‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 73 sur 578 · APEL · texte numérisé non relu

APEL

APHT

et la oiythologi e des Hindous, sous le z^m d'Ayodhyia, comqae capitale de Rama.

AouDE,royaume de PInde septentrionale.entre le Népal,lfiBahar,rAilahabad.rAgrah,leDelhi;3700OOOh.; capit. , Luknowou Lacknau. Climat chaud, mais tempéré par les vents; sol Fertile en beaucoup d'endroits^ mais mal cultivé. Forêts pleines de tigres, d'éléphants et de rhinocéros. On y trouve le lapis-lazuli. — L'Aoude fut longtemps l'Etat indigène le plus riche et le plus puissant de l'Inde. Il devint une des provinces de rempire Mogol. D'abord vassal des Anglais, il a été annexé à leur empire en 1856. Cette annexion a été l'occasion de l'insurrection redoutable qu'ils eurent à réprimer en 1857 et 1858.

AOOs, auj. Voioussa, rîv. d*Epire, coule du S. au N.,et tombe dans l'Adriatique, au S. d'Apollonie. Philippe V, ro; de Macédoine, fut défait, par les Romains, sur les bords de l'Aoûs, 214 et 198 av. J.-C.

AOCST-EN-DIOIS, Augusta Tricastimrum , bourg du dép. de la Drôme, à 28 kil. £. S. £. de Die et près de Crest; 1100 hab. Papeterie, etc. Source minérale. Colonisé par Auguste.

AOUT (dix) 1792, journée funeste, dans laquelle le peuple de Paris s'empara des Tuileries et massacra les Suisses, qui en défendaient l'entrée. Louis XVI fut obligé de chercher un asile auprès de l'Assemblée législative, qui le .suspendit de .ses fonctions et convoqua une Convention nationale.

APACHES , nation indigène du Mexique, habite entre 30* et 34» lat. N. , depuis le Rio Colorado de la Californie juxqu'au Rio Colorado du Texas. Elle est sans cesse en guerre avec les Espagnols

APALACHES (monts). F. allegany.

APAMËE, Apamea, nom donné à beaucoup de v. anc. en l'honneur de princesses» du nom d'Apam(f. On remarque entre autres : 1" une v. d'Assyrie , nommée primitivement Digba, auj. Coma^ au confluent du Tigre et de l'Eupiirate;— 2" une v. de Mésopotamie , sur la r. g. de l'Euphrate, vis-à-vis de Zeugma, dont flom-JTaia occupe la place; — 3" une autre v. de Mésopotamie, dans l'Ile' de Mésène (tle du Tigre);— 4*' une v. de Syrie, sur l'Oronte, au S. d'Antioche, bâtie par Séleucus Nicator, et nommée auj. Famieh ; — 5" Apamea Cihotos^ v. de Phrygie, auj. Afioum Karahissar^ au confluent du Marsyâs et du Méandre : peuplée aux dépens de Célènes par Antiochus Soter, qui lui donna le nom d'Apamé, sa mère, elle devint une des villes les plus commerçantes de l'Asie-Mineure; — 6" une v. de Bithynîe, auj. Moudania, non loin de Pruse, prise et colonisée par les Romains en 75 av. J.-G.

APANAGE, d'un mot de la basse latinité, apanare, donner le pain. Dans l'origine, on désignait sous ce nom les possessions territoriales que les hauts seigneurs donnai enta leurs putnés pour les dédommager de ce que leurs atnés seuls devaient succéder au fiçf

Ï)rincipal. Plus tard , ce mot a spécialement désigné es fiefs affectés aux princes du sang. Les apanages royaux ne datent que de la 3* race. Sous les deux premières, les fils au roi mort partageaient entre eux l'héritage de leur père par portions égales. Les apanages étaient presque toujours concédés à charge de retour à la couronne à défaut d'hoirs (héritiers). Jusqu'à Philippe-Auguste, les filles de France reçurent des apanages; depuis ce règne, elles ne reçurent plus que des dots en argent. En 1790, l'Assemblée constituante abolit les apanages réels et les remplaça par des rentes apanagères. Un sénatus-consulte de 1810 les rétablit, mais ils ne représentèrent plus qu'un revenu assis sur des propriétés territoriales. APCHËRON, presqu'île de la Géorgie russe, s'avance dans la mer Caspienne : ch.-L, Bakou. Sol imprégné de gaz sulfureux et inflammable.

