II . . M0TI050MIEBS
VTribuIU. Fam uniq. ENDocTMiBMi.
2' Sous-Classe. — MONSTRES TRIPLES.
Orrtre L M. TRIPLES AUTOSITAIRES.
Ordrv II.
M. TRIPLES Parasitaires
(Is. Geoffroy St-Hilaire.)
Ions tentaculiformes, longs, inégaux, filiformes, fendus en dessous et servant à la préhension ; à thorax composé de douze anneaux, pourvu en dessous d'une sorte d'écusson sternal , se prolongeant jusqu'au vingtième anneau ; à abdomen cylindrique et formé d'un grand nombre d'articles; point de tentacules; branchies en forme d'arbuscules, au nombre de deux, do quatre ou de six, et disposées par paire.* sur le premier, le second et le troisième segments thoraciques; pieds dissemblables, les thoraciques a deux rames, les abdominaux munis seulement de soies à crocliels.
Les Térébelles sont des Annélides marines, dont les espèces connues vivent sur nos côtes de l'Océan et de la Méditerranée, ainsi que dans la mer Rouge et auprès de l'île de France. Elles s'enfoncent dans le sable ou dans des tubes fixés, le plus souvent composés de coquilles entières et do fragments de coquilles plus ou moins mêlés à des grains de sable. Ces animaux ont le corps peu résistant, et ils s'allèreiit promptement une fois qu'ils sont hors de leur enveloppe.
M. Savigny a partagé les Térébelles en trois tribus : 1" T. simples, à trois paires de branchies arborescentes; exemple: la T. coQUiLLiÈiiE , T. conchileza des côtes de France; 2" T. phyzelies, à deux paires de branchies et sans appendices au premier ni au second segment thoracique; exemple : T. scylla de la mer Rouge, et, assure-t-on, deg
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cales de la Rochelle; 3" T. idalies, à une seule paire de branchies; exemple: T. cristalaf Mull.; T. ventricosa, Bosc. (P. G.)
«TEREBELLIDES. ann. — M. Sars , dans son ouvrage iiuilulé Deskrivelser ag iagUagelser (1835), nomme ainsi un genre d'Annélides voisin desTérébelles, dont l'espèce type reçut de lui le nom de R. slrœmii, M. Edwards pense que le Térébellide n'est pas un animal adulte. (P. G.)
TEKEBELLUM. moll.— Fo./. tarière.
TÉIIÉBEIMTHIIVE. caiM. — Voij. pin.
TÉRÉlilIVTIlACÉES. Terebinlhaceœ .
BOT, PH. — La famille établie sous ce nom par A.-L. de Jussieu , dans sa classe des Polypétales périgynes, était composée a peu près des mêmes genres que dans le catalogue du jardin de Trianon par son oncle Bernard ; mais déjà il la séparait en plusieurs sections, et indiquait plusieurs d'entre elles comme devant probablement former des familles distinctes. M. Robert Brown en distingua trois , et rejeta plusieurs des genres qu'on y rapportait à d'autres, comme aux Rutacées et Oxalidées. Plus tard M. Kunth en établit sept : les Térébinthacées proprement dites ou Anacardiées de Brown , les Juglandées, les Burséracées, les Amyridées, les Ptéléacées , les Connaracées , les Spondiacées, M. De Candolie ne les admit que comme tribus d'une famille unique, qu'il considérait lui-mêmecomme imparfaitement connue et définie. Nous avons déjà traité à part les Juglandées , qui se rapprochent plutôt du groupe des Amentacées; les Ptéléacées, qui rentrent dans celui des Rutacées, et en particulier des Zantboxylées ; enfin les Connaracées. il nous reste a faire connaître les quatre autres, que nous allons examiner successivement.
Anacabdiacées. Anacardiaceœ .
