‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 138 sur 147 · ROTATION DE LA TERRE · texte numérisé non relu

ROTATION DE LA TERRE

Le sphéroïde terrestre tourne sur luimême, d'un mouvementuuilorme,en86l64 secondes de temps moyen. La durée d'une rotation entière, qui constitue le joitr sidéral, est donc moins longue de 236 secondes que le jour moyen de 24 heures. Le sens du

TER

mouvement est celui de l'occident à l'orient, c'est-à-dire do droite à gauche pour un observateur qui aurait les pieds sur le pion de l'cquateur et la tête tournée du côté de riiémisphère nord de la Terre. L'axe de la rotation est le diamètre des pôles, dont la direction reste invariable, sauf la lente déviation qui produit les phénomènes de nutation et de précession dont il sera question plus loin. Enfin, la position géographique des pôles est également invariable, ainsi qu'en témoigne l'invariabilité correspondante des latitudes des divers lieux de la Terre.

La rotation terrestre se manifeste, comme on le sait, par un mouvement apparent, de sens contraire, qui entraine la sphère céleste d'orient en occident ; c'est ce qu'on nomme le mouvement diurne. Les étoiles, le Soleil, la Lune et les planètes participent à ce mouvement ; mais tandis que les étoiles situées à des distances infinies de la Terre, décrivent uniformément, à chaque rotation, des cercles parallèles au plan del'équateur, le Soleil, la Lune et les planètes sont en outre animés de mouvements propres qui proviennent, soit de leurs mouvements réels dans l'espace, soit du mouvement de translation de la Terre. Leurs trajectoires diurnes ne sont plus rigoureusement des parallèles, et leur» vitesses ne sont plus constantes. Il en résulte qu'au lieu de revenir au méridien après des intervalles constants, égaux en durée à la durée du jour sidéral, il s'écoule entre leurs passages par ce plan des temps inégaux et variables.

Pour le Soleil, il est eu réalité immobile relativement à la Terre ; mais celle-ci circulant autour de lui en une année, le déplacement réel qu'elle éprouve se transforme, pour un observateur situe à sa surface, en un déplacement apparent du Soleil, qui semble parcourir en une année tout un grand cercle de la sphère céleste, d'occident en orient. La conséquence du mouvement de translation de la Terre, combiné avec son mo\ivemenl de rotation, c'est que le Soleil letarde chaque jour sur une étoile, pour i/ii passage au méridien. Les jours solaires ont donc plus grand* que le jour sidéral, el, comme on l'a vu plus haut, la différence moyenne est de 236 secondes. De plus, comme la vitesse de la Terre sur son orbite

TER

varie aux diverses époques de l'année, que le plan dans lequel elle se meut ne coïncide pas avec celui de son équaleur, il en résulte encore que les jours solaires vrais sont inégaux entre eux, ce qui a nécessité l'adoption, pour les usages civils, d'un jour moyen qui se divise, comme on sait, en 24 heures ou 1 440 minutes, ou enfin 86 400 secondes.

Le jour sidéral se divise pareillement en 86400 secondes sidérales, et l'on construit, pour les observations astronomiques, des lendules réglées sur letemps sidéral, lequel temps d'ailleurs, par sa constance et son uniformité, est le véritable régulateur du temps, soit dans les sciences, soit dans les usages civils.

Le mouvement de rotation du globe terrestre se manifeste par d'autres phénomènes encore que le mouvement ditfrne de la voûte étoilée. En premier lieu, on a constaté la déviation, très petite il est vrai, qui a lieu dans la direction suivie par un corps tombant librement d'une grande hauteur, par exemple dans un puits de mine : ce corps tombe au sud-est de la verticale du point de départ. Les expériences de Léon Foucault faites à l'aide d'un pendule librement suspendu ou d'un tore ou gyroscope, sont aussi une confirmation expérimentale de la rotation de la Terre. L'aplatissement de la Terre aux pôles est également la conséquence naturelle de cette rotation, si, comme on le croit, la Terre a été originairement fluide. Enfin, les expériences sur le pendule montrent quela pesanteur va en diminuant graduellementd'intensité del'équateur verscliaque pôle, el que la diminution totale est égaleà;;^,; mais la dépression polaire,telle qu'elle résulte des opérations géodésiques, n'entre dans cette fraction que pour une part égale à —; la différence^ est précisément celle qu'indique le calcul et qui provient de la force centrifuge développée par le mouvement de rotation.