APELLE, peintre célèbre de Cos, d'Bphèse ou de Colophon, disciple de Pamphile, florissait vers 332 av. J.-<^. Il vécut à la cour a'Alexandre, puis à celle de Ptolémée. Il ne passait pas un seul jour sans tra- TaiUer : d'où l'adage nvUa aies $ine linea, XL exposait

ses quvrages en public, et recueillait, caché derriïae un ndeau, les jugements des curieux. On connatt le trait de ce savetier qui, après avoir critiqué une sandale, voulut juger du reste du tableau ; Apelle l'arrêta en lui disant : « Que le savetier ne s'élève pas audessus de la chaussure, ne sutor uttra creptdam. * Alexandre, admirateur des talents d'Apélle, ne permit de faire son portrait qu'à ce peintre seul, et il eut pour lui une telle amitié qu'A lui céda Campaspe, une de ses maltresses, dont le peintre était doTenii éperdument amoureux en faisant son portrait. Les meilleurs tableaux d' Apelle étaient Alexandre tonnant, VMus endormie et Véntu Anadyomène, oeuvre qu'il laissa inachevée, et qu'aucun artiste n'osa terminer. On croit que l'œuvre connue sous le nom de la Noce aldohrandine, dont une copie est au Louvre , a été faite d'après un de ses tableaux.

APELLICON, de Téos, péripatéticien, mort vers 85 av. J.-C, retrouva et restaura les ouvrages d'Aristote et de Théophraste, qui étaient restés longtemps enfouis et oubliés. Il forma à Athènes une riche bibliothèque, que Sylla fit transporter à Borne.

APENNINS (monts), Avenninut (du celtique t>fn, sommet), longue chatne de mont, qui traverse l'Italie dans toute sa longueur , se détache des Alpes à Cassino, au N. de Gênes, trace un demi-cercle autour du golfe de Gênes, court à l'E. jusqu'à la Boccbetta, puis se dirige vers le S. E. et va se terminer en Sicile, formant ainsi trois régions principales : !• V Apennin septentrioncU , dans les Ëtats saraes, qui finit à h Bocchetta et au mont Comaro; 2^ i* Apennin central, qui va jusqu'au mont Yelino et duquel partent le Sub - Apennin romain et le Sub-Apennin toscan ; 3* V Apennin méridioMLl, qui se bifurque près d' \cerenza. pour courir d'une part dans les terres de Bari et d'Otrante et finir vers le cap Santa-Maria di Leuca, de l'autre dans les Calabres, jusqu'au détroit de Messine. Le Vésuve et tout le terrain volcaniqup environnant font partie de la région méridionale. Les principaux sommets sont le Monte Cavallo ou Monte Como, entre les deux Abruzzes ultérieures, 2960"; le Monte Amaro, dans l'Apennin méridional. 2840; le Monte Vittore, dans les Etats romains,2480. L'Apennin a longtemps servi de refuge aux vaincus, aux bannis, aux brigands : ceux-ciy ont encore leur repaire.

APENRADE, V. du Sl&svig, à 32 k. N. de Flensborg ; 4000 h. Port peu profond et rade peu sûre.

APER (M.), orateur latm du i*' siècle. Gaulois de naissance, mort yers l'an 85 de J.-G., se fixa à Rome, y fit admirer son éloquence et devint successiyement questeur, tribun, préteur et sénateur. Il est un des principaux interlocuteurs du Dialogue des orateurs^ attribué à Quintilien ou à Tacite. Quelques savant> croient ou'il en est lui-mêkne l'auteur.

APER (Arrius), préfet du prétoire sous l'empereur Canis, fit périr ce prince ainsi que Numérien, son successeur, et chercha à se faire proclamer empereur; mais il fut mis à mort par Dioclétien, en 28A.

APHKODISIA, APHR0DISIA.S ou APHROmSIOM, nOLJ de plusieurs v. anciennes consacrées à Vénus (Aphrodite). liOs principales étaient:!* en Carie, au N. E., près des frontières de la Lydie, patrie du commentateur Alexandre, dit d'Aphrodisie; — 2* dans ia Cilicie Trachéotiùe, en face ae Chypre;— 3" en Phrygie, non loin d* Apamea Cibotos.

APHRODITE, nom grec de Vénus.

APHRODITOPOLIS, c.-à-d. Ville de Vénus^ nooi commun à trois villes d'Egypte : 1" dans l'Heptanomide^ sur la r. dr. du Nil, au S. de Memphis : c'est auf. Atfieh;^2^ dans la Thébaîde,sur le Nil, près de Latopolis . au N. 0. de cette ville : c'est auj. Itfouj — 3* aans la Thébaîde, à quelques kiL au S. O. é^AntœopoliSf sur un canal latéral au NIL

APHTHONIUS, rhéteur grec du ni* siècle après J.-C, natif d'Antioche, est auteur d'une rhétorique intitulée Progymnasm^ta^ composée d'après Hermogène, et oui a été longtemps en usage dans les écoles (publiée avec trad mine, Amst., 1665, izi-12).

