‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 82 sur 578 · ARGO · texte numérisé non relu

ARGO

JLBGBNTIÊRE' (l'>. jadis UrgoD^ ch.-l. de e. (H.-Alpes), dans une vallée des Alpes, à IS kiL S. 0. de Briançon; 1268 hab. Plomb argentifère.

ARGBMTiÊRE (col de V), passaffo des Alpes maritimes, aux confins du dép. des H.-Aipes, et sur la route de Mont-Dauphin et de Barcelonette à Conl, a 2031** de hauteur.

ARGBNTi&RE (lie de V) ou KiMOLO, CtmoU}t\ lie de rArchipel, près de Milo. Jadis volcanique ; stérile, presque inhabitée (200 familles); eaux thermales^ anc. mines d'argent non exploitées, et terre dite ctmolée, célèbre chez les anc. pour blanchir le linge.

ARGENTINE (République). F. plata (Rio db la-).

ARGENTOMAGUS, v. de Gaule (Aquitaine l**), chez les BituHge* Cubi^ auj. Ârgenton-tur-Creuse.

ARGENTON, ArgenUnnagus ^ ch.-l. de cant. (Indre), sur la Creuse, à2U kil. S. 0. de Châleauroux; 4672 hab. Antiquités, restes d'un château fort, où mourut Gommines. Terre à poterie fine.

AAOBNTON, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 18 kil. N. E. de Bressuire, près de la Bressuire; 909 hab. Presque détruit pendant les guerres de la Vendée.

ARGËNTORATUM.v. de Gaule, capit. des Tribocci, auj. Strasbourg. Julien y battit les Germains en 357.

ARGENTRÉ, ch. 1. de cant. (Mayenne), à 10 kil. E. de Laval; 651 hab.— Ch.-1. de c. (lUe-et-Vilaine), à 8 kil. S. E. de Vitré; 4.S0 hab. Marbre noir.

ARGENTRÉ (Bertrand d'), historien, né à Vitré en 1519. mort en 1590, fut sénéchal de Rennes et cultiva la jurisprudence et Thistoire. On a de lui des Commentairet sur la cautume de Bretagne, écrits en latin et fort estimés, et une Histoire de Bretagne, qui fait autorité.

ARGENTUARIA, V. de Gaule, chez les Rauraei, est auj. Coknar on selon d'autres Artxkeim ou Horbourg sur l'Ill. près de Colmar. Gratien y battit les Germains en 378.

ARGUOUN, un des noms du fleuve amour.

ARGHOUN, fils d'Houlagou, fut proclamé empereur par les Mongols à la mort d'Ahmed, en 1281, et résida à Tauris. Il se laissa toujours gouverner par ses favoris, surtout par Boijça et par Saad-ed-Daulah, médecin juif; celui-ci ayant été assassiné par les grands, Arghoun en mourut de douleur (1290).

ARGIE, fille d'Adraste et femme de Polynice, est célèbre par la tendresse (ju'elle portait à son époux. Après la défaite des Sept chels qui périrent devant Thèbes, elle alla avec Antigone, sa belle-sœur, rendre à Polynice les derniers devoirs, et fut, comme elle, mise à mort par ordre de Créon.

ARGINUSES, îles de la mer Egée, entre Lesbos et la côte de l'Asie-Mineure, près d'Ëphèse. Les Athé< niens, commandés par Conon, y dénrent la flotte des Spartiates en 406 av. J.-G.

ARGOUDE, Argolù, région du Péloponèse, au S. de la Corinthie et de la Sicyonie, à TE. dePArcadie, au N. de la Laconie, s'étendait le long de la mer %ée, et comprenait, outre l'État d'Argos, la Trézénie, l'Epidaurie, THermionie. Ville princip. : Argos. Mycènes, Tirynthe, Nauplie, Trézene, Hermione, Ëpidaure.— Peqplée par les Pélasges, TArgolide appartint dès le zx« siècle av. J.-C. aux Inachides (1986-1572). DanaQs. fils de Bélus, Egyptien, les en chassa, et leur suostitua la dynastie des Bélides. Après la mort d'Abas (1498), TArgoUde fut partagée entre ses fils : Acrisius, l'un d'eux, réffna a Argos; il eut pour successeurs Persée, Sthénélus et Eurysthée, ronde d'Hercule. Les Pélopides y r^nèrent ensuite au détriment d'Hercule et de ses descendants; Agamemnon, petit-fils de Pélops et fils d'Atrée, possédait Argos au temps de la guerre de Troie

Î1280). Quand les Héraclides furent rentrés dans le 'éloponèse (1190), Argos échut à Téménus. En 820, après la mort d'Eratus, la rojauté fut abolie et remplacée par l'oligarchie. Depuis le vi* siècle av. J.-C, cette contrée fut longtemps soumise aux Spartiates. L'an 233 av. J.-G., l'Argolide se réunit à la Ligua Achéenne; elle succomba avec elle en 146 av. J.-C.

Elle a depuis obéi successivement aux Romains, aux empereurs grecs, aux princes croisés, aux Vénitiens, aux Turcs, et n'a recouvré son indépendance qu'en 1825. Elle forme auj., avec la Corinthie, une proT. du roy. de Grèce, qui compte 110 000 hab. et a pour capit. Nauplie et pour villes principales, Argos, Corinthe, Castri, Poros.

ARGONAUTES, héros grecs qui, sous la conduite de Jason, allèrent en Colchide cont^uérir la Toison d'or. Ils étaient montés sur le navire Argo, ainsi appelé parce qu'U fut construit à Argos ou par irgusy pnnce argien. On n'est pas d'accord sur leur nombre; l'opinion la plus commune le porte à cinquante. Les plus célèbres après Jason lurent Hercule, qui se sépara de ses compagnons en route, Orphée, Tiphys, pilote du vaisseau, Esculape, Lynoée, Castor et Pollux, Calais et Zéthès, Tydée, Nestor. Partis d'Iolcos enThessalie,ils arrivèrent à travers mille dangers et après mille retards en Colchide, s'emparërent de la toison avec le secours de Médée, fille du roi de ce pays, et revinrent en Grèce, selon les uns, par IsDanuLe et la Méditerranée, ou, selon d'autres, après avoir navigué sur le Volga, la mer Baltique, l'Océan, le détroit de Gadès et la Méditerranée. On a sur cette expédition deux poèmes célèbres, l'un d'Apollonius de Rhodes, en grec, l'autre de Valérius ilaccus. en latin. Plusieurs mythologues n'ont voulu voir aaus le voyage des Argonautes qu'une pure fiction ou bien un emblème de la marche des corps célestes; cependant il est à présumer que ce voyage a eu réellement lieu, et qu^il avait pour but l'exploiution des mines d'or que renferme le Caucase, ou la colonisation des riches contrées situées au N. E. de l'Asie- Mineure. On place l'expédition au ziv* siècle av J.-C., vers 1330.

ARGONNE, partie de la Champagne et de la Lorraine, occupait 75 k. de long, depuis Sedan (Ardennos) jusc[u'à Ste-Menehould (Marne), sur les deux rives de l'Ajsne. On y trouve beaucoup de forêts et des montagnes qui offrent plusieurs passages fort difficiles; ce oui a fait surnommer l'Argonne les Thermopytes de la France, On a donné le nom de campagne de l'Argonne à celle de 1792 : elle fut signalée par la victoire de Valmy, que remporta Dumouriez et qui sauva la France de l'invasion étrangère.

