‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 85 sur 578 · RME · texte numérisé non relu

RME

ARMl

perd dans l'Yoïme, à La Roche, à 18 k. N. d'Auxem, après un coun de 200 kU.» dont 120 flottables.

ARMAND. Les pcfites du zvn* siècle désignent souvent par ce prénom le cardinal de Richelieu.

ARMAT0UB5, milice grecque de la Thessalie, instituée au conmiencement du xvi* siècle parSéliml, dans le but de s'opposer aux incursions des montar gnards connus sous le nom de JClejihtet (brigands). Lors de l'insurrection grecque, en 1821 , les Armatoles s'unirent aux Klepntes contre les Turcs, et servirent puissamment la cause de l'indépendance : Botzaris est un de leurs chefs les plus illustres.

située tan

lie à ro. Ses limites ont du reste très-souvent chaxigé. — Elle peut se partager en Arménie turque et en Arménie muê : la l** comprend les pachafiks d'Erzeroum, de Kars et de Van, à l'O. et au S.; la 2* se compose de l'firivan à TE., qui fonnait autrefois l'Arménie persane, et du pachaiik d'Akhaltsiké au N., qui naguère était aux Turcs. V. princ. : Erzeroum, Kars, Van, Ani, Erivan, Nakhcbivan, etc. L'Arménie est traversée par des chaînes de montagnes qui unissent le Caucase et le Taurus ; la plus connue est le mont Ararat. L'Euphrate, le Tigre, F Aras (Acaxe) et le Kour (Cyrus) prennent leur source dans cette contrée; on v trquve un grand lac, le lac de Van. Le climat de r Arménie est très-varié; les moiltaffnes sont couvertes de neiges étemelles, mais les vallées sont de la plus grande fertilité (on a même voulu y placer le paradis terrestre). Les montagnes renferment de nches mines d'or, d'argent, de cuivre , de fer et de plomb; des carrières de marbre et de jaspe. Les Arméniens sont d'un caractère soupl^ poli , msinuant, mais peu sûr; ils sont très-adonnés au commerce. On les trouve répandus dans toute l'Asie, surtout dans l'Arabie et la Turquie; et en Europe, dans la Grèce et à Venise. lis ont une langue à part, l'une des plus anciennes du monde, qui appartient à la famille des langues ariennes. Ils possèdent une littérature assez riche, dont Moïse de Khorène est la principale gloire. Les Arméniens sont Chrétiens depuis le iv* siècle : ils furent convertis par S. Grégoire rilluminateur , évoque de Césarée. Le plus grand nombre forme une église particulière, l'église arménienne, qui, suivant l'hérésie d'Eutychès, n'admet en J.-C. qu'une seule nature, et qui ne reconnaît point la suprématie du pape; ils ont un patriai^ che qui réside à Etchmiazine, près du mont Ararat.

Arménie ancienne. Elle se divisait en Grande Arménie (Àrmenia Major), et Petite Arménie (Armenia Minor), La Grande Arménie était située entre TEuphrate à l'O., le Ti^ au S., l'Assyrie et l'Atropatène à TE., et l'Ibéne au N. Elle comprenait un grand nombre de provinces, dont les principales sont nommées : 1* Acilisène, Sacasène, Basilisène, Catarzène, Phasiane, Colthène (entre l'Euphrate et l'Aras); 2* Sophène, Arzanène, Chorzène, Bagraydanène, Cordyène, Cotée, Hoxoène, Caranitide (entre l'Euphrate et le Tigre); 3* Orbalisène^ Otène, et le pays des Obarent, Taochi^ Scythim, Sanni ( entre rAraxe et l'Ibérie). Artaxaia, any. Ardeeh, était la capit. de tout lejMiys.' La Petite Arménie éuit située àl'O. duHautpBuphrate, entre la Colchide, la Cappadoce et la Gomagène. Lorsqu'elle eut été réduite en province romaine, elle fut divisée en 5 préfectures : Mélitène, Cataonie, ICuriane, Laviane et Rhavène. Plus tard on la partagea en Arménie l"*, ch.^. Satala et Arménie 2* , ch.-L Simbra, Le nom de Petite Arménie fut aussi donné au roy. d'Arménie fondé nar les Grecs en 179.

