‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 106 sur 147 · Xill · texte numérisé non relu

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Les fleurs sont diclines dans les Myristicées, les Schizandracées, les Lardizabalées et la plupart des Menispermacées. Elles sont de plus monoiblamydées dans quelques unes de ces mêmes plantes, dans un petit nombre de Ranunculacées , etc. Les graines sont fixées aux parois des carpelles, d'ailleurs distincts, dans les Lardizabalées. Mais néanmoini l'affinité de toutes ces plantes est tellement manifeste qu'on les trouve rapprochées dans presque tous les systèmes. L« nombre ternaire des parties s'y observe très fréquemment.

Ce groupe des Wufi/iées , qui se lie au précédent par la séparation fréquente des carpelles, touche, d'autre part, à celui des Terebinlhinées, auxquelles on passe également par les Durseracées: de telle sorte que la série forme une ligna plutôt repliée sur elle-même que droite.

Les Fypericacecs offrent , dans beaucoup d'espèces, la placentation pariétale. Seraient-elles mieux placées auprès des Cislinées? Elles se lient mal avec les familles suivantes.

Les Vochisiacées, dont la fleur, extrêmement irrégulière, présentant l'insertion périgynique dans les unes, hypogyniquedans les autres, ont pu ainsi être classées très diversement, mais jamais d'une manière certaine. Péripynes , on les rapproche des Conibreiacées , à cause de la structure semblable de la graine, et des Lylhrariées , dont un genre montre quelque analogie par son calice éperonné et la tendance à l'avorteiiient de plusieurs de ses pétales et élamines.

Les Poii/g'aiaccVs ont embarrassé la plupart des classificaleurs, quoique la symétrie de leurs fleurs les rapproche des Sapindacées plutôt que de toute autre famille, surtout par le Trigonia, rapporté tantôt à l'une, tantôt à l'autre.

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PERIGYNES.

Axospermees apeiispermées.

CONNARACÉES. i

|terebinthiivées.

LEGUMINEUSES.

Spondiactes.

Anacardiacées.

Papilionacêes.

c^salpiniées.

RllMOSEES.

Chrtsobalanées

Amygdalées.

Spir^acées.

Dryadées.

Nkcradées.

Rosacées.

Pomacéks.

Calycanthées.

Granatées. I

Myrtacées. !\iyrtinées,

Lecythidées. I

Lythrariéis.

Mklastomacki^

MemECYLÉI'.S.

Napoleonées.

Rhizophorées.

CoMBRETACliES.

Haloragées.

Onagrariées.

Pleurospermées,

LOASÉES.

Homalinées.

torneracées.

Samydacées.

moringacées.

m.».lkshkrbtacéës.

Fassifloracées.

RlBESIACÉES.

Cactées.

Mesembryantiiemées.

Axqsperinéçs périsperniéo.

Crassui-acées.

Cephalotées.

Francoacées.

Saxifr agacées.

Hydrangkacées.

Cunoniacées.

escalloniacées.

Philadelphacées.

îIahamelidées.

Les Napoleonées présentent plusieurs enveloppes couceatriques, dont la plus développée, qui est d'une seule pièce, considérée comme la corolle, les a fait classer aussi parmi les monopétales auprès des Sapolacées , où l'on remarque souvent celle même tendance à la multiplication desverticilles corollaires.

Les Haloragées, famille aquatique, font ici exception par Texistence fréquente d'un périsperme dans la gcaine.

On s'accorde assez généralement à placer ici les Samydacées, malgré leur défaut de pétales.

La place des Moringacées est plus douteuse et a été assignée par plusieurs auteurs auprès des Légumineuses, à caqse de leur tube slaminal fendu d'un côléet déjelé de l'autre, ainsi que de leur fruit léguminiforme, malgré ses trois placentaires pariétaux.

Dans les Passifloracées ftl Malesherbiacées, c'est l'insertion des pétales qui est périgynique; celle des étamines exhaussées sur une colonne centrale paraît différer, à moins qu'on ne la suppose se prolongeant jusque sur les parois du calice.

Les Meservbryanlhemées, à cause de leur embryon courbe embrassant à demi un périsperme farineux, seraient également bien placées parmi |es Cyclospermées avant les Portalacacées , et elles y entraîneraient peut-être avec elles les Cactées dont l'embryon est souvent aussi plus ou moins recourbé, quoique sans périsperme.

