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aucun, de préférence à un nom signifiralifqui se trouverait Décessairement en déTaut pour une partie des familles ou des genres. La seclion entière ne peut être déGiiie que par cette phrase un peu longue : Plantes à fleurs régulières ; à corolle formée de pétales quelquefois libres , le plus souvent soudés; à élamines ordinairemenl hypogynes, quelquefois indépendantes de la corolle, doubles en nombre de ses lobes ou égales et placées devant eux, très rarement alternes ou en nombre moindre; à carpelles en nombre souvent égal à cet mêmes lobes.
Les Jasminacées et les Oléacées , par le nombre binair( de leurs élamines et de leurs carpelles, semblent d'abord devoir se rattacher plutôt au groupe suivant, où cependant elles ne trouvent pas leur place naturelle, difûcile à bien déterminer.
L'insertion hypogynique, quoique générale ici, n'est cependant pas sans exception, comme nous venons de l'indiquer. Elle est, en effet, périgynique dans les Vacciniacées , les Slyracinées, un genre de Myrsinacées et de Prmulacées.
EDMONOPÉTALÉES.
HYPOGYNES
Anisandrées.
Utricolariacées.
Globulabiacées. I Selaginées.
Myoporinées. I
Stilbinées.
Verbenacees.
Labiées.
Acanthacées.
Pedalinées.
Bir.NGNIACÉES.
Crescertiacées.
Ctrtandracées.
Ce grand groupe, si naturel, est nettement caractérisé par ses étamines insérées sur la corolle , en nombre égal à ses divisions ou moindre, mais, dans tous les cas, alternant avec elles.
Celte section se caractérise nettement aussi par la corolle irréguiière, mais toujours symétrique, avec la forme bilabiée ; les élamines didynames ou réduites à deux par l'avoriement plus ou moins complet de l'une des paires; le nombre binaire des carpelles situés , l'un en dedans et l'autre en dehors, quoique ce nombre et celte situation soient quelquefois dissimulés par la dissociation des deux moitiés, soil du placentaire (comme dans beaucoup d'O/obanchées), soil du carpelle même (comme dans les Labiées , Verbénacées , etc.), d'où résulte l'apparence de quatre carpelles distincts. Les Globulariacées semblent faire exception par leur loge unique, ainsi que les Ulricular lacées (où le placentaire central fournit un passage aux Primulacées ) ; mais dans les dernières le péricarpe se sépare en deux valves , et d'ailleurs, dans les deux familles comme dans toutes les autres, le stigmate est bilobé.
Gesnebiacées.
Orobanchées.
ScaOFULARlNÉES.
Isandrées.
Solanacées.
Cestrimées.
nolahaoées.
borraginées.
Ehretiacées.
cordiacées.
Hydrophyllées.
Hydroleacées.
Dans cette section, la forme régulière de la corolle se lie au nombre des élamines égal avec celui des divisions de cette corolle. Celui des carpelles est binaire dans plusieurs familles. Leur situation antéro- postérieure dans les premières établit le passage à la section précédente; dans les dernières ils sont situés autrement, c'est-à-dire à droite et à gauche par rapport à l'axe de la fleur. Dans les autres ce nombre dépasse 2 ; dans quelques unes il égale ou même surpasse celui des divisions de la corolle, multiplication plutôt apparente que réelle, et résultant de fausses cloisons formées ordinairement par les prolongements réfléchis des véritables.
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POI.EMONIACÉES.
DiCHONDRACÉES.
Convolvulacées.
Gentianéks.
asclepiadées.
Apocinéks.
loganiacees.
PERIGYNES.
RîlBIACÉRS.
CAPaiFOLlACÉES.
COLUHELLIACÉES.
Valerianées.
DlPSACÉES.
Sphenocleacées.
Les caractères de l'inserlion étant d'une valeur presque. égale à ceux de la corolle, nous trouvons ici des fainilles (les Rubiacées et Caprifoliacées) liées pur des rapports assez intimes à d'autres familles ptrigynes et surtout iiifcrovariées {Cornacées , Araliacées , Ombellifères, etc.), quoiqu'elles soient nécessairement éloignées dans la série. C'est un autre passage d'un des grands groupes à l'autre.
Ou a décrit dans le ColumelUa les deux corps staminaux alternant avec deux des cinq lobes de la corolle, comme portant chacun trois anthères. Nous ne voyons dans chacua d'eux qu'une anthère à deux loges anfraclueuses , bordant le contour sinueux d'un conneciif très large, assez semblables à celles des Cucurbitace'es.
Campanulacées.
lobkli.j.cées.
goodeniacéec.
Stylidiées.
CoHPoeéES.
Caltcerées,
CAMPANU LI- MEES.
Les Campanulacées forment une exception remarquable par leurs étamines le plus souvent indépendantes de la corolle (caractère qui s'observe aussi dans quelques autres plantes de la môme classe), ainsi que par le nombre de leurs loges quelquefois égal et même supérieur à celui des divisions du calice.
Nous avons laissé les Composées en une seule famille , malgré leur énorme proportion numérique qui avait engagé A.-L. de Jussieu à en former une classe séparée. Si on l'admet comme telle, on pourra là diviser en trois, d'après la forme de la corolle, rejetée tout entière en une lanière latérale {Liguliflores ou Chicoracées), ou découpée en deux lèvres (Labialiflcres), ou régulière dans la totalité ou la partie centrale de chaque capitule {Tubuliflores ou Cinarocéphales et Corymbijères).
Les Calycerées, où la soudure des fleurs voisines , au moyen des ovaires, réunit toute l'inflorescence en une masse commune, semble olTrir le plus haut degré des adhérences et, par conséquent, de la composition. Néanmoins, par leurs graines suspendues et perispermées, elles fournissent le passage des Dipsacée" aux Composées.
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Nous résumerons maintenant les principales divisions de la distribution qui précède par un tableau semblable à ceux que nous avons donnés pour les autres Systèmes.
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Nous avons exposé suiiimairement Tbis* toire des classificaiions botaniques, depuis les essais les plus anciens jusqu'aux plus récents, et nous avons vu ces derniers tendre tous, au même but, à l'établissement d'une méthode naturelle, c'est-à-dire montrant les plantes rapprochées ou séparées , suivant la somme plus forte ou plus faible de leurs rapports. De la multiplicité et de la diversité de ces rapports, que les dilférents auteurs appréciaient à des taux diirérents , ont dû nécessairement résulter des combinaisons variées. Il ne faut pas s'en plaindre, puisque chacune d'elles, en se plaçant à son point de vue particulier, en faisant saillir tels ou tels rapports de préférence à d'autres, a pu jeter sur eux plus de clarté, et que venant ainsi de divers côtés , la lumière s'est faite sur un plus grand nombre de points.