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On a aussi d'Aphthouius des Fables, publiées avec eelles d'Ésope et d'Abstemius, Francfort, 1610, m-8. iPU TBLLUS, c-à-d. terre d'Apis, nom du PélopOD&ïe, dériTé d'Apis, un de ses plus anciens rois. APICIUS (M. Gabius) , gourmand et gastronome céièbre, Tiyait à Rome du temps d'AuRuste et de Ti- Wre. On dit qu'après aToir dépensé plus de 100 miliioDs de sesterces (eny. 20 millions de francs) pour aodîùre sa passion gloutonne, il se donna la mort parce qu'il ne lui restait plus que 10 millions de sesterces (env. 2 millions), somme qui ne lui suffisait plus pour vivre. — On a sous le nom d'un certain Cœlîus Apicius un traité De re culinaria ou De o^fonm^ Londres, 1705, et Anspach, 1800, ouvrage fort ancien, mais çpi n'est pas du célèbre Apicius. APiON, grammairien d'Alexandrie, né en Egypte, fut député par les Alexandrins à Caligula pour se plaindre des Juifs. Apion avait composé une Histoire (TÉgypte et un livre Sur les Juifs, satire violente que Josèphe a réfutée j il n'en reste que peu de fragments (aans les Fragm, de la coUect. Didot). APiS, divinité que les Égyptiens adoraient sous la fonne d'un bœuf. On reconnaissait le bœuf Apis à divers signes particuliers : il devait être noir par tout le corps et avoir sur le côté droit une marque blanche semblable au croissant de la lime. La durée de son existence était limitée à 25 ans. Au bout de ce temps, les prêtres le noyaient solennellement dans le Nil, puis ils l'embaumaient, lui faisaient des funérailles magnifiques et l'enterraient dans le Serapeum. Ils le pleuraient ensuite, et en cherchaient un autre pour le remplacer. Lorsqu'ils avaient trouvé le nouveau dieu, ils se livraient à la joie et lui rendaient leurs hommages. On pense que c'est Osiris, dieu de l'agriculture, que l'on adorait sous cet emblème : les Êj^yptiens croyaient qu'Osiris avait pris la forme d'un Êœuf et avait traîné la charrue lorsque les dieux, battus par Jupiter, se réfugièrent en E^iypte, où ils se cachèrent sous diverses formes.

APOCALYPSE, c.-à-d. révélation, du mot grec apokaluptô, découvrir, livre du NouveauTestament, écrit par S. Jean l'évangéliste vers l'an 95, contient les révélations que Dieu lui fit pendant son exil à Patmos. Cet ouvrage mystérieux, dont l'obscurité est devenue proverbiale, a donné lieu à une foule de commentaires, dont quelques-uns extravagants : on y a vu soit la description des persécutions que l'Église devait souffrir de la part des Juifs et des Gentils; soit l'annonce de la destruction de Rome (désignée sous le nom de Babylone), et le triomnhe de l'Église, régnant sur le monde entier, etc.

APOCBISIAIBE, dignitaire du Bas-Empire. V. ce mol au Dict. des Sciences, des Lettres et dcf Arts. APOLLINAIRE, V Ancien et le Jeune, père et fils, grammairiens et rhéteurs grecs du iv" siècle après i.-C, enseignèrent & Béryte et à Laodicée, et embrassèrent le Christianisme. Quand la lecture des livres païens eut été interdite aux Chrétiens par l'empereur Julien (362), ils composèrent pour les remplacer divers livres élémentaires, en prose et en ^ers; il ne nous reste de ces ouvrages que VlnterpTiuai(m. des Psaumes, en vers grecs, et une tragédie, le Christ souffrant, attribuée à tort à S. Grégxre de Nazianze, Paris, 1552 et 1580. avec trad. tine. Apollinaire le Jeune fut évoque oe Laodicée, mais il tomba dans l'hérésie y et fût le chef d'une «cte qui soutenait que J.-C, en se faisant homme, Savait pris que l'àme sensitive de l'homme {josyc^ et non l^e intellectuelle (nous); il fut conwnmé par les conciles d'Alexandrie, 362, et de Con.9tantinople, 381. Il mourut cette dernière année.

APOLLINE (Ste) , vierge et martyre, vivait à Alexan- Jn« et y fut arrêtée en 248, sous le règne de Phi- 'ïMj-1'Arabe , dana une séaition excitée contre les ^^ens. Elle se jeta d'elle-même dans le bûcher réparé pour son supplice. On la fête le 9 février. AIH>LUN0P0LIS MAGNA, auj. Edfou, T. de l'B- ^teaac. (Thébaîde), sur le Nil, r. g., jk UO kil.

au N. de Syène. Plusieurs beaux temples, dont un surtoutj que l'on voit encore presque en entier, le disputait aux plus grands de l'Egypte, mais dont les bas-reliefs, exécutés du temps des Ptolémées, sont de mauvais style.

