‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 36 sur 147 · II. POUILLOTS · texte numérisé non relu

II. POUILLOTS

Confondus pendant longtemps avec les Fauvettes, les Pouillots en ont été séparés par quelques auteurs. G. Cuvier, en 1800, dans les tableaux qui accompagnent les deui premiers volumes de son Analomie comparée, les distingua génériquement des Fauvettes proprement dites. En ISIO, Meyer et Wolf, dans leur Taschenbuch dev Deulschen Vogelkunde, les réunirent aux Hippolaïs, aux Roitelets et aux Troglodytes, et en coitiposèrent, sous le nom de Phyllopneuslœ, une section particulière avec le titre de famille. C'est de cette famille qu'on a fait, quelques années plus tard , le genre Phyllopneusle ( Phylloscopus Boié), genre qui a été adopté par à peu près tous les méthodistes modernes , mais avec des modifications. Par exemple , le prince Ch. Bonaparte en a retiré, avec raison, les Ilippolaïs et les Roitelets ; et M. Sihlegel, qui a changé le nom de Phyllopneuste en celui de Ficedula, n'en a écarté que les Roitelets, et y a laissé une partie des Hippolaïs, ce que , du reste, avait fait bien antérieurement M. Temrninck, en établissant, dans son genre Bec- Fin , sa section des Muscivores. On admet donc généralement, aujourd'hui, que les Pouillots se distinguent des Fauvettes. Ils ont un bec plus droit, plus petit, plus effilé, plus aigu, à peine échancré vers le bout de la mandibule supérieure; des tarses proportionnellement plus élevés, plus grêles, des formes plus sveltes; des ailes relativement plus longues et dépassant le milieu de la queue , qui est légèrement fourchue. Eu outre , toutes les espèces , ce qui est assez Caractéristique , ont un plumage verdâire

SYL

en dessus , entièrement ou en partie jaune en dessous.

Mais, tout en admettant une distinction entre les Pouillots et les Fauvettes, les ornithologistes s'accordent à considérer ces deux genres d'Oiseaux comme appartenant à la même famille, et à les placer l'un à côté de l'autre. Cependant, si l'on fait abstraction de la conflguration du bec, on ne peut plus trouver chez les Pouillots de caractère qui puisse les faire rapporter aux Fauvettes. Du reste, ils en diffèrent totalement par leurs mœurs, par leurs habitudes, par leur genre de vie, par leur mode de nidiflcalion, par le système de coloration de leurs œufs. Sous tous ces rapports , ils s'en éloignent autant, qu'ils se rapprochent des Roitelets et des Mésanges. Il serait donc beaucoup plus naturel , selon nous , de les ranger dans la famille que forment ces dernières, ou bien encore de les laisser à la suite des Fauvettes, mais dans une sous-famille à part , dans laquelle viendraient prendre rang les Roitelets.

Les Pouillots sont vifs , remuants , légers; non seulement ils voltigent et sautent sans relâche, mais encore ils agitent continuellement les ailes et la queue. La société est un besoin pour eux : c'est à peine si , au moment de la reproduction , '\\s vivent dans l'isolement. A celte époque même, plusieurs couples s'établissent dans un canton, et très prèà les uns des autres. Après les pontes on les voit par petites bandes, souvent composées d'individus d'espèce dilTérente, visitant les lisières des bois, les bosquets, les vergers, les arbres qui bordent les chemins. Pendant l'hiver, ceux que la bienfaisance du climat retient dans les contrées méridionales de l'Europe, se donnent , pour ainsi dire , rendez-vous sur le» bords des rivières, des ruisseaux , dans les jardins abrités, et y forment des réunions très nombreuses. Ce qui démontrerait , si l'on n'en avait la certitude, que ces Oiseaux n'aiment pas à vivre solitaires, c'est que les individus qu'on rencontre parfois isolés, paraissent inquiets, tourmentés, rappellent leurs compagnons , et, dans l'impossibilité de les rejoindre, se réunissent à la première troupe de Roitelets ou de Mésanges que s'offre à eux. A la vérité , dans toute autre circonstance, ils font bien entendre, comm« 14*

SYL

ceux-ci, des cris d'appel continuels; mais ces cris, chez les individus perdus, sont plus Tréquents, plus vifs; expriment, en un mot, l'inquiélude.

Les Pouiilots ont encore ceci de commun avec les Mésanges et les Roitelets , qu'ils visitent toutes les branches, tous les rameaux d'un arbre, et qu'ils le font en papillonnant presque sans cesse. Ils cherchent ainsi sous les feuilles, sur les brindilles et les branches, les petites Chenilles blanches , les larves , les menus In ■ sectes, les Mouches qui s'y cachent ou s'y reposent, et dont ils font leur unique nourriture. Le plus souvent ils prennent ces dernières au vol , à la manière des Gobe- Mouches. L'hiver , ils se nourrissent en grande partie de très petits Moucherons qui voltigent à la surface de l'eau. Jamais, dans aucune saison , ils ne touchent aux baies et aux graines.

Le chant des Pouiilots n'a rien de mélodieux et n'est pas très varié ; mais il caractérise bien chaque espèce par sa singularité. Celui du Pouillot siffleur a quelque analogie avec le chant du Bruant jaune, et consiste en une sorte de bruissement cadencé, qui se termine par la syllabe fid , répétée trois ou quatre fois de suite. Le Pouillot Bonelli chante à peu près de même; mais ses reprises sont plus courtes , sa voix moins forte, ses sons moins purs. Le chant du Pouillot Gtis est plus mélancolique, plus prolongé. Vieillot l'exprime par thuit, Ihuit, thuit, hiwoen , hiiuon , whia : les trois premières syllabes prononcées vivement; les deux suivantes lentement; la dernière d'un ton plaintif, et finissant comme si l'haleine manquait à l'Oiseau. Enfin le Pouillot véloce , après avoir préludé par un bruissement presque iniperceptible , fait entendre pour tout ramage zip, zap, répétés huit ou dix fois de suite, toujours sur le même ton. Ce singulier chant, imitant, jusqu'à un certain point, le tintement de pièces d'argent qui tomberaient l'une sur l'autre, a valu à cette espèce, dans quelques départements et dans les environs de Paris, le nom vulgaire de Compteur d'écus. Toutes les espèces que nous venons de citer impriment en chantant, à leurs ailes , un petit trémoussement. Les Pouiilots siffleur et Bonelli, surtout, les tiennent, à ce moment, tout à fait pendantes.

SYL

Indépendamment du chant , les Pouiilots ont encore un cri qui les caractérise, quoiqu'il diiïère un peu selon les espèce». Celui des deux premières peut se rendre par thift, prononcé d'un ton plaintif; et celui des deux suivantes par Ihûi, exprimé un peu plus vivement.

C'est toujours à terre, au pied d'un buisson, d'un arbuste, sur le revers d'un fossé, dans ou sous une touffe d'herbes , que les Pouiilots établissent leur nid. Ils le composent de mousse, de feuilles tombées et de brins d'herbes à l'extérieur, de quelques plumes à l'intérieur; lui donnent une forme ovale ou sphérique, et ménagent, sur un de ses côtés , une ouverture proportionnée à leur taille. Leur ponte est de cinq à sept oeufs blancs, avec de petites taches, ordinairement obiongues et d'un brun foncé, chez les Pouiilots Bonelli et siffleur ; pointillés de noir chez le Pouillot véloce, et parsemés de fines taches pourpres ou violettes chez le Fitis. Les jeunes peuvent déjà voler lorsqu'ils abandonnent le nid.

Les Pouiilots sont des Oiseaux de trop petite taille pour que l'économie domestique puisse en retirer quelque avantage ; cependant leur chair est bonne, et leur graisse, qui n'est jamais aussi abondante que celle des Fauvettes , participe par sa couleur de celle du plumage : elle est jaune. Mais si inutiles qu'ils paraissent à l'homme , les Pouiilots lui sont pourtantd'un grand avantage : leur rôle, dans l'économie de la nature, consiste à détruire une foule de petits Insectes, de larves et de Chenilles, qui nuiraient à ses bois et à ses récoltes.

Le genre Pouillot est représenté en Europe par les quatre espèces suivantes :

Pouillot SIFFLEUR, Ph. sibilalrixCh. Bon.; Sylv. sylvicola Lath. (Tem., pi. col., 2*5, fig. 3). Commun en France, en Allemagne, en Italie; plus rare en Angleterre, en Hollande et dans le nord de l'Europe. Quel • ques sujets que nous avons reçus d'Alger ne difl'èrent des nôtres que par des teicucs un peu plus vives et plus claires.

Nota : Kaup a fait de cette espèce , sous le nom de Sitiilalrix , le type d'un genre distinct. Le Pouillot siffleur a , il est vrai , l'aile beaucoup plus longue que ses congénères , puisqu'elle atteint presque l'extrëmité de la queue; mais, à part ce carao

SYL

tère , nous ne voyons pas en quoi il difTère des autre» espèces. Nous ne pouvons donc k distinguer génériquement.

PouiLLOT DoNELLi, Ph. DonelU Ch. Bon.; 6'yl. Naltereri Temm. {pi. col, 24, fig. 2). Du midi et du centre de l'Europe ; comn:>un eu Provence , en Italie , en Suisse. Il a été tué dans leTyrol et en Crimée. Quelques couples viennent se reproduire dans les bois qui avoisinent Paris.

PouiLLOT FiTis, Ph. tTochilus Ch. Bonap.; Syl. trochilusLalh. (BulT., pi. enl., 651, fig. 1). Répandu dans toute l'Europe, jusqu'au-delà du cercle arctique; l'un des plus communs que nous possédions.

PouiLLOT vÉLOCE, Ph. Tufa Ch. Bonap.; Syl. rufa Lalh. (Vieill. , F. Franc., pi. 97, fig. 1). Commun en France, en Allemagne, en Hollande , en Suisse et en Italie. On le trouve aussi en Asie et en Afrique.

Nota : Celte espèce a une très grande analogie avec la précédente, surtout dans son plumage d'automne ; cependant la couleur des tarses servira toujours à les distinguer: ils sont constamment noirs ou noirâtres chez le Pouillot véloce, et bruns chez le Pouillot fitis.

Les Pouillots d'Europe varient , dans de certaines limites, sous le rapport des couleurs, de la taille, des dimensions du bec , de la longueur des pennes de l'aile et de la queue. Quelques auteurs ayant pris pour des caractères spécifiques ces variations accidentelles , dues , le plus souvent , à l'âge , au sexe et à l'époque de Tannée, ont fondé sur elles des espèces que l'on doit considérer comme purement nominales. De ce nombre sont :

Le Bec- Fin ictebine, Sylv. icterinaTem.

(Man. d'ornilh., 3* part., p. 150). Celte prétendue espèce, que M. Temminck donne comme synonyme de l'iclérine de Vieillot, ce que nous avons démontré être une erreur {Revue zool. , décembre 1846 ), ne nous a ^mais paru différer du Pouillot fitis que par une taille un peu plus forte. MM. de Selys Longrhamps et Schlegel , qui ont vu J'individu qui a servi à la description de M. Temminck, ont exprimé la même opinion , l'un dans sa Faune belge, l'autre dans sa Revue crilique des Oiseaux d'Europe.

Le PoDiLLOT A VENTRE JAONE, Sylv. flaviventris Vieill. (Nom. Dict. d'hist. nat..

SYL

nouv. ëdit., t. XI, p. 241 ; et Faun, franc. ^ p. 215). Malgré l'autorité de Vieillot, il nous est impossible de reconnaître avec lui, dans l'Oiseau qu'il nomme ainsi, une espèce distincte du Pouillot fitis. Le Pouillot à ventre jaune est le même Oiseau, jeune, en plumage d'automne.

Le Pouillot a queue étroite, Sylv. angusticauda Ger. Cette espèce que nous avons créée nous-même , dans la Faune de l'Aube publiée par M. J. Ray, mais sur l'authenticité de laquelle nous avons toujours conservé un grand doute, qu'en plusieurs circonstances nous avons exprimé déjà, pourrait fort bien n'être qu'un Fitis à petitelaille, ou peut-être un hybride de ce'dernier et du Pouillot véloce. Toutes les recherches ultérieures que nous avons faites pour confirmer ou infirmer cette espèce, n'ont eu pour résultat que d'accroître notre doute. Des femelles de Fitis, prises sur le nid, sana avoir ni le bec aussi menu, ni la taille aussi petite, ni la queue aussi étroite et aussi courte que chez les sujets d'après lesquels nous avons établi notre anguslicauda, offraient cependant des dimensions un peu moins fortes , un bec sensiblement plus rétréci , et une queue un peu moins longue que les mâles tués à côté d'elles. En sorte que, si, comme nous sommes porté à le croire, il existe des individus du Pouillot fiiis dont la taille varie, probablement sous l'influence des localités; il se pourrait faire, et nous en avons presque la certitude, que notre Pouillot à queue étroite ne fût qu'une femelle de ces individus à petite taille.

Il paraîtrait, d'après les indications que je puise dans la Faune belge de M. de Selys, que M. Brehm aurait communiqué à M. Temminck , sous le nom de Sylv. fitis , un Pouillot plus petit et moins jaune que la Sylv. trochilus. Le Sulv. filis de M. Brehm ne serait-il pas le même que notre Sylv. anguslicauda? Vous aurions de la tendanct à l'admettre.

Nous sommes également très porté à penser que le Dec-Fin des tamaris, Sy/u. tama' rixis, décrit, par M. Crespon, comme espèce nouvelle (Faun. méridionale , t. I, p. 209), est le même que le Sylv. anguslicauda; très probablement, par conséquent, un sujet à petite taille du Sylv. trochilus Lalh. {Phyll. trochilus Ch. Bonap. j.

SYM

Il n'y aurait donc de bien authentiques, comme espèces européennes, que les 4 premières que nous avons signalées. (Z. G.)

SYLVIE. But. iH. — Nom vulgaire de ^ Anémone ueinorosa Lin.

*SYLVIETTE. Sylviella. ois. — Genre établi par Lafrosnaye, dans la famille des Sylviadcs, sur la Sylvia crombec Lc\.

*S1LVII1\.'E. OIS. — Sous-famille établie par Ch. Bunnparte dans la famille des Turdidés et répondant aux Becs- fins sylvains de Temminck.

SYLVIXE. MIN. — Nom donné par Beudant au chlorure de potassium.

*SYLVJ'.'Ar.E. Sylvtparus. OIS. — Genre établi par Burton dans la famille des Parida?. Type: Sylvip.modeslus, Rurt. (Z. G.)

SYM/l. OIS. — Voy. symiî.

* SYRlBATIIOCRiryiTES. ÉCHin. — Genre de Crinoïdes (Aust. Ann, nat. hisL, XI, 1843.) (G. B.)

*SYMIiJOTE (ouv, avec ; (3ioV/), genre de vie),ACAR. — Nom donné par GerIach(kVa(re und Mude. Berlin, 185", p. 31) à un genre d'Acariens, de la famille des Sarcoptides, dont les caractères sont :

Sarcoptides d'un gris roi'.ssâtre ou jaundlie, dont la longueur n'atteint pas un demi-millimèlre ; à tégument jaunâtre , assez résistant, marqué de sillons régulièrement et symétriquement sinueux, un peu écartés.

Corps large^ ovalaire, obtus aux deux bouts; mince, convexe eu dessus, plat eu dessous, avec une dépression à peine marquée vers le milieu des flancs; dépassé on avant par un rostre peu iiieliné, roussâtre, foncé, épais, presque on^uiforme; les deux derniers articles des palpes maxillaires nun soudés à la lèvre; à mandibules courtes, épaisses, dont les crochets ou onglets sont courts et fortement dentés ; caractères qui les font distinguer de suite des Psoroples auxquels ils ressemblent un peu.

Épimères massifs, de teinte ocreuse foncée, ceux des deux premières paires libres ; ceux de la quatricme paire articulés ou soudés avec ceux de la troisième paire, qui i (jrtent, comme sur les Sarcoptides avicoles, un long poil latéral^ et au dessous un deuxième poil plus court.

Pa/;es anguleuses, les antérieures surtout; vers le niveau des épaississements, de teinte

SYM

ocreuse des pièces squeleltiques; les antérieures cylindro-coniques, non ma.ssives; semblables entre elles d'un âge et d'un sexe à l'autre; tarse portant une large ventouse avec un fort petit crochet monodaetyle et insérée sur un pédicule court et d'une seule pièce; les pattes postérieures, grêles, conoïdes, dissemblables.