ARGONNE (dom Bonaventure d') né à Paris en 1634, fut d'abord avocat, puis se fit Chartreux à Gaillon, et mourut en 1704. On a de lui plusieurs ouvrages estimés : Delà lecture des PP, de U Église; Éducation, maximes et réflexions de Moncade, et de curieux Mélanges d'histoire et de littérature ^ publ. par Vigneul de Marville, avec un Discours sur le sel dans les ouvrages d^ esprit,

ARGOS, Argos et Argi chez les anciens, v. de l'anc. Grèce et du roy. actuel de Grèce, capit de l'Argolide, surl'Inachus (Planitza),à 9 k. N. 0. de Nauplie. était célèbre autrefois par ses chevaux et par un beau temple de Junon. C'est auj. une ville de 6000 âmes. Ruines nombreuses; citadelle dont les assises sont de construction cyclopéenne, amphithéâtre, long passage souterrain taillé dans le roc et communiquant avec la citadelle, vestiges de temple, etc.— Argos, la plus anc. ville de la Grèce avec Sicyone, eut pour fondateur Inachus; elle Ait la capit. du roy. d'Argos de 1986 à 820 av. J.-G., et ensuite d*une républiqrue qui ce joue qu'un rôle secondaire dans l'histoire (F. abgolidb). Les Romains s'en emparèrent l'an 146 av. J.-G. Lors du partage de l'empire grec par les Latins au xm* siècle, Argos reconnut pour maître Geoff'royllde Villehardoin,quila donna en fief au duc d'Athènes, vers 1230. Elle fut prise d'assaut en 1397, par Bajazet, qui réduisit en esclavage 30.000 de ses habitants, et les remplaça par des Tartares. Reprise par les Vénitiens en 1686, elle leur fut enlevée en 1715 j[>ar les l'un», et resta au pouvoir de ces derniers lusqu'en 1825, époque où la Grèce recouvra son indépendance.

argos amphilochium, Filoki, v. de rAcarnanii;

ARGT

ARIB

wçt, mr le goJfe d'Âmbracie, fut fondée par Âmphiloqne, fib d'Amphiaraûs.

AB606HIFPIUM, T. d'AjDulie. F. ARPI.

^RGOSTOLI, ch.-L de ille Géphalonie, ayec un pori; 5000 h. Svêchô. Bon vin muscat

iBGOVIB, Aargau^ un des cantons de la Suisse, entre ceux de Zurich, Zug, Luceme, Soleure, Berne et Bile; 53 k. sur 35; 199 850 h., tous Allemands, dont 107 000 Protestants et 1600 Juifs; ch.-l. Aarau. Des chiÎDons du Jura en occupent la partie N. 0. Il est arrosé par VAar, la Reuss.la Limmat. Vins, céréales; soieries et étoffes de coton.— L'Argovie n'a le titre de canton que depuis 1798 : jusc[ue-là, ce pays était en partie scqetde Berne, en partie des 8 anc. cantons. La Basse-ArgoTie, a^ec le comté de Baden, le Kellerampt et le Fricktbal, a formé le canton actuel. La constitution gai le régit date de 1831.

AB60EIL, ch.-l. de cant. (Seine-Inf.), à 25 kil. S. de Neuehatel, près de la r. g. de l'Andeile: 408 h. AMGVELLBS (Augustin) , orateur espagnol, né en ]776à Ribadesella (Asturies), d'une famille noble, mais pauvre, mort en 1844, avait rempli avec succès diverses missions en Portugal et en Angleterre lorsque commencale soulèvement de l'Espagne contre les ïYançais. Réfugié à Cadix avec les autorité supérieures, il contribua à y organiser une représentation nationale, fut élu député des Asturies et membre du comité cbargé de rédiger une constitution, fit, à ce sujet, en 1810, le rapport d*où sortit la célèbre constitution de 1812; fut proscrit comme libéral en 1814 et condamné par le roi Ferdinand à 10 ans de galères au préside de Ceuta; ne recouvra la liberté qu'à la révolution de 1820, et fut alors nommé ministre de l'intérieur, puis président des Cortès. Il ! 'ploya au pouvoir autant de modération que de tié:»intéressement, mais n'en fut pas moins forcé de s'exiler lors de la réaction de 1823, et ne put revoir a patrie qu'en 1834. Nommé en 1840 tuteur de la reine, il conserva ces hautes fonctions jusqu'à la majorité de la princesse : il se montra constamment l'adversaire de la reine mère Christine. Tout le monde rendait hommage à sa probité et à sa capacité. Son éloquence l'avait fait surnommer, avec quelque exagération, le divin,

ARGUIN (île d'), dans l'Océan Atlantique, par 18" eriong. 0., 2(y ZV lat. N., au S. E. du cap Blanc; ô k. de tour. Abord dangereux : récifs sur lesquels périt la Méduse en 1816. Llle est habitée par des Musulmans. — On y a placé l'anc. Cerné, Elle fut découverte par les Portugais en 1452.

ARGUS, descendant d'Inachus et 4* roi d'Argos, 1S66-1846 av. J.-C., succéda au roi Apis, massacré par les Telchines de Sicyone, et vengea sa mort. Il eut pour femme Ëvadné, et hit përe de Criasus et de Phorbas qui régnèrent après lui.

ABGus, surnommé Panoptè* (c.-à-d. qui voit tout) ^ prince argien, petit-fils du préc., avait, suivant la Fable, cent veux, dont cinquante étaient ouverts, pendant que le sommeil fermait les cinquante autres. Junon lui confia la garde d'Io, qu'elle venait 4e changer en vache; mais Mercure endormit le gardien au son de sa flûte, et lui coupa la tète. Ju- ^Q transporta les yeux d'Argus sur la queue du paoo, ou le métamorphosa en cet oiseau. La fable d'Argus peut être un symbole de la vigilance.

ARGYLE, comté d'Ecosse, entre ceux d'Inverse», Perth, Dumbarton, la baie de la Clyde, lamer «l'Irlande et l'Atlantique; ICI 400 h.; ch.-!. Inverary. Ce comté est en grande partie composé dlles (Islav, Koll, Goll, Jura, Colonsav, Icolmkill, etc.) Plomb, ^vre, fer, beau marbre, nouille, ardoises.

ARGYIE (Archibald, comte d'), seigneur écos- ^i». de la famille des GampbeU, était ami de Crom- *ÇU et, comme lui, de la secte des Indépendants. Il prit part à la condamnation de Charles I, et fut dé- ^pité après la Restauration, en 1661.— Son fils, \rchibald II, conspira, avec les CovefwntaireSf œntre Jacques II, dansla V année de son règne.

se réfugia dans I". Frise . d'où il tenta sans snocèt une invasion en Ecosse, rat pris à Dumbarton et exécuté en 1685. —Le fils de celui-ci fut fait duc après la révolution de 1688, combattit les Jacobites, se distingua en Flandre sous Marlborough, et fut gouverneur de Minorque et de Gibraltar.

ARGYRASPIBES, c.-à-d. boucliers d* argent, cory s de fantassins d'élite, chargés de la garde d'Alexandre le Grand. Après la mort du conquérant, il s'attachèrent à sa famille et à Eumène qui la défendait; cependant ils abandonnèrent ce général en 315 av. J.-C. et le livrèrent à Antigène. Celui-ci les dispersa dans la Haute-Asie.

