‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 140 sur 147 · PASSIFLORES. (D. G · texte numérisé non relu

PASSIFLORES. (D. G

*TETKAPELTIS ( Wrpa pour TfTrapa ,

quatre; -tt/Aty), bouclier), bot. vn. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées, formé par M. Wallich pour une plante épiphyte et caulescente du Népaul, à fleurs blanches en épi, dans lesquelles le labelle est en sac, géniculé, trilobé, et les quatre niasses polliniques sont globuleuses, marquées en arrière d'une fossette. Cette plante est le Telrapellis fragrans. (D. G.)

*TETRAPHALA (Wirpa, quatre; (pa^oç, collier ). ins. — Genre de Coléoptères tétrainères, famille des Clavipalpes, proposé par nous et adopté par Dejean {Calai., 3' édit., p. 454). Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, la T. anguslata Dej., originaire de Java. (C.)

*TÉTRAPHYLI1\I (deTô'Tp«, nombrede4; yvÀ)), base ou genre de composé), min. — Synonyme: Perowskin. Minéral deTaméla, enFinlande,auquelM. Nordenskiold a donné

T. XIU. .

TET

ce nom, parce qu'il est composé de quatre sels, savoir: de phosphates de Fer, de Manganèse, de Magnésie et de Lithine. Ce n'est, à proprement parler, qu'une variété du Triphylin. Voy. ce dernier mot. (Del.)

*TETRAPIIYLLLS (tItoo., quatre; <?vX- >ov , feuille). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères , tribu des Diapériales , établi parBrulléetLaporte(Monog'rap/i(o du genre Diaperis, Soc. d'hist. nal. de Paris , 1818, p. 80, pi. 10, f. 6), et qui se compose des T. Lalreillei , Beaumuri, formosus et splendidus de ces auteurs. La 1" espèce se trouve à Manille , la 2"" à la Nouvelle-Hollande, et les deux dernières à Madagascar. (G.)

*TETRAPIIYS (TîTpa, par quatre; <pvu, je nais, je pousse), bot. cr. — (Mousses.) Genre créé par Hedwig pour des Mousses de notre tribu des Tétrodontées, remarquables par la structure de leur péristome. Bridel n'a pas compris ce nom, puisqu'il le trouve mal fait et ne l'admet que par respect pour la mémoire de son illustre auteur. M. Charles Muller, et pour le même motif, rejette aussi ce nom , et lui préfère celui de Georgia, qui, il faut en convenir, a une priorité de deux années. Mais, outre que ce dernier est inconnu à la plupart des bryologistes, et que Fusage ne l'a pas sanctionné, Ehrhart s'en servait pour désigner des Mousses de genres fort différents, des Orthotrics, par exemple. Quanta l'étymologie critiquée, si Aristole a pu dire Sitfv'ix pour bifida partilio, etDiogène Laërce <îc<puo; pour geminus, nous ne voyons pas trop comment Hedwig serait taxé d'incorrection pour avoir proposé T£Tpa<puo;, qui signifie Quadrigeminus , et qui exprime si bien la division du péristome en quatre dents distinctes.

En tout cas, voici comme ce genre peut être défini : Péristome adné à la columelle, et divisé avec elle en quatre dents pyramidales , triquètres , assez longues , droites , inarticulées, et sillonnées en leur dos. Capsule cylindrique, symétrique, portée sur un assez long pédoncule. Opercule conique droit ou oblique. Coiffe en mitre, irrégulièrement plissée et comme crénelée à la base. Inflorescence monoïque. Mousses en gazon poussant des innovations du sommet des vieilles tiges, et se plaisant principalement sur les rochers humides ou les troncs pourri» d«

TET

bout rhëmîsphère boréal. On n'en connoit qu'une espèce, parce que, à rexemple de Schwœgrichcn , nous en «éparoiis les Telrodontium. Voy. ce mot. (C. M.)

TÉIHAPILE. Tétrapilux {tt-ooi pour rerrapa, quatre; ^()o,-, chapeiiu). bot. pu. ■-- Genre peu connu, établi par Loureiro {Flor. Cochinc, p. 750) pour un petit arbre de la Cochinchine, à reuilles opposées, ovales-lancéolées; à petites fleurs blanches, di(jïques, diandres, dans lesquelles les quatre lobes du limbe de la corolle sont plies en capuchon. On range ce genre, avec doute, à la suite des Oléacées. Son type est le Telrapilus brachiatus Lour. (D. G.)

*TETRA1>LEUKA (rcVpa pour TcVrapa,

quatre; Tr)£upQc, côlé). bot. ph. — Genre de la fafnille des Mirnosées, établi par M. Bontham pour VAdenanthera tetraplera Thonn.

et Schum., plante de Guinée , qui est devenue le T. Thonningii Benlh. (D. G.)

