‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 97 sur 578 · ATHA · texte numérisé non relu

ATHA

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ATAULPHE, beau-fr^ d'Alaric, roi des Vision ths, lui succéda ea 412. Il avait sous le règne précédent puissamment contribué à la prise de Rome, et avait emmené captive Placidie, fille de rempereor Théodne, et sœur de l'empereur Honorius. Il épousa cette princesse et se fit céder par Honorius la Gaule et l'Espagne. U fut assassiné en 416 à Barcelone par un de ses officiers, à Tinstant où il allait achever la conquête de l'Espagne.

ATAX, riv. de la Gaule narbonnaise, auj. VAude,

ATBARAH ou tacazzS, VAstaboras des anciens, fleuve d'Abyssinie. un des princip. affluents du Nil, traverse le Tigré, le pays des Chaugallas, la Haute- Nubie; reçoit à droite l'Aregua et le Mareb, et tombe dans le Nil par la droite. Il forme, avec ce fleuve, ce que les anciens appelaient Vile de Méroé.

ATÊ (mot grec qui signifie tnalheur), divinité malfaisante, fille de Jupiter. Chassée du ciel par son père, elle parcourut sans cesse la terre, se plaisant à a semer la discorde et à faire naître toute sorte de maux. Elle est suivie des Prières, filles boiteuses de Jupiter, qui s'efforcent de réparer les maux qu'elle a faits (Homère, Iliade, XIX, 91).

ATELLA, auj. Averse ou Sati-ArpinOt v. de Campanie, à 15 kil. E. de Capoue, a donné son nom aux drames osques, dits Atellanes. Ces pièces avaient quelque rapport avec les pièces satyriques des Grecs, mais on n y voyait point figurer de satvres. Importées à Rome en 391 av. J.-C.. les AtetUmes dbparurent, dit-on, lors de l'introduction des pièces régulières. Cependant, on les revit encore longtemps comme intermèdes; on croit même qu'elles ont donné naissance aux types si connus de la comédie italienne. On doit à M. Munk une savauto dissertation De AtelianiSj Leips., 1840.

ATËNOLPUE, duc de Bénévent, était d'abord prince de Capoue ; il conquit en 900 le duché de Bénévent sur Radelgise II, qu'il chassa de ses £tats. A sa mort (910), ses deux fils, Landolphe et Aténolphell, régnèrent conjointement et reconnurent la suzeraineté des empereurs d'Orient.

ATERGATA OU atbbgatis, déesse syrienne, adorée surtout par les Ascalonites, avait le visage et la tète d'une femme et le reste du corps d'un poisson.

ATERNUM, aui. Pescara, v. de l'Italie anc, chez les Prjetutiiy sur l'Adriatique, à l'emb. de VAtemus.

ATH, V. de Belgique (Hainaut), surlaDender, à 24 kil. N. 0. de Mons; 8000 hab. Nombreuses manufactures. — Ath faisait partie du Hainaut autrichien. Elle fut prise en 1667 et en 1697 par les armées de Louis XI V : elle fut rendue aux Impériaux par le traité de Ryswick. Les HoUandaiss'en emparèrent en 1716, et Louis XV en 1745. La France la perdit en 1814.

ATHALARIC, roi des OstrogoUis, petit-fils de Théodoric, fut, quoique mineur, reconnu pour roi à la mort de ce prince, et pona la couronne nui ans (526-.S34) ; sa mère Amalasonte régna sous son nom.

ATHAUE, reine fameuse par ses crimes, fille d'Achab, roid'Israèl, et de Jézabel, épousa Joram, roi de Juda, et en eut Ochosias, Apres avoir perdu son époux et son fils, qui périt assassiné par Jéhu, elle ordonna de massacrer tout ce qui restait de la race de bavid, afin de s'assurer le trône, 876 av. J.-C; mais Joas, le plus jeune des fils d'Ochosias, ayant échappé au massacre, le ffrand prêtre Joad le conserva dans le temple et il le proclama roi six ans après, devant les Prêtres et les Lévites; Athalie, que le tumulte avait attirée, fut massacre par le peuple, 870. Cette reine impie avait établi à Jérusalem le culte de Baal. Tout le monde connaît le chef-d'œuvre qu'a inspiré à Racine sa mort tragique.

ATHAHANIE, contrée de l'Epire mérid., sur le versant N. du Pinde. aux confins de l'Acamanie.