Histoire, L'histoire de l'Arménie remonte jusqu'à Noé. Ce fut d'abord un Etat indépendant, gouverné par des rois, dont le 1" fut Halg, issu de Noé, qui régnait vers 2107 av. J.-C. Aram, un des successeurs d'Halg, s'illustra par ses conquêtes : c'est de lui que les Arméniens tircut leur nom. Soumis

par Sémiramls. les rois d'Arménie reoonnureiu la suprématie de l'Assyrie, puis celle de la Perse. Lu 328 av. J.-C., sous le règne de Vahé, le dernier des Halganiens, l'Arménie fut conquise par les Macédoniens; elle passa depuis sous la dommatioD des Séleucides. Elle secoua le jou^ l'an 189 av. J.-C., et fonnadès lors deux royaumes distincts : la Grande et la Petite Arménie. Cette dernière, après avoir ea longtemps des rois particuliers , fut réduite en province romaine vers l'an 75 de J.-C. Quant à la Grande Arménie, elle jouit de quelque éclat sous les règnes d'Artaxias, fondateur d'Artaxate (189-169) , et de Tigrane, l'allié de Mithridate (95), qui résista énergi-

Îuement aux Romains, mais qui fut forcé en 64 av. .-C. de reconnaître leur autorité. Pendant les deux premiers siècles de l'empire romain, l'Arménie fut rôçie par une branche de la dynastie des Arsacides, qui régnaient déjà sur les Paithes. et fut un éter^ nel sujet de guerres entre les Parthes et les Romains. De 232 à 386 après J.-C., les Sassanides, rois FArménie privée de ses rois. 1

régnèrent sur l'Arménie privée de ses rois. £n 387, Théodose le Grand la partagea avec les Perses; mais Bahram III, roi sassanide, réunit toute l'Annénie à son empire (398). Néanmoins la dynastie des Arsacides subsistait encore; elle ne s'éteignit qu'en 428, en la personne d'Ardachès, qui fût déposé. L'.\rménie retomba alors entièrement sous le joug des Perses. Après la chute des Sassanides (652), TAnnénie fut longtemps en proie à d'horribles convulsioDS-, elle retrouva tm peu de repos sous la dynastie de Pagratides (855-1079). Les Grecs s'emparèrent en 1079 de la Petite Arménie; puis, y ajoutant la Cilicie, ils en firent un roy. dont Anazarbe fut la ca-

§itale. Us en furent expulsés en 11 82 par Ri4>en, prince e la famille des Pagratides. Ce prince fit, ainsi qae ses successeurs , de nombreuses alliances avec les Croisés établis en Syrie. En 1320, la dynastie d& Rupéniens fut remplacée par des princes issus de Lusignan , roi de Chypre. Cette dernière dynastie fut j renversée en 1373 par les Mongols, et dès lors l'Arménie cessa d'avoir une existence indépendante. Elle passa successivement sous le joug des Turcs seldjoucides et sous celui des Turcs ottomans. Les Persane enlevèrent ensuite aux Turcs une partie de leurs conquêtes et furent eux-mêmes dans ces derniers temps remplacés par les Russes, oui partagent auj. avec la Turquie la possession de rArménie.

ARMENTIÊRES, ch.-L de cant. (Nord), sur la Lys, à 18 kiL N. 0. de Lille, sur la frontière; 8795 hab. Fortifications détruites. Collège, hospice d'aliénés, haras. Genièvre, linge de table ; construction de bateaux, etc. Commerce de grains, ^iu, eau-de-vie, tabac, fer, etc.