Calice à 3-5 divisions plus ou moins profondes, quelquefois davantage, souvent persistant et même accresient. Autant de pétales alternes, insérés sur un disque qui tapisse le fond de la fleur, et souvent la base du calice; de lellesoriequerinsertion, manifestement périgyne dans le plus grand nombre de cas, est, dans quelques uns, ambiguë. Éiamines insérées avec les pétales, en nombre égal et alternes, ou doubles, rareineni plus et alorsqueicjues unesstériles. Filets oïdiuaiie-
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ment libres, plus rarement soudés par leur base, subulésuu filiformes; anthères biloculaires, internes, s'ouvrant par des fentes longitudinales. Ovaire libre ou très rarement soudé avec le calice, ordinairement simple, rarement accompagné de 4 ou .5 autres carpelles stériles ou réduits à leur style, distincts ou cohérents avec le seul fertile : celui-ci surmonté, dans ce dernier cas, de plusieurs styles libres ou soudés; dans les autres cas d'un seul style, que termine un stigmate simple; dans tous, présentant, à l'intérieur, un seul ovule anatrope ou campulitrope , pendant soit du sommet d'un funicule allongé ou filiforme qui s'élève du fond de la loge, soit de la suture de celle-ci à laquelle ce funicuie est adné , d'autres fois ascendant. Fruit indéhiscent, le plus souvenl drnpacé. Graine dressée ou pendante , à té< gunient membraneux souvent marqué d'un hile ventral, quelquefois confondu avec l'en docarpe. Embryon dépourvu de périsperme, à cotylédons planes-convexes, à radicule recourbée et quelquefois cachée entre eux, supère, latérale ou infère.
Les espèces sont des arbres ou arbrisseaux, la plupart des tropiques, au-delà desquels on n'en rencontre qu'un petit nombre, dans les deux hémisphères de l'Amérique ou jusqu'en Europe, où ils s'arrêtent à la région méditerranéenne On en trouve très peu au cap de Bonne - Espérance , et nullement dans la Nouvelle-Hollande. Leurs feuilles sont alternes, simples ou pennées avec impaire, sans points glanduleux et sans stipules ; leurs fleurs souvent incomplètes par avortement, alors monoïques et dioïques , plus rarement parfaites et régulières , dans tous les cas petites et peu brillantes, en épis ou panicules axillaires ou terminales, mais dans lesquelles on remarque souvenl la ien< daiice à une inllorescence définie.
Leursuc est ordinairement résineux; mais l'huile volatile qui lient cette résine en dissolution est souvent d'une àcreté extrême, et ce suc, appliqué sur la peau, et, à plus forte raison, pris a l'intérieur (par exemple celui de plusieurs Sumacs ), détermine des accidents plus ou moins graves : on en attribue même aux émanations seules de quelque»
arbres de cette famille. Mais ces sucs rendent de grands services aux arts, en fournissant quelques uns de ces beaux vernis
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désignés quelquefois sous le nom de laques, qui, blancs d'abord, tant que les innombrables particules de la substance organique qui les forme , encore désagrégées , dispersent la lumière dans toutes les directions , plus tard, quand ces particules décomposées au contact de l'air se sont liées en une masse homogène, passent à une belle couleur rouge ou noire. La première est, par exemple, celle de la laque du Japon, produit du Stagmaria verniciflua; la seconde, celle du vernis du Japon {Rlius veniix) . Deux espèces de Pistachier ( Pistacia Lenliscus et Ailan- Uca) fournissent la résine qu'on appelle Maslic , et une autre (P. Terebinlhus], celle qu'on appelle Térébenthine de Chio : de là l'origine des noms donnés à la famille entière d'après celui de cette espèce, TtpiSiv- 6oç de l'antiquité, quoique celle de la plupart des Térébenthines soit différente, puisqu'on les extrait des Conifères. Dans certains fruits, la pulpe du sarcocarpe prend un assez grand développement pour n'admettre que la proportion d'huile volatile propre à l'aromatiser, et ils deviennent non seulement innocents, mais agréables, ceux du Manguier {Mangifera Indtca), par exemple. La graine est ordinairement oléagineuse, sans mélange de ces autres principes excitants, comme on en a un exemple bien connu dans celle du Pistachier ( P. vera ). D'autres fois ce sont des substances amères et astringentes , qui se mélangent aux sucs et leur communiquent encore d'autres propriétés , comme aux feuilles de quelques Sumacs ( par ex., Rhus coriaria), qui sont riches en tannin , et, comme telles, employées par les corroyeurs.