ARGYRIPPE, V. d'Apulie. F. arpi.

ARGYROPULO (Jean), savant grec, né à Constantinop'd, vint dès 1434 à Padoue, et y professa la nhilosophie, fut appelé en 1456 à Florence par Corne de Médicis , enseigna le grec au fils et au neveu de ce seigneur, ainsi qu'au célèbre Politien, se rendit à Rome en 1480, et y professa la philosophie d'Anstote. Il a laissé des traductions latines de la Physique^ de la Morale et de plusieurs autres ouvrages de ce philosophe., pubL à Rome, 1652, in-fol.

ARIAIŒ, Ariadney fille de Minos et de Pasiphaé, conçut de l'amour pour Thésée qui était venu en érète pour combattre le Minotaure, et le tira du labyrinthe, en lui donnant un peloton de fil qui lui

Sermit de retrouver son chemin. Thésée, en sortant e Crète, l'emmena avec lui; mais il l'abandonna bientôt dans llle deNaxos. Bacchus eut pitié d'elle, l'épousa , et lui fit don d'une couronne de diamants qui, à sa mort, ftit changée en constellation. L'aventure d'Ariane a été chantée par Ovide et pat Catulle (Noces de Thétis et PéUe) et mise sur la scène par Th. Corneille.

ARIANE, princesse grecque, fille de LéonI, épousa Zenon, qui monta sur le trône en 474. Dégoûtée des excès et des cruautés de son époux, elle le fit, dit-on, enterrer pendant qu'il était ivre, et épousa Anastase qu'elle plaça sur le trône. Elle mourut en 5 1 5.

ARIANE, contrée de l'Asie. F. arie.

ARIANISME, hérésie d'Arius. V. arius.

ARLANO, EquotuticusPy. du roy. de Naples (Principauté ultérieure), ch.-L de distinct, à 32 k. N. E. d'Avelîino; 12000 h. Evêchô.

ARIARATHE. Ce nom fut porté par 10 princes qui régnèrent en Cappadoce de l'an 370 à l'an 92 av. J.-C., et dont les lègnes n'offrent guère qu'une suite de crimes et d'assassinats. Les derniers s'allièrent avec les Romains, ^\ finirent par réduire leurs Etats en province romaine. F. cappadoce.

ARIAS Qe P.), écrivain ascétique, né à Séville en 1533, mort en 1605, enseigna la théologie, puis se consacra au service des prisonniers. On a de lui des OEuvres spirituelles, estimées de S. François de Sales et trad. par le P. Belon, Lyon, 1740.

ARIAS MONTANUS, nô OU 1527 près de Séville, mort en 1598, possédait les langues grecque, latine et orientales. Il parut avec distinction au concile de Trente , puis alla s'enfermer dans le cloître d'Aracena en Andalousie. Philippe II l'en tira, et le chargea d'une édition de la Binle polyglotte, qui fut imprimée à Anvers, 1569-72, 8 vol. in-fol., augmentée de Paraphrases chaldaiques, et de 9 livres d* Antiquités juives. Il refusa un évêché, et se contenta du titre de chapelain du roi.

ARIBERT ou GARIBERT U, fils de Clotaire II, et frère de Dagobert I, eut le roy. d'Aquitaine, et se fit couronner à Toulouse en 628, mais mourut en 630, ne laissant qu'un fils, qui le suivit bientôt

ARiBEBT 1, roi des Lombards, succéda en 653 à Rodoald, abolit l'Arianisme, 660, et mourut en 661, après avoir partagé son roy. entre ses deux fils Pertharite et Gondebert. — aribert n , roi des Lombards en 701, était fil» de Ragimbert. ducrde Turin, qui avait usurpé la couronne. Il mitamortLuitpert, que son père avait dépouillé, et Rotharis, son allié, et fut détrôné par Ansprand en 712.

ARIN

àRIO

AAIGA, V. et port du Pérou (Areqvipa), ch.-!. d'une prov. de même nom, à 280 k. S. S. S. d'Arequipa; 30000 h. Port très-commerçanU^La prov. est entre TOcéan et la Bolivie. Territeire fertile.

ARICH (BL), Rhimmotura dea ancieoa, fort de la B.-£gypte, à 260 k. N. fi. du Caire. Pris par les Français en 1799* en 1800 ils y aignèrent la capitulation par laquelle râgypte dut être évacuée.

ARICIE, prineeBM athénienne, de la famille des Pallantides, qui avaient été dé^néa par Thésée, était aimée d^Hippolyto , qui T^usa lorsque Ësculape l'eut ressuscité. Elle laissa son nom, selon la Fable, à une petite ville et à une forêt du Latium où elle s'était cachée avec Ui^lyte. V. l'art, suiv.

ARICIE, Ârida^ aiû. la Hieeia, v. du Latium, à 15 k. au S. de Rome, la l'* qu'on trouvait -uir la voie Appienne. Aux environs étaient un bois célèbre et un temple de Diane Aricioei le prêtre de ce temple, dit rot d'irtm, était toujours un esclave fugitif; tout esclave fugitif qui le tuait le remplaçait jusqu'à ce qu'il subit k son tour le même sort. La tradition donnait Hippolyte comme fondateur du temple et du culte d'Aricie. C'est dans la forêt d'Aricie qu'Êgérie apparaissait à Numa.

ARIE, Aria^ prov. de l'aDcien empire perse, bornée au N. par la Bactriane, au S. par la Di«ngiane, à rE.parlaParopamisie, k l'O. par la Parthie. Ch.-1. Aria, aiu. Héraî. Elle correspond au Séistan actuel et k fa partie orientale du Khoraçan. — On étend quelquefois le nom d'Arteou à* Ariane k toute la contrée comprise entre la Perse et l'Inde, et alors elle coml>rend, outre l'Arie propre, les 2 Carmanies, la Gédrosie. l'Arachosie, la Drangiane, la Paropamisie, etc. Les Arient ou Aryat^ un des peuples les pins anciens de l'Asie, paraissent être la souche des habitants actuels de i'inde et de la Perse : de leur idiome sont sorties les langues indo-européennei.

AHIÉGE (P), Aurigera. riv.de France, prend sa source au pic de Framiquet dans les Pyrénées, coule du S. au N., traverse le dép. de son nom, arrose Ax, Foix, Pamiers, Cintegabelle, où elle devient navigable, et tombe dans la Garonne, r. dr., k Piasaguel, k 8 k. S. de Toulouse, après un cours de 140 k. Elle roule un peu d'or, d'où son nom d'Aurigeraf et par corruption celui d'Ariége.

ch.-I. Foix. Il est formé du comté de Foix , du Couserans,d'un fragment du Languedoc. Montagnes stériles et grandes forêts au S.; lacs poissonneux; un S eu d'or dans TAriége et le Salât Fbt, marbres» aroises , albâtre, pl&tre, grés k paver , etc. Forges k la catalane y martinets; gros draps, bonneterie, étoffes de coton, de laine: tanneries, faïenceries, verreries; liége, résine, jayet ouvré, ouvrages de corne, de buis ^ vins communs. ~ Ce dép. forme 3 arr. (Foix . Pamiers, St-Girons) , 20 cant. et 336 comm. Il appartient k la 11* division militaire, est dans le diocèse de Pamiers et dans le ressort de la cour imp. de Toulouse.