APOLLiNOPOus PARVA, auj. Kous OU Stftfah, V. d'Egypte (ThébaTde), prés du Nil, au N. de la précédente et à quelaues k. au S. 0. de Coptos.

APOLLO, Juii originaire d'Alexandrie , embrassa le Christianisme vers l'an 54, prêcha à Ëphèse et à Gorinthe, et s'acauit une teile réputation qu'on opposait son autorite à celle de S. Paul et de S. Pierre.

APOLLODORE, grammairien d'Athènes, qui vivait 150 ans av. J.-C., s'acquit une grande renommée pour l'explication des poètes. De ses nombreux ouvrages il ne reste que sa Bibliothèque mythologique, en 3 livres, contenant V Histoire des dieux et des héros jusqu'au retour des Héraclides dans le Péloponèse, publiée par ^Eginus Spoletinus, grec-latin, Rome, 1550, par E. Bekker, Leips., 1834, et réimpr., avec trad. lat., dans la collection Didot {Hist. grsec, fragm.)', elle a été trad. en français par M. Clavier, Paris, 1805. On croit que cette histoire, qui n'est qu'un ^régé fort sec, n'est pas l'ouvra i^'e même d'ApoUodore , et au'elle n'est que l'extrait d'un traité plus considérable composé par ce savant.

APOLLonoRB, architecte de Damas, né vers l'an 61 de J.-C..florissait sous Trajan. Il construisit, par les ordres de ce prince , un pont colossal sur le Danube, et éleva à Rome la colonne Trajane, la basilique Ulpia, ainsi nommée d'un des noms de l'empereur, et plusieurs autres monuments regardés comme des chefs-d'œuvre. Après la mort de Trajan, Adrien, qu'il avait offensé par des paroles imjjriidentes, l'exila,

Suis le fit mettre à mort, i3(», et détruisit plusieurs e ses ouvrages.

APOLLON ou priŒRiis, dieu du soleil et de la lumière, des arts, des lettres et de la médecine, était fils de Jupiter et de Latone, et frère jumeau de Diane ou la Lune. Il naquit dans l'ile de Délos (V. LA tons;, a peine sorti du berceau, il tua de ses flèches le serpent Python, qui, à l'instigation de Junon, avait persécuté sa mère. Dans la suite, irrité de la mori de son fils Esculape, que Jupiter avait foudroyé, il tua les Cyclopes qui forgeaient la foudre. Le maître des dieux, pour la punir, l'exila de la terre. Il j garda quelque temps les troupeaux d'Admète, roi de Phères en Thessalie^ puis se mit au service de Laomédon^ pour lequel il bâtit, avec Neptune, exilé comme lui, les murs de Troie. Après avoir encore quelque temps erré sur la terre, ou Marsyas et Midas (V. ce nom) éprouvèrent les effets de sa colère, il fut rappelé au ciei, et chargé par Jupiter de conduire le cnar du soleil. Apollon fut épris d'un grand nombre de nymphes et do mortelles. Les plus connues sont Daphné, oui fut insensible à ses vœux et qu'il transforma en laurier; Cassandre, à lamielie il donna le don de prophétie; Coronis, dont R eut Esculape; Clymène, qu'il rendit mère du téméraire Phaéthon. On le représentait sous les traits d'un beau jeune homme, tenant à la main tantôt un arc, tantôt une lyre, la tête ornée d'une chevelure longue et flottante, et ceinte d'une auréole lumineuse. 11 dirigeait le chœur des Muses et habitait avec elles sur le sommet du Parnasse, du Pinde ou de l'Hélicon. On en fait aussi un dieu vengeur : ses traits inévitables répandent la peste et la mort; allusion aux ter' ribles effets produits par l'excessive ardeur du soleil. Apollon avait un grand nombre de temples et d'oracles, dont le plus célèbre est celui de Delphes. On célébrait en son honneur les jeux Pythiques.

APOLLONIE, Apollonia^ nom de plusieurs villes grecques où se trouvaient des temples et des oracles d'Apollon. Les principales sont : !• en lUyrie, près de l'embouch. de l'Aoûs (Philippe V y fut battu par le préteur Lsevinus, 214 av. J.-C.) : c'est auj. Pol- Kni;— 2"en Macédoine, au S. 0. de Thessalonique : c'est auj. Paléo-Chori ,— 3* en Thrace à l'entrée du

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golfe foimé par le Pont-Euzin; on la nomma plus tard Sogopotû, d'où son nom moderne de Sûiboli;

— 4' dans la Cyrénalque, auj. Marxa^ouxa, sur la mer, à quelques kil. au N. de Cyrène, à laquelle elle servait de port; ^5* dans nie de Crète, nommée aussi Eleuthera^ patrie du philosophe Diogène d'ApoUonie;

— 6" en Bithynie, auj. Aboulioun, à TO., sur le lac Apolloniates; — 7* en Palestine, pr^ de Gésarée, sur la mec; on croit que c'est auj, ilr j^ou/";— 8» en Pisidie , à PO. d*Antioche de Pisidie. J. Anmdel y trouva en 1833 une trad. grecque du TestamerU cPAt^fuste.

