtres y servaient leurs esclaves.

AlfTHOLOGIB, c.-à-d. choix de fleun, nom donné à divers recueils de poésies détacnées, et spécialement à un recueil d'epigrammes grecques qui a subi diverses transfbrmations (V. agathias. coNSTANTmcÉPHALAS, et planude). Il en a été donné des éditions par J. Lascaris (Florence, 1494, in-4), par Brunck (Strasbourg, 1772-76. 3 vol. in-8), par Jacobs (Leipsick, 1813-17, 3 vol. in-8) et parDûbner, dans la collection grecaue -latine de Didot 0865). Hugo Grolius l'a traduite en vers latins (Utrecht, 1795-1822, 5 vol. in-4, avec le texte grec édité par Jér. de Bosch); M. Dehèque l'a traduite en français (2 vol. in- 12, 1863), et H. Chopin en a mis en vers un Choix (1866). ~ Il existe aussi une Anthologie latine , recueillie par J. Scaliger et publiée par P. Burmann jeune, 1759-73, 2 vol in-4^

AirrHOinrS kosb, c.-&-d. nex d^AfUoing , cêp des £tats-Unis, 78 kU. N. de New-York, sur la r. g. de l'Hudson. Une chaîne en fer était tendue de ce cap au fort de Montgomery sur l'autre rive ; elle fut rompue par le général anglais Clinton , 1777.

ANTIBES, AfUipoliM^ ch.-l. de c. (Alpes-Marit.), à 23 k. E. S. B. de Grasse ; 6829 h. Port sur la Méditerranée, place de guerre, phare du 1* ordre. Fruits exquis : oranges, citrons, olives; très-bonne huile.^ Colonie marseillaise, fondée vers 340 av. J.-G. en flice (antt) de Nice * d'où son nom. Place d'armes romaine après

la prise de Marseille par César. Ruinée par les Arabes. Fortifiée par François I et Henri IV. Assiéfr'" en vain par les Impériaux en 1746. Ane. évèché. réuni (1250) à celui de Grasse. Coll. communal.

ANTiCOSn (Hé) ou mt L'AseoMpnoN, tle de Vo céan Atlantique, à l'emb. du St-Laurent; 180 k. sur 60. On y fait la pêche de la morue. Elle est entièrement stérile : on n'y trouve oue deux établissements pour le secours des naufragés. Découverte par Cartier en 1534; auj. aux Anglais.

ANnCTRA, primitivement Cyparisse, avj. AsprthSpiHa, v. de Phocide, sur le golfe de Crissa, umeuse par l'ellébore qu'on recueillait aux environs, et auquel on attribuait la vertu de guérir la folie. Détruite par Philippe dans la guerre sacrée. - Une V. de Thessalie, près de l'emb. du Sperchius, et une Ue de la mer Egée portaient le même nom d'Anticyreet produisaient aussi de l'ellébore.

ANTiFER (cap), ou cap ns caux, cap de France, sur la Manche, à 15 k. O. S. 0. deFécamp (Seine-Inf).

AlfTIGOA, une des Antilles anglaises, à 64 kil. N. de la Guadeloupe; 80 kiL de tour; 40000 bab. (dont 34 000 nègres); .ch.-L, St-Jean. On y trouve peu d'eau; oependaint une portion est tr&'fertile Découverte par Christophe Colomb en 1493, colonisée par les Anglais en 1632.

ANTIGONE, Àtuigona, fille d'Œdipe et de Jocaste. célèbre par sa piété filiale, servit de guide à son père aveugie et banni, et l'accompagna dans son exiL Après la mort d'Etéocle et de Polynice, frères de cette princesse, Créon défendit expressément d'enterrer le corps de Polynice; maigre cette défense, Antigène revint à Thèbes pour lui rendre les derniers devoirs. Créon la condamna à être enterrée vive, mais eUe prévint le supplice en s'étranglant Sa mort est le sujet de VAnngone de Sophocle.

ANTiGONB, Anitgonut, surnommé le Cydcpe, un des capitaines d'A&xandre qui se partagèrent l'empire de ce conquérant après sa mort. Il obtint la Pamphylie, la Lycie et la Haute-PhryRÎe; mais peu satisfait de ce lot, il entra, avec son fils Démétrius Poliorcète, dans la coalition contre Perdiccas, attaqua et fit périr Eumène, à qui étaient échues la Paphlagonie et la Cappadoce, s'empara de toute l'Asie- Mineure et de la Syrie, battit Ptolémée, Séleucus. Lysimaoue et Cassanare qui voulaient s'op-

Ea son amoition, et prit le titre de roi d'Asie IV. J.-C.). Il triompha plusieurs fois des ligues ies contre lui et se préparait à envahir l'Egypte quand il fut vaincu et tué à la bataille d'Ipsus, que lui livrèrent Cassandre, Séleucus, Ptolémée et Lysimaque, l'an 301. Il avait alors 84 ans.

AMnooNB-GONATAs, fils de Démétrius Poliorcète, et petit-fils du préc., natif de Gonni en Thessalie, s'empara de la Macédoine en 278 av. J.-C., et s'en fil proclamer roi. La même année^ il défit, dans une nataille sanglante, les Gaulois qui étaient venus faire une irruption en Macédoine. Ayant refusé à Pyrrhus, roi d'Ép, des secours contre les Carthaginois, il fut attaqué et chassé de ses £tats par ce prince, 274, et n'y rentra qu'après la mort au con-

riérant, 272. Il s^empara a'Atnènes, mais il laissa cette ville son gouvernement. H mourut en 242, après un règne de 36 ans

AnnGORB noflON, roi de Vaoédoine, petit-fils de Démétrius Poliorcète, usurpa le trêne en 2.32 sur Philippe, son neveu, dont il était le tuteur. 11 fit la guerre à Ciéomène. roi de Sparte, le battit à SeUasie, 222, le força à taiv en Egypte, prit Sparte et y abolit les lois de Lycurgue. Il mourut en 221.

ANTIGONB, roi dos Juife, fils d'Aristobule II, fut pris et emmené à Rome lors de la prise de Jérusalem par Pompée. N'ayant pu obtenir des Romains la couronne de son père, il se fit placer sur le trOne par Paoorus, roi des Parthea, l'an 40 av. J.-G. II en tut chassé trois ans après par Héiôde, que soutenait Marc- Antoine. Stant tonibé entra les mains de son ennemi , il fut battu de verges et mis à mon

ANTI

ANTI

jMTiGONB DB CARTSTE, naturaliste et polygraphe grec du ni* siècle av. J.-C, avait écrit aea vies iVéerivains célèbret et une Histoire des animaux^ qui sont perdues; il reste de lui un Recueil d^hiswira merveilleuses, que Beckmannapubliéà Leipsick, 179Î, in-4.