ARIEL, idole des Moabites, tire son nom de la v. d'ilr, capit. des Moabttes, la même que Rabbath- Moab. On en a fait le nom d'un mauvais ange.

ARIENS, hérétiques. V. arius.

ARIENS, habitants de TArie. F. abir.

ARIGISE, duc de Bénévent. F. arAoisk.

ARIMAfCB, Ahriman , principe du mal chez les anciens Perses, était opposé a Oromaze (Ormuzd). principe du bien, et était représenté par les téneores.

AROIASPES, peuple imaginaire de l'Asie, qu'on place sur les côtes S. E. de la mer Caspienne. Les Grecs en faisaient des Cydo^ea disputant aux griffons l'or du fleuve Aritmuptus,

ABUfATUIE, aiu. Ratua, v. de Palestine (Dan), k 40 k* 0. N. 0 de Jérusalem. Patrie du disciple Joseph, qui ensevelit le corps de J.-C.

ARIMINUM, V. d'Italie (Ombrie); aiij. Rimini.

ARLNTHOD, ch.-l. de caat. (Jura), k 33 k. S. de

Loas4e-Saulnîer: i029 h. Bâti sur les ruines d'un temple gaulois dédié k Mars (Ares). Molsts. ABIOBARZANE, rois de Cappadoce. F. es mot ARION, poète et musicien grec, né k ^''èthymne dans Pile de Lesbos, florissait vers l'an 630 av. J.-C Il vécut longtemps k la cour de Périandre,tynD(i< Corintiie. et fit avec ce prince un voyage eu Italie, où il ainaflffa de grandes richesses. A son retour, sa compagnons de voyage résolurent de le tuer, liio de se partager ses dépouilles; mais Arion, connaifr^ sant leurs desseins, leur demanda la permission de toucher une dernière fois de la lyre, puis il a élança dans les flots : un dauphin, que sa mélodie avait attiré près du vaisseau, le reçut ausâtôt et le porta m cap Ténare en Laconie, Le dauphin ^li avait sauTôto poète fut rangé parmi les constellations. On regarde Arion comme l'inventeur du dithyrambe. On a mos son nom un Jfymnê à Nevtune. conservé par Elien (il se trouve dans les Afuuecta de Brunck).

ARIOSTB (Ludovico ariosto, dit T), cûèbrs po«te italien, né en 1474, k Reggio (Modène). était fils de Nicole Ariosto, gouverneur de Reggio. 11 annooçj dès sa première enfance des talents poétimiM, ei fut de bonne heure apprécié par les ducs de mrare, qui le fixèrent! leur cour et l'a(hnirent dans leur intimité; il passa sa vie auprès d'eux, purgeant son temps entre la poésie et les affaires, tn 1512, il fut député par le duc Alphonse aajrès du pape Jules II; en 1521^ U fût chargé d'étouffer to

troubles qui s'étalent élevés dans une province mi»tée de brigands. On raconte qu'il tomba entre leurs mains, mais qu'en apprenantle nom du poète, cœnngands le laissèrent partir en le comblant démarques d'honneur. Arioste employa dix années k compo*; l'ouvrage qui l'a immortalisé, le Roland funeui lu^landofurvuo), poôme qui forme le Pendant au n»land amoursu* de Rolardo. Il y raconte les explom des paladins, lafoUe de Roland pendant U guerre de Charlemagne contre les Sarrasins, 1« «"°'ï' * le mariage de Roger et Bradamante ; m^*^* Aî!j ", art inimitable le plaisant et le sérieux, le grac'«"* et le terrible, et faisant marcher de front une ou.. d'actions diverses auxquelles il sait également h'^ resser. Sa versification est riche, ï^*"^°°^®"^mnâ. gante et cependant pleine d'abandon. Ses corop triotes, dans leur admiration, l'ont «urnoioffle » divin. Il publia son poème pour la l" fo»» •^J;'°; en 40 chants; il ne cessa depuis de le retoucher, «^ il en donna en 1532 une édition fort Çn^^^'T^n et augmentée de six chants, ce qui en fit JJ^^^juj nouvâ ouvrage. Il mourut peu après, en ^^^f "j. je maladie de vessie. Ce pofite joignait aux Uien ^^ l'esprit les avantages de la figure et de la ^" ' jj caractère doux et affectueux; il eut toujours pou mère le plus tendre attachement L'Arioste a jw ^^. outre son grand poSme, des satires, d& f^^ ^^ poésies diverses, quelques comédies et des ^^P*,. tins. Ses OEuvres complètes ont été publies a ^ nise, 1766. par J. A. Barotti, en 6 vol. lû-l^!'"^^ retrouvé depuis et publié k FlorMice, e?^****;!^ poème inédit de l'Arioste, intitulé : fl*'»«^ ff ï^ Il a été fait un grand nombre d'éditions du .^^ land furieux; les plus estimées, après les eai ^^ données par l'auteur même k Ferrare 0û i^}.,^., 1532, sont celles de Pranceschi. Venise, 1584 cuo^accompagnée d'arguments et de notes; ^^,^. aq ville, Birmingham, 1772; de Molinî, P*ris, n«»»

Bodoni k Parme et de Mussi k Milan, 1^^^. t?!]* iand a été traduit en français par J. B. Mirabaud,* HM

d'Ussieux, 1775; Tressan, HSO; Panckoucke ei '» mery. 1787, avec le texte en regard (trad^ct^îjuy, dèle, mais servile), et plus récemment P**" ,. 1039, avec une Vie del'Arioste et des éclaircissements, 10 ?

par A. Délateur, 1842; par V. Philipon de jj '^^ leine, 1844; Creuxé de Lesser, Duvau de Cbava»^^ et Desaerteaux l'ont mis en vers. La r»«de 1 Ano» été écrite par J. B. Pigna et par Garofalo. ^

AKIOVISTB, roi des Suèves, appelé en Gauiep^

ARIB

ARIS

k» 8êqiÉB«s Gontre len Êduens, battit ooiii-«i à ÀfM^AUfria, 03 âot av. J.-C., mais bientôt fil qn prinu ses propres alliés. Il vouhit s'opposer aux oonquêtas de César, miis il ftit oomplétement défait par n général prés de FeiojiKo, en 58 av. J.>C. Selon ane tradition, il se retira sur le mont Tauntis. ARIPERT, roi des Lomtiards. F. ambvbt.

ÂK1STA0ORAS, un des auteurs du soul^ement Je rionie contre les Perses, était, en 504 av. J.-€. , gouTeraeur de Milet en Tabsenoe d'Histiée. son parent. U se rôvoUa oontre Darius, alla chercher des secours 'm Gr&ce et fut aocuelll! à Athènes, mais il sQccomha en lonîe devant des forées supérieures, et s'enfuit versla Thrace, oià il i^ tué, en 498.

ARISTARQCE, astronome et mathématicien grec , n&tif de Samos, était disciple du péripâtéticien Straton et florissait vers 380 av. J.^^. U est un des premiers qui ait soupçonné que la terre tourne sur son axe et autour du soleil; il fut aocusé, pour cette opinion, de troubler le repos des dieux. On a de lui un Traité de la grandeur et de l'éloignement du îoîeil et de la /tm*, publié par Wallis, Oxford, 1688, greciatin, et par rortia d^Urban, Paris , 1810, puis traduit en français par le même, 1823.