Mâles d'un quart environ plus petits que les femelles; abdomen tronqué en arrière, où il montre deux lobes rapprochés de la ligne médiane, presque quadrilatères, portant en dedans un poil court et à leur extrémité trois très gros poils, dont un au moins aussi long que le corps et les deux autres plus courts ; l'un est élargi en forme de feuille d'olivier; plus en dehors sur l'angle de la troncature de l'abdomen un assez long poil. Vers la base de chacun de ces appendices, une ventouse copulatrice, circulaire, de couleur ocreuse, protraclile, avec un poil court au devant d'elle. Une saillie cylindroïde du tégument de couleur ocreuse vers la commissure antérieure de l'anus. Organe génital entre les derniers épimères, petit, à peine plus long que large, presque quadrilatère, avec une pièce conoïde centrale, entouré de plis du tégument, avec de petits tubercules de chaque côté et d'assez longs poils en arrière. Une plaque dorsale grenue sur l'épistome et une autre plus grande sur l'arrière de l'abdomen. Pattes de la troisième paire allongées, cylindro-coniques ; tarse portant un gros poil bien plus long que le corps et une veutouse semblable à celles des premières pattes. Pattes de la quatrième paire, courtes, grêles, conoïdes, à poils très courts; tarse avec un piquiut et une petite ventouse sur un très petit pédicule.

Femelles adultes régulièrement ovalaires, avec deux poils aussi longs que le corps est large de chaque côté de la commissure anale postérieure. Vulve entre les épimères de la troisième paire et ceux de la deuxième, avec un sternite à branches latérales un peu inclinées l'une vers l'autre, surmontées tr.insversalement d'une pièce onguiforme striée en long; deux petits tubercules rhitineux de teinte ocreuse en dehors de l'extrémité de chaque branche du sternite. Une plaque grenue allongée sur l'épistome seulement et aucune sur le notogastre. Pattes de la troisième [taire plus grosses que les dernières.

SYM

i tarse sans ventouse, portant deux poils plus longs que le corps. Pattes de la quatrième paire un peu plus lonf;ues et plus grêles que les précédentes, à tarse portant un assez long poil gièle et une petite ventouse un peu plus longuement pédieulée que celles des antres pattes.

Nymphes octopodos, semblables aux femelles, mais plus petites et sans organe sexuel; quatrième paire de pattes plus ou moins développée, toujours sans ventouse, d'abord petite; tarse avec un seul poil presque aussi long que le corps, puis avec deux poils dont l'un plus long que le iorps et l'autre court; alors rexirémité du corps porte rie chaque côté de la ligne médiane un tubercule chitinenx, do couleur d'ocre.

Larves hexapodes, plus petites que les nymphes; manquant de la quatrième paire de pattes et de toute plaque granuleuse sur le dos: arrière de l'abdomen étroit, avec nu seul poil, presque aussi long que le cor| s, de chaque côté de la commissure anale postérieure. (Voy. psoROPrE et sarcoptide.)

I.a seuleespèce connue de ce genre, étudiée d'abord par plusieurs auteurs étrangers à la connaissance des règles suivies en zoologie dans la détermination et la dénomination des espèces animales et végétales, a reçu plusieurs noms.

Cette espèce est le Symbioles hovis (Gérlach ex Héring) d'abord appelée Sarcoptes bovis par Hérine (Eine neue Krdlzemilbe ; Sarcoptes aovis. Wurtemb. nalurwiff. Jarreshefle. Jùhrg. I. Stuttgart, 1845, p. 89), à qui on en doit la découverte, et que Gerlaeh a reconnu à juste titre comme devant former un genre distinct (loc. cit. 1857, p. ÎI6, pi. VIII). Le Symbioles equi de Gerlach (p. 105, pi. VII) n'est pas différent du Sy. èoi'is, ainsi que l'a reconnu Fiirstemberg (/>ie Kraizmilben, Leipzig, 1 851 , p.2 1 7 , pi. X et XI), qui pourtant a changé arbitrairement le nom de Symbioles en celui de Dermatophag us. MM. Dourguignon et Delàfond ont sans plus de raison aussi changé ce nom en celui de Sarco-dermatodecies [Traité de la Psore. Paris, 1862, p. 293 et 640), et ont reconnu qu'il vit aussi bien sur le cheval et sur la chèvre que sur le bœuf {Sarco-dermatodecle de la chèvre, etc.). C'est du Symbiole.^ bovis (Gerlach) pris sur la chèvre et appelé Sarco-dermcfiodecie de la |

SYM

chèvre et Sarcoptes ccprœ par Bourguignon et Delafoiid (toc. cit. et Archives de incdecme), que M. Gervais a fait son Chorioplescaprœ{Zoologieméd>cale.PaTis,iS59, t. I, p. 4 63). Gerlach en désigne une autre espèce sans la décrire (p. 51), sous le nouT de Symbioles elcphantis. (Ch. Robin.)

*SYMBIUS. INS. — Genre deColéoptèrei hétéromères, famille des Trachélydes et tribu des Mordellones?, proposé par Sundewal et dont le type est le S. Blallarum^ originaire des Indes orientales. (G.)

*SViMCLEl>HARIS(<7Î/v, avec; Shf-^p);, cil ). BOT. CB. — (Mousses.) Nous avons proposé ce genre {Ann. Se. nat. Bot., octobre 1837) pour une Mousse du Mexique, dont le péristome l'éloignait tout à la fois des Didymodons et des Dicranes, et nous lui avons assigné les caractères distinctifs suivants : Péristome simple, composé de seize dents, rapprochées par()aires, liées entre elles a la base par des trabécules qui passent de l'une à l'autre, bifides et réunies en cône au sommet; capsule longue, étroite, inégale , privée d'anneau ; coiffe cylindrique subulée, fendue de côté; spores lisses, menues; inflorescence monoïque ; tiges ascendantes ; feuilles engainantes à la base, contournées en volute au sommet. Cette Mousse croît sur les écorces d'arbres. (C. M.)

*SYMBL01IERIA. bot. ph. — Genre de la famille des Composées- Vernoniacées , formé par M. Nuttall {Amer. phil. Trans. , t. VII, p. 284) pour un arbrisseau de 3 mètres environ, qui a été trouvé par Baldwin sur la côte occidentale de l'Amérique du Sud, et qui a reçu de là le nom de S. Baldwiniana Nutt. (D. G.)

*Sl'MBOLA!\TnE. Symboîanthus. bot.

TH. — Genre de la famille des Gentianées, établi par M. Grisebach pour le Lisianthus calygonusR. et Pav., arbrisseau des Andes du Pérou, remarquable par la grandeur de ses fleurs rosées , axillaires , qui atteignent près d'un décimètre de long. Cette espèce, la seule du genre, a été nonnmée 5. calygonut Griseb. (D. G.)

*SYMBREIVTHIA {aiv , avec; ffp/v^o?, arrogance), ins. — Genre de Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionidées, créé par Hubner {Cat., 1816) pour des espèces étrangères à l'Europe. (E. D.)

♦SYMÉ. Syma. oia. — Genre établi par

SYM

U. Lesson , dans la famille des Martinspêcheurs, ou Alcyonées. Voy. martin-pé- CHEUR. (J. G.)

*SYMÈLE , SYMÉLIE. térat. — Voy.

ONOCÉPIIALIENS.

SYMÉLIE.\'S. Symelii (<tvv , avec; et ^J- Xo;, membre), térat. — Famille de Monstres unitaires, caractérisée par la réunion ou la fusion médiane des membres abdominaux.

Les Syméliens ont souvent été désignés sous les noms de Monopodes ou Monopèdes , Sympodes et Sirènes. De ces trois noms, le premier tend à donner des monstruosités syméliques une idée tout-à fait fausse, en assimilant à l'existence d'un seul membre par absence de l'autre, la réunion des deux membres en un seul. Quant au nom de Sirène, on va voir qu'il se présente tout naturellement à l'esprit, à l'égard d'une partie des monstres Syméliens dont la forme générale représente très exactement celle des filles mythologiques d'Achéloûs.

Il en est, chez les Syméliens, à l'égard des membres et des organes de la région pelvienne, comme, chez les Cyclocéphaliens et Olocéphaliens, des yeux et de la face. Ainsi la réunion des membres n'a jamais lieu et elle ne peut évidemmentavoirlieusans une atrophie, portée plus ou moins loin, des organes pelviens, notamment de l'appareil génito-urinaire et de la fin du canal intestinal ; d'où la non-viabilité constante des Syméliens. La réunion des membres se fait toujours comme dans toutes les réunions médianes, et conformément au grand principe de l'affinité de soi pour soi, entre parlies similaires, os, muscles, vaisseaux, nerfs de même nom; par suite, le membre unique , ou mieux, composé, est toujours plus ou moins régulièrement symétrique. Ces faits et une multitude de détails qui s'y rattachent, eussent pu être prévus, àpriori; mais, une circonstance éminemment remarquable et que Ton n'a pu jusqu'à présent expliquer d'une manière satisfaisante, c'est l'inversion constante des membres, toujours disposés de telle sorte chez les monstres Syméliens que la plante est en avant et la face dorsale en arrière. On sait, du reste, que l'inversion des membres existe naturellement, chez divers animaux, par exemple, chez les Chauves-Souris.

La réunion, la fusion des membres peut

SYM

avoir lieu à divers degrés; et, plus la fusion des membres est portée loin, plus le membre composé se montre frappé d'atrophie.

De là la division des monstres Syméliens eo trois genres établis et dénommés ainsi.

1. Symele, Symeles, Is. Gcoll. Dans ce premier genre, ou, si l'on veut, dans ce premier degré de monstruosité, les deux membres sont réunis en un membre unique, mais évidemtncnt double dans toutes ses régions, et notamment terminé par un double pied, dont la plante en avant. Ce double pied a environ dix orteils, par exemple, neuf, huit, sept, quelquefois au contraire, onze. La duplicité du pied est, outre ce grand nombre d'orteils , indiquée ordinairement par un sillon médian et longitudinal qui, parfois même, se change en érhancrure vers l'extrémité du pied.

2. Urbmèle , Uromeles , Is. Geotf. La fusion est ici portée beaucoup plus loin; le membre composé va s'atténuer vers l'extrémité et se termine par un pied simple, soU' vent même très imparfait.

3. SiRÉNOMÈLE , Sirenotneles , Is. Geoff. Dans ce genre, l'atrophie du membre étant portée plus loin encore, il n'y a plus de pied ; le membre se termine en une sorte de moignon ou en pointe, et l'on lrouv^ '«insi reproduites presque exactement ces formes exactes et bizarres qu'Homère et Ovide ont prêtées à leurs Sirènes, et qu'Horace rappelait dans ce vers si souvent cité:

Desinit in piicem mulier formosa superne.

Il est à remarquer que les monstruosités syméliques, assez rares chez l'homme, ne sont point encore connues, avec certitude, chez les animaux. Boërhaave seul donne, à l'égard de ceux-ci, quelques indications qui ne semblent pas suffisammentauthentiques.

Dans ces derniers temps, nous avons vu, dans une collection tératologique, un fœtus de lapin que l'on conservait comme un rare exemple de monstruosité symélique chez les animaux, et qui, au premier aspect, semblait devoir être le type d'un genre particulier; mais un examen attentif nous a dévoilé en lui le produit arlistement combina d'une supercherie mercantile. (Is. G. St-H.

*S1METIIA (5VV, avec; ^3o,-, domicile).

INS. — - M. Horsfield {Lépidopt. Ins., pi. 2, fig. 2) désigne sous ce nom un groupe d«

Lépidoptères diurnes de la tribu des Papilionitles. (E. D.)

SVHIETHUS (nom mythologique), crust.

— Raûnesque , dans son Précis des découvertes somiologiques , désigne sous ce nom un genre de Crustacés de l'ordre des Décapodes macroures, qui n'a pas été adopté par M. Milne Edwards dans son Histoire naturelle des Crustacés. (H. L.)

*SYIMIIIA (civv, avec; 'oâ, sanctuaire).

INS. — Genre de Lépidoptères nocturnes de la tribu des Noctuides, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.)

SIMIRA. iNFcs. — Genre établi par M. Ehrenberg, en 1833, dans sa famille des Vulvocina, pour une espèce d'infusoires agrégés {S. uvella), oblongs, jaunâtres, munis d'un prolongement caudiforme plusieurs fois aussi long que le corps, comme les Uroglena, dont ils diCTèrent par l'absence d'un point rouge oculiforme.

*SYMMACU1A (avfxp.^x''«. confédération). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.)

SYMMATIIETES. iNS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Bracbydérides, établi par Schœnberr ( Mantissa secunda fam.Curculio., 1847, p. 31) sur une espèce du Brésil , le S. Kollari Schr. (C.)

*SY!lliMELA, INS. — Genre de Coléoptères pentamères , tribu des Scarabéiiies phyllophages, créé par Erichson {Wiegmatin archiv. fur Naturg., t. 1, p. 262), et qui est composé de 9 espèces originaires du Brésil, savoir : S. instabilis, elegans, etc. (G.)

*SYMIMERISTA ( avfxatpccjTo? , compagnon). INS. — Hubner (,Cat., 1816) désigne sous ce nom un genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes , tribu des Noctuides.

SYMMETRIA. bot. ph. — Genre de M. Blume [Bijdr., 1130), placé avec doute à la suite de la famille des Lytbrariées. Son espèce unique , le Symmetria obovata Bl. , est un arbre de Java. (D. G.)

*SYlMiMOCA (cjvv, avec; fxGxoç, moquerie). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes , tribu des Tinéides , créé par Hubner (Cat., 1816). (E. D.)

SYMMORPHOCERUS ( av^fxopyoç , conforme; xt'pa;, corne), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, division des Brenthides, fondé par Schœnberr {Mantissa secundafam.

SYM

Curculio., 1847, p. 8). Le type, le S. monticola de l'auteur, habite la partie orientale de l'Afrique méridionale. (G.)

*SYIWMORPIIUS. OIS. — Genre établi par M. Gould , dans la famille des Traquets, sur un Oiseau de l'Australasie, qu'il désigne spécifiquement sous le nom de S. leucopygius. (Z. G.)

*SlMPnACni\E. BOT. PH.- Genre proposé par Palisot de Beauvois , et rapporté avec doute, par M. Endlicher, comme synonyme au genre Philodice Mart., famille des Eriocauloiiées. (D. G.)

SYMPUEMIA. OIS. — Genre établi par Rafinesque {Journ. de phys. , de chim., d'hist. natur. et des arts, Paris, 1819, t. LXXXVIIl) pour le Scolopax semipalmata de Gmel. En 1S28 , le prince Ch. Bonap. a fait de la même espèce le type de son genre Catoptrophore ( Catoptrophorus ). Le nom générique de Rafinesque, ayant la priorité, doit lui être préféré. L'espèce a été nommée par ce dernier Sijmp. allantica. (Z. G.)

♦SYMPHISODOM ( <7v;x<pv<7<ç , réunion; iSo^ç, ; dent), poiss. — Genre de Labroïdes, ou plutôt de Sciénoïdes, du groupe des Chromis. (Heckel, in Ann. Wien. Mus.,\\y 1840). (G. B.)

* SYMPHQEDRA ( ovv , avec ; <pat<îpo; , brillant), ins. — Genre de Lépidoptères de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides, créé par Hubner ( Cat., 1816 ) pour des espèces étrangères à l'Europe. (E. D.)

SYMPHOIVIA, Lin. f. bot. ph. —Synonyme de Moronobea AubI,, famille des Clusiacées. (D. G.)

SYMPHOREMA ( ovu.ï.o'pï,fxa, ce qui est ramassé ). bot. ph. — Genre de la famille des Verbénacées formé par Roxburgh ( PL Corom. , t. Il, p. 46, tab. 186), et auquel appartiennent des arbrisseaux de l'Inde.

L'espèce type est le S. involucralum Rosb. "Wight en a fait connaître une seconde espèce, qu'il a nommée S. polyandrum. (D.G.)

SYMPIIORIXE. Symphoricarpus (o-vV- (popoç, ramassé; \jy.pno; , fruit), bot. ph. -— Genre de la famille des Lonicérées ou Caprifoliacées, firme d'abord par Dilléiiius, eî dont le nom a été modifié par Necker en Symphoricarpa, parPersoon en Symphoria.

