‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 32 sur 147 · SUT · texte numérisé non relu

SUT

Suteria calycina DG. A cette espèce type MM. Gardner et Martius en ont récemment ajouté 4 nouvelles. (D. G.)

SUTIIERLAtVDIE. Sutherlandia ( nom d'homme), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées , tribu des Lotées , formé par M. R. Brown fAit., Hort. Keio., 2*^ éd., II, p. 327) pour des sousarbrisseaux du cap de Bonne-Espérance, à feuilles pennées avec impaire, mullijuguées; ù Hours rouges, en grappe, présentant un calice campanule^ à 3 donts; un étendard replié sur Icscôlés et des ailes très courtes; 10 étamincs diadelphes; un ovaire stipité, multi-ovulé, qui devient un légume scarieux, enflé, polyspcrme, indéhiscent. Ce genre a été établi sur le Colulea frulescens Lin., qui est devenu le Sutherlandia frulescens R. Br. Cette espèce est assez fréquemment cultivée dans les jardins d'agrément. (D. G.)

*SUrHORA. Tlodgs. ois. — Synonyme de Pajadoa;onus, Gould.

♦SUTTOIVIA. bot. ph. — Genre proposé par M. A. Richard dans la famille des Myrsinées, et que la plupart des botanistes rapportent comme synonyme aux Alyrsine. (D. G.)

SUTURE. MOLL.— Pour certaines coquilles bivalves, ce nom désigne l'espace qui sépare les nymphes. Pour les coquilles univalves, il indique le point de jonction des tours de la spire. Voy. mollusques. (G. B.)

SUTURES. BOT. — On nomme ainsi les lignes suivant lesquelles s'opère l'union des valves dans les fruits et, par suite, suivant lesquelles s'opère leur séparation pour la sortie des graines. Souvent les Sutures correspondent aux bords unis des feuilles carpellaires, et, dans ce cas, leur nombre correspond sur le fruit entier à celui des carpelles eux-mêmes. Quelques botanistes désignent ces Sutures intercarpellaires sous le nom de vraies Sutures. Ailleurs on voit se former, à mesure que le fruit se développe, des Sutures en quelque sorte supplémentaires, qui correspondent généralement à la côte médiane des feuilles carpellaires et qu'on a quelquefois désignées sous le nom de fausses Sutures. Ainsi les légumes ordinaires, qui sont formés d'une seule feuille carpellaire, s'ouvrent par deux valves et présentent, par suite, deux Sutures. Mais une de celles-ci provient de la juxtaposition dej bords du carpelle et elle est indiquée par 13*

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l'atfaclu; <ies graines sur toute sa longueur, tandis que l'autre s'est formée selon la ligne médiane de ce même carpelle et ne porte pas de graines. Ainsi encore, dans tous les fruits à déhiscence seplicide, la séparation des valves correspond au bord des carpelles, tandis qu'elle a lieu selon leur ligne médiane dans ceux à déhiscence loculicide. (P. D.)

*SUYA. OIS. — Genre créé par Hodgson , dans la famille des Turdidées, sur un oiseau voisin des Cinclosomes , qu'il désigne spéciûquement sous le nom de Criniger.

M. Hodgson avait précédemment fait de la même espèce un Piinia. (Z. G.)

*SVITRA:\IIA. bot. ph.— Genre de la famille des Mélastimiacées, formé par M. Chamisso (Linnœa, IX, p. 445) pour un sous-arbrisseau du Brésil. L'espèce unique de ce genre est le S- canescens Cham. (D G.)

SWAI\SOIVlE.tiM;amsonia (nom d'homme). BOT. PH. — Genre delà famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Lotées, formé par Salisbury {Parad. Lond., 28) pour des sous arbrisseaux de l'Australie, voisins des Lesaerlia dont ils ont le port. On connaît trois espèces de Swainsnnies parmi lesquelles on cultive aujourd'hui le S.coronillœfoUaR.lir.,ei\*tS.galegifolia]\. Br. (D. G.)

*SVVA!\ll\IEr,DA!\llA (nom d'homme).

