‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 81 sur 578 · ARGE · texte numérisé non relu

ARGE

I80T vno une Noiieey 1 vol. in-A. Sa CorreêptH^ danûB mec Frédéric II a paru en 1199.

ARGEN90LA, nom de deux frères qui se sont distingués en Espanie dans les lettres. Leonardo,' né en 1S65, à Barbastro (Aragon), mort en 1(^18, Tenait dPètra nommé historiographe d^ Aragon, lorsqu'il fut emmené à Naples par le comte de Lemos, TÎee-roi, avec le titre de secrétaire d'État. Il n'en trouva pas moins le loisir de composer des poésies lyriques et des tragédies dont Cervantes faisait grand cas. — Son frère Barthélémy, 1&66-1631, lui succéda dans le titre d'historiographe, continua les Annaiet dP Aragon de 6. Zurita, et publia lui-même en 1609 une Histoire de la conquête de» Moluquet, Il cultiva aussi U poésie avec succès.

ARGiENSON |VQYER d*). Cette famille ^i a produit plusîeuiv hommes d'fitat, tire son nom d'une terre vomne de Ghinon en Touraine, Elle possédait plus andenoement encore la seigneurie de Paulmy (arr. de Loches), dont les aînés prenaient le nom. AXOFHaon (René voter, seigneur d*), 1590-1651, â*âborû conseiller au parlement de Parts, ensuite intendant d'année penaant le siège de La Rochelle, intendant de justice à l'armée du Dauphiné, surintendant du Poitou, ambassadeur, etc., fut chareé par Richelieu et Mazarin de diverses missions diplomatiques, notamment de la réunion de la Gâta- '!>l^'ne (1641). Il avait reçu la prêtrise peu de jours avant sa mort. H mourut à Venise, où il dirigeait son fils a!né, ambassadeur près de cette république. iRGKNSON (Rehé, comte 3*), fils du préc., 1624- ITOO, seconda son père dans tous ses travaux; ftit ambassadeur k Venise de 1651 à 1656, remplit avec saccès diverses autres missions, mais déplut au roi par la sévérité de ses principes, et se retira dès 1670. iBGWSON (Marc-René d'), fils du préc. , 1652-1721, né à Venise et filleul de la Répubfique , Ait nommé «n 1697 lieutenant général de police, en 1715 prévient du conseil de l'intérieur, en 1718 garde des sceaux et président du conseil des finances. Il s'opposa fortement au système de Law, prévoyant les désastres qu*il devait amener; mais ayant reconnu I^uiutilité de ses efforts, il donna sa démission, 1720. Ce ministre créa la police politique, comme La Reynie mit créé la police civile : c'est hii qui introduisit l'usage des lettres de cachet. Marc-René d'Argenson ^tait membre titulaire de l'Académie française et membre honoraire de l'Académie des sciences.

AB6ERS0N (René Louis, marquis d*), fils aîné du précéd., 1694-1757, fut conseiller d'Etat, 1720, intendant du Hainaut et du Cambrésis, puis mimstre des afTaires étrangères, 1744-1747. C'est le dernier ministre qui ait persévéré dans le système anti-autrichien. Il avait beaucoup de savoir, de noblesse d'âme, de fermeté et de philanthropie. On l'accusait d'être trop favorable aux philosophes : il avait été élevé au collège Louis-le-Grand avec Voltaire, dont 11 resta l'ami. On a de lui des Considérations sur ^gouremement de la France ^ 1764 et 1784, et des £txats, dans le goût de Montaigne, Amsterdam , 1*85. réimprimés sous le titre de Loisirs d^un mtnisire d'État, Lié^ej 1787,2 vol. in-8. Il a laissé àa Mémoires qui n'ont été publiés qu'en 1825, et de nouTcau, d'après les manuscrits autograçheSj en 1857-1863, avec son Journal inédit, par le mar- 5uis Ch.d'Argenson , un de ses descendants, 5 vol. ii^-16. 11 eut pour fils le marquis de Paulmy, ambas- «*ieur. K. ci-après, ant.-rené d'abgenson.