AiniGONIA. Plusieurs y. anciennes ont porté ce nom :1a plus célèbre était en Syrie sur rOronte. Àntigone 1 la fonda; Séleucus la détruisit et en transporta les habitants à Séleucie.

AZniUBAN (c-à-d. vis-à'Vis du Liban)^ cbaîne orientale du Liban, entre les pachallks d'Acre et de Damas. La vallée qui la sépare du Liban, longue (l'env. 160 k., s'appelait autràbis CaiU-Surie, c.-à-d. Syrù creiue; eue est auj. habitée par les Druses. ANTILLES, archipel de l'Amérique, entre 61" 30' et 81° 20* de long. 0., s'étend en ligne courbe entre les deux Amériques, de l'entrée du golfe du Mexique au golfe de Maracaïbo, et se divise en Grandes Antilkt et Petties Antilles; ceUes-cl se subdivisent à leur tour en Antilles du Vent {Insulx ad ventum, C'kd. exposées à l'action directe des vents alises), etÀntUleswusle Vent (Insulœ infra ventum, qui ne reçoivent le vent qu'après les premières) ; on y joint quelquefois les Lucayes. Les Grandes Antilles sont Cuba, Haïti, la Jamaïque et Porto-Rico. Les Petites ÂntiUes du Vent sont St-Thomas, St- Jean, les Vierges, Ste-Croix, St-Martin, l'Anguille, St-Barthâemy, St-Eustache, St-Ghristophe, r^eviâ, la Bari)OQde,Antigoa, Monserrat, la Guadeloupe, les Saintes, Marie-Galante , la Désirade , la Dominique, la Martinique, Ste-Lucie, St- Vincent, la Barbade, Grenade etJesGrenadilles. Les Petites Antilles sous le Vent «ont Tabago, la Trinité, Blanquille, Ste-Marguerite, il Tortue, les Rocs, Bonair, Curaçao, Aruba. Climat Mant et d'une fertilité extrême ; deux saisons, la sèdie et la pluvieuse (celle-ci dure trois mois) ; oungansépouvantables, fièvre jaune. Les habitants sont des Européens et des créoles, des nègres (esclaves ou libres), des métis ou gens de couleur (mulâtres, <loarterons. etc.); c'est aux Antilles que la distinction des classes d'après la peau est dans toute sa force.~Ce9 îles ftirent vues inmiédiatement après les IJicaves par Christophe Colomb en 1492. Le nom qui ieur lut donné vient d'une île imaginaire d^Antilia fue Von disait exister k l'O. des Açores : on crut qoe c'était cette île que Colomb avait retrouvée.

ARnLLEs ANGLAISES : la Jamaïque, Antigoa, St- Ckristophe, Monserrat, Kevis, la Barboude, l'Anguille, la Dominique, Ste-Lucie, St-Yincent, Grenade etlesGrenadilles, la Barbade, Tabago, la Trinité. iBT. DANOISES : Ste-Croix, St-Thomas, St-Jean.

ANTILLES ESPAGNOLES : Cubs , PortO-RiCO, Pin OS ;

et jadis la partie E. de Haïti (environ les deux tiers).

ANTILLES FRANÇAISES *. la Guadoloupo , la Martinique, Varie-Gàlante, la Désirade. la Petite-Terre, les Saintes, partie de St-Martin (et jadis U partie O.de flaiti).

ANTILLES HOLLANDAISES : Curaçao , St-Eustache et Partie de St-Martin.

ANTILLES SUÉDOISES : uno seule , S^Ba^thélemy.

dova (entre le Honduras et la pointe 0. de Cuba) josqu'au golfe de Paria, et baigne au N. et à l'£. Ks Antilles, au S. le Venezuela et le (^acas.

AinTMAQUE, poète épique grec du temps des foerres médiques, naquit à Claros et séjourna à Coloplion. Ses œuvres, qui eurent beaucoup de réputa- ^n, et parmi lesquelles on remarquait un poème de t^ Thébaide<, sont auj. perdues. On en possède seu- ■^ent oudques fragments, publiés dans la coUec- ^ Didot, à la fin d'Hésiode, et séparément par «iienenberg,Hall, 1186, et StoU, Dillenbourg, 1845. ANTUf , seigneurie du Bigorre (H.-Py rénées), appartenant à la famille de Gondrin , fut érigée en ^Barquisat en 1612, puis en duché, 1711.

ATfTIN (L. DE PARDAILLAN DE GONDRIN, duC d'), Seul

fils de M. et Mme de Montespan, né à Pans en 1665, mort en 1736, fut d'abord menin de monseigneur et devint lieutenant général et gouverneur de l'Alsace. Il se fit remarquer à la cour de Louis XIV par son adresse à^fiatter et à prévenir tous ses désirs. Le roi. qu'il recevait à Petit-Bourg, ayant critiqué une allée d'arbres qui masquait la vue de la rivière, le duc la fit abattre en une nuit. Un massif du bois de Fontainebleau ayant déplu à Louis XIV, il en fit scier tous les arbres pendant la nuit, et le lendemain, à un signal donné, tous les pieds d'arbres tombèrent comme par enchantement sous les yeux du roi. Il a laissé des Mémoires, encore inédits.

ANTINOÊ ou ANTiNoopous, primitivement Besa, auj. Ensenehf v. d'%ygte, entre l'Heptanomide et la Thébaîde, sur le Nil, vis-à-vis d'Hermopolis-la- Grande, fut ainsi nommée en mémoire ^'Antinous qui y périt, et auquel Adrien y fit élever un temple.

ANTINOMIENS, sectaires. F. agricola (Jean).

AI<mNOt}S, habitant d'Ithaque, un des amants de Pénélope, excita ses compagnons à se défaire de Télémaque, et maltraita Ulysse quand ce prince se présenta, sous l'habit d'un mendiant, à la porte de son palais. Celui-ci le tua à coups de flèches.

ANTINOUS,- jeune Bithynien d'une grande beauté , fut l'esclave et le favori de l'empereur Adrien, qu'il accompagna dans ses voyages. Etant en Egypte avec ce prince, il se noya dans le Nil (132 de J.-C.) ; son maître, inconsolable de cette perte, fit élever un temple en son honneur, donna son nom à plusieurs villes, et multiplia son image par des statues et des médailles, dont quelques-unes subsistent encore.