ARistABous, critique et grammairien célèbre, né dans la Samethrace, vers 180 av. i. h:., di.«3iple d'A* ristepfaane de Bysance, vint de bonne heure à Alexandrie, fut chargé de Téducation des (ils de PtoléméePiiilométor, et mourut dans 111e de Chypre A 72 ans. Aristargne s'est rendu célèbre par ses trama sur Homère : il soumit Viliade et YOdystée à la critique la plus ri^ureuse , et en donna une édition nouvelle qui jouit d'un grand crédit chez les mciens; cependant on Taceuse d'avoir arbitrairoment changé ou rejeté un bon nombre de vers. U mit également travaillé sur Archiloqoe, Pindare, Aratos et plusieurs autres poètes. Aristarque était on censeur eéTère, mais d'un goût sÛr : son nom est resté oomtne le type du critique. Villoison a donné dans son édition de Viliade oe qui nous reste des corrections d'Aristarque sur Homère.

AKISTÉB, Aristœus, berger célèbre, fils d'Apollon et de la nymphe Cyrène, fllle du fleuve Pénée, apprit 'aux hommes l'art de soigner les troupeaux. de faire cailler le lait et d'élever les abefue^. Il épousa Autonoé, princesse de Thèbes, de lamielle il eut Actêon. Désespéré de la mort de son nls, qui périt à la chasse, déchiré par ses chiens, il quitta la Grèce, passa à Cos, de ià en Sardaigne, puis en Thrace, oi!i Bacchus l'initia aux mystères des orgies, et fixa enfin son séjour sur le mont Hémus; mais il en fut enlevé et disparut tout à coup. Virgile fait de lui, dans ses GéoTffiques (IV* livre), l'amant d'Eurydice, dont il causa involontairement la mort en la poursuivant, et il le montre faisant sortir des flancs d'un taureau immolé d'innombrables essaims d'abeilles. On l'honorait comme un dieu, surtout en Sicile.

ARisTÊE, ArisUas, officier de Ptolémée Philadelphe. Selon une tradition douteuse, il fut chargé d'aller en Judée pour y chercher les livres saints, ramena avec lui 70 savants pour les traduire, et fit faire à son retour la version dite des Septante. On a sotts le nom d'Aristée une Hislmre de la iraduùh'on des Septante^ qui paraît apocryphe, mais qui o'en est pas moins fort ancienne. Elle a été imprimée à BAle, 1561, et à Oxford, 169Î. çrec-latin.

ARlSTÉNÈTE, écrivain grec, né à Nicée vers l'an 300 après J.-C. , est auteur d'un roman en forme de lettres, dans lequel on trouve des détails curieux sur ^ mœurs de son temps. 11 périt, dit-on, dans le ''emblement de terre qui nenversa Nicomédie en 3B8. U était contemporain et ami de Libanius. Les Lettrée '[Arinéfiite ont été publiées à Anvers, 1 666, par Sam* «KO; k Utrecht, grec-latin, avec notes de Pauw, 1737: et à Paris, 1823, par M. Boissonade, édit. préfétaUe à toutes les autres. Elles ont été traduites ou '°»itéesen français, par Cyre-Poucault, 1597; Lpa^e, IC85; Moreau, 175Î; F. Koffaret, 1197.

ABISTIDB« Ariiiidtti Athénien célèbre par ses vertus civiles et militairea. eut une grande part A l'administration de la république^ et reçut du peuple le surnom de Jutte. Il est un de ceux qui commandaient i la bataille de Marathon, 490 av. J.-C. Thémistode. son rival, jaloux de son eréâit, le fit bannir par l'ostracisne» 488 : ses légers concitoyens étaient las de l'entendre nommer le /itffs. Rappelé lors de l'invasion de Xerxès, il seconda généreuse* ment Thémistocle et contribua aux suocie de Salamine et de Platée. Estimé de tous pour sa douceur, sa modération et son désintéressement, il réussit à faire déférer aux Athéniens la suprématie, et fut chargé d'administrer le trésor commun de toute la Grèce. Il mourut dans un Age avancé (469)* et si pauvre que l'État fut obligé de pourvoir k ses funérailles et de doter ses filles. Plutaïque et Cornélius ont écrit sa Vie.

ARiSTiDB (S.), philosophe athénien, se convertit au Christianisme, et présenta à Adrien, l'an 125, une Apologie pour les Chrétiens» que nous n'avons plus. On le fête le 31 août.

ARiSTiDB (iElius), orateur grec, né à Bithynie vers Tan 129 de J.-G. , reçut à Athènes les leçons d'Hérode Atticus, et alla se fixer à Smyme où il eoseiffna la rhétorique avec un grand éolat. Smyme ayant été renversée par un tremblement de terre l'an 178, il détermina par son éloquence l'empereur Marc-Au« rèle à la rebitir. Il reste de lui 54 Dieeoun et quelques antres écrits, qui font bien connaître l'état moral de U société au temps des Antonins. Samuel Jebb en a donné une édit. |^.-lat, Oxford, 1722, 2 vol. in-4» avec notes; 6. Dindorff en a publié en 1829. à Leipsiok, une nouv. édition qui renferme quelques morceaux récemment découverts. On le trouve aussi dans la Collection Didot.

ÂRistiDS (Quintilien), auteur grec qui parait avoir vécu au u* siècle de J.-<:., a Uiissé un traité sur la Jfua^que, inséré par Meibomius dans sa collection des Awtores teptem antiquse muHem, Amst., 1652, in-4.

ARIsnON, sophiste d'Athènes, fit déclarer cette ville en faveur de Mithridate contre les Romains, et y exerça un instant le souverain pouvoir. Sylla, s'étant rendu maître d'A&ènes, le mit à mort, 87 av. J.-C.

ARISTIPPE, philosophe grec de la secte cyréuaîque, né à Cyrène vers 435 av. J.-€., d'une famille riche, vint à Athènes étudier sous Socrate, et fonda lui-même une école dans laipielle il dénatura la morale de son maître. Il proposait pour but unique de la vie la recherche du plaisir, f,5ovin) d'où le nom d^hédonisme donné à son système; toutefois il proscrivait les excès et voulait mie l'homme possédât la volupté sans se laisser posséder par elle. Il mit cette doctrine en pratique, et passa ses plus belles années à la cour de Denys le Tyran dans la mollesse et les délices. Aristippe avait la repartie fine et l'esprit brillant; l'on cite de lui beaucoup d'heureuses sailues. On lui reprochait un jour de s'être jeté aux pieds de Denys pour obtenir une faveur : < Est-ce ma faute, répondit-il, s'il a les oreilles aux pieds T • Il eut une fille nommée Arété, et tm petit-fils nommé aussi Aristippe, qui enseignèrent sâjphilosophie. On a sous son nom 4 Lettres (dans les Épistolfc Socratieoruin d'AIlatius), qui sont apocryphes. W^ieland a mis ce philosophe en scène dans un roman historique intitulé : Aristippe et ses contemporains,

ARISTOBULË I, surnommé ^ilhélUnê , c.4t4. Ami des Greei, prince juif, succéda A son père Jean Hyrean comme grand prêtre l'an 107 av. J.^., prit le titre de roi, soumit une partie de l'Iturée, et mit A mort sur de faux soupçons son frère Antigène, à qui il devait cette conquête. Son régne ne dura qu'un an. — ARiSTOBDLB II, ftls d'Aloxaudro Jannée. détrôna son frère Hyrean H, et devint roi de Judée Tan 70 av. J.-G. Assise par Arétas. prince arabe, il fbt délivré par les Romains qu'il avait appelés A son secours, mais il ne tarda pas A se brouiller avec eux. Assiégé dans Jérusalem par Pompée, il fut pris après

ARIS

AKIS

une longue résistance (63), et envoyé captif à Rome. Il parvint à s'enfuir en 57, essaya de soulever de nouveau la Judée, mais fut vaincu, pris une seconde fois et mourut en prison (45).