BOT. PH. — Genre de la famille des Composées-Sénécionidées, formé par De Candolle (Prodr., VI, p. 164) pour un sousarbrisseau de la Tasmanie, qui a reçu le nom de S. antennaria , DC. Récemment M. Raoul eu a décrit et figuré une nouvelle espèce de la Nouvelle-Zélande, qu'il a nommée S. glomerata. (D. G.)

SWARTZIE. Swartzia (nom d'homme).

cor. PH. — Genre de la famille des Légumineuses-Swariziées , à laquelle il donne son nom. formé par Willdenow pour des arbres de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes , simples ou pennées avec impaire , coriaces; à fleurs en grappes asilîaires, distinguées par les caractères suivants : calice de 5 pétales, étroitement fohérents dans le bouton , et se séparant à l'épanouissement, pour se réfléchir ensuite; corolle nulle ou réduite à un pétale latéral , plus rarement 3 ou 2 ; étamines libres, au nombre de 10, ou indéfinies, hypngynes; ovaire un peu arqué, comprimé, pluripvnlé, surmonté d'un style court et d'uo

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stigmate tronqué. Le légume bivalve reaferme un petit nombre de graines pourvues d'un arille. De Candolle avait décrit (Prodr., II, p. 422 ) 1 7 espèces de Swartzies ; ce nombre a été augmenté, dans ces dernières années, d'environ 30 nouvelles espèces. (D. G.)

SWAHÏZIÉES. Swarlzieœ. bot. fhan.

— Une des tribus de la famille des Cœsalpiniées dans le grand groupe des Légumineuses (Voy. ce mot), ainsi nommée du genre Swartzia, qui lui sert de type. (Ad. J.)

SWEETIE. Swcelia. iioT. PH. — Deux genres ont été dédiés au botaniste anglais Sweet, l'un et l'autre dans la famille des Légumineuses Papilionacées, l'un par Sprengel , rapporté comme synonyme au genre Acosmium, Schott; l'autre par De Candolle (Prodr., II, p. 381). Celui-ci est regardé par M. Endiicher comme un synonyme de Ga/aciia, P. Brown. (D. G.)

SWEliTIE. Swerlia (nom d'homme) BOT. PH. — Genre linnéen, de la famille des Gentianées, formé de plantes herbacées vivaces, propres aux parties fraîi Les et montueuses de l'Europe et de l'Asie moyeruie. L'espèce principale du genre est la SwERTiE viVACK, Swevlia perennis , Lin., jolie plante, spontanée dans les prairies tourbeuses des Pyrénées, des Alpes, de l'Auvergne, etc., et de la plupart des montagnes de l'Europe. Ses feuilles radicales sont ovales; sa tige indivise s'élève à 3 ou

4 décimètres, et se divise supérieurement en pédoncules carrés, dont l'ensemble constitue une sorte de panicule. Ses fleurs forment de jolies étoiles bleues, avec des points verdàtres et des lignes bleu-foncé. On la cultive comme espèce d'ornement à une exposition couverte, dans une terre tourbeuse et humide. On la multiplie par graines et rejets. (D. G.)

SWIÉTÉIV'IE. Swielenia ( nom d'homme), bot. ph. — Genre Linnéen , de la famille des Cédrélacées, formé d'une seule espèce de l'Amérique tropicale, dont les feuilles brusquement pennées ont leurs folioles opposées, inéquilaiérales, entières; dont les fleurs sont disposées en panicule j lâches, et présentent un calice court, à

5 petits lobes oblus; 5 pétales étalés; ue tube staminal terminé par 10 dents, entre lesquelles s'attachent intérieurement 10 anthères incluses; un ovaire à ^ loges muiti'