ASOLLONIE (Ste). F. APOLLINE (Ste).

âPOLLONIUS de Perge, géomètre grec, né vers 244 av. J.-G. * à Perge en Pamphylie, florissait à Alexandrie sous Ptolémée Philopator, 205. et fut, avec Euclide^ Archimède et Diopnante, un des créateurs des sciences mathématiques. On a de lui un traité en 8 livres des Sections coniques ^ dont la meilleure édition est celle de Halley, Oxford, 1710. Apollonius fut commenté chez les anciens par Pappus.

APOLLONIUS de Rhodes, poète grec, né à Alexandrie ou à Naucratis, vers 276. mort vers 186. Élève de Callimaque, il ne tarda pas à devenir le rival de son maître. Forcé de s'éloigner par la jalousie de Callimace, il alla se fixer à Rhodes (d'où son surnom), enseigna dans cette ville avec distinction la rhétorioue, fut rappelé dans Alexandrie après la mort de Callimaque et fut chargé de la direction de la fameuse bibliothèque. Il avait composé de nombreux ouvrag3s; il ne nous en reste qu'un poème sur VEspéditton des Argonautes, en 4 chants, ouvrage cpii offre d'assez

grandes beautés pour que Virgile n'ait pas dédaigné e lui faire quelques emprunts. Valérius Flaccus en a fait une imitation suivie. Les Argonautiques ont été

Jmbliés par H. Etienne, Genève, 1574; Shaw, Oxbrd, 1777; Brunck, Strasbourg, 1780; Beck, Leips., 1797, avec trad. latine; par A. Wellauer, Leips., 1828, en grec seulement; et par Merkel, Leips., 1854. Ce poème a été trad. en français par Caussin de Perceval, 1797, in-8. — On connaît aussi sous le nom d'Apollonius de Rhodes un artiste grec, vivant 200 ans av. J.-C., à qui l'on doit le beau groupe connu sous le nom de Taureau Farnèse^ représentant Amphion et Zéthus qui attachent Dircé aux cornes d'un taureau sauvage : ce groupe est au musée de Naples.

APOLLONIUS de Tyane, philosophe et thaumaturge, né à Tyane en Cappadoce peu (Tannées après J.-C., embrassa de bonne heure la doctrine de Pythagore, se soumit à toutes les austérités de cette secte, voyagea beaucoup, visiU la Cilicie, la Pamphylie, Antioche, Éphèse ,Babylon6; pénétra jusque dans l'Inde, accompagné de Damis, son disciple, puis se rendit à travers la Grèce en Italie, excitant partout l'admiration sur son passage et faisant des guérisons merveilleuses. Chassé de Rome par Néron, il se lia en Orient avec Vespasien. dont il favorisa l'avénement, puis il étabht à Ëphèse une école pythagoricienne qui attira de nombreux disciples. On croit qu'il mourut dans cette ville, vers l'an 97, dans un Âge très-avancé. Ses contemporains le regardaient comme un homme extraordinaire et lui accordaient le don de prédire l'avenir et de faire des miracles. Quelques païens ne craignirent môme pas de le mettre eu parallèle avec le Christ. On raconte qu'au moment ou Domitien périt à Rome, Apollonius, qui était abrs à Ëphèse ou il faisait une leçon publique, s'arrêta tout à coup, et que, s'adressant au meurtrier, il s'écria: a Courage, Stéphanus, tue le tyran. » Damis avait écrit sur son maître des mémoires qui furent remis longtemps après à Philostrate : celui-ci a rédigé, d'après ces matériaux, une Vie d^ Apollonius y remphe de fables incroyables. Cette Vie a été trad. en français par CastiUoa, Berlin, 1774, avec une préface de Frédéric II , et par M. Chassang, 1862. Ch. Blount en adonné une trad. angl. avec notes anti chrétiennes. Le^rand d'Aussy a publié une hiogr. critique d'ApoUomus, 1808. ApoUonius avait composé Pius^ura écrits : il ne reste de lui qu*\me Apologie à

Domitien, conservée par Philostratc, et 84 Uttnt, publiées par Commelin, 1601.