La durée de la rotation terrestre avait été jusqu'ici considérée comme constante: mais des observations des anciennes éclipses comparées à la théorie de la Lune et aux tables lunaires, M. Delaunay a cru pouvoir conclure que l'inégalité connue sous le nom d'accélération séculaire du mouvement delà Lune est composée de deux parties .-l'une réelle, qu'indique lalhéorie; l'autre apparente, qui

TER

aurait pour cause un lent accroissement dans la durée de la roîation terrestre. La cause physique de ce ralentissement serait dans la réaction de la Lune sur l'onde oté;inique , dont le mouvement à la surfnce de la Terre constitue les marées. Les calculs de M. Dclaunay indiquent, pour la durée du jour sidéral ou delà rotation terrestre, une augmentation d'une seconde eu cent mille années environ.

MOUVEMFNT DE TRANSLATION DE LA TERHE,

L'orbite décrite par la Terre en une année est une courbe qui, abstraction faite des perturbations qu'elle subit, peut être considérée comme plane; c'est, de niêineque les autres orbites planétaires, une ellipse ayant pour foyer le centre du Soleil. Tout Immonde sait que notre globe accomplit sa révolution en une année. Mais il y a diverses définitions de l'année, auxquelles correspondent des durées dilTérenles de ces périodes.

L'année sidérale s'entend de l'intervalle compris entre deux retours consécutifs du centre du Soleil à une même étoile, ou du centre de la Terre à une même étoile, selon qu'on se place au point de vue des apparences ou de la réalité. La durée précise de l'année sidérale est 365 jm 2 563 744 ou 365 jours moyens 6 heures 9 minutes 10 secondes 2.

L'année tropique est l'intervalle qui s'écoule entre deux passages consécutifs de la Terre aux mêmes équinoxes . En vertu du phénomène de la précession, sa durée est plus courte de SO™ 23^ 11 que l'année sidérale. Elle est 36oj'" 2422 166, c'est-àdire 365 jours moyens 5 heures 48 minutes \ 48 secondes. C'est la moyenne des jours vrais de l'année tropique qui forme la durée ^ du jour solaire moyen. Comme la préccs- . sion varie, il en est de même de la longueur de l'année tropique.

Enfin, on considère encore en astronomie l'année anomalistique, qui est l'intervalle entre deux retours de la Terre à un même point de son orbite, par exemple à son périhélie. La durée de celte période surpasse celle de l'année sidérale de 4 minutes 23 secondes.

L'excentricité de lorbite terrestre est le

TER

nombre 0 0167 701, d'où il résulte pour les distances de la Terre au Soleil, au périhélie, à l'aphélie et à sa distance moyenne les nombres suivants :

Dislances de la Terre au Soleil

En millions de kilumùtres.

— périhélie. 0.9832296 l/,5 £

— moyenne. 1.0000006 147.9

— aphélie. 1.0107701 150.5

La longueur de la courbe décrite par la Terre est, en nombres ronds, de 930 millions de kilomètres; d'où il résulte que notre globe parcourt, en un jour 2 544 200 kilomètres, en une heure 2602 kilomètres, en une seconde 29 450 mètres. Mais cette vitesse est variable; à l'aphélie, elle n'est plus que de 28 kil.,9 p,ir seconde; au périhélie elle s'élève jusqu'à 30 kilomètres. Imi un jour la Terre s'avance sur son orbite d'une longueur qui vaut en moyenne 200 fois son propre diamètre.

Considérée dans l'ensemble des corps planétaires, la Terre fait partie du groupe des planètes moyennes, composé en outre de Mercure, Vénus et Mars. Seule de ces quatre planètes, elle est accompagnée d'un satellite, la Lune, qui sèment autour d'elle, en même temps qu'elle décrit son orbite autour du Soleil (Voy. lune).

