BoUNINE ou TliTRADYMlTE. Sulfo-tellu
rurede Bismuih rhomboé<lrique, d'un blanc d'élain ou d'un gris d'acier , en cristaux dérivant d'un rhomboèdre de 60" 40'. Clivage parallèle à la base. Cristaux basés, groupés quatre à quatre, de telle manière que les bases de deux individus sont inclinées l'une à l'autre sous l'angle de 95". Densité, 8,5. DeSchoubkau près Schemnitz , en Hongrie.
La substance appelée Tellure bismulhique si Argent molybdique, qu'on a trouvée dans un Porphyre altéré à Deutsch - Pilsen en Hongrie , et qui se présente en petites lamelles hexagonales, est aussi une combinaison ou un mélange de sulfure et de Tellurure de Bismuth. Il en est de même de celle découverte par Esmark, à Tellemarken en Norvège, et prise par lui pour du Tellure natif. (Del.)
*TELMATIAS.. Boié. ois. — Synonyme de Galimago, Sieph. — Genre fondé sur la Scol. galliiwgo, Linn. (Z. G.)
♦TELMATOBIA ( tA-x»» marais ; Çto^ , vivre), ins. — M. Slenhammnr ( Kongl.
tvenske Velenskaps Academiens Nya Handlingar, 1843) désigne sous celte dénomi-
T, XUi.
TEL
nation un genre de Diptères, de la famille des Alhéricères, tribu des Muscides, qui ne comprend qu'une seule espèce propre à l'Allemagne. (E. D.)
*TGL!\ÏATOBIUS(T£)H^a, marécage; giw, je vis). REPT. — Genre de Batraciens anoures, caractérisé jiar M. Wiegmann sur l'sspèce Telmal. Pcruvianus ( Nuv. Ad. Nat. Cur. Lcop., t. XVII, p. 263, tab. 20, fig. 2, 1834). Tète courte; museau arrondi; verlex plan, circulaire, arrondi ; des dents à la mâchoire supérieure, mais point au palais? Langue disco-ovalaire; doigts libres ; orteils réunis à la base par une membrane; pas de tubercules cornés aux faces palmaires. (G.B.)
*TELWATOPUACE (TtUa, «xo;, marécage ; cpxxï), lentille; lentille de marais). BOT. PU. — Genre de la famille des Lemnacées, forme par M. Scbleiden pour le Lemna gibba Liiu (D. G.)
*TEL!\IAT0PI1II>US (Ttifxot, endroit marécageux; «piÀo:, qui aime), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Nitidulaires, établi par Heer ( Fauna Coleopl. Iklv., I, 417) sur trois espèces d'Europe , et ayant pour type le T. caricis 01., espèce qui est propre aux environs de Paris. (G.)
*TEI,1\1IA (rAya, marais), ins. — Genrs de Lépidoptères nocturnes, tribu des Noctuides.créé par Hubner(Ca«., I8l6). (E.D.)
*TEL!\1ISSA (Te^a, marécage, vase).
BOT. PH. — Genre de la famille des Crassulacées , section des Rcchéées , formé par SL Fenzl ( Pugil. plant, novar. Syr., l. I, pag. 15, n" 50) pour une petite plante presque aquatique. L'espèce type du genre est le Telmissasedoides Fenzl, des environs d'Alep.
TÉLOPÉE. Te/opea (t/i'/w-tto';, qui se voit de loin), bot. ph. — Genre de la famille des Protéacées , sous-ordre des Folliculaires, tribu des Embothriées , formé par M. Rob. Brown {in Transac. of Ihe Linn. Soc. , vol . X, pag. 197) pour deux arbustes de la Nouvelle-Hollande, décrits précédemment comme des Embolhrium par Smith et Labillardière. Leur nom générique est dû au rouge vif de leurs fleurs. Cette année même a fleuri au Jardin des Plantes de Paris le Telopea speciosissirna Rob. Brown, l'une des plus belles plantes de la famille des Protéacées pour ses magniflques grappes terminales de fleurs d'un très beau rouge. (D. G.)
*TELOPIIOUUS. 01». — Genre fondé par 36*
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Swaiiison sur le Dacbakirt de Levfi!!!.itit. Ois. d/if., pi. 61 [Lani. ornalus, Lichl.).
*TELOXIDE. Tdoxys {-ùi^, Gri; à?û;, aigu ( à cause des rameaux qui finissent par devenir piqiianls). rot. va. — Genre de Ja famille des Chénopodées, voisin des Beta, formé par M. Moquin-Tandon ( Annal, des se. nat., 2' sér., tom. I , pag. 289, lab. 10, f. 1) pour le Chonopndium arislatum Lin., plante de Sibérie , de Virginie et de Chine , dont les rameaux fiorifères deviennent arislés après la chute des fleurs. Cette espèce encore unique a reçu le nom de Teloxys arislata Moq. (D. G.)