ARGERSOR (Marc-Pierre, comte d»), 1696-1764, if^redu préc, remplaça, en 1720, comme lieutenant général de police, Marc-Réné d'Argenson, son père; Bftis il perdit bientôt cette place à cause de son ^pontion au système de Law. Cependant le Régent iBi donna un poste élevé dans sa maison privée. Il 10*. le collaborateur du chancelier d'Aguesscau pour sa célèbres ordonnances. Il rentra aux affaires en 1737 comme directeur de la librairie, et reçut en 743 le portefeuille de la guerre, pendant que son

frère teâaii ealid dea affaires étrangères : les succès de 1744 et 1745 furent regardés comme étant en partie son ouvrage; c'est lui oui fit créer l'Ëcole militaire (1761). En 1757, Mme ae Pompadour réussit k le faire disgracier; U se retira dans sa terre des Ormes. Il était membre de l'Académie fhinçaise et de celle des inscriptions. Il s'était toujours montré fiivorable aux gens de lettres et même aux philosophes. Les premiers vo&umes de VEneyclopidiê hii fuient dédiée, 1751.— Son fils Marc -René, mKpquis d'Argenson, 1722-82, lieutenant général, commandant en Saintonge, assainit lee marais de Rochefoit. n avait épousé une fiUe du maréchal de Mailly.

ARQBNsoN (Antoîno - Roué d'), dit le marquis de Pauhny, fifs de René -Louis, ministre des aflkires étrangères, né en 1722, mort en 1787, tut eon8eiU''.r au paiement dès l'ftge de 20 ans , puis commissaire général des guerres; jouit d'une grande influence pendant le ministère de son onde et de son père (F. René-Louis et Maro-Pierre d'AROENSON); fût ambassadeur en Suisse, puis secrétaire général au département de la guerre, et obtint ce dernier portefeuille en 1757; fl le perdit au bout d'un an, mais remplit encore deux ambassades, Tune en Pologne (1762), l'autre à Venise (1766-70). Il était de l'Acaaémie fV^nçaise , et membre honoraire de celles des sciences et des inscriptions. C'est lui qui donna le plan de la Bibliothèque unwenelle des romans, 40 vol., 1776-78; il publia lui-même les Mélangés tirés d'une grande kibkiothèque, 66 vol. iii-6. Sa superbe bibliothèque, achetée en 1781 par le comte d'Artois, forme auj. la BibHoihèque de rAreenah

ARGENSON (Marc-René-Mario d*), petit-fils du eomte Marc-Pierre, 1771-1842, avait été dans sa jeunesse aide de camp de La Fayette, et Ait toute sa vie son ami politique. Préfet des Deux-Nèthes sous l'Empire, il donna sa démission en 1813 pour ne pas s'associer à des actes arbitraires. Député sous la Restauration, il combattit la réaction royaliste, et dénon^ le massacre des Protestants dans 2e Midi. Administrateur, manufacturier, orateur, il se fit partout remarquer par ses sentiments philanthropiques et par ses maximes populaires; il réclama constamment les mesures les plus favorables aux classes pauvres et laborieuses. Retiré, à la fin de sa vie, dans sa terre des Ormes, près de Tours, il s'y occupa surtout dV griculture. Le recueil de ses Discours a paru en 1846, 2 vol. in-8, avec une ffotice sur sa vie.

ARGENT, ch.-l. de eant. (Cher), sur la Sauldre, k 40 kil. N. 0. de Sancerre; 765 hab.

ARGKNTAL {Ch. Augustin ferriol, eomte d'), conseiller au parlement de Paris, né en 1700, mort en 1788, fut IMn des plus fervents admirateurs do Voltaire, et entretint avec lui une correspondance suivie, n était neveu de Mme de Tenctn, et est, selon quelques-uns, le véritable auteur du Comiede Comminges, qui parut sous le nom de cette dame.

ARGENTAN, ch.-l. d'arr. (Orne), sur l'Orne, à 44 kil. N. 0. d'Alencon; 5006 nab. Fabrique de dentelles dites point <f Argentan et voint d'Alencon. Trib. , collège. Mézeray naquit pres d'Argentan (h Ry). — Aux environs est le haras du Pin.

ARGENTARO (mont), Orbelus, haute mont qui fait partie du Ralxan» entre la Servie et Pane. Macédoine, tire son nom du talc transparent dont elle est composée et qui a l'apparence de l'argent.

ARGENTAT, cli.-l. de cant. (Corrèze), à 28 kiL S. E. de Tulle, sur la Dordogne; 2220 hab. Pont suspendu. Vins liquoreux.

AEGENTEUIL, ch.-l. de cant. (Seîne-et-Oise), sur la r. dr. de la Seine, à 20 kil. N. E. de Versailles et à 12 kiL N. de Paris; 5465 hab. Beau pont. Station de chemin de fer. Petit vin, figues.— C'est au prieuré d'Aiventeuil qu'avait été élevée Hélolso : c'est là qu'elle se retira en 1120, avant d'aller au Paraclet; on voit encore des ruines de ce couvent.

ARGBNTltltE (H, ch.-l. d'arr. (Ardèche), à 33 k, S. 0. de Privas; 2750 hab. Plomb argentifère.

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