11 comprend des arbrisseaux de l'Amérique septentrionale et du Mexique, très rameux; à feuilles opposées , brièvement péliolées ,

SYM

ovales , entières; à petites fleurs blanches ou rosées, distinguées par leur calice à tube adhérent, globuleux, à limbe persistant; par leur corolle en entonnoir, à 4-5 lobes obtus, presque égaux ; par leurs 4 5 éianiincs incluses ; enfin par leur ovaire à 4 loges, dont 2 sont pluri-ovulées et stériles, 2 uniovulées et fertiles , qui devient une baie presque globuleuse, couronnée par le limbe du calice. C'est surtout pour reCfel assez curieux produit par ces fruits qu'on cultive communément 2 ou 3 espèces de ce genre, savoir : la Symphorine a petites fleurs , Syinphoricai-pus parviflora Desf. , à fruits rouges ; et la SvMPUoniNE a rnuiT blanc, Symphoricai-pus leucocarpa H. P., très curieuse par ses grappes serrées de fruits d'un beau blanc, qui persistent longtemps. Ces arbustes sont de pleine terre et se multiplient sans difficulté par graines , par marcottes et par rejets. (D. G.)

*SllMPnY ANDRE. Symphyandra (avy- (puïîs, soudé; àv/îp, àvcJpi;, homme ou mâle, pour étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Campanulacées, formé par M. Alp. De Candolle {Camp., p. 365) pour des herbes vivaces ou sous-ligneuses, décrites auparavant comme des Campanules, et qui croissent en Crête , dans la région caucasienne. Les fleurs de ces plantes sont le plus souvent en grappes , et se distinguent principalement par leurs 5 étamines , dont les anthères sont soudées en un long tube terminé par 3 dents au sommet, et traversé par le style. C'est de cette particularité qu'a été tiré le nom générique. Le type du genre est le S. crelica Alp. DC. {Campanula nutans Sieb.). On a dckrit jusqu'à ce jour 5 espèces de Symphyandres. (D. G.)

*SYMPIlïNOTA. MOLL. — Genre ou plutôt sous-genre de Conchifères dimyaircs , cliihli par M. Lca, aux dépens du genre Unio Oïl JMulette, pour quelques espèces dont les valves , prolongées en ailes au-dessus de la charnière, se soudent par le bord supérieur de ces ailes , si bien qu'on ne peut les séparer sans rompre le test. (Duj.)

* SYMPîllODOlV (jIv, avec; y-'u, j'adhère; lêCiv, dent), bot. pîi. — (Mousses.) Dans nos Cryptogames des Montagnes Bleues ouNeell-Gherries(/lnn. se. nat. nov., 18 il), nous avons fait connaîue ce beau genre, Tende sur une mousse fort curieuse rappor

SYM

lée de ces contrées par M. Perrottet. Elle appartient aux Hypnces par le plus grand nombre de ses caractères, dont voici les plus essentiels : Péristome double , l'extérieur compo.sé de seize dents subulées très longues; l'intérieur, de la plus grande ténuité, émet d'une membrane courte et non plissée des cils en nombre égal aux dents. ^ Dans un âge avancé, on ne trouve plus que la moitié des dents extérieures dont la base est soudée avec la membrane annulaire du péristome intérieur, et dont le sommet filiforme est tombé. Capsule ovale lancéolée , inégale, sans anneau , et toute hérissée do pointes aiguës et comprimées. Opercule longuement conique. Coiffe rugueuse, fendue de côté; spores petites, ponctuées. Fleurs dioiques, latérales. Feuilles disposées selon l'ordre géométrique 3/4 , munies de deux nervures à la base, ondulées et crispées; aréolation comme dans les Hookeries. Cette Mousse, dont nous avons donné une figure analytique au lieu cité, croît sur les écorces d'arbres. Elle est vivace. (C. M.)

*SYMPHYOGVNA (aùv, avec, ov^, j'adhère; yvvh , femelle), bot. cr. — ( Hépatiques.) Genre de la tribu des Jungermanniées , groupe des Foliacées , fondé par M. Nées d'Esenbeck et par nous {Aiin. Sc. nat., 2^sér., Bot., t. V, p. 66), et qui repose sur les caractères suivants: Périanthe nul; involucre monophylle, squamiforme et denté ; coiffe lisse, saillante, coriace couronnée par les pistils stériles et persistants qui la font paraître comme déchiquetée en son orifice ; capsule à quatre valves, a valves quelquefois réunies au sommet; eiatères à double spirale; inOorescence monoïque ou dioique. Frondes membraneuses, linéaires, dichotomes, parcourues par une nervure médiane d'où sortent les fruits du côté supérieur, et de nombreuses radiceilea du côté inférieur. Ces frondes sont quelquefois slipitées. On en connaît 24 espèces, toutes exotiques. (C. M.)

*S1ÎV1PH10L0MA (ovayvrîç, soudé; l«p.a , bordure). noT. ph. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées, formé par M. C.-A. Meyer {Verzeich. Caucas. P flans., p. 127 ) pour une petite herbe du Caucase, le S. graveolens C.-A, Meyer. (D. G.)

hYMPHYOMEIlA. bot. fh. (^vpyv»$<.

SYM

soudé; |A£?o;, partie). — Genre de la famille des Composées -sénécioniiiées formé par M. Hooker fils {Lond. Journ. of Bot., VI, 1847, pag. 116), pour une herbe acaule et ïampanle de la Tasmanie, couverte de poils mous , à feuilles pinnalifides, à laquelle il a donné le nom de S. filicula. Ce genre est voisin du Slrongylospenna, duquel il se distingue par son port et par son disque à fleurs mâles, lubuleuses , quadridentées. Les akènes du rayon, qui seuls se développent, sont comprimés, ailés, couronnés par la corolle persistante. (D. G.)

S Yi\I PH YOMY RTE .Symphyomyrtus (jv u. 9U/Î;, soudé ;^upTo;, myrte). BOT. pu. — Genre de la famille des Myrtacées , tribu des Leptospermées , formé par M. Schauer ( PL Preiss,, t. I , p. 127) pour un arbuste de l'Australie, voisin des Eucalyptus pour son port et pour l'organisation de sa fleur, mais qui s'en distingue parce que ses fleurs sont groupées en grand nombre, et soudées par leur calice en une sorte de capitule globuleux. Cette plante a reçu de M. Schauer le nom de Symphyomyrtus Lehmanni. (D. G.) SlIMPHYOMEMA ( (jufAyvvîç , soudé; v^pa , filet ). BOT. PH. — Genre de la famille des Protéacées, tribu des Persooniées, formé par M. R. Brown {Trans. Linn. Soc, t. X, p. 157 ) pour un petit nombre de plantes de l'Australie, herbacées ou sous-frutescentes. Nous citerons pour exemple le S. tiiontanum R. Br. (D. G.)

*SYMPHVOSIPIIO\ (avpyiîa., j'unis ; mtpiav, tube). BOT. CR. — (Pliycées.) Genre créé par Kutzing, dans son Phycologia generalis, pour des Algues de la tribu des Scytonémées, et dont voici les caractères : Filaments dressés, à gaîne cartilagineuse, striée, lamelleuse, le plus souvent bruns, réunis par leur base en faisceaux ascendants. Les espèces de ce genre , qui sont en petit nombre, rappellent la couleur brunâtre des Scytonema, et croissent comme eux sur la terre et les terrains humides; quelques unes habitent aussi les eaux chaudes. (BhÉB,)

*S YlMPHY0TIIRIX(<7v;^<pu<u, j'unis; Ôpt>, filament), bot. cr. — (Pliycées.) Genre éta- .\)li par Kutzing dans la tribu des Leptotrithées, avec les caractères suivants : filaments très fins, dépourvus de gaîne, réunis en faisceaux anastomosés. On en connaît seu • /ement deux espèces; l'une, le S. fuscescem T, xui,

SYM

Kg., croît sur les rochers parmi les mousses, et l'autre, le S. thermalis Kg. sur les bords des eaux chaudes d'Abano. (BnÉs.)

*SYMPIIYS1E. Symphysia (ovat^vat;, soudure), bot. ph. — Genre de la famille des Vacciniées proposé par M. Presl, et qui doit conserver ce nom, par raison d'antériorité, préférabiemeiit à celui il'Andreusia, que lui a donné M. Dunal (Prodr., VII, p. 560). Son espèce unique est le Symphysia martinicensis, Presl. {Andreusia Guadalupensis , Dun.), arbuste des Antilles. (D. G.j

*SYi\IPIlVSODOIV (étymologie comme pour Syniphyodon ). bot. cr. — (Mousses.) MM. Dozy et Molkenboer ont proposé ce nom {Ann. Se. nat. nov., 1844, p. 314), malheureusement trop semblable a celui de notre genre Symphyodon, pour une mousse de l'Archipel indien, laquelle forme un passage du Neckera uu Leptohymenium. Ils caractérisent ce nouveau genre de la manière suivante : Péristome double , l'extérieur composé de 1 6 dents lancéolées, soudées par paires; l'intérieur formé par une membrane soudée d'abord avec les dents, mais qui se déchire ensuite et les réunit par paires. Capsule égale à la base surmontée d'un opercule conique acuminé; coiffe en mitre. Une seule espèce compose ce genre. (C. M.) *SYMPIIYSIJRLS (av^<pvcri;, réunion; oipà , queue ). crust. — Goldfuss ( in Léonhard und lironn nenes Jahrburh fur minéralogie), donne ce nom à un genre de la classe des Trilobites. Il en fait connaître 6 espèces dont le 5ymp/iiy.<;«rMS lœmceps, G oldf. peut être considéré comme type. (H. L.)

*SYIIIPHYTE. Sî/mp/ij/<Mm{CTu,u.<pv/i'5, soudé). BOT. PH. — Ce genre reçoit ordinairement, en français, le nom de Consoude. Il appartient à la famille des Borraginées ou Aspérifuliées, et à la Pentandrie-monogynie dans le système de Linné. Formé d'ahord par Tournefurt, il a été adopté par Linné et par tous les botanistes. Il se compose d'herbes vivaces de l'Europe et de l'Asie moyenne; à feuilles pétiolées ou sessiles et même décurrentes;à fleurs présentant un calicequinquéparti ; une corolle cylindrique, campanulée, fermée a la gorge par 5 écailles subulées , conniventes en cône ; 5 étamines incluses, dont les anthères sont lancéoléesacuminées. Leur fruit consiste en 4 petites OQixQVoïdes, rugueuses, jjcrforécs à leur bas«

SYJVT

- — Le Stsphyte officinal ou Consoode officinale, Symphytum officinale Lin., vulgairement nommé Giande Consolide, est commun dans les prairies humides , le long des fossés et des ruisseaux d'une grande partie de la France. Il a un rhizome allongé , brun , noirâtre en dehors, blanc en dedans, peu fameux ; sa tige épaisse, anguleuse, à angles ailés, s'élève à près d'un mètre; ses feuilles sont hérissées de poils assez roides, les radicales très grandes, longuement pétiolées, les caulinaires décurrentes , toutes ovaleslancéolées; ses fleurs sont jaunâtres ou violacées, à lobes courts, réfléchis. Cette plante est très mucilagineuse et surtout un peu astringente. On emploie ses feuilles à peu près de même que celles de la Bourrache, et son rhizome, surtout à cause de son astringence, contre la diarrhée, et comme adoucissant dans les catarrhes puirnonaires. On cultive comme plante d'ornement le Symphytum asperrimum, Marsc, grande et belle espèce du Caucase, à feuilles pétiolées, qui donne vers la fin du printemps une grande quantité de fleurs bleues. Elle est de pleine terre, et se multiplie par graines et par division des pieds. Celte même plante a été introduite, en Angleterre, dans la grande culture, en qualité de fourrage vert précoce. Elle est , en effet, très avantageuse sous ce rapport par l'abondance des tiges et des feuilles qu'elle donne, dès le mois d'avril, dans les bons terrains. (P. D.)

*SYMIM1YT0CRINUS (<jyv, ensemble; 9VT0V, plante; xofvo;, lis), échin. — Genre de Crinoides (Kœnig). (G. B )

SVMPIEZA (au^AtttfÇoj, je comprimé), bot. PH. — Genre de la famille des Ericacées, établi par Lichtenstein [ex Roem. et Schult, Syst., IH, p. 171) sur des arbustes du cap lie Bonne- Espérance, qui ont le port des Bruyères, parmi lesquelles certains d'entre eux ont d'abord été comptés; M. Benihâm {Prodr., VII, p. 705) a décrit 5 espèces de ce genre, parmi lesquelles bous citerons comme type le S. capitellala, Licht. {Erica labialis, Salisb.). (D. G.)

*SYMPIEZOPUS(awfX7rt£?o), je comprime; «ov;, pied). INS. — Genre de Coléoptères té- Iramères, division des Apostasimérides ctyptorhynchides, créé par Schœnkerr (Gênera et species Curculio. syn., t. ÏV, p. 707 ; %. VJll, 2, p. 127), et qui se compose de

SYM

3 espèces de l'Afrique australe , savoir : S, aciculalus, pauper et cinclus Schr. (C.)

* SYMPIEZORllIXUS , SYMPIEZO- RHI!\GtILS ou SIEMPIEZORIIYNCIIIJS.

INS. — Genre de la tribu des Scutellériens , groupe des Pentatomites de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Spiiiola ( Ess. d'une class. Jlémipt. héléropt. ) sur une seule espèce du Brésil, le S. trhlis Spin. (Bl.)

SYMPIEZORHYXCHLS ( au|XTtc£Ç<» , je comprime; p^yx°i, trompe j. ins. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Cyclomid'^s , créée par Schœnherr ( Gênera et sp. Curcul. syn., 7, 1, p. 170), qui y comprend les trois espèces suivantes: S. canielus inaffectalus, et signalus Schr. Elles sont propres à l'Afrique australe. (C.)

*SYMPIST1S (<7vv , avec; warl; , fidélité). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes , tribu des Noctuides , crééparHubner (Cat., 1816). (E. D.)

*SYMPLECTA (avv, avec; ir^exTo';, enlacé), ins. — Genre de l'ordre des Diptères, division des Némocères, famille desTipulaires, créé par Meigen {Syst. Beschr., VI, 1830), et auquel M. Macquart assigne pour principaux caractères: Ailes couchées; deux cellules sans marginales , la deuxième étant quelquefois divisée par une nervure transversale et quatre postérieures; la nervure axillaire sinueuse. On trouve comihiinémenten France detix espèces de Syrhplecla, qui sont désignées sous les noms de S. puncfipenntsSt-Farg ,et5. sLrictica Meig. (E. t).)

*SYMPLECTES, Swains. ois. — Synonyme de .yj/cobiusVieill. — Genre établi sur un Oiseau d'Afrique, que Daudin avait nommé Tangara de Malimbe, et Vieillot Malimbe huppé, Sy. crislatus {Ois. chant., pi. 402 et 403). G. Cuvier le range dans son genre Tisserin. (Z. G.)

*SYMPLECTOIMÉRES. fora*».— Deno, mination proposée, en 1844, parM. Dujardin , et abandonnée depuis pour celle de Rhizopodes. Voy. ce mot. (Duj.)

*SYIMPLOCA (uu/jiwXoxïî, entrelacement).

BOT. PH. — (Phycées.) Genre établi par M. Kutzing, dans son Phycologia yeneralis , pour des Algues de la tribu des Leptôirichées; ses caractères sont : Filaments ascendants en faisceaux dressés , soudés à leur base , munis d'utie gaine transparente , ni striée, ni lamelleusé. Les Symploca se présentent,

SYM

en touffes d'un vert sombre, formées de faisceaux ou pinceaux de filaments dressés. Une des espèces les plus remarquables est le S. FriesianaMg., Oscillaria FjJesu.Ag., qui croît parmi les Mousses humides dans les Alpes et en Normandie, près de Falaise et de Mortain. On en compte environ six espèces. (Bréb.)

SYMPLOCARPE. Symplocarpus ((tuV* wiooç, associé; xapnoç, fruit), bot. ph. — Genre de la famille des Aroidées, formé par Salisbury pour des herbes acaules de l'Amérique et de TAsie septentrionale; à feuilles entières, et dont le spadice presque globuleux, couvert de fleurs hermaphrodites, té- Irandres-monogynes, pédicule, est embrassé par une spathe en capuchon et acuminée. Leurs baies monospermes sont soudées en une seule masse. La principale espèce de ce genre est le Symplocarpus fœlidus , 'Huit. {Dr-aconlium fœlidum, Lin.), qui se trouve dans l'Amérique du Nord, du Canada, jusqu'à la Caroline, en très grande abondance dans les prairies humides et dans les endroits marécageux; il doit son nom à sa fétidité extrême, qui rappelle, dit -on, celle des Mouffettes. Ses fle,urs se montrent de bonne heure et avant les feuilles. Son rhizome et sa racine sont promplement dépouillés, par la chaleur, du principe acre qu'ils renferment; et ils sont alors employés avec un avantage marquécontre l'asthme, les catarrhes et les rhumes opiniâtres. (D. G.)

