‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 144 sur 147 · T. XIII · texte numérisé non relu

T. XIII

THL

eunuque; «vOoç, fleur), bot. ph, — Genrs très douteux, proposé par Bunge ( Enumer, planlar. Chin. bor., 29) d'après un échantillon unique cueilli près de Pékin , et qui ne portait que des fleurs mâles ou hermaphrodites. Son auteur a cru reconnaître cette plante figurée en fruit dans des dessins chinois , et il s'est basé sur la figure de ce fruit pour rapporter son genre à la famille des Cucurbitacées. Cette plante, si mal connue, est le Thladiantha dubia Bunge. (D. G.)

THLASPI. Thlaspi. bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères , sous-ordre dei Pleurorhizées , tribu des Thlaspidées , à laquelle il donne son nom , formé primitivement par Dillénius ( FI. Giess., pag. 123 ). Les plantes qui le forment sont des herbes annuelles ou vivaces , qui habitent presque uniquement les parties moyennes de l'Europe et de l'Asie. Leurs feuilles glabres , et souvent un peu glauques , sont entières ou dentelées, les radicales pétiolées, les caulinaires embrassantes. Leurs fleurs blanches, en grappe simple, ont un calice à quatre sépales égaux à leur base , des filets sans dents ni appendice. Leur silicule est comprimée sur les côtés, oblongue et échancrée au sommet, à deux valves carénées et ailées sur la carène; chacune de leurs loges renferme de deux à huit graines suspendues, non bordées.

De Candolle a subdivisé ce genre en cinq sections : a. Pachyphmgma, pour le Thlaspi laiifolium Bieberst., du Caucase; b. Carpoceras, pour le Thlaspi ceratocarpon Marr .; c. Nomisma, dont le type est notre Thlaspi arvense Lin., plante annuelle, commune dans les champs , et remarquable par son odeur alliacée; d. Neurotropis ; e. Plerotropis, qui comprend presque toutes nos espèces françaises, comme Thlaspi montanum Lin., T. perfoliatum Lin., T. alpestre Lin., etc. (P. D.)

THLASPIDIUM. bot. ph. — Genre proposé par Medikus et adopté par De Candolle seulement commesous-genre des Biscutelles, famille des Crucifères. (D. G.)

*THLIPSOCARPE. Thlipsocarpus (O^t- >|/[; , compression ; xapirôç, fruit; fruit comprimé). BOT. PH. — Genre de la famille des Composées, tribu desChicoracées, établi par M. Kunze(m Flora, vol. XXIX, pag. 695) pour une plante herbacée qui croit à l'extrémité méridionale de l'Espagne , dans les 44*

THO

parties herbeuses du rocher de GibraUar, dont le port est analogue à celui d'un Hyoseris ou d'un Taraxacum. Son nom générique est dû à ce que ses akènes extérieurs sont comprimés , tandis que les intérieurs sont cylindriques. Cette plante est le Thiipsocarpus bœticus Kunze. (D. G.)

THLIi'SOMÏZE. Thlipsomyza (eÀi'fç, compression ; jj^ûia, mouche), ins. — Genre de Diptères, de la famille des Tanystomes, tribu des Bombyliens, créé par Wiedmann [Nov.

Dipt. Gen., 1820) pour une espèce {Bombylius comp7-essa Fabr.) d'Alger. (E. D.)

THOA. POLYP, — Genre de Polypes serlufariens établi par Lamouroux pour des espèces assez semblables aux Campanulaires, mais paraissant manquer de cellules pour loger les Polypes, qui sont saillants à l'extrémité des ramuscules, analogues saja pédicelles des cellules des Campanulaires. C'cit, suivant Lamouroux , un Polypier pbytoïde, rameux, dont la tige est formée de tubes nombreux entrelacés, et dont les cellules sont presque nulles. Les ovaires sont irrégulièrement ovoïdes. (Duj.)

THOA, Aubl. BOT. TH. — Synonyme de Çnetum Lin., famille des Gnétacées.

*THOE (Gw^oç, prompt), ckust. — M. Bell (Transaclions of the zoological socieiy of London), désigne sous ce nom un nouveau genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes brachyures, de la famille des Oxyrbinques. On n'en connaît qu'une seule espèce, le Thoe erosa, Bell., qui habite les environs des îles Gallapagos. (H. L.)

*THOLERA (9oV;, bourbeux), ins.— Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Noctuides, indiqué par Hubner (Ca«., 1816). (E. D.)

*TIIOLERIA( eo/epbs, bourbeux), ins.-- Genre de Pyralides, famille des Nociurues, ordre des Lépidoptères, créé par Hubrier {Cal., 1816). (E. D.)

* TIIOLUS. ACAL. — Genre de Méduses, indiqué, par M. Lesson, dans le groupe des Nucléifères ( Less. , Prodt\ Monogr. Méd., 1837). (G. B.)

ÏIIOMASIE. Thomasia (nom d'homme).