ATHAMAS, roi d'Orchomène en Béotie, épousa en premières noces Néphélé ou Thémisto, qui le rendit père de Phryxus et de Hellé; puis en secondes noces Ino, fille de Cadmus, dont il eut Léarque et Mélicerte La seconde époiûç, jalouse des enfants du

premier lit, dùrW.n \thamas à les immoler aux di^îux pour idire cesser une famine qui désolait la Béotie. Ce père barbare allait en effet les massacrer, quand Jupiter leur envoya un bélier à toison d'or, sur lequel ils s'échappèrent. Athamas fut puni de sa cruauté par la perte de la raison; dans sa démence, il prit les enfants d'Ino pour des lionceaux, et les écrasa contre une muraille. Revenu de son effarement, et honteux de ce nouveau crime ^ il s'exila dans un canton de l'Epire, qui prit de lui le nom d'Athamanie.

ATIIANAGILDE, roi des Visigoths d'Espagne, 554-i)67, fit de Tolède sa capitale, maria sa V nlle, Galsuinte, à Chilpéric^ roi de Boissons; et la 2*, Brunehaut, à Sigebert roi d'Austrasie.

ATUANASB (S.), l'un des Pères de l'éçlise grecque, né à Alexandrie vers Tan 296, brilla dès 32b au concile de Nicée et devint patriarche d'Alexandrie en 326. U s'opposa constamment et avec force aux innovations d'Arius : ce gui l'exposa aux persécutions des sectateursde l'hérésiarque. Déposé par le conciliabule de Tyr (33S), il fut rétabli par les conciles de Rome et de Sardique (347). Alternativement exilé et rappelé par Constantin, Constance, Julien, Jovien, il nnlt par triompher, et termina glorieusement ses jours à Alexandrie en 373. Il reste de lui des Comfnentaires tur la Bible f et un grand nombre d'autres ouvrages, écrits la plupart contre les Ariens : on remarque surtout son Apologie à l'empereur Constance. Ses OEurret ont été publiées par Montfaucon, grec-latin, Paris, 1698, 8 vol. in-fol. On l'honore le 2 mai.

ATHELSTAN , roi des Anglo-Saxons de 92d à 94 : , se distingua par son courage et ses vertus. Il vainquit en 938, à Brunanbur (Chester),les Danois, Constantin, roi d'Ecosse, les priaces de Galles et de Comouailles, qui s'étaient ligués contre lui. Délivré de ses ennemis, il fit régner la justice et ne s'occupa que du bonheur de ses peuples. Ses trois sœurs furent mariées, l'une à l'empereur Othon I, l'autre à Charles le Simple, roi de France, et la 3* à Hugues le Grand.

ATHËNAGORAS, philosophe platoniciendu UT siècle, natifd'Athènes, se fit chrétien, s'établit à Alexandrie et adressa une Apologie pour les Chrétiens à Marc-Aurèle et à son fils Commode. On a aussi de lui un Traité sut la Résurrection, Les meilleures édit. de ses ouvrages sont celles d'Oxford, 1706, de Leipsick, 1774, de Th. Otto, léna, 1857. Ils se trou vent aussi dans la Bibliothèque des Pères. Ils ont été trad. par Arnaud Duferrier, 1577; le Traité de la Résurrection a été trad. séparément par P. L. Renier, 1753.— On a faussement mis sous son nom un roman grec Du vrai et parfait amours trad. par Fumée de Genille en 1599.

ATUËNAIS ou EUDOXiE. V. eudoxie.

ATHENÊE, Athena^iSy écrivain grec, de Naucratis en figypte, vécut sous Marc-Aurèle et ses successeurs

a l'a Alexandre-Sévère , et enseigna avec succès étorique et la grammaire. On adeluiun ouvrage rempli de ren.seignements curieux, intitulé Deipnosophistee, ou le Banquet des Sophistes (c-à-d. des Savants) j en 15 livres. Malheureusement il nous manque les deux premiers, une partie du 3* et la plus grande partie du dernier. Les édit. les plus estimées sont celles de Casaubon, avec trad. lat. de Dalechamp et notes, Lyon, 1597-1600, in-fol; celle de Schweighœuser, Strasbourg, 1801-1807. 14 vol. in-8. et celle de Dindorf,Leipsick, 1827, 3 voL in-8 (contenant le grec seul). Athénée a été trad. en français par l'abbé de Marolles, Paris, 1680, et par Lefebvre de Villebrune, 1789-1791 , 5 vol in-8. M. Ad. Hubert a donné des Morceau» choisis du Banquet des Sorvanis^ Paris, 1828, 1 vol. in-8^ gr.-lranç.