On a vu plus haut que l'axe de rotation de la Terre reste parallèle à une directioo constante, pendant la durée de sa révolution circumsolaire. Cet axe doit donc décrire en réalité une surface cylindrique ayant l'orbite de la Terre pour base, de sorte que sa double intersection apparente avec la voûte céleste est une courbe semblable à l'ellipse terrestre; mais la distance pour ainsi dire infinie des étoiles fait que cette ellipse se réduit à un point qui est le pôle céleste boréal pour l'hémisphère nord, le pôle céleste austral pour l'hémisphère sud. Pour quelques étoiles toutefois, le mouvement de la Terre produit un déplacement apparent qui e>t!a parallaxe annuelle de ces astres, et d'où l'on a pu conclure la mesure approchée de leurs distances.

Toutefois, le parallélisme de l'axe de îa Terre n'est pas rigoureusement constant.

Les actions combinées des masses de la Lune et du Soleil sur le bourrelet qui constitue le renflement équatorial, ont sur la direction de l'axe une influence périodique,

TER

qui peut se décomposer en deux mouvements. Par le plus lent de ces mouvements l'axe décrit en 26 000 ans environ un cône autour de l'axe de l'écliptique. L'inclinaison de l'axe terrestre sur le plan de l'orbite, «u celle de l'équateur terrestre sur l'écliptique, n'est donc pas modifiée par ce fait. De là, un premier phénomène connu sous le nom de precession luni-solaire ou de précession des équinoxes, parce qu'il en résulte une avance continue des cqninoxes ou, ce qui revient au même, une rétrogradation des points éqiiinoiiaux. En vertu du second mouvement, ou nutation, l'axe terrestr décrit tous les dix-huit ans une petite el lipse autour de sa position moyenne, d'où résulte une variation périodique dans l'obliquité de l'écliptique. Ce'.te variation qui, d'ailleurs, n'est pas uniforme (elle est de 48" à peu près par siècle), est actuellement d'environ 1" par année, et Tangle qui mesure l'inclinaison de l'équateur sur l'orbite, ou l'obliquité de l'écliptique, est, pour le 1" janvier 1870, égal à 23° 27' 17",3. La précession des équinoxes change peu à peu la position des pôles célestes : ainsi, dans 12130 ans, l'étoile qu'on nomme la Polaire, à cause de sa proximité actuelle du pôle nord, se trouvera à une grande distance angulaire de ce point. Elle sera remplacée par l'étoile Véga de la constellation de la Lyre, qui, par son éclat, méritera probablement alors d'être nommée la polaire, malgré sa distance encore assez grande au pôle (4°28'). Le même phénomène produira aussi un changement dans l'aspect du ciel en un lieu donné de la Terre. Des étoiles , jusqu'alors invisibles en ce lieu, s'élèveront au-dessus de son horizon, tandis que d'autres étoiles qui s'y lèvent et s y couchent actuellement cesseront de se montrer. Ces modifications s'efl'ectuent peu h peu et ne deviennent sensibles qu'après un temps assez long, qui dépend d'ailleurs de la précision des moyens qu'on emploie pour les constater.

Telle est, en résumé, la description astronomique de noire planète, tels sont les éléments de sa forme et de ses dimensions générales, et ceux des deux mouvements principaux dont elle est animée. Ces notions sont d'ailleurs toutes relatives, puisque la Terre fait partie d'un groupe d'astres qui

TER

n'est lui-môme qu'un individu dans le monde sidéral, puisque le système solaire tout entier est entraîné dans l'espace el gravite vers un centre inconnu. Quelle courbe décrit en réalité notre globe dans ce voyage à travers les espaces interstellaires ? C'est une question qui sera peut-être un jour résolue, mais après bien des siècles d'observations.

Il resterait, pour terminer l'histoire de la Terre, à l'étudier dans son enveloppe gazeuse, dans les couches qui eu forment l'écoTce solide, et à pénétrer dans le noyau intérieur fermé à l'observation directe. Les marées ou mouvements périodiques des masses liquides qui, sous le nom d'océan, en recouvrent la surface aux trois quarts, demanileraient auissi une étude spéciale, soit dans leurs causes astronomiques, soil dans leurs effets physiques. La hauteur de l'atmosphère, la loi de décroissance de sa densité, les variations de la température à diverses altitudes, les courants électriques qui sillonnent la surface de la Terre et produisent les phénomènes du magnétisme terrestre, toutes ces questions et bien d'autres compléteraient la description générale de notre planète; mais les unes sont du ressort de la physique, les autres du ressort de la géologie, et on les trouvera traitées complètement dans les divers articles de ce Dioùonnaire qui concernent ces deux sciences. (Abédke Guillemin.)