♦TETRAPLODOIV (TsrpaTTÎ^oûç, quadruple; ôdùv, dent). îioLL. — Genre d'Acéphales du groupe des Nais, établi par Spix [Test. Brastl., 1827). (G. B.)

*TETKAï>LODOiV (TtrpaTrioS;, quadruple; hSùv, dent). BOT. CR. — (Mousses.) MM. Bruch etSchimper ont séparé ce genre des Splachnes [Voy. ce mot), dont il a la plupart des autres caractères, sur cette considération que les seize dents du péristonie sont rapprochées par quatre et soudées deux à deux par la base, et que la coiffe cucuUiforme est fendue jusqu'au milieu. Ces différences en entraînent d'autres, comme le gazonnement compacte, des fleurs mâles presque gemmiformes , l'apophyse offrant la couleur et la consistance de la capsule, et ne s'accroissant plus après la maturité des spores; le tissu cellulaire des feuilles plus dense, et enfin Vlmbilat presque exclusif des espèces , au tiombre de trois, sur des substances animales. Le Splachnum angustalum Lin. f., est le type de ce genre. (CM.)

*TÉTRAPODES. Telrapodi (-c'^pa, quatre ; TTcO;, pied), poiss. — Epithète par laquelle M. de Blaînville désigne les Poissons de la division des Gnatbodontes squamodermes, qui ont deux paires de membres. (G. B.)

*TETr, APODES, Dalman. iss. —Division de la tribu des PapilioQÏdes. (E. D.)

TET *TETRAP0D1CIH\ITES. — Voy. cheï-

nOTlIKItlL'M. (L...D.)

* TETRAPODISCUS ( tetoo. , quatre; TTocîi'cixoç , pédicule), bot. cr. — Genre de Bacillariées, indiqué par M. Ehreiiberg [Ber. d. Berl. Ak., 1844). (G. B.)

*TETRAP0A1A (t/tpc pour T.Tr^.pa, quatre ; -Ttùma, opercule, valve), bot. pu. — Genre fort remarquable de la famille des Crucifères , formé par M. Turczaninow ( m Fischer et Meyer, Ind. semin. hort. Pelrop., 1833, vol. I, p. 39) pour deux plantes annuelles ou bisannuelles de Sibérie, qui présentent le caractère, unique dans la famille, d'un pistil tétramère, et , par suite , d'une silicule à quatre valves , et quatre placentaires. Ces deux espèces sont : le Telrapoma barbayiœfolium Turcz., et le 2'. crustanum Turcz. (D. G.)

*TÉTRAPORE. Tetrapora (rETpa pour TîTTapa, quatre ; -rropo:, pore ). bot. pu. — Genre de la famille des Myrlacées, tribu des Leptospermées, créé par M. Schauer {in Linnœa, tom. XVII, 2' part., pag. 238; Plan. Preiss., vol. I, pag. 107) pour un arbuste très rameux et tortueux , des parties intérieures du sud-ouest de la Nouvelle-Hollande , à feuilles imbriquées. Son nom générique indique le caractère remarquable de ses cinq étamines, dont l'anthère a ses deux loges subdivisées an deux logeitesqui s'ouvrent chacune par un pore Cette espèce est le Telrapora Preissiana Schauer (D. G.) *TÉTRAPTÉRYG1E Telrapterygium (te- Tpa pour TETTopa, quatre; -rrTÈoul-vyo;, aile). BOT. PH. — Genredela famille des Crucifères, tribu des Isatidées, formé par MM. Fischer et Meyer {Ind. semin. hort. Pelrop., I, 1833, p. 39 ) pour une plante annuelle , glauque et glabre, d'Arménie, qu'ils ont nommée Telrapterygium glaslifolium. Le nom de ce genre rappelle son principal caractère , sa silicule indéhiscente, en cœur, comprimée, monosperme , relevée de 4 ailes. MM. Jauhert et Spach en ont publié une nouvelle espèce sous le nom de T- sliilophorum. (D.G.)

*TÉTRAPTÉRYGIE^S. Telraplerygii (rA-oa, quatre; uTEpu?, aile, nageoire).

POISS. — Dénomination équivalente à celli (le Tétrapodes (Bl. Schn., Sysl. Ichihynl.f ISOI). (G. B.)