îOT. PH. — Genre de la famille des Byttnéfiacées , tribu des Lasiopétalées , formé par il. J. Gay(m Méin. du Mus., vol. VII, pag. 650) pour des arbustes de la Nouvelle- Hollande, dont le port est un peu dur et

THO

raide, qui sont revêtus de poils étoiles ou cotonneux, et dont les fleurs, à très petits pétales, sont disposées en inflorescences rameuses , oppositifoliées. M. Gay n'avait décrit que 5 espèces ae ce genre ( Prodrom. , vol. I, pag. 489), parmi lesquelles nous citerons le Thomasia purpurea Gay, et le T. solanacea Gay. Mais les voyages récents dans la Nouvelle-Hollande ont porté ce nombre à 30; 25 nouvelles espèces ayant été décrites par MM. Steudel et Hugel. (D. G.)

THOMISE. Thomisus ( 0(o,y.tj<Tû) , lier), ARACHN. — M. Walckenaër, dans son Tableau des Aranéides et dans son Hisloire naturelle des Insectes aptères , désigne sous ce nom un genre de l'ordre des Aranéides, de la tribu des Araignées , qui est adopté par tous les aptérologisles. Ces Aranéides, nombreuses en espèces, répandues dans toutes les parties du monde , marchent de côté et avec lenteur, épient leur proie, tendent des fils solitaires pour l'arrêter, se cachent dans les feuilles qu'elles rapprochent pour faire leurs pontes. Quant à leur cocon , il est de forme aplatie, et elles le gardent assidûment. L'espèce la plus répandue dans les environs de Paris et dans toute la France est le Thomisus cristalus, Walck. (H. L.)

*TH0M1SIDES. ARACUN— M. Sundeval (Conspect Arachnid.), désigne sous ce nom une famille de l'ordre des Aranéides, et qui renferme les genres SelenopSf Thomisus, Philodromus et Sarotes. (H. L.)

*TU0MPS01\IE. Thompsonia (nom d'homme), bot. ph. — Genre de la famille des Passiflorées, créé par M. Robert Brown {Transact. of the Linn. Soc, vol. XUl, p. 220) pour le Deidamia Thompsoniana DC, arbuste de Madagascar, grimpant au moyeu de vrilles axillaires, à calice et corolle tétramères, a 8 étamines, et à pistil porté sur un court gynophore. M. R. Brown ne lui a pas donné de nom spécifique. (D. G.)

*TIIOMSOi\IA, Wallich. bot. ph. — Genre rapporté, comme synonyme, au Pythonium Scholl, famille des Aroïdes, (D.G.)

TllOMSONlTE (du nom d'un chimistf anglais), Brooke. min. — Substance blan. che, vitreuse, de l'ordre des Silicate» alumineux hydratés et du système rhombique, s'offrant sous la forme de prismes presque carrés, plus ou moins modifiés sur les angles et sur les arêtes, et clivables dans trois

THO

sens perpendiculaires entre eux; ces cristaux ont pour Terme Tondannentale un prisme de 90° 40'. Les clivages paraflèles aux sections diagonales sont fort nets; la cassure est inégale, l'éclat est vitreux , passant au nacré. La dureté est presque égale à celle de l'apatiie; la densité est de 24. Ce minéral se boursoufle au chalumeau et donne de l'eau par la calcination ; par un feu prolongé, il devient opaque et d'un blanc de neige, sans se fondre : il est soluble en gelée dans l'acide azotique. Il a été analysé par Thompson et par Berzélius; l'analyse de ce dernier a donné: Silice, 38,20; Alumine, 30,20; Chaux, 13,34; Soude, 4,53; Oxyde de fer, 0,40; Eau, 13. La Thomsonite se présente habituellementen cristaux implantés par une de leurs extrémités sur leur gangue. Souvent ils se réunissent en rayonnant autour d'un centre, et composent ainsi des groupes flabelliformes ou des masses bacillaires à structure radiée; on la trouve aussi en masses amorphes, passant à la variété précédente. On n'a encore observé la Thomsonite que dans deux localités; à Kilpatrick, en Ecosse où elle est dans des roches trappéennes, avec la Prehnite; et à Seeberg, près de Kaden, en Bohême. La Comptonite n'est qu'une variété de cette espèce. (Del.)

TIIOIV. Thynnus ( Ou'vç, nom grec de l'espèce commune ). poiss. — Les Poissons qui composent ce genre créé par Cuvier, ont été confondus avec les Maquereaux, dont ils se distinguent par la disposition des écailles, qui forment, autour du thorax, une espèce de corselet se partageant postérieurement en plusieurs pointes. De plus, les deux dorsales sont contiguës ; les fausses nageoires sont en nombre plus considérable : il existe de chaque côté une carène cartilagineuse entre les petites crêtes latérales de la queue.

La Méditerranée possède plusieurs espèces de Thons : le Thon commun ( Thynnus vulgaris , Cuv.) ; le Thon a pectorales courtes (Th. brachyplerus, Cuv.); la Thopjine ( 7'ft. Ihunnina, Cuv.), nommée encore Touna ou Thynnide; la Thonine a pectoralks courtes ( Th. brevipennis , Cuv. ); le Germon ( Th. ttlalonga, Cuv.). D'autres espères, portant les noms de Donile, Thonine ou Germon, se trouvent à différentes latitude? dnns l'Aliantique, l'océan Pacifique ou la mei- des Imles.