ANTIOCHE, Antiochia ad Daphnen, VAntakieh des Turcs, v. de la Turquie d'Asie (Syrie), sur l'Oronte, à 100 kil. 0. d'Alep, à 30 kiL de la Méditerranée; 10 000 hab., dont 3000 Chrétiens. Elle occupe à peine la 6* partie de l'anc. enceinte et offre de nombreuses ruines. Antioche comprenait l'antique village de Daphnê, ainsi nommé par les Grecs à cause de ses bosquets de lauriers (daphné en grec), et possédait un temple célèbre a' Apollon. -- Fondée en 300 av. J.-G. par Antigone, achevée par Séleucus, qui l'appela Antioche en Tncnneur de son père Antiochus, die fut longtemps la capitale des Séleucides, et devint la 3* v. de l'empire romain; elle compta jusqu'à 700 GOO h. On la surnommait la Reine de l'Orient. Conquise par les Romains en 64 av. J.-C, elle tomba successivement au pouvoir des Perses, qui pourtant la rendirent à l'empire byzantin; des Aranes, après la victoire d' Antioche remportée par Omar (638); des Croisés, qui l'érigèrent en principauté au xi« siècle; des Mamelouks au zm*, et fut prise par les Turcs, en 1516. Sa ruine fut hâtée par des tremblements de terre dont le plus terrible eut lieu en 52G. Antioche est une des premières villes oui ait été prêché le Christianisme : il y fut porté par les Apôtres mômes. Elle avait unpatriarchat, dont l'autorité s'étendait sur toute la Syrie et la Mésopotamie. Il s'y tint plusieurs conciles. Patrie d'Archias, S. Luc, S. Jean Chrysostôme.

antioche (Principauté d*), un des quatre Etats chrétiens fondés pendant la 1** croisade (1098), eut pour 1" souverain Bofimond de Tarente (1098-1108) , puis fut réunie 8 ansauroy. de Jérusalem par Baudouin II, qui la remit en 1126 à Boëmond II: après la mort ae celui-ci, en 1131 ^ elle passa par les femmes dans diverses maisons. Bibars, soudan d'Egypte, s'en empara en 1269, Kélaoun en 1288. Les Turcs la prirent en 1516 et ils la possèdent encore aujourd'hui.

ANTIOCHIA, nom conmiun à plusieurs v. anciennes, dont les plus célèbres sont : 1* VAntio^ie ou Antakieh actuelle; 2" Antiochia ad Cragum, auj. Antiochette, à 140 k. S. de Konieh; 3» Antiodiia ad TaurumySMj.AinrTab] 4* Antiochia ad Pisidiam, dite aussi Cœsarea, auj. Ak Chehcr, sur la frontière de la Pisidie et de la Phrygie ; 5» Antioehta Mygdoniœ ou Nisthis^ en Mésopotamie, auj. JVmôtn; 6" A, Margiana , capit. de la Margiane , sur le Margus.

ANH

ANTI

AimOCHUSI, surnommé Soter, c-à-d. Sauveur y roi de Syrie, fils de Séleucus Nicanor, succéda à ce prince ^''^ans av. J.-G., et n'eut pas honte de s'allier avec Ptolémée Céraunus, l'assassin de son père. Il ga^a plusieurs batailles sur les Bithyniens, les Macédoniens et les Galates, mais attaqua sans succès Ptolémée Philadelphe, roi d'Bgypte, et Philétère, ro! de Pergame, et fut vaincu prM de Sardes par Eumène, successeur de ce dernier prince. Il fut peu après tué dans un combat livré près d'Ephèse, 260 av I.-C. On le nomma Savveur parce qu'il avait sauvé ses États d'une irruption des Gaulois.

ANTiocHus n, surnommé Théos, c.-à-d. Dteu, fils du préc. lui succéda en 260 av. JT.-C. Les Milésiens lui donrèrent le surnom de Dieu parce qu'il les avait délivrés de la tyrannie. H renouvela la guerre que son père tvait faite avec peu de succès contre Ptolémée Philadelpbe, roi d'Egypte; mais il fut forcé de demander la paix et consentit a répudier sa femme, Laodice, pour épouser Bérénice, fille du roi d'Egypte. Laodice en conçut un tel ressentiment qu'elle l'empoisonna, 247 av. J.-G.

AMTiocHue m, dit le Grand, succéda à son frère Séleucus Céraunus, l'an 222 av. J.-C. U s'occupa d'abord de faire rentrer dans le devoir plusieurs de ses généraux qui s'étaient déclarés indépendants; puis il ne songea qu'à reconanérir la partie de la Syrie qui avait été enlevée à Séleucus Cailinicus par le roi d*Eçypte ; mais il fut battu par Ptolémée Pbilopator, près de Raphia (217 av. J.-C.}, et obligé de rendre ses conquêtes. Ayant bientôt réparé ses pertes, il recommença la guerre, reprit les provinces de Syrie que conservait le roi d'Sgypte, soumit l'Asie-Mineure et la Hte-Asie, et s'avança jusque dans l'Inde. Maître de l'Asie, il passa en Grèce, sous le prétexte de secourir les £toIîei)s contre les Romains: mais ceux-ci le battirent aux Thermopyles (191), puis à Magnésie <190), U n'obtint la paix qu'aux conditions les plus onéreuses. Il fut tué peu après dans TElymaîde, où il était allé pour piller un temple de Bélus, afin de l'acquitter enves les Romains (186). Il avait reçu à sa cour Annibal, qui contribua de tout son pouvoir à l'armer contre Rome.

AMTiocHus IV, surnommé Épiphane ou V Illustre , et par ironie Épimane ou VTnsensé^ fils d'Antiochus le Grand, succéda, en 174, à son frère Séleucus IV, s'empara de la Basse-Egypte, et retint prisonnier Ptolémée £piphane, roi de ce pays; mais les Romains le forcèrent de renoncer £ sa conquête. Les Juifs s'étant révoltés contre lui, parce qu'il voulait les forcer de sacrifier aux idoles, il les traita avec la plus excessive sévérité : il en fit mourir un nombre prodigieux, et entre autres les sent frères Machabées, ainsi que le sage vieillard £iôazar. Matathias et Judas Machabée, s'étant mis à la tête de leurs compatriotes, battirent ses troupes en plusieurs rencontres. Antiocnus irrité était en roule pour aller les combattre en personne, lorsqu'il mourut en Perse, d'une chute de cneval, 164 av. J.-G.

ANT10CHU8 V, EuvotoT, fils du préc., 'lui succéda en 164, à peine âge de 9 ans. Démétrius Soter, son cousin germain^ s'empara de ses États et le fit mourir après 28 mois d'un règne purement nominal.