*TÉTRAPTEr,YS ( TExpa pour TETrapoc, quatre; ute'puÇ, aile), bot. ph. — Genre nom'

TET

breux de la famille des Malpighiacces, (établi par Cavaiiillos (DisserL, t. IX, p. 433) pour des arbrisseaux grimpants de l'Amcrique tropicale, dont le fruit se compose de samares au nombre de trois au moins, par suite d'un avorlemcnt, prolongées par les bords en quatre ailes divergentes, égales ou inégales, dont deux sont supérieures el deux inférieures. Leurs fleurs sont petites ou médiocres , jaunes, quelquefois teintées de rouge. Dans sa belle monograpbie des Mul- Jjighiacées, M. A. de Jussieu décrit 51 espèces de ce génie, qu'il divise en deux sections très inégales : l'une, formé des Telraplerys proprement dits, comprend 46 de ces espèces ; l'autre, nommée par \\x\ Penlapterys, n'en renferme que 5, distinguées par la présence d'une crête très développée sur le fruit, auquel elle forme une sorte de cinquième aile. M. de Jussieu se demande si cette dernière section ne devrait pas former un genre intermédiaire entre les Jetraplerys et les Hirœa. (D. G.)

♦TETRAPTERYX, Tunberg. ois.— Synonyme de j4ji//i)opoides Vieil!.; Grus Briss. TÉTRAPTURE. l^etraplurus ( r/rpa , quatre; oùpà, queue), l'oiss. — Les Tétraptures sont des Scombéroidesdont le museau en forme de stylet ressemble assez à celui des Espadons, mais qui se distinguent par l'existence de ventrales rudimentaires, consistant eu un seul brin inarticulé. De chaque côté de la queue se trouvent deux petites crêtes, caractère que le nom générique rappelle. Le Tétkaptuke aguïa ( Telrapiwus belone Rafln. ) vit aujourd'hui dans la Méditerranée ; c'est VAiguiile des Siciliens. Une autre espèce a été prise dans les parages de Sumatra {Tet. indicus, Cuv.). Des débiis assez imparfaits ont indiqué l'existence de deux espèces fossiles: l'une, de l'argile de Sheppy ( Tel. priscus, Ag. ); l'autre, de la craie de Lewes {Tet. minor, Ag.). (E. Ba.) * TETRAPÏGIJS {T£-rpa, quatre; r.-jrh, «nus). ÉCHiN. — Nom générique sous lequel «L Agassiz a séparé une partie des espèces vivantes du genre .4?fcacJa , Gray (Agass., Monogr. Échin., 2' liv., 1841). (G. B.)

TÉTRARIIYNQUE. Telrarhynchus (ri- Tpa , quatre; pû^xo?» trompe), hki.m. — Rudolphi a nommé Tétrarhynques des Vers qui n'ont encore été trouvés que dans les Poissons, et une seule fois dans la Chélonée

franche, dans la Seiche officinale el dans le Calmar. Les Tétrarhynques, dont les Tentaculaires de Bosc diffèrent très peu, sont des Vers à corps court, en forme de sac, cylindrique ou un peu renflé, en massue, revêtu en avant d'un double lobe rabattu, et de quatre trompes rétracliles par invagination et hérissées de crochets égaux.

Bremser, Leuckart, MM. Nordmann et Van Beneden, ainsi que divers auteurs, les regardent comme des Vers incomplètement développés, du genre Anthocéphale ou Floriceps. Le 2'elrarhynchus opislocœlylus , ùc Leblond , décrit par cet helminlhologisle comme un Entozoaire parasite d'un autre Entozoaire qu'il appelait Amphislome rhopaloide, n'est que la portion antérieure d'un Anthocéphale, détachée du reste du Ver ou de son enveloppe, c'est-à-dire du prétendu Amphistome. MM, Eudes Deslongchamps et Dujardin ont fait remarquer cette méprise; elle est également expliquée par M. Doyère dans l'article AMPHISTOME de ce Dictionnaire, t. L p. 396. (P. G.)

TETRARRHEIMA ( x/rpa pour T£TTap«, quatre; appyjv , mâle), bot. pu. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Oryzées, formé par M. iî, Brown (Frodr. fl. Nov.' Holl., pag. 209) pour des plantes de la Nouvelle-Hi)llande , dont les fleurs mutiques présentent le caractère, très rare dans celte famille, d'avoir quatre étamines. On n'en connaît encore que les 4 espèces qui ont été décrites par M. Rob. Brown (loc. cit.), parmi lesquelles nous citerons le Tetrarrhena dtstichophylla Rob. Br. [Ehrarta didichophylla Labill.). (D. G.)