Pislacia , L. ( Terebinlhus et Lentîscus , Tourn.) — Dupuisia, A. Rich. — Sorindeia, ?et.-lh. —Comocladia,R.Bv.— Cyrlocarpa, Klh. — Odina, Roxb. {Wodur, And. — Haherlia, Dennst. — Lannea, A. Rich.) — Lanneoma, Delil. — Pegia, Colebr. — Solenocarpus , Wight Arn. — Schinus , L. {Molle, Clus. — MuUi, Feuill.) — Duvaua, Klh.— Vauria, Klh. — Pennanlia , Forst. — Lithrœa, Miers ( Llilhi, Feuill. — Malosma, Nuit. ) — Rhus, L. ( Colinits et Toxicodcndron, Tourn. — Metopium, P. Br. — Pocophorum, Neck. — Lobadium et Turpinia,
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Raf. — Schmalzia , Desv. ) — Slyphonia , Nutt. — Dolryceras, W. { Laurophyllus ^ Thunb. — Daphnitis, Spreng.) — AnaphrC' . nium, E. Mey. ( Ileeria, Meisn. — Rœmeria, Thunb. ) — Ozoroa, Delil. — Loxoslylis, Spreng. {Anasillis, E. Mey.) — Aslronium, Jacq. — Melanorrhœa , Wall. — Glula , L.
— Stagmaria, Jack. — Syndesmis, Wall. — Holigarna, Roxb. {Hadeslaphyllum,'Dennsl).
— Mangifera, L. — Erythrostigma, Hassk.
— Anacardium, Rottb. (Cassuvium, Rumph.
• — Acajou , Tourn. — Acajuba , Gaertn. — Rhinocarpus, Bert. — Monodynamus, Pohl.)
— Semecarpus, L. — Bouea, Meisn. — Buchanania, Roxb. {Launzea, Buch. — Cambessedea , Klh. ) — Phlebochilon , Wall. — Cardiophora, Ben th.
A ces genres, on en joint avec doute plusieurs imparfaitement connus : Huerlea, R. Pav. — Rumphia, L. — Augia, Lour. — Et enfin un anomal, Sa&ia, Colebr.
Spondiacées. Spondiaceœ.
Cette petite famille est souventréunie à la précédente comme simple tribu. Elle n'en diffère, en effet, que par son fruit, qui est une drupe avec un noyau à loges au nombre de 2 à 5 , et procédant d'un ovaire surmonté d'autant de styles courts. Du reste, ses fleurs sont de même diclines par avortement et diplostémones , les étamines et les pétales insérés sur un disque tapissant le fond de la fleur, les loges du pistil contenant un seul ovule pendant; la graine dépourvue de périsperme, avec un embryon dont la radicule est tantôt droite et supère , tantôt infère et réfléchie. Leurs espèces sont de même des arbres des tropiques à feuilles imparipennées. Le fruit de la plupart d'entre elles est bon à manger.
GENRES
Spondias, L. {Mombire, Plum. — Harpe' phyllum'*, Bernh.) — Sclerocarya , Hochst.
— Ponpartia, J.
BuRsÉRACÉEs. Burseraceœ.
Calice 3-4-5-fide, persistant. Pétales alternant en nombre égal, plus longs, insérés sousundisquelibreou tapissant le fond de la fleur, à préfloraison le plus souvent valvaire. Élaminesen nombre double, insérées avecle» pétales, plus courtes qu'eux ; à filets tubuleux, libres ouinférieureraent soudés; à aa«
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thèresintrorses, biloculaires, s'ouvrantdans leur longueur. Ovaire libre, sessile, dans chacune des loges duquel, au nombre de 2 à 5, sonlsuspendus, vers lesomnietde l'angle in- Itorne deux ovules collatéraux et anatropes. Style nul ou simple; stigmate indivis ou 2-5-lobé. Fruit drupacé contenant de 1 à 5 noyaux distincts, nionospermcs ; d'autres fois une capsule à déhiscence seplicide et à endocarpe presque osseux. Graines suspendues , arrondies ou anguleuses, rarement comprimées et bordées d'une membrane.