La recherche de la méthode naturelle a-t-elle épuisé ses moyens , et est-elle arrivée à ce terme où les systèmes artificiels se trouvaient vers la moitié du xviiie siècle? Un coup d'œil jeté sur le passé peut nous aider à répondre sur l'avenir. Depuis la renaissance des sciences, la botanique a marché se perfectionnant par un progrès continu, et résumant ces progrès dans ses classifications. Or la comparaison des travaux de trois siècles et demi montre croissant dans la même proportion le nombre des plantes connues, et surtout connues de mieux en mieux dans tous les détails de leur organisation. La question des progrès futurs revient donc à celle-ci : Connaissons- nous toutes les plantes, et les connaissons-nous complètement?
Longtemps, et surtout à certaines époques, on a cru le nombre des espèces végétales sur la terre assez borné. Les botanistes de la renaissance ne voyaient partout que les plantes de Dioscoride ; beaucoup des disciples de Linné rapportaient la plupart des espèces nouvelles à celles de leur maître, et se conformaient en ce point à une opinion professée par lui (I).
Dans l'un et l'autre cas , l'observation plus exacte ne tarda pas à dissiper cette illusion et à multiplier les plantes, proportionnellement à l'étendue du cbamp des re-
(:) N um'rum ptantarum totiiis orbis longe pauciorem esse ijiiam vulgé creditur satis etrto ealrulo intellexi , ulpol'e qui vue ac ne lo.ooo atlingat., Linn., xlpee. Mlant. t^H.
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cherches. Ray estimait déjà leur nombre total à bien plus du double de celles qu'il énuméraitdans son histoire générale. Adanson , frappé de cette variété de la nature par la vue d'une région neuve et tropicale, portait, par des calculs approximatifs, ce total à quarante et quelques mille. Plus tard, et surtout depuis qu'on s'occupe de la géographie des plantes, des calculs semblables ont été établis sur des données diverses; mais quelque ingénieuses et hardies qu'elles fussent, elles paraissent être toujours restées bien en-deçà de la vérité. Les plantes semblent se multiplier sous les pas des voyageurs; elles s'accumulent dans les herbiers avec une rapidité et dans une proportion telles que le temps manque aux déterminations qui permettraient de les compter.
Maintenant, si l'on réfléchit que des botanistes parcourant le même pays, le Brésil, par exemple, en ont rapporté des collections difTérentes pour la moitié et même les deux tiers; que les voyageurs n'ont parcouru de vastes pays que suivant un petit nombre de lignes , ne s'arrêtaut pas ou s'arrêtant peu de temps là où le séjour prolongé, pendant la révolution de l'année entière, eût pu compléter la recherche sans l'éiiuiser; si l'on calcule , en conséquence, ce qui reste à explorer dans ces pays explorés , et si l'on y ajoute tous ceux qui ne l'ont pas été du tout, tout l'intérieur des grands continents , toutes ces chaînes de montagnes où la diversité des productions se complique de celles des latitudes et des hauteurs, on sera convaincu qu'il reste encore un nombre énorme de plantes à découvrir. De plus, en raisonnant par analogie, et d'après les résultats des découvertes des cinquante dernières années , on pensera que ces plantes nouvelles , bien que se rapportant en partie , et de plus ou moins près, à des types déjà connus , nous fourniraient une certaine somme de types nouveaux ou tellement modifiés, qu'ils viendraient apporter la lumière sur une foule de points encore complètement obscurs ou éclairés d'un faux jour, relier les fragmentsséparés de la chaîne ou mieux du réseau auxquels manquenttantde chaînonsoude mailles intermédiaires. Ge seront autant de données de plus pour le problème de la classification naturelle ; et si, lorsqu'enfin on les possédera toutes, et seulement aloF$, on s'assure que,
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comme certains problèmes de géométrie, il n'est pas susceptible d'une solution défini- \tive, au moins elles permettront de s'en 'approcher autant que possible.
' Nous avons dit qu'en même temps qu'on avait appris à connaître un plus grand nombre de plantes, leur connaissance plus complète et plus approfondie dans toutes leurs parties avait suivi la même progression. Nous savons qu'on pourrait signaler quelques pas rétrogrades et quelques longs temps J'arrêt, comme, par exemple, pour l'anatomie végétale après Grew et Malpighi. Mais néanmoins , en considérant l'histoire de la science en général, cette vérité ne peut être contestée; et pour la constater , il suffit de jeter un coup d'oeil sur les descriptions des mêmes plantes dans les ouvrages les plus généraux à des époques différentes , car exemple, dans ceux de Bauhin, de Tournefort, de Linné, de Jussieu et d'EndIicher. Chaque génération ajoutant ses travaux à ceux des générations précédentes a dû les dépasser; et, dans notre siècle, le perfectionnement des méthodes et des instruments d'observation, mis d'ailleurs à profit par un nombre beaucoup plus grand d'habiles observateurs , a singulièreinent élargi le champ des recherches, et reculé les limites des connaissances botaniques. Mais tout en se rapprochant du but, on en est resté loin encore. Quelques théories modernes, et quelques travaux qui ont fait connaître à fond telles plantes en particulier, ou seulement telles de leurs parties , tout en témoignant du progrès , accusent l'insuffisance de nos connaissances relativement à la majorité des végétaux sur lesquels ces théories n'ont pas été vérifiées et des travaux semblables exécutés. La lumière brillante jetée sur quelques points nous fait apercevoir que les autres ne sont pas convenablement éclairés.
Sans doute les descriptions de la plupart des fleurs, telles qu'on les possède ou qu'on les fait aujourd'hui , sont des signalements extérieurs fort exacts et forj, complets. Mais pour les questions qui nous occupent ici , pour la discussion et la détermination des rapports naturels, elles sont loin de suffire dans beaucoup de cas , dans ceux qui donnent lieu au doute et par suite aux divergences de tant de systèmes. Quelles sont les ûolions qui manquent, et qui pourraient
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utilement nous venir en aide dans cette re< cherche? Nous pouvons ici en indiquer quelques unes.