* SYMPLOCÉES , SYMPLOCmÉES.

Symploceœ , Symplocineœ. bot. pu. — Quelques auteurs ont établi sous ces deux noms une petite famille, qui, dans les ouvrages les plus modernes, forme une tribu de celle des Styracacées. Voy. ce mot. (Ad. J.)

SYMPLOQUE. Symplocos. bot. ph. — Genre de la famille des Styracées formé d'abord par Linné , mais agrandi ensuite par l'Héritier, Envisagé avec cette circonscription plus étendue, ce genre ne renferme pas moins de 65 espèces aujourd'hui connues. Ces espèces sont des arbres des parties chaudes de l'Amérique, du Japon et des montagnes de rinde. M. Alp. De Candolle {[■fod., t. VIII, p. 246) a divisé les Symiiiiiques en 3 sous-genres, savoir : a. Alstofi:a G. Don ; b. Ciponima Aubl.; c. Barbeyl»a Alp. DC; d. HopeaA\p. DC; e. Palura G. Don. (D. G.)

SYN

SYMPODE (auv, avec; -7covç,pied).TÉRAT.

— Voy. SÏMÉLIENS.

*SYIMP0D11JM. POLTP. —Genre de Polypes alcyoniens , établi par M. Ebrenberg dans sa famille des Halcyonina, qui fuit partie de la tribu des Zoocoraux octaciiniés ou à 8 rayons pinnés. Ce genre est caractérisé par ses Polypes rétractiles dans des papilles inermes peu saillantes , éparses sur une base membraneuse étalée et non dressée en forme de tige. Les Sympodium sont donc des Anthélies rétractiles. A ce genre appartient le Gorgonia coralloides de Pallas; VAlcyonium rubrum de O.-F. Muller, nommé Anlhelia rubra par M. de Blainville ; VAlcyonium massa Muller, et 3 espèces nouvelles , dont 2 , 5. fuliginosum et S. cœruleum , de la mer Rouge , et 1 , S. roseum, des Antilles. M. Milne Edwards indique, dans la nouvelle édition de Lamarck, VAlcyonium tuberculosum de MM. Quoy et Gaimard , comme appartenant aussi à ce genre. (Doj.)

*SYMPTÉRYGIE1VS. Sympterygii (alv, avec; nrépx)?,, aile), poiss. — Dénomination générale qui rappelle le caractère représenté par l'épithète Synoptères de M. de Blainville (Gravenhorst, Vergl. ZooL, 1843). (G- B.)

Sll\ ADELPHE, térat. — Voy. monocb-

PHALIENS.

SYN^DRYS. bot. ph. — M. Lindley a

établi sous ce nom {Inirod. to Botan., 2' éd., p. 441, n"19)un genre de Cupulifères pour un arbre qu'il a nommé Synœd7'y s ossea^ dont le fruit osseux, enfoncé en majeure partie dans une cupule, à moitié divisé en cinq loges dans sa partie inférieure , renferme une seule graine comestible, à cotylédons volumineux, divisés en autant de lobes qu'il y a de loges incomplètes au fruit luimême. Cette noix se vend sur le marché de Canton. (D. G.)

*SYIVAGRIS. INS. —Genre de la famille des Euménides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Fabricius et adopté pat tous les entomologistes. Le type est le S. cornuta, Vespa cornula Lin., qui habite le midi de l'Europe et le nord de l'Afrique. (Bl.)

*S11VAGR1TES. Synagrilœ. ins.-Nous désignons ainsi {Uist. des Insectes) un groupe de la famille des Euménides de l'ordre des Hyménoptères, comprenant le seul genre Synagris, (Bl.)

SYN

STWALLAXE. Synallaxis. ois. —Genre de la famille des Grimpereau\, dans l'ordre des Passereaux, établi par Vieillot, qui lui donne pour caractères : Un bec grêle, entier, poitilu , à maiidibule supérieure un peu arquée, l'inférieure droite ; des narines oblongues, couvertes d'une membrane et de petites plumes à leur origine; des tarses nus, annelés; un pouce allongé; des ailes courtes, arrondies; une queue longue, étagée, à pennes larges, terminées en pointe.

Les Synallaxes sont fort peu connus sous Je rapport de leurs mœurs , de leurs habitudes et de leur genre de vie. Tout ce que l'on sait, c'est qu'ils se tiennent dans les broussailles et dans les petits bois, où ils paraissent vivre de moucherons.

Tous sont remarquables par leur longue queue terminée en pointe, et par leur plumage dont les couleurs sont uniformes et sans éclat. Par leurs attributs physiques, ils ont la plus grande analogie avec les Sittelles, les Grimpereaux, les Anabates et les Picucules ; aussi tous les auteurs les ont-ils placés dans le voisinage de ces oiseaux.

Les Synallaxes appartiennent aux contrées chaudes de l'Amérique, depuis le Brésil et le Chili jusqu'au détroit de Magellan, et à la Terre de Feu.

Vieillot, le créateur du genre, n'en connaissait que deux espèces : leur nombre s'est successivement accru, surtout vers ces dernières années, et il s'élève maintenante quinze. La plus anciennement connue, celle qui a servi de type à cette section générique, est:

Le Synallaxe a tète rousse, Syn. ruficapWa Vieill. {Gai. des Ois., pi. 174), dont la gorge est blanchâtre, nuancée de noir; le menton et le milieu du ventre blancs; le dessus de la tête d'un roux vif, le reste du plumage d'un cendré roussâtre.

Il habite le Brésil.

G. Cuvier ne distingue pas de cette espèce le Syn. albescens Temm. {pi. col., 227, f. 2), ou Parulus ruficeps Spix., et le Syn. cinerescens Temm. (pi. col., 227, f. 3).

A ce genre appartiennent encore les espèces suivantes: Syn. rulilans Temm. {pi. col., 227, f. 1), du Brésil ; — Syn. Candei d'Orbi. et Lafr. {Rev. Zool., 1838, p. 165), de Carthagène ; — Syn. tessellala Temm. {pi. col.t 311, f. 1), même habitat;— Syn. Tu-

SYN

pinieri Less. {Zool. de la Coq., pi. 29, f. 1), du Chili , — Syn. ThelolHLess. {Bev. Zool., 1840, p. 99), de l'Amérique méridionale;

— Syn. setaria Temm. {pi. col., 311, f. 2), de la province de St-Paul au Brésil i—Syn. sordidus Less. {Revue Zool., 1839, p. 105), du Chili ; — Syn. slrialicolis, unirufes, fu' liginosus , brachyurus , gularis , ciMiarnomens, toutes espèces de la Colombie, décrites par M. de Lafresnaye dans la Revue Zoologique pour 1843, p. 290.

G. Cuvier a encore placé parmi les Synallaxes, \e Dendrocolaptes sylviellus Temm.

{pi. col., 71, f. 1), dont les ornithologistes font aujourd'hui une section à part du genre Picuculs. Voy. picucule. (Z. G.)

SYTiAKCEE. Synanceia{(j\ivciyxti.ot, esquinancie). poiss. — Genre d'Acanlhoptérygiens, de la famille des Joues-Cuirassées, détaché par Bloch du genre des Scorpènes. Dans la tribu des Joues-Cuirassées à une seule dorsale , les Synancées forment, avec les Pélors, un petit groupe de Poissons à tête grosse, comme monstrueuse, ayant les yeux dirigés vers le ciel; elles se distinguent de ceux-ci par l'absence complète de dents au vomer et aux palatins. L'un et l'autre genre défient en laideur toutes les Scorpènes, et les Synancées le disputent même aux Pélors par le dégoût qu'inspire leur peau lâche et fongueuse, par leurs formes hideuses qui leur ont valu, dans toutes les langues, les noms qui indiquent la répulsion qu'elles font naître, ou les propriétés venimeuses que cette laideur leur a fait supposer.

Les six espèces décrites {Hist. nat. des Poiss., Cuv. et Val., t. IV, p. 44) proviennent spécialement de la mer des Indes et de l'océan Pacifique. Pris pour type d'une subdivision dans la famille des Joues-Cuirassées, ce genre a donné lieu à la formation du groupe des Synanchin^e (Swains., Classif., 1839). (E. Ba.)

*SYNA\'CHIA {ayjvxyx-n, esquinancie).

poiss. — Synony me de Synanceia {in Swains. Classif., 1839). (G. B.)

* SINAXCIDILM {Synanceia, nom générique des Synancées; ûSoc, forme), poiss.

— Genre d'Acanlhoptérygiens, de la famille des Joues-Cuirassées ( Miill., ira Wiegm, Arch., 1843). (G. B.)

SllVAIVDRA (avv.avec; àv^'p, àv^pjç; bomme ou mâle pour élamine; étamines

SYN

SYN

joiidées). EOT. l'u. — Génie de la famille des Labiées, tribu des Siacliidées , formé par M. Nullall ( Gc»i., Il, p. 29 ) pour le Lamiuni hispidulum Ukhx . , herbe de TAiiiérique du nord, à feuilles ovules, acuminëes, crénelées; à faux verlicilles peu nombreux et écarlés, formés chacun de deux fleurs , dans lesquelles le calice est enflé-campanulé, à 4 dents ; la corolle à long tube dilaté à la gorge; les anthères de la paire supérieure ont les deux loges supérieures coiinées et stériles. Les akènes sont grands et lisses. Cette plante, unique dans le genre, a reçu le nom de S. grandiflora Nuit.

Le genre Synandra, de Schrader, rentre tomme synonyme dans VAphelandra R. Br , famille des Acanlhacées. (D. G.)

*SY\'AIVTI1ED0IV (crlv, avec; àv(j/,^a,v, abeille), ins. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Crépusculaires, créé par Hubner {Cat., 1816) aux dépens des Sésies [voy. ce mot) et qui n'est généralement pas adopté. (E. D.)

SINAMTHÉRÉES. bot. ph. — L -G.

Richard désignait sous ce nom , synonyme du mot Syngénèses , la vaste famille des Composées, dont le caractère principal consiste en effet dans la soudure des anthères de ses fleurs.

S\IMAi\lTIlERI!VA. infcs., syst.— Genre proposé par Bory St-Vincent pour la }'orlicella socialis de Muller, précédemment nommée Hydra socialis par Linné, et Brachionus socialis par Pallas. Avant Bory, Schweigger en avait fait le genre Lacinularia, qui doit être conservé parmi les Systolides ou Rotateurs. Bory avait d'ailleurs désigné divers étals de ce même Systolide sous les noms de Megalolrocha socialis, et de Stenlorina Rœselii H biloba. M. Ehrenberg a préféré le nom de Megalolrocha. (Duj.)

SY'IVAPHE. Synap/io ( avvatp-ô; , joint). îNS. — Genre de l'ordre des Diptères, de la division des Némocères , famille des Tipulaires , créé par Meigen ( Syst. Beschr., I , 1818), et ayant pour principaux caractères: cellules marginales des ailes simples; nervure externo-médiaire se bifurquant, se r éunissant ensuite et formant ainsi une cel~ I ule anomale. Une seule espèce (5. fasciata Meig., lococit.), provenant d'Allemagne , entre dans ce genre. (E. D.)

♦5YNAPHE (<jvv, avec; àyyi, loucher).

INS. — Genre de la tribu des Pyralides , famille des Nocturnes , ordre des Lépidoptères, indiqué par llubner {Catalogue ^ 1816). (ED.)

SYIV'APIÎÉE. Synaphœa{<jvv y.(pzia,yitnnn, cohérence), bot. ph. — Genre de la famille des Protéacées , tribu des Conospermées Endlic, formé par M. R. Brown (Ttans. soc. linn., X, p. 135) pour de petits arbustes de l'Australie; à feuilles planes, très curieuses par le réseau délicat que présente leur surface et par leur forme en coin avec des lobes dans leur portion élargie; à fleurs jaunes, en épis axillaires ou terminaux, remarquables surtout par leurs étamines dont la supérieure reste stérile , dont la médiane a son anthère biloculaire, tandis que les deux latérales sont uniloculaires, toutes les trois soudées d'abord et confondant même leurs loges contiguës. Nous citerons pour exemple de ce genre les S. vetiolarisR. Br., HdilatalaR. Br. (D. G.)

^SÏNAPTE. Synapta. ecuin. — Genre d'hololhurides établi par Escbscholtz, et adopté par M. Jœger, qui en fait une tribu de son sous-gerire Tiedemannia. Le g. Synapla est caractérisé par une forme très allongée , cylindrique, avec une peau délicate et des tentacules grands ordinairement pinnalifides. Au lieu de pieds, les Synaptes, dont le corps est très contractile, ont leur surface couverte de petites pointes ou de crochets calcaires recourbés en hameçon. Aussi Eschscholtz avait-il caractérisé ces animaux par leur singulière faculté d'adhérer aux corps étrangers, à la manière des tètes de bardane. M. Brandt adopte également le genre Synapte, mais d'après la forme des tentacules, et d'après l'absence des én)inences verticillées à la surface de la peau, il en sépare plusieurs des espèces de M. Jœ» ger pour former les genres ou sous-genres Tiedmannia, Reynodia et Besselia. Le même auteur rapporte à son genre Oncinolabes, V Hololhuria maculala d'Eschscholtz , quoique ce dernier l'eût indiqué comme appartenant au genre Synapte. M. de Biainville, ainsi que M. Quoy, laisse les Synaptes parmi ses Fistulaires. M. Leuckart avait donné le nom de Tiedemannia à l'espèce qui se trouve dans la mer Rouge. En y compre» nant deux espèces d'Holothuries observées par Lesueur sur les côtes des Antilles, oo

SYN

connaissait onze espèces de Syrtaptes, toutes des mers intertropicales , excepté celle (S. Viltata) de la mer Rouge; mais plus récemment, en 1841 , M, de Qualrefages en a observé une espèce {S. Duvernea) vivant dans le sable, sur les certes de la Manche, et il en a fait l'objet d'un travail plus complet que tout ce qui avait été publié précédemment sur ces animaux. La longueur de cette espèce est de 1 à 3 décimètres, et la largeur est de 5 à 6 millimètres; mais les espèces des pays chauds sont beaucoup plus grandes : la S. maculata des îles Haduck atteint une longueur d'un mètre, et une largeur de 27 mill. (Duj.)

*S11VAI'TUS (duvaTTTo;, joint), ins. — Genre de Coléoptères pentamères , section des Sternoxes et tribu des Elatérides, fondé par Eschschol Iz {Enlomologisches archiv. von Th. Thon, 1829, p. 32 ) , adopté par Latreille et par Dejean. Ce genre est composé des 3 espèces ci-après: S. filiformis, S. Erivanns elGurgistanus Fald. La 1" est propre à toute l'Europe, la 2°" et la 3°"* se trouvent en Perse. (C.)

♦SYMARGIS (owv, avec; apyoç, brillant).

INS. — Genre de Lépidoptères diurnes, de la tribu des Papilionides, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.)

*SYIVARMOSTES (aûv, ensemble; àpfio;, jointure), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Scarabéïdes Arénicoles, créé par Germar (Zeilschrift fur die Entomology,vo]. IV, 1843, p. 124), qui n'y rapporte que deux espèces ; les S. tibialis et scabrosus Gr. Elles sont originaires de l'île de Madagascar. (C.)

SYNARTimUM. bot. ph. — Genre proposé par Gassini, dans la famille des Composées-sénécionidées, pour des Senecio propres aux îles de France et Bourbon. Cegenre n'ayant pas été adopté, les espèces qui y avaient été rapportées forment l'une des divisions purement géographiques que De Candolle a établies dans l'immense genre Séneçon. (D. G.)

SYNASPISMA. BOT. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées, formé par Endlicher [Gen., n° 3775) pour le Crozophora pellata Labill., arbrisseau de la Nouvelle- Calédonie, à feuilles entières, subspatulées, acuminées; à fleurs monoïques, les mâles CD chatons cylindriques , aiillaires et ter-

SYN

minaux, accompagnées chacuned'une écailie peltée, et pourvues de 10-15 étamines soudées en colonne; les femelles en grappes allongées, lâches et pendantes. (D. G.)

SVX'ASSA. BOT. PU. — Genre de la famille des Orchidées , tribu des Néottiées, formé par M. Lindley [Bot. Reg., tab. 1618^ pour une espèce imparfaitement connue du Pérou, à fleurs en corymbe, d'où lui est venu le nom de S. corymhosa Lindl. Ces fleurs ont un éperon soudé à l'ovaire , et un labelle entièrement conné avec la colonne, et pourvu de deux callosités au-dessous de son sommet. (D. G.)