Embryon sans périsperme, à cotylédons plissés et chiffonnés, quelquefois tripartis ; à radicule oourle, droite, supère. Les espèces, répandues sur toute la zone tropicale , et surtout en Afrique, sont des arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, composées de folioles alternes ou opposées avec une impaire terminale, quelquefois parsemées de points transparents , accompagnées ou dépourvues le plus souvent de stipules pétiolaires. Les fleurs complètes ou incomplètes paravortement, et petites, sont disposées en grappes ou épis, axillaires ou terminales.
Leurs parties sont remplies de sucs résineux, dont plusieurs sont répandus dans le commerce sous le nom de Baumes ou d'Encens. Nous ne citerons que les plus connus, comme le Baume de la Mecque fourni par le Balsamodendion opobalsamum ; celui de Gilead, par le B. Gileadense; la Myrrhe, par le B. Myrrha ; la Gomme clemi , par Vlcica heplaphylla. C'est le Boswellia serrala qui produit dans l'Inde le véritable Encens, sous le nom duquel on met en circulation plusieurs autres matières résineuses , les unes titrangères à cette famille, les autres qui lui appartiennent. Dans les pays tropicaux , où habitent ces différents arbres, ce sont ordinairement les branches elles-mêmes , tout imprégnées de leurs sucs, qu'on fait brûler dans les temples. Il est clair que ces produits jouissent, à des degrés divers, des propriétés stimulantes qui appartiennent généralement aux résines, et c'est à ce titre que plusieurs sont employées par la médecine.
GENRES
Boswellia , Roxb. ( Libamts , Colebr. ) — Vrotium, Burm. — Balsamodendron , Klh.
( Heudelotia , A. Rich. — NioUout , Ad. — Balsamea, Gled. — Balessam, Bruc. — Com-
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miphora, Jacq.) — Elaphrium, Jacq. — /ttliania , Schlecht. non Llaw. (Hypoplerygium, Schlecht.) — Icica, Aub\. — Bursera, incq. — Tralliniclcya , W. {^ Dacryodes ^ Vahl.) — Marignia, J. [Dammara, Gœrtn.) — Canarium , L. ( Pimelea , Lour. non Banks Sol. — Colophonia, J.) — Hedivigia, Sw. {Tetragaslris , Gœrtn. — Schivcegriche^ nia, Reich. — "i Caproxylon , Tuss. — ? Knorrea, Moc. Sess. ) — Garuya , Roxb. [Kunlhia, Dennst.) — Hemp^ichia, Ehr.
Après ces genres , M. Endlicher en place avec doute plusieurs imparfaitement connus: Fagaraslrum, Don. — Picramnia, Sw. — Methyscophyllum, Eckl Zeyh. — Tapiria, J. {.loncquelia, Schreb.) — Lonreira, Meisn. non Cav. (Toluifera, Lour ) — Triceros, Lour. — Barbylus, P. Br. — l'ochylobus, G. Don.
Amvridées. Amyrideœ.
Cette famille est composée jusqu'ici d'un genre unique, VAmyris, L. [Elemifera, Plum. — Lucinium , Pluckn. ), considéré par plusieurs auteurs comme devant rentrer dans la précédente , et y fournir seulement je type d'une tribu distincte par son ovaire uniloculaire, et ses cotylédons lisses et charnus. Elle offre aussi de grands rapports avec les Auranliacées, avec lesquelles elle lie les Burséracées. Ses feuilles sont de même ponctuées, et son suc résineux, VA. Plumerii en fournit un qu'on confond dans le commerce avec VElemi, et VA. balsamifera donne le bois de Rose (lignum Rhodium). Toutes les espèces croissent dans l'Amérique tropicale on septentrionale.
En recherchant les caractères communs de ces quatre familles, lesquels doivent donner ceux de la classe des Térébinthacées ou Térébinthinées, on trouve un calice à 3-5 divisions; autant de pétales alternes ; des étamines en nombre égal ou double insérées avec les pétales sur un disque libre ou tapissant la base du calice; ovaire à une ou plusieurs loges contenant un ou deux ovules, le plus souvent suspendus, surmonté d'autant de styles simples ou sou • dés, devenant un fruit capsulaire ou plus souvent charnu, tantôt monocarpellé, tantôt à noyau pluriloculaire ou à plusieurs noyaux; un embryon sans périsperme, droit ou courbé ; des feuilles ordinairement pennées, alternes; des fleurs souvent uni-
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seiuées par avortement; des sucs résineux. (Ad. J.)