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ovulées » iurmonté d'un style court , que termine un sligmate discuide, marqué en dessus de 5 lignes rayonnâmes. Son fruit est une capsule ligneuse à 5 loges , renfermant des graines nornbroiises, suspendues et prolongées supérieurement en une aile oblongiie. L'espèce unique de ce genre est la SwiÉTÉNiE ACAJOU, Swieletiia Mahogoni , Lin., arbre de très fortes proportions, dont le bois, si connu sous le nom d'Acajou , est l'un de ceux que l'ébénislerie de nos jours met le plus souvent en œuvre. Son tronc acquiert des dimensions assez considérables pour que des pirogues y soient creusées en une seule pièce. Tout le monde connaît aujourd'hui ce bois et sa couleur ronge, d'abord iaunâire, qui se fonce et prend plus de vivacité à l'air, à mesure qu'il vieillil. Les ouvriers distinguent ordinairement deux qualités de bois d'Acajou : l'acajou mâl e , qui est le plus coloré, et l'Acajou femelle, dont la teinte est plus pâle. L'écorce du Swielenia est fébrifuge, et, comme telle, elle est usitée aux Antilles contre les fièvres intermittentes peu intenses. (D. G.)

♦SWIÉTÉMÉES. Swklenkœ. bot. phan.

— L'ancienne famille des Méliacées {Voy. ce mol) a été partagée en deux, celle qui conserve ce nom et celle des Cédrélacées. Cette dernière est elle-même subdivisée en deux tribus, dont l'une, ayant pour type l'arbre qui donne le bois d'Acajou ou Sivietenia, a reçu le nom de Swiéténiées. (Ad. J.)

SVAGULS. BOT. PH. — Genre de la famille des Palmiers, tribu des Cocoïnées, formé par M. Mariius pour un petit Palmier des bords de l'Amazone. Ce genre est fi voisin des Cocotiers que son auteur luimême pense qu'il faudrait peut-être l'y réunir. Son espèce unique est le S. cocoides , Mart. (D. G.)

*SYALITA. Adan^. bot. ph. — Synonyme de Dillenia, Lin., famille des Dilléniacées. (D. G.)

*SYAMA. bot. va. — Genre proposé par Jones {in Asiat. Rescaj-c. , IV, p. 161), et qui paraît rentrer comme synonyme dans le genre Pupalia, Mart., famille des Amarantacées. (D. G.)

SVBISTROME. àybistroma. ms. — Genre de l'ordre des Diptères , famille des Brachysiomes, tribu des Dolichopodes, créé par Meigen {Syst. Beschr., IV), et conlc-

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nant des espèces très voisines des Dolicho^ pus. On en connaît 2 espèces propres À la France, et dont la S. nodicornis Meigen est le type. (E. D.)

* SYCAXUS INS. — Genre de la famille des Réduviides, groupe des Zéliies, de l'ordre des Hémiptères, établi par MM. Amyot et Serville ( Ins. hémipt. , Suites à liuffon ) sur une espèce de Chine, le Reduvius coUaris Fabr. , placé par M. Burmeister dans le genre Arilus. (Bl.)

*bïCÉPIIALlENS. Sî/cep/ia?œi((jlv,avec, préposition qui, dans les mots composés, exprime la réunion; et x£f x'/vi, tête), téuat. — Famille de Monstres doubles, de l'ordre des Autositaires, caractérisée par deux corps distincts au-dessous de l'ombilic, intimement unis au-dessus, et surmontés d'une tête plus ou moins manifestement double. Par celte définition même , les Sycéphaliens sont intermédiaires entre deux familles dont nous avons précédemment fait l'histoire, savoir: lesMonomphaliens, qui sontdoubles dans toutes les régions, et les Monocéphaliens qui ont un doublecorps surmonté d'une seule tête.

Les Sycéphaliens comprennent trois genres caractérisés par autant de degrés dans la duplicité de la tète. Ces genres, tous établis par Geoffroy Saint-Hilaire, sont les suivants :

1. Janiceps, Janiceps ou Monstres à tête de Janus. Aucun genre téralologique n'est plus remarquable que celui des Janiceps, chez lesquels tous les éléments des deux têtes sont conservés, mais fondus en une seule tête qui se trouve avoir deux visages opposés l'un à l'autre : chacun de ces visages appartient pour moitié a chacun des individus composants.

2. Iniope, Iniops (îvt'ov, occiput; et wvf», visage, œil). Dans ce genre (dont le nom a sôuventété écrit ^uiope), il existe un visage complet, et, à l'opposé, un visage très incomplet, représenté par une orbite et un œil médian, et pardeux oreilles très rapprochées, parfois par une seule oreille mé<liane. On croirait, au premier aspect, à l'existence (l'une tête ayant à l'occiput un œil et des oreilles ; mais, de fait, ces rudiments de face aussi bien que la face entière, sont formés d'éléments appartenant pour moitié a chaque sujet composant, et, par conséquent, comme

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tous les organes mixtes, rejetés su? les côtés.