TERRES. MIN. — Sous ce nom, on désigna communément un grand nombre de substances minérales amorphes, de nature variée, et qui toutes ont un aspect terne et terreux. Les principales espèces de Terres sont les •uivantes :

Terre ABSORBANTE, la Magnésie, à cause de la propriété qu'elle a d'absorber les sucs acides qui se développent dans l'estomac.

Terre d'Almagra, terre rouge ocreuse, qui ressemble à laSanguineetdont on se sert dans la peinture à fresque.

Terre alumineuse, le Lignite terreux pyritifère. — Le Schiste pyrileux.

Terre anglaise, une espèce d'Argile plastique avec laquelle se fait une faïence à couverte transparente.

Terre d'Arménie, un Ocre rouge qu'on emploie dans la peinture à ûesque.

TER

Terme bleue, le phosphate de Fer pulvérulent.

Terre bleue de montagne, l'Azurite terreuse et concrétioiiiiée globuliforme.

Terre brone de Cologne, un Lignite terreux de couleur brune qu'on exploite à Brtihl et qu'on vend à Cologne; ou l'emploie dans la peinture, et les Hollandais s'en servent pour falsifier le Tabac à priser.

Terre de Cassel, même chose que la terre brune de Cologne.

Terre de Chine, le Kaolin.

Terre cimolée ou de Cimolis, sorte d'Ar- ,jîle rougeâtre ou gris de perle que les Grecs employaient pour dégraisser les draps; on s'eu servait aussi en médecine.

Terre comestible, sorte deTerre argileuse, le plus souvent magnésifère, que mangent certaines peuplades sauvages par besoin ou par plaisir.

Tehre a foulon, une variété d'Argile très savonneuse, contenant plus d'eau et moins d'Alumine que l'Argile plastique ordinaire, «t qu'on emploie pour enlever aux draps l'huile dont on s'est servi pour carder et ûler la laine.

Terre glaise, l'Argile plastique ordinaire.

Terre d'Italie, un Ocre brun formé par un mélange de Limonite st d'Acerdèse. On l'emploie dans la peinture.

Terre de Lemnos, une Argile blanche dont on formait des espèces de pastilles ît, sur lesquelles on imprimait l'empreinte d'un cachet, de là le nom de Terre sigillée qu'on Ini donnait aussi.

Terre magnésienne, la Magnésie pure.

Terre de Maruarosh , le phosphate de Chaux terreux.

Terre marneuse, celle qui contient d« la Marne en excès.

Terre d'ombre, une sorte d'Ocre brun employé dans la peinture et qui vient, dit-on, del'Ombrie, province des Éiats-Romains.

Voy. TERRE d'Italie.

Terre de pipe. Une variété d'Argile plastique d'un gris foncé, qui blanchit dans la cuisson, et avec laquelle on fait des pipes et des assiettes.

Terre a porcelaine, le Kaolin ou Feldspath décomposé.

Terre de Samos, une des Terres que les anciens employaient en médecine.

TER

fi63

Terre de Sienne, un Ocre d'un beau jaune, qu'on tire des environs de Sienne en Italie.

Terre de S:enne brûlée, la précédente que l'on a fait griller et qui, par suite de cette opération, a pris une couleur rouge.

Terre sigillée, même chose que Terre de Lemnos.

Terre de Sinope, un Ocre rouge que les anciens employaient en médecine et dans le peinture.

Terre végétale, la partie minérale de tout sol propre à la végétation. La Terre végétale fait partie des couches superficiellea du globe ; elle appartient à l'ordre des terrains détritiques ou d'alluvions , et varie selon la nature du sol qu'elle recouvre. Elle est argileuse, calcaire ou siliceuse, suivant que l'Argile, le Calcaire ou le Sable siliceu», domine dans sa composition.

Terre verte, diverses substances terreuses, de couleur verte, provenant de la décomposition de plusieurs Silicates alumineux ou non alumineux.

Terre de Vérone ou Baldogée, une Terre verte qu'on trouve au Monte-Baldo, près de Vérone, et qui, broyée et lavée, produit une couleur fort recherchée. Elle est composée de Silice, de protoxyde de Fer et d'Eau.

Terre vitrifiable, la Silice pure. (Del.)