ARMIDE, personnage tout imaginaire de la itrutalem délivrée du Tasse. C'était une enchanteresse, type de la beauté jointe à la séduction. Longtemps eue retint dans ses jardins enchantés Renaud, ic plus brave des Croisés; elle se livra au plus violent désespoir quand, pour obéira la voix de l'hounaur. le héros s'arracha de ses bras. Gluck et Rossini ont traité ce sujet dans deux opéras célèbres.

ARMINIENS ou remontrants, secte de la religion réformée. F. arminius (Jacques).

ABMINIUSou HERMANN, fsmeux général desChèrusques. tailla en pièces les légions de Varus dans le^ défilés de Teutbourg {Teuiohvrgiensis saUus)^ l'an ^ de J.-C., se soutint longtemps avec avantage contre les forces romaines, comxxianaées par Germanicus, et les contraignit enfin à abandonner la Germanie. Dvas la suite, ayant aspiré au titre de roi, il fut empoisonné par un de ses compatriotes (19). U n'avait que 37 ans. Arminius avait été élevé à Rome et avait longtemps joui de la confiance d'Auguste tt de Varus lui-môme. Après sa mort, les Germains en firent, dit-on , un dieu sous le nom d'Irminsul.

ARMINIUS (Jacgues) ou harmensen, théologien protestant, né à Oude-Water en 1560, mort en 160CV fut ministre à Amsterdam (1588), et professa latlico

ARNA

ARNA

lo^ie iLeyde (1603). Il combattit la doctrine des SuTrralaptairet, nia la prédestination, easeignée par Calrin, admit la doctrine du pardon pour tous les repeatants, et s'eiTorça de réunir toutes les communions chrétiennes. Ses sectateurs, qui sont encore tr軫ombreuz en Hollande, sont nommés Arminiens; on les appelle aussi Remontrants, [>arce qu'ils eiposèrent leur doctrine dans un mémoire intitulé Simontraneet, qu'ils adressèrent en 1610 aux États de Hollande. Arminius eut à soutenir à Leyde des contestations fort vives, surtout avec Gomarus, zélé Calviniste, dont les partisans sont appelés Gomaristes, Exclus en 1618 par le synode de Dordrecht de la communauté synodale, les Arminiens jouissent depuis 1630 d'une complète tolérance. Les écrits d' Arminius ont été poldiés a Francfort, 1631, in-4. Ses EpistcU ont para en 1684, Amst., in-4. G. Brandt a donné sa Vie, Leyde, 1724.

AXJiORIQlJB, Àrmoriea (des mots celtiques ar mor, la mer) , nom donné aiix côtes de la Gaule le lon£ de la Ifanche et de l'Océan, de l'embouchure de la Seine à celle de la Loire, comprenant toute la Bretagne actuelle. Le nom d'Armorique paraît mémearoir été quelquefois étendu A toute la «partie occidentale des côtes de la Gaule, le long de l'Océan Atlantioue.— Les cités armoricaines se soulevèrent contre les Romains en 408 et formèrent dès lors une puissante confédération.

AJUISTRONG (Jean), médecin et poète écossais, né en 1709 à Castleton, près d'Sdimbourff, mort eo 1779, fut nommé en 1746 médecin de rbôpital militaire de Buckingbam, et en 1760 médecin de l'armée d'Allemagne. Il a laissé quelques écrits sur lamédecine, mail ilestsurtoutconnu comme littérateur. On loi doit on EsBoi pour abréger l'étude de la Médecine (1735). satire in^nieuse dirigée contre lee empiriqoes; ïÉeonomte de l'amour (1737), poème auquel on rqiroche quelques peintures licencieuses; VArt de conserver la santé (1744), poème didaaique estimé, tnd. en 1817 par H. Monne; le Jour (1760), poème descriptif, et des Sttais divert, publiés sous la nom de Lancelot Temple.

ABNAC-POMPA]X)UR, Tge du dép. de la Corr^e, à 30 kiL N. 0. de Brives; 1386 bab. Haras. Ancien marquisat Aux env.. ancien cbftteau bâti CQ 1026: donné par Louis XY à Mme d'Stioles, qui prit de là le nom de marquise de Pompadour.