THO

La pêche du Thon commun se pratique dans la Méditerranée, depuis la plus haute antiquité. Jadis elle fut , pour Byzance et pour l'Espagne, une source de grandes richesses, qu'exploitent aujourd'hui la Sardaigne, la Sicile et nos côtes de Provence. C'est à cause de sa chair estimée que ce Poisson est ainsi poursuivi, et l'on a peine à croire la variété de goût qu'offrent les différentes parties du corps : ici, semblable au Veau ; là, au Porc. La chair crue ressemble au Bœuf; cuite elle est plus pâle ; celle du ventre est la plus délicate. La préparation du Thon varie dans les différents pays ; en général, on le coupe en tranches que l'on conserve, soit à l'aide du sel, soit par la cuisson et l'immersion dans l'huile. La partie supérieure du corps est d'un noir bleuâtre ; le ventre est grisâtre avec des taches argentées. La longueur du Thon dépasse généralement un mètre; il paraît que quelquefois il atteint une dimension triple. On en prend souvent, sur les côtes de Sardaigne , qui pèsent plus de 500 kilogrammes ; ceux de 50 à 150 kilogrammes n'y sont appelés que des demi- Thons ; on eu a cité qui pesaient 900 kilogrammes. A certaines époques de l'année, les Thons longent les côtes de la Méditerranée en légions innombrables , et longtemps on a cru qu'ils n'y étaient que de passage; qu'ils y entraient par le détroit de Gibraltar pour s'avancer au-delà du Bosphore, et revenir ensuite vers l'ouest ; mais il paraît que leurs voyages ne sont pas aussi longs, et que, nés dans ces parages, ils passent une partie de l'année dans les eaux profondes , tandis qu'à d'autres époques ils approchent de la terre et la côtoient. A La Ciotat, sur les côtes de la Provence, on fait une pêche d'arrivée depuis le mois de mars jusqu'en juillet, et une pêche de retour depuis la mi -juillet jusqu'à la fin d'octobre. A Cassis , la pêche commence en novembre et se continue jusqu'à la fin de décembre. Le moment de ces deux pêches varie dans chaque localité , suivant la course que font les Poissons.

La pêche du Thon se pratique de deux ma» nières : à la thonaire ou à la madrague. Pouf la pêche à la thonaire, lorsque la sentinelle, postée sur un lieu élevé, a signalé l'approche (!'i;;:o légion de Thons , et indiqué dang qui'lle direction elle s'avance, de nombrem

THO

bateaux partent sous ia conduite d'un chef, se rangent sur une ligne courbe, jettent leurs filets en les rapprochant de manière à fi)rmer une vaste enceinte autour de ces f (lissons naturellement timides, que le bruit eiïraie et qui se Téfugient ainsi près du rivage. Avec de nouveaux filets placés en dedans des premiers, on rétrécit de plus en plus l'enceinte , jusqu'à ce que les Thons, ramenés vers le rivage par quelques brasses d'eau, j)uissent être tirés par un dernier grand filet terminé en cul-de-sac , que Ton amène à terre avec les Poissons enveloppés. Saisis a bras ou tués à coups de crocs , les Thons sont ainsi capturés. Sur les bords du Languedoc, un seul coup de filet donne quelquefois 2 ou 3,000 quintaux de Thons.

La madrague est un engin fixe, consistant en une série d'enceintes formées avec des filets maintenus verticalement; chacune de ces enceintes est ouverte du côté de la terre, et le tout est fermé par un autre filet qui relie cette sorte de labyrinthe à la terre , et arrête les Thons dans leur course dont la direction est connue. Les Thons passent d'abord entre la madrague et la terre; mais , arrêtés par le filet dont il vient d'être question, ils se détournent et pénètrent dans les enceintes où ils s'égarent. Des dispositions particulières les contraignent à passer dans le dernier compartiment, appelé corpou ou chambre de mort; et c'est laque les matelots, en soulevant un filet horizontal jusqu'à la surface de l'eau , leur livrent un combat acharné, en les frappant de crocs ou de toute autre arme. C'est une boucherie horrible , souvent pratiquée la nuit à la lueur des torches , et qui couvre la mer de sang lur une grande étendue.

Ordinairement, les troupes de Thons sont précédées par des Sardines; souvent elles sont poursuivies par des Dauphins, qui les forcent ainsi à se réfugier dans les filets tendus pour les prendre. Les pêcheurs ailri- Luont cette conduite des Dauphins à une all'ection du Cétacé pour l'Homme; mais ils ne gardent pas la méiiie reconnaissance pn::r l'Espadon, qui, poursuivant aussi les Th( iis et les poussant dans les filets, cause de grands dommages au milieu des madragues qu'il déchire, en même temps qu'il ouvre une issue aux captifs. — Plusic us espèces fossiles proviennent du Monte Bolca,

THO

Le nom générique latin a fourni l'étymologie d'un nom de groupe , celui de Thynninœ (Swains., Classif., 1839). (E. Ba.)

*THOIVINE, poiss. — Ce nom est donné à plusieurs espèces de Thons : — aune espèce de la Méditerranée que l'on nomme encore Touna (n\ Thynnide; à une espèce du Brésil ; à une autre de la Méditerranée et de la mer Rouge. Voy. thon. (G. B.)

* THON lus (nom mythologique), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères, tribu des Erotyliens, établi par Th. Lacordaire {Monographie des Erolyliens, 1842, p. 252) qui le classe parmi les Erotyliens vrais. Le type, 1er. pauoninus Lat., est originaire de la Colombie (Nouvelle-Grenade). (C.)