♦TERRESTRES. iNS. — M. Robineau- Desvoidy {Essai sur les Myod., 1830) indique sous ce nom l'une des divisions primaires de ses M yodaires. Voy. ce mot. (E.D.)

TERRICOLES. Terricolœ. ann. — - M. Edwards {Hist. du littoral de la France^ p. 25) établit sous ce nom un ordre d'Annélides , comprenant des Annélides qui vi» vent toujours soit dans des tubes solides, soit dans la vase ou enfouies dans la terre. Dans la classification de M. Cuvier , ce groupe est réuni aux Sangsues dans l'ordre des Abranches. M. Savigny place une parlie des Terricoles parmi les Serpwie'es , cl forme avec les autres son ordre des Lomhricines; M. de Blainville les disperse dans les deux ordres des Paroinocriciens et des Hoinocriciens. (P. G.)

TERRIER. MAM. — On désigne, sous ce nom, les retraites souterraines de formes diverses et creusées avec plus ou moins d'art par beaucoup d'espèces de Mammifères , le Lapin, la Taupe, etc. (G. B )

ÏERSA. OIS. -^ Synonyme de Tersina^

TES

TERSII>JE. Tersina. ois. — Genre de la famille des Colingas, dans l'ordre des Pasgereaiu, caractérisé par un bec court, très déprimé à la base, caréné en dessus, à bords fléchis en dedans, à mandibule supérieure rétrécie à la pointe, inclinée et échancrée , l'inférieure retroussée à son extrémité; des narines larges, basales, en partie cachées par les plumes du front; une bouche ample, très fendue, des tarses nus, annelés; des ailes moyennes, la première réinige la plus oiigiie.

Ce genre, créé par Vieillot, ne renferme qu'une espèce : la Tersine bleue, Ter. cœrulea, Vieill. {Gai. des Ois., pi. 119), Ampelis tersa, Linn., du Brésil. (Z. G.)

TERTKEA (nom d'homme), bot ph. — Genre de la famille des Rubiacées Cofféacées, tribu des Bycliotriées, formé par De Candolle [Prodr., t. IV, p. 481 ) pour un arbrisseau de la Martinique, dont les branches sont le plus souvent épineuses à l'exirémité; dont les Heurs en grappe sont petites, tétrandres, et donnent une baie à deuK noyaux. Celle estièce est le Telrea Marlinicensis A. Rich. (D. G.)

TESIA, Hodgs. OIS. — Syn. de Aipunemia Swains. (Z. G.)

TESSARIE. Tessaria. bot. fii. — Genre de la famille des Composées, tribu des Asléroidées, établi par Ruiz et Pavon {Prodr., p. 112, tab. 24) pour des arbrisseaux de l'Amérique méridionale, chargés de poils blancs abondants, à fleurs rouges en capitules multiflores, hétérogames. De Candolle en a décrit {Prodr., vol. V, p. 456) quatre espèces parmi lesquelles le type du genre est Iq Tessaria légitima DC. (D. G.)

TESSARODOIV (T^Wapt;, quatre; cia>v, denl ). INS. — Genre de Coléoptères penlamères , tribu des Scarabéides coprophages , proposé par Hope ( Coleopteiist's manual , t. 1, p. 34, pi. 3), qui n'y rapporte qu'une espèce de la Nouvelle-Hollande, le T. Holîandiœ V. (C.)

TESSAROMA (TcacrapEç, quatre; oafxa, œil). INS. — Genre de Coléoptères subpentaineres, tribu des Cérambycins, créé par Ncwman {Ann. of nat. hist. by Jardine , ISiO, vol. V, pag. 20), et qui a pour type une espèce de la Nouvelle-Hollande, le T. undiitum de cet auteur. (C.)

TESSARTIIRE. Tessarlhra (T£'a<T=<p«,

TES

quatre; â'oOpov, article), bot. cr. — (Phycées.) Genre établi par Ehrenberg, dans son grand ouvrage sur les Infusoires, et qui doit appartenir aux Desmidiées. C'est le même que le genre Tessarthronia deTurpin. Il a pour caractères : Une enveloppe globuleuse, univalve, lisse, formant une série de quatre individus se multipliant par division spontanée, et renfermant un endochrome vert.