ARNAUD, nom de plusieurs troubadours des zn* ^ zui* s. Le plus connu est Daniel Arnaud de Ribenc, dit le Ménestrelf mort vers 1189, loué par Dante ÇtPétianpie comme grand maiire é^amour et comme le premier pofite de la langue romane. Il a laissé des poèmes erotiques (manuscrits à la Bibliothèque impériale): il créa la testine^ strophe de 6 vers.

abuado de Brescia, célèbre béréticme du zu* s., né en UûO, vint jeune en France où u suivit les le- ^Qs d'Abélard, puis retourna en Italie et prit l'bab.t monastique. Il prétendit réformer le clerffé et faire reTÎTre la primitive église; il soutenait que Tes ecclésastiques ne peuvent posséder de biens temporels &QS être damnés. U se fit un grand nombre de part^ans et excita des troubles dans plusieurs villes, où le P^le, à son instigation, prit les armes contre les ^ésiastiques. Condamné parle pape Innocent II et ^k concile de Latran en 1139, il se retira quelle temps en Suisse: mais en 1144, voyant croître ^n parti, il vint à Rome, d'où il chassa successi- ^oent les papes Lucius II et Eugène III. Alliant «réforme politique à la réforme religieuse, il ré- ^it la république et forma un sénat u resta maître ^KomepcindantlO ans; mais au bout de ce temps ^^pe Adrien IV réussit à y rentrer. Arnaud se '^ugia en Toscane; mais ayant été pris par l'em* y'^f Frédéric Barbwousse qu'Adrien avait appelé f y «cours, U fut livré au préfet de Rome qui K m décapiter ou selon d'autres brûler vif au ch&- ^•J Sl-Ange, 1155.

A>xioi) de YilleDeuve, savant du xm* siècle, né

en 1238 à Villeneuve en Languedoc ou en Catalogne, se distingua à la fois par ses profondes connaissances en médecine, en chimie, en astrologie et en théologie. Il voyagea en France, en Italie et en Espagne rur s'instruire , et séjourna longtemps à Paris et Montpellier, exer^t la médecine. Se piquant aussi d'être théologien, il se fit condamner par l'Université de Pans pour avoir soutenu plusieurs propositions hérétimies. U se réfugia en Sicile auprès de Frédéric a'Aragon. Le pape Clément Y, étant tombé malade, l'appela auprès de lui pour le soigner; mais il périt dans la traversée de Naples à Avignon, en 1314. Arnaud de Villeneuve a surtout fait avancer la chimie: il découvrit les acides nommés depuis sulfurique, muriatique et nitrique, et sut, diton, le premier extraire Talcool et l'essence de térébenthine. Malgré ses lumières, il s'adonna à l'astrologie et voulut prédire la fin du monde. Ses œuvres ont été publiées à Lyon, en 1604 et en 1520, avec une Vie de lauteur.

ARNAUD AMALRic, inquisiteur. F. arnaud.

ARNAUD-BACULARD (Fr. Thomas-Mario de baculard, connu sous le nom d'), littérateur médiocre, né à Paris en 1718, d'une famille noble du comtat Venaissin, mort en 1805. fit des vers dès l'ftffe de 9 ans : il avait déjà composé trois tragédies à 17 ans. Voltaire remarqua ses essais, le soutint de ses conseils et môme de sa bourse; le roi de Prusse Frédéric le choisit pour son correspondant, puis l'appela à Berlin, mais Arnaud n'y resta ou^un an. Il fût nommé vers 1751 conseiller de la légation fhincaise à Dresde, puis il revint se fixer à Paris où il se livra tout entier à la composition de ses écrits. U adopta un genre lugubre et sombre qui eut faveur pendant quelque temps. Malgré le succès de ses œuvres, u ne s'enrichit pas et finit même dans sa vieillesse par tomber dans une profonde misère. Ses principales productions sont : les Évreuvet du sentiment, 1772-81; les DélassemenU de Vhomme sensible, 178S-93; les Loisirs utiles, 1793; Vllistoire de M. et Mme Labédoyère, Parmi ses pièces de théâtre, la plus connue est le comte de Comminges^ drame fort noir, représenté en 1790. Il a aussi composé des poésies, oubliées aujourd'hui. Presque tous ses écrits sont d'une prolixité fatigante.