*TIIOPIIA. INS.— -Genre de la tribu des Cicadiens, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyot et Serville [Insectes hémiptères, Suites à Buffon, p. 471) aux dépens du genre Cigale {Cicada) des auteurs. Le type est la Teltigonia sculala Fabr. (Bl.)

THORACAMTHA (9wpa$, thorax; âxav- 6a,épine).iNS. — Genrede la familledes Chalcidides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille sur des espèces remarquables par leur écusson extrêmement développé recouvrant les ailes et tout l'abdomen. Les espèces de ce genre sont américaines. Nous citerons les T. strialaPetty, et T. Lalreiliei Guér. (Bl.)

* TIIORACOPHORUS ( 9o5pa? , thorax ; (fopoç, qui porte), ins. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Hélopiens, fondé par Hope (ColeopterisC s Manual, ll\, p. 188) dans sa tribu des Adéliades. Cet auteur y rapporte huit espèces ayant pour type le T. Walckenaer-ii Hope, originaire de la Nouvelle-Hollande. (C.)

*TI10RAC0SPERMA, KIotsch. bot. ph.

— Ce genre, adopté d'abord par M. Endlicher (Gênera, n° 4308) , est rapporté ensuite par lui {ibid., Supp., p. 1411] comme synonyme au Sinwcheilus Benth., section b, famille des Éricacées. (D. G.)

*TI10RASE!\A ( Qûpa? , thorax), ins.

— Genre de Diptères , de la famille des Notaca-nthées, tribu des Siratiomydes, créé par M. Macquart {Dipt. exot.. Il, 1839), et ne comprenant qu'une espèce étrangère à l'Europe. (E. D.)

THORAX. zooL. — Voy. insectes.

*THORAXOPHORl]S (6wpa|, thorax;^»-

THO

p^«, qui porte), ins. — Syn. de Glyptoma Erichson. (C.)

TIIOREA (nom d'un botaniste français).

Bot. cr. — (Phycées.) lîory a établi ce genre {Ann. Mus., t. XII, p. 126, pi. 18) sur une fort belle Algue de la tnbudesBatrachosperrnées, d'abord découv<M te à Dax par Thore, à qui le genre a été dédié, puis retrouvée dans la Seine, sous le i)ont de Neuilly , où elle croît abondamment en septembre. Voici ses caractères: Fronde violacée, filiforme, gélatineuse, très rameuse, composée de filaments réunis dans l'iixe en une sorte de moelle compacte et libres vers la périphérie, où ils constituent une villosité qui recouvre toute l'Algue ; d'où son premier nom de Conferva hispida. Spores latérales, placées à la base des filaments libres, horizontaux, et accompagnées d'autres filaments plus courts qui leur fournissent une espèce d'involucre. Bory, qui ne connaissait point la fructification de cette Algue, en rapprochait plusieurs autres qui ne lui sont pas congénères. Elle habile les eaux courantes. (C. M.)

THORECTES (9<or,y)XTy,; , cuirassé), ins.

— Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéides coprojihages, créé par Mulsant ( Histoire naturelle des Coléoptères de France. Lamellicornes, p. 367). Ce genre se compose d'une dizaine d'espèces de l'Europe méridionale et de l'Afrique septentrionale. Tel est le Se. lœvigatiis. (C.)

♦TIIORICTE, Thorictis {Qoypnxxh;, cuirassé). REPT. — Voy. DRAGONE. (G. B.)

*THORICTLS (etopnxTYiç, cuirassé), ins.— Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Peltides, fondé par Germar [Revue entomologique de Silbermann, t. Il, 1834, p. n" 15) sur une espèce de Nubie, le T. castaneus de l'auteur. M, Lucas (Expédition scientifique en Algérie, p. 234-36, pi. 21 et 22) en a fait connaître trois autres espèces qu'il a découvertes en Algérie. (C.)

*THORITE (nom mythologique), min.— Minéral noir, brillant, ressemblant par son aspect à de l'Obsidienne ou à de la Gadoliuite, et trouvé par Esmark dans une Syéoite de l'île de Lœven , près de Brévig , en Norvège. 11 est remarquable par la découverte que Berzélius y a faite d'une nouvelle terre, la Tliorine , oxyde d'un métal qu'il a appelé Thorium. La Thorite contient 57 p. 100 deTborine, combinée avec de la

THO

Silice et de l'Eau. Sa densité est de 4,7; sa poussière est d'un brun foncé. Au chalumeau elle perd sa couleur noire , devient d'un rouge brunâtre et ne fond pas; elle donne de l'eau dans le niaims de verre. La nouvelle terre est caractérisée par la propriété que possède son sulfate, d'être précipité par l'ébullition , et de se redissoudre totalement, quoique avec lenteur, dans l'eau froide, ce qui la dislingue de tous les oxydes connus jusqu'à ce jour. (Del.)

*TII0R0IV. iNS. — Genre de la tribu des Proctolrupiens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Haliday (Entom. Magas., III, p. 354) sur une seule espèce observée en Angleterre. (Bl.)

*ÏIIORYMUS. INS.— Genre de la famille des Chalcidides, groupe des Diplolépites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Dalman (Act. de Stockholm, 1820) sur des espèces dont la massue des antennes est très courte, et les cuisses postérieures renflées et dentelées en dessous. Nous crierons le T. caliginosus Walk. (Bl.)