Ralfs, dans sa Monographie des Desmidiées d'Angleterre, a rapporté, avec raison, celle production au genre Cosmarium. I. a présence de quatre corpuscules est due à la réduplication de chacun des deux hérnisoinates primitifs. (BnÉs.)

TESSARTHROIMIE. Tessarthronia (twaapa, quatre; ôipQpov, article \ bot. cr. — (Phycées.) Ce genre, créé par Turpin , est le même que le genre Tessarthra d'Ehrenberg. Voy. ce mot. (Bréb.)

TESSÉLITE (de lessella, petit cube e:i mosaïque), min. — Variété d'Apophyllite de Feroë, en prismes carrés, qui sont des coni posés symétriques de parties dont la structure et les propriétés optiques sont différentes. Voy. APoruvLLiTE. (Del.)

*TESSELLE. Tessella {lessella, pièce carrée de marqueterie), bot. cr. — (Phycées.) Ce genre, qui appartient à la tribu des Bacillariées ou Diatomées, a été établi par Ehrenberg; voici ses caractères: Frustules tabulaires, carrés, non enchaînés, marqués de stries longitudinales, interrompues dans leur milieu et disposées alternativement ; slipe nul ou très court. KUtzing n'admet qu'une seule espèce dans ce genre. Elle croît sur les Algues marines, en Europe. (Bréb.)

TESSERATOMA (rt^raapa, quatre; tÔixoç , division), ins. — Genre de la tribu des Scutellériens , groupe des Pentatomites , de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Laporte de Castelnau {Essai Hemipt. hétéropl.) sur des espèces dont la tête est petite, les antennes épaisses de quatre articles , le sternum avancé en pointe , et l'abdomen mu-j tique. Toutes les espèces connues sont eïotiques. Le type est le T. papillosa {Edessa papillosa Fab.) des Indes orientales. (Bl.)

TESSEROCERUS {xiiaoipeç, quatre; xtpc<;, antenne), ins. — Genre de Coléoptères télramères, tribu des Scolytides, créé par Saunders( Transactions Entomolclgica Soc.

Lond., 1836, pi. 14, f. 6), et adopté pa.r

TES

Guérin-Méneville ( /leuwe zoologiqué , t. I, pag. 106). Ce genre renferme cinq espèces, qui sont exotiques. (C.)

TESSIÉRIE. Tessiera (dédié au célèbre agronome Tessier). bot. pu. — Genre de la famille des Riibiacées, sous-ordre des Cofféacées, tribu des Spermacocées , formé par De Candolle (Prodr., vol. IV, p. 574) pour deux espèces de plantes herbncées de l'Amérique tropicale. Nous citerons pour exemple, le Tessiera lilhospermoides DC. {Sperviacoce lithospermoides Baril.). (D. G.)

TESSOX ou TAISSOIV'. mam.- Quelques auteurs anciens donnent ce nom au Blaireau. (G. B.)

TEST ou TÊT. moll. — Syn. de Coquille. Voy. MOLLUSQUES.

TESTACELLE. moll. — Genre de Mollusques gastéropodes pulmonés, terrestres, établi par Draparnaud pour un Mollusque essez commun dans la France méridionale et centrale, et qu'au premier aspect on prendr.iit pour une Limace de moyenne grosseur, assez effilée, gris-jaunâtre. Le corps est rampant, allongé, limaciforme, muni d'une coquille sur l'extrémité postérieure. Il a quatre tentacules dont les deux plus grands portent les yeux à l'extrémité. Les orifices respiratoire et anal sont à l'extrémité postérieure du corps, et l'orifice génital est sous le plus grand tentacule du côté droit. La coquille est très petite, externe, presque auriforme, légèrement spirale au sommet; à ouverture fort grande, ovale, obliquement évasée, ayan '". bord gauche roulé en dedans. (Duj.)

TESTUDIIVATA. rept. — Le prince Ch. Bonaparte nomme ainsi, dans son Prodrome d'Erpétologie, une des grandes divisions de la série des Reptiles, qu'il appelle, comme Linné, Amphibia. Les Chéloniens ou Tortues sont le seul ordre compris dans cette division. (P. G.)