TEREBIIMTHUS. bot. ph. — Voy. pistachier.
TEllEBRA. MOLL. — Voy. vis.
*TEREBKALI A (Terebra, nom de genre).
MOLL. — Genre deGasléropodes du groupe des Gérites, indiqué par M. Swainson ( Treal. Malac, 1840). (G. B.)
TÉRÉBRANTS. Terebmnlia. ins. — Famille de l'ordre des Thysanoptères, établi par M. Haliday. Voy. thysanoptères. (Bl.)
TÉRÉBRATULE {terebratus, percé).
MOLL. — Genre de Mollusques brachiopodes ayant une coquille inéquivalve, régulière et symétrique, subtrigone ; attachée aux corps marins par un pédicule court tendineux ; la plus grande valve a un crochet avancé, souvent courbé, percé à son sommet par un trou rond ou par une échancrure. La charnière a deux dents. L'intérieur de la coquille présente, en outre, deux branches presque osseuses, grêles, élevées, fourchues, et diversement rameuses, qui naissent du disque de la plus petite valve et servent de soutien à l'animal. L'animal ovale, oblong ou suborbiculaire , plus ou moins épais, a les lobes du manteau très minces et garnis au bord de cils peu nombreux et très courts. La masse abdominale est peu considérable, la bouche est médiane, et l'intestin assez court est enveloppé par un foie petit et verdâtre. De chaque côté du corps se trouve un appendice cilié tantôt libre et tourné en spirale pendant le repos, tantôt fixé sur les tiges minces et diversement contournées, mais régulières et symétriques , d'un appareil apophysaire intérieur, plus ou moins considérable. Les branchies consistent eu un réseau vasculaire étalé sur les parois du manteau. Le genre Térébratule comprend un certain nombre d'espèces vivantes et un nombre beaucoup plus considérable de fossiles des terrains anciens et des terrains secondaires; ces fossiles, remarqués en même temps que les Ammonites et les Bélemnites, avaient d'abord reçu le nom vulgaire de Poulelte , ou Coq et Poule, en raison de la forme des espèces plissées et ailées, telles que la Terebralula alata du terrain de craie. Linné avait confondu avec les Anomies les quelques espèces vivantes qu'il connaissait, mais Bruguière,
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dans les planches de l'Encyclopédie, établit le genre Térébratule. Ce genre, quant aui espèces fossiles, a été subdivisé en plusieurs autres par Soverby d'abord , qui a fait le genre Spirifer , puis par MiM. de Buch, Dalman , etc., qui ont établi les genres OrthiSf Leptœna, Dellhyris, etc. Voy. l'atlas de ce Dictionnaire, MOLLUSQUES, pi. 9. (DuJ.)
*TÉ1JÉBRATIILHES moll. — Nom donné par Schlotheim à des Térébratules fossiles du terrain de transition qui sont des Spirifer, ou des Trigonolrela, ou des Deihyris pour d'autres naturalistes. (DuJ.)
TÉRÉDIME. MOLL.— On désignç, sous ce nom, une espèce de Mollusque qui a des caractères intermédiaires aux genres Pholade et Taret. Les couchyliologistesonicru, jusqu'à ce jour, devoir en faire un groupe générique qui renferme deux espèces fossiles, la TÉRÉDiNE MASQUÉE, 7 eredwapeJsonaYa Lamk., et la Térédine bâton, Teredina bacillum Lamk. Cette dernière, empruntée à Brochi par Lamarck, ne serait, suivant M. Deshayes, qu'une Clavagelle découronnée, dont les valves sont restées engagées à l'extrémité du tube.
M. Deshayes, qui a étudié avec le plus grand soin la Térédine masquée et qui en a donné une description exacte et très détaillée, lui assigne les caractères suivants:
Animal inconnu.
Coquille globuleuse, équivalve, régulière, à crochets saillants, couverts par une pièce dorsale (écusson) ovalaire, médiane; point de ligament; des cuillerons épais dans les crochets, fixés a l'extrémilé d'un tube conique ouvert postérieurement.