APOLLONIUS DYSCOLB. c-à d. Chagrin^ graminai' rien d'Alexandrie, ainsi surnommé à cause de son nu meur morose, florissait sous Adrien et Antonin , e fut père du grammairien Hérodien. Il est, dit-on, w l" qui ait réduit la grammaire en système. Il nous reste de lui 4 livres De syntaxi seuconstructione,^ bliés avec la trad. latine d'iEmiliusPortuspar P. Syiburge, Francfort. 1590, et par Bekker, Leips., 1817; c'est un des meilleurs ouvrages de ce genre que la anciens nous aient transmis. On lui attribue aussi un recueil à'Historia eommentitiœ, Leyde, 1620; Uips., 1 792. M. Egger a pubUé ce qui reste de lui, avec un Essai sur les théories grammaticales d^^.^^^^ quité, Paris, 1854. - Un autre grammainen du nom d' ApoUonius, natif aussi d'Alexandrie, rea»f»M 1" siècle un Lexicon homeHcum, publ. par YilloisOD, 1773; et par Bekker, Beriin, 1833.

APOLOGISTES, écrivains chrétiens des premier siècles qui présentèrent aux païens doaApologwos la religion. V, apologétique au Dict. des p«)f *^'

APONUS, AQu^ APONi, V. d'Italie, est auj. Aoojo.

APOTRES, Apostoli. c-à-d. envoyés,V^eini^ts^^ ciples de Jésus, ftirent chargés de répandre la religion nouvelle sur toute la terre. Ils étaient au nomDre» 12, savoir : Pierre, André, frère de P^enre, toljvangéliste, Philippe, Jacques le Majeur, Barthélémy, Thomas, Mathieu, Simon, Thadée ou Jude, Jac^e^ le Mineur, Judas l'Iscariote, qui, après sa/^^^H' fut remplacé par Mathias. On compte également. Paul parmi les apôtres : c'est Vapôtre des Gentiu. uo î joint quelquefois Barnabe. . ^i

APPELANTS. On nomme ainsi ceux q^^i^^ contents de la condamnation prononcée contre livre du janséniste Quesnel par la bulle Untgenn (1713). en appelèrent au futur concile. ,,..

APPENRODE, vge du Hanovre, à 4 W- "• ^' feld. Fameuse grotte, dite Kelle (la Cave). ,^

APPENZELL, cant. suisse, inclus àa^s ce^^'

St-Gall, a 45 k. sur 26 et compte 55 000 h., dont en •

40000 Réformés. ïl est divisé en deux P*^Jf ? ^res

et les Rliodes extérieures, qui «nt altemaûveme pourch.-l.TrogenetHérisau. Pa^'sfortxnontaçj^^ .^

pendantes l'une de l'autre, les Bhodes Jû^^J;^;".^

qui ont pour ch.-l.^ Appenzel, 4^hati$jf}l^l^^:^,n\

irneuj:

ix'C£i.-i. ini^cu eixiciJSctu. m^»*"'*»*-^ — y -«^ ié

cimes principales sont le Sentis, le ^Ï^Î^Védé- Kamor. — Ce canton ne fut admis dans ^ wn^cn! ration suisse qu'en 1613. Il dépendait précédenuD''

de l'abbé de St-Gall. ^ ^^-^i^

APPERT (Ch.-Nicolas), inventeur d^Jin P^^j^ pour la conservation des substances ah?jïj".|^-r. mort en 1 840 , à Massy (Seine^t-Oise), avait eiew r^ temps confiseur et distillateur à Paris. U f °JrZ ses recherches dès 1796, en fit consUter le res ^^ en 1804 par l'administration de la marine a i5^. fonda la môme année un établissement de cofwey^ .j "ui fut bientôt connu dans le monde entier, ^ .

, années ic-

substances alimentaires', consiste à faire ^^ "JÏÏ les substances au point iaste de leur cuisson, R" uj^n caser bien privées d'air dans im vaisseau deier-^

qu'on scelle hermétiquement. On a ^^'^PÇfJj^i iglO.

St une rapide fortune. Son procédé, au °*oyei*^ i^j 3n réussit à conserver pendant plusieurs anne^çg.

heure h RomCj vécut sous Trajan, Adrien, ^^ ^y, exerça avec distinction la profession ^^Veiofr surintendant des afiaires aomestiques ^^ji^y^W reurs et peut-être gouverneur de l'SgyP**- ^ j^jant composé, sous le ttre d'Histoire romaine j "P ''^yioÉ ouvrage en 34 livres, qui s'étendait ^^P^^^^î^ïtséde Troie jusqu'au règne de Trajan; il y ^ ,%i oPt parement l'histoire de chacun des P®"?^®!^ re^ été en relation avec Rome. U ne nous ^^ . 3 liqu'un petit nombre de livres entie/s (^^Vaq c»rvres sur les gueires d'Espagne, d'Annibal ^^