TÉTRAS. Telrao. ois, - Genre de la fa mille des Télraonidées dans l'ordre des Gallinacés , caractérisé par un bec robuste , court, à mandibule supérieure voûtée, courbée vers le bout, plus longue que l'inférieure et la débordant de toutes parts des narines à demi fermées par une membrane renflée, et cachées pur des plumes ; des sourcils nus , garnis d'une peau verruqueuse; des tarses emplumés; des doigts au nombre de quatre, trois devant, un derrière, garnis d'aspérités sur les bords; des ailes courtes, concaves, arrondies; une queue arrondie, quelquefois fourchue, trè.« rarement étagée.

Le genre Tétras est loin d'avoir aujour-

TET

d'hui des limites auï-ii étendues que celles que permettait de lui donner la caractéristique admise par Linné. C'est avec raison qu'on en a distrait génétiquement les Lagopèdes, les Gangas, les Francolins, les Perdrix , etc. , qui s'en distinguent , les premiers par leurs tarses et leurs doigts entièrement vêtus de plumes; les seconds par leur pouce, dont l'extrémité ne porte pas sur ■ le sol, par leurs tarses seulement vèius en avant; les Francolins et les Perdrix par eurs tarses nus et le plus généralement iperonnés.

Les Tétras sont d'un naturel sociable ; comme presque tous les Gallinacés, ils vivent réunis en familles , composées d'un nombre plus ou moins grand d'individus, selon les espèces. C'est particulièrement dans les forêts montagneuses qu'ils établissent leur domicile; quelques uns, cependant, paraissent préférer les plaines couvertes de haute bruyère. Ils aiment à se rouler dans la poussière, à la manière des Poules, et sont polygames. Quoiqu'on ne puisse pas les considérer comme Oiseaux percheurs, cependant ils se montrent assez fréquemment sur les arbres : ils y montent, la nuit, pour y prendre leur repos ; durant le jour, ils y cherchent un refuge contre l'ennemi qui les poursuit, et à l'époque des amours les mâles se perchentsur les branches basses, d'où ils appellent à eux les femelles. Mais le plus ordinairement ils se tiennent a terre. Leur vol est court, lourd, mais rapide; leur marche aisée et grave; leur course légère. Leur nourriture consiste principalement en baies et en fruits de plusieurs arbrisseaux , en bourgeons de Bouleaux , de Pins, de Sapins, etc., en graines, en Vers et en Insectes. Réglés dans leurs besoins , comme les Perdrix , les Lagopèdes , ils ne vont dans les taillis , chercher leur pâture, que le matin et le soir; durant le reste de la journée ils se retirent dans les endroits les plus fourrés des lieux qu'ils fréquentent, et s'y tiennent tranquilles.

Dès les premiers jours du printemps, les T(:tras commencent à s'apparier. L'amour est Dour ces Oiseaux une passion violente et aveugle; ils deviennent alors aussi imprudents qu'ils sont ordinairement défiants et farouches. Les femelles accourent à la voix des mâles sans se préoccuper du danger qui

TET

peut les menacer; et les mâle» sont dans une excitation telle, qu'ils n'aperçoivent souvent pas l'ennemi qui cherche à les surprendre. On voit ces derniers, soit sur le tronc d'un arbre abattu , soit à terre, les plumes de la tête et du cou hérissées , lei ailes traînantes, la queue étalée, se pavanef comme le Dindon, se promener en prenant toutes sortes de postures extraordinaires, passer et repasser devant les femelles qu'ils cherchent à agacer, et se provoquer entre eux. Ces préludes à l'accouplement sont toujours accompagnés par un cri particulier, qui s'entend de fort loin. Celui du Tétras Cupidon peut être perçu à la distance de 3 à 4 milles, et ressemble à la voix sourde et caverneuse des ventriloques; aussi est-on souvent trompé sur la distance de l'individu qu'on entend , et qu'on croit généralement plus éloigné qu'il ne l'est. C'est au moyen des sacs aériens , qui tombent en plis allongés et ridés de chaque côté du cou , que cette espèce produit le son extraordinaire qu'elle fait entendre. Ce son se compose de trois notes sur le même ton , chaque note étant fortement accentuée, et la dernière deux fois aussi longue que les deux précédentes. Lorsque plusieurs de ces Oiseaux crient à la fois, il est impossible que l'oreille saisisse et distingue ces triples notes ; oa n'entend plus qu'un bourdonnement continuel, désagréable et fatigant surtout, parce qu'il est difflcile de saisir le point d'où il part et la distance qui en sépare.