*SYIVRATHOCRII\IlJS. échin. — Genre deCrinoïdes établi par M. Phillips pour une encrine fossile d'Angleterre , dont le bassin paraît avoir été ankylosé. (Duj.)

SYIVBRAIVCHE. Sî;>î6ranc/ius(<rùv, avec; gpoc'y^fia, branchies), poiss. — Poissons malacoptérygiens apodes, Anguilliformes, formant une subdivision dans le grand genre Murène. Leur nom générique indique leur caractère spécial qui consiste en ce que leurs branchies ne communiquent au dehors que par un seul trou percé sous la gorge, rond ou longitudinal, et commun aux deux côtés. Ils habitent dans les mers des pays chauds, et quelques uns atteignent une assez grande taille. (E. Ba.)

hYlVCALYPTA (avv, avec; xw^utitu, couvrir). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Claviçornes et tribu des Byrrbiens, proposé par Diiwynn et adopté par Hope {Coleopterist's Manual, 3, p. 108). Cegenre renferme seulement une espèce qui se rencontre dans plusieurs contrées de l'Europe (Angleterre, France et Autriche), le*i'. crea'/erws Leach, ou Byrrhus arenarius Dufs. (C.)

SYIVCARPE. Syncarpium. bot. ph. — L.-C. Richard a donné ce nom au fruit agrégédu Mûrier dans lequel plusieurs utricules se trouvent réunis et à demi soudés en une masse unique. (D. G.)

SYIMCARPHE. Syncarpha (<rvv, avec; xa'ptpoç, paillette; paillettes soudées), bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par De Candolle {Ann. du Mus., t. XVI, p. 225, tab. 5, fig. 13), a été regardé par Lessing comme formant un sous-genre dans le grand genre Helichrysum, et par De Candolle luimême {Prodr., YI, p. 213) comme section

des HeHpterum DC, qui sont démembrés eiix-mémes des Helichriisum. (D. G.)

SÏNCARPIE. Syncarpia (aûv, avec; itœ.oTTo;, fruit; fruits soudés), bot. pb. —Genre de la famille des Myrlacées, tribu des Chamaeiauciées , formé par M. Teiiore ( Index sem.hort. Neap., i8i9, p.l2)pouruii arbre de la Nouvelle-Hollande, à fleurs blanches groupées en tête serrée et soudées entre elles, de même que les fruits qui leur succèdent. Cette espèce, unique dans le genre, avait été décrite par Smith sous le nom de Metrosideros glomeruliflora ; elle a reçu de M. Tenore le nom de S. laurifoUa. (D. G.) SYIMCEPHALANTIIE. Syncephalanlha (ovi-, avec; xetpaÀ/î, tête; âv9o5, fleur), bot. PH. — Genre de la famille des Composées, dans laquelle sa place est indéterminée, formé par Bartling {Index, sem. hort. Goelling., 1836, p. 6) pour une plante herbaèée du Mexique, remarquable en ce que ses capitules sont groupés par six en un glomérule, dans lequel celui du centre est discoïde, tandis que ceux de la périphérie sont en rayon, à une ou deux fleurs ligulées. Celte plante est le Syncephalanlha decipiens Barth. (D. G.)

SYNCÉPHALE. Syncephalum ((jvv, avec; »iya()r: iête) SOT pu. — Genre de la famille des Composées , tribu des Sénécionidées, formé par De Candolle (Prodr., vol. VI, p. 282), pour un sous-arbrisseau de Madagascar, qui a le port d'un Relhania, dont les rameaux florifères forment un corymbe <omposé, fastigié, et dont les capitules homogames ne renferment chacun que trois fleurs jaunes, tubulées. L'espèce unique de ce genre est le S. Brojeri DC. (D. G.) '

*SV1V'CHAETA. iNFi'S. — Genre de Systolides ou Rotateurs établi par M. Ehrenberg dans sa famille des Hydatinœa, et caractérisé par la présence d'un seul œil , d'une queue bifurquée, et de plusieurs soies roides ou stylets parmi les cils vibratiles. Les Synïliaeta sont peu difl^étentes des Kydatines; M. Ehrenberg en décrit quatre espèces, dont une seule marine, S. ballica de la mer Baltique : des trois autres habitant les eaux douces, deux sont nouvelles, et une avait précédemment été décrite par 0. F. Muller gous le nom de Vorticella tremula. (Duj.)

SÎIMCHITA (<jwv, avec; x'f«v, habit), nis. — Genre de l'ordre des Coléoptères té-

SYW

tramères , Tamille des Xylophages et tribu des Colydiens Synchitiniens , établi par Hellwigg {Schneider Mag., p. 401), adopté par Dejean {Cat., 3' éd., p. 336) et par Erichson {Nalurgesch. devins. Deuls., 1845, p. 269). Cet auteur n'y rapporte que les 2 espèces suivantes: S, juglandis F., et Mediolaneusis Villa. (C.)

SYNCUITIMEAS, SYKCHITIIMI. ins.

— Erichson ( Nalurgesch. der ins. Deuts.j 1845, p. 254), établitsous ce nom un groupe de Coléoptères, ainsi caractérisé : pieds postérieurs rapprochés ; abdomen ayant ses segments égaux. L'auteur y comprend les genres suivants : Sai-rolrium, Corticus, Rhagoderay Diodesma, Rechodes, Ulonotns, EndophlœuSt Priolomus, Spnractus, Coxelus, Tarphius, Paryphus, Ditoma, Phlœodalis, Cerchanotus , Trachypholis , Colobicus , Dipioloma , Synchila, Cicones, Lasconolus, Phlœonemus, Meryx, Acropis et Plagiope. (C.)

*SYi\CIlLOE (tjùv, avec; ^Uh, herbe).

INS.— Hubner {Cat., 1816) désigne, sous ce nom, un genre de Lépidoptères, de la famile desDiurnes, tribu des Papilionides. (E.D.)

SYl\CHODE\'DlîE.i' tync/iodendron. BOT.

PH. — Genre de la famille des Composées, tribu des Vernoniacées, formé par M.Bojer (ex DC. Prodr., vol. V, p. 92) pour un arbre remarquable de Madagascar, qui s'élève jusqu'à 16 et 17 mètres de hauteur, et qui forme dès lors le géant de cette vaste famille. Cet arbre, qui a reçu le nom de Synchodendron ramiflorum Boj . , est cultivé dans les vallées autour des villages des Madécasses auxquels sa floraison indique le moment favorable pour se livrer à la culture du Riz. (D. G.)

SYIVCHROIVISME. géol.— C'est la contemporanéité d'effets produits par des causes didérentes qui ont agi simultanément ou alternativement dans les périodes géologiques.

Pour prendre des exemples dans ce qui se passe sous nos yeux , ne voyons-nous pus la cause ignée agir en même temps que la cause aqueuse; en effet les volcans rejettent des laves, des lapilli, des cendres soit sur le sol découvert, soit sur le fond des bassins inondés, tandis que les eaux déposent des limons argileux et des sables, soit dans la mer, soit dans les lacs, soit sur le lit des cours d'eau ; tandis que des sources mioâ^

SYN

raies et thermales forment des travertms calcaires ou siliceux, elc.

Eq même temps qu'ici les d(^pôls qui se forment enveloppent exclusivement des finimaux maria--, là d'autres dépôts contiennent des animaux ou des végétaux lacustres, fluviatiles, terrestres, et quelquefois des mélanges.

Ce qui se fait aujourd'hui s'est fait d'une manière plus ou moins analogue, dans le laps de temps qui s'est écoulé depuis que la partie extérieure de la terre, ou le sol, a commencé à se constituer.

!1 devient donc indispensable, dans l'étude méthodique du sol, de grouper successivement les matériaux dont il est composé, sous trois points de vue distincts, selon que l'on considère: 1° la nature de ces matériaux {voy. Minéraux, Roches, Fossiles); 2 ' leur origine ou mode de formation {voy. Formations); et 3" leur âge relatif (voy. Terrains).

Si la théorie du Synchronisma des Formations semble jeter quelque incertitude en des croyances que beaucoup de personnes donnent ou acceptent comme certaines et définitives, elle a l'avantage d'expliquer, par analogie, un grand nombre de faits géologiques en faisant une application des causes actuelles, et d'ouvrir la voie à de nouvelles découvertes.

Il en est de l'histoire du Sol comme de celle de l'humanité: dans celle-ci les périodes, les siècles, les années, etc., représentent les Terrains; les diverses sociétés ou les peuples sont jusqu'à un certain point comparables aux Formations , comme les corporations et les individus le sont aux Tîoc/ies et aux Minéraux. Voy. formation,

FOSSU.E,SOL,TEnRE,TEI(RAlNS, GÉOLOGIE. (G. P.)

*SY]\1C0L0STEM01\1 (avVoWo;, agglutiné; ax-nuwv, étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Labiées, tribu des Ocymoidées, établi par M. Bentham ( in E. Meyer, Commen. plant. Afr. austr., p. 230) pour des arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance, dont le nom générique est tiré de ce que les filets de leurs étamines sont adnés au tube de la corolle. M. E. Meyer en a fait connaître quatre espèces, parmi lesquelles nous citerons les Syncoloslemon ramulosus E. Meyer, et densiflorus E. Mey. (D. G.)

SïNCOMiNE. Syncoryna. pouyp, —

SYN

Genre de Polypes liydraires , établi par M Elirenberg dans sa famille des Tubula^ rina, faisanlparliede la Tribu des Zoocoraus oligactiniés. Une des espèces (S. ramosa), de la mer du Nord, avait précédenmienH fourni à M. Sars le type de son genre Stipula. Deux autres espèces avaient été décrites par GaBrtner et par Cbamisso et Eysenhardt, comme des Corynes rameuses; l'une d'elles, S. pusilla, est classée par Pallas et par Gmelin dans le genre Tubularia. On en trouve dans les diverses mers beaucoup d'autres espèces, et toutes, comme la Stauridie et comme celle que nous avons nommée Syncoryna decipiens, paraissent être simplement la phase végétative de quelque Méduse, telle que la Cladonême et lu Sihenyo. Voy. méduse et sertulauiens. (Dlij.)

*SYNCRYPTA. infi:s. — Genre établi par M. Ehrenberg, 1833, dans sa famille des Volvocina. Ce genre est caractérisé par la présence d'un seul œil et d'une double cuirasse; c'est-à-dire que les Syncryptasonl des Infusoires agrégés, pourvus chacun d'une enveloppe propre, et de plus réunis dans une enveloppe commune. L'auteur n'en décrit qu'une seule espèce [S. volvox), habitant les eaux douces. (Duj.)

♦S'ÏXCICLIE. Syncyclia (avv, ensemble; xux).oç, cercle), bot. cr. — (Phycées.) Genre fondé par M. Ehrenberg dans la tribu des Diatomées ou Bacillariées. Ses caractères sont : fiuslules cymbiformes, réunis transversalement en séries circulaires et entourées d'un enduit gélatineux , amorphe. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces qui toutes habitent la mer. (Bréb.)

■ SVNDACTYLES. ois. — G. Cuvier a formé sous ce nom, dans l'ordre des Passereaux, une division qui comprend des Oiseaux chez lesquels le doigt externe, presque aussi Idiig que le doigt du milieu , lui est uni jusqu'à la deuxième arti(ulation. Les Guêpiers, les Motmols, les Marlins- Pêcheurs , le Ceix, les Todiers et les Calaos, font partie de cette division. — Vieillot a également donné le nom de Symiaityles {Syndactili) à une famille qu'il a créée dans son ordre des Nageurs , et qui comprend les genres Frégate, Cormoran , Pélican, Fou, Anhinga et Phaéton. (Z. G.)

SYNDACXYLLS. mam. — Voy. gibbon.

»&Yi\PEIMIS(3vv, avec; ^^f*oç, peupli^rj.

SYN

rss. — Genre de la Iribu des Tortricides, dans {a famille des Lcpidoplcres nocturnes , indiqué par Hubner (Co/aL, 1816). (E. D.)

*SY\DliSMAIVT8ll]S {aCySi^u.oi, lien; jîvOo;, fleur). BOT. PU. — Genre de la famille lies Ericacées, tribu des Ericées, formé par l\i. Benlham {Prodr., vol. VII , p. 706) pour de petits arbrisseaux indigènes du cnp de Bonne Espérance, à feuilles verlicillées par trois, à fleurs groupées en capitules terminaux. Ces plantes ressemblent beaucoup aux iHimochilus et aux Sympieza; mais elles s'en distinguent en ce qu'elles ont un ovaire uniloculaire et uniovulé. M. Benlham a décrit, dans le Prodromus de De Candolie, sept espèces de ce genre, parmi lesquelles nous citerons comme exemple le Syndesmanlhus articulalus Klolzsch { Blœria arliculala Lia.). (D. G.)

«S1NDESMIS. BOT. PH. — Genre de la famille des Anacardiacées, établi parM.Wallirh (in Roxburgh F^ i»id., vol. II, p. 314) pour un petit arbre de Poulo-Pinang. L'auteur du genre a donné à l'espèce unique dont il est formé le nom de Syndesmis elegans. (D. G.)

SYNDESUS (aOy<ΣToç, enchaîné avec).

INS. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Lucanides , établi par Mac-Leay [}Iorœ Enlom., I, pars 1, p. 104), adopté par Latreille et par Castelnau {Hist. nat. des an. art., t. I). Ce genre ne renferme que 2 espèces : les S. coi-nulus { F. Synodendron) M.-L., et par valus Don., de l'Australie. (C.)

*SY\DOPÉTALES. Syndopelalinœ.

MYniAP. — Famille de l'ordre des Diplopodes, établie par M. Brandt et non adoptée par M. P. Gervais {llist, nalur. des Ins. aptères), qui considère cette famille comme synonyme lie celle des lulides. Voy. ce mot. (H. L.)

♦SYIVDOSMYA. moll. —Genre de Conthifères diinyaires établi, en 1843, par .M. Recluz pour quelques espèces d'Amphi desme: telles sont les A. boysii, prismalica, t-muis, nudeola, et purpurascens de Lainarck, auxquelles l'auteur joint VErycina Uenieri de Bronn, VAmphidesma segmentum de Costa , et une nouvelle espèce nommée S. occitanica. Ce sont des coquilles, toutes très petites, des mers d'Europe. (Duj.)

*SYIVÊDRE. Synedra (avv, ensemble; , fJ,.-/, siège). BOT. CR. — (Phycé?s.) Ce genre, |

SYN

établi par M. Ehrenberg dans la tribu des Diatomées ou Bacillariées, est synonyme do Exilaire. \'oji. ce mot. (Buiîb.)

SYMEDKELLE. Synedrella. bot. ph.— Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, division des Verbésinées, formé par Gœrtner (De /"cMct., vol. II, p. 456, t,171)pourle Verbesinanodi(loraL\n.,y>\aale herbacée des Antilles. Celte espèce est devenue le St/nedrella nodiflora Gaertn. M. Benlham en a décrit une nouvelle e.-pèce, à laquelle il a donné le nom de Synedrella ■ peduncularis. (D. G.)

*SYi\ELCOSCIADIU!VI (auvAxo,, je contracie; o>ilaSiav, ombelle; ombelles contractées ). BOT. PH. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu des Peucédanées, formé par M. Boissier {Ann. des se. nat., 3' sér., vol. I, pag. 343) pour V Heracleum Carmeli DC, piaule herbacée annuelle, de Syrie et du mont Carmel. Cette plante est maintenant le Synel. Carmeli Boiss. (D. G.)

SYAÈi^lE. BOT.— L.-C. Richard a donné ce nom à la portion de la colonne des Orchidées qui représente les filets des étamines. Ce même nom a été employé dans une acception dilTérente ; on s'en est servi pour désigner la division de la fleur des Scitaminécs qui , d'ordinaire , se présente sous une forme à elle propre, et dans laquelle M. Lestiboudois a pu retrouver des étamines déformées qui manquent dans le plan symétrique de ces fleurs. (D. G.)

*SY1\ERTICLS. INS. — Genre de Co- Icoplères pentamères , section des Malacodermes et tribu des Ptiniores, établi par Newmann {The Enlom., I, p. 403) sur une espèce de la Nouvelle-Galles, le S. heleromerus. (G.)