♦TIIORYMIElMS.iNS. — M.BrulIé(/nsec<cj hyménoptères. Suites à Buffon) indique, sous ce nom, un groupe de la famille des Chalcides, comprenant les genres Mcyastimus Daim., Palmon Daim., Thorymus Daim., Monodontomerus Walk., Diomorus Walk., Callimome Spix. Ormy rus Weslw. Il répond à notre groupe des Diplolépiles. (Bl.)

T3I0TTÉE. Thottea. bot. ph. - Genre de la famille des Aristolochiées , créé par Rottbœll (in Dansk. Vidensk. Selsk. Skrift. nyeSaml., t. II, p. 530) pour une espèce fort remarquable de l'Asie, à laquelle il a donné le nom de Thottea grandiflora. C'esî un arbuste à tigeflexueuse, articulée, char^ gée de grandes feuilles oblongues; à fleurj très grandes, longues d'environ 15 cent'r mètres, pendantes, à périanthe campanule, triparti; à étamines nombreuses, sur deux rangs; à ovaire 4-Ioculaire, surmonté d'un stigmate discoïde. Cette plante remarquable a été étudiée et figurée avec soin par W. Griffith(rransact.o/'(/ieim. soc.,vol.XIX).

*THOUARÉE. Thouarea { dédié à Dupelit-Thouar.^). bot. ph. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Panicées, formé par Persoon [Enchir., vol. I, p. 110) pour des Gramens de Madagascar, de l;i

THft

Nouvelle-Hollande et de l'Océanie tropicale, assez voisins des Panics , mais à fleurs en épi terminal solitaire, et disposées par épillets biflores unilatéraui. Nous citerons pour exemple le Thouarea latifolia R. Br., de la Nouvelle-Hollande. (D. G.)

♦THOUARSIA BOT. PH.— Synonyme de Psiadia Jucq., famille des Composées-Astéroïdées. (D. G.)

TIIOUIIMIE. Ihouinia (dédié au célèbre horticulteur français Thouinj. bot. ph. — Plusieurs genres de ce nom ont été proposés Buccessivement. Un premier, par Swartz (Prodr., p. 15), dans la famille des Oléacées; il rentre comme synonyme dans le Linociera du même auteur. Un second, de Smith, est rattaché comme synonyme à VHumberlia Commers., dans la famille des Convolvulacées. Un troisième, de Dombey, est rapporté comme synonyme au genre Lardizabala, type de la famille des Lardizabalées. Enfin, le quatrième, qui est seul admis comme distinct et séparé, a été formé par M. Poiteau, dans la famille des Sapindacées, tribu des Sapindées, pour des arbres et arbustes, souvent grimpants, de la Nouvelle Hnllande, à fruit trilobé, muni de trois ailes et formé de trois samares soudées à un axe central. On en connaît onze ou douze espèces, parmi lesquelles les unes ont les feuilles simples, comme le T. simplicifolia Poit. ; les autres ont les feuilles trifoliolées, comme le T.irifoliala Poit., ou pennées, par exemple, le T.finnala Turp. (D.G.) THRACIA. MOLL.— Genre de Conchifères dimyaires établi par Leach pour des coquilles bivalves des mers d'Europe. Leur forme est ovale-oblongue, subéquilalérale, assez semblable à celle des Corbules; les valves sont inégales, un peu bâillantes aux extrémités ; chacune d'elles porte, à la charnière, un cuilleron plus ou moins grand, horizontal, recevant un ligament interne dont le côté postérieur donne attache à un osselet en demi-anneau elle retient fortement. L'im- |)ression musculaire antérieure est étroite et réunie à la postérieure, qui est petite et arrondie, par une impression palléale profondément êehancrée postérieurement. (Duj.) *THRACIDES (Spaxco?, nom propre), uns.

— Genre de Lépidoptères diurnes, créé par Hubner fC'ai., 1816) aux dépens du grand genre Papillon. Voy. ce mot. (E. D.)

THR

•THRASAETOS, G.-R. Gray. ois.— Synonyme de Harpya Vieill., G. Cuv. (Z. 6.) TURASIE. Thrasya {Opy.'jiç, hardi, audacieux ). BOT. PH. — Genre de la famille des Graminées, tribu de» Punicées, établi par M. Kunth (in Humb. cl Uonpl., Nuv. gen. et Spec, vol. 1, p. 121, tab. 39) pour des plantes de l'Amérique tropicale, à fleurs en épillets biflores, disposés d'un seul côté et en un seul rang sur un rachis presque membraneux , ployé et cilié. On en connaît trois espèces, parmi lesquelles nous citerons pour exemple le Thrasya paspaloides H. B. K. (D.G.) *U1RAULITE, Kobell. min. — Syn.

Hisingérite, Minéral d'un noir brunâtre, en nodules ou concrétions sphéroïdales , composé de Silice , de Peroxyde et de Protoxyde de Fer et d'Eau. Il a été trouvé à Riddaryttan, en Suède, et à Bodemnais, en Bavière, avec le Sulfure de Fer magnétique. Il est attaquable par l'Acide chlorhydrique, et laisse précipiter de la Silice en gelée. (Del.) ÏHRELKELDIE. Ihrelkeldia ( dédié à Caleb Threlkeld , auteur d'un synopsis des plantes d'Irlande), bot. pu. — Genre de la famille des Chénopodées, créé par M. Rob. Brown (Prodr. FI. nov. HolL, p. 409) pour un sous-arbrisseau à feuilles alternes, demicylindriques; à fleurs axillaires, solitaires, sessiles, triandres, dont le périanthe persiste et devient charnu autour du fruit. Cette plante a reçu le nom de Threlkeldia diffusa Rob. Br. (D. G.)