TESTUDINAIRE. Tesludinaria {^le lestudo, tortue), bot. ph. — Salisbury a proposé, sous ce nom, un genre distinct et séparé pour le Tamus elephantipes Ait., plante très remarquable par son volumineux rhizome qui s'élève au-dessus du sol sous la forme d'une masse à peu près hémisphérique, recouverte d'une couche épaisse de liège que des sillons croisés à angle droit divisent en saillies semblables à des troncs de pyramides

TET GSÔ

quadrangulaires. Mais, comme ce caractère de végétation est le seul sur lequel soit basé ce nouveau groupe générique, la plupart des botanistes ont laissé parmi les Tamus la plante dont il vient d'ctrequestion. (D. G.)

TESTUDmELLE (diminutif de tesludo, tortue). iNFUs., sïst. — Genre de Systolidcs ou Rotateurs d'eau douce, établi par Bory Saint-Vincent pour une espèce qu'aucun autre auteur n'a revue et qui serait le plus grand des Systolides, si la description est exacte. Sa carapace est large de 2 millimètres, discoïde; l'ouverture buccale est garnie en dessous de deux dentelures pointues entre lesquelles vibrent les cils en un seul faisceau; la queue est très distinctement anneléc. (Duj.)

*TESTUDI\ES, Wagl. rept.— Voy.

TESTUDO. (G. B

♦TESTUDINIDjE, Bonap. rept. — Voy.

TESTUDO. (G. B

*TESTUDI1VINA, Bonap. rept. — Voy.

TESTUDO. (G. B

* TESTUDIMITES. rept.— Genre fossile de Tortues terrestres, établi par M. Wciss [Abh. Berl. Ak., 1830, p. 286) sur des débris provenanldes dépôts récents de l'Amérique méridionale. La forme de la carapace rappelle celle de laTortue éléphantine ; mais M. Weiss trouve des différences génériques dans les plaques marginales antérieures.

* TESTUDINOIDES, Fitz. rept.— Foy.

TESTUDO. (G. B

TESTUDO. REPT. — Nom latin des Tortues. Linné, qui ne faisait qu'un seul genre parmi les Chéloniens, lui donnait le nom de Tesludo. C'est par une modification du mot Tesludo qu'on a fait Tesludinata (Oppel), Tesmdmes (Wagl.), Tesludinidœ (Ch. Bonap.), Tesludinina [id.), Tesludinoïdes (Fiizinger), etc. Foy. chéloniens et TORTUES. (P. G.)

TETA, Roxb. bot. PH. — Synonyme de Peliosanlhes Andrews.

TÉTA1\0CÈRE. Tetanocera (T.'Tavo,-, tendu; xt'pa;, corne), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères , tribu des Muscides . sous-tribu des Dolichocères, créé par M. C. Duméril (ZooL anal., 1806) aux dépens des Scalophaga Fabr., et adopté par tous les entomologistes.

On connaît une vingtaine d'espèces de 42*

TET

Tetanocera ; et nous indiquerons comme type le T. ferruginea Fallen , qui se prend cnmmunémentaux environs de Paris. (E.D.)

*TETA1\0PS (WTavoç.temJu; ^, face).

!NS. — Fallen (Orlal., 1820) a fondé sdus ce nom un genre d'Insectes de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères , tribu des Muscides, sous-tribu des Psilomydes. On en connaît deux espèces, le T. myopinaFa]len, provenant de Suède, et le T. flavescensMacq., des environs de Paris. (E. D.)

TETARD. REPT. — Les embryons des Batraciens , et spéciaieriienl ceux des Anoures, ne subissent sous les enveloppes de l'œuf qu'une partie des métamorphoses qui doivent les conduire à l'état adulte: quand ils commencent è s'en affranchir, l'énorme développement de la cavité abdominale , confondue avec toute la partie antérieure, produit une sorte de sphcre ou d'ovoïde allongé, qui a fait considérer le tout comme une très grosse téie terminée par une queue, et qui a valu à ces embryons le nom vulgaire de Têlards. Ces Têtards changent successivement de formes, déstructure intérieure, de mœurs, et l'étude de ces métamorphoses est une des plus intéressantes et des plus instructives pour l'histoire des animaux. Les traits principaux en ont été indiqués dans plusieurs articles de ce Dictionnaire; ne pouvant, faute d'espace, les résumer ici, nous nous contentons de renvoyer aux mots

BATRACIENS, GHENOUILLES, OVOLOGIE, PROPAGA- TION , REPTILES, etc. (G. B.)