ÀRiSTOBULE, Juif grec, qui vivait à Alexandrie sous Ptolémée Philométor (vers 150 av. J.-<:.), composa une Exégèse des livres de Moïse, où il soutenait que les philosophes grecs avaient connu ces livres et y avaient souvent puisé.

ARISTOCLÈS, péripatéticien du n* siècle de J.-C, né à Messine, fut le précepteur de Septime-Sévère et forma Alexandre d'Aphrodisie. Il composa une Histoire des philotophet et de leurs opinions ^ dans laquelle il combattait le scepticisme d'iEnésidème. Eiisèbe en a conservé qudques fragments dans sa Préparation évangélique.

ARISTOCRATE, nom de deux rois d'Arcadie : le !•' régna l'an 720 av. J.-C; le 2* vers 680. Celui-ci trahit les Messéniens, ses alliés, dans une guerre contre les Lacédémoniens : le peuple indigné le lapida et abolit la royauté, vers 671 av. J.-C.

ARISTOCRATES (du mot grec aristoerateia, gouvernement des meilleurs ou des plus puissants). Par cette dénomination, qui au propre ne veut dire que partisan d'un gouvernement aristocratique, on désigna dans la Révolution française, non-seulement les anciens nobles investis de privilèges exorbitants, mais tous ceux qui se montraient opposés aux doctrines révolutionnaires. Ce seul nom était un titre de proscription : un décret du 27 mars 1793 mettait les Aristocrates hors la loi.

ARISTOCRATIE, forme particulière de gouvernement. F. ce mot au Dictionnaire des Sciences.

ARISTODÈMB, un desHéraclides qui, à la tête des Doriens. vinrent conquérir le Pélorônèse, régna à SpartP de 1190 à 1186, et fut père de deux jumeaux. Proclès et Eurysthène, chefs de deux branches qui après lui régnèrent conjointement à Sparte.

ARisTODÊUE, roi de Messénie, soutint de 744 à 724 la guerre la plus opiniâtre contre les Spartiates, les battit à Ithome (724) et prit leur roi Théopompe. On raconte que, sur la foi d'un oracle, il sacrifia sa propre fille pour obtenir des dieux le succès de la guerre, et qu^ensuite, pour obéir h un nouvel oracle ou cédant à son désespoir, il se perça de son épée.

ARISTOGITON, Athénien qui. avec son ami Harmodius, projeta de délivrer Athènes de la tyrannie d'Hippias et d'Hipparque. Harmodius ftit tué après s'être défait d'Hipparque. On se saisit d'Aristogiton, et on le mit à la question pour lui faire déclarer ses complices : il nomma tous les amis du tyran , qui furent aussitôt mis à mort. Interrogé s'il n'en restait pa« d'autres, il répondit à fiippias : c II n'y a plus que toi qui mérites la mort » Le tyran le fît aussitôt conduire au supplice. Après rexpulsion d'Hippias (509) , une statue et des fêtes puoliques consacrèrent la mémoire de ces deux citoyens.

ARISTOMÈNE, roi et général des Messéniens vers C84 av. J.-C., souleva ses compatriotes contre les Lacédémoniens, et excita la 2* guerre de Mes- ^nie. Deux fois il fut fait prisonnier, et chaque fois il s'échappa de la manière la plus merveilleuse. Il remporta ae grands avantages et soutint dans Ira un siêee de 11 ans (682-671 av. J.-C.), mais ne put empêcner l'asservissement de sa patrie. Vaincu, il se retira en Arcadie avec une partie des Messéniens, tandis que les autres allaient en Sicile.

ARISTONIC. fils naturel d'Eumène II, roi de Pergame, voulut enlever aux Romains le roy. de Pergame qu'Attale III leur avait légué, 132 av. J.-C. Accueilli avec transport par la nation, il remporta d'abord d'assez grands avantages; mais enfin il fut vaincu par Perpenna et amené à Rome par le consul Aquilius; on le fit étrangler en pri.son (129).

ARISTOPHANE, célèbre poète comique, né vers Pan 450 av. J.-C., à Athènes, selon les uns, dans nie de Rhodes ou d'£gine, selon d'autres, mort v»r« 380 commença à se faire connaître l'an 427,

et fit représenter sur le théâtre d'Athènes un giul nombre de comédies dans lesqudles il attaquait sans ménagement lee hommes a'£tat, les philosophes, les poètes, le peuple d'Athènes et les dieui eux-mêmes. H porta si loin la licence ^ue l'oa fat obligé, vers l'an 388, de rendre une loi qui défsodait de représenter et de nommer sur la scène aucun personnage vivant; ce qui mit fin à VaneitfWi comédie. Ceux qu'Aristophane poursuivit avec le plus de violence furent Socrate, contre lequel il fit la congédie des Nuées (vers l'an 424); Clôon, qu'il attaqua dans les Chevaliers; Euripide, qu'il fit figurer dans les Achamiens, les Femmes à la fête de Ctrii et les Grenouilles. De 54 pièces qu'avait composées Aristophane, il n'en reste que 11 : cesont, daos l'ordre de leur date : les AcMomiens^ les Chermien, les Nuées, les Guêpes (imitées par Racine daus les Plaideurs), la Poub, les Oiseaux, les Femmes à U fête de Gérés, Lysistraie, les GrenouiVUs, les /iarangueuses, Plutus. Les allusions, les personnalitésr les jeux de mots dont elles sont remplies, les reodeot fort difficiles à entendre: en outre, on est souvent choqué de la erossièreté des plaisanteries et de la b.zarrerie des idées; mais on ne trouve nulle part plus de sel et de causticité; le style en est d'ailleurs d'une élégance toute attique. Les meilleures éditions d'Aristophane sont ceues de Kuster. grec-latin, imst., 1710, in-foL; de Brunck, Strasbourg. 1781,3 toI. in-8; d'Invemitz, avec commentaires de Beck,Uips., 1794-1826, 13 vol.; de G. Dindorf, avec les 5dM>rùi, dans la coUect. Didot, Paris, 1839 et 1840. Les comédies d'Aristophane ont été trad. en français, dans le Théâtre des Grecs, par Brottier (vol. X à XIII), et séparément par Poinsmet de Sivry, 1784, par M. Artaud. 1830, et par H. Poyard. 1860. M. Fallexet M. Bemot ont mis en vers le Plutus et quelques morceaux de^ autres pièces. M. Amould adonné une savante th&>«. Sur la Comédie d'Aristophane, Paris, 1842.

AUSTOPHANB de Byzauce, grammairien grec, vint ^ Alexandrie vers 198 av. J.-C, et y fut nommé chef de la grande bibliothèque. Il eut pour disciple le a^lèbre critique Aristarque. On lui attribue l'mveuliun des accents, la ponctuation et le Canon (catalogue raisonné) des Auteurs classiques grecs. Ce qui resie de fui a été publié par Nanck, Halle, 1848, in-8.

