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Étage des Molasses.
Sjn.: Partie inférieure du groupe Miocène de Bl. Lyell et du Terrain icrlinire moyen.
D.iiis le bassin parisien, la base de cet étasc est composée de Sables qiiarizeux quelquefois micacés d'une grande épaisseur, renfermant des bancs de Grès qu'on exploite à Fontainebleau, à Orsay , à Montmorency, etc., pour le pavage de Paris. On y trouve des Oslrea flabellula ; Cyiherea nilidula, îœvigala elelegans; Cerilhium lamellosum, cristalum et mutabile, etc.
A ces Sables et Grès succède un dépôt d'eau douce formé d'Argile, de Calcaire travertin, de Silex meulières ou molaires, dans lesquels on voit fréquemment quelques débris de végétaux, tels que graines de Chara mcdicaginula et heliclres ; Carpo- Itlliesovulum; Nymphœaarelhusa; Lycopodilcs squamnlus; et des coquilles lacustres, telles que Polamides Lamarckii; Planorbis cornea; llelix Lomani; Lymnea venlricosa et cornea , etc.
Comme l'étage précédent, celui des Molasses change plus ou moins de composition, suiv.int les localités. En Auvergne, il est représenté par des couches d'Arkose, de Métaxite, de Marnes et de Travertin, parfois rose (environs de Bourges), d'autres fois tuberculaire, avec Grès pisasphaltique, veines de gypse, Schiste inflammable (Dusodyle), susceptible d'exploitation. Sur quelques points de ces dépôts on rencontre des conglomérats presque entièrement formés de Cypris faba. Ces couches diverses contiennent de nombreux débris de Mammifères (Pa/œo/Zicn'um, Antracolherium, Rhi~ 7iocsros, etc.). On y a également trouvé des riébris d'oiseaux, et, chose remarquable, des œufs et des plumes fossiles d'une parfaite conservation.
Dans le Midi de la France, notamment aux environs d'Aix et de Narbonne, l'étage que nous décrivons est représenté par des Molasi^es (Grès quarlzeux, mélangés de M.n !ie, avec grains de Feld.^path et de Mica); ûu Calcaire travertin parfois tuberculaire , des Marnes, des brèches calcaires, avec Couches subordonnées de Lignite et de ii\ pse. A Aix , on y a trouvé abondamment des (Icbris d'insedes, et surtout de Poisson», en pallie analogues à ceux du remar-
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quable dépôt de Monle-Boica , en Italie, qu'on rattache à l'étage parisien.
On rapporte également à l'étage dej Molasses le Schiste siliceux zootique de Bilin , en Bohême, que quelques géologues considèrent comme faisant peut-être partie soit des Faluns, soit même du Crag.
Ce Schiste, appelé Tripoli, formant une couche étendue d'une puissance de 4 à 5 mèires, est employé depuis longtemps dans les arts sous forme de poudre pour polir les métaux. Le professeur Ehrenberg, en l'examinant avec un microscope puissant , a positivement reconnu qu'il est entièrement composé de carapaces siliceuses d Infusoires auxquelles ou a donné le nom de Gaillonella distans. La petitesse de ces animalcules est telle, et leur nombre si prodigieux, que pour en donner une idée il suffira de dire que chaque pouce cube de Schiste eu contient plus de 411 millions.
Étage des Fainns.
Syn. : Partie supérieure du groupe Hliocène «le M. Ljrell el du Terrain tertiaire moyen.
On nomme Faluns diverses couches formées presque en totalité de coquilles brisées dont on se sert pour amender les terres dans quelques localités, comme aux environs de Tours et de Bordeaux. On rencontre les Faluns dans plusieurs autres parties du globe, notamment aux alentours de Vienne (Autriche), en Palagonie et en Australie, où leur puissance dépasse quelquefois 300 mètres.
Ces dépôts coquilliers, qui ne se présentent point aux environs de Paris, alternent parfois avec des couches d'Argile, de Marnes, de Calcaires grossiers, de Sables et Grès ferrugineux contenant des amas ou rognons d'Hydrate de Fer, et quelquefois du Bitiitne comme à Bastennes , près de fjax (département des Landes). C'est de ceiie localité qu'on lire presque tout le bitume employé ïïn Europe.