C'est sur la terre nue , ou recouverte d'une légère couche de brins d'herbes, et dans les taillis épais, que les femelles déposent leurs oeufs, dont le nombre est ordinairement de huit ou dix. Certaines espèces, par exemple le Tétras à ailerons, en pondent jusqu'à quinze. Elles ne font qu'une couvée par an. Les petits , élevés par la mère, à la manière des Poulets, restent avec elle pendant l'automne et l'hiver ; elle ne les quitte que pour se livrer aux soins d'une nouvelle progéniture. On assure que les Tétras femelles veillent sur leur couvée avec la plus grande sollicitude, et que les petites ruses qu'elles déploient, lorsqu'elles se voient menacées par quelque danger , rappellent tout à fait celles de nos Poules domestiques et des Perdrix.

Le Tétras Cupidon offre encore cette par*

TET

ticr.larité de mœurs fort remarquable , que les mâles oisifs d'un district, pendant que les femelles couvent , vivent réunis en famille. Ils choisissent pour lieu de leur réunion un icrrain nui et découvert, s'appellent dès avant le lever de l'aurore , se pavanent avec des mouvements lents et mesurés , tournent autour les uns des autres , se provoquent de la voix , et se livrent des combats qui ne cessent que vers huit ou neuf heures du matin. Pendant l'action, ils sautent à 1 ou 2 pieds de terre en jetant des cris discordants, assez semblables aux éclats que fait une personne que l'on chatouille vivement, « en sorte que, dit Vieillot, par sympathie, on se sent disposé à rire. »

La chair des Tétras est saine, délicate et d'un fort bon goût; mais la plupart de ces Oiseaux, malgré leur fécondité, sont très peu multipliés, et sont un luxe dans l'économie domestique.

Les Tétras appartiennent à l'ancien et au nouveau continent; plusieurs d'entre eux habitent l'Europe.

On peut établir dans le genre Tétras deux groupes, caractérisés principalement par la forme de la queue.

1° Espèces dont la queue est assez longue, fourchue ou arrondie.

Tétras proprement dits ou Coqs de bruyèhe.

(Genres : Urogallus Briss.; Lyrurus et Cenlrocercus Swains.)

Le Tétras Averhak, ou Grand Coq de BRUYÈRE, Tet. urogallus Linn. (BulT., pi. enl., 73 et 74). C'est l'espèce la plus grande que l'on connaisse. On la trouve en grand nombre dans le nord de l'Asie , en Russie, jusque vers la Sibérie, en Allemagne, en Hongrie, dans quelques parties de l'Archipel , en Suisse, et , en France , sur les Alpes et dans les Vosges.

Le Tétras a queue fourchue , Tet. tetrix Linn. (Bull". , pi. enl., 172 et 173 j. H est commun eu Allemagne, en France, dans le midi de la Russie. On le rencontre aussi en Hollande et eu Suisse.

Swainson a fait de cette espèce le type de «on genre Lyrurus.

On a encore décrit, comme espèce européenne appartenant à ce groupe, le Tétras HYBRIDE, Tet. médius Mey. Comme son nom' l'indique , cet Oiseau serait le produit de

TET

deux espèces différentes , du Tet» wogalbis et du Tet. lelrix. Tous les oruilhologistes n'admettent pas le médius comme espèce.

Les espèces étrangères à l'Europe sont : le Tétras obscur, Tet. o^.scurits Say ; T. r>ichardsoni Sab. ( Audub. , pi. 361 ) , de la côte nord -ouest d'Amérique. — Le Tétras bu Canada, T. Canadensis Linn. (Buff., pi. enl., 131 et 132). — Le Tétras Cupidon, T. Cupido Linn. (Vieill., Ga/.desOis., pi. 207), des États - Unis. — Le Tétras phasianelif, , T. phasiancllns Temm. (Audub., pi. 382), de la Colombie. — Et le T. urophasianus Ch. Bonap. {Zool.jour., t. lll, p. 212), de la Californie et de la Colombie.

Cette dernière es'pèce est le type du genrt Cenlrocercus de Swainson.

2" Espèces dont la queue est courte et élagée.

(Genre : Bonasîrt Bonap.; Allagen Briss.; Telrastes Keys. et Blas. )

Le Tétras Gelinotte, Tet. Bonasia Linn., Bonas. sijlcestris Brehm. (Buff., pi. enl., 474, 47o). Elle est commune en France, en Allemagne, dans quelques parties de la Suisse et de l'Italie.

Le Tétras a fraise, Tet. umbellus Linn., Bon. umbellus Bonap. (Buff., pi. enl., 104), de l'Amérique. (Z. G.)

*TETRAS1PH0IV ( reroa , quairc; aitpwv, tube). ROT. — Genre d'Hydatines, indiqué par M. Ehrenberg i^Berl. d. Bcrl. Ak., 1840). (G. B.)