ANnocHus VI, Dionysius ou Bacchus, fils de l'usurpateur Alexandre Bala, se disait issu d'Antiochus Tbéos. Il fut placé sur le trÔne par Tryphon, qui l'opposa à Démétrius Nicator (143), pour régner à sa place, et le fit mourir un an après.

ANTIOCHUS vn, surnommé SidetèSy c.-à-d. Chasseur, fils de Démétrius Soter, monta sur le trône l'an 139 ay. J.-C.. chassa l'usurpateur Tryphon, réduisit les Juilii et battit les Parthes^ mais fut battu lui-même par Démétrius Nicator, qui s'empara de ses Etats, 1 30.

ANTiocHus vm, dit Ùrypus, c.-à-d. nex aquilin, fils de Démétrius Nicator et de Cléop&tre, monta sur le trône l'an 123 av. J.-C., après avoir chassé l'usurpateur Zébina; il s'allia avec le roi d'Egypte en époupent sa fille , eut à soutenir une guerre contre son i

frère Antioclras de Cyziqae, fat forcé delui céder une partie desesStats, en 114, et mourut en 97 av. J.-C.

ANTIOCHUS IX, surnommé Philopator, c.-à-d. qui airfiê s(mpère,aït aussi de Cyxique, parce qu'il avait été élevé a Cyzique. frère utérin d'Antiochus Grypus, était fils d'Antiochus Sidétès et de Cléopâtre. Il contraignit son firère à lui céder la Cœlésyrie, 114. A la mort de ceiui-o^ 97, il régna sur toute la Syrie; mais, 3 ans après, un fils d'Antiochus Grypus, Séleucus VI, lui livra bataille et le réduisit à se tuer.

ANTIOCHUS X, dit Eusèbêf c.-k-d. Pteuv, fils d'An-

tiochus de Cyzique. reprit, l'an 94 av. J.-G., le trône sur Séleucus, fils d'Antiochus Grypus, mri avait détrôné son père; mais deux ans âpres À mt lui-même

détrôné par deux autres fils de Grypus. On croit qu'il mourut chez les Parthes, Yers l'an 75 av. J.-C.

ANTIOCHUS zi, dit Philadelphe, c.4i-d. ami de sm frère f fila d'Antiochus Grypus, prit le titre de roi, ainsi crue son frère Philippe, après ta mort de Séleucus VI, leur aîné (93): Os vengèrent la mort de ce prince en passant au ffl de l'épée les habitants de la ville de Mopsueate, où il avait été brûlé vif. Ils furent peu après vaincus et détrônés par Antiochua X. Astiochus Philadelphe se noya dans sa fuite, 90 av. J.-C.

ANTIOCHUS zn. surnommé Pionysius on Baechus^ cinquième fils d^Antiochus Grypus, prit la couronne lorsqu'il sut que Démétrius lu, son frère, était prisonnier des Parthes, 83, et périt la même année dans tme expédition contre las Arabes.

ANTIOCHUS xm, VAsiatiaue^ fils d'Antiochus X. avait été élevé au fond de rAsie, d'où lui vient son surnom, et avait longtemps vécu en simple particulier. Il fut, en 69 av. J.-C., rétabli par Lucullus sur le trône d'où son père avait été renversé par Tigrane. Pompée le dépouilla de ses Etats et réduisit la Syrie en province romaine (64).

ANTIOCHUS d'Ascalon, philosophe académicien, disciple de Philon, eut pour auditeurs et pour amis Cicéron , Lucullus , Brutus. Il chercha à concilier les doctrines des Académiciens, des Péripatétîciens et des Stoïciens, n'admettant entre eux de dissidence (Tue dans les mots, et fut considéré comme le chef d'une nouvelle Académie. Il mourut en 69 av. J.-C.

AimOPE, fiUe de Nyctée, roi de Thèbes, sa laissa séduire par Jupiter métamorphosé en satyre, et en eut deux fils, Zethus et Amphion. Pour la punir de sa faute, Lycns, frère de Nyctée, la tiTra à sa femme Dircé, qui l'enferma àzjos une étroite prison, et lui fit souifnr de cruels tourments; mais elle parvint à s'échapper et se réfugia auprès de ses fils, qui la vengèrent par la mort de Lycus et Dircé.

ANTiopE, reine des Amazones, fut vaincue par Hercule, épousa Thésée et donna le jour à Hippolyte.

ANTIOQUIA, prov. de la Nouv.-Grenade, entre celles de Carthagène et de Popayan, a pour ch.-l. Santa-Fé d'Antioquia, à 4Ô0 kil. N. 0. de Bogota.

ANTIPAPES, personnages qui diâputôrent le saintsiége à des papes élus canon iquement. F. les noms de chacun d eux et la liste des papes.

ANTIPAROS ou oliaros, îlot ae l'Archipe!, vis-àvis de Paros; 26 kil. de tour. Vin, coton. Célèbre grotte à stalactites.

ANTIPATER, généra! macédonien , avait été premier ministre ae Philippe et fut chargé par Alexandre du gouvernement de la Macédoine et de la Grèce pendant que ce prince faUait ses conquêtes en Asie. Quoiqu'il se fût acquitté de ses fonctions avec le

{)lus grand succès, Olympias, mère d'Alexandre, e fh par ses intrigues dépouiller de son gouvernement ; mais il en reprit possession à la mort du conquérant. Il eut à soutenir une guerre fort vive contre les Grecs oui, à l'instigation de Démosthène» réclamaient la lioerté; vaincu d'abord et assiégé dans Lamia (323), il vainquit les Athéniens à Cranon (322). U venait d'être chargé de la régence pendant la minorité des enfants d'Alexandre, lors-, qu'il mourut (320). On l'a accusé, mais sans fondement, d'avoir fait empoisonner Alexandre pour s«

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ivgerd» ce mi'il rayait réroqué de ses fonctions! n était père oe Cassandre, qui gouyema la Macédoine après lui.— Un autre Antipater, fib de Cassandn, et Rendre de Lysimaque, régna ^ur la Macédoine de 298 à 295, conjoiutement avec son frère ilexandre, et eut de continuels démêlés avec lui. iitTzPATBR ou AMTiPAS, Iduméeu de nation, fut le principal ministre d'Hyrcan II. exerça soud ce prince toute l'autorité et nrépara rélévation de son fils Hérode. Il fournit à César des secours dans sa guerre «ontre Alexandrie et reçut en récompense le titre <ie procurateur de la Judée. U mourut empoisonné en 43 av. J.-C. — FiiS d'Hérode. F. BàRODE antipas, ANTIPATRIS, primitivement Caphar Seba, ▼. de Palestine, au N. 0. de Samarie, sur la route de Jérusalem k Césarée, fut ainsi nommée par Hérode en l'honneur d'Antipater, son père.