Commençons par les caractères de la fructification , puisque ce sont ceux qu'on est convenu d'employer comme les plus importants pour la classification. Le premier point à déterminer exactement est la symétrie générale de la fleur, c'est-à-dire la disposition relative de toutes les parties qui la composent. Nous avons vu que ces parties peuvent être considérées comme autant de feuilles modifiées , et que leurs modifications différentes constituent différents organes formant plusieurs rangées conceniriques ou verlicilles. Mais chaque organe apparent ne représente pas constamment une feuille; car chaque feuille peut subir ce qu'on appelle un dédoublement, et fournir ainsi plusieurs organes au lieu d'un seul. C'est un cas assez fréquent pour les étamines, et même quelquefois la même feuille dédoublée fournil en même temps le pétalequi leur est alors opposé, par exemple, dans les Malvacées. On a sous les yeux une fleur pentapétale et polyandre , dont, au premier coup d'œil, la symétrie semblerait par conséquent la même que celle d'une Diiléniacée. Mais dans celle-ci, tous les pétales, et toutes lei étamines disposées en spirale, représente» ront autant de feuilles distinctes, c'est-à» dire en nombre presque indéfini; dans la Malvacée, à leur place on n'aura qu'un verticille unique de cinq parties. La symétrie de sa fleur sera donc la même quecelled'une fleur d'Hermanniée réduite à cinq étamines oppositipétales , si différente au premier abord. Le calicule , qui environne à l'extérieur le calice de beaucoup de ces mêmes Malvacées, est formé par des bractées, c'està-dire par autant de feuilles, constituant un verticille différent. Celui des Poteniilles résulte de la soudure des stipules appartenant aux folioles calicinales , et conséquemmenl fait partie du même verticille. D'autre part, certaines feuilles de la fleur peuvent se présenter sous une forme tout à fait différente que celle qu'elles semblaient destinées à revêtir d'après la place qu'elles occupent; et, pour ne pas sortir de l'exemple déjà employé, nous citerons encore les Malvacées ou les cinq organes alternes avec les pétales, et qui, par conséquent, représentent
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les étamines normales , se montrent sous la forme d'un disque tubuleux et quinquélobé, quand elles ne manquent pas tout à fait. La plupart des organes , appelés nectaires , sont dus à ces sortes de métamorphoses; mais elles peuvent être bien plus embarrassantes et trompeuses quand un verticilie prend la forme d'un autre , l'étamine , par exemple, celle de pétale , ou le pétale celle d'étamine. Il s'ensuit que des fleurs , en apparence semblables, peuvent, en réalité, complètement différer par leur symétrie; qu'au contraire , des fleurs , en apparence très différentes , peuvent réellement se ressembler. On conçoit maintenant que des descriptions pures et simples , si exactes qu'elles soient , peuvent être tout à fait insufGsantes pour comparer les fleurs à ce point de vue, celui qui , établissant le type de chaque famille et de chaque genre, doit servir, en quelque sorte , de signal dans la racherche des afQnités naturelles.
Dans nos divisions des Polypétales, nous nous sommes servi des caractères de la placenlation axile ou pariétale, mais nous avons signalé un assez grand nombre de cas exceptionels ou ambigus. Nous sommes porté à penser qu'il y aurait bien moins d'exceptions et de doutes, si nos études avaient été poussées plus loin. Une fleur, comme un rameau, se compose d'un axe et de feuilles ou parties appendiculaires. Les ovules peuvent appartenir à l'un ou à l'autre système; dans le premier cas, la placentation est réellement axile, pariétale dans le second. Quand l'ovaire présente une cavité indivise et que nous voyons les ovules portés ici sur la paroi interne (comme dans les Violacées), là sur un axe central et libre (comme dans les Primulacées et Santalacées), nous ne pouvons hésiter. Mais, que les feuilles carpellaires s'infléchissent à l'intérieur jusqu'au point de toucher l'axe et viennent s'accoler à lui par leurs bords, les ovules, parlant de ces bords, paraîtront tout aussi bien partir de l'axe ou bien les ovules, partant réellement de l'axe, sembleront partir de ces bords. C'est alors qu'on dit la placentation axile et c'est dans ce sens que nous avons employé ce mot qui ne constate autre chose qu'une situation apparente, et confond deux origines en réalité très différentes des ovules, l'une sur l'axe de la fleur, l'autre sur ses parties
T. Xill.
appendiculaires. Voilà un nouveau point à éclaircir dans un nombre extrêmement considérable de plantes, celles qui ont l'ovaire multiloculaire; et, une fois éclairci, il déterminera la valeur qu'on doit atiach-er à ce caractère.
Dans les ovaires composés par la réunion de plusieurs carpelles, celte réunion même dissimule souvent la position de ceux-ci par rapport aux autres parties de la fleur, et il est nécessaire de la constater pour compléter la connaissance de la symétrie. C'est encore ce qui reste à faire dans un grand nombre de cas.
L'histoire des ovules a été singulièrement perfectionnée depuis quelques années. Mais leur développement après la fécondation n'a été suivi que dans un nombre de plantes encore fort limité. Or il faudrait qu'il le fût dans toutes pour bien connaître l'origine des enveloppes de la graine et celle du périsperme. Suivant qu'il s'est formé dans le nucelle ou dans le sac embryonaire, il doit indiquer des affinités différentes, et des graines, identiques en apparence, diffèrent pourtant essentiellement sous ce rapport. La nature du périsperme fournit aussi d'excellents caractèies- qu'il faudra constater dans toutes les graines.
On confondait autrefois, sous le nom d'arille, des parties tout à fait différentes, dont quelques unes même n'appartenaient pas à la graine; et, dans les cas où il en dépend en effet, M. Planchon a montré que son origine pouvait beaucoup varier, qu'il pouvait être dû à une expansion ou du funicule, ou du rapbé, ou des téguments de la graine renflés ou réfléchis extérieurement sur eux-mêmes. Les recherches doivent être poursuivies dans toutes les graines dites arillées, et d'autant plus que cet organe a été pris en considération pour caractériser un certain nombre de familles.
Enfin, l'histoire de la germination doit compléter celle des graines. Elle fournit souvent d'excellents caractères, notamment dans les Monocotylédonées , ainsi qu'A.-L. de Jussieu l'avait déjà fait remarquer. Mais les observations n'ont pas été assez multipliées et assez précises pour permettre encore des généralisations.