*'IELI]|;A (t/j'ovûo;, lointain , éloigné). INS. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Scarabéides phyllophages , créé par Erichson { Arch. fur Nalurg., 1842, p. 168, t. IV, f. a.b), qui lui assigne pour type une espèce de la Nouvelle-Hollande, le T. vUlicollis Er. (C)
«TEMEIMIS (t£>£vo^, temple), ins. — Henve de la tribu des Papilionides, famille des Diurnes, ordre des Lépidoptères , indiqué par Iliibner {Cat., 1816). (E.D.)
♦TE.^IERA. poiss. — Genre de Poissons de la famille des Raies [Gray, Zool. il/isc, 1831). — l'o;/. l'art. Torpille. (G.B.)
TEMIA. Cryysiriiia. ois. — Genre de la famille des Corvidées, dans l'ordre des Passereaux. La seule espèce de ce genre, le Temia variable, Cryps varians, Vieill. {Gai. des Ois., pi. 100; et Levaill., Ois. d'Af., pi. 56), avait été considérée comme un Corbeau p;ir Lathîim, et comme un Glaucope par M. Temrninck. Elle est de Java et de Bande. M. HorsGeld l'a également prise pour type de son genre Phrenolhrix et Wagler l'a placée dans son genre Cryptorhina. (Z. G.)
*TEMIVASPIS(;t£>vo>, je ccupe; àamç, écusson). INS. — Genre de Coléoptères subpentamèrcs, tribu des Mégalopides, établi par Lacordaire {Monogr. des Col. subpent. de la fam. des Phyt., t. I, 1843, p. 716). Ce genre a pour caractères : écusson échancré à son sommel; deux mamelons sur le métalhorax. 4 espèces y sont rapportées : les r. Javanus Guér., rubcns, fervidus Kl., et bipartilus Lac. Le Meg. seplempunctalus Gray en fait peut-être aujsi partie. Toutes «ont propres aux Indes orientales. (C.)
*TEMIVISTIA (t£>vo., je fends; brcov,
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issu, voilo). poiss. — Genre de Poissons Siluroides (Richards, Faun. Bor. Am., 1836). (G. B.)
*TElMXOCERA (t£j^v«», je coupe; x/pa?, antenne), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Brachystomes, iribu des Syrphies, créé par MM. Lepellelier de Saint- Fargeauet Serville [Encyc.mélh. Ins., l82o) pour une espèce propre à la Chine (T. violacea). (E. D.)
*TE!MIVOCHILA(t£'ij.v(o, je coupe; x^'^^i^ lèvre). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, tribu des Nilidulaires Peltid^-, substitué par Erichson {Germai'. Zeitschrifl fur dieEnt., V, 449; — Nalurgeschit. der Ins. Deuts, p. 241)àTEMN0scnEiLAGray, Westw.
Ce genre a été fondé aux dépens des Tro- GosiTES de Fabricius. Nous citerons comme en faisant partie le T. cœrulea , propre à l'Europe méridionale. (C.)
*TKMIVOCniLUS (r/pvo., je coupe ; x*?- /oç, lèvre). MOLL. — Genre fossile du groupe des Nautiles, indiqué par M. Coy {Carb. Foss. bel., 1844). (G. B.)
TEMNODON (tîVvu, je coupe; h^€i-j , dent) poiss. — Genre de Poissons Sconibéroides qui ne comprend qu'une espèce, le Temnodonsauteur{7'etH»odo»!sal(afor,Cuv.; Perça sallalrix, L.; Chciloplère heplacanthe. Lacép.). Le Temnodon est presque une Sériole, ou plutôt c'est une Sériole à dent;; tranchantes, caractère d'où son nom a clé tiré. Il est du petit nombre des Poissons communs aux deux Océans; M. Mitcliili le signale comme un des plus savoureux de lu côte de New-York, où l'on en prend .ibondatnment. (G. B.)
*rEM\dLAIMUS(T£V.vco, je coupe; )x(u.or, gorge). INS. — Genre de Coléoptères pentamères , division des Brenlhides, créé par nous [Hev. Zool., 1839, p. 177) et formé sur une espèce de Madagascar : le T. a-nei- .•o//(S Chvt. , (C.)
*TE!W\'OPIS (TErjvu, je coupe; éi'l^ , visage). INS. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Cérambycins, élabli par Soiier {Ann. de la Soc. ent. de Fr., t. III, p. 90). Deux espèces font partie de ce genre .savoir : T. megacephalus Gr., et fuscipes Dej. , trouvées au Brésil. (C.)