3. Synote, Synotus (<xu'y et oS^, ùtoç , oreille). La seconde face , plus réduite encore que chez les Iniopes, est représentée seulement par deuxoreilles très rapprochées ou une double oreille médiane. C'est le degré le moins marqué de la duplicité de la tête : un pas de plus dans la fusion des doubles éléments céphaliques, et l'on passe aux Déradelphes, premier genre des Monocéphaliens.

L'anatomie des monstres Sycéphaliens, particulièrement de leur double tète et de leur thorax pareillement double , est d'un grand intérêt, mais malheureusement aussi d'une si grande complication qu'il nous est impossible d'en tracer un tableau sufflsant dans le cadre étroit de cet article. Nous sommes donc dans la nécessité de renvoyer le lecteur à notre Traité de Tératologie.

Les Janiceps et les Iniopes sont très rares, «oit chez l'homme, soit chez les animaux ; les Synotes, au contraire, peu rares chez l'homme, sont presque communs parmi les animaux. Us meurent , en-général , ou au moment de leur naissance, ou très peu de temps après; et la physiologie est ainsi privée de l'un des sujets d'étude les plus intéressants qu'elle puisse trouver dans l'ordre des faits téralologiques.

Au défaut de l'observation, qui pourrait prévoir tous les phénomènes qu'amèneraient ce mélange intime, cette communauté d'organes qui caractérisent les Iniopes et surtout les Janiceps? Quelle imagination pourrait se représenter la double et indéGnissable expression de ces visages dont les deux moitiés, appartenant à des individus différents, et animés par des encéphales divers, auraient leurs sensations propres ; sur lesquelles viendraient se peindre à la fois le désir et la terreur, la douleur et la joie , la colère et la pitié? (L-G. St-H.)

*SYCeAU. MOLL. — Sous-genre de Gastéropodes pectinibranches, du genre Triforis, établi par M. Brincley-Hind, en 1S43, pour une petite coquille de Malacca {S- vitreus), et caractérisé par la forme allongée de la coquille avec les tours de spire arrondis et le sommet maxillaire. (Duj.)

SYGHI!\IUM. BOT. PB. — Genre proposé

par M. Desvaux {Ann. Soc. linn. de Parts, t. IV", p. 21G, tab. 12), et regardé par M. Endiicher comme un sous-genre des Dorslenia, famille des Morées. (D. G.)

*SYC!OMA. INS.— Vorj. sicvonia.

*S\C0B1LS. OIS. — Nom latin du genre Malimbe, dans la méthode de Vieillot.

* SYCOCRIIVITES {<i3xov, figue; xp'vo?, lis), ÉcniN. -^Gcnre d Ecliinoderues Stellérides, se rapportant probablement à la tribu des Astrocrinides (Austin, Ann. Nat. Eist, X. 1842). Voy. stellérides. (G. Ij.)

*SYC0CRI1\US. ÉCHiN. — Voy. sycocri- KiTES. (Austin, loc. cit., XI, 1843). Voy.

STELLÉRIDES. (G.B.)

*SYC0C1STITES (a^xov, figue; xvdtiç, vessie), échin. — Genre d'Échinodermes Stellérides, de la tribu des Cyslidées, synonyme de Echinoencrinus Mey., et EchinosphœrileS Pajider (Buch, Ber. Berl. Ak., 1844). (G. B.)

SYCOMORE. BOT. PU. — Nom vulgaire de VAcer pseudoplalanus Lin. — On nomme vulgairement Faux-Sycomore le 3IeliaAzeàarach Lin.

SICOXE. BOT.— Nom donné par M. Mirbel au fruit des Figuiers.

*SYCOPIIAGA. INS. — Genre de la tribu des Chalcidiens, de l'ordre des Hyrnénoplcres, établi par M. Westwood sur une seule espèce observée en Angleterre, le S. crassipes Westw. (Bl.)