Nous venons d'indiquer quelques sujets d'études sur les parties de la fructification, 35*
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el nous aurions pu en signaler biea d'autres eacore. Il est probable que nous n'aurions pourtant pas épuisé la matière et que beaucoup d'autres points de vue se présenteront à d'autres esprits ou se découvriront par les progrès de la science. Il en est un surtout .qu'on doit à un savant botaniste que nous avons eu l'occasion de citer plus d'une fois dans cet article. Nous avons précédemment raisonné dans l'hypothèse que toutes les parties de la fleur sont formées par autant de feuilles ou libres ou soudées, et nous n^avons fait jouer un rôle à l'axe que dans ja placenlation. M. Schleiden lui en assigne un beaucoup plus général et plus important. Suivant lui , c'est un axe simple ou ramiflé ^ui forme tous les placentaires ; il peut aussi ^ en se dilatant, s'évasant ou se creusant à son sommet, fournir la paroi des ovaires, soit qu'il la constitue à lui seul, soit qu'il vienne doubler les feuilles carpellaires, et, suivant qu'il s'arrête plus ou moins haut, il le fournit en totalité ou seulement en partie. Il remet ainsi en honneur la doctrine des plus anciens botanistes qui distinguaient la fleur du fruit infère, nom qui redevient vrai dans un grand nombre de cas, à l'exclusion de celui d'adhérent qu'on lui avait préféré. 9n conçoit quels éléments nouveaux cette théorie apporterait à la comparaison des orfanes et, par conséquent, au calcul des affinités des plantes. Entre autres caractères dont la détermination se trouverait ainsi modifiée, serait notamment celui des insertions, puisqu'elles se rattacheraient à l'axe dans un grand nombre de cas où on les plaçait sur le calice et que, dans d'autres, le nouveau rapport de l'ovaire aux autres parties de la fleur constituerait une épigynie essentielle.
Cette étude comparative des parties dont on recherche la véritable origine sous les formes si diverses dont les a revêtues la métamorphose des organes de la végétation en :;eux de la fructification ou de ceux-ci les ans dans les autres, a reçu le nom de morphologie. Chacun de ces organes, ainsi modifié, en représente un autre; il a sa signification (Deulung, en allemand). Ce n'est qu'après l'avoir fixée qu'on peut établir entre les plantes une comparaison d'où sorte la véritable appréciation de leurs rapports.
Les considérations qui peuvent venir en aide au botaniste pour déterminer cette signi-
fication des organes sont de plusieurs sortes. Le moyen le plus généralement et le plus anciennement employé est la con paraison des plantes voisines. Dans les espèces appartenant à un même genre, dans les genres appartenant à une même famille, dans un groupe de familles dont l'affiniié mutuelle est bien constatée, on prend pour poinisde départ ceux ou celles où la nature des organes bien manifeste ne peut donner lieu au doute, puis on suit leurs modifications graduelles dans la série de ces espèces, de ces genres, de ces familles, on assiste ainsi en quelque sorte au déguisement, et, si complet qu'il paraisse, on n'éprouve aucune peine à nommer l'organe métamorphosé. C'est le procédémis en usage, même longtemps avant que la théorie des métamorphoses se fût introduite dans la science. Le Gênera planlarum d'A.-L. de Jussieu en montre d'ingénieuses applications. Qu'on lise les notes à la suite des Urticées, des Rosacées, du genre Euphorbe, on verra commentil arrive du ré' ceptacleallongéen axedel'Artocarpus àcelui delà Figue creusée en forme de Poire, du fruit de la Fraise à celui de la Pomme si diClérent en apparence; comment l'Euphorbe lui laisse soupçonner une inflorescence dicline là où l'un ne voyaitqu'une seule fleur hermaphro* diJe. Le problème se complique, quand lei affinités de la plante sont inconnues et dou< teus2s;car le point de comparaison manque et c'est à le trouver que brillent la sagacité et l'expérience du botaniste. Il doit avoir égard surtout à la situation relative des parties; la place révèle la signification réelle de l'organe bien plus sûrement que la forme et la fonction qui, souvent, ne servent qu'à la dissimuler.
Gœihea pris pour épigraphe de la dernière édition de ses œuvres botaniques : Voir venir les choses est le meilleur moyen de les expliquer. Il signalait ainsi l'extrême importance desétudes organogéniques, surtout pourcelle des métamorphoses des parties appendiculaires de la plante, objet de son ouvrage. C'est à cet ordre d'observations que l'organographie a dû ses brillants et rapides progrès dans ces derniers temps. Il suffit de citer l'histoire de l'ovule et de l'anthère, les noms de MM. Robert Brown, Mirbel, Brongniart, qui ont ouvert cette route suivie avec talent par beaucoup d'autres. Nous avons déjà précé-
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dernmeol' mentionné les beaux travaux de
M. Schleiikn quiont l'organogéniepourbase. C'est par elle qu'on pourra répondre à toutes ces questions dont nous avons précédemment posé quelques unes et dont la solution doit éclairer et fixer la classification naturelle. Il est vrai que ces observations sont exlrèriiement délicates, qu'elles ne peuvent se faire, en général, avec un degrésufûsant de netteté que sur les plaptes vivantes, et que celles de nosherbiersauxquelles noussommesréduits, dans un si grand nombre de cas , ne s'y prêtent que bien difficilement. Mais on doit espérer que la perfection des instruments, l'habileté des observateurs et le grand nombre de végétaux cultivé aujourd'hui dans les jardins botaniques, aideront à triompher de ces difficultés. Il faudrait que quelques types au moins de chaque famille fussent étudiés sous ce rapport.
il est encore une classe de faits dont l'observation peut prêter un utile secours ; nous voulons parler des monstruosités. Elles nous montrent souvent les organes sous une forme qui fait comprendre leur véritable nature , mieux que celle où ils se seraient fixés dans leur développement normal. Lorsque les quatre ovaires et le style gynobasique d'une L.ibiée se présentent sous celle de deux feuilles, chacune surmontée de son style et enroulée à sa base en deux cavités béantes et ovulifères , nous reconnaissons le nombre binaire des carpelles dans cette famille; lorsqu'un Primula nous offre, au centre de plusieurs feuilles carpellaires, un axe tout à fait libre et tout chargé de petites feuilles , nous y constatons l'existence d'un placentaire essentiellement central ; lorsque l'involucre d'un Euphorbe se sépare en plusieurs feuilles portant chacune deux glandes sur le dos, nous retrouvons là les bradées bi-glanduleuses de tous les genres voisins avec lesquels l'affinité de celui ci devient plus évidente. Néanmoins ce n'est qu'avec une extrême circonspection qu'on doit faire usage des faits tératologiques qui troublent l'ordre de la nature au moins aussi souvent qu'ils le manifestent, et leur interprétation trop subtile ou trop hardie pourrait conduire fréquemment à de fausses conséquences.