*TE!\1!V0PLEU11L'S ( réuvo, , couper ; Thvpx, côté). ÉCHiN. — G. d'Échinides établi par M. Agassiz, en 1841.. dans sa famille
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des Cidarides , pour quelques espèces vivantes des mers tropicales et fossiles du terrain tertiaire, différant des Saiiiiacis par leur aspect sculpté. (Duj.)
*TE1M\01>TEUI]S(t£Vvo,, je coupe ; Trrtpov , aile), INS. — Genre de Coléopières pentamères, tribu des Ilydrophiliens, créé par Solier {Ann. de la Soc. oit. de Fr., t. 111 , p. 308), et qui ne se compose que d'une espèce , le 7', aculealus Guér. , propre au Sénégal. (C.)
*TEMMORIIYIVCIIUS (ir£>va> , je coupe ; fvyx"'^^ bec). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, tribudesScar;ibéides xylopliiles, établi par Hope {Colopierisl's Manual , I, p. 93). Ce genre est identique avec les Cop- TOEDiNUsDej., et renferme six espèces: telles sont les Se. coronatus et relusus F.; quatre sont propres à l'Afrique et deux à l'Asie. (G.)
*TEMIVOSCIIEILA , Gray (Theanimal Kingdom), Westwood ( Zo Journal, V, p. 231, tab. 47, f. 5,6). INS.— Voy. tem- NocuiLA Erichson. (G.)
*TEM1\0ST0I\1A (tîpvû), je coupe; «ttofx« , bouche). INS. — Genre de Coléoptères pentamères, section des Malacodermes et tribu des Lycusites, fondé par Gnérin {Voyagé de la Coquille, p. 72). (C.)
* TEMlVOSTOiWA ( tÈ^vco , je coupe; oTopa, boucbe). iNs. — Genre de la tribu des Syrphies, famille des Brachystomes , ordre des Diptères, fondé par MM. Lepellelier de Saint- Fargeau et Serville (Encycl. mélh. Ins. 1825 ) aux dépens du genre MiLEsiA. Voy. ce mot. (E. D.)
♦TEMMURE. Temnurus. ois. — Genre établi par M. Lesson , dans sa famille des Glaucopées ( fam. des Corvidées de Ch. Bonaparte)» aux dépens des Glaucopes de M. Temminck.
A ce genre appartiennent le Tem. a queuk TRONQUÉE, Tem. truncalus, Less., Glaucopis temnura, Temm. {pi. col., 57) de laCochinchine ; le Tem. leucoptère, Tem. leucoptera, Less.; Gl. leucoplera, Temm. (pi. col,, .265), de Sumatra; et la Gl. alerrimus, Temm. , de Bornéo.
1 Sous le nom de Temnurus, Swainson a légalement établi, dans la famille des Troçonide'es, un genre qui a pour type le Trognn temnurus , Temm. (Z. G.)
•TEMOGIVATnA, Solier. ins. — Syno-
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nyme de STicMomcRA Fschschollz, Caslolaou Gy., et PoLYCHROMA, Dejean.
TE1\1I>ÉI;ATLHI:s du GLOIÎIi. mk-
TÉOR. — Les lempératures des divers points* de la terre sont le résultat d'induencc» niuitipies qu'il coovieut d'examiner séparément.
Si l'on descend graduellement au-dessous de la surface terrestre, on reconniiit que les oscillations du thermomètre dues à l'alternative des jours et des nuits s effarent r.ipideinent et qu'elles deviennent insensibles à quelques décimètres de pr( fomlenr. L'influence des saisons est elle-même à peu près nulle au delà d'une dizaine de mètres. Ces nombres varient du reste avec les climats. Là où l'oscillation diurne du thermomètre est faible comme dans les régions du nord, cette oscillation disparaît à une faible profondeur. La où l'oscillation annuelle est peu étendue comme dans les régions équatoriales, la couche à température invariable se rencontre à 2 ou 3 mètres seulement de profondeur.
A partir de cette première couche à température sensiblement constante, te defjré de chaleur augmente dune manière continue à mesure que l'on pénètre plus avant. L'accroissement Ihermométrique est de 1 degré par chaque abaissement moyen de 30 mètres en profondeur. Ce dernier nombre varie beaucoup suivant la nature du terrain et l'abondance des eaux d'inûltration qu'on y rencontre. Il est d'une trentaine de mètres dans le terrain parisien ; à Neuffen (Wurtemberg), situé sur des terrains d'origine ignée, il s'abaisse à 10 mètres; en d'autres lieux, il s'élève à 40 mètres.