SYCOPIIAIVTE. INS. — Espèce du genre Calosome. Voy, ce mot.

*SYCORAX. INS. — Syn. de Psychoda.

Voy. ce mot. (E. D.)

*SYCOZOA (.jvxov, figue; Çoïov, animal).

MOLL.— GenredeTuniciers(Less., Voy.Goq., 1830). (G. B.)

SYDNEUiM. MOLL. Voy. sidnyum.

SYÉIVITE. GÉoL. — Voy. roches,

*SYLECTRA (av'ntxrpo; , qui couche dans un même lit), ins. — Genre de Lépidoptères Nocturnes, tribu des Pyralides, indiqué par Ilubner {Eut., 1816 ). (E. D.)

* SYLEPTA ( (7uUap.Sxvt<j , j'embrasse ). INS. — Hubner {Enl., 1816) désigne ainsi urt genre de Lépidoptères de la famille des Nocturnes, tribu des Pyralides. (E. D.)

*SYLITRA. BOT. PH. — Genre formé par M. E.-Meyer {Comm. pi. afric. , p. Ii4) dans la famille des Légumineuses - Papilionacées , tribu des Lotées , pour une herbe vivace du cap de Bonne-Espérance. (D. (i )

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SYLTJS.ANNÉL.-Gcnre.d'ATinélîdes, établi par M. Savigny dans la famille des Néréides (Descr. d'Égyp.j^jyst. des Ann.,\n-{°, p. 13, 43, 46; pi. 4, Og. 3). Parmi les genres nombreux de ce groupe, les Syllis se distinguent spécialement par leurs longues antennes composées de beaucoup d'articles, et par l'existence d'une antenne impaire. Le corps est formé de segmenis très nombreux, il mamelons simples , n'ayant qu'un seul faisceau de soies et qu'un seul acicule. Les yeux sont apparents, mais les branchies ne le sont point. Il n'existe pas de mâchoires. Une seule espèce, décrite et figurée par M. Savigny, !a Sïllis monilaire, Syllis monilaris, habite les côtes de la mer Rouge. Le même auteur rapporte au même genre, mais avec doute, \eNereis proliféra, qu'Oth. F. Muller trouva souvent , au moment où cet animal paraissait en voie de se reproduire par bouture, et traînait après lui un second individu auquel il adhérait organiquement.

M. de Quatrefages a complété ces observations qui intéressent à un si haut point la physiologie. Ce savant a rencontré, sur les côtes de Bretagne, un grand nombre de Syllis agrégées de la sorte, et il a constaté que les deux individus se forment aux dépens d'un seul , dont le corps s'étrangle au milieu, et se divise après qu'une tête s'est façonnée au tronçon postérieur. Semblables entre eux extérieurement, ces deux animaux sont très différents par leur rôle. Le premier continue à vivre, et produit probablement un nouvel individu semblable à celui qui l'a quitté. Le second ne paraît se nourrir que des matières préexistantes dans son corps, et renferme tous les organes générateurs que possédait l'individu souche; il n'est destiné qu'à la conservation de l'espèce, et produitdesœufsoudesspermatozoides. (E. Ba.)

*SYLLISIL1M. BOT. PH. — Genre de la famille des Myrtacées , tribu des Myrtées , formé par M. Schauer {Plant. Meijen, p. 334) pour un arbuste du midi de la Chine, le Syllisium buxifolium Schauer. (D. G.)

* SYLLYTHRIA. iNS. — Genre de Pyralides, de l'ordre des Lépidoptères Nocturnes, désigné par Hubner (Cat., 1816). (E. D.)

*SYL0CI1EMD0IV. ois. — Genre de la famille des Sternes , fondé par Drehm sur Je Slerna caspia Lath. Voy. sterne. (Z. G.)