D'ailleurs nous ne les devons qu'a d'heureux hasards; ils ne se répètent pas identiques, RK^nje sur la plante qui nous les offre ; ils
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ne peuvent être contrôlés par dps pfegervptions multipliées au gré de robservaieur,e» surtout par des observateurs différents. Ce sont des auxiliaires dans lesquels on ne dqh pas mettre une confiance absolpe, et fajrh consistersa force principale, mais qui peuvent y ajouter si l'on sait s'en servir à propos.
Parmi les caractères , nous avons insisté sur ceux de la fructification. Mais puisque la méthode naturelle les emploie tous, elle devra aussi profiter des perfectionnements apportés à la connaissance de ceux de la végétation. Les différences fondamentales qu'offrent dans leur structure les tiges des Acotylédonées, des Monocotylédonées et des Dicotylédonées , que tous les auteurs signar lent, et que beaucoup placent même ej} première ligne, celles qu'on observe dans )a disposition de leurs racines et dans la nervation de leurs feuilles, démontrent assez la grande valeur de ces caractères . et mêm§ on peut dire que ceux de l'embryon , sojt avant, soit pendant la germination, appartiennent autant à la végétation qu'à la fruçr tification, puisqu'on peut également les considérer comme le dernier terme de l'une et le premier de l'autre. Les différences essentielles s'arrêtent -elles aux grands embranchements du règne végétal , et n'en trouvet-on point qui puissent servir à caractériser des groupes naturels plus bornés? La structure particulière de la tige dans plusieurs groupes de Cryptogames vasculaires , dans celui des Gymnospermes, dans plusieurs familles même, comme les Graminées, les Pipéracés, les Aristoloehiées, etc. , permettent de répondre affirmativement. M. Mirbel, il y a longtemps déjà, exprima l'opinion qu'on pourrait arriver à généraliser cette vérité par une anatomie comparée des végétaux , qu'il commença par l'examen d'une famille très naturelle , celle des Labiéeâl {Ann. du Mus., vol. XV); mais il s'arrêta là , rebuté soit par l'immensité du travail , soit par les difficultés que lui présentaient des exceptious trop nombreuses ou le défaut de matériaux. Ils manquaient, en effet, pour toutes les familles exotiques, c'est-à-dire pour la majorité des plantes. -
On a cherché plus tard à former des collections pour ce genre de recherches , et quoiqu'elles soient encore bien insuffisantes, elles ont pris pourtant un développe*
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uuent qui permet aujourd'hui de les aborder. Les échantillons de bois, correspondant à ceux des herbiers, se sont multipliés de manière à représenter un grand nombre de familles; et leur élude comparée peut faire entrevoir, sinon établir, quelques résultats généraux. Elle a été pariiculicrement activée par celle des végétaux fossiles, oii les parties les plus résistantes ont dû nécessairement se conserver, tandis que disparaissaient les organes délicats comme ceux de la fleur, et pour la détermination desquels il fallait, en conséquence , recourir à d'autres caractères que ceux qu'on emploie pour les plantes actuellement vivantes.
On doit cependant remarquer que la structure des tiges peut varier beaucoup dans un même groupe naturel ; car elle parait se moiiiûer par des influences qui n'apportent aux caractère- de la fructification que des modifications ou nulles ou beaucoup plus légères. Telle est celle du milieu dans lequel vit la planie ; dans l'eau elle végète le plus souvent tout-à-fait autrement (|u'à l'air; et comme beaucoup de familles, incontestablement naturelles, ont à la fois des espèces terrestres et des espèces aquatiques, les liges des unes et des autres otïriront des difl'érences notables , de telle sorte qu'elles ne pourraient faire reconnaître leur affinité sans le secours des fleurs et des fruits, qui ont, au contraire, conservé leur uniformité. Le mode de végéiaiion, difl"érent dans des plantes également voisines , détermine lies dissemblancesanalogues.Les unes, dans leur déveloi)pement aérien, s'arrêtent toujours à l'état herbacé; tandis que les autres , persistant pendant une suite plus ou moins longue d'années, forment un bois plus ou moins épaissi : on peut donc les comparer dans leurs premières pousses , pas au-delà. Celles qui allient la consistance ligneuse à l'habitude de grimper en s'appuyant sur les corps voisins ou s'enroulant autour d'eux , et qu'on désigne sous le nom de lianes, préfienlent, pour la plupart, une structure particulière. Or, si quelques familles sont composées presque exclusivement de lianes, plusieurs autres offrent à côié d'elles d'autres espèces s'élevant par elles-mêmes, et celleslà conformées autrement , pour ainsi dire normalement, comme on peut le voir dans les Bignoniacées, les Convolvulacées, les Sa-
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piodacées, les Malpighiacées et bien d'autres encore. Mais il est à remarquer que ces lianes , avec quelques caractères communs à toutes, en ont qui sont propres à chacune de ces familles en particulier, etqu'un œil exercé reconnaîtra de suite à laquelle de celles que nous venons de citer appartient le tronçon qui lui est présenté. Le parasitisme semble se lier aussi à une structure particulière des tiges dans la plupart des végétaux qui vivent ainsi implantés sur d'autres, soit sur leur portion aérienne comme les Loranthacées , soit sur leurs racines, comme, par exemple, plusieurs genres de Scrofularinées appartenaiiL à l'ancienne famille des Pédiculaires. M. Decaisne, qui a reconnu leur végétation parasite , a constaté en même temps leur structure exceptionnelle , dont le trait le plus saillant est l'absence de rayons médullaires, signalée aussi dans la Clandestine et rOrobancbe par M. Duchartre. De tous ce» faits , on arrive à celte conclusion que , si les tiges varient avec le mode de végétation et peuvent ainsi dilTérerdans les plantes d'une même famille où ce mode e£t double, elles se ressemblent par certains caractères bien appréciables dans celles de ces plantes qui végètent de la même manière. Ces caractères de végétation viendront donc confirmer ceux de fructification tout en se subordonnant à eux.