ARNAULD (Antoine), avocat du xvi* siècle, issu d'une noble et ancienne famille d'Auvergne, né à Paris en 1560, mort en 1619, se fit recevoir avocat au parlement de Paris, et honora sa profession par son éloquence et sa probité. Henri IV voulut l'entendre, et le nomma avocat général et conseiller d'I^tat. n prononça en 1594 un plaidoyer, devenu fameux, en faveur de l'Université contre les Jésuites (imprimé à Paris et à Lyon, 1594-95), et rédigea, en 1602, un Mémoire au roi pour empêcher le rappel de cette compagnie (imprimé en 1602 et 1610, m-8). Il a composé aussi un assez erand nombre do pamphlets politiques. Ant. Arnauld eut 22 enfants, dont plusieurs se sont illustrés. Il restaura le monastère de Port-Royal-des-Ghamps, dont sa fille, la mère Angélique, fut supérieure.

ARNAULD d^Andilly (Robert), fils aîné du précédent, né à Paris en 1589, mort en 1674, parut dp bonne heure à la cour et n'y fit usage de son crédit que pour rendre service. A l'ftge de 55 ans, il quitta le monde pour se retirer à Port-Royal, où il se livra aux lettres et au jardinage . U a composé un grand nombre d'ouvrages de piété et adonne des traductions estimées des Confessions de S, Àttgustiny 1649; des Vies des PP. du désert, 1653: de VHiitoire des Juifs de Josèphe, 1667-68; des OEuvres de Ste Thérèse, 1670. Il a laissé des Mémoires sur sa vie , publiés en 1734 (et dans la collection de Mémoires de Petitot, 1824), ainsi qu'un Journal, mii n'a paru qu'en 1857. Il futpère de Simon Arnauld, marquis de Pomponne, ministre sous Louis XIV.

ARNAULD (Antoine), célèbre théologien, ft^re do précéd. et le 20* des enfants d'Ant Arnauld, né à