♦TETRASOMA (Tf'rpa, quatre; .jw.i^a, corps ). BOT. CR. — Genre de Bacillariées, indiqué par M.Corda (/llman. Carlsb., 1839); synonyme du genre /lnaa:is (à priv., à'ioiv, axe) de M. Ehrenberg {Infusionslh., 1838). (G. B.)

TÉTKASPOKE. Telraspora (Ti'rpot, quatre; cTvipa, semence), bot.cr. — (Pbycées.) Genre indiqué par Link, solidement établi j)ar Desvaux et adopté par Agardh , comme par la plupart des phycologistes modernes. Il fait partie de la tribu des Ulvacées; M. Kûtzing le range parmi les Palmellées. Ses caractères sont les suivants: Fronde verte, gélatineuse, continue, primitivement tubuléuse, puis étalée, membraniforme, plane, plus ou moins ondulée sur

TET

les bords, quelquefois percée de trous, et renfermant dans son épaisseur des spores .disposées par quatre. Ces spores s'en échappent à la maturité, et, après avoir été agitées de mouvements plus ou moins apparents, se déposent pour germer sur les corps voisins. Cinq ou six espèces composent ce genre, qu'on ne trouve que dans les eaux douces stagnantes. (C. M.)

*lETRASTE3niA (r/rpa, quatre; <jrtix.- Ij.a, œil ). HELM. — Nom donné par M. Ehrenberg à un genre d'Helminthes aquatiques de la famille des Amphiporina ou Prostomes, dont les taches oculaires sont au nombre de quatre; tels sont les Prostoina lumbricoideum et candidum de Dugez; le T. flavidum, Ehr., de la mer Rouge, et le Pr. fasciatum, P. Gerv., de laMéiiiienanée, a Cette. (P- G.)

*TETRASTEPHANl]S (T/rpa, quatre; oTc'tpavoç, couronne), pol. — Genre d'Actinies, proposé par M. Brandt dans les Mém. de l'Acad. de Pélersbourg, d'après le nombre des rangées de tentacules. (Duj.)

TETKASTES, Keys. et Blas. ois. — Synonyme de Bonasia lâùss., Steph. (Z. G.)

*TETr.ASTJCHL'S. iNS. — Genre de la tribu des Chalcidiens, groupe des Eulophites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Walker (List of Chalcid., p. 73) sur des espèces détachées du genre Cirrospilus de Westwood. (Bl.)

*TETr,ATAXIS (t/tp&ç, quatre; xaÇcç, ordre), for.am. — Genre de Foraminifères , indiqué par M. Ehrenberg [Ber. d. Berl. Ak., 1843). . (G. B.)

TÉTHAÏIIÈQUE. Tetralheca{t(rpai pour TfTtapa, quatre; ôôx/i, boîte, loge), bot. ph. — Genre de la petite famille des Trémandrées, formé par Smith {Nov. HolL, I, tab. 2 ) pour de petits arbustes de la Nouvelle-Hollande , généralement à port de Bruyère, et à petites feuilles alternes ou verlicillées; distingués des vrais Tremandra par leurs anthères dont les deux loges sont généralement subdivisées en deux logettes, ce que rappelle leur nom générique, et par les loges de leur ovaire bi-ovulées. De Candolleen a décrit (/'rod?om., vol. I, p, 343) cinq espèces; et plus récemment ce nombre été plus que tripié. Nous citerons comme exemples les Tetralheca glandulosa Labill., et eiicifolia Smith, Ces plantes méritent

TET

d'être répandues comme espèces d'agrëment. (D. G )

*TETRATHYLACIl]M (xlrpa pour -cir- Tapa, quatre; 6u^/xo; , sac), bot. ph. — Genre de la famille des Violariées , formé par M. Poeppig {Nov. gen. et sp., tom. III, pag. 34 , tab. 240 ) pour un petit arbre du Brésil, à fleurs triandres , à pistil télramère , qui a reçu le nom de Telralhylacium macrophylium Poepp. Ce genre est très voisin des Alsodeia. Son nom est tiré de ce que sa corolle est renflée à sa base en quatre sortes de petits sacs ou de bosses. (D. G.)

ÏETRATOMA (Tt'rpa, quatre ; xop./), section ). INS. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Diapériales, fondé par Herbst {Coleopt., t. IV, p. 38, f. 7), et généralement adopté. Quatre espèces y sont rapportées, savoir: les T. fungorum [deV' mcsloides ) V . ; Desmarestii Lat.; anchora Ghyl., et pardalinum Dej. Les 3 premières se rencontrent aux environs de Paris , et la 4" est propre aux États-Unis. (C.)