Tube calcaire, épais, solide, subcylindrique, sans cloison, beaucoup plus gros en proportion et plus court que celui des Tarets. Lorsque ce tube est entier, sim extrémité postérieure est terminée par une portion de couleur brune et de nature cornée. Le trou rond de cette portion cornée est presque toujours simple; il offre quelquefois, dan,* certains individus, une disposition qu'on ne trouve dans aucun genre des deux familles du groupe des Mollusques tubicoles, c'est-adire des Tuuicolées et des Pholadaires. Celte disposiiion consiste en ce qu'on y voit six crêtes longitudinales, saillantes, très aiguës, espacées avec une grande régularité et divifuut le contour en six arceaux réguliers.
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«ous divisés par une crêle médiane qui règne dans le fond de chacun d'eux.
D'après celle description, on reconnaît que la Térédine masquée appartient réellement au genre Pholade en raison de son écusson médio-dorsal , et qu'elle se rapproche du genre Taret à cause de son tube calcaire, avec cette diiïérence que son exlréniilé postérieure est cornée.
M. Deshayes a très bien constaté que l'épaisseur du tube calcaire de celte espèce, dont les couches s'intercalent avec celles de la portion cornée, n'est point le résultat de la fossilisation; il a observé, en outre, dans la collection deM.Arnoud deChâlons, une valve de Térédine très jeune qui était libre, isolée et sans connexion avec le tube. Cette valve lui a offert la plus grande ressemblance avec celle du Xylophage {voy. ce mol) de Sowerby. Il a reconnu, enfin, que la coquille bivalve de la Térédine masquée, qui est ordinairement fixée à l'extrémité antérieure du tube calcaire, a une certaine ressemblance avec celle des Pholades et celle des Tarets, et qu'en observant avec soin les stries fines et subgranulenses de la surface de la coquille de la Térédine masquée, on peut constater que celle coquille était d'abord très bâillante en avant, et qu'ensuite l'espace de l'ouverture est rempli d'une lame calcaire épiphragmaire, comme cela a lieu dans un grand nombre de Pholades et d'après nos observations dans le Taret du Séné ■ gai (voy. taret), lorsque, pour se mettre ;iu repos, il ferme son ouverture antérieure par une cloison épiphragmaire.
D'après l'ensemble de tous ces caractères, on conçoit que M. de Blainville se soit cru fondé à supprimer le genre Térédine et à en faire rentrer les espèces dans le genre Pholade, nonobstant l'existence du tube calcaire cl corné qui les rapproche beaucoup des Tarets.
La îongneur du test de la Térédine, en y comprenant le tube et la coquille, est ordinairement de 2 pouces environ, ei son diamètre le plus grand de 8 ou 9 lignes. Un individu de la plus grande tiiille, recueilli par M. Drouay de inhalons, est long de 4 pouces 8 lignes (127 millimètres), et son diamètre est de 1 pouce (27 millimètres) au sommet.
On n'admet, eu létal actuel de la science,
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que deux espèces de Térédines, toutes deux fossiles, comme nous l'avons dit: l'une, la Térédine masquée, qui est du terrain tertiaire de Paris, des terrains à liL-niies des environs dÉpernay et de la montagne de Reims, et de la craie inférieure de Saint Paul Trois- Chàteaux, département de la Drôme; l'autre, la Térédiyie bdlon, qui se trouve à Madiffort, en Angleterre.
Ces deux espèces vivaient dans le boia (autre ressemblance avec les Tarets). M. Deshayes a vu des morceaux de bois fossiles tellement rongés et remplis de Térédines masquées, qu'il existait a peine entre elles des restes de la trame fibreuse du bois fossilisé. (L. Laurent.)
TEREDO. MOLL. — Nom latin du genre Taret.
TEREDOSOMA, Curtis { Annals of nat.
hist., t. V, p. 277). INS. — Synonyme de Teredus Dejean, Shuk., Er. (C.)
*TEREDUS (reprisa,;, ver qui ronge le bois ou la laine), ins. — Genre de Coléoptères tétramères , tribu des Colydiens-Colydiniens, proposé par Dejean {Catalogue, 3* édit., p. 338), publié par Shukard ( Col. delin., pi. 34, fig. 6). et adopté par Erich-son (Naturg. der 1ns. Denis., 1845, p. 281). Ce genre renferme 3 espèces : les T. nitidus F., costipennis et puncticollis Dej. La 1" est propre à la France, et on la rencontre quelquefois aux environs de Paris ; la 2* se trouve près de Carthagène; et la 3* est de patrie inconnue. (C.)