On connaît bien plus imparfaitement encore les racines, et , en général , les parties souterraines des plantes, que leur siiualion dérobe à l'observation, pour laquelle on est forcé de les placer en dehors de leurs conditions d'existence. Elles ont sans doute été étudiées avec soin au point de vue de l'organographie générale et de la physiologie, mais non à celui de la classification, et nous ne pouvons apprécier la valeur et la fixité des caractères qu'elles pourraient lui fournir. 11 est peu douteux qu'elles ne le puisseni aussi bien que les parties aériennes. Les dif^ férences constatées sous ce rapport entre les trois grands embranchements permettent de le préjuger, et de penser qu'il doit en exister d'autres moins générales propres à caractériser des groupes naturels plus circonscrits. M. Clos, dans un travail tout récent (Étauc/ie de la rhizolaxie , 1848 ) , a montré que les radicelles ne croissent pas éparses sans ordre déterminé, mais symétriquement sur plu^
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sieurs lignes droile,s uu obliques dont le nombre est fixe, 2, 3, •* ou 5, très rarement davantage; qu'on observe dans une même famille, tantôt un seul de ces nombres, tantôt deux , dont le second est alors en général double de l'autre et paraît en dériver, tantôt trois ou les quatre à la fois ; que cette disposition fournit, en conséquence, des caractères ordinaux, ou généri(iues, ou seulement spécifiques. 11 l'a vérifiée dans un assez grand nombre de familles dicolylédonées, représentées chacune par quelques plantes. Il serait bon de multiplier ces observations, pour se fixer sur la valeur de ce nouveau caractère, qui, néanmoins, par la petite quantité des combinaisons possibles , ne pourra nécessairement fournir que peu de signes distinctifs.
La structure des racines comparée à celle des tiges donnerait sans doute des caractères de même ordre. Malheureusement les observations manquent et l'on s'est peu occupé jusqu'ici de réunir dans les collections des matériaux pour l'examen de cette question. Des tronçons de racines ligneuses rassemblés en proportion suffisante et mis en regard des tiges, fourniraient des documents importants pour la connaissance complète des bois, soit, ce qui est assez probable, qu'ils fissent reconnaître un rapport constant dans les unes et les autres, et, par conséquent, dans une partie des plantes d'une même famille, soit que ce rapport fit défaut.
Quant aux feuilles et à leurs appendices, leur emploi introduit dans la science, et depuis si longtemps, pour la spécification, a permis de reconnaître qu'elle peuvent dans beaucoup de cas fournir des caractères d'un ordre plus élevé, souvent constants dans tout un même groupe naturel. Depuis quelques années, leur disposition sur les rameaux a fixé l'attention ; on l'a vue soumise a certaines lois dont la révélation a créé une nouvelle branche de la science, la phyllotaxie. Il s'agit maintenant, au lieu de s'arrêter à l'arrangement extérieur, de le poursuivre plus loin, d'étudier à l'intérieur des liges et rameaux l'agencement des faisceaux qui se rendent aux feuilles, et d'établir ainsi le rapport de l'axe aux parties appendiculaires. Quelques essais dans cette voie ont déjà été tenté».
Par suite de la situation constante des bourgeons aux aisselles des feuilles, la ramification se trouve intimeiuent liée à la phyllotaxie, quoiqu'elle soit modifiée par ce fait que toutes les aisselles ne sont pas toujours gemmifères, mais que les bourgeons peuvent y nirniquer, et assez souvent dans un ordre régulier. Celte disposition régulière des rameaux, lorsqu'elle existe, doit donc être notée avec la même précision que celle des feuilles. Et puisque nous avons parlé des bourgeons, ajoutons que les caraclcres qu'on peut en tirer et qui constituent ceux de la vernaticn, quoiqu'on les ait bien étudiés dans beaucoup de plantes indigènes et dans quelques exotiques , ne l'ont été encore que dans le petit nombre. Or, on sait qu'ils peuvent utilement servir à la classification naturelle et sontdéjà signalés comme distinctifs dans plusieurs familles.
L'inflorescence, qui se lie elle-même à la ramification , mais qui ne la répèle pas constamment, est toujours décrite parmi les caractères de familles, et celle partie de la science a fait de grands progrès et acquis un haut degré de préiision depuis le travail fondamental de M. Rœper. Elle peut en acquérir bien davantage encore en multipliant les observations, souvent faites sur les échantillons trop peu nombreux ou incomplets des herbiers, (et c'est ce que permettra leur richesse toujours croissante , ainsi qu'en les vérifiant sur des inflorescences très jeunes , avant que les avorlements fréquents aient masqué la disposition véritable. Il est probable qu'on fera disparaître ainsi beaucoup d'exceptions apparentes et qu'on constatera dans beaucoup de groupes une uniformité méconnue dans plusieurs.
Celte revue des caractères de la végétation et de quelques uns des perfectionnements dans leur élude qui contribueraient à celui de la classification, est sans doute bien incomplète. En l'ébauchant ici nousn'avons pas prétendu fixer des règles et enseigner ce qui reste à faire , mais indiquer seulement quelques points de ce vaste travail.
Enfin, lesouvragcsmodernes récapitulent, à la suite des caractères de chaque famille, les produits connus d'un certain nombre des végétaux qui s'y rapportent, les pro* |)riétés économiques ou médicales qui en
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résultent, et aussi sa disUibulion géographique. Ces indications intéressantes, que quelques lecteurs même recherchent exclusivement , ne doivent être nullement considérées comme accessoires, comme indépendantes jusqu'à un certain point des caractères botaniques. En eCfet, les produits dépendent de l'organisation : ils devront donc présenter un certain degré de ressemblance dans des végétaux semblablement organisés; de telle sorte que l'afflnité reconnue entre un certain nombre de plantes pourra y faire prévoir des propriétés analogues, e\, que réciproquement l'analogie des produits et des propriétés indiquera souvent une afflnité naturelle entre certains végé taux. Cela est si vrai que nous voyons plusieurs ouvrages de matière médicale, cherpbant l'ordre le plus méthodique pour classer les substances végétales dont ils traitent, s'arrêter précisément à celui des botanistes. Toute notion ajoutée à celles que nous possédons sur ce sujet, profitera donc à la classification naturelle. Or, dans l'énorme catalogue des végétaux connus , combien il en est encore peu dont les propriétés aient été constatées par des observations et des expériences suffisamment rigoureuses, et quel champ immense ouvert aux recherches des botanistes futurs!
Dans l'article relatif à la géographie botanique, nous avons cherché à montrer les rapports intimes et nombreux qui existent entre la distribution des végétaux sur la surface de la terre et leur distribution méthodique, et comment l'une sert souvent à éclairer l'autre : nous n'avons donc pas besoin de revenir ici sur ce sujet.