TETRATOYIE. Telralome (T/rpa pour TETTaca, quatre ; TOf^-o, division), bot. ph. — Genre de la famille des Monimiacées, formé par M. Poeppig {Nov. gen. et sp., H, pag. 46, tab. 163) pour des arbres et arbustes de l'Amérique tropicale. Le savant allemand en a fait connaître trois espèces, parmi lesquelles il a figuré le Telralome triflora Poepp. {loc. cit.). [D. G.)

♦TETRAULACILM (TtVpa pour r/xTapc:,

quatre; à'uXaÇ, sillon), hot. ph. — Genre de la famille des Scrophulariacées, tribu dee Gratiolées, établi par M. Turczaninow pour une plante herbacée annuelle , couchée et hérissée, du Brésil, à laquelle il a donné le nom de Telraulacium veronicœforme. Ce genre est très voisin des Pterostigma , section des Cardiosepalmn , de.«quels le distinguent son style , ses placentaires et ses graines. (D. G.)

*TETRAX. OIS. — Genre fondé par Stephens sur VOt. telrax Lin. Toy. outarde.

TÉTRAZYGIE. Tetrazygia {rérp<x poUf T/Txapa, quatre; Çuyc'a, union), bot. ph. — • Genre de la famille des Mélastomacées , tribu des Mélastomées, créé par Richard (Msc. ex DC. Prodrom., vol. III, pag. 172) pour des arbrisseaux des Antilles. Sur les cinq espèces qui ont été décrites, et que De Candolle divise en deux sous -genres , Te^

lET

trastemoH et Oetosleinon , selon le nombre de leurs étaiiiiiies , nous signalerons le Telrasygia angusUfolici DG, {Melasloma ai^gmtifolia Swurlz). (D. G.)

*TÉTr.ICIDITES. Telricidiles. ins. — M. Serviile [Ins. orlh., Suites à Ihiffon) a formé sous cette dénominalion un groupe dans la rarniile des Âcridides, comprenant /es genres Tclrix,Choriphyllum et Amorphus, chez lesquels le prolhorax se prolonge toujours sur l'abdomen. (Ul.)

*TÉTmX. INS. -Genre de la famille des Acridides, de l'ordre deà Orthoptères, établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes. On connaît de 20 à 30 espèces de ce genre dispersées dans les dilTérentes régions du monde. Le T. suhulala {Gryllus subulatus. Lin.) est commun dans notrs pays. (Bi,.)

♦TCTKODA (rcTpa, quatre; 5<îoJç,dent).

INS. — Genre de la tribu des Scutellériens , groupe des Pentatomites , de l'ordre des Hémiptères , établi par MM. Aniyot 3t Serviile {Ins. hémipl.. Suites à Buffon, p. 177) sur une seule espèce de Java [jElia histeroides Fabr.) rattachée par nous l^Hist. des Ins.) au genre Phyllocepliala. (Bl.)

TETKODOIV. Tetroodon (r/rpa, quatre; ôiîùv , dent), poiss. — Genre de Poissons Plectognathes, delà famille des Gymnodontes, dont le caractère principal, rappelé par le nom générique, consiste en ce que les lames d'ivoire qui garnissent les mâchoires sont divisées à leur milieu par une suture, de manière à présenter l'apparence de quatre dents, deux inférieures, deux supérieures. Ainsi que les Diodons, dont ils sont voisins, lesTétrodons peuvent se gonfler comme des ballons, et ils se défendent avec le< mêmes armes et de la même manière que les Diodons {voy. ce mot). La chair de plusieurs espèces passe pour être venimeuse. Les espèces à corps épineux ont reçu le nom de Hériasona de mer; les espèces à peau nue et sans pointes osseuses sont électriques, coïncidence remarquable de caractères qu'on retrouve dans la Torpille, le Gymnote, le Melaptérure. L'espèce la pins anciennement connue est le Tétiiodon du Nil, le Fahaca des Arabes ( Telraodon Uneatus, L. ) que le Nil jette en abondance sur les terres dans îes inondations, et qui seU alors de jouet aux enfants. 11 existe un assez grand nombre

TET

d'espèces que les diverses combinaisons des parties lisses et des parties âpres, et les coufigurations qui résultent des formes plus ou moins oblongues de la tête, ont permis a Cuvier de distribuer en plusieurs sections (E. Ba.) *TETRODO!VTEES. bot. cr.— C'est le nom de la 31' tribu de la famille des' Mousses {voy. ce mot). Elle se compose des seuls g. Tetraph'js et Tetrodonlium. (G. M.) *XETRODO!\TILM(T£Tpa, quatre; è^ovç, ôdQVTo;, dent). BOT. CR. — (Mousses.) Genre établi par Schwaegrichen, conservé par Bruch et Schimper, et qui ne diBTère du Tétraphys que par ses caractères de végétation. Voy,

TETRAPHYS. (G. M.)