*TEREKIA. OIS. — Genre établi par le prince Ch. Bonaparte sur le Limosa Tcrelc. Temm. Voy. barge. (Z, G.)
* TERELLIA {r\pr,v, tendre), ins. — Genre de Diptères, delà famille des Alhéricères, tribu des Mnscides, sous-tribu des Téphrilides, créé par M. Robineau-Desvoidy (Essai sur les Myodaires, i 830) et adopté par M Macquart. Les TerelUa, qui se distinguent particulièrement par leurs ailes sans tache et par leurs nervures alaires perpendiculaires, comprennent un petit nombre d'espèces, plus communes dans le Midi que dans le Norçl , et qui vivent sur les Chardons, Sariettes, Chrysanthemums, etc. L'espèce tyiiM est le T. pallens Meig., qui se trouve dans le midi delà France et en Algérie. (E. D.)
*TERE!W1"IA (WpYjv, tendre; p^v.'a, mouche), ins. — Genre de Diptères , de U
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famille des Albëricères, tribu des Muscides, gous-tribu des Lauxanides, créé par M. Macquart {Dipl. des Suites à Diiffon àe Rorel, 1825) aux dépens des Lonchœa, et ne comprenant qu'une seule espèce, propre à l'AI- (emagne {T.laiicornisUeiq,.). (E. D.)
*TERENIA (t/ûïiv, tendre), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Albëricères, tribu des Muscides, créé par M. Robineau-Desvoidy (Essai sur les Myod.y 1830) et qui n'est pas adopté par M. Macquart,
(E. D.) I *TERETRIIJS {riptrpov , tarière), ins. —
Voy. HISTÉROÏDES.
*TÉRÉTULARIÉS. Teretularia (Teres, grêle). HELM. — M. de Blainville appelle ainsi une famille de Vers apodes aquatiques dans laquelle prennent place les genres Tubulan, Ophiocéphale, Cérébralule, Borlasie, Bonellie, Lobelabre, Prostome. Celle famille , à laquelle il faut évidemment réunir les Deroslomes, alors connus, et que sont venus augmenter beaucoup de genres dé-' couverts depuis lors , répond à peu près exactement aux Turbellariées Rhabdocèles de M. Ehrenberg. Celte famille des Térélulariés et celle des Planariés composent l'ordre des Aporocépbaiés, Blainv., ou Turlellariés, Ehrenb. (P- G.)
*TEnETULL'S («ères, cylindrique), poiss.
— Genre de Cyprénoïde, indiqué par Rafinesque (Ichlh., Ohiens., 1820). (G. B.)
♦TERGILLA. akach. — C'est un genre de l'ordre des Acariens, indiqué par Heyden dans le journal Vlsis, mais dont les caractères génériques n'ont pas encore élé publiés. (H.L.)
TERGIPES(«ergfMm, dos ; pes, pied), moll. — Genre de Mollusques gastéropodes, établi par Cuvier pour la Limax Tergipes de Forskal ou Doris lacinulata de Gmelin, et quelques autres petites espèces ayant la forme des Éolides et deux tentacules seulement, avec une rangée de branchies cylindriques le long de chaque côté du dos. Chacune de ces branchies est terminée par un petit suçoir, et peut servir, dit-on, à l'animal comme de pieds pour marcher sur le dos. (DuJ.)
*TERIAS (Tïipaç, nom mythologique).
INS. — Swainson {Illuslr., I, 1821) indique ious ce nom un genre de Lépidoptères diurnes, tribu des Papilionides, adopté par M. le docteur Boisduval (Lep. des Suites à
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Buffon,àe l'édit. Roret, I, 1836), qui l'avail précédemment désigné sous la dénomination de Xanthidia, et qui y place plus de cinquante espèces, toutes étrangères à l'Europe et dont la plupart appartieiînent à l'Amérique méridionale. Les Chenilles, qui sont grêles et linéaires, vivent en général sur les plantes de la famille des Légumineuses. Nous citerons comme type le 7.