ATHÊNÊE, édifice dédié k Mmerve (Athéné) et consacré à des réunions littéraires ou à des lectures publiques. Voyes ce nom au Dictionnaire des Sciences, des Lettres et des Arts,

ATHÈNES, Athènes, v. de l'Attique, la plus célèbre de l'anc. Grèce, auj. capit. du roy. de Grèce, par 21* 25' long. E., 37« 58' lat. N., à8k. delamer;30000 h. Athènes était beaucoup plus grande autrefois : eJle a

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M oonpter jusqu'à 80000 hab. Elle avait 3 ports : Philàre^Muiiycnie, le Pirée, dit depuis Porto-Leone, 13 portes, 7 quartiers principaux : TAcropole ou quartier de la citadelle , TAréopage , rAcadémie, le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre. On y admirait une fouie de monuments, parmi lesquels il faut remarquer l'Aréopage, le Prytanée, TOoéon, le Pécile, l'Âcadémie* le Lycée, tous détruits, et le ParthéDOQ, la tour octogone ou temple des Vents, le temple de Jupiter Olympien, le temple de Thésée, le temple de la Victoire, la porte d'Adrien, le tiiéâtre deBaccbus, celui d'Hérode Atticus, rErechtheum, dont les raines sont encore debout. Des fouilles récentes ont fût découvrir le Pnyx, ou place des assemblées populaires. Tous ces monuments étaient ornés, les uns des chefs-d'œuvre de la sculpture et delà peinture, les autres d'inscriptions; aussi les ruines dont le sol est couvert ont-elles fourni une riche mine d'antiouités-Dans l'enceinte de l'Acropole était la fontaioe de Pan, récemment retrouvée. Deux longs murs joignaîrat le Pirée à la ville. L'amour des Athéniens pour les beaux-arts et la littérature est assez connu : il suffi t de rappeler les noms de Platon, Phidias, SKhvle, Sophocle, Euripide, Aristophane, Thucydide, Xenophon, Démosthëne, Eschine.— Athènes fut fondée, dit-on, vers 1643 av. J.-G. par une colonie égyptienne que conduisait Cécrops; eue devint bientôt le centre de l'Attique, qui jusque-là était divisée en bourgades indépendantes : son nom vint de celui à'Àthinéf Minerve, à laquelle eUe était consacrée. On lui donne pour rois^ après Cécrops I, Granaûs, Amphictyon, Erichthonius, Pandion I. Erechtbée, Ctop8lI,Pandionll,£gée. Thésée, Hénesthée, Démophoon, Oxynthès, Aphidas, Thymète, Mélanthe, Codrus, qui se dévoua l'an 1132 av. J.-C. A cette pénode monarchique succède la période aristocratique qui se subdivise en 3 époques : 1 • les archontes pen)éniels, de 1 1 32 à 754 ; 2* les archontes décennaux , jusqa'en 684; 3* enfin les archontes annuels et le gouvt WrauUqrie ou des Pisistratides (560-&10). Après la coited'Hippiaa et avec les lois de uisthène commence iaoériode de la démocratie pure, qtii va jusqu'à la rnoction de la Grèce en prov. romaine, 146 av. J.-G. Impuissance executive était partagée entre les 9 arciionies : la nomination de ces magistrats et de tous la fonctionnaires importants, le droit de paix et de guerre, le pouvoir de faire les lois, apputenaient ^ assemblées populaires; le droit de suffrage était oniversel; tout citoyen pouvait siéger à son tour comme juge. Les habitants étaient divisés en trois Classes : citoyens, habitants non citoyens, mais libres; esclaves. ^ Les laits principaux de l'histoire d'Athènes et de l'Attique, après la fondation de ^ Tille, l'abolition de la royauté et l'établissement de larchontaten 1132, sont : la législation de Dracon, ô2i; celle de Selon, 594; la tyrannie de Pisistrate, 3^; l'expulsion d'Hippias, &10; les trois guerres méjuques, 492-449, à la suite desquelles Athènes devient la première puissair^ de la Grèce ; l'administration de Péridès. 461-429; la guerre du Péloponèse, 431-404. AU fin de cette guerre, Athènes est prise par les 1a- ^émoniens et la suprématie passe à Sparte. Le relourttiompbal de Thra8ybule,403, fait cesser la domi- OitiOQ lacédémonienae et Athènes se relève pendant a lutte de Sparte avec Thèbes (378-362). Néanmoins, ^ fait de vains efforts pour reconquérir le premier ^g', après avoir résisté quelque temps à Pnilippe, ^e finit par succomber et être assujettie à la Macé- J?uie maiffré l'éloquence de Démosthène. 338. Son °^ire offre encore quelques alternatives a'indépen- ^ee et d'asservissement pendant le partage de rempm d'Alexandre et sous les rois de Macédoine. 333- |<HI : un moment libre à la mort d'Alexandre, elle ^been296 sous le jouç de Démétrius Poliorcète et ^ prise en 287 par Antigone Gonatas; délivrée par ^tus (229), elle est assiégée en200 par Philippe III, l'Un se loumet aux Romains, avec le reste de la Grèce, ^ûl46. Ayant voulu secouer le jouf^lors de la guerre