SYMETA (aovETatpô;, compagnon), ins, — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères, famille des Eupodes et tribu des Sagrides, proposé par Eschschollz, et publié par Th. Lacordairc {Monogr. des Col. subp. de la fam. des Physioph., 1843, p. 226), qui l'a compris dans la troisième tribu de ses Criocérides. Ce genre renferme les trois espèces suivantes: S. carinala Esch.,rubicunda Dej., et betulœ F. Les deux premières sont originaires de l'Amérique septentrionale , et la troisième est propre i l'Europe boréale. (C.)

* SYiVETIlERES ( av)>r,Qhi, cohabitaiilj. 15*

SYN

HAM.— Genre deRongeuis créé par Fr. Cuvier (Mem.Mus., IX, 18?:^) aux dépens des Porcs- Épics, et qu'on y réunit généralement. Voy. i:emot. (E. D.)

*S1\GAI\IE. Syngamus (owv, ensemble; ydao; , mariage ). helm. — M. de Siebold a établi sous ce nom un genre fort bizarre de Vers Néinatoïdes, de la famille des Sclérostomiens : le mâle et la femelle , qui ont des caractères particuliers , sont normalement et constamment réunis en accouplement au moyen d'une soudure de leurs téguments. D'après les inductions que lui a fournies plus récemment M. Nathusius , M. Siebold avait considéré son genre Syngamus comme ne devant pas être conservé , la soudure des deux sexes n'étant plus dans celte dernière opinion qu'un fait accidentel. Cependant M. Dujardin (Helminthes, p. 261) conserve le genre Syngamus. « A part tous les autres détails de l'organisation , je crois , dit notre collaborateur, devoir regarder le caractère de l'accouplement permanent et de la soudure des téguments du mâle à ceux de la femelle comme parfaitement constaté, et comme motivant suffisamment la séparation des St/ng'aoïus d'avec les autres Sirongles ou Srléroslomes. »

Le Syngamus Irachealis, qui est le type de ce genre paradoxal , vit dans la trachée des oiseaux. M. Dujardin en a trouvé cinq paires d;ins celle d'une Pie. (P. G.)

* SY!\GASTER. ins. — Genre de la famille des Braconides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Biullé {Insectes Hyme'nopt., Suites à Duffon) sur des espèces exotiques, quiontles palpes grêles et filiformes, les tarses antérieurs deux fois aussi longs que les jambes , les cuisses postérieures renflées à l'extrémité et un peu contournées, etc. Nous citerons les: S. /ascia^wsBr., de Colombie; S.fuscipennisBT., du Brésil. (Bl.)

♦SIKGEA (:jvv, avec; yh, terre), ins. — Genre de la tribu des Papilionides , dans la familledes Lépidoptères diurnes, indiqué par Hubner(raf., 1816). (E. D.)

SYA'GÉNÉSIE. BOT. — Linné a désigné sous ce nom la soudure des étamines entre «lies par leurs anthères, et ce mot est devenu Je nom de la classe de son système à laquelle appartient la famille des Composées. De là l'épithète de Syngénèses appliquée fréquemment à ces plantes. (D. G.)

SYN

SIIVGNATHE. Syngnathus{ay,v, ensemble; yva9oç, mâchoire), poiss. — Arlédi, croyant le tube du museau de ces Poissons formé par la réunion de leurs mâchoires, a composé ce nom générique adopté depuis par tous les icthyologistes, bien qu'on sache que ce tube est formé par le prolongement do l'ethmoïde, du vomer, des tympaniques, des préopercules, des sous-opercules, etc., comme celui desTubulirostres. Cuvier élève ce genre au rang de petite tribu, et le place dans son ordre des Lophobranches, subdivisé en Syngnathes PROPREMENT DITS, Ct HIPPOCAMPES. Il

existe, chez ces Poissons, une particularité organique curieuse. La peau, en se boursouflant, forme, sous le ventre ou sous la buse de la queue, suivant les espèces, une poche utériforme dans laquelle les œufs glissent, éclosent, et qui se fend pour laisser sortir les petits.

Les Syngnathes proprement dits , ou Aiguilles demer, ont le corps très allongé, mince, d'un diamètre à peu près égal dans toute sa longueur. On eu trouve plusieurs espèces dans toutes nos mers.

Les Hippocampes, Hippocampus ou Chevaux mari/is, ontle tronc comprimé, notablement plus élevé que la queue. On en trouve des espèces dans nos mers, dans la mer des Indes, à la Nouvelle-Hollande.

C'est près de ces Poissons , et peut-être dans le même groupe , que se placent les Soléiwslomes. Voy. ce mot, (E. Ba.)

SYNGiVATIlES. Syngnalha. myriap. — Synonyme de Scolopendre. Voyez ce mot.

*S1'!\IG0I\III]IVI (cruVovo;, allié, adhérent). bot. ph. — Genre de la famille des Aroïdées, formé par M. Scholt (m Wiener Zeilschr., 1829, vol. III , p. 780) pour des plantes herbacées de l'Amérique tropicale. Le type de ce genre est VArum auritum Jacq., qui est devenu le Syngonium auri- <um Scbott. (D. G.)

* SIXGRAPHA (alv, avec; ypo^^ô, écriture). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Noctuides, indiqué par Hubner (CaJ., 1816). (E. D.)

*SYM1YDKE, Synhydra (avv, avec; Hydra, nom propre du genre Hydre), polyp. —Genre de Polypes voisins des Hydres d'eau doucfi, établi, décrit et figuré par M. de Quairefages , dans un Mémoire inséré dans les

SYN

Ànn. des Se. nat., 2* série, t, XX , p. 230, 1843. (G. B.)

♦SYIVIVEMA. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées, formé par M. Ben- Iham {in DG. Ptodr., vol. X, p. 538) pour Je Pedicularis avanà Wall., petite plante herbacée, diffuse, très rameuse, à feuilles opposées , sessiles , lancéolées , semi-piniialIQdes; à fleurs solitaires, axillaires , didyiiames. Celle plante a reçu le nom de Synncma avaimm Benth. (D. G )

SYMODE. Synodus { cuv , ensemble ; ô^wv, dent), i'oiss. — Bloch a composé, sous ce nom générique, un assemblage tout à fait informe d'espèces disparates. On y trouve, sous le nom de Syn. synodus, l'espèce d'Ésoce à laquelle Linné donne cette épithète.; sous le nom de Synodus argenteus, un Lucioide du genre Galaxie de Cuvier; sous le nom de Synndus Vulpes, une espèce indéterminée ; sous le norii de Synodus Erythrinus, le Pois^ son auquel Gronovius avait donné le nom générique d' Erythrinus ; sous le nom de Synodus palustris, le MaiwraQ'MedeM'arcgrave. Ces deux derniers appartiennent au genre Erythrin, et ce nom leur a été judicieusement restitué par Cuvier, d'après Gronovius. Lacépède avait accepté le genre de Bloch, et l'avait rendu plus confus encore en y ajoutant deux espèces d'Ables {Leuciscus) tirées de dessins chinois {Synodus sinensis, et macrocephalus) . (E. Ba.)

SYIMODOIVTE. poiss. —Traduction française du mot Synodoniis. V. ce mot. (G. B.)

SYNODOIMTIS (aûv, ensemble; hS^v , dent). POISS. — Nom générique lalin des Shals. Voy. shal. (G. B.)

SYJVOÏQUE. MOLL. TUN. — Genre d'Ascidjes composées , établi par le voyageur Phipps , et adopté par M. Savigny , qui l'a caractérisé. L'espèce type, 5. lurgens, a été observée par Phipps sur les côtes du Spiuberg. (Dlij.)

*SYIVONYCIIA ( alv, ensemble ; ô'w^ ongle). iNS. — Genre de Coléoptères sulitétfamères, tribu des Coccinelles, proposé par nous et adopté par Dejean. Ce genre a pour type le Coccinella versicolor F. , espèce de nie de Java. (G.)

I *SY]MOPSIA (aî^v, avec; Sf;, vision).

INS. — Genre de la tribu des Géomètres, dans la famille des Lépidoptères nocturnes, indiqué par Hubner {Cat., 1816). (E. D.)

SYN

*SY]\OPTERES. Synoptera{<j^v, tree; ■KTtpôv, aile). POISS. — M. de Blainville appliquece nom à une famille de Poissons gnatliodontes hétérodermes, dont lès nageoires ventrales sont réunies par les bords. (G. B.)

SYNOUIIIZES. BOT. PH.— L.-C. Richard avait désigné sous ce nom l'une des trois grandes divisions qu'il avait établies parmi les végétaux phanérogames, et par lesquelles il avait voulu remplacer les deux embranchements des Monocotylédons et des Dicotylédons. Les Synorhizes étaient caractérisées, selon lui, par l'extrémité radiculaire de leur embryon intimement soudée à l'albumen ou périsperme. Au reste, les plantes qui rentraient dans cette catégorie étaient peu nombreuses, et se réduisaient aux deux familles des Conifères et des Cycadées, c'està-dire aux Dicotylédons gymnospermes de quelques botanistes de nos jours. (P. D.)

SYIVOTIA. BOT. PH. — Synonyme du genre Gladiolus , famille des Iridées. (D. G.)

♦SYIVOTUS (aùv, avec; oZ;, oreille), mam.

— Gen re de Chéiroptères créé par M . KeyserïiDg(Europ. Wirbellh., 1840). (E. D.)

*SYI\01IM (uuv, avec; ùo'v, œuf), bot. ph.

— Genre de la famille des Méliacées, établi par M. Ad. de Jussieu (Sur le groupe des Méliac, Mém. du Mus. , vol. XIX , p. 226, tab. 15, fig. 10) pour le Trichilia glaii" dulosa Smith , arbre des parties sous-tropicales de la Nouvelle- Hollande ; à feuilles pennées avec foliole impaire; à fleurs en grappe. Le nom de ce genre rappelle ce fait remarquable que les 2 ovules collatéraux, renfermés dans chacune des 3 loges de l'ovaire, sont soudés entre eux par l'intermédiaire d'une lame qui pend du haut de la loge, et semblent n'en faire qu'un seul. L'espèce unique du genre est le Synoum glaudulosum A. Suss. (D. G.)

*SYI\PMYLLIUM, Griff. bot. ph. — Synonyme du genre Curanga Juss., de la famille des Scrophularinées.

*SYi\TnERISMA. bot. ph. — Genre proposé par Schrader ( FI. germ., 160) pour quelques Panicum de Linné, Willdenow, etc. Ce nouveau groupe n'ayant pas été généralement adopté, les espèces qui le formaient ont été reportées par les uns parmi les Digilaria, tandis que les autre» les ont laissées parmi les Panicum. (D. G.)

♦SYNTH MBOKOTUS (çvO);?», je cow-

SYN

prime; vStoç, dos), ins. — Genre de Coléoptères létramères, division des Cléonides , tréé par Schœnherr {!i^anlissa secundafam. Curculio., 1847, p. 41), et qui ne se compose que d'une espèce, \eS.rufipes Schr., propre à l'ancienne Colombie. (C.)

♦SYIVTIILIBORIIYIVCHLS (<juvG)c5a, , je

Comprime; p^yx'^

bec). INS. — Genre de

Coléoptères tétramères, division des Apostasimérides cryptorhynchides, établi par Schœnherr {Mantissa secunda fam. Curcul., 1847, p. 41) sur une espèce de l'Afrique "•-'ridionale, le 5. Fahraei. (G.)

*S1IVTH0CUS (îvveQxo;, le concesseur).

INS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Byrsopsides , créé par Schœnherr {Gênera et Sp. Curculio. syn., t. 6, 2, p. 408), et qui se compose de 5 espèces, savoir : S. deformis, Chvt., Ueichei, Hopei, iruncatus et sphnilosus , Sch. La première est originaire du Sénégal, et les suivantes appartiennent à l'Afrique australe. (C.)

* SYNTHYMIA (al», avec; Ou>î, âme).

INS. — Hubner {Cat., 1816) indique, sous ce nom un genre de Lépidoptères Nocturnes, tribu des Nocluides. (E. D.)

*SY.\TIIYRIS. BOT. PH. — Genre de Ja famille des Scruphularinées, tribu des Digitalées, formé par M. Benthani (ni DC. Prndr., voL X , p. 4;)4 ) pour des espèces de Gyninandra et Wulfenia des auteurs. Ce sont des plantes herbacées vivaces, de l'Amérique septentrionale; à rhizoïsie épais; à feuilles radicales péliolées, d'entre lesquelles sortent des pédoncules en forme de hampes, terminés par des fleurs diandres , en grappes ou en épis. M. Bentham en a décrit 4 espèces , parmi lesquelles nous citerons le Synlhyris irniConnis Benth. (D. G.)

*SY!\TO.\HDE. Sy77tomis{<jvy, avec; tou.ô, coupure}. INS. — Genre de Lépidoptères, famille des Crépusculaires , tribu des ZygériiJes, créé par Ochsenhaër {Schmell , II, ^808) et adopté par Duponchel et M. Boisduval. La seule espèce placée dans ce genre est le S. phegea , Linné, qui habite rEurope centrale et méridionale, l'o;/. Tailas de ce Dictionnaire, LejJîdnp.'c'ies, pi. 9 et 17. (E.D )

SYIVT0:\1IUM {^^J■JTé■J.aç, raccourci), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Oxytéliniens coprophiliniens , créé i)ar Curtis (Brist. Enlomol.,\. t. 228) et adopté X)3r Eiichson. Le type, seule espèce connue,

SYP

le S. œneum Muller, se rencontre en France, en Angleterre, en Allemagne et en Suède, dans les lieux humides et ombragés. (G.)

*SY\TO!IIOI'i;S (auvToVr,, abréviation ; -jToû;, pied). INS. — M. Guénée (Ann. de la Soc. enlotn. de France, 1836) a créé, sous cette dénomination, un genre de Lépidoptères nocturnes, de sa division des Microlépidoptères, genre que Duponchel a placé dans sa tribu des Amphipyrides. Une seule espèce, le S. cinnamomea Bork., de France et d'Allemagne, entre dans ce genre. (E. D.)

*SY\Ï0\I0PUS. INS. — Genre de la tribu des Chalcidiens, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Walker {Entûmol, Magaz.) sur des espèces dont les antennes composées de treize articles sont renflées en massue dans les deux sexes ; dont le Ihoras est presque carré; les ailes courtes; la tarière saillante, etc. Le type est le S. thora- C!C»^s Walk., découvert dans l'île de Wight. (Ik.)

*SYI\TOML'S(îvvToV.oç, raccourci). INS.— Genre de.Coléoptères pentamères, tribu des Carabiques troncatipennes , établi par Hupe {Col. Man., H, p. 57) sur le Carabus truncatellus deFabr., espèce classée par Dejean dans le genre Drosnius , et originaire de Suède. (C.)

SYlVlJCniJS. Gyllenhall. ins. — Synonyme de Tafhria, Bonelli et Dejean. (C.)

*SYM]I\A (c7Ùv, ensemble; oùpà, queue).

iNFUs. — Genre de Polygastriques, du groupa des Volvociens, indiqué par M. Ehrenberg {\l[' Deilr., 1834), et réuni par M. Dujardin aux Uroglena, dont il diffère par l'existence d'un point coloré que M. Ehrenberg nomme un œil. (G. B.)

SYIVZYGAlVTnÈRE.5ynsiygfan//iera(cru'v, avec; Çu/îu, je joins; àvQnpï, anthère), bot. PH. —Genre de la famille des Lacislé;nées, formé par Ruiz et Pavon [l'rodr., p. 137, tab. 30) pour un arbuste du Pérou, à feuilles alternes, oblongues-lancéolées, acuminées; dont les fleurs polygames-dioïques, en chaton , ont une étamine à filet en Y portant deux anthères, ou plus exactement deux étamines soudées a moitié par les filets : de là est venu le nom du genre lui-même. (D. G.)

SYODOM. MAM. Foss. — Voy. BRiiHorus.

SYIMI(>\A. INS.— Voy. siPiioNA.

SYP2IOJAPTÈRES. ins. — Voy.sietiOfi'

APTèUIvS,

SYR

»SYPH0\0TETmS(c7rc()uv, siphon; Teihis, nom degenre). tun. — (Jenre d'Ascidies indiqué par M. Gervais. \^oy. ascidies. (G. B.)

SYPIIOPATELLA ou SIPHOPATEL-' LA. MOLL. — Genre proposé par M. Lcsson pour des espèces très voisines du genre Calyptrée, sinon de ce genre même. (Dlu.)

*S¥PII0UI1\I\S. OIS. — Dans la méthode de M. Lesson , ce nom s'applique à une famille de l'ordre des Palmipèdes, qui comprend les Pétrels, et corresp(md , par conséquent, au genre Proceliaria de Linné, et à la famille des Procellaridœ de Boié.