TETROMMA ftirpx, quatre ; ô^a, œil), Solier. ins— Syn. de 7/i/perops Eschsch. (G.)

TETROMCIUM ( r/Toa pour cZ-rapa , quatre ; oyxo?, pointe , crochet), bot. ph. — Genre de la famille des Alismacées , peu connu et fort imparfaitement décrit par Willdenow, son auteur, qui l'a formé pour le Triglochin Mageîlanicum Vahl , petite plante du détroit de Magellan; à fleurs dioï(iues et à fruit tétramère. Cette plante est devenue le Tetroncium Mageîlanicum Willd. (D. G.)

*TETROPHTHALMIJS (r/rpa, quatre ; ôtpOa^pl; , œil), Lesson. INS. — Synonyme de Chiasognalhus Stephens. (C.)

♦tETROPIUM, Kirby {Fauna bor. Am.)^ Hope. INS. — Synonyme de Isarlhron De], , Ou Ci'iomorphus Mulsant. (C.)

TETRORAS {-rtrpSpoq, attelé de quatre chevaux), poiss. — Genre de Poissons du groupe des Squales, voisin des Carcharias (Rafin., Caratt., etc.). (G. B.)

*TE TRORCHIDIUMCr/Tpa pouFT/TTor /, quatre; opX'; » testicule), bot. hh. — Genre de la famille des Euphorbiacées , tribu des Crotonées, créé par M. Poeppig {Nov. gen. et sp. in, pag. 23, tab. 227) pour un arbre de hauteur médiocre , du Pérou, auquel !e savant allemand a donné le nom de Tetrorchidinm rubrivenium.

*TETROREA (TExpa, quatre; 5poç, bord).

INS. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Lamiuires , établi par Ad. White {TheZoology ofthe Voy. ofErebus and Terror, p. 21 , pi. 4 , fig. 9 ) sur une espèce de la Nouvelle-Zélande, la T. ciUpesWh. Ce genre «sst très voisin des Hypsioma, (C)

* TETROSOMl'S (W-oa, quadraiigu-

laire; aù^a, coip< )• roiss. — Genre (Je

Poissons Plectogiiaihes, de la famille <ics

Sdérodermes (Swains. , Classif. , 1839 ).

*TETROXIA (r/Tp-y, quatre; è?-;,, pointe). NS.— Genre de la famille des Réduviides, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. A myot el Serville [insectes hémiptères. Suites à Buffon, p. 336) sur une seule espèce découverte dans le royaume d'Oware, en Afrique, par Palisot de Beauvois. C'est le Reduvins spinifer Pal. de Beauv. (Bl.)

*TETTltiADES (t/tt.'?, cigale; a^V.ç, enfer). INS.— Genre de la tribu des Cicadiens, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyotet Serville (/Hscc/ex hémiptères. Suites à Buffon, p. 467) aux dépens du genre Cigale des auteurs (Cicada). Le type de cette division est la T. Chilensis Am. et Serv., du Chili. (Bl.)

TETTIGOMÈTRES. Tettigometra. ins.

— Genre de la famille des Fulgorides, de l'ordre des Hémiptères, établi par Latreille etadopté parlons lesentomologistes. LesTettigomètres se (ont remarquer par leur front confondu avec les parties latérales de la tête; par leurs jambes inermes, les postérieures seules ayant une pointe à l'extrémité; par leurs antennes insérées dans une cavité audessous des ocelles, l'article basilaire court, le suivant une fois plu.'; long, la soie terminale aussi longue que les articles précédents réunis, etc. Le type du genre est une espèce de notre pays. La T. pirescens, Panz. , Latr., etc. (Bl.)

«XETTIGOMÉTRIDES. ms. — Syn.

de TetligoméLrites. (Bl.)

*TETTIG01MÉTRITES. Tettigometritœ.

MS. — Groupe de la famille des Fulgorides, de l'ordre des Hémiptères, comprenant le seul genre Teliigotnelra. (Bl.)

*TETTIGOiVlYlA (t^tti'Ç , cigale; fxv.'a, mouche). INS. — Genre de la tribu des Cicadiens, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyot et Serville (Ins. hémipt., Suites à Buffon) aux dépens du genre Cigale {Ctcada) des auteurs. Le type est la T. vespiformis Stoll., Am. et Serv., espèce d'Afrique. (Bl.)

TETTIGOiVIA (tetti?, cigale, diminutif). INS. — Genre de la famille des Cercopides, tribu des Fulgoriens , de l'ordre des

Page 1