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thage-, un bot celle de Mithridate, un sur celle d'illyrie, 5 livres sur les guerres civiles de Rome), et des eztnits de la plupart des autres. Le tout a Ôt6 publié par Schweighsuser, Leipsick, 1785, 3 yoL in-8,gr.-lat., et par Dûbner, Didot, 1840, gr. in-8; et trad. en fr. par Seyssel, Lyon, l&44,parOdet-Desnures, Paris, 1659. Les cinq livres des guerres civiles (livres XIU-XVII) ont été trad. à part par Combes-Dounous» Paris, 1808, 3 vol. in-8. L^histoire d'Appien jouit d'une grande autorité^ elle contient d'aukun sur plusieurs époques de l'histoire romaine les seuls renseignements que nous possédions. On peut consulter sur cet auteur les Espereitaîionet in ipptantkistortofdeScliweigliaeuser, Strasb., 1781. APPIENIfE (Voie), Via Âppia, Via centorina, une des plus belles routes romaines, partait de Rome, passait par Capoue et se terminait à Brindes. Commencée parie censeur Appius Claudius Cœcus vers 311 ay. ;.-€., continuée par César, elle fut terminée par Auguste. On la surnommait Regina viarum.

APPa POBUK, Borgo-Umgo ou San-DonalOy v. des Voi5ques,à 55 k. S. de Rome, sur la voie Ajppienne. iPPLEBY, bourg d'Angleterre, capit. diu Westmoreiaod, sur l'£den, à 370 k. N. N. 0. de Londres: 1000 h. Ane château des comtes de 'fhanet. Grana marehé aux grains, ficole iondée par Elisabeth.

APPROUAGB, rivière de la Guyane française, se jette dans l'Atlantique près d'un oourg de même Qom, situé à 75 k. S. £. de Cayenne. Cette rivière roule des paillettes d'or.

AP&AXINE (Fœdor-Matvelévitcb), amiral russe, né en 1671, nu>rt en 1728, fut un des créateurs de Il marine russe. Il remporta plusieurs victoires sur les Suédois en Ingrie et en Estnonie, ^empara des îles d'Aiaod et fut un des principaux instruments de la {H'ire de Pierre le Grand; un instant disgracié pour déprédations, il rentra bientôt en er&ce. et fut élevé au dignités de sénateur, d'amiral gtoeral de Russie et de conseiller privé.

APuxiMB (fitienne-FoBdorovitch, comte), feld-maléchai, petit-fils du préc., combattit d'abord contre les Turcs sons les ordres du maréchal Munich, aida ie Tice-diancelier Bestouchef à supplanter le comte l'Estocq, favori de l'impératrice Elisabeth, et engagea cette princesse dûs la ^erre de Sept ans. KoDuné commandant en chef, d s'empara de Memel ^t battit les Prussiens àGross- Jsegerndorf (1757), mais ^ ne sut point mettre à profit sa victoire. Accusé de trahison pour ce fait, il fut rappelé et mourut pendant qu'on lui faisait son procès, 1760.

APRÈS DB MANNBviLLBTTB (J. B.), hydrographe. Dé an Havre en 1707, mort en 1780, devint capitaine de vaisseau, explora les côtes de l'Inde et de la Chine, et publia, sous le titre de Neptune oriental (1745- 177d), d'excellentes cartes de ces parages.

APRIÈS, roi d'figypte, 595-670 av. J.-C., prit Si- •iou et Ch^re. Après un règne de 26 ans, il fut détrôné et mis à mort par Amasis, un de ses sujets. On le nomme aussi Êphrée ou Hophra.

APS, iifba Helviorumf puis Alba Augusta. vge ^l'Ardèche, dans l'anc. Vivarais, à 11 k. N. 0. de Vi^ers; 1438 h. Jadis cwit des Helviens, et siège d'un évèché, transporté à Viviers en 411.

APT, Apia Julviy ch.-l. d'arr. (Vaucluse), sur le CalaTOQ, à 55 k. £. d'Avignon; 4314 hab. Trib. de l" inst, coUége. Faïences, bougies, truffes, confitu- ^ Jadis capit. des Vulaientes.

APULfiB, Luciui Ajmieiiu, écrivain latin et philosophe platonicien, né à Madaure vers 1 14 de J.-C. , ^ttenl90, étudia la philosophie à Athènes, puis vint •Rome, où il exerça avec succès la profession d'avofi. De retour dans sa patrie, il rétablit sa fortune, ^^ réduite par de fréquents voyages, en épousant Jfoe riche veuve. Accusé par les parents ne cette leonne d'avoir employé la magie pour s'en faire ai- {''er, il se Justifia en prononçant une éloquente apoype, qui nous a été conservée. On a d'Apulée : la *^lamorphos«, vulgairement appelée VAne d'or^ en