*THREMMAPniLUS, Macgill. Ois. — Synonyme de Pastor Temm. (Z. G.)

*TllRE\ODES(9poç, montagne; vat'o., j'habite), ins. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes , tribu des Pyralides , créé par Duponchel ( Cat. mélh. des Lépid. d'Eur., 1844), et très voisin des Ennychia. Nous citerons, comme type, le T. pollinalis. (E. D.)

THRIDACOPHYLLIA (OplSa^, laitue; (pj).)ov, feuille ). POLÏP. — Genre établi par M de Blainville aux dépens des Pavones de Lamarck, et ayant pour type le Pavonia Ittctuca. (Doj.)

THRI\ACE. Thrînax (Op.'va?, éventail).

bot. I'H. — Genre de la famille des Palmiers, tribu des Coryphinees, créé par Linné flil {in Srhreber, Gène. ) pour des Palmiers des Antilles, à slipe grêle, de hauteur luéilioc.c.

THR

terminé par des feuilles en éventail , dont le nom générique rappelle la forme ; à Oeurs très petites, hermaphrodites, donnant une baie monosperme. On en connaît six espèces, parmi lesquelles nous citerons pour exemple \eThnnaxmulli(loraM!in. (D.G.)

TimiNCIE. Thrincia. dot. ru.— Genre de la famille des Composées, tribu des'Chicoracées, établi par Rolh [CalalecL, I, 97), aux dépens du genre Lcontodon de Linné, pour des plantes herbacées, propres à l'Europe moyenne et à la région méditerranéenne, feuillées seulement à leur partie inférieure; à fleurs jaunes, en capitules solitaires ; distinguées surtout par leurs akènes extérieurs munis d'une aigrette courte, en forme de couronne, tandis que les intérieurs ont une aigrette plumeuse, plurisériée. — Trois espèces de Thrincies appartiennent à la Flore française; ce sont: les Thrincia hirla et /itspida Rolh , plantes répandues dans toute la France, difflciles à caractériser nettement et à distinguer; et le Thrincia tuberosa DC, de nos départements méditerranéens, remarquable par ses racines renflées en tubercules oblongs, qui lui ont valu son nom spécifique. (D. G.)

THRIPS ( Op'4 , genre d'Ins. ). — Linné désigna sous ce nom un genre composé d'espèces remarquables par leur taille exiguë; par leur bouche dont toutes les parties sont libres et très grêles cependant; par leurs ailes semi-coriaces et peu développées, etc. Ce genre fut adopté par tous les naturalistes, Geoffroy, DeGéer, Olivier, Fabricius , Latreille, qui le placèrent dans l'ordre des Hémiptères malgré de singulières différences. Aussi Latreille disait-il , dès l'année 1807, en parlant des Thrips : Genus singulare, forte proprii ordinis. C'est néanmoins dans ces dernières années seulement qu'un entomologiste anglais, M. Haliday, en forma un ordre particulier, sous le nom de Thvs.4- KOPTÈRES (voy. ce mot). Il partagea aussi les Thrips en plusieurs genres {voy. TiiysANo- PTÈiiEs). M. Duméril {Zool. anat., p. 267) avait déjà formé avec ce groupe une famille particulièresous le nom de l'hiisapoda. (Bi..)

*'111HIPSIDES. Thripsidœ. ins.— Famille de l'ordre des Thvsanoptèhrs. Voy. ce mot.

•TORIPSIEKS. Thripsii.—Voy. thysa-

BOPTÈRES. (Bl.)

♦THRÏPTERA (9p5.{/, ver qui ronge; «t«-

THR 703

po», aile). I5S. — Genre de Coléoptères hétéromères, tribu des Piméliaires, établi par Solier {Ann. de la Soc. entom. de Fr., t. V, p. 48), adopté par Hope.Ce genre renferme les T. crinila Hst., Mallei, Varvasi Sol. et villosa Dej. Les 2 premières habitent l'Egypte, et les 2 suivantes la Barbarie. (G.)

TIIRISSE. Thrissa (Opi^aa, nom donné, par les Grecs, à un Poisson de la famille des Clupéoïdes, peut-être à l'Alose), poiss.— Cuvier voulut réunir, sous ce nom , les espèces d'Anchois à maxillaires très prolongés; mais ce caractère artificiel ne peut fournir de fondement à une coupe générique, et le nom de Thrisses doit servir seulement à désigner un certain nombre d'espèces du grand genre Anchois. (G. B.)

* TIIRISSOIVOTIIS ( Thrissa , nom da genrç; vSto;, dos), poiss. — Genre de Sauroïdes fossiles, créé par M. Agassiz {Poiss. foss., II, 1843). (G, B.)

* THRIS30PS {Thrissa, nom de genre ; aî4<, apparence), poiss. — Genre de Sauroïdes fossiles, créé par M. Agassiz, et comprenant deux groupes d'espèces : les unes à caudale petite 3t peu échancrée , ^)rovenant du terrain jurassique supérieur de Werthern , ou ayant une origine inconnue; les autres à caudale grande et fortement échancrée toutes de Solenhofen ou de Kelheim (Agass. Poiss. /bss., II, 1833). (G.B.)

