‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 98 sur 578 · ATTA · texte numérisé non relu

ATTA

AT|VA, y. da roy. de Nanles (Terre de Labour) , à 17 k. S. E. ae Sora; 6200 n. Autrefois siège d'un éTêehéy supprimé par Ëug&ne III. Cette ville est très-ancienne) elle appartenait aux Yolsques.

▲TLAITTES, peuple que. les anciens plaçaient dans la partie sept, de l'Afrique, dans les mont. de l'Atlas^ s'étendait indéfiniment vers le S. et PO. Selon Diodore» ils étaient arrivés k un a^ez haut da^ffré de puissance et de eiTilisatlon. mais ils furent vaincus et extenn^nés par les troglodytes.

ATI<ANf IBB, lie ou vaste eontment qui, selon des traditions antiques conservées par Platon (dans ]0 Ttnufeet le Crituu), étai^ situé dans POcéan Atr kintique, en faoe des Galonne^'Uereule. Ses habitants avaient conquis une grande partie de l'Afrique et de l'Europe qeejd. t lorsque leur j)ays ht anéanti par des trembleraeots de terre suivis d'un déluge. On 4 eru voir dans les !les Canaries les débris de l'Atlantide. Quelques-ips on^ voulu la rètTouver dans le continent américain {V. baillt, Letins SUIT r Atlantide, 1779). 4u reste Titlantide n'est très-probablement qu'une île imaginaire.

ATLANTIDES, fill^ d^Atlas. f. AifAS.

ATLANTIQUE (Océan), portion de l'Océan qui ' s'étend entre rSurope et rÂfrique à l'E., l'Amérique à 1*0. Ce nom ne fut d'abord donné par les anciens qu'à la partie de l'Océan qui baigne l'extrémité occidentale des monts Atlas. Dans sa longueur, cette mer va d'un pèle à i'autre; sa largeur varie de 3500 à 6700 k. On peut la diviser en 8 régions i !• Ooéan Atlantique boréal, S* Océan Atlantique austral , S"* Oeéan Atlantit^ue éauinoxial •fae dernier entre les tropiques). On y distingue deux grands courants : le courant équinoxial, qui se dinge de l'E. à l'O., depuis le Sénégal jusqu'à ITucatan; et le Gulf-Stream, qui se dirige vers le N. 0. (F. gulf-stream). Elle forme à l'E. les golfes de Guinée, de Gascogne, la Mancbe, la mer du Nord, la mer d'Irlande; à l'O., la mer du Mexique, ^ mer des Antilles et la mer d'Hudson.

ATLAS, roi de Mauritanie, fils de Japet et de Clymène, fut, selon la Fable, tranformé en montagne pour avoir pris parti pour les Titans contre iupiter^ ou pour avoir refusé l'hoepitalité à Persée, et fut ooiifé de porter le ciel sur ses épaules. Cette foble vient, selon les uns, de ce que le roi Atlas était savant en astronomie; selon d'autres, de ce que les anciens regardaient le mont Atlas, situé dans les États de ee prince, comme la plus haute montagne du globe, et croyaient qu'il touchait au ciel. On lui donne pour filles les He^pérideSf les Hyor des y les Pléiadeê, dites toutes Attantidet,

ATLAS, célèbre chaîne de montagnes d'Afrique, au N. 0., comprend toutes les hauteurs des Etats

apNoun, dans la

. , l'Altférie,

les Ëtats de Tunis et de Tripoli. On divise l'Atlas en deux grandes branches i le grand Atlas, le plus méridional et le plus voisin du désert (il s'étend du cap Noun à la grande Syrte); le petit Atlas, plus au N. et plus rapproché de la Méditerranée. Ces deux chaînes sont presque parallèles, et sont unies entre elles par pluffieurs chaînons transversaux, dont les plus connus sont le Jurjura à TE. d'Akrer, et les monts Errifs entre Fes et Maroc. L'Atlas otTre plusieurs passsFes ou portes, dont les plus célCibres spQt» à l'O. le Bebaouan dm Conduit à Tarodant dans l'État de Maroc; à l'E. le Biban ou Porte-de-Fer, défilé étroit et dangereux, qm conduit d'Algw à Gonstantine à travers le Juijufa. Les scMnmetâ les plus élevés de l'Atlas se trouvent dans l'empire de Maroc; ils ne dépassent pas 4000 ". Viennent ensuite les montagne^ de l'Algérie, iavoir : l'Ouaranseris, 2S0O"; la /uijurâ et le F^uia^ ent. 3400. — L'Atlas était fort connu dei anciens; ils le regardaient comme la montagne la plus élevée de la terre, ee qui leur fit imaginer qu'Atlas portait le ciel sur ses épaules, r'est

sous Vemasien feulement que les Romains ûranchlrent l'Atlas.

