‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 87 sur 578 · ARRA · texte numérisé non relu

ARRA

ARRl

le li^Te de Judith, On le croit le même que Phraorte , fila et successeur de Déjocès.

ARPl, en grec Argos Hippium ou Àrgyrippe^ t. d'Apulie, près de la Daunie, avait été ba^ie.dit^n, par Daunus ou par Diomède. Elle était prés de la t. actuelle de Foggia.

ARPINO, Arpinum, ▼. du roy. d'Italie (Terre de Labour), à 13 k. S. de Sora; 10800 h. Arplnum appartint aux Volsques, puis aux Sanmites, enfin aux Romains (302 av. J.-C.)* Patrie de Marius, de Cicéron, et du peintre Joseppin.

ARQUES, ArchiêBf bourg de France (Seine-Inf.), au confl. de l'Arques et de la Bétbune. à 6 k. S. E. de Dieppe; 950 h. Jadis fortifié. Célèbre nar la Tictoire qu'Henri lY y remporta sur le ouc de Mayenne le 13 septembre 1&89. —La riy. d'Arqués corne du S. au N. 0., arrose Grand-Torcy, Arques, et se jette dans la mer à Dieppe; cours : 60 k.

ARRARO, riv. de Pannonie, est auj. le Raab.

ARRAN^ Brandinoif !le d'Ecosse, à l'embouch. de la Clyde, forme avec l'île de Bute le comté de Bute, qui compteà peine 7000 h., et apour cb.-L Brodick. Jaspe, agates , cristal de roch econnu sous le nom de diamoiU d^Arrmn. Osslan passa, dit-on, dans ce lieu les dernières années de sa vie.— On trouve sur les c^ytes occid. de l'Irlande deux groupes dlles nommées aussi Avramj l'un au N., en face du comté de Donegal, l'autre au S., Tis-à-vis de Galway.

ARRAlf (J. HAMiLTON, comte d'), régent d'Ecosse, Stait en 1543, à la mort du roi Jacques Y, le plus proche héritier de la couronne après Marie Stuart. encore nuneure, et reçut la régence du royaume. 11 refusa de livrer la jeune reine aux Anglais: du reste, il administra avec faiblesse et pusillanmiitô, se laissa dominer par tous les partis, favorisant chacun d'eux tour à tour : il abjura la Réforme, fit une guerre impolitique à l'Angleterre, et commit plusieurs fautes qui le forcèrent à se démettre en 1551. Il céda le pouvoir à la reine douairière, Marie de Lorraine, soeur des Guise; ceux-ci, en récompense, lui firent conférer par le roi de France le titre de duc de Châtellerault, avec une pension de 12000 livres. Il mourut en France, en 1576. Ce prince est l'aïeul maternel du spirituel Hamilton.

ARRAN (Jacques stuart, comte d'). capitaine des gardes et favori de Jacques VI, fut chargé de la tutelle du jeune Hamilton, comte d'Arran (fils du précédent), dont il reçut les titres dans la suite. Il se fit l'instrument du comte de Lennox, favori du roi, acciisa le comte de Morton, ci-devant régent d'Ecosse, de complicité dans le meurtre de H. Damley, et le fit livrer au bourreau (1581), devmt lieutenant du royaume, et jouit quelque temps d'un pouvoir sans bornes; mais il se rendit tellement odieux que les nobles s'armèrent pour forcer le roi à l'écarter (1585). Il alla vivre dans la retraite, et fut tué peu après par un parent de Morton.

ARRAS, AtrebateSf Nemetacum et iVemefoeenrui, ch.-L du dôp. du Pasnde-Calais, surlaScarpe; capit. de l'anc. Artois, à 174 k. N. de Paris (191 k. par la route d'Amiens); 25905 hab. Ëvèché (dont S. Waast fut le !•' titulaire), place forte. Trib. de 1" inst. et de conmierce^ collège. Cathédrale grande, hardie; bel hôtel de ville, place magnifique: citadelle construite ^r Vauban en 1670; biblioth.ae 34000volum. Industrie : dentelles, bonneterie; construction de machines; sucre de betterave; distilleries; grand commerce de graines grasses et d'huiles de coLca. Patrie de Lôcluse, de Damiens, des deux frères Robespierre, de Joseph Lebon. — Cette v. était la capitale des Atribatet. Elle fut ruinée par les Vandales, 407: par les Normands, 880; assiégée en 1 414 par Gnarles YI et occupée par Louis XI en 1477 ; elle, retourna volontairement a la domination de Maximilien d'Autriche en 1492. Prise de nouveau par lesJrançais en 1640, elle fttt définitivement cédée à D France en 1659. F. artois et l'art, suivant ABRAS (traité d'), conclu le 21 sept 1435, entre

Chartes YII et Philippe le Bon, fiL^ de Jean sans Peur. Il mit fin à la guerre des Armagnacs et des Bourffui^ons, et les réunit contre les Anglais : le roi céidait au duc de Bourgogne les comtés dAuxerre et de MAcon» ainsi que les villes de la Somme. — Deux traités moins connus furent aussi signée à Arras, l'un en 1414, sous Charles YI, pour réconcilier les Armagnacs et les Bourguignons; l'autre en 1482, entre Louis XI et Maximilien : l'archiduc devait donner sa fille au Dauphin.