*SYPH01\mi>IIS. INS. — Foy. siPHORiNE.

♦SYPIIUOTIDES. ois.— Sous-genre créé par M. Lesson, dans le genre Outarde {Otis), pour les Ot. aurila et fulva. (Z. G.)

SYïlÉIVIE. Syrenia. bot. ph. — Genre de la famille des Crucifères, tribu des Camélinées, formé par M. Andrzeiowsky pour des plantes herbacées bisannuelles, indigènes de l'Europe orientale et de l'Asie moyenne. On en connaît trois espèces, parmi lesquelles le type est le Syrenia siliculosa , Andrz. (D. G.)

*SYUEIVOPSIS. BOT. PH. —Genre de la famille des Crucifères, tribu des Sisymbriées, établi par MM. Jaubert et Spach {Plant, orient., 6, t. 3) pour une phinie herbacée, glabre, du Levant, dont les feuilles sont en cœur, embrassantes, dont la silique est ovale ou oblongue, comprimée en sens inverse de la cloison, qui est étroite, à deux valves naviculaires , uninervées.

Cette plante est le Syrenopsis slylosa, Jaub. et Spach. (D. G.)

*SYP»ICHTUS. INS.— M. le docteur Boisduval {Gênera et Index met. eur. Lépidopt., 1840 ) a créé sous celte dénomination un genre de Lépidoptères , de la famille des Diurnes, tribu des Hespérides (voy. ce mot), lormé aux dépens des Hcsperia des anciens auteurs. On a décrit plus de vingt espèces «le ce genre; la plupart sont propres aux contrées méridionales de l'Europe. Nous citerons comme type le S. sidœ fabr, , qui se trouve dans le midi de la France , en Italie, et qu'on rencontre jusqu'en Turquie. (E.D.)

*SYUlCOmS. UNS. — Voy. sericoris.

SYRIIVGA. BOT PH. — Nom latin du genre Lilas (Voy. lilas). Il est bon de faire remarquer que Tournefort avait donné ce

SYR

TM

nom à l'arbuste si connu sous les noms vulgaires de Syringa, Seringat, et que Linné transporta ce nom au Lilas pour donner au vrai Syringa le nom générique de Philadelplius qu'il a conservé. (D. G.)

*SVRI1\G0DEA. BOT. ph. — L'un des genres nombreux proposés par D. Don aux dépens des Erica, et qui, n'ayant pas élé généralement adoptés, forment de simples synonymes de ce genre. (D. G.)

*SYlîl\GODEi\DROIV. bot. foss.— Beaucoup de tiges fossiles du terrain houiller, décrites d'abord sous ce nomi par M. de Sternberg , ont été reconnues depuis pour des tiges de Sigillaria dépouillées de leur écorce , et ne présentant plus que leurs cicatrices vasculaires, sans le disque d'insertion qui corre.^pond à la base des feuilles.

Il y a cependant quelques tiges cannelées encore pourvues de leur écorce, présentant à l'extérieur de petites cicatrices en forme de tubercule ou de ligne étroite sans trace de points vasculaires, qui ont ainsi la forme générale des Sigillaires, mais dont les cicatrices d'insertion des organes appendiculaires semblent indiquer, dans ces organes, une nature trèsdilTérente, peut-être des écailles ou des épines, et non de véritables feuilles. Ce sont ces liges auxquelles j'ai conservé le nom de Syringodendron, une partie des plantes ainsi désignées par M. de Sternberg paraissant, se rapporter à ces tiges.

Il y a aussi parmi ces fossiles un second groupe , dont les cicatrices sont géminées comme dans le Syringodendron alternans Sternb., tom. I, pi. 58, fig. 2, qui, mieux connu, devra probablement former un genre spécial ; mais il ne faut pas les confondre avec certaines Sigillaires où la cicatrice externe est simple et discoïde , et la cicatrice interne seule est double et n'indique que le passage des faisceaux vasculaires. Toutes ce» plantes sont propres au terrain houiller. (Ad. B.)

*SYRIXGOGYRA {Syrinx, roseau; gyrus, cercle), infus. — Genre de Vibrioniens (E=chw., Bull. ËIosc, 1844). (G. B.)

SYRî\'GOPORA. POLYP.— Genre de Polypiers fossiles indiqué d'abord par Guettard sous le nom de Calamilcs , puis établi par M. Goldfuss sous le nom de Syringapara. Ces Polypiers, très voisins des Tubi-

STR

poret, et que Parkinson a nommés aussi Tubiporites, forment des masses composées de tubes verticaux longs , à ouverture ronde et terminale, éloignés entre eux, mais communiquant par des prolongements tubulaires transversaux. M. Milne Edwards pense avec raison que ce genre doit être rangé parmi les Akyoniens, de même que les Tubiporès; M. de Blainvilie , au contraire, place les Syringopores dans la classe des Zoahlhaires, parmi les Madréphyllies , qui sont des Zoanthaires pierreux. On en co'nnatt plusieurs espèces du terrain de transition de l'Eifel , de la Belgique et de l'Amérique septentrionale; une autre espèce {S. flliformis , Gold.) se trouve dans le terrain tertiaire des environs de Paris. (Duj.)

SYRIiW. ECHiN. — Nom donné d abord aux Siponcles par Bohadsch , et conservé comme dénomination générique pour quelques espèces, parRafinesque et par d'autres naturalistes. (Duj )

*SYRlTTA. INS. — Genre de Diptères, de la Tarnille des Brachystomes , tribu des Syrphides, créé par Lepelletier de Saint-Fargeau {Encycl. méth., 1825). On n'en décrit qu'une seule espèce (S. pipicus Meigen) qui se rencontre communément dans toute l'Europe. (E. D.)

*SYRMA. ARACHN. — Genre de l'ordre des Acariens, indiqué dans le Journal VIsis par Hegden , mais dont les caractères génériques n'ont pas encore été publiés. (H. L.)

*S1RMATIA ( ovVa , robe à longue queue), ins. — Genre de Lépidoptères, tribu des Papilionides , créé par Hubner {Cat., 1816) pour une espèce étrangère à l'Europe. (E. D.)

*S'VUMATICUS. OIS, — Genre établi par Wagler dans la famille des Faisans , et ayant pour type le Phas. veneralus de Temminck. (Z. G.)

*SYRMATIUM. bot. ph— Genre de la famille des Légumineuses - papilionacées , tribu des Lotées, formé par M. Vogel {Linnœa, vol. X, p. 591) pour des sous arbristeaux à\i Cbili. MM. Torrey et Asa Gray {FI. vf N. Amer., vol. I, p. 692) disent qu'il rentre entièrement dans les Hosockia , Dougl. (D. G.)

*SYR\IA. S'teph. ois. — Synonyme de Surnia, Duni. — Genre de la famille des Cboueiies. (Z.G.)

SYR

*SYR1VIA. INS. — Genre de la tribu des Noctuides, famille des Lépidoptères nocturnes, indiqué par Hubner [Cat., 1816).

*SYRIVHJil1. OIS. —Genre établi par Savigny, dans la famille des Chouettes, sur le Strix aluco {L\i\n .). Tôt/, chouette. (Z. G.)

SYROMASTES. ins. — Genre de la famille des Coréides , groupe des Coréiles, d« l'ordre des Hémiptères, établi par Latreille, aux dépens du genre Coreus , sur une espèce de notre pays, le Cimex marginatuSf Lin. {Coreus marginalus , Fab.), dont le prolhorax est trapézoïdal, ayant ses angles postérieurs dilatés et très saillants; la tête carrée et non prolongée entre les antennes, etc. (Bi,.)

*SYROIWASTIDES. ms. — MM. Amyot et Serville {Ins. hémipt., suites à Buffon) désignent ainsi dans la famille des Coréides, de l'ordre des Hémiptères , un groupe comprenant les genres Syromasles , Enoplops, fondé sur le Coreus scapha, Fabr., Anasa, établi sur une espèce du Brésil , Alractus et Charieslerus. (Bl.)

SYRPIIE. Syrphus {avptfo;, mouche), ms. — Genre de Diptères, de la famille des Brachystomes, tribu des Syrphides, créé par Fabricius {Syst. ent., 1775) et restreint par Latreille, Meigen, et par MM. Robineau- Desvoidy et Macquart {Dipt. des Suites à Buffon, de Roret, I, 1834). On connaît une cinquantaine d'espèces de ce genre, la plupart propres à l'Europe, et parmi lesquelles nous citerons quelques unes des plus communes, telles que les S. pyraslri Meig. , ribesii Meig., vitripennis Megerle, etc. Voy.

SYRFIIIDES. (E. D.)

*SYRPniCI. INS. — Foy. brachocères.

SYRPHIDES. Syrphidœ. ins. — Tribu de la famille des Athéricères {Voy. ce mot), de l'ordre des Diptères. (E. D.)

SYHRUAPTE. Syrrhaples. ois. — Genre de la famille des Télraonidées dans l'ordre des Gallinacées, caractérisé par un bec court, assez grêle, comprimé, pointu, couvert de plumes à la base, à mandibule supérieure un peu courbée et marquée d'un sillon sur chaque côté de son arête; des narines percées sur le rebord du front, et cachées par les plumes qui eh descendent; des tarses courts, robustes, velus de plumes duveteuses; trois doigts seulement dirigés eu avant, également couverts de duvet»

SYR

larges, raboteux en tlessoiis, soudés entre eux; des ongles courts , aplatis , celui du doigt du milieu sillonné; des ailes allongées, pointues, à première et deuxième réiiiij;es terminées par un brin fliiforme; une queue élagée avec les deux pennes moyennes également terminées en brins filiformes.

Le genre Syrrbapte, fondé par liliger sur une espèce que Pallas a le premier décrite BOUS le nom de Tetrao paradoxus , est ad mis par tous les ornithologistes, et presque tous le placenta côté du Gangas. Par leurs formes générales , et surtout par les deux rémiges externes de chaque aile et les deux rectrices intermédiaires terminées, chez le mâle, par des brins filiformes, les Syrrhaptes ont, en effet, avec ces derniers , beaucoup plus de rapports qu'avec les Turnix et les Tinamous, près desquels quelques auteurs les ont rangés.

Une seule espèce appartient à ce genre : c'est le Syrrhapte uétékoclite, Syrrh. heleroclilus, Vieill. (Gai. des ois., pi. 222), Syrrh. Pallasii, Temm. Il a les parties supérieures d'un cendré jaunâtre, avec des lunules noires à Textrémité des plumes du dos; la gorge et le haut du devant du cou d'un orangé foncé; le bas du cou et la poitrine cendrés, avec une bande transversale noire; sur le ventre, une large bande d'un noir rougeâlre; les petites couvertures des ailes tachées de noir, et les moyennes bordées et terminées de rouge pourpre.

Cet oiseau , dont la découverte est due à Pallas, habile les steppes nues et stériles de la Buckarie, et les déserts de la Tartarie. Les Kirguis, d'après Eversman, lui donnent le nom de Buldruch, qui veut dire jolie femme , et les Russes celui de Sadscha. Il marche très mal, vole avec beaucoup de rapidité; mais il se repose fréquemment. Sa Bourriture consiste en petits grains qu'il cherche dans le sable. La femelle n'apporte pas beaucoup de soin dans la construction de son nid, et pond quatre œufs d'un blanc roux tachés de brun. (Z. G.)

*SYRUHAPTH)ÉES. Syrrhaplidœ. ois.

— Famille fondée par Nitzsch, dans l'ordre des Gallinacées , sur le genre Syrrhaptes, d'Illiger. ^ (Z. G.)

*SYRRI1APTIIVÉES. Syrrhaplinœ. ois.

— Dans la méthode du prince Ch Bonaparte, ce nom s'applique à une sous-famille

SYS

de la famille des Plérodidées (Gang;is), dans laquelle est compris le genre .S'y!-rhaplesim^.). (Z.G.)

*S11UUI0DIA (cjvv, avec; poSlç, rose).

INS. — Genre de la tribu des Géomètres, famille des Lépidoptères nocturnes, indiqué par Hubnér [Cat., 1816). (E. D.)

SIRRIIOPODON (dipplo), je converge;, od'ùv, dent). BOT. CR. — (Mousses.) Ce type de notre 27* tribu (l'oy. mousses) a été créa par Schwaîgrichen [Suppl., Il, p. 110) poit des Mousses acrocarpes exotiques, dont les caractères essentiels sont : Périslome simple, composé de seize dents presque horizontalement conniventes ou simplement convergentes en cône. Capsule cylindracée, égale, sans anneau. Coiffe glabre , non proprement dimidiée , mais «ouvrant de côté, et persistant jusqu'à la chute de l'opercule, qui est le plus souvent en forme de bec. Fleurs monoïques. Feuilles remarquables par leur base embrassante, à larges mailles quadrilatères, privées de chlorophylle, et, parlant, transparentes. Ces Mousses vivent en touffes sur les écorces , ou au pied des arbres, dans les Indes occidentales et les îles de l'Océan indien. Le nombre des espèces connues est de douze à quinze. (C. M.)

*SlRRHOPODO!NiTÉES. — F, mousses

et SVRRHOPODON. (C M.)

Sl'RTlS. INS. — Synonyme de Phymata employé par Fabricius et adopté par plusieurs entomologistes. (B'- )

*SYSOMIE\S. Sysomiii^lv, avec; owya, corps). TÉRAT. — Famille de Monstres doubles, de l'ordre des Autositaires, caractérisée par la réunion ou la fusion plus ou mnins intime des deux corps que surnio!;lr:.l u>ujours des têtes complètement séparées. Les Sysomiens sont, parmi les monstres simples inférieurement, doubles supérieurement, co que sont les Sycéphaliens parmi les monstres doubles inférieurement. simples supérieurement, et, par leur dernier genre, ils se lient avec les Monosomiens, comme ceux-ci avec les Monocéphaliens.

Les Sysomiens comprennent trois genres caractérisés par autant de degrés dans la duplicité du corps. Ces genres ont été par nous établis et dénommés ainsi qu'il suit :

1. PsoDYME, Psodymus. Ce premier genre, le plus voisin des Monstres complètement doubles, comprend ceux des monstres Sjr-

ûhd

svs

Bomiens (comme l'indique leur nom formé selon les règles de la nomenclature tératnlogique) qui sont doubles à partir de la région lombaire. Il existe donc, après un seul bassin qui porte deux membres et parfois les rudiments d'un troisième, et après un abdomen en partie double, deux thorax complètement distincts.

2. XiPHODYME, Xiphodymus. Ici les thorax sont confondus inférieurement , distincts supérieurement. Néanmoins on trouve des traces de duplicité même dans la partie inférieure du corps, et il existe souvent quelques rudiments d'un troisième membre.

3. DÉRODYME, Derodijmus. Un seul corps à une seule poitrine dont le sternum est opposé à deux colonnes vertébrales; tels sont les caractères de ce genre dans lequel on trouve quelquefois, aussi bien que chez les précédents, les vestiges d'un troisième membre pelvien.

Ces trois genres, dont l'anatomie offre une complication extrême, et pour lesquels nous devons renvoyer, soit aux Recherches d'analomie transcendante et pathologique de M. Serres, soit à notre Traité de Tératologie, sont cotmus par un assez grand nombre d'exemples, soit chez l'homme, soit chez les animaux. Quelques uns de ces exemples offrent un intérêt tout particulier, la vie s'étant prolongée plus ou moins longtemps, et des phénomènes physiologiques fort curieux ayant pu être observés.

Parmi les Psodymes, plus rares que les autres genres, nous ne connaissons qu'une observation de vie prolongée; encore ne se prolongea-t-elle que deux mois et demi environ après la naissance. C'est à Mac Laurin (pie l'on doit cette observation faite en Lorraine, en 1722, et relative à un Psodyme humain. Les deux individus composants durmaient, remuaient, tétaient, tantôt ensemble, tantôt séparément. On assure que les pouls n'étaient point isochrones chez l'un et chez l'autre.

Parmi les Dérodymes, on ne connaît pas d'exemple de vie prolongée chez l'homme ; mais un Lézard dérodyme a été trouvé en 1829, dans le Roussiilon, par M. Rigal, pharmacien instruit, et conservé par lui vivant pendant quatre mois ; encore ne périt-il que d'accident. Lorsque les deux têtes pouvaient librement saisir leur nourriture, elles

SYS

mangeaient toutes deux à la fois. Donnait-on un insecte à l'une d'elles seulement, l'autre se tournait vivement vers elle, et faisait toue ses efforts pour l'arracher à celle-ci tant qu'elle n'était pas rassasiée. Au contraire, l'une étant suffisamment repue, l'autre cessait d'avoir faim; circonstance facilement explicable par l'unité du canal alimentaire après l'œsophage.