ATLAS MAJOR, nom latin du cap Bojadôr.

AtLAs WNOR, nom anc. du cap Cantin,

ATOMISTES. Vf LKDCJPPK. DftMOCRlTE, ÉPICUHE.

ATOSSAj fille de Cyrus, épousa successivement son irère Cambyse, le mage Smerdis, et enfin Darius, fils d'Hystaspe, dont elle eut Xerxès et Aftabazane, et qu'elle excita à envahir la Grèce. On la croit le même que la ^^asthi de la Bible.

ATftAtO, riv. de Nouv.-Grenade, sort des mont, de Choco, coule auN. et tombe dans la merdes Antilles, au golfe de Ûarien. apirès un cours de 360 k. ËUe roule un sable aurifère. On a proposé d*étaolir au moyen de ce fleuve une communication entre l'Atlantique e^ l'Océan t^acifique en l'unissant par un canal au JRio-San-Juan, affluent du Pacifique.

ÀTRËÈATËS, peuple de la Belgique 2* , entre les Marinxj les ffervxi, les Ambiant, les Veromandui, occupait une partie dudép. actuel d\i Pas-de-Calais, et avait pour ch.-l. tieineiacum, auj. Arrai,

ATRÊS, fils de Péiops et aïeul ffÂffamemnon et le Ménélas, régna sur Argos et Itfycênes (de 1307

1280 av. J,-C^. Thveste. son frère, ayant séduit

rope, son épouse, Atrée le chassa de sa cour, et pour se venger de lui, il tua les aeux enfants qui étaient nés de ce commerce criminel et les lui fit servir dans un festin, bans la suite, Afrée succomba lui-même sous les coups d'Ëgisthe, fils de Tbyeste. Ces événements tragiques ont été plu^eurs fois mis sur la scène, notamment par Sophocle (dont la tragédie est perdue), par Séneque et Crébulon.

ATRl, Aària, v. du roy. de Naples (Abruzze ultérieure !'•), à 38 k. S. E. de tôramo, sur tm mont escarpé; 5500 h. Ëvéché, duché. ^Fondée ou a^andie au u* siècle par Adrien, qu'on y fait naître ; possédée^ successivement par les Go tus, les Normands et les rois de Naples.

ATRIDBS, nom donné aux descendants d* Atrée. spécialement A ses deux petits-fils, Agamemnon et Ménéias.

ATROPATÊNE, auj. XAderhaidjan, prov. de l'ancien empire perse, dans la &|édie ^pt., reçut 90c nom d^AtrapaiuSy lieutenant d'Alexandre le Grand, qui s'y rendit indépendant: ville princip.. (7azaca (Tauris).

ATROPOSi une des Parques. K. parques.

ATTALE I, roi de Pergame, 241-198 av. J.-C, succéda à Euinene et agrandit soi^ royaume aux dépens des rois de Syrie. Lors de la auerre de Philippe III, roi de Macédoine, contre les Romains, il emnrassa le parti de ceux-ci, et resta toujour? leur fidèle allié. Attale aimait les lettres : il fonda la célèbre bibliothèque de Pergame. — II, Philadelphe . filsdu préc, monta sur le trône après Eumène son frère aîné, régna de 157 à 137 av. J.-C.,* repoussa Frusias, qui menaçait ses Stats. rétablit Ariarath*' sur le trône de Gappadoce, et bAtit Àitalie, Philadelphie, et quelques autres villes. Dans sa vieillesse, il se livra entièrement aux plaisirs de la table , et abandonna les afiaires à Philopœmeu , un de ses favoris. Il mourut à 82 ans, empoisonné par Attale Philométor, son neveu. —lU, Philométorj monta sur le trône par un crime, 137 av. l.-C. ^ et se souilla de meurtres et de cruautés. U eut cependant des succès, et repoussa Nlcomède, roi de Bithynie. Mais il renonça bientôt aux affaires pour se bvrer à son goût pour l'agriculture et le jardinage. Poursuivi au miueu de ses occupations frivoles par lé remprds de ses crimes, il perdit la raison, s'enferma dans son palais , ne revêtant plus que des habits de deuil, et mourut misérablement après cinq ans de règne. N'ayant pas d'enfants, il légua son rovaume %u peuple romain. — Les richesses atialiqnes étaient dévoues proverbiales.

ATTALB (flavius), sénatcut romain, préfet de Rome sous Honoriua. Alaric, maître de Rome, le fit étire empereur pour l'opposer à Honorius.409; mais le roi barbare ne tarda nas à le dépouiller de

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