TJÎRIXSPERME. Thrixspermum (Gpt'Ç, Tp-x'^ç» poil; a-KipiJ.cA, graine), bot. ph. — Genre proposé parLoureiro(F/or. CochineK, vol. II, p. 685 , qui rentre dans la famille des Orchidées, mais qui est si imparfaitement connu qu'il est impossible de lui assigner une place quelconque dans l'une ou l'autre des tribus de cette famille. Son espèce unique est le Thrixspermum centipeda Lour. (D, G.)

*T3JR0SCUS (9ooixa,, je saute), Latreille ( Règne animal de Cuvier, t. V, pag. 452). INS. — Synonyme de Trixagus, Kugeilan , Gyllenhal. (C.)

TIIRYALLIDE. Thrijallis {Qp^jA^U, mèche, ou feuilles propres à faire une mèche ). BOT. PH. — Genre de la famille des Malpighiacées, tribu des Apterygiées ou Malpighiées. Celui qui a été créé sous ce nom par Linné paraît, d'après M. A. de Jussieu {Monogr. des Malpighiac, p. 97), se rapporter comme synonyme au genre

lOh

THR

Galphimta Gavan. II ne reste alors sous ce nom que trois espèces de MM. Martius et Lindley, toutes Lianes de Brésil, parmi les- Quelies nous citerons le Thryallis longifolia IMart. (D. G.)

* THRYOTHERIIX'ÉES. Thryotherinœ.

OIS.— Sous-famille établie par le prince Ch.

Bonaparte dans la famille des Grimpereaux,

et fondée sur le genre Triothorus de Vieillot.

THRYOTIIORE. Thryothorus. ois. — jenrc de la famille des Grimpereaux dans l'ordre des Passereaux , caractérisé par un bec long, épais à sa base, cylindrique, arqué , comprimé latéralement , sans échancrures au bout de la mandibule supérieure , qui est aiguë et égale à l'inférieure ; des narines oblongues, en partie couvertes d'une membrane proéminente; des tarses nus, aiinelés; des ongles forts, celui du pouce le plus long de tous ; des ailes courtes, arrondies, concaves , à troisième , quatrième et cinquième rémiges les plus longues de toutes ; une queue médiocre ou courte , composée de douze tectrices.

Le genre Thryothore , créé par Vieillot et adopté par tous les ornithologistes, renferme des Oiseaux qui ont , dans leur système de coloration, dans la forme de leurs ailes, dans l'habitude de tenir leur queue relevée, les plus grands rapports avec les Troglodytes; aussi plusieurs d'entre eux ont-ils été classés avec ceux-ci. Aujourd'hui encore , telle espèce qui est, pour l'un , un Thryothore, est, pour l'autre, un Troglodyte.

Parmi les cinq espèces décrites par Vieillot, nous citerons comme authenthiques : le Thryot. a long bec , Thr. longirostris Vieill. (Gai. des Ois., pi. 168) , du Brésil 3t du Paraguay ; type du genre.— Le Thrvot. POLYGLOTTE, T. polyglottus Vieill., du Paraguay. — Le Thryot. des roseaux, T. aruniinaceus Vieill. (Wils., Am. omit/»., pi. 12, f. 4), de la Caroline du Sud. — Le Thryot. des rivages, t. h«orahs Vieill. (Wils., Am. ornith., pi. 12, f. 6), du centre et du nord de l'Amérique.

Des Thryothores plus récemment connus, nous citerons encore le Thr. obsoletus Ch. IVonap. (Audub., pi. 360, f. 4), du Mis- «ouri. — Le Thr. gultatus Gould {Proceed., 1839, p. 89), de Mexico. — Le Thr. mexitanus Swain»., du Mexique. — Le Thr. lus-

THU

cinius Quoy et Gaim., des Mariannes. — El les Thr. fasciato-ventris, du Bogota; rufalbus, de Mexico ; leucotis, de la Colombie ou de Mexico; maculipectus , de Mexico; et slriolalus , de Bogota. Ces cinq dernières espèces ont été décrites et nommées par M. de Lafresnaye dans la Revue zoologique pour 1845, p. 337.

Le prince Ch. Bonaparte place parmi les Thryothores le Trogl. Berwickii Audub. (pi. 18), dont M. Lesson fait un Troglodyte.

La plupart des Thryothores fréquentent les lieux bas et humides. Au rapport du prince Ch. Bonaparte, l'ofcsoiefMs vivrait particulièrement sur les montagnes rocheuses, dans les lieux secs , et surtout dans les forêts épaisses. Leur nourriture consiste en Insectes. Ils ont l'habitude de grimper sur les plantes, non pas à la manière des Grimpereaux proprement dits, mais eu saisissant les liges en travers, et en les parcourant de haut en bas par petits sauts, comme le font nos Fauvettes riveraines. Comme les Troglodytes, ils recherchent les lieux sombres et aiment à se cacher. Quelques espèces vivent, dit-on, par petites familles. . (Z. G.)