ARREAU, ch.-L de cant (H.-Pvrénées), ^a confluent de la Neste et du Louron, a 32 k. S. £. de Bagnères; 1230 h.

ARREE (monts), petite chaîne de montagnes de la Bretagn^ (Finistère), se dirige de l'E. à l'O., partageant lefiép. en 2 parties, et se termine près de Brest. Ces monts n'ont guère plus de 340 "" de hauU

ARRETIUM, V. d'£trurie, auj. Arexxo,

ARRHIDÉE (Philippe), fils naturel de Philippe, et frère d'Alexandre, était dans un état d'imbécillité causé, dit -on, par un poison que lui aurait donné la reine Olympias, dans la crainte qu'il ne fût préféré à son fils Alexandre. Il fut néanmoins proclamé roi de ICacédoine à la mortduconmiérant, conjointement avec un fils de ce prince, l'an 323 av. J.-C. ; mais il n'eut que l'ombre ae la rov&até : Perdiccas avait seul la puissance. Il fut mis à mort par Olympias au bout de 7 ans. Ce prince avait épousé Eurydice.

ARRIE, aame romaine célèbre par son courage. Son mari, Caecina Paetus, ayant conspiré contre l'empereur Claude, fut condamné à la peine capitale. Arrie, pour le décider à se donner la mort, s'enfonça un poignard dans le sein: puis elle le lui

Srésenta en lui (lisant : c Tiens, cela ne fait point e mal » Paetus l'imita aussitôt — Sa fille, nommée aussi Arrie, ne voulant point survivre à Thraséas Paetus, son mari, condamné à mort par Néron, se fit ouvrir les veines; mais Thraséas la pria instamment de lui survivre pour ses enfimts.

ARRDEIf, Flawiu Arrianut. historien grec, né vers l'an 105 de J.-C.. à Nicomédie en Bithynie, fut, comme Xénophon qu*il avait pris pour modèle, philosophe, homme d'stat et guerrier. H étudia la pbilosophie sous Spictète, puis porta les armes avec distinction sous Adrien, oui lui donna le titre de citoyen romain et lui confia le gouvernement de U Cappadoce, 134. U repoussa les Alains, et fut, en récompense de ses services, nommé consul. Nous avons de lui l'Expédition d'AVacandre^ ouvrage remarquable par l'impartialité, l'exactitude et le discernement de l'auteur; les Indiques ^ un Périple du Pont-Euxin, une Instruction sur V ordre de bataille contre les Alains, un Traité de tactique, un Traité de diosse; le Manuel d'Épictète^ avec des Dissertations, où il reproduit fidèlement les doctrines de son maître. Il avait composé plusieurs autres écrits, non moins précieux, qui sont perdus. Ses OEuvret ont été réunies par Borheck.Lemgow. 1792-1811, 3 vol. in-8. UExpédition d* Alexandre a été publiée à part parBonav. Vulcanius. Paris, 1575; par Schmiedcr, Leipsicki 1798, par Eliendt, Koenigsb., 1832, et reproduite dans la collection Didot, 1846; elle a été trad. en français par Perrot-d'Ablancourt, 1646, et par Chaussard, 1802, 3 voL in-8, avec conmientaire et cartes. (Pour le Manuel, F. épigtètb.)

ARRIGHI DB CASANOYA (Jean-l'oussaint) due de Padoue, né en Corse en 1778, mort en 1853, d'une famille alliée à ceHe des Bonaparte, s'engagea fort jeune, fut nommé capitaine à 20 ans surie champ de bataille de Salahieh en Egypte (1 798) , et chef d'escadron à 22 ans, après la bataille ae Marengo, se distingua également aux batailles d'Austerlitz, de Friedland; fut fait colonel à 24 ans, général de brigade à 29. général de division à 31 , après la bataille d'Essling (1809). et fût en même temps créé duc de Padoue. Chargé, en 1812, de la défonse des cétes depuis l'Elbe jusqu'à la Somme, il organisa 67 co-

ARSI

Page 1