Les Crassulacées font exception par leurs graines dépourvues de périsperme; les Saxifraginées par leurs cloisons à bord libre ovulifère, et tendant le plus souvent à s'écarter plus ou moins de l'axe, de tells sorte que la placentalion j devient pariétale.

SAXIFRAGINEES,

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Alangiacées.

corkacées.

Garryacées.

Gdnneracées.

Araliacées.

Ombellifères.

BaUNIACEES.

SEMIPERIGYNE5

Stackhodsiacées.!

Chailletiacées.

Bhaunees. i

Ampelidées.

Hippocrateackes.

Celastrinées.

Stapuyleacées.

icacinées.

Pitiosporées.

MONOPÉTALÉS.

SEMIMONÔPÉTALÉES

Ericacées.

Vacciniacées.

Rhodoracées.

Epacridées.

Ptrolacées.

Monotropacées.

Styracinées.

Jashinacées.

Oleacées.

Ilicinées.

Ebenacées.

Sapotacées.

^gycerées.

Myrsinacées.

Primulacées.

PLUKBAGI^ÉES.

PLiNIÀGlNÉEd.

Ces deux familles {Garryacées et Gunnerace'es) offrent ici un exemple de ces dégradations dont nous avons parlé. Leurs fleurs diclines et nionochljiinydées les ont fait cla>ïier beaucoup plus bas, la première avec les Amenlacées , la seconde avec les Urlicinées. Cependant le Gunnera olïre quelquefois des fleurs hermaphrodites et même péialées avec opposition des étamines. Celles du Garrya , alternes avec les divisions du calice, indiquent- elles cette même opposition qui établirait un rapport avec les Rhamnées? M. Lindley décrit le bois de ces arbustes comme dépourvu de zones concentriques : j'en ai observé jusqu'à six dans des échautillons d'un pouce de diamètre.

Sous ce nom , nous avons réuni en un groupe commun plusieurs familles où l'insertion des étamines n'est cependant pas la même, périgyne dans les unes, hypogyne dans les autres j mais souvent ambiguë par suite de l'existence d'un disque plus ou moins élaié et stamiiiifère, qui tapisse, dans la plupart, le fond de la fleur. Ces étamines, excepté dans les Hippocrateacées où elles se réduisent à trois, sont en nombre égal aux pétales, ordinairement cinq. Mais faisons remarquer que, dans quelques cas, leur opposition aux pétales (dans les Rhamnées et les Ampelidées), et l'existence assez fréquente alors d'appendices alternant avec elles, marquent une tendance à la diplostémonie. On observe une autre tendance, celle à la soudure des pétales, dans les Stackhousiacées et quelques Pillosporées, et dans celles-ci la déhiscence des anthères, qui a quelquefois lieu par un pore terminal , indique un rapport de plus avec le groupe suivant. La placentalion y est assez souvent pariétale. Le passage est mieux marqué encore par les Ilicinées ei Ebenacées.

Ce groupe peut être considéré comme établissant là transition des monopétales aux polypétales. En effet, quelques unes de ces familles ont leurs pétales entièrement libres, et la plupart présentent ce caractère exceptionnellement dans quelques genres , liés , du reste , par une affinité évidente, aux autres où les pétales sont réunis. Ceux-ci forment la grande majorité; mais d'ailleurs plusieurscaractères, propres aux plantes que nous avons nommées Eumonopelalces , y font défaut. Le nombre des carpelles s'y observe souvent égal à celui des pétales (d'où le nom d'Isogynes qiië leur à donné M. Brongniart) ; celui des étamines , qui bé sorti pas toujours portées par la corolle, souvent double et quelquefois multiple. Plusieurs, il est vrai, ont, suivant là loi ordinaire, leurs étamines insérées sur le tube de cette corolle, mais le plus souvent alors elles leur sont opposées ; et la présence fréquente d'autres corps, même de filets stériles, qui , alternant avec elles , viennent occuper leur place normale , indique assez l'existence d'un second verticille d'étamines dissimulées , jusqu'à un certain point, par un avortertient plus ou moins complet. On ne trouve pas ordinairement tous ces caractères à la fois dans la même plante, mais seulement les uns ou les autres; et c'est ce qui nous a engagé à proposer pour l'ensemble un nom qui n'en préjuge

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