Dans les sciences humaines, les pas en avant, faisant découvrir des horizons nouveaux, semblent éloigner le terme, dont on se rapproche cependant, mais où l'on n'arrivera jamais: le point où l'on est parvenu est toujours le point de départ. En cherchant à montrer celui auquel en est aujourd'hui la méthode naturelle et les premiers pas à faire BU delà, nous avons donc voulu seulement la justifier de l'imperfection qu'on lui reproche et donner une idée de quelques moyens des perfectionnements dont elle est susceptible. Mais la vérité que ces considérations ont surtout pour but d'établir, c'est que, cette mébode devant s'appuyer sur la connaissance
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complète , dans toute l'étendue du mot, de l'universalité des végétaux, elle ne constitue pss une recherche à part et en dehors des autres, mais résume la science tout entière; qu'elle présente donc aux esprits qui s'en occupent tout autre chose qu'un simple jeu de combinaisons, un eiercice plus ou moins in-* géiiieux, plus ou moins futile; qu'enfin, pai* l'ordre établi dans les connaissances acquises, ellefuciliie celles qui restent ù acquérir. Cei connaissances sont bien imparfaites encore la méthoiie naturelle doit l'être également, mais chaque progrès, dans quelque direction qu'il se fasse, sur quelque point de la science qu'il porte , pn sera un pour elle. Tout botaniste qui pourra en revendiquer un, aura pris part à son perfectionnement; et si elle en atteint jamais un complet, si le monument s'achève un jour, ce sera l'œuvre de tous, quelque soit l'heureux architectequiy attache son nom. (Ad. de Jussieu.) *ÏAXOTHERIUM. mau. foss. — Voyes
HYÉNODON. (L...D.)
TAXLS. MAU. —Nom du Blaireau dans
quelques ouvrages. (G. B.)
TAXLS. BOT. PH. — Nom latin de l'If.
Voy. iF.
*TA\'GETIS (rauyEToç, nom mythologique). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Pyralides, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.) TAYLORIE. Tayloria{nom propre), bot.
CR. — (Mousses.) Genre de la tribu des Splachnées, établi par sir W. Hooker, mais qui depuis sa création a subi quelques modifications importantes. Voici comme il est caractérisé aujourd'hui. Périslome issu ,\e la couche intérieure de la capsule au-dessous de son orifice, et composé de 16 ou 32 dents rapprochées ou soudées par paires; dents souvent très longues, cpnniventes dans l'état frais ou, si on les humecte, réfléchies par la sécheresse et comme appliquées sur la paroi externe de la capsule; capsule longuement pédonculée, droite ou penchée, offrant, avec son col plus ou moins allongé, la forme d'une poire ou d'une massue courte; columelle exserte et renflée en tête au sommet; opercule convexe, conique ou conique aminci en bec; coiffe conique renflée, droite, fendue de côté, resserrée à sa base qui est ou lacérée , ou comme rongée; réticulation des feuilles comme dans les Splanhnnm:
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inflorescence monoïque. On connaît six es-pèces de ce genre, lesquelles vivent toutes dans les régions alpines ou subalpines des deux continents. (G. M.)
*TAY0TU1W. BOT. PH. — Genre rapporté avec doute à la famille des Apocynées, formé par Blanco [Flora de Filip., p. 105) pour un arbuste de Manille nommé Tayolum nigrescens. (D. G.) .
*TCIIAGRA. Less. ois. — Synonyme de Lanarius, Vieil!. Division de la famille des Pies-Grièrhes. (Z. G.)
*TCII1TREC. Tchilrea. ois. — Genre de la famille des Muscicapidées (Gobe -Mouches), dans l'ordre des Passereaux, établi par M. Lesson , qui lui donne les caractères suivants : bec déprimé , caréné, crochu et écbancré à la pointe, garni de poils a la base; des soies recouvrent les narines; première rémige courte, les 3*, 4* et 5* les plus longues; queue longue, étagée , les deux pennes médianes étant quelquefois très-allongées; pieds grêles.
Les espèces que M. Lesson rapporte à ce g3nre, rangées, la plupart, avec les Gobe- Mouches par les uns , avec les Mourherolles par les autres, avec les Platyrhynques par d'autres, appartiennent toutes aux régions intertropicales de l'ancien continent ; ce sont : le Tchitbeg bec-blanc , Mmcicapa paradisea, Linn. (Buff., pi. enl., 234, t. 2), de l'Asie, de l'Afrique et de l'Inde ; — le Tchit- BÉ-ROCï, Mus. Castanea, Kuhl. (Bull"., pi. enl., 234, t. 2), de l'Inde; — le Tcuit. sche- T.\L, Muscipela holoseiicea , Temm. (BufT., pi. enl., 248, p. 1); — leTcHix.DECASAMAUss, Mus. Casamaussœ , Less., de la Sénégambie; — le Tchit. de Gaimard, Mus. Gaimard», Less., de Madagascar ; — le Tchit. sciiet L<oiR, il/MS. wiuta^a, Latb.(BufF. , pioiL, 248, t. 2), même habitat; — le Tcuit. prince, Muscipela pr inceps, Temm. (pL col., 584),
Japon; — le Tchit. hdppé, Mus. crislata, Gmel. (Buff., pi. enl., 573, t. 2 et 39, t. 2), du Sénégal; — le Tchit. de Bourbon, Mus. BDrbonica,Gme\.{B\i(i.,pl.enl., 573, t. 1); —le Tchit. sénégalien, Mus. Senegalensis , Less.; — le Tchit. a tète d'acier. Mus. Chalybeocsphalus , Garn. {Zool. de la Coq., pi. 15, 1. 1), de la Nouvelle-Espagne; — et le Tchit. simple. Mus. inornala, Garn. {Op. cit., pi. 16, t. 1), de la Nouvelle-Guinée. (Z. G.)
*TEBEIVNOPHOaUS. aoLL. — Genre
proposé en 1842 par M. Amos Binney, à Boston, pour une espèce de Limace que les précénents naturalistes ont nommée Limax CaroUnensis. (Dcj.)
*ÏECUI\ITES (tt^viTriç, artiste), ins. — Genre de Coléoptères tétramères , division des Érirhinides, créé par Schœnherr {Generaet sp. Curculio. syn., t. VII, 2, p. 381), et qui a pour unique espèce le T. trifasciatus Schr., propre à la Cafrerie. (G.)
* TECK. Teclona. bot. ph.— Genre de la famille des Verbénacées, formé par Linné 6l8 (Supplem. plant. Sysl. veget , p. 20 et 151), et dont le nom est dérivé des mots Theka ou Tekha, par lesquels on désigne, dans l'Inde, la principale de ses espèces. Nous ferons observer que, dans le même ouvrage où il propose ce nom générique, Linné fils l'écrit d'abord T^efcfona, ensuite Teclona ^ maisjamais Tectonia, comme le fait M. Endlicher [Gênera, n° 3703). M. Schauer a décrit (Prodromus, vol. XI) deux espèces du genre Teck, dont la plus remarquable est le Tectona grandis Linné fils, très grand arbre de l'Inde et du Geylan, dont le bois, connu sous le nom de Bois de Teck, est célèbre par les qualités qui le distinguent. Les Anglais ont reconnu qu'il l'emporte beaucoup sur tous les autres pour les constructions navales. Il est très dur et d'une durée très supérieure à celle du meilleur Chêne. Aussi est il extrêmement recherché pour cet objet. Il a de plus quelques autres usages ; ainsi les Malais emploient sa décoction contre le choléra. Les fleurs de cet arbre sont diurétiques. Ses feuilles sont astringentes et, de plus, elles servent à teindre en rouge. A Madras, on cultive le Teck comme arbre d'agrément. (D. G.)