*TÉTAIITI\E fdeTCTaoTr), quart), min.

— Nom donné par Breilhaupt a l'une des espèces du Feid.spath à formes létartoédriques. Ce mot est synonyme d'Albite. Voy. FELDSPATH. (Del.)

TETE. zooL. — Voy. squelette.

TETHEA et TETHIA. poltp. — Voy.

TETHYA.

*TETHIIVA (ty,6oç, nourrice), ms. — M. Curtis {Guide to an arrangement of Uutisle Insecls , 1838) indique sous celte dénomination un genre de Diptères, de la famille des Athéricères, tribu des Muscidées, qui ne comprend qu'une seule espèce propre à l'Angleterre. (E. D.)

TETIIROPS (T£Tpa, quatre; <i'4., œil), Kirby, Hope, Stephens (^4 System Cal., I , p. 199). INS. — Synonyme de Anœlia Dej., du Polyopsia MulMint. (G.)

TETHYA. poLVP. — Genre de Spongiaires établi par Latnarck pour certaines espèces de formes tubéreuses ou subglobuleuses très fibreuses intérieurement. (Doj.)

TÉTIIYDES. MOLL., TUNic— Nom donné par M. Savigny au premier ordre des Ascidies, comprenant dans une première famille les Ascidies simples et. les Ascidies composées, et, dans une deuxième famille, les Luins et les Pyrosomes. (Duj.)

TETHYUM. MOLL. — Nom donné par Bohadsch à diverses Ascidies, telles que VAgelalinosa et VA. intestinalis,

TÉTIIY3. MOLL. — Genre de Mollusques gastéropod3s nus et marins de l'ordre des Nudibrancbes, établi par Linné et étudié anatomiquement par Cuvier. (Duj.)

TETILLA. BOT. PH.— Genre de la petite famille des Francoacées, créé par DeCandolle (Prodr., vol. IV, p. 667) pour une plante herbacée annuelle, du Chili. Cette plante est le Telilla hydrocotylœfulia DC. (D. G.)

TETRABAL\A. infus. — Sous-genre de Cryplomonas , établi par M. Dujardiu pour des espèces vivantes agrégées par quatre, sans cependant être réunies, comme les Volvociens, dans une enveloppe commune. (Duj.)

TETRABOTHRIUM («Vpa, quatre; ffoOpîov , suçoir). HELM. — Rudolphi appelait Tétrabolhriens ( Tetrabothrii) un petit nombre de Bolhriocéphales à têie inerme et munie de quatre ventouses foliacées. M. de B!ainville(DiC^ dessc.nat., t.LVII, p. 619) en a fait un genre sous le nom de Tétrabothrium. M. de Blainville a étudié ce genre d'après une espèce parasite du Renard qii'il nomme T. vulpis ; les autres sont les T. macrocephalum, auriculalumel tumidulum, dont M. Dujardia fait sa deuxième section des Bothriocéphales, sous le nom de B. anthoides. (P. G.)

TETRABRANCHIATA («Tpa, quatre; êpdyx^oi., branchies), moll. — Nom donné par M. Owen au deuxième ordre des Ce- ■ phalopodes, comprenant les deux familles des Ammonites et des Nautilides. (Duj.)

TETRACANTIIICUS {rérpo,, quatre; oixav9a, épine), ms. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Hydrophyliens, établi par Hope {ColeoplerisCs manual , t. II, p. 126 ) sur Vllydrophilus Senegalensis De'}.

TÉTtlACARPlÎE. Telracarpœa ( r/rpoi pour TtTTapoc, quatre; xapTto';, fruit), bot. ph

TET

—Genre de la famille des Oiliéniarëes, tribu des Diiiéniées, formé par M. W. Hooker {Icônes, lab. 264) pour un arbrisseau de petite taille de la Tasniaiiie, dont les fJeiirg blanches, en grappe terminale, sont télrainèrcs, diplosléniones, et donnent quatre follicules polyspermes. C'est de ce dernier caractère qu'a été tiré le nom générique. L'espèce unique du genre est le Telracarpœa tasmaniava Hook. (D. G.)

TETRACARPL'M, Mœnch. bot. ph. - Synonyme de Schkuhria Roth, famille des Composées -Sénécionidées.

♦ÏETUACAULODOIV. mam. foss. — Foy.

Page 1