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Hrin en 1612, te fit recerolr dccteur en théologie en 1641, et fut attiré au Jansérnsme par St^yran. Il commeDça à m faire connaître par le traité l>$ 4a fréquetttg communion, 1643, ouvrage dicté sans doute par une piété ardente, mais rempli d'exagération; il s'engagea bientét dans les querelles sur la gr&ce, prit pani pour Janaénius. publia deux ÀpologiM de cet évéque, 1644 et 1645, et écrivit à oe «HÎet plusieurs pamphlets qui le firent censurer par la Sorhoone ei exclure de la faculté de théolologit, 16^ ilors il alla s'enfermer h, Port-Royal : il y resta douze ans; c'est dans cette retraite ja'il composa, sait seul, soit avec Nicole, Lancelot, Paacol, aes amis, ces ouvrages de théoloffie. de logique, de métaphysique, de grammaire, de géométrie, qui ^rent la réputation de la spoiété dont il était 1 une. De retour k Paris en 1668, lors de la paix de Ctûment IX. il résolut, afin d'éviter de nouvelles disgrâces, de tourner ses armes contre les Calvinistes, et publia, avec Nicole, le célèbre traité de la }*grv4tuUé dfi ta foii mais l'attachement qu'il gardait au Jansénisme le rendant suspect» Louis Xiv donna l'ordre de l'arrêter. Il (ut quelgue temps obligé de se cacher à Paria: nuis il se réfugia & firuxelles, où il continua & comboUre les Protestants, et où il eut fie vifs démêlés avec le ministre Jurieu. En 1683, il {.'engagea dans upe nouvelle lutte , et attaqua la doctrine du P. Malebranche sur la grftce et sur la vision en Dieu. H mourut en 1694, oans les bras du P. Quesnel, X^ Jansénistes, dont il était le plus ferme appui, l'ont surnommé U urand Amauta, Il est à regretter qu'une ardeur trop vive pour la dispute ait consumé les efforts d'un nomme qui aurait pu si bien senir la religion et la science. \ Ja On de sa vie et pendant son exil, Nicole lui exprimait le désir de se reposer de leurs luttes perpétuelles : « Vous reposer I lui dit-il, ehl n'avex-vous pas pour vous reposer l'éternité entière?» Amauld a prodigieusement écrit; les divers ouvrages qu'il a publiés ne forment pas moins de 135 vol. On les a réunis en 4S tomes in-8, Lausanne, 177S-83, avec une Vie de l'auteur. I«s prinoin^ux de »^es ouvrages, outre ceux que noua avons déjà cités, sont : la Grammaire générale et raisnnnée, faite avec Lancetot, 1660^r-4r( de jHtnser, fait aveu Nicole« 1662, ouvrages destinés aux écoles de Port-Royal; plusieurs volumes delà ITofo^^ pratique des Jé$uiUs, 1669-16Q4, 8 vol. in 12; JR^tlexion$ iwr Vélçquence des jjréaieat€urSf 1695; Objeetions sur U* Méditations de Descartes; Des vraies ft dps faustss idées (contre le système de Malebranche) , 1683. On a aussi de lui une Instruction sur la Grdce, ouvrage post))ume (1700), ()ui fut mis à l'/ndex,

▲RNAULO (Angélique), dite la Ifére Angéliaue d0 Ste^Madeleine, fille de l'avocat et sœur du thëogien, 1&9M6G1 . lut abbesse de Port-Royal à 14 ans. se fit de bonne neure remarquer par la Torce de son caractère, rétablit l'esprit sévère de l'institut de S. Bernard, et dirigea à la fois le monastère des Champs et celui de Paris. Slle laissa une grande réputation de savoir et de piété) mais, dirigée par St-Cyran, elle éixnisa avec chaleur la cause du Jansénisme. Ses lettres ont été publiées à Utrecht, 1712. — Elle eut pour coadjutrice la Mère Agnès y sa sœur, 1593-1671, qui eut & subir de dures persécutions nour son attachement au Jansénisme, et k qui l'on doit ; Vlmaffe de la religieuse parfaite ^ 1665, et les Constitutions de Port-RoytU, M. P. Faugére a publié un recueil fort intéressant de ses Lettres t 18Ô8. -— I^eur nièce, la Mère Angélique de St-Jean (1624-1684), a laissé quelques écrits, publiés par D. Clémencet en 1760, et a eu part k la rédaction du Nicrolog$ de Port-Hoyal,

ARNAVtP PX POMPONNE. F. pOMPQHlfE,

AKUAULT (Ant. Vincent), né à Paris en 1766, mort en 1834, ae fit connaître au commencement de la Révolution par des tragédies républicaines, Marius à Minturnss^ |791. lAterèMy 1792, qui eu* rent un «rand succès mais il n'en fut pas moins forcé