ANTIPHA5E. nom de 4 poètes comiques grecs dont le pins célèbre écrivait à Athènes vers le cornmeocement du iv* siècle av. J.-G. Il avait composé 3â6 comédies : il n'en reste que peu de fragments. AXTIPaON, sophiste, né en 479 av. J.-C. à Aiiamnonte en Attique. s'établit à Athènes vers 430, et fut le mattre de Thucydide, qui le mentionne avec honneur (VIII, 68). U contribua à l'établissement des Quatre-tents, et fut condamné à mort après la chute de ce gouvernement, 411. U reste de lui ]& discours (on Tes trouve dans les collections de Reiske. de Bekker et de Didot); quelques-uns ont été trad. par l'abbé AuKer, à la suite d'Isocrate. ATTIPOUS, auj. Anmes. v. de Gaule, ch.-L des Deciates^ faisait partie de la Province Romaine. i5nSANA, montagne et volcan des Andes pénnriennes. dans la république de l'Equateur, au S. i de OuitOj^a 5833" de hauteur.

A5TISTHÉWE, philosophe grec, fondateur de l'école des Cyniques , né à Athènes vers l'an 424 av. J.-C., mort à 72 ans, avait d'abord étudié sous le sopliiste Gorçias, et avait enseigné la rhétorique avec succès; mais ayant un jour entendu Socrate, il ferma son école et se livra tout entier à l'étude de la philosophie. Antisthène professait la morale la plus austère; il pensait qu'il n'y a de beau que la vertu, ^ laid que le vice, et s'élevait au-dessus des bienséances sociales, quSl regardait comme de vains préjugé::. On l'a accusé d'être vertueui avec ostentation : Sccrate disait de lui qu'on voyait son orgueil percer à travers les trous de son manteau. Il composa plusieuts traités de philosophie, mais il ne reste de lui qv* iJcs fragments et quelques lettres, peut-êtte apocr\T.hes, publiés par Winckelmann, Zurich, 184t. K:cbier a composé une dissertation De vtto, mori- ^ac piacitis Antisthenis,léii&, 1724; M. Chappuis a écrit en 1854 une thèse sur ce philosophe.

AXTI-TAURUS, c.-à-d. en face du Taurw, chaîne de mont, de l'Asie-Mineure qui joint le Taurus au Cau- Çâ^, court au N., puis à l'E. en traversant les eya- ^t< de Sivas et de Trébizonde, et porte les noms d'Eutch-Kapolou» Tchicheghi-dagh, Aghi-dagh.

ANTIUH. auj. ilnzto, v. et port du Latium, capitale des Volsques, sur la mer Tyrrhénienne , à 40 ^ilS.O. de Rome. Elle fut l'asile de Coriolan exilé. Antium fut prise en 467 av. J.-G. par Quintius Capitolinus : les proues Orostra) de ses navires furent enle- ^ et portées a Rome pour orner la tribune lui haranffues. On voyait a Antium deux temples célèbres, Fim d'Ësculape, Tautre de la Fortune; un P^àl'E. était un temple de Neptune (auj. i^eUuno). [^igula et Néron étaient nés à Antium. C'est dans «s ruines de cette ville qu'on a trouvé en 1503 l'A- PoUon du Belvédère.

ATTIVARI, Bar en turc, v. de Turquie (Aîba- 5«), à 37 kiL 0. de Scutari, avec un port sur l'Aviatique. Château sur un roc très-escarpé. Arche- ^^ grec. Entrepôt de la vallée du Drin.

ANTOiRB (Maro-), Jf. Anionius, orateur romain, Si^-père du triumvir, fut consul l'an 99 av. J.-€. et Il ontingua dans la gverre contre les alliés. S'é-

tant, pendant la guerre civile, déclaré pour Sylla contre Marins, celui-ci donna ordre de le tuer, et fit exposer sa tète sur la tribune aux harangues (87). D'après Cicéron, c'était un des plus grands orateurs de son temps : son éloquence était surtout remarquable parla soudaineté, la souplesse, la verve, l'action ; jamais il n'écrivit ses discours, u est, avec Crassus, le principal personnage du dialogue De Oratore.

ANTOiNB (Marc-), triumvir, petit-fils du précédent, né l'an 86 av. J.-C., se distingua dès sa jeunesse dans les guerres contre les Juifs et fut nommé tribun du peuple en 50. Il se lia d'abord avec les tribuns Curion et Clodius, puis s'attacha à César, et lui donna le conseil de marcher droit à Rome après le passage du Rubicon. Il commanda l'aile droite de l'armée à Pharsale. César, devenu dictateur (47) , le choisit pour mattre de la cavalerie. Antoine osa un jour de fête présenter un diadème à César, mais il ne fit, par cette démarche imprudente, que hâter la mort du dictateur. Après le meurtre de César (44), il prononça son oraison funèbre, ameuta le peuple contre ses assassins, les poursuivit vigoureusement, et aUa assiéger Décimus Brutus dans Mutina (Modène) , l'an 43 av. J.-G. Mais le sénat l'ayant déclaré ennemi de r£tat, les consuls Hirtius et Pansa marchèrent contre lui et le défirent. Trop faible pour résister seul, Antoine s'unit avec Lépide et le jeune Octave. Cette association, nommée 2* triumvii-at, débuta par d'horribles proscriptions, et remplit l'Italie d'exécutions sanglantes : Antoine exigea la mort de Cicéron, qui l'avait violemment attaqué dans ses Philippiques. L'année suivante, 42, Antoine, suivi d'Octave, défit Brutus et Cassius dans les plaines de Philippes, et anéantit ainsi le parti républicain. Les triumvirs se partagèrent ensuite l'empire romain : dans ce partage Antoine obtint la Grèce et l'Asie. Pour cimenter son union avec Octave, il épousa la sœur de celui-ci, Octavie, aussitôt après la mort de sa première femme, la célèhre Fulvie (f. ce nom^; mais bientôt, épris des charmes de Cléopâtre, reme d'Egypte, il délaissa Octavie pour elle et livra même k la princesse égyptienne une partie des conquêtes romaines (Pnénicie, Célésyrie, Judée, Chypre). Octave saisit cette occasion pour rompre avec Antoine; les deux rivaux se livrèrent près d'Actium une bataille navale qui décida du sort du monde (31). Antoine fat vaincu et forcé de fuir avec Cléopâtre. Il se réfugia & Alexandrie; mais, se voyant près de tomber entre les mains du vainqueur, il se donna la mort (30). Cet homme célèbre possédait les qualités d'un grand guerrier, mais il se livra à tous les excès de l'intempérance et de la débauche. Plutarque a écrit la Vie d* Antoine.