^bYLVAlIMS. Sylvicolce. ois. — Ce nom,

que l'on rencontre dans quelques traitéa

d'ornithologie , n'a pas , pour les divers auteurs qui l'ont employé, la même valeur. Les uns , comme M. Temminck, le prenant dans son acception pure et simple, par conséquent la plus restreinte, s'en sont servis comme nom de groupe, et l'ont appliqué à des Oiseaux de tel ou tel genre, qui sont portés, par leur organisation, à vivre exclusivement ou presque exclusivement dans les bois, contrairement à leurs congénères, qui n'habitent que les champs, les alentours des rivières, ou les lieux arides et rocailleux ; les autres, ne prenant plus ce mot dans son sens absolu , lui ont donné une bien plus grande extension. Ainsi Vieillot , sous le nom de Sylvains , a établi un ordre , le deuxième dans sa méthode, qui comprend les Picœ et les Passeres de Linné, c'est-àdire tous les Passereaux proprement dits de G. Cuvier, ses Grimpeurs, et une partie de ses Gallinacés (les Pigeons). (Z. G.)

SYLVAIVE. MIN. — Werner nommaitainsi le Tellure et ses principaux minerais trouvés, pour la première fois, en Transylvanie.

Voy. TELLURE. (DeL.)

*SYLVEOCYCHUS, Bonap. ois.— Synonyme de Podilymbus Less. — Genre fondé sur le Grèbe de la Caroline, Pod. Carolinensis Lath. (Z. G.)

*SYLVIA. OIS. — Nom générique latin , dans la méthode de Latham, des Fauvettes ou Becs-Fins de quelques auteurs. (Z. G.)

* SYLVIA {Sylva, nom mythol.). iNS. — M. Robineau-Desvoidy {Essai sur les Myod., 1830) indique sous ce nom un genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, et qui comprend cinq espèces des environs de Paris ou de la France centrale. Les Sylvia vivent sous l'ombrage des bois, et leurs larves se trouvent dans les Champignons.

*SYL"VIADÉES. Sylviadœ. ois.— Famille établie par M. Vigors, dans l'ordre des Passereaux , pour les Oiseaux de cet ordre qui ont un bec droit, menu, ayant la forme d'un poinçon, déprimé à sa base, et comprimé à la pointe , qui est un peu recourbée et échancrée. La famille des Sylviadées correspond , dans la méthode de Vigors, au grand genre Motacilla de Linné, et comprend les genres Saxicola , Malurus , Synallaxis , Acanthisa, Megalurut , Zoslerops , Sylvia ,

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àccentor , Troglodytes , Regulus , Motacilla (G. Ciiv.), Bitdyles et AtUlius, (Z. G.)

*SYLVIAXIS, Less. ois. — Synonyme de Scylaloi)us, Gould ; Leplonyx, d'Orb. et Lafr. — Genre fondé sur la Sylvia magellauica de Lailwirn. (Z. G.)

*SYLVICOI.yE. OIS. — Nom latin, donné par Vieillot à son ordre Jcs Sylvains. (Z. G.)

SYLVICOLE ou FIGUIER. Sylvicola.

OIS. — Genre de la famille des Sylviadées, dans l'ordre des Passereaux, caractérisé par un bec droit, grêle, très pointu, un peu conique, légèrement concave sur les côtés, à mandibule supérieure échancrée vers la pointe; des narines ovales, découvertes; des tarses grêles; des doigts médiocres, pourvus d'ongles assez forts; des ailes moyennes, et une queue sensiblement échancrée.

Les Sylvicoles ou Figuiers étaient rangés par Linné dans le genre Motacilla, Lathaui, et, après lui. Vieillot, Temniinck et beaucoup d'autres ornithologistes, en ont fait des Sylviœ. Buffun, le premier, reconnut qu'ils devaient former un genre particulier, distinct de celui des Fauvettes, dont ils s'éloignent par les mœurs, et de celui des Mésanges, dont ils diiïèrent par l'organisation. G. Cuvier, dans ses Tableaux des animaux, et ensuite dans son lîègne animal, établit aussi UD genre Figuier , dans lequel il comprit, à tort, les Roitelets et les Pouillots. Cependant on peut dire que c'est à Swainson qu'est due la création du genre Sylvicole; car, jusqu'à lui, il avait été mal déterminé, mal caractérisé, et par cela même non accepté.