Si l'accroissement moyen restait égal à 30 mètres à toute profondeur, à 30 000, c'est-à-dire à moins de 8 lieues, on trouverait une tempérai ure de 1000 degrés; à 48 000 mètres, ou douze lieues, le fer serait fondu.
L'astronomie ainsi que les sciences naturelles appliquées aux premiers âges de la terre nous conduisent, en elTet, à penser que notre globe a été primitivement doué d'un très haut degré de chaleur. Le refroidissement a porté surtout sur la surface, particulièrement après la solidification *' cettedernière,etune partie de la chaleur initiale s'est conservée dans l'intérieur du globe.
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Cette chaleur interne explique les températures élevées de certaines sources tlirrmaies. Avec l'accroissement moyen de 1 degré par 30 mètres, le Geyser (d'Islande) dont la tempéraUire à la sortie, est de 124 degrés, devrait remonter d'une profondeur de 3700 mètres, ce qui n'est pas impossible. Mais la plupart des sources thermales jaillissent dans le voisinage de terrains d'origine ignée, oii l'accroissement de température avec la profondeur est plus rapide. Ainsi, à Neuffen, on rencontrailcette tenipcratiirc de 124 degrés à 1200 ou 1300 mètres de profondeur. Malgré l'énorme quantité de chaleur accumulée dans lintérieur de la terre, la croûte superficielle aujourd'hui refroidie ne laisse pénétrer des parties centrales jusqu'à nous que des quantités de chaleur iusufG anies pour modiOcr la température de nos climats.
Les espaces planétaires au milieu desquels vogage notre globe sont à une température très basse, évaluée par M. Pouillct à 140 degrés au-dessous du point de fusion de la glace. Ils sont donc pour nous une cause de froid très ailif. D'après les expériences et les calculs de M. Pouillet, si le soleil ne faisait pas sentir son action sur la terre, la lenijéraiure y serait partout uniforme et de 89 degrés au-dî'ssoiis de zéro. Ce premii-r passage d'':a froid de 140 degrés à uu froid nioiiis excessif de 89 degrés, serait dû aux radiations de toutes les étoiles. Chacune d'elles est un soleil ; et si leur influence est infiniment réduite par la distance où elles sont de nous, lair nombre est infini. M. Pouillet a évalué que la chaleur que nous eu rece\o;i5 aiuiuellement serait suffisante pour fondre nne couche de glace enveloppant toute la surface du globe sur une épaisseur de 26 mètres; mais comme cette chiileur est pennaneute et uniformément répartie sur tout le globe, elle passe inaperçue.
C'est donc, en résumé, à la chaleur solaire, à l'action spéciale que l'almosplière exerce sur die. soit (juand elle nous arri\e, 8oit quand, après nous avoir éL-hauflés, elle icnd à se perdre dans l'espace, que nous devons la température dont nous jouissons. L'action solaire est intej-mittente; elle se fait illégalement seaiir sur les divers points du giob:'. la trnipcr:'.nre vn'-it"
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donc beaucoup suivant les saisons et suivant 1rs lieux; et les courants qui en résultent dans l'atmosphère viennent, à leur tour, apporter en un même lieu de grandes variations dans le degré de chaleur qu'on y ressent. Pendant chaque période diurne, l'ardeur et l'éclat des rayons du soleil semblent s'accroître depuis le lever de cet astre jusqu'à sou passage en son point le plus haut, puis s'alfaiblisscut graduellement dans la soirée. A mesure que ces rayons viennent frapper plus obliquement la surface de la terre, iU en couvrent une plus grande étendue, et chaque unité de surface reçoit, par cela même, une quantité moindre de la chaleur versée. Une autre cause intervient encore. L'air atmosphérique pur est un des corps les plus transparents que l'on connaisse, et cependant il ne l'est pas d'une manière absolu^". Quand il contient de la vapeur d'eau, sa transparence est très notablement diminuée, particulièrement pour ceux des rayons solaires qui sont chauds sans être lumineux. Les particules d'origine organique ou minérale qu'il tient eu susi'.cnsion, les globules de vapeur coud» nsée qui, à certains moments, y sont très abondants, contribuent encore à diminuer sa transparence. Or les rayons tombant verlioilemcntsur le sol n'ont à traverser qu''une é]iaisseur minimum de la couche atmosphérique, tandis que cette épaisseur va croissant à mesure que l'obliquité des rayons augmente.