ANTOINE (Lucîus), frèro du triumvir, s'unit à Fulvie pour attaquer Octave, sans l'aveu de son frère, fut assiégé dans Pérouse, mais fut obligé de se rendre après un long siège et n'obtint son pardon (41-40 av. J.-C.) qu'en abandonnant les habitants de Pérouse à la vengeance du vainqueur.

ANTOiNB (S.), instituteur de la vie monastique, né en 251, dans un village de la Haute-Egvpte nommé Coma, d'une famille riche, vendit ses niens, se retira à 20 ans dans hi solitude et s'y livra à la vie la plus austère et aux plus dures mortifications. Il s'était d'abord fixé au lieu appelé avQ. Fayoum (entre Memphis et Arsinoé); il se transporta plus tard dans un endroit plus désert encore, au mont Colzin (près de l'anc. Heroopolis). Une foule da disciples vint se ranger sous sa discipline, et il fonda plusieurs monastères pour les réunir. Deux fois il sortit de sa retraite pour aller à Alexandrie : la l", en 311, pour soutenir les Chrétiens persécutés par Maximin, et la 2*, en 355, pour défendre la foi contre les Ariens. Respecté des Païens mômes, honoré des empereurs, il mourut en 356, à l'âge de 105 ans. On rapporte que dans sa solitude il fut pendantvingtanspoursuivi parle démon, qui chercha par tous les moyens à le séduire; mais u résista h toutes les tentations. La

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légendô f on ne sait pour qnel motif, lui donne un

{)orG pour compagnon dans sa solitude. IL reste de ui tept Lettres^ une Règle et des Sermons, qu'on trouTe dans la Bibliothèque des Pères. S. Athanase a écrit sa Vie (trad. en français par Tabbé Maunoury, 1858). On le fdte le 17 janvier.

ANTOiNB (S.), dit dé Padoue, né à Lisbonne en 1195, mort à Padoue en 1231 , se fit religieux de St - François et s'embarqua pour aller en Afrique convertir les infidèles : un coup de vent Favant jeté en Italie , il s'y livra à la prédication et à renseignement de la tnéologio. Il orilla surtout par la sainteté de sa vie et fit des miracles. Il a laissé des Sermons et la Concorde morale de la Bible^ publiés à Venise, 1575, in-fol. On l'honore le 13 juin. L'abbé Guyard a écrit son Histoire, Montauban, 1860.

AivTOiNB de Lebrixa, Antonius Nehrissensis, littérateur espagnol, né en 1444 à Lebrixa, mort en 1522, obtint des succès brillants dans l'enseignement aux universités de Salamanque et d'Alcala, et fut un des plus utiles collaborateurs de la Bible polyglotte entreprise sous les auspices du cardinal Ximénès. 11 a composé un ^rand nombre d'ouvrages, tous fort rares, dont les principaux sont : Iiutituiio grammaticm latin» (Salamanque, 1481, réimpr. à Paris, 1859), où il développe des vues nouvel^/rs sur l'enseignement de la langue latine; Grammaticasohrela lengua easteUana, 1492, la première grammaire qui ait paru en espagnol; Lexicon latin(Hiispanxcum et hispanieo-latinum, 1492 ;Juru civilis Lexicon, 1506, ouvrage ^ui restaura l'étude du droit en Espagne. On a aussi de lui Rerum in Hispania gestarum décades (Grenade, 1545) : ce n'est que la traduction d'une vieille chronique espagnole.

ANTOINE BB BOURBON, roi de Navams, fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, né en 1518, devint en 1548 roi de Navarre par son mariage avec Jeanne d'Albret, héritière de Navarre, et donna le jour à Henri IV. A la mort du roi François II, il fut nommé lieutenant eénéral du royaume. A la tête de l'armée catholi(](ue, u eut à combattre son propre frère, Gondé , qui était à la tête des ProtestanU , soumit Blois, Tours et Rouen, mais fut blessé à mort au siège de cette ville, en 1562. Ce nrince avait du courage dans le cœur, mais de la faiblesse dans le caractère : né au sein de la Réforme, il s'attira la haine des Protestants en abandonnant leur culte; il fut peu regretté des Catholiques eux-mêmes.

ANTOINE, prieur de Crato (ordre de Malte), était fils naturel de l'mfaotde Portugal don Louis, duc de Béja , etd'Yolande de Gomez. Fait prisonnier par les Maures à la bataille d'Alcaçar-Quivir, en 1578, il trouva le moyen de s'échapper, revint à Lisbonne, se donna pour le légitime héritier du trône portugais, prétendant que don Louis son père avait épousé secrètement Yolande sa mère, et se fit proclamer roi (1580). en môme temps que le roi d^pagne Philippe II envoyait une armée pour soumettre le pays. Il fut complètement battu a Alcantara par le cfuc d'Albe, général de Philippe II. et se vit forcé de quitter le Portugal. Il erra dans les pays étrangers^ faisant de vains efibrts pour relever son parti et fin;t ses jours à Paris en 1595, à 64 ans.

ANTOiNB (Clément-Théodore), roi de Saxs, né en 1756, mort en 1836, monta sur le trône en 1827, à la mort de son frère Frédéric-Auguste. Son règne, peu tatûla en événements politiques, a été consacré tont entier à l'amélioration ae l'administration intéiieure et au bonheur des Saxons.

anroDui (Jaoques-Denis), architecte, né à Paris en 1733, mort en 1801. On lui doit, entre autres momnoaaûyVBÔiel des Monnaies de Paris. Il termina le Palais de Justice, commencé par Desmaisons, en fit l'escalier et la Salle des Pas-Perdus. Il fut admis à l'Institut deux ans seulementavantsa mort.

▲NiouiB (Marc-), graveur. F. raimonw.

Aim)I?ns (Reliffieux de St-). En 1070, Gaston, gentilhonmie dauphinois, ayant fait un pèlerinage

à StrDidier, près de la TouMu-Pin (Isère), ou Ton conservait des reliques de S. Antoine, y institua, sous le nom de ce saint, un ordre de religieux pour soigner les malheureux atteints de la maladie appelée alors 'f^ *ocri ou. feu de S. Antoins. Cet ordre prit un accroissement assez considérable. Incorporé en 1777 dans l'ordre de Malte, il fut aboL en France, ainsi que tous les autres, en 1790.