ARISTOTE, Aristoteles, surnommé le Prince des philosophes, fondateur de la secte des Péripaléticiens, né à StagyreenMacédoine, l'an 384 av. J.-C., eut pour père Nicomaque, médecin distingué, ami d'Amyntas III, roi de Macédoine. Il vint vers l'an '.68 à Athènes, y suivit pendant 20 ans les leçons ùe Platon, et commença dès lors à se faire connaître par ses écrits. Après la mort de son maître (348), il quitta Athènes, blessé, dit-on, de n'avoir pas été désiré pour lui succéder , et se retira d'abord ea Mysie, auprès d'Hermias, souverain d'Atamé, dont il épousa la sœur Pyihias, puis à Mitylène dans l'Ile de Lesbos. Là, il reçut de Philippe (343) une lettre par laquelle ce prince le priait de se charger de l'éducation de son fils Alexandre, lui disant au'il se félicitait moins de ce qu'il lui était né un nia que de ce que ce fils était né du temps d'Aristote. Après avoir passé plusieurs années à la cour de Macédoine, il suivit, à ce que l'on croit, âon élève dans ses premières expéditions en Asie, mettant à profit, pour les progrès de l'histoire naturelle, les trésors et les conouètes du roi; puis il vint se fixer à Athènes vers ran 331 et y fonda, dans une promenade voisine de la viUe et nommée

lexandre (323), Aristote, resté en butte à la calomnie de ses envieux et aux attaques des ennemis du roi de Macédoine, se vit accusé d'impiété : il sortit d'Athènes sans attendre le jugement , voulant, disaitril, épargner un nouveau crime aux Athéniens, déjà coupables de la condamnation de Socrate. U

ARIS

ARID

alla s'établir à Chalcis en Eobôe, où il mourut peo aprfiâ, en 322, âgé de 62 ans. ~ Aristote est le gâ-i Die le plus yaste de l'antiquité; il a embrassé toutes les sciences connues de son temps et en a même créé plusieurs. Ses écrits, qui forment une sorte d'encyclopédie , p<»ërent pendant un grand nonûire de siècles la nome du savoir himiain, et joiiirent d'une autorité absolue. La plupart nous soDt amyéSj mais quelques-uns mutilés ou altérés. Les principaux sont : VOrganony composé de différents traités de logique, et ainsi nommé parce que la logique est l'organe ou instrument de toute science; la Bhétorique, la Poétique, deux traités d'Élhtqve ou de Morale, la Politique, VÉconomiqui, ÏUistovre des Animaux, les Parties des Ânimaus, làPhiftique, les traités du Ciel, de la Génération et de la Corruption, des Météores, du Monde (regardé comme apocryphe), les Problèmes, le traité de VAme, la Méttaifftique ou Philosophie première, en 12 livres. Il a aussi laissé quelques poésies. Le mérite d'iristote en philosophie fut de aonner à la science * • - - •' prédé-

aoe hase plus solide que n'avaient fait ses cesseurs, et d'accorder davantage à l'expérience , mais sans méconnaître le rôle de la raison. Il rejeta la doctrine de l'idéal, qu'avait professée Platon, et concentra toute réalité dans les objets individuels. U philosophie est pour lui la science des choses parleurs causes. Selon lui. les points de vue sous lesquels les objets doivent être envisagés, quand on reut les connaître "et les expliquer, se réduisent luz suivants : ce dont une chose est composée, sa oature intime ou son essence, sa cause, et le but 3u Ja fin Ters laquelle elle tend; d'où la distinction de quatre principes, la mattére, la forme, la cause fffieîente et la cause finale. En Psychologie, il essaye de classer les facultés de l'âme, et considère riiDe elle-même comme la puissance cachée qui donne la Tie et produit Torganisation (il la nonmie tfMdUe). En Logique, il passe en revue les différentes formes du raisonnement déductif ou syllogisme et en donne un code complet. En Tnéooicée, il fonde la démonstration de l'existence divine sur la continuité du mouvement, et présente Dieu comme la fin ou lo but du monde, comme le centre vers lequel tout tend, aucjuel tout aspire. Dans i'Art, il ramène le beau à limitation de la nature; en Morale, la. Tertu à l'équilibre entre les passions et au mUieu entre les excès: en politique, il assigne pour fin à la société l'utilité. Ses travaux sur VHistoire naturelle et ses recherches sur l'anatomie comparée sont remarquables par l'exactitude des faits et la profondeur des vues : de l'aveu de Guvier, ils n'ont pas été surpassés. Les autres parties de sa doctrine sont loin d'être à l'abri de la critique : souvent il eut la prétention mal fondée de tout déduire par le raisonnement d'un petit nombre de principes hasardés et négligea ou méconnut la véritable induction; une partie de sa Logique et de sa Métaphysioue roule sur de vaines subtibtés; dans sa Théodicée, il ne laisse pas de place à la Providence; dans sa Psychologie, il n'attribue l'immortahté qu'à VinieU Ifct, faculté supérieure et propre à l'homme; dans aa Politique, il approuve ^esclavage; dans sa Physique, ou il ramène tout à quatre oualités primordiales, le sec et Vhumide, le chaud et le froid, il K borne trop souvent à des explications purement verbales, et par là il a longtemps nui aux progrès de I& icienoe.— Les oeuvres d'Aristote ne furent rassem- Idées et publiées dans l'antiquité même que fort tard, t^ouies, dit-on, ou cachées pendant près de deux Ki^es (F. NÉLÉB DE SGEPSis), 00 u'ost quo vers le J^ps de SyUa qu'elles furent réunies par AnellicOQ de Téos et revisées par Àndronicus de Rhodes. Dans les temps modernes, on ne connut pendant longtemps en Occident que VOrganon; c'est aux Aral«s et aux Grecs émigrés de Gonstantinople qu'on dut la connaissance et la propagation en Europe de iee auties ouvrages. La 1* édition complète des écrits

d'Aristote fut publiée à Venise par Aide Mantice (1495-98, in-foL); parmi les éditions postérieures, les plus estimées sont celles : de Sylburge, Francfort, 1585-66, toute grecque; de Guillaume Duval, Paris, 1619 et 1654, m-foL, grec-latin; de Bekkeret Brandis, grec-latin, avec un choix de conunentaires,