Cequi a lieu en un même point du globe, aux dilTérentes heures du jour, se reproduit à la même heure aux divers points d'un même méridien d'un pôle à l'iiutre. Il en résulte que l'atmo-phcre reçoit, à surface égale, moins de chaleur vers les pôles que dans les régions plus voisines de l'equaleur ; etque, de celte moindre quanliléde chaleur, l'atmosphère laisse encore pénétrer jusqu'au sol une fraction plus faible vers les pôles que vers l'équateur.
Jusqu'à présent l'atmosphère semble donc avoir pour effet de réduire la part de chaleur que nous envoie le soleil. Ce résultat est incontestable, mais il est contre -balancé par un résultat contraire. La transjiarence de l'air, surtout de l'air contenant de la vapeur d'eau, est très inégale pour les divers rayons de chaleur. Très grande pour les rayons
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lamineux, elle est bcaucou|) moindre pour les rnyiios obscurs étriaiiatit des corps à tenipéralure peu ('levée.
La terrereçoit en forte proportion la chaleur que lui envoie le soleil au travers des espaces; elle s'échauffe et rayonne à son tour vers les mêmes espaces; mais la chaleur qu'elle émet ainsi provenant d'une source à température peu élevée, se trouve en grande p.irtie arrêtée par l'atmosphère qui la conservp. En résumé, l'air atmosphérique retient pour lui-même une assez faible fraciion de la chaleur qui nous est destinée; mais en même temps, il met obstacle à ladéperdiiion de l'autre fraciion qui a servi à nous échaulTcr. 11 constitue pour la terre plus qu un vèumeut, il fonctionne comme une véritable serre recevant aisément du dehors et rcsiituant avec peine.
Tantôt le gain de chaleur l'emporte sur la perte et la température monte, tanlôt c'est la perte qui prédomine et la température bai>se. Kn moyenne l'équilibre s établit annuellement, puisque la terre conserve une température consiante; mais les obstacles apportés à la sortie de la chaleur terrestre ont pour effet de surélever d'une manière notable cette température de la terre. De là vient l'écart considérable sifinalé entre la température de la surface terrestre et celle des espaces planétaires.
Variations de la lenipcralure moyenne à la surface du globe. — En prenant la somme des températures observées aux différentes heures du jour et de la nuit, et divisant celte somme par le nombre des heures d'observation , ou a ce que l'on nomme la température moyenne du jour.
Souvent on prend simplement pour cette moyenne la demi-somme des températures extrêmes du matin et de l'après-midi, qu'on nomme les miniuia et les ntaxima.
La somme des températures moyennes des divers jours d'un mois divisée par le nombre des jours doime la leinpcruture moyenne du moi^.
La somme des températures moyennes dos douze mois de l'année, di\ isée par douze, donne la Icnijiérature moyenne de l'année.
(^ommc cette dernière moyenne ellemême varie d'une année à l'autre dans un même lieu, on prend encore la moyenne desmoyeones températures d'uu aussi grand
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nombre d'années que le comportent les observations recueillies. La moyenne générale ainsi obtenue change beaucoup avec la latitude. Elle décroît en général de l'équateur vers les pôles, mais elle ne décroît pas avec la même rapidité sur tous les méridiens. Les points les plus froids de la terre ne sont pis aux pôles mêmes. Dans l'hémisphère nord ea particulier, il existe deux pôles de froid placés: l'un dans le nord du Canada, dans la voisinage de la terre de Boothia-Felix ; l'autre dans le nord de la Sibérie. C'est que la chaleur reçue est différemment employée suivant les régions où elle tombe, et que des circonstances diverses viennent en modifier la répartition naturelle.
La mer s'écliaulTe moins en été, et se refroidit moins en hiver, que les continents. Les terres humides ou ciiargées d'une riche végétation consomment, par l'évaporution de l'eau et par la croissance des plantes qu'elles nourrissent, plus de chaleur que les terres sèches et arides : la chaleur restée disponible y étant moins considérable exige une moindre éléNalion de température pour s'écouler au dehors. Mais l'action dominante revient aux vents et aux courants marins qui emportent avec eux une notable partie de la chaleur fournie aux régions équatoriales^ et la distribuent très inégalement sur les régions tempérées et sur la zone glaciale, ou qui, après s'être refroidis dans le nord, reviennent \crs le sud en refroidissant à leur tour les lieux oîi ils passent. En tenant compte seulement de la forme de la terre, de l'obliquité de soti axe sur le plau de l'écliptique et de l'influence générale exercée par l'atmosphère sur les échanges de chaleur entre la terre et les corps célestes, on a calculé approximativement la loi de la répartition des températures de l'équateur aux pôles. Le calcul fait donne une température trop élevée aux régions équatoriales, et une température trop basse aux régions polaires. Les differeuces montrent la véritable importance des influences perturbatrices et les points du globe où elles exercent particulièrement leur action. On peut s'en r-.ire une idée d'une autre manière.