ANTOMAHCHI (C.-F.), médecin, né en Corse, en 1780, mort en 1838^ professa l'anatomie à Florence, fut attaché en 1820 au service de Napoléon, prisonnier à Ste-Hélène^ l'assista dans ses derniers moments, refusa de signer le procès-verba. d'autopsie dressé par les chirurgiens anglais, et publia après son retour en Europe les derniers moments de Napoléon, Paris, 1825.

ANTON-GIL, baie de Madagascar, sur la côte E. Climat malsain. Les Français y ont eu un établi;»sèment

ANTONELLI (P., marquis d*), démagogue, né à Arles en 1747, mort en 1817, adopta avec ardeui les principes de la Révolution, fut charge de préparer la réunion du Comtat à la France, et provoqua en 1794, comme chef du jury révolutionnaire, la condamnation de Marie-Antoinette et des Girondins. 11 fut impliqué aans le procès de Babeuf, mais se fit absoudre. Exilé à lx>cca8ion de l'attentat du 3 nivôse (machine infernale), il alla voyager eu Italie.

ANTONDT LE PIEUX. Tit. Aurel, FtOoius Antoninus Pius, un des meilleurs empereurs romains, né à Lanuvium l'an 86 de J.-C, fut adopté par Adrien et lui succéda l'an 138. Monté sur le trône, il ne s'occupa que du bien de ses sujets : il rebâtit les villes détruites pendant les dernières guerres, mit un frein à la rapacité des gouverneurs des provinces, et fit cesser les persécutions contre les Cnrétiens. (Quoiqu'il n'aim&t pas la guerre, il combattit avec succès les Maures, les Daces et les Germains (140); en Bretagne, il fit élever un mur nouveau au N . de celui d'Adrien. Il mourut, universellement regretté, en 161, après avoir nommé Maro-Aurèle pour son successeur : le sénat fit ériger en son honneur à Rome une colonne qui existe encore {colonne Antonine). 11 avait pour femme Fàustine, qui le déshonora. On a sous le nom d'Antonin un Itinerarium provineiarum (pubL par G. Torin, chez H. Etienne, 1512; oar Wesseling, Amst., 1735; par Partiiey, Berl., 1848), précieux pour la géograpnie ancienne; il est pronable que cet ouvrage fut seulement rédigé par les ordres de l'empereur.

ANTONiN (Maro-Aurèle-). V. AunftLE (karg-).

ANTONiN (S.), archevêque de Florence, né à Florence en 1389, mort en 1459, était domim'cain. Il signala son épiscopat par sa charité, et créa la confrérie de St-Martin, destinée à soulager les pauvres honteux. On l'honore le 10 mai.

ANTOIONE. femme de Bélisaire, n'est fameuse que par ses débordements. F. BtusAiRB.

ANTONINUS LIBERAIIS, écrivain grec, oue l'on dit avoir vécu vers l'an 150 de J.-G., sous les Antonins, est auteur d'un recueil de métamorphoses (Transformationum congeries), publié, avec une trad. latine de Xylander, par Tn. Muncker, Amsterdam, 1674, par Verheyk, Leyde, 1774, et par G. A. Koch, Leips., 1832.

ANTONIO (Nicolas), bibliographe espagnol, né à Séville en 1617, mort à Madrid en 1684, était chanoine à Séville, et fut envoyé à Rome comme agent de Philippe IV. On a de lui : Bibliotheea hispana vêtus, Rome, 1696, 2 vol. in-fol., réimprimée à Madrid en 1788, 2 vol. in-fol., et Bibliotheea hispana nova^ Rome, 1692, 2 vol. in-f.; Madrid, 1788, 2 vol in-f. Ces deux ouvrages sont estimés et rares. ANTONIUS (Marcus et Lucius). F. antoinb. ANTomus MUSA, médeciu d'Auguste, Grec de nation, avait d'abord été affranchi. Ayant euéri l'empereur d'une maladie dangereuse, il lut oomfalé

ANVI — 9:

iTliOnDears. Il reste de lui : De Herha botanica. De tuenda valetudiney Venise, 1547.

Anoifius PRiiins, général romain, natif de Toulouse, était lieutenant de Vespasien. H assura rempire à ce prince par son activité, et remporta sur les partisans de Vitellius la victoire de Bédriac. 69. Au génie d'un grand générai, il joignait les talents de l'orateor et du poSte. Supplanté par Mucien dans k hi&a de Vespasien, il se retira dans sa ville natale et y mourut en 99, à 75 ans, loin des affaires el cultivant les lettres.

AKTONNE, bourff de la Dordogne, à 13 kil. E. de Përigueux; 470 ha£. Patrie de Lagrange-Cbancel.

âNTONT, b^urg du dép. de la Seine, à 11 kil. S. de Paris, wa la Biévre et près de Sceaux; 1200 hab. Plâtre.

àNTRAIGCES, ch.-l. de cant. (Ârdèche), à 26 kil. 0. de PriTas, sur un massif de lave; 551 bab.

ASTBÀIS, ch.-l. de cant. (Ille-etr Vilaine), sur le ::ouesDon, à 26 kil. N. 0. de Fougères^ 1179 hab.

jUYTREIIONT. V. ENTREMONT.

AimUM, comté de l'Irlande (Ulster), sur la côte onent., entre ceux de Down et de Londonderry, compte 315000 hab., et a pour villes principales Antrim (2665 haï).), sur le lac Neagh. Belfast, Lisbum, Carrici-fergus, Ballymoney. Sur la côte N., on admire une série de colonnes nasaltiques gigantesques, connue sous le nom de Chaussée des Géants.

AJTRUSTIONS (de trust, confiance), nom donné particulièrement à ceux des leudes qui vivaient dans Ilntimité du roi. F. leuoes.

A5TCERPIA, nom latinisé d'ANVEas.

AiniBIS ou ANfiBO, dieu égyptien, était représenté arec le corps d'un homme et la tête d'un chien. Les uns le font frère, les autres fils d'Osiris. et lui •donnent Nefté pour mère. Ânubis était un dieu des eofers; il présidait au crépuscule, au passage du joar à la nuit, ainsi au'au moment qui sépare la vie de la mort. Comme UHermès des Grecs, il conduisait les âmes jusqu'à la porte des Enfers.