d'émlgrer pendant la Terreur. îl s'attacha de bonns

puis aevmt conseiller de runiversiie. r^iu pendsnl les Cent-Jours membre de la chambre des repré» sentants, il fut exilé par les Bourbons (1816), et m ut rentrer en» France qu'en 1819. Admis à l'Institut jès 1799, il en fut exclu A la Restauration à cause de son attachement à l'Empereur, y rentra en 18î9 1 k la faveur d'une nouvelle élbction, et devint, en I 1633, secréuire perpétuel de l'Académie fran- | caise, Ses Œuvres ont été publiés en 8 vol. in-8, Paris, 1824-1827. Outre Marius et Lucrèce, on y remarque Cincinnatus, 179.S; les Vénitiens, 171)0. 1 le fioi et le laboureur ^ 1802; enfin, Germaniats. \ tragédie jouée en 1817 nendant son ciil et qui donna lieu à quelques troubles ; des poésies diverse?, et des fables fort estimées. On a encore de lui unf Vie de Napoléon, 1822, et les Souvenirs d'un sexagénaire, 1833. — Son fils (Lucien Emile), 1787- 1863, est auteur de plusieurs tragédies : Periinor. Héaulus, PUrre de Portugal, Le dernier jour dr Tioère^ etc.

AltNAyTES, d'un mot qui signifie taillant dans la langue du pays, peuple belltquenx qui habita dans les montagnes de l'/abanie et dans la psrîie <le l'Illyrie située au S. de Drino et de Scutari. Ils S6 donnent à eux-mêmes le nom de SHypétars. Ils servent à recruter la milice des Turcs.

ARNAY-LE-DUC, ch.-l. de cant. (CÔte-d'Or), sur l'Arroux, à 33 kll. N. 0. de Beaune;î274 h. Coller- Coliffny y battit en 1570 les Gatholicpies commandés par Te maréchal de Cessé.

ARNP (J.)* théologien, né à Ballenstadt (Anhalt) en 15.^5, mort en 1621 .ministre de le religion réformée à Quedllnboturg, à Brunsvdck, àCelle,a oompofè desécritsnleins d'unepiété douce et mysiimie, qui lui ont valu le surnom ae FéneUm d« la Hifbrme. Le

Çlus célèbre est le Vrai Christianisme (en allemand), 609, trsd. en fhmç. par Beauval.

ARNDT (Em. Maurice), pofite allemand/ né en 1769 à Schoritz (île de Rugen), mort en 18^, fut professeur d'histoire k runiverailé de GreiOswald (1806), puis à ceUe de Bonn (1818), et composa plusieurs ouvrages d'histoire estimés ; mais ti s'est surtout fait connaître par des poésies nationales qiu contribuèrent en 181 2 à soulever l'Allema^e contre l'influence française et qui furent accueillies ave: enthousiasme. Ces poésies, parmi lesquelles on remarque le Chant funèbre de Seckendorf, les Chants querriefs de Blucher, la Patrie de l* Allemand, ont été rassemblés, de 1813 à 1815, sous le titre de Chants de guerre. Persécuté après 1814 comme libéral, il fut destitué et exilé. En 1848 il tat élu deputô des prov. rhénanes à l'Assemblée nationale de Francfort, mais il y joua un rôle peu important. Il fit paraître en 1855 à Berlin un dernier recueil sous le titre de Pohies spiritualiste^s.

ARXE (Thomas-Aug.), compositeur anglais, né à Londres en 1708, mort en 1778, fit j pour le théâtre de Drury-Lane, la musique de plusieurs opéras célèbres : fa Itosamonde d'Addi80n,l'A{/Vedde Thompson et Mallet, etc. Il est l'auteur de plusieurs oratorios et du fameux chant national Rule, Britannxd (Règne. Angleterre). Son genre est un mélange dei Styles anglaje, écossais et italien.

ARNE KAGNussEN, savaut islandais, 1663-1 T30, de vint, après avoir fait de nombreux voyages, profes seur et pibliothécaire de l'Université de Copenna^ue Il a laissé une Chronique des Danois , Leips.. 2t>Orj 11 avait amassé d'immenses matériaux pour iliistoi r de l'Islande, lorsqu'ils furent détruits par un incoTs die (1728).,Ulégva ISQO mas. à runiversité de Ce ue.

ARr^UEIH. Amotdivilla^ T.desPays-Baa,capîi de la Gueldre, sur le Rhin, r. dr., à 75 k. S. i d'Anisterdam; 10000 hab. Place forte, dont les fo^ tiflcations sont dues à Gohom; pont de bate&iA:

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