De Humboldt eut le premier l'idée d'inscrire sur des cartes en chaque lieu sa température moyenne, non pas telle qu'elle 4
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été obtenue, mais telle qu'où l'aurait observée si le lieu était abaissé au niveau de la mer ; puis il a tracé sur ces cartes des lignes païsant par tous les points dont la température moyenne est la même. Ces lignes se nomment isothermes, d'éia\e chaleur. La planche 2 contient une planisphère avec ses isothermes de 5 en 5 degrés s'éiondant sur toute la surface explorée du globe. Il suffit de comparer leurs sinuosités avec ce que nous avons dit de la circulation de l'air et des mers, pour comprendre les rapports qui existent entre l'un et l'autre phénomène.
Il existe aux alentours de l'équateur une zone dont la température moyenne annuelle est supérieure à 25 degrés. Dans l'hémisphère nord, au contraire, se trouvent deux régions, l'une au nord de l'Amérique, l'autre au nord de la Sibérie, où la température moyenne annuelle est inférieure à 15 degrés au-dessous du point de fusion de la glace. Une région semblable se rencontre dans l'hémisphère austral, et y est même plus étendue que dans le nôtre ; mais ses limites sont encore assez mal connues.
Entre les limites extrêmes, les isothermes Eont très rapprochées sur les continents; là, la température décroît plus rapidement de l'équateur aux pôles qu'à la surface des océans. L'écartement de ces lignes est au Uiaximum sur les points des océans et des côtes où se portent les courants aériens ou marins dérivant de l'équateur. Ce dernier phénomène est surtout marqué dans l'est de l'Atlantique nord, et sur les côtes occidentales de l'Europe; l'inverse a lieu dans l'ouest du Pacifique nord et sur les côtes occidentales des Etats-Unis et du Canada.
On prendrait, toutefois, nneidéetrès fausse des divers climalssi l'on s'en tenait aux températures moyennes annuelles. L'isotherme de 10 degrés, par exemple, traverse l'Irlande, le midi de l'Angleterre, la Prusse, l'Autriche, le midi de la Russie... Tous ces pays ont la même température moyenne annuelle de 10 degrés. Tous ces pays cependant ont des climats très divers. L élément vital d'un climat se trouve bien plus dans les variations qu'y éprouve la teaipératuie que dans sa température moyenne. Les pluies, les nuages, les veuts, coulribueut à
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les diversifier. Au point de vue agricole, il est encore un autre élémeut dont, jusqu".*! ce jour, on n'a pas tenu suffisamment compte, c'est la lumière. Un certain de:^ré «le chaleur est nécessaire à l'exercice du travail organique des végétaux, mais c'est la rhale;ir lumineuse qui l'engendre.
\'arialions diurnes et annuelles de la lempériiture. — En chaque lieu, la température atteint généralement son degré minimum un peu avant le lever du .Soleil. A partir de ce moment, le thermomètre monte jusque vers uog heure ou deux heures, quelquefois jusque vers trois heures, suivant la saison ; puis il redescend très rapidement jusqu'au coacher du s.ileil, lentement ensuite pendant la nuit. La radiation solaire atteint son maximum moyen à midi ; mais comme la chaleur reçue l'emporte beaucoup sur la perte, la température continue à monter. L'ascension du thermomètre dure jusqu'à ce que raffaiblissenicnt de l'action solaire d'une part, et de l'autre, l'accroissement de la perle résultant de l'élévation de température produisent légalité entre la perte et le gain; c'est l'heure du maximum thermométrique.
L'oscillation diurne du thermomètre, ou la différence entre son maximum et son minimum, est beaucoup plus accentuée en été qu'en hiver; elle l'est également plus dans le midi que dans le nord. Dans les pays méridionaux, où le ciel est généralement très pur, à des jours brûlants succèdent des nuits très fraîches exigeant l'usage de vêtements supplémentaires. Cette précaution, familière aux indigènes, est souvent négligée par les étrangers, ce qui est une des lirincipales causes des accidents qui leur arrivent. Dans le nord où le ciel est plus vaporeux et où le soleil monte moins haut sur l'horizon, la diflérence est moindre ; à une journée chaude succède d'ordinaire une nuit sans fraîcheur qui puisse reposer. La longueur des nuits d'été dans les régions méridionales et leur brièveté dans les pays septentrionaux concourent au niême résultat.