*TECLÉE. Teclea (du nom de Tecla- Haimanout, ancien empereur d'Abyssinie).
BOT. PH. — Genre de la famille des Zanihoxylées, formé par M. Rafrer.:;au-Delile (/4nn. des se. nat, 2*sér., vol. XX, p. 90, pl.l, fig. 1) pour un grand arbre d'Abyssinie, à feuilles composées, et à fleurs en épi, diclines, tétrandres, qu'il a nommé 7'sclea nobilis. (D. G.)
*TECM AR3IDE. recmarsis {ré%y.ap, prodige, présage), bot. ph. — Genre de la famile des Composées, tribu des Vernoniacées, formé par De Candolle (Prodr., vol. V, p. 93) pour un arbrisseau de Madagascar, voisin du Synchodendron, auquel il a donné le nom de Tscmarsis Bojeri. (D. G.)
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TECGME. Tecoma. bot. ph. — Genre nombreux de la famille des Bignoniacées, formé par Jiissieu {Gen. plant., p. 139) aux dépens des Bignonia deTournefort el Linné. L'auteur du Gênera n'en connaissait que quatre espèces, tandis que De Gandolle en a décrit récemment soixante-deux {Prodr., vol. IX, p. 215). Ces nombreuses espèce^i habitent pour la plupart les p.-'rties chaudes de l'Améiique, quelques unes le cap de Bonne-Espérance et la Nouvelle-Hollande.
Ce sont des arbres et des arbrisseaux parfois grimpants, à feuillss oppo;ées, pennées avec impaire, quelquefois digitées, formées de folioles généralement dentées en scie ou incisées; à grandes fleurs jaunes ou rouges. Leurs principaux caractères sont: Calice campanule, à cinq dents; une corolle campanulée, à limbe quinquélobé, bilabié; des étamines didynames, accompagnées du rudiment d'une cinquième; surtout unecapsule elliptique, oblongue ou allongée en fiilique, à deux loges séparées par deux cloisons contraires aux valves, et qui renferme un grand nombre de graines comprimées et dilatées en une aile membraneuse. De Gandolle divise lesTécomes en deux sous-genres dont le premier correspond à deux de ceux de M. Endiicher. Ce dernier botaniste admet, en etTet, les trois sections suivantes:
a. Pandorea, pour les espèces de l'Australie;
b. Eutccoma, pour les espèces américaines;
c. lecomaria, pour celles du cap de Bonne- Espérance. C'est au second de ces sous-genres qu'appartient le Técomu de Virginie, Tecoma radicans Juss. {Bignonia radicans Lin.), qu'on emuloie fréquemment à couvrir des murs bien *îposésd'un beau tapis de verdure sur lequel se détachent de nombreux corymbes terminaux de grandes fleurs d'un rouge de minium un peu brunâtre Ce bel arbuste grimpant forme une véritable liane qui s'accroche aux murs et aux arbres à l'aide de crampons. On lui donne vulgairement le nom çie Jasmin trompette, et parfois aussi celui de Vigne vierge, sous lequel on confond plusieurs plantes grimpantes. On le multiplie facilement par graines semées sur couche, par éclats, marcottes et boutures. On cultive aussi, dans nos jardins, le Técome du Cap, Tecoma Capensis Lindl., dont le nom indique qu'il appartient à la troisième section, et quelques autres espèces. (P. D.)
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* TECOPniLÉE. Tecophilœa ( dédié "»
M"* Tecophila Colla, auteur des figures qui accompagnent un des ouvrages de son père). bOT. pQ — Gci:)re voisin de la famille dos Iridées, formé par Berlero {ex Colla Plant. Chil. Mem,. Turin., vol. XXXIX, p. 19, t. 53) pour une plante des montagnes du Chili, fort petite et extrêmement délicate, qui n'a qu'une feuille radicale linéaire et une ou deux fleurs bleu de ciel. C'est le Tecophilœa violœflora CoW-d. (D. G.)
TECTAIRE. Tectus. moll. — Genre proposé par Denys de Montfort pour des espèces de Troques ou Toupies sans ombilic, ayant la colunielle en forme d'arc concave continué avec le bord extérieur qui est plus avancé. Tels sont les TrochUi mermts, ccrlalus, imbricalus, etc., deChemnitz. (Duj.)
TECTIBRAIVCHES {tectus., couvert; branchiœ, branchies), moll. — Quatrième ordre des Mollusques gastéropodes de Cuvier, comprenant les Pleurobraiiches, les Aplysies, etc., qui on les branchies attachées le long du côté droi ou sur le dos en forme de feuillets plus ou moins divisés, mais non symétriques Le manteau recouvre plus ou moins les branchies et contient presque toujours, dans son épaisseur une petite coquille.
Ko?/. MOLLUSQUES. (Duj.)
TECTISCLTES. Tectiscuti. ins. — MM.
Amyot et Serville {Ins. Hémipt,, Suites à Buffon) désignent ainsi, dans la famille des Membracides , de l'ordre des Hémiptères, un de leurs groupes, auquel ils rattachent les genres Stegaspis, Membracis, Encophyllum, Hypsauchenia, Oxyrachis, BoWonola, Amyot et Serv., etc. (Bl.)
TECTO.\A. BOT. PH. — Nom latin du genre Teck. Voy. teck.
TECTRICES. OIS. — Nom que l'on donne, en ornithologie , aux plumes imbriquées qui recouvrent l'aile et les grandes pennes qui s'y implantent. Par extension , on l'a également appliqué aux plumes qui cachent la base des pennes de la queue; mais celles-ci sont mieux connues aujourd'hui sous les noms de Sus et Sous-caudales, Voy. OISEAU. (Z. G.)
*TECTES. moll.— Foî/.TECTAiKE.(G.B.)
TÉEDIE. Teedia. bot. ph. — Genre de la famille des Scrophularinées, tribu des Gratiolées, formé par M. Rudolphi {in Scrad. Journ., vol. II, p. 289) pour des arbrisseaux