11 livres, roman ingénieux, dans lequel se troofe te fameux épisode de Psyché, mis en vers par La Fontaine; son Apologie; les Florxdee, fragments de ses discours: 3 livres Sur la doctrine etlavie de Platon, un livre Sur le Dieu de Socrate, un Sur le monde; un lui attribue en outre un grand nombre d'autres ouvrages. Possédant également le grec et le latin, il avait traduit plusieurs écrits des philosophes grecs. Son style, souvent enfié, se ressent du pays où il écrivait : il est plein de mots barbares. Ses œuvres ont été publiées ad usum Delphini, Paris. 1688: les éditions les plus estimées sont celles d'Oudendorp, Rubnken et Bosscha, 3 vol. in-4, Leyde. 1 786-1823, et de Hildebrand, Leips., 1842, 2 v. inr8. On a donné un grand nombre d'éditions et de traductions spéciales de VAne d*or; les traductions françaises les plus récentes sont celles de Bastien, Paris, 1787 , et de Maury. 1812. M. Bétolaud a donné une trad. complète d'Apulée , dans la collect. Panckoucke , 1836-38. n a aussi été trad. dans la colL Nisard.

APULEIUS SATURNINDS (L.). F. SATURNINUS.

APULIE, vulgairement laPoutlZs, région de l'Italie, au S. E., le long de l'Adriatique, s'étend au S. et à l'E. du fleuve Frento et au N. du Bradanus, et se divise en 2 parties : l'une italique, au N.. comprenant l'Apulie propre, la Daucie, la péninsule du mont Gargane; l'autre grecque, dite aussi lapygie, au S., etcomprenantlepaysdesSalentins, la Messapie avec les Calabres et la Peucétie. Villes princip. : Apulum- Asculum,Arpi»Herdonea,Salapia,Venusia,AquiJonia, Canusium.— Les ApuUens étaient de race osque. Leur [>ays fut colonisé par lesArcadiens ŒnotrusetPeucétius, puis par Diomède. U forme auj.la Capitanateei i)artie des Terrei de Bari^ d^Otrante etde lal^axtlteafe

APULUM ASCULUM. F. ASCULUM.

APURE, riv. de Colombie, naît à 80 k. N. 0. de Varinas» reçoit le Canaguan, le Sto-Domingo, le Manporro, et se jette dans l'Orénoque. Elle donxie son nom à une provmce de la répubhque de Venezuela, qui a pour ch.-i. Achagua. Beaucoup de crocodiles.

APURIMAC riv. du Pérou, prena sa source dans les Andes du Pérou , près o^Arequipa, court au N. E., reçoit le Pachachaca, le Pampas, le Mantaro, le Vilcomayo, le Pauca^Tambo, puis s^unit au Béni avec lequel il forme l'Ucayal, et se joint enfin au Tunguragua pour former l'Amazone :env. 900 k. de cours.

AQVJE, c-A-d. £auxj nom donné par les Latins à un grand nombre de villes où se trouvaient des sources d'eaux minérales. Les principales sont :

AQUiB, au]. Acqs ou Ax (Ariége).

A. ALLOBaoouM, auj. Ain^leS'Baing (Savoie).

A. AUGUSTiE ou TARBELUCiE, auj. Dox (Laiides).

A. AURBLUE, auj. Boden-Boden.

A, BORBOifLB, auj. Bourbon-l^ArchambaulU

A. BORVoms, auj. Bourhonne-les-Bains.

A. GALBNTES, auj. Chaudet-Aioues.

A. CALiDiG, aiig. Vichy, et Bath en Angleterre.

A. coNVENARDM, auj. Bognères de Bigorre,

A. FLAVLE, auj. Chaves (Galice).

A. HELVETiCiB OU vERBioBN/B, aig. Bads (Suiise)

A. MORTUJE, auj. Aigues'Mortet,

A. MEBiB, auj. Néris.

A. MxsiNEa, aiq. Bourbon-lancy.

A. PANNONiCiB, auj. Bode (Autriche).

A. SEXTLB, auj. Aix (Bouches-du-Hhôoe).

A. siccM, auj. Sèches (près de Toulouse).

A. sous, am. Bath.

A. sPARSiB, auj. Aigueperse.

A. STATIBLLiB, SUJ. Acqut.

A. TACAPiNiB, aui. EUHamma de Cabèe (Tunis).

A. TARBBLLicA, la même que AQUiE auguste.

Pour les noms qui ne se trouvent pas ici , F. le nom qui suit le mot Aquœ.

AQUAPBNDENTE, aqTIAVIVA, etc. F. ACQ

AQUENSIS vicus, AOOiE CONVENARDK, V. d'Aquitaine, a^j. Bagnèree de Bigorre.

AQDILA. V. du roy. d'Italie, ch.-L de rAbrune ultér. 2*, à 170 k. N. N. 0. de Naplcs, sur l'Atcrno;

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