ANVERS, Antwerpen en flamand, Antuerpia en lat. moderne, v. et port de Belgique, ch.-l. de la

riv. d'Anvers, sur la r. dr. de rEscaut, à 44 kil. de Bruxelles; 96000 hab. Place forte* vaste port, bel arsonal, magnifiques chantiers de construction. Oq y remarque l'égbse Notre-Dame, dont la tour est le plus haut édifice de Belgique, et où se trouve la l^eicente de croix de Rubens, la bourse, l'hôtel de Tille. Athénée, académie de peinture, académie des <iciences; écoles de navigation, de chirurgie, etc. Fabriques de draps, chapeaux, étoffes de soie, de roton; futaines, siamoises, tapis , ouvrages d'or et d'argent; savonneries, raffineries, etc. Très-grand commerce (d'entrepôt, de commission); armements. Chemins de fer conduisant à Bruxelles et à Gand. Anvers a été le siège principal de l'école flamande de peinture; patrie des peintres Yan-Dyck,Jordaens, Téniers, du graveur Edelinck, du géographe Ortelius et au philologue Gruter; séjour de Rubens. —Saccagée par les Normands, 836, puis désolée par les pestes, les incendies, les orages, cette v. n^en devint pas moins aux xii*, xm* et xiv* siècles une des principales places marchandes du globe. Elle fit parte de la Hanse, et eut jusqu'à 200000 hab. La prospérité croissante d'Amsterdam la fit déchoir: le traité de Wes^halie la ruina en fermant les bouches de l'Escaut, 1648. Elle fut assiégée par le duc de Panne en 1576 et en 1584, prise par les Français ^ 1746, 1792, 1794; défendue contre les alliés par Carnot, 1814; prise par les Français pour les Belges cï 1832. après un long siège. Il y fut signé en 1609 no traité entre l'Espagne et les Provinces-Unies. Elle H sous l'Empire, fe ch.-l. du dép. desDeux-Nèthes. ^léon voiuaiten faire la rivale de Londres. — La proT. d'Anvers, bornée au N. par le Brabant sept, >a S. par le Brabant mérid., compte 296000 hab. et tonne 3 arrond : Anvers, Malines et Tumhout. AHVnXB (J.-B. Bourguignon d*), célèbre géo-

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çrapne, né a Paris en 1697, morî en 1782. conçut de nonne heure un goût très-vif pour les recnercnes géographiques, obtint avant l'âge de 22 ans le brevet de premier géographe du roi, entra de bonne heure à rAcadémie des inscriptions, et ftit nommé adjoint géographe de l'Académie des sciences. Il a fiait faire à la géographie de ffrands pas, par le soin avec lemiel il a déterminé Ta véritable étendue des mesures de longueur dans les différents pays, et par l'exactitude de ses cartes : il vit plus d'une fois confirmer par des observations directes les conjectures qu'il avait faites , principalement sur la géographie de la Grèce , de l'Italie et de l'Egypte. Il a dressé un très -grand nombre de cartes nouvelles, en les accompagnant de mémoires justificatifs. On estime surtout sa Géographie ancienne abrégée, 3 vol. in-12, 1768; ses cartes pour l'Histoire ancienne et V Histoire romaine de RoUin ; son Traité des mesures anciennes et modernes ; son Traité des étatt formés efik Europe après la chute de V empire d^Occident, 1771; son Atlas de la Chine, de la Tartarie et du Thibet^ 1737 ; ses Mémoires sur V Egypte ancienne et moderne, 1766. M. Demanne se proposait de donner ses OEuures complètes en 6 vol. in-4; deux seulement ont paru chez Levrault, 1820.

ANWEILER, V. de Bavière (Palatinat), sur la Queich, à 10 kil. 0. de Landau; 2600 hab. On voit aux env. les ruines du château de Trîefels, où, diton, fut enfermé Richard Cœur de Lion (1192).

ANXUR, nom primitif de TERRAaNE.

ANYSIS, roi d'Egypte, régnait vers le commencement du vm* siècle avant J.-G. Quoiqu'il fût aveugle, les prêtres égyptiens l'avaient élevé sur le trône; il en fut chassé par Sabacus, roi d'Ethiopie.

aNYTUS, rhéteur d'Athènes, ennemi de Socrate, s'unit à Thrasybiile pour renverser les Trente tyrans et se joignit à Mélitus pour accuser le philosophe, qu'il fit condamner à boire la ciguè,400 ans av. J.-C. L'innocence de Socrate ayant été reconnue, Anytus fut forcé de fuir d'Athènes et se retira h Héraclée dans le Pont, où il fut, dit- on, lapidé.

ANZIN, bourg du dép. du Nord, à 2 k. de Valenciennes: 4884 hab. Mines de hoUiUe, connues dès le XI* siècle, et qui sont les plus riches de la France.

ANZIO ou ANZO, Antium, v. et çort de l'Etat ecclésiastique, à 30 k. S. de Velletri,presducap Anzio, devant lequel les Vénitiens battirent la flotte génoise en 378. Belles ruines. F. antium.

AOD ou AHon, juge d'Israël de 1385 à 1305 av. J.-C, ou, selon VArt de vérifier les Dates , de 1496 à 1416, délivra les Hébreux de la servitude des Moabites et tua Eglon, leur roi.

AONES, anciens habitants de la Béotie, furent dépossédés par les Phéniciens de Gadmus. De leur nom vient le nom d'Aonie donné anciennement à la Béotie, et celui d'Aonides, donné aux Muses, qui étaient adorées sur les monts Aoniens.

AORNE, c-à-d. sans oiseaux, marais infect d'Epire (Thesprotie), près des monts Cérauniens : on présume que c'est de ce nom que les Latins on fait Aveme. — Fort d'Asie, sur un roc escarpé, situé au S. de la Bactriane et sur les bords de l'Indus, passait poiur inexpugnable, et cependant fut pris par Alexandre.

AOSTEf Augusta prxtoria ou Augusta Saîassiorum, v. du roy. d'Italie (Piénaont), ch.-l. de la prov. du même nom, dans le val d'Aoste, sur la Doire, rive gauche, au pied des Alpes (600" au-dessus du niveau de la mer), à 79 kiL N. 0. de Turin et à l'entrée des deux vallées du Grand et du Petit Saint- Bernard : 7000 h., la plupart goitreux. Êvèché. Pat. de S. Ansehne. Cette ville fut fondée sous Auguste, par une colonie de Prétoriens. Restes d'amphithéâtres, arc de triomphe, etc. — La prov. d'Aoste, qui a titre de duché, compte 70,000 n.

AOUDE, VOude des Anglais, v. de l'Inde, dans le roy. d'Aoude, sur la Gograh. par 26* 48' lat. N. et 79» 44' long E., est célèbre dans les vieilles annales

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