Le contraire a lieu pour les variations annuelles de la température De l'équ.itenr à 10 degrés de latitude nord ou sud, les températures moyennes varient à peine de 2 ou 3 degrés d'un bout à l'autre de l'année. A 20 degrés de latitude, l'oscillatiou mojeuue
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Mt d'environ 7 degrés thermométriqnes ; à 30 (legri's de latitude, elle dépasse 12 degrés thermoméliques. A Paris, la différence entre les températures moyennes de janvier et de juillet est moyennement de 16 degrés; elle dépasse 30 drprés à Moscou, et 41 degré» à Boothia-Felix dans le nord du (Canada. En comparant entre elles les températures maxiraa de Tété, ou trouve qu'elles ne varient pas dans des limites à beaucoup près aussi étendues. Si dans le Nord le soleil est rnoius chaud parce qu'il s'élève moins haut sur l'horizon, et parce que le ciel est moins pur, par contre, la durée du jour y est beaucoup plus grande que dans le Midi ; le refroidissement nocturne y est inoins actif et moins prolongé. En hiver, au contraire, la longueur des nuits et l'obliquité des rayons solaires abais.'cnt considérablement les températures miuJnia : c'est surtout à l'influence de ces dernières qu'est duc la rigueur des clim<its du Nord. La distance au pôle n'agit toutefois pas seule sous ce rapport. Le voisinage des mers exerce aussi une influence considérable. L'oscillatioD ihermométrique annuelle est faible, même dans le Nord, dans les îles perdues au milieu des grands océans dont la surface ne se congèle pas durant l'Iiiver ; elle est plus grande, mais encore modérée sur les terres bordées par la mer : là sont les cUmiils marins remarquables par leur uniformité. L'oscillation devient considérable dans l'intérieur des grands continents du Nord : là sont les climats excessifs. A Hawaï, la moyenne d'août, le mois le plus chaud, est de 26", t ; celle de janvier, le mois le plus froid, est de 21 degrés. A Paris et à Berlin, la moyenne températurede juillet est de 18°, 7 ; celle de janvier est de 2 degrés au-dessus de zéro à Paris, et de 2°, 8 audessous à Berlin, ce qui donne une dillérence de 4'^',8. A Moscou, la moyenne température de juin, mdis le plus chaud, est del8°,4, presque la même qu'à Paris ; celle de janvier est i!e 11°, 7 au-dessous de zéro, cequi donne une difl'érence de 13°, 7 en faveur de Paris. Enfin à Boothia-Félix, la moyenne température de juillet et de 5°, 2 ou de 13", 5 plus basse qu'à Paris; mais celle (!e janvier descend à 36 degrés au-dessous de zéro, c'est-à-dire de 38 degrés plus basse qu'à Paris.
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Aux lignes isothermes de la planche (2) s'-' trouvent jointes les lignes isothères ou d'égale température moyenne de l'été, et les lignes isochimènes ou d'égale température de l'hiver. L'isothèrc de 20 degrés passe près de Napoléon-Vend'^e, se relève au nord des Alpes, passe à Breslau, et de là court presque en ligne droite au travers de la Russie oij elle passe au nord de la Caspienne. L'isochimèuc de 5 degrés traverse l'Irlande où elle coupe l'isothère de 1 5 degrés, ce qui donne une difl'érence de 10 degrés entre l'été et l'hiver. Delà, elle descend brusquement sur les côtes ouest de la France et coupe, près de Napoléon-Vendée, l'isothère de 20 degrés, ce qui donne une différence de 15 degrés entre l'été et l'hiver. Elle traverse ensuite la nord de l'Italie, la Turquie, passe à Constantinople et coupe en Asie Mineure l'isothère de 25 degrés, ce qui donne en cette région une différence de 20 degrés entre l'été et l'hiver. Nous réunissons dans le tableau suivant les oscillations du thermomètre de l'été à l'hiver dans les principales contrées de l'Europe.
Été Hiv. Diff.
Côtes occidentales He France. . 20* 5* 15*
Côtes (irienlales d'Irlande. ... 15 5 10
Côtes mcridioiialcs de Norwége. 15 0 15
Côtes méridionales d'Islande '. . 10 0 10
Centreorieniul de l'Allemagne. 20 0 20
^Volllyllie 20—5 25
Saiiit-Pélersbourg 15—10 2
Moscou n -10,5 27,
Tous ces nombres expriment des résultats moyens. La différence entre la température la plus froide de l'hiver et la température la plus chaude de l'été varie beaucoup d'une année à l'autre; elle est toujours beaucoup plus considérable que la difl'érence des moyennes; mais d'un lieu à l'autre elle varie à peu près dans le même sens que cette dernière.
Nous devons observer d'autre part que les lignes isothermes, isothères et isochimènes supposent que tous les points du globe sont ramenés au niveau de la mer. L'inégale hauteur de ces divers points produit des changeuaents très marqués dans leur température.