de Mithridate, elle fût assié^, prise et rainée i>ar Sylla, 87 avant J.-G. Anéantie des lors comme puissance, Athènes demeura longtemps encore l'asile des sciences et des lettres. La philosophie et l'éloquence surtout y eurent de dignes représentants et de célèbres écoles : Alexandrie seule lui disputa cette gloire. L'histoire d'Athènes disparaît dans celle des empires romain et grec jusqu'en 120&. A cette époque, par suite de la conquête de Gonstantinople par les Latms, elle forma avec Thèbes, une seigneurie, puis un duché vassal de la principauté d'Achaïe qui appartint successivement aux seigneurs de La Roche et aux Brienne. En 1312, peu après le meurtre de Roger de Flor, leur chef, les Catalans l'enlevèrent à Gautier de Brienne; en 1326, ils se soumirent au roi de Sicile, Frédéric ILVers 1370^ Renier Accia)uoli, de Florence, conquit ce duché à l'aide des Vénitiens et d'Amurat 1 , mais en 1456 Mahomet II le dépouilla de ses possessions. Depuis ce temps Athènes resta aux Turcs jusqu'à l'insurrection de 1821. Horriblement dévastée pendant la guerre de Findépendance (1821-27), elle s'est peu à peu relevée de ses ruines. Elle est depuis 1834 la capitale du royaume. Une université y a été créée en 1837, et un musée d'antiquités en 1860. La France y entretient une école desunée à former de' jeunes érudits. — Martin Leake (Londres, 1841) et Forohhammer (Kiel, 1841) ont donné la Topographie d'Athènes.

Plusieurs liUes et plusieurs comtés des Etats-Unis, dans les £tats de Géorgie, Ohio, Alabama, New- York, Maine, Pensylvanie, ont reçu le nom d'Athènes. Lav. la plus importante de ce nom est celle de Géorgie, à 135 k. N. 0. d'Aucusta; env. 3000 h. Chemin de fer. Collège Franklin ^ fondé en 1784 * c'est l'université de la Géorgie.

Edimbourg et Weimar, villes éminemment littéraires, ont été surnommées l'une l'A (/Unes du Nord, l'autre V Athènes de l'AUemagne.

ATH£NI0N , esclave de Cilicie , se mit à la tête des esclaves révoltés en Sicile. l'an 105 av. J.-G., soutint 4 ans la guerre contra les Romains, et fut battu et tué par le consul Aquilius, 101 av. J.-C.

ATHENODON, stoïcien, né près de Tarse, lût le précepteur d'Octave, resta près de lui comme son conseiller et son ami, et se reUra après sa mort dans sa ville natale, où il mourut à 82 ans. Il avait composé de nombreux écrits sur la philosophie et l'histoire : il n'en reste que quelques fragments (dans le t m des HtKoricorum graee. Fragmenta de Didot)

ATHÊSIS, fleuve de Gaule Cisalpine, auj. VAdige,

ATHIS, ch.-l. de cant. (Orne), à 29 k. ^. de Domfront; 776 hab. Fabrioues de draps.

ATms M0N8. joli vge du dép. de Seine-et-Oise, à 14 k. N. 0. de Gorbeil; station du chemin d'Orléans.

ATHLÈTES. F. ce mol au DieL univ. des Sciences.

ATHLONE, V. et port d'Iriande (comté de Westmeath) , à40 k. S. 0. de Mullingar; 15000 h. Eaux minérales. — Prise par les OrauRistes en 1691.

ATHOR, déesse égyptienne, femme ou sœur de Fta (dieu du feu et de la lumière), fait partie de la tnnité de l'Egypte et préside à la mer. — On la confond quelquefois avec la Vénus des Grées.

ATHOS, auj. Hagion oros (montaane sainte) , mont, de la Roumélie, à l'extrémité S. £. de la presqu'île de Salonique, entre les golfes de Contessa et de Monte- Santo; elle a 115 k. de circonférence à la base; 2060 " d'élévation. On y trouve de nombreux couvents (dits laures) qui possèdent des bibliothèques riches en manuscrits. Les anciens croyaient l'Athos une des montagnesles plus élevées de la terre. Xerxès y fitnercer un canal. L^architecte Dinocrate proposa, par flatterie, de tailler cette montagne de manière à lui donner la figure d'Alexandre.

ATHRIBIS, aui. Atrib. v. d'Egypte, dans le petit Delta, sur la r. ar. du bras du Nil nommé Athribitique. Ce bras séparait le grand Delta d'avec le petit, et tombait dans la Méditerranée sons Tamiathis par la bouche Phatm^Hique.

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