Les Sylvicoles, par leurs habitudes, ont de si grands rapports avec les Mésanges, qu'il conviendrait de les ranger parmi elles, si leurs narines découvertes , plus que la forme de leur bec, ne les en éloign;iient. Ce sont des oiseaux vifs, légers, conflants, qui vivent ordinairement en troupes comme les Mésanges, se suspendent comme elles aux rameaux, voltigent sans cesse de branche en branche, d'arbre en arbre, de broussaille en broussaille , pour y chercher leur nourriture, qui consiste principalement en insectes et en fruits mous, tels que les Bananes, les Goyaves et les Figues. Ils sont erratiques, passent d'un canton dans un autre selon la saison, et fréqueuleot parti-

culièrementles lieux cultivés. Quelques uns ont un ramage assez agréable, ils nichent sur les arbres, et leur ponte est de trois à cinq œufs, dont la couleur varie selon les espèces.

Le genre Sylvicole est presque exclusivement américain.

La plupart des espèces que BuCfon décrit comme Figuiers, ou constituent de doubles emplois, ou n'appartiennent pas à ce genre. Celles sur lesquelles on ne peut conserver de doutes sont les suivantes : nous nous bornerons à en faire l'énumération :

Sylvicole a tête bousse, Sylvicola ruficapilla, Ch. Bonap. {Sylvia ruficajiilla , Lalh), Audub., pi. 163 et 145. Amérique du sud. — Sylv. blackburman , S. blucklurnicB, Jard. {S. blackburntoif Lalh.; YieiW., Ois. de VAm. sept., pi. 96). — Sylv. couitONNÉE, S. cofonata, Swains. (Mot. coro~ nota, Linn. Audub., pi. 159). Pensylvanie. — Sylv. tachktée, S.maculosa, Swains. (S. maculosa , Lath). Jamaïque et Saint- Domingue. — Sylv. a cou jaune, S. pensilis , Ch. Bonap. ( S. pensilis , Lath., Diiff., pi. 688). Amérique du nord. — Sylv. MAïuTiME, S. marilima, Swains. {S. marilinia, Wils.). Amérique du nord. — Sylv. DU CANADA , S. canadensis, Swains. {Mot. canadensis, Linn.). — Sylv, verdatre , S. virens, Swains. Pensylvanie. — Sylv. des sapins, 5. pmws, Jard. {S. pinus , Lalh.) Amérique du sud. — Sylv. icterocepuale, S. icterocephala , Swains. {S. icterocephala, Lath.). — Sylv. striée, S. striata, Swains. (S. striala, Lath.). — Sylv. mésange, S. parus, Jard. {S. parus et aulumnalis, Wils.) Amérique du nord. — Sylv. châtaigne, .9. castanea, Swains. {S. castanea, Wils. \ — Sylv. tigrine, S. ligrina, Ch. Bonap. {S. montana, Wils.). — Sylv. bleue, S. cœrulea, Swains. (.S", cœru/ea et rara, Wils.). Amérique du sud. — Sylv. discolore, S.

discolor, Ch. Bonap. (5. nunufa, Wils.). — Sylv. audcbon, S. Audubotn, Ch. Bonap.

Amérique du nord. — Sylv. belle, S. formosa, Jard. {S. formosa. Wils). — Sylv. townsend, s. lownsendi, Ch. Hoiiap. Amérique du nord. — Sylv. occidkntale, S. occidentalis , Ch. Bonap. ( S. occideidalisy Towns).— Sylv. tacuetée du canapa, S. œsliva, Swains. {S. œsliva et pelechia, Lalh., Buff., pl.enl., 58, t.2). Amer. duuord.CZ.G.

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•SYI.VICOMXÉES. Sylvicolinœ.OJS. — Sous-fiiniillc établie par le prime Ch. Bonaparte dans sa fiimille des Tardidœ, pour il(> petites espèces de Becs Fins qui, par leurs habitudes et leur manière de vivre, rnp pelleni les Mésanges, et qui ont, par leur» caractères physiques, les plus graiuls rapports avec les Sylvies ou Fauvettes. Elle est en grande partie composée d'oiseaux vulgairement connus sous le nom de Figuiers, (Z. G.)