Les observations faites en ballon, comme celles que l'on exécute sur les montagnes, montrent que sur une même verticale, la température baisse assez rapidement à me-
TEM
sure qu'on s'élève au-dessus dn niveau de la mer.
Le pliysicien Charles, dans la première ascension exécutée dans un ballon à gaz hydrogène, en 1785, rencontra une température de 7 degrés au-dessous d(> la çlace fondante. Gay-Lussac, dans le célèbre voyage aérien qu'il fit Ici fi septembre 1804, trouva, è une hauteur de 7000 mètres, un froid de près de lOdesrés. Dans la cour de l'Observatoire impérial d'où il était parti le therlomètre marquait 28 degrés. L'abaisse- •'lent de température élait donc de 38 dévorés, ce qui donne un abaissement moyen de 1 degré par 196 mètres d'élévation. L'accroissement de température ne fulpps uniforme. Dans les premières couches traversées il n'était guèie que de 1 degré par 196 mètres ; mais dans les dernières, une hauteur de 156 mètres suffisait à produire le même abaissement. Un effet encore plus marqué se présenta dans l'ascension opérée par MM. Barrai et Bisio le 26 juillet 1850. A la hauteur de 7000 mètres environ, la température fut trouvée inférieure à 39 degrés au-dessous de zéro.
L'abaissement se fit brusquement sentir pendant la traversée d'un nuage dont l'épaisseur fut évaluée à 5000 mètres au moins, et formé presque exclusivement par de petites aiguilles de glace.
De Saussure passa dix jours au "col du Géant des Alpes à une hauteur de 3428 mètres au-dessus du niveau de la mer, tandis que l'on observait simultanément le thermomètre à Chamounix (1044 mèires) et à Genève (407 mètres). Celte série d'expériences a permis de constater d'assez grandes variations dans la décroissance d'un jour à l'autre et même d'une heure à l'aii- Irc de la même journée. La hauteur moyeime correspondante à un abaissement de 1 degré dans la température a été trouvée de 142 mètres à 5 heures du soir et de 210 mètres à 4 heures du matin. Aux divers mois de l'année on trouve des différences analogues entre Genève et le grand Saint -Bernard. En janvier, la hauteur correspondante à une diminution de 1 degré dans la température est de 270 mètres eu moyenne ; elle s'abaisse en juin à 176 mètres. Elle change d'ailleurs avec Tétat du temps; elle diminue par les beaux
temps, augmente pendant les temps couverts et pluvieux quand les vents du S. 0. régnent dans les hautes ré.:ions. Les vents du N. ou N. E. la font abaisser.
Cette variation de la température avec la hauteur persiste malgré la violence des vents qui semblent devoir mélanger toutes les couches de l'atmosphère. L'atmosphère est en contact parsa base aveclesol échauffé par l'action solaire, et, par son sommet, elle touche aux espaces planétaire, où le froid est intense. Cette circonstance à el'"» seule tendrait à produire l'effet observé . mais il est une autre cause qui neutralise l'influence des vents. L'air est un corps très expansible. Quand il monte verticalement, la pression qu'il supporte est allégée de tout le poids des couches laissées en dessous ; il «e dilate et par le fait même de cette dilatation une partie de sa chaleur libre devient latente : il se refroidit. Un effet inverse se produit quand il descend. L'air sec montant de 80 mètres se refroiilit de 1 degré ; l'air humide se refroidit d'autant moins qu'il contient moins de vapeur d eau. La môme masse d'air sera donc froide ou chaude suivant sa hauteur.
Les glaces perpétuelles se rencontrent mêjne sous la zone torride ; seulement, tandis qu'en Norwége, sous une latitude de 71 degrés nord, ou les trouve à une hauteur de 720 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans les Alpes et les Pyrénées elles ne descendent pas au-dessous de 2700 mètres, et à Quito, sous l'équaieur, elles sont à 4800 mètres. Dans le Mexique, on rencontre à de counes distances les climats brûlants de la zone torride, les clim;its tempérés propres aux cultures de l'Europe moyenne, et les climats du Nord suivant la hauteur à laquelle on s'élève au-dessus du niveau de la mer. (M. D.)
TE^U'Elli. MÉTÉoBOL. Les mouvements de l'air désignés généralement par le mot fempêT prennent des noms divers, ouragan, typhon, cyclone, coup de vent... suivant les lieux où ils sévissent et suivant le degré de violence de la perturbation atmosphérique. Mais tous ont un caractère commun dû à la forme de la terre et à son mouvement diurne de rotation; et ce caractère se rencontre aussi, et par la même cause, dans les perturbaiioDs que l'on voit apparaître