Nicippe Boisduval et Leçon le, qui se trouve communément à la Caroline, au Mexique, etc., et dont la Chenille vit sur le Cassia et le rnfolium. (E. D.)
TERMES. INS. — Voy. termite.
*ÏERMIEI\1S. Termii. ins. — Tribu de l'ordre des Névroptères, comprenant le seul genre Termes. Voy. termite.
TERMINALIÉES dot. ph. — Syn. de Myrobolanées. Voy. combrétacées.
TERMINALIER. Terminalia. bot. ph.
— Genre important de la famille des Combrétacées , de la tribu des Terminaliées, à laquelle il donne son nom, établi par Linné {Manlissa, 21), et dont on connaît aujourd'hui plus de 50 espèces. Ce sont des arbres et des arbrisseaux répandus dans toutes les parties de la zone intertropicale , dont les feuilles sont ramassées aux extrémités des branches; dont les fleurs, polygames par avortement, sont apétales, décandres , et donnent pour fruit un drupe anguleux ou comprimé, à noyau ligneux, monosperme.
La principale espèce de ce genre est le Ter- MiNALiEU Badamier, Terminalia CatnppaLin., arbre des Indes orientales et cultivé dans les Antilles. Elle porte les noms vulgaires de Badamier, Badamier-amande. Ses feuilles obovales , rétrécies à la base, portent en dessous un duvet mou, et de petites glandes à côté de leur nervure moyenne, vers la base. Ses graines sont comestibles ; leur goût rappelle celui de la Noisette. Ou les emploie aussi en médecine, en émulsions adoucissantes et pectorales. EnGn on en extrait une huile bonne à manger, et qui se recommande, en outre, par sa difficulté à rancir. On indique également comme alimentaires les graines du Terminalia Moluccana Lam. (P.D.) TERMITE. Termes, ins. — Genre de l'ordre des Névroptères, très reconnaissable aux caractères suivants : Une tête grosse, portantsur son sommet trois ocelles, et en avant
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des antennes courtes et moniliformes ; des ailes parcourues par des nervures longitudinales, mais n'ayant que des nervures transversales rudimeniaires; des tarses composés de quatre articles, etc. Les Termites ont des mandibules, des mâchoires et des lèvres dont la forme et le degré de développement sont très semblables à ceux des pièces de la bouche des Orthoptères. Ces Insectes se rapprochent en effet d'une manière évidente de ces derniers, et si les caractères des ailes ne les en distinguaient bien réellement, il y aurait fort peu de différences essentielles à signaler. Les Termites sont des Névroptères Orlhoptéroïdes. A une certaine époque, M. Brullé avait cru devoir en former un ordre particulier; mais cette opinion n'a point prévalu. En effet, admettant cette séparation, il n'y gurait pas de raison pour ne pas séparer les Névroptères en quatre ou cinq ordres.
Les Termites sont dispersés dans les régions du monde les plus différentes; néanmoins, ils ne s'étendent pas au-delà des pays chauds ou au moins tempérés. On n'en a pas décrit plus de 25 à 30 espèces, mais comme ce sont des Insectes d'une grande fragilité, d'une conservation difficile , nos collections ne renferment certainement qu'une petite partie des espèces répandues dans les différentes contrées. Les Termites ont attiré l'attention des naturalistes et surtout des voyageurs à raison de leurs mœurs, de leur singulière industrie et de leurs habitations. Par leurs habitudes sociales ils ressemblent beaucoup aux Fourmis. Aussi sont-ils connus très généralement tous le nom de Fourmis blanches. Ces Né- Nroptères forment des réunions nombreuses cl construisent des demeures qui atteignent souvent des proportions énormes.
Cinq formes de l'espèce ont été bien constatées parmi les Termites : Les mâles et les femelle»^ pourvus d'ailes. Ensuite les individus nommes ordiuairement soldais et regardés par Lîitreille et quelques autres naturalistes comme des individus neutres. Ceux-ci, remarquables par la grosseur et rallongement de leur tète , et par le grand développement de leurs mandibules, ont aussi le corps plus robuste que les mâles et les femelles, et demeurent privés d'ailes. Les ouvrières, considérées par la plupart des enlon:ologistp.s, comme étant simplement