*SVrviDKES ou BEC FII^S. Sylvidœ OIS.— M. de LaTiesnaye, dans son Essai d'une nouvelle manière de grouper les genres et les espèces de l'ordre des Passereaux, d'après leurs rapports de mœurs et d'habitation, a établi, sous ce nom , une famille qui correspond à celle des Sylviadœ de Vigors, et en grande partie à celle des Luscinidœ, de G.-U. Gray. (Z. G.)

SVI.VIE , FAUVETTE ou BEC FIIV Sylvia. ois. — Il serait difficile de citer aujourd'hui un seul des genres compris dans les anciennes méihi)des ornilhologiques, et même dans quelques unes des méthodes modernes, qui se soit conserve dans toute son intégrité : toug ont subi et ont dû nécessairement subir, par suite des principes nouveaux introduits dans la science, des modiflcations plus ou moins profondes. Un de ceux qui en ont éprouvé le plus est sans contredit le genre Sylvia. En effet, en tenant compte de tous les éléments dont Scopoli, Laiham, Vieillot, M. Temminck, ont composé la division des Sylviœ, on constate que de cette division sont sorties, une à une, environ cinquante coupes génériques, dont trente pour les espèces européennes seulement.

Un autre fait qui ressort des classiGcations diverses qui ont été produites, c'est que les limites du genre ou de la famille des Fauvettes ((inelleque soit la valeur que l'on veuille donner au groupe que forment ces oiseaux), ont également éprouvé de fréquentes variations, et que ces variations paraissent, le plus souvent, n'avoir d'autre motif que le caprice des auteurs. Ainsi, pour Lalbam, les Traquets , les Rnbieltes , les Pouillots, les Accenteurs, les Roitelets, les Figuiers ou Sylviioles, et les oiseaux qui ont plus particiilièrementreçu, de nos jours, le nom de Fauvettes , étaient des Sylvia;

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pour G. Cuvier, ces dernières seulement constituent le genre Sylvia ou Currvca; d'autres auteurs rapprochent de nouveau de ces dernières les Accenteurs, les Roitelets, etc. ; d'autres enfin les en séparent , tnais pour leur réunir les Rubiettes et les Figuiers. En sorte que, le genre, ou mieux la famille des Fauvettes ou Sylvies n'a pas de limites franchement déterminées.

Il est vrai qu'ici l'absence de caractères bien définis et bien tranchés a pu, en quelque sorte, autoriser l'arbitraire qui règne. Mais si, dans cette circonstance, on avait eu égard , à défaut de caractères physiques facilement appréciables ou saisissables , aux mœurs, aux habitudes, au genre de vie, au mode de nidification des espèces, nous sommes tenté de croire que les Sylvies ou Fauvettes seraient aujourd'hui bien mieux définies qu'elles ne le sont, et que, par conséquent, la division qu'elles concourent à former aurait des limites moins vagues, mieux déterminées et par cela même plus naturelles.

En prenant en considération ces éléments, c'est-à-dire en ayant égard aux mœurs des espèces, quelles sont donc, dans la nombreuse tribu des Dentirosires , celles qui peuvent être considérées comme des représentants de la fdmille des Fauvettes?

H nous semble que l'on peut indiquer comme telles toutes celles qui, avec des habitudes à peu prés communes, se rapprochent encore par un régime, par un chant, par des cris, par un mode de nidification fort analogues. Or, les espèces que nous signalerons bientôt sont dans ce cas : toutes vivent constamment soit dans les arbres, soit dans les buissons , soit dans les grandes herbes-, leurs habitudes ne sont donc point terrestres. Jamais, quelle que soit l'époque de l'année, elles ne se réunissent en troupes, soit pour émigrer, soit pour rechercher leur nourriture. Le besoin peut bien les attirer en nombre dans le même lieu, dans le même canton, mais elles n'y forment point une société. Lorsque, par cas fortuit, elles descendent à terre, alors leur mode de progression a lieu au moyen de sauts ; l'acte particulier qui constitue la marche leur étant interdit (1). Quant à leur régime, il

(i) Nous ne ronnaissons que la Loeuitellt [Sylvia locuf telle, Lath.) qui fasse exception à ce fait: elle marclif et nf

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