?ubliée au nom de l'Académie de Berlin, Berlin, 830-1836, 4 voL in-4, et celle de la Collection Didot, 1848-60. On a en outre donné une foule d'éditions spéciales des ouvrages détachés. La plupart ont été traduits en français: les principales de ces traductions sont : ceUe de la Morale et de la Politique, par Thurot, Paris, 1823, 2 vol. in-8; de la JRA^tortgutf, par Gassandre, Paris, 1675, parCh. £. Gros, 1822, et par Bonafous, 1856; de la Poétique, par Dacier, Paris, 16$^, par Le Batteux (dans les Quatre Poétiques) , 1771, et par M. Egger, 1849; de VHistoire des animaux, par Camus, 1783; du Traité du monde, par Le BaUeux (dans son Traité des causes premières) ; de la Logique, par Ph. Canaye, sieur de Fresnes, 1589, in- fol.; de ia Êtétavn,ys\que, par MM. Pierron et Zévort, 1841 , 2 voL in-8. M. Barth. St-Hilaire a entrepris une trad. complète d'Aristote, dont une grande partie a déjà paru {Politique, 1837 et 1848; Logique, 1839-44; Traité de Vàme, 1846; Opuscules. 1847; Morale, 1856: Poétique, 1858; Physique et Météorologie^ 1863; Traité de la production et de la destruction, 1866, etc.). Parmi les commentateurs d'Ar., nous nommerons, chez les anciens, Ammonius, Alexandre d'Aphrodisie, Themisthius, Simplicius, Olympiodore, Jean Philopon, Boëce; au moyen fige, Alkendi, Averroës, Avicenne, Avenpace, Albert le Grand, S. Thomas. La vie d'Aristote a été écrite chez les anciens par Diogène de Laêrte et par Ammonius. On a publié sur , pour et contre sa doctrine une foule d'écrits: Launoy a donné un essai De varia Aristotelis fortuna, 1672. M. A. Jourdain de savantes Hecherc/ief fur le* tmd. latines d^ Aristote, 1819, et M. Ravalsson un EssXii sur sa Métaphysique , 1837-46, M. Waddingtoo Kastus De la Psychologie d^ Aristote, 1848. ARJSTOXÊNE, philosophe et musicien grec, né à Tarente vers 350 av. J.-C., était disciple d'Aristote. Il avait, selon Suidas, composé 453 ouvrages. 11 ne reste de lui que des Éléments harmoniques, en 3 livres, publiés par Meibomius, Amst., 1652« et un Fragment sur le Wiyihme, trouvé et publié k Venise par Morelli, 1785. Aristoxène n'admettait pour juge en musique que l'oreille et rejetait les calculs mathématiques des Pythagoriciens. G. L. Mahne a écrit : De Aristoxeno, Amst., 1793, et U. Gh. Ruelle : Étude sur Aristoxène, 1857.

ABIUS, fameux hérésiaraue, né vers l'an 270 dans la Gyrénalque, ou, selon d'autres, à Alexandrie, fut ordonné prêtre dans un âge avancé, s'établit à Alexandrie et commença en 312 à y enseigner une doctrine nouvelle, qui se répandit rapidement: il combatuit la Trinité, niait ut consubstantialité du Verbe avec le Père et par suite sa divinité même, et soutenait que J.-G. est une simple créature tirée du néant, tr&-inférieure au Père. Il fut successivement combattu par S. Alexandre et par S. Athanase, évêques d'Alexandrie, condamné par plusieurs conciles, notamment par le concile de Nicée en 325, anathématisé et exilé pendant plusieurs années. Mais soutenu par Eusèbe, évêque de Nicomédie, homme de son parti, il se fit absoudre par quelques conciliabules et parvint même à égarer Constantin qui le rappela d^9xil. Son retour à Alexandrie ayant excité des troubles, il se retira à Gonstantinople; il allait, malgré l'opposition de S. Alexandre, devenu patriarche de cette ville, entrer en triomphe dans l'église, lorsqu'il mourut subitement d'une violente co- Uque, l'an 336. Ses partisans prétendirent qu'il avait été empoisonné; ses adversaires virent dans cette mort extraordinaire une punition de Dieu. — Après la mort d'Arius, son hérésie fit de grands progrè« : elle fut ouvertement protégée par l'empereur Cons-

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Itnoe et par plusieun de ses siiOGesMun; elle fUt même approuTée par plusieura ooaciliabulet, et pendant longtemps elle compta de tràft-nombrtui par* tiwna. L'empereur Thôodose parvint à Tôtouffer presse entièrement dansies Êtata, mais elle fut embrâiséepar la plupart des peuples barbares oui a^ent envahi Pemplre romain, a l'exception des rranes, et elle subsista pondant plusieurs sièclee chez les Gotns, lee Vandales, les Bourguignons et les Lombards, Ella s'éteignit vers l'an 660, par l'abjuration d'Aribert I, dernier roi arien des Lombards: cependant on en retroure des traces chez les Vaudois et les Albigeois. Depuis la Réformation, l'Arianisme s'est reproduit, mais sous de nouvelles formes, principalement sous celle du Socinianisme « et a eu pour principaux défenseurs Servet , Socin , Capiton, Gellanus, ete« Vm»%. de VArtanisme a été éonte par le P. Maimbourg*

ARIZONA , district des Ëtats-Unîs, cédé en 1853 par la Mexique et réuni au territoire du Nouv.-Mexique* est borné à l'O. parle Colorado , qui le sépare do la Galifor nie, au S. par les Stats meiioains, à TK. par le Texas.

ARJUZANX, ob.-l de c. (Uodes), à 35 k. I^« 0. de MoDt-de*MarBan ; 758 h« Vins estimés. Station,

ABKANSAS, fleuve desfitats-Unis, sort des monts Rocheux, coule au S. O., arrose l'État d'Arkansas, sépare les Stata-Unis du Mexique, et tombe dans le Mississipi, après un oours de 3500 kil. environ, Il a pour affluents le Canadien à droite, le Vert^e-Gris, le Neeoho, le Petit Illinois k gauche.

ÀRKÂMSAS, un des fitats-Unis de l'Amérique du Nord, borné au N. parrfitat de Missouri , & PS. par le Mississipi , au S. par la Louisiane et le Texas, à ro. par le Mexique; 940k. sur 390;4aô 450 h., dont lU 000 esclaves; oh.-l. Little-Rook. Plusieurs riv.: Mississipi, Arkansas, Ri V. Rouge, Riv« Blanche, St-FYançois ; plusieuni oheninsdefer. Tabae, coton, mais, riz, vin.--L'Arkansas, primitivement habité par une peuplade indigène de ce nom, forma un territoire dès 1819 , mai s ne devint Etat qu'en 1836« Il se sépva de l'Union en 1861.

ARKHANdEL. T. de Russie, ch.4. du gourt de même noo^, sur la mer Blanche, près de remb. de laDwina, et à 800 k. N. K. de St-Pétersbourg, 20000 bab. Rlle doit son nom à S. Michel Varchange^ son patron. Beau port, mais qui n'est libre de glaces que quatre mois de l'année. Bâtie en bois, saufauelques monuments. Archevêché russe, séminaire: wianliers de marine; éoole de navigation; pêche de la baleine: commerce considérable. Fondée en lf>82, Arkhangel était la seule place maritime commerçante de la Russie avant la fondation de St-Pétersbourg. ~ Le gouvt d'Arkhangel est situé entre la mer Glaciale et la mer Blanche au N., la gouvt de Tobolsk à l'E. , ceux de Vologda et d'Olonetz au S. , et la Laponte à l'O. ) 1560 k. sur 780. Pop. 270000 hab., Russes, Samolèdes et lapons. Il est en partie situé sous le cercle poUire et oomprend la Nouvelle-Zemble et plusieurs autres îlee de la mer Glaeiale. L'été y eet oourt et pluvieux. Pelleteries.

ARXBANOKL (nouvbi.-), foFt établi par les Russes sur la côte N. 0. de l'Amérique sept., daas l'Ile et eur le détroit de Sitka, par Î37" 36' long. Q., 67* 3' lat. N., est le oh A. de leurs possesaiona et leur principal comptoir dans oea parages.

AHKONA, extrémité N. E. de l'Ue deRugen; pays célèbre par le eulte du dieu Svantovit. Phare.

ARK0P0U8, ch.-L de l'Arkanaas. F, urruEr

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