‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 109 sur 147 · TEG · texte numérisé non relu

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pierres, une toile horizontale, grande, à tissu serré, à la partie inférieure de laquelle est un tube cylindrique oîi elles se tiennent immobiles. Le cocon est ordinairement globuleux , recouvert par les détritus de plâiro et de terre agglutinés, et des toiles extérieures. Cette coupe générique e»t très peu nombreusc en espèces, et sur dix-se|)t coninies, l'Europe eu nourrit sept, l'.Afrique <inq , l'Amérique trois et l'Australie une. Comme représentant ce genre remarqualde, je citerai" la Tégénaire domestique, "J'egenaria domcstica, Linn., Walck. {Ilist. nal. des Ins. api., t. Il, flg. 2). Cette espèce, qui se trouve très communément dans les maisons à Par is et dans les environs, construit dans les angles ou dans les intervalles des murailles de grandes toiles horizontales , à tissu fin , serré, relevées vers les bords, enfoncées dans leur milieu, soutenues en dessus, et garnies ainsi en dessous de longs fils isolés , qui ressemblent è un hamac qui serait suspendu et garanti du balancement par un grand nombre de cordes en haut et en bas. L'Araignée se tient ordinairement dans son trou, immobile, la tète lourm-e vers le dessus de sa toile, épiant les Mouches et les Insectes qui s'y prennent, se précipilaiit sur eux avec une grande rapidité, et les emportant dans son trou , souvent malgré leur résistance. Lorsqu'on l'effraie, ou que quelque danger la menace, elle se retourne aussitôt, s'anfiiil par l'ouverture du trou qui est dirigé en bas et disparaît. Dans le moment de l'accouplement, cette singulière Aranéide se promène souvent sur la superficie de sa toile avec rapidité. Cette toile est parfois très grande; M. Walckenaër en a vu une ou plutôt deux contignës, construites par la même Araignée, et qui avaient un mètre <le large. Lorsque cette espèce est sur le point de pondre, elle se retire vers le soir à peu de dislance de sa toile; elle file d'abord une sorte de bourre de soie brune, de la grosseur d'un noyau <ie cerise, qu'elle susjiend en l'air par quelques fils lâches, perpendi<ulaires, attachés au plafond. Ce flocon n'e.-t point un cocon, car, après l'avoir c<u»struit, elle n'a pas diminué de grosseur; c'est seulement le lest du sac qui doit contenir le cocon. Ce sac, formé d'une soie claire, est arrondi par en bas en forme de besace; i| entoure le flocon , qui alors est dilaté c(

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