‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 110 sur 147 · TEG · texte numérisé non relu

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éparpillé au fond du sac par l'Araignée, et

chargé de plâtres et de terre, de grains, de détritus de petites coquilles de Liinaçons, de débris soliiles d'Iusei:tes. Le poids empêche le sac d'être ballotté; il est d'ailleurs fixé par des fils placés en haut, en bas et de côté aux parois du mur, et se rattache par d'autres fils plus isolés, plus allongés, avec la demeure principale, ou la toile de l'Araignée, placée à une distance plus ou moins grande. C'est au milieu de ce sac, qui a environ un pouce et demi, et quelquefois deux pouces de long, et autant à son oriOce, que l'Araignée place son cocon. Il ne touche point au fond, mais il y est attaché par des fils à une petite toile construite sur l'orifice du sac. C'est sur cette dernière toile que l'Araignée se tient constamment après qu'elle a pondu, abandonnant ensuite sa grande toileelson ancienne demeure, ou n'y retournant qu'occasioniielleirient. M. Walckenaër en a observé quatre dans cette position. Alors il trouva les cocons ouverts et sans Araignées; mais il y en avait un dont le cocon était entier, renfermant les jeunes nouvellement éclos , et des œufs qui ne Tétaient pas encore. M. deThéis en a trouvé un autre à l'entrée du soupirail d'une cave, qui renfermait encore tous les petits, éclos depuis plus de dix jours. La Tégénaire domestique ne construit pas en un seul jour la demeure de sa postérité; elle commence d'abord par filer ; ensuite elle tourne et retourne pendant deux heures le flocon qui est le principe et le commencement de l'édifice; puis, après l'avoir suspendu , elle se retire dans sa demeure habituelle. Elle travaille le lendemain à éparpiller le flocon, à fabriquer la bourre pendant la nuit, et cesse vers le matin, se retirant de nouveau dans sa toile. Elle se remet ensuite à l'ouvrage vers le soir; le lendemain matin tout est terminé, et on la trouve placée sur son petit hamac, couvrant de son corps son cocon, suspendu au-dessous d'elle au milieu de la bourre ou du sac. Le mâle n'approche de sa femelle qu'avec beaucoup de circonspection , parce que lorsqu'elle oe cède pas à ses désirs , elle cherche à le saisir pour le dévorer. C'est lui cependant qui la recherche, et il se rend •ur sa toile pour l'accouplement; on le voit ^ouveiu.cn automne, parcourir, comme

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égaré, l'intérieur des habitations des femelles.

La Tégénaire domestique, si commune et presque familière avec IHomme, devait naturellement fixer l'attention des personnes même étrangères à l'histoire naturelle, et plusieurs pensèrent à tirer un produit de la soie fournie par cette Aranéide. En effet, la facilité avec laquelle cette espèce se reproduit et surtout la quantité prodigieuse d'individus qui naissent d'une seule ponte, avaientdonné l'idée à plusieurs personnes d« réunir un très grand nombre de Tégénaires, afin de pouvoir utiliser leur soie ; mais la difficulté de les élever etsurtout leurs manières de vivre dans l'isolement ont obligé ces innovateurs à renoncer à leur projet. Si l'industrie a échoué sur ce point, il n'en est pas de même pour les services que cette Aranéide a rendus et qu'elle rend encore à la médecine, et quoique l'usage maintenant en ait cessé, au moins médicalement parlant, il y a encore beaucoup de personnes qui, après s'être fait une blessure avec un instrument tranchant, se servent de la toile de la Tegenaria domeslica pour arrêter le sang, aider la plaie à se fermer et empêcher que des corps étrangers ne viennent à s'introduire dans la partie blessée. La Tégénaire domestique isolément est susceptible d'être apprivoisée et même ne parait pas insensible aux sons de la musique. Tout le monde connaît l'histoire de l'infortuné Pélisson, qui, enfermé à la Bastille, avait accoutumé une Tégénaire, pendant que son domestique jouait de la musette, à venir prendre une Mouche entre ses doigts. Plusieurs auteurs ont même avancé qu'un geôlier, ayant surpris Pélisson dans cette occupation, avait eu la cruauté d'écraser l'Araignée, la seule distraction du malheureux prisonnier; mais maintenant il est bien prouvé que cette cruauté est une fable inventée par les auteurs pour rendre plus dramatique cette histoire. M. Walckenaër, dans son Histoire naturelle des Insectes aptères, cite plusieurs autres faits curieux, et rappelle que Grétry parvint à apprivoiser une Araignée, et à la faire descendre de sa toile, à volonté, au moyen de son piano. (H. L.)

*TEGIJLA. MOLL. — Genre de Mollusques gastéropodes peclinibranches, proposé par M. LessoD, dans ses HlustralionsKoologiques,

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pour des espèces de Trochiis correspondant à |)i>u près au genre Tectus de Monlfort.

TÉGLIWEIMTS. zool. — Voy. animal.

TEICIIMEVERA, Seop. bot. ph.— Synonyme de Gustavia Lin., famille des Myrta- C(5es .

* TEICnOUlYZA ( TÉi^o? , mur ; pvTa , mourbe ). ins. — Genre de l'ordre des Diptères, fariillle des Athcricères , iribu des Musrides, créé par M. M;icquart {Dipt. des Suites à Buffon de Roret, II, 1835) jwur une espèce ( T. fusca Macq.) qui se rencontre fréquemment en France, et qui est surtout remarquable par la conform;ition de sa tête , dont la partie supérieure avance eu nmfle épais. Les Diptères de ce genre vivent sur les vieux murs humides des écuries , des étabies , des latrines, qui sont quelquefois couverts d'un nombre incalculable d'individus. Les femelles déposent leurs œufs sur le ciment décomposé de ce< constructions; les larves y trouvent des sucs nourriciers , y pénètrent de plus en plus profondément, et paraissent en accélérer la destruction. (E. D.)

TEIG\E. Tinea. ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Tinéides, créé par Fabricius (Sysl. ent. , 1775), et restreint dans ces derniers temps aux espèces ayant pour caractères : Antennes simples dans les deux sexes, ou à peine ciliées dans les mâles seulement; palpes inférieurs seuls visibles , courts , cylindriques, presque droits; trompe nulle ou très courte ; tête aussi large que le corselet et très velue; corselet arrondi; abdomen cylindrique, terminé par un bouquet de poils dans les mâles , et en pointe dans les femelles ; pattes postérieures longues et épaisses; ailes supérieures longues, étroites, légèrement falquées, avec leur angle apical légèrement arrondi; ailes inférieures elliptiques, largement frangées, surtout au bord interne. Les chenilles sont glabres , vermiformes, de couleur jaunâtre ou blanchâtre, avec les huit pattes membraneuses intermédiaires très courtes, une plaque cornée sur le premiei anneau, et le corps parsemé de quelques poils isolés , visibles seulement à la loupe. Elles vivent et se métamorphosent dans des fourreaux fusiformes, tantôt fixés, tantôt portatifs, de la couleur des substances dont elles se nourrissent. C'est parmi ces chenilles, ainsi que nous le dirons à l'ar-

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