* TflRYPTOCEUA ( Opu'ttto) , je romps; xEpa;, corne ). ins. — Genre de Diptères de la famille des Athéricères , tribu des Muscides, division des Créophiles, créé par M. Macquart {Dipt. des Smles à Buffon de Roret, II, 1835). Ce genre comprend une dizaine d'espèces européennes, dopt le T. setipennis Fallen, d'Autriche et de Hambourg, peut être regardé comme le type. (E. D.)

* THRIPTOMÈIVE. Thryptomene. tot.

PH. — Genre de la famille des Myrtacées , tribu des Chamslauciées, formé par M. Endlicher (in Annal. Wiener Mus., vol. II, p. 192) pour un petitarbustedela Nouvelle- Hollande, à deux bractées très caduques, à fleurs décandres, dont le calice adhérent, relevé de dix côtes, a les 5 divisions du limbe pétaloïdes et indivises. Cette espèce est le Thryptomene australisEndl . M. Schauer a récemment reconnu comme appartenant à ce genre, le Bœckea saxicola A. Cunii., qu'il a dès lors nommé Thryplomene saxicula.

THRYSSE.r/»ryssa.POiss.— Foy. THR isss.

♦THUIARIA. poltp.— Genre de Polypei établi par M. Fleming, et correspondant cy

THU

TIIU

ç?rire Bisé'iaire de M. de Blainville. Vss- ( ece type cslla Sertularia thuia de Solaiider et Ellis , que Lamurck a nommée Cellaria Ihi^a f et qui liabiie les mers d'Europe. (Duj.)

•THUIOECARPLS. bot. pu.— T.autvetter a décrit sous le nom de Tliuiœcarpusjuniperinus une forme monstrueuse du Genévrier commun, qui rentre dans la varitié Caucasica de celte espèce. (D. G.)

*TeLIOPSIDE. T/iuiopsJs (ressemblant .•!u Thuia). BOT. PU. — Genre de la famille des Conifères Cupressinées, baséparMM.Siebold et Zuccarini [Flor. Japon. , vol. II, {lag, 32 ) sur le Thuia dolabrata Thunb. , grand arbre du Japon, où il croît sur les montagnes de l'île de Nipon , surtout dans les vallées humides. Cette espèce est devenue le Thuiopsis dolabrala Sieb. et Zuccar. Son bois est dur et rougeâlre. (D. G.)

THULlTE,Brooke. min. — Minéral rose, de Souiand , en Tellemarke (Norvège), que l'on regarde généralement comme une variété d'Épidote, dans laquelle l'alumine serait remplacée par du Peroxyde de cérium. Il est accompagné de Grenat blanc, de Quartz hyalin et d'idocrase cyprine. Il se clive selon deux faces inclinées de 92° 30'. Sa formule de composition se rapproche beaucoup de celle des Épidotes. Voy. ce dernier mot. (Del.)

*TmJMITE, THUMERSTEIN. min. — Nom donné par les Allemands à l'Axinite de Thum, en Saxe. Voy. aîinite. (Del.)

THU\BERGIE. Thunbergia (dédié au botaniste suédois Tiiunberg). bot. pu. — Genre de la famille des Acanthacées, tribu àes Thunbergiées , à laquelle il donne son nom, formé par Linné Ois [Suppl., p. 292), et dans lequel rentrent des espèces ligneuses à leur base, grimpantes, du cap de Bonne-Espérance et des Indes , dont plusieurs sont aujourd'hui cultivées dans les jardins; elles s'y font remarquer par leurs belles fleurs axilluires , blanches, jaunes ou bleues , marquées généralement à la gorge d'une tache foncée et veloutée. Ces plantes sont de serre chaude, lorsqu'on les élève comme espèces vivaces; mais, plus habituellement, on les traite comme les végétaux annuels, en les semant chaque année, et alors on les met en pleine terre, après en avoir fait le ?pmis sur couche. L'une des plus

intéressantes entre ces espèces cultivées est le Thunbergia chrysops Ilook. , originaire de Sierra-Leone. Le Thunbergia alala est assez répandu , et a déjà donné quelques variétés de coloration. Le Thunbergia grandiflora Lindl. est remarquable par la grandeuret la beauté de ses (leurs bleues. (D. G),

TIHJRARIE. Thuraria {Unis, encens).

BOT. PII. — Genre imparfaitement connu , formé par Molina {Chili, p. 133), pour un arbrisseau du Chili dont l'écorce laisse suinter une sorte d'encens. M. Endlicher la range à la suite des Siyracées. (D. G.)

*TI11JRETIA (nom d'un botaniste franç.iis). BOT. CR. — (Phycées.) M. Decaisne a fondé ce genre [Ann. Se. nat., oct. ISiO) sur une Algue magnifique, à fronde réticulée, dont nous avons fait le type d'une nouvelle tribu. Il est caractérisé ainsi qu'il suit Fronde membraneuse, réticulée, stipitée^ d'abord simple, obiongue, denticulée en son bord, puis lobée et rameuse. Conceptacles petits, fixés sur les nervures secondaires de la fronde au sommet de ses lobes , bisériés, alternes, presque moniliformes et celluleux. Cellules extérieures ou superficielles contenant des spores cunéiformes au nombre de quatre. Celte belle Algue, de couleur rose et de la forme la plus élégante, imitant une feuille de chêne, est originaire des côtes de la Nouvelle-Hollande. (G. M.)

*THURETIÉES. bot. cr.— Onzième tribu de la famille des Floridées. Voy. phycolo-

Page 1