Indépendamment des fragments de Mollusques qui composent les Faluns, on y trouve aussi une innombrable quantité de coquilles entières plus ou moins bien conservées et présentant une grande analogie avec les espèces qui vivent actuellement. Nous cile.rons surtout le Hoien siliquariits;
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la VcDwpea MenarcU ; les Cardium muUicostaturn el hians ; le Pectunculus glycimeris ; les Arca diluvii et barbala; i'Oslrca viri^itiica; le Trnchus Bonneili ; le Ccrilhium vulgalum; le Pleurotoma rainusa; les C?/prœa sanguinolenla, leporina el coccineUa; le Conus ponderosus ; les Rostellaria pes- Pelicani el curvirostris , clc. On y a aussi reconnu des Poissons, des Reptiles et de grands Mammifères , tels que Duwlherium, Lophiodon, Rhiiioceros, Maslodonle, Hippopotame, elc.
C'est à l'étage des Faluns qu'appartient le Calcaire d'eau douée de la célèbre butte ossifère de Sansan, près d'Aiich (Gers), dans laquelle M. Lartet a trouvé un si grand nombre d'ossements fossiles de Mammifères, tels que Pa'.œotherium Aurelianeme , Rlunoceros incisivus, brachypus et telradaclylus , Sus chœrolherium et lemuroides ; Felts anliqua, quadridenlata et palmidens; Viverra zibethoides ; Amphiclyon majoi' et minor ; Luira dubia; Talpa major et minula ; Mygale anliqua, etc., ainsi que des débris d'Oiseaux, de Tortues et autres animaux. Mais ce qui rend ce gisement très intéressant, c'est que AI. Lartet y a découvert aussi des dents et des mâchoires de Quadrumanes appartenant à une espèce de Singes {Pilhecus antiquus) du groupe des Orangs-Oulangs, animaux dont on ne connaissait point encore l'existence à l'état fossile.
Étage du Cragr.
Syn. : Formation Pliocène de M. Lyell ; Terrain ternaire stt/ie'rieur; Terrain quaternaire de plusieurs ge'ologue;.
Les Anglais ont donné le nom de Crag à un dépôt d'environ 10 mètres de puissance qui existe dans le comté de Suffolk. Il yconibiâic principalementen une série de couches rnarines de sables quartzeux colorés en rou- (geàtre par des matières ferrugineuses. Ces sables contiennent un grand nombre de dé- \)ris de Mollusques peu altérés, mais qui ont ^ris la teinte ocreuse des matières minérales lui les recouvrent. Tels sont le Fusus conrarius, le Murex alveolatus, la Cyprea cociineiloides, la Volula Lamberli.
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L'étage du Crag forme de grandes accumulations sur divers points de l'Europe. Eu France, une partie de la Bresse, toute la vallée du Rhône jusqu'à la Méditerranée, eo sont entièrement formées. Ce sontordinairemeii t des couches de poudi ngues et galets avec sable quartzeux et argile limoneusearénifère; mais le plus puissant dépôt de ce genre est celui qui constitue les collines sub-apennines <iui s'étendent sur les deux versants de la chaîne des Apennins. 11 est généralement formé par des Argiles et des Sables alternant avec des Marnes et des Calcaires arénifères. Ces diverses couches, qui ne présentent plus les teintes rouges du dépôt de Sulfolk, contiennent un grand nombrede coquilles parmi lesquelles nous citerons le Pectunculus glycimeris, \:i Panapea Aldrovandi , U Pinna nobilis , le Pecten jacobeus , la Venus verrucosa, la Rosleilaria pes-Peiicani . la Cassidaria echinophora, le Buccinum mutabile, etc.
C'est à l'étage du Crag que se rapportent les nombreux débris de Mammifères qu'on trouve au val d'Arno supérieur, en Toscane, tels que Elephasmeridionalis, Maslodon anguslidens, Hippopolamus major, etc. On a pu constater la présence de l'étage du Cru;.; dans diverses autres contrées d'Europe el le reconnaître jusqu'à la Nouvelle-Hollande, où l'on assure qu'il s'étend sur des surfaces d'une centaine de lieues carrées.
Dans la description des divers étages du Terrain paléolhérien , nous n'avons point parlé des végétaux fossiles , nous réservant de reproduire ici quelques paragraphes d'une intéressante thèse de botanique que M. Raulin vient de présenter et de soutenir a h, Faculté des Sciences de Paris. Dans ce Mémoire, intitulé : Sur la transformation de la Flore de l'Europe centrale pendant la période tertiaire, M. Raulin indique, sous forme de tableaux détaillés , tous les végétaux fossiles qui peuvent être rapportés, suivant lui, aux étages Eocène, Miocène et Pliocène. Puis , ne tenant plus compte que des familles qui ont au moins quatre représentants ou espèces dans l'un de ces trois étages, il résume sou travail par le tableau suivant
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