Les Xiphodymes nous offrent, chez l'homme, plusieurs exemples de vie. Saint Augustin mentionne un cas sur lequel les détails nous manquent; Buchanan, un autre devenu beaucoup plus célèbre. Vers le commencement du règne de Jacques IV, naquit, en Ecosse, un Xiphodyme qui , élevé avec beaucoup de soin par les ordres du roi, apprit plusieurs langues et devint habile musicien ; il vécut vingt-huit ans. Ses deux moitiés avaient souvent des volontés opposées, et quelquefois même se querellaient entre elles. Enfin c'est aussi au genre Xiphodyme qu'il faut rapporter la double fille Rita-Cristina, née en mars 1829, en Sardaigne, et morte à Paris vers la fin de la même année, après avoir été le sujet de nombreuses et importantes observations de la part d'un grand nombre de physiologistes et de médecins, notamment de Geoffroy SaintHilaire, de MM. Serres, Martin Saint- Ange, Castel, etc., et de nous-même. Nous terminerons cet article, en extrayant de notre Traité de Tératologie le résumé des principaux faits observés à l'égard du Xiphodyme sarde.

On ignore si, à leur naissance, les deux individuscomposantsétaientégalement forts et bien portants; mais il est certain quo, dès l'âge de trois mois et demi, ils présentaient entre eux une différence très sensible. A six mois et surtout à huit, elle l'était plus encore. Le sujet placé au côté gauche de l'axe d'union, Cristina, paraissait fort bien portant, vif, gai, avide de prendre le sein ; Rita était maigre; sa peau, généralement jaune, offrait dans certaines parlies une teinte bleuâtre; sa figure avait une expression de souffrance.

Les phénomènes physiologiques observés sont exactement en raison des données aiialomiques, touchant le mode et l'intimité de l'union des deux sujets dans les diverses régions de l'être. Il y avait incontestable-

SYS

ment deux volontés et dédoubles sensations. Aussi l'on voyait l'une des lêles dormir d'un sommeil profond, l'autre demandera prendre avidement le sein de sa nourrice; ou bien, toutes deux élniit éveilit'es, l'une poussait des cris de soulTiance, l'autre souriait paisible a sa mère. Si l'on chatouillait un bras de l'une des deux sœurs, elle seule l)ercevait la sensation, et il en était de même toutes les fois que l'on touchait une partie du corps non comprise dans l'axe d'union , cette partie fût-elle un côté de l'abdomen commun ou même l'une des jambes.

L'étude des fonctions circulatoires et respiratoires a fourni aussi plusieurs résultats intéressants. En plaçant l'oreille sur la région card'JKiue, on entendait des battements très confus et qui semblaient simples; on trouvait d'ailleurs les pouls isochrones , d'où l'on crut d'abord à l'existence d'un seul cœur. Mais l'une des deux sœurs étant devenue malade et ayant été prise d'une fièvre violente, l'existence de deux cœurs distincts, démontrée depuis par l'autopsie, devint évidente; la malade Rita avait environ vingt pulsations de plus que sa sœur.

RitaetCristina éprouvaient séparément le seniiment de la faim , mais ensemble le besoin d'expulser les matières fécales. La disposition de leur canal alimentaire, qui fut trouvé double jusqu'au commencement de l'iléum, explique très bien cette dilTérence, et permet de concevoir aussi un fait qui avait étonné quelques observateurs, savoir : la très petite quantité de nourriture prise habituellement par Rita. Sans nul doute, Crislina, dont l'appétit était, au contraire, très grand, contribuait à soutenir sa sœur, en faisant parvenir dans l'intestin commun plus de matières nutritives qu'il n'était nécessaire pour elle-même.

Tel était l'état de Rita-Cristina, lorsque vinrent les froids de l'hiver. Mal soignées, découvertes plusieurs fois chaque jour pour être soumises à de nouvelles investigations, Rita-Cristina ne pouvaient manquer de devenir bientôt malades. Rita fut prise d'une bronchite intense, et trois jours après succombèrent les deux sœurs, Rita, déjà privée de sensibilité et vraiment à l'agonie depuis plusieurs heures, Cristina, jusqu'au dernier moment, pleine de vie et de santé ; elle venait encore de prendre le sein quand toui-

T. Xîll.

SYS

2/il

a-coup, sa sœur expirant, elle expira aussi.

En lisant la tristehistoiredeRita-Cristina, qui ne croirait lire une variante de celle de cette autre double fille, Hélène- Judith?(iioj/. t. V, article eusomphaliens.) Inévitable liénouement de toutes ces existences anomales, enchaînées l'une à l'autre par mille liens physiologiques : membres inséparables d'un seul être, si l'un des jumeaux succombe, l'autre meurt de la mort de son frère! (is. G. St-H.)

*SYSP0IVE(crucr7Taû), jecontracte) . BOT. ph. — Genre formé dans la famille des Légumiiieuses-Papilionacées, tribu des Lotées, par M. Grisebach [Spicileg. Fi. Rumelicœ, vol. I, pag. 5), pour le Genisla sagillalis. Lin., et dans lequel rentreraient, en outre, le Genisla linifolia, Lin., et le Genisla umbellata., Poir. Ce nouveau groupe générique se distingue des Cytises par son port, par ses feuilles simples, et des Genêts par plusieurs caractères. (D. G.)

*SYSP01\ÉES (avv, avec; a-ripoi, semence). BOT. en. — (Phycées.) M. Decaisne, dans sa classification des Algues, a séparé ce groupe des autres Zousporées pour en faire une petite famille à part, caractérisée par l'accouplement des filaments qui précède la formation des spores. Nous en avons déjà parlé au mot Pbycûlogie. Pour ce qui nous reste à en dire, nous renvoyons aux mots Zvgné- MÉES , dont Sysporéesou Synsporées est synonyme , et ZoospoRÉEs. (C. M.)

♦SYSSAIJIÎA (aùv, avec; <t«voo;, lézard), INS. — Genre de Lépidoptères indiqué par HQbner (CaL, 1816). (E. D.)

*S\'SSPIIIIVX (avv.avec; ctp.'yS, sphinx). INS. — Genre de Lépidoptères nocturnes, tribu des Bombomydes , créé par Hûbner (Cai. ,18I6)etcomprenantdes espèces ayant quelques rapports avec les Sphinx. (E. D.)

*SYSTASIS. INS. — Genre de la tribu des Chalcidiens, groupe des Piéromalites, de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Walker {Enlom. Magaz.) sur des espèces dont les antennes, composées de douze articles, sont un peu renflées à l'extrémité, dont l'abdomen est aplati et presque sessiie. Nous citerons les S. mundws, Walk., encyrloides^ Walk., observés en France et en Angleterre. (Bl.)

SYSTELLOCERUS ou SYSTALLOCK- 1(j

SYS

RUS ((TVffTi»», réduire; xEpaç, corne), ws. — Genre de Coléoptères pentamères, division des Anthribides , proposé par Dejean {Cat., y éd., p. 258) et publié sous le dernier nom par Labram et imhofT ( Singulorum generum Curculio., fasc. 6, pi. mâle et femelle), sous \e nom de S . platyrhinus De] . , Lab. 1. Cette jolie espèce est originaire de la Guiaiie anglaise. (C)

SYSTEMS. zooL. — Le mot Système, en Zoologie , a plusieurs acceptions tout à fait distinctes. On dit le Système nerveux, le Système circulatoire, le Système glanduleux, etc., pour exprimer l'ensemble des parties ou des organes qui concourent à l'accomplissement d'une même fonction ou des phénomènes du même genre: on dit Système de l'origine et du développement des êtres, pour exprimer les hypothèses ou les rêveries plus ou moins vraisemblables sur l'apparition successive des êtres vivants à la surface du globe. Enfin, aussi, on emploie le mot Système comme synonyme de méthode ou de classification. C'est dans cette acception que nous en traitons ici; mais, préalablement, nous devons dire quelques mots sur les Systèmes de génération spontanée ou de transformation successive des animaux, qui ont été professés à diverses époques et qui restent comme un témoignage de l'impuissance des idées matérialistes.

Tous les auteurs qui ont traité cette question sont partis de ce principe : que la terre avait d'abord été entièrement recouverte par les eaux, et que les premiers animaux , d'abord très simples, étaient tous aquatiques; mais qu'ils se modifièrent peu à peu en raison lies circonstances dans lesquelles ils vécurent, k mesure que les continents se desséchèrent et que la température s'abaissa. Demaillet, en 1735, publia, sous le nom de Telliamed, un exposé de ses rêveries sur ce sujet; il fut suivi dans cette voie par Robinet, en 1761 et 1768, et par Rodig qui développa davantage encore ce Système, à la fin du xviii* siècle. De La Méiherie essaya aussi d'expliquer par la cristallisation l'origine des êtres vivants; mais Lamarik, beaucoup plus riche de ses vastes connaissancs en zoologie descriptive que de l'observation directe des animaux vivants et de leur développement, donna une forme plus scientifique à ce Système sur l'origine des êtres.

SYS

Ce grand naturaliste , dont nous aurons à apprécier le mérite comme classificateur, dissémina ses idées systématiques dans sesdiverses publications, dans son Hydrogéologie, dans ses Recherches sur les corps organisés^ et dans sa Philosophie zoologique. Ces idées se résument à dire que, pour des animaux issus d'un même type, de nouveaux besoins se manifestent, de nouvelles habitudes naissent à mesure que les circonstances viennent échanger, et qu'il en résulte la productiofi ou !edéveloppement d'organes nouveaux. Lamarck,d'>i:Ueurs,admet aussi que la tendance des liquide», déterminée vers tel ou tel point parun vifdésir, peut produire l'allongement d'un organe ou d'un membre; c'est ainSi, suivant cet auteur, que les Oiseaux de marais ont fini par avoir les jambes si allongées. Ce Système conduit donc nécessairement à admettre la variabilité indéfinie des espèces; c'est ce même principe qu'admit aussi Geoffroy Saint-Hilaire, sans toutefois lui donner autant d'extension, et en l'attribuant à l'influence du milieu ambiant; tandis que Cuvier et son école ont soutenu l'opinion contraire de l'immutabilité ou de la fixité des espèces.

Passons maintenant à l'exposé de ce qu'on entend par le mot Système en Zoologie , comme synonyme de méthode ou de classification. Dès l'origine du langage, des hommes, après avoir distingué par des noms propres et univoques les animaux tels que l'Éléphant, le Cheval, le Bœuf, qui se distinguent plus spécialement de tous les autres, désignèrent par une dénomination commune ou générique tous les groupes d'animaux présentant des caractères communs, comme les Oiseaux, les Serpents, les Poissons, les Mouches, les Vers. Plus tard, on dut distinguer, d'après leur grandeur ou leur couleur, ou d'après les diverses particularités de leur enveloppe, ou d'après leurs habitudes et leurs mœurs, un certain nombre des ani« maux de chaque groupe, et cela suffisait pour l'usage ordinaire. Mais, a mesure que l'homme civilisé s'adonna davantage à l'étude de la nature, il sentit la nécessité de multiplier ces distinctions et de les rendre plus précises; telle fut l'origine de la Méthode ou du Système de classification, qui doit avoir pour résultat d'aider ta mémoire , et de rattacher à chaque dénomination 19

SYS

lonvenir des caractères particuliers à chaque animal.

Aristote, quoiqu'il n'ait pas formulé une telle classificaiion, est le premier qui en ait posé le» bases véritables , en en cherchant les caractères généraux non plus dans des particularités de forme, de grandeur, de couleur on d'habitation, mais bien dans la structure interne, dans les conditions mêmes de l'organisation : ainsi , dans son admirable livre sur les Animaux, qui est le résumé d'une foule d'observations ejactes, Aristote a devancé de plus de deux mille ans les naturalistes modernes dans l'appréciation et la coordination des caractères. Ainsi il commence par diviser les animaux en É'vatua, ceux qui ont un sang rouge, et àvai{y,a,ceux qui en sont dépourvus. Des animaux pourvus de sang rouge, il a fait cinq divisions: les Quadrupèdes, les Oiseaux, les Serpents, les Poissons et les Cétacés. Puis il subdivise les Quadrupèdes en Vivipares, qui sont nos Mammifères (moins les Cétacés), et en Ovipares, qui, dit-il avec raison, sont analogues aux Serpents par leur structure interne et par leurs téguments. Quant aux animaux dépourvus de sang rouge, il les distingue en animaux mous (y.a)axtat) ou Malacozoaires, enTestacésouOstracodermes, en Malacostracés qui sont nos Crustacés , et en Insectes ou Entomozoaires. Parmi ces derniers, il avait déjà reconnu les principales divisions que nous admettons encore aujourd'hui, en les nommant Diptères, Tétraptères et Coléoptères (xoukoTtlfpa). On est frappé d'étonnement envoyant combien de faits positiTs sont accumulé dans le Livre d'Aristote, et l'on serait tenté de croire que ce grand homme n'a fait que recueillir et continuer les observations de ses prédécesseurs ; et cependant, après lui, l'histoire naturelle reste stalionnaire, et c'est son Livre seul qui est la règle et qui tient lieu d'observation directe pendant plus de vingt siècles.

A l'époque de la Renaissance , on s'occupa d'abord de véri6er autant que possible les faits rapportés par Aristote et répétés par Pline. Il en dut résulter naturellement peu à peu des observations nouvelles qui sont accumulées presque sans ordre dans les ouvrages de Conrad Gesner, d'Aldrovande, de Johnston, etc. Belon et Rondelet contribuè-

SYS

rent surtout à enrichir la science par leurs observations; mais c'est Jean Ray qui, le premier depuis Aristote, vers la fki du xvu* siècle, s'occupa de perfectionner leSyslème de classification. Tout en s'appuyant sur le» distinctions qu'avait déjà établies Aristote, J. Ray alla beaucoup plus loin, et, par l'emploi de plusieurs autres caractères, il parvint à établir une classification générale qui a pu suffire pendant longtemps pour l'étude. Ainsi, il divise encore les animaux d'après la présence ou l'absence d'un sang rouge : parmi ceux qui ont du sang, il distingue d'abord ceux qui respirent par des poumons, et les subdivise suivant qu'ils ont le cœur à deux ventricules et le sang chaud, ou bien le cœur à un seul ventricule et le sang froid ; ceux-ci sont les Reptiles; les autres sont ou vivipares ( les Quadrupèdes et les Cétacés ) , ou ovipares (les Oiseaux) , ce qui fait quatre classes d'animaux à sang rouge respirant par des poumons. Les Poissons, qui respirent par des branchies, constituent une cinquième classe. Quant aux animaux à sang blanc, J. Ray distingua, parmi les plus grands, les trois classes des Mollusques, des Testacéset des Crustacés. Les plus petits sont les Insectes. Dans sa classification des Quadrupèdes vivipares, que nous citons avec plus de détails, il prend ses caractères principaux dans les pieds d'abord , et dans les dents ensuite. Parmi ceux qui ont des sabots au lieu d'ongles, lesSolipèdesontlespiedsenveloppés par un seul sabot; les Ruminants ont deux sabots à chaque pied, et se distinguent entre eux parce que les uns ont des cornes creuses et les autres des cornes solides. Parmi ceux qui ont quatre sabots, comme les Hippopotames, il range, par erreur, les Rhinocéros qui n'en ont que trois. Ensuite viennentles Chameaux qui ont le pied bifide réuni par uiu seule semelle, et l'Éléphant qui a plusieurj doigts également réunis par uneseule semelle. Parmi les autres Quadrupèdes vivipares à doigts multiples et à pieds très divisés, Jeaij Ray met d'abord à part les Singes dont le« ongles sont plats; puis il distingue les Carnassiers qui ont plusieurs dents incisives, et les Rongeurs qui n'ont que deux longues incisives à chaque mâchoire. Enfin les autres, à museau très allongé, ont des dents irrégulières, comme les Insectivores et les Tatous, ou bien ils sont sans dents, comme les Four-

SYS

miliers. Un dernier groupe, celui des anomaux, comprend les Quadrupèdes à museau court, comme les Paresseux et les Chauves-Souris. On voit donc que, de ces distinctions étaldies par J. Ray, il en est beaucoup qui sont encore conservées dans la classiCiation; nous ajouterons seulement qu'il en est de même pour les autres classes d'animaux a sang rouge.

De Jean Ray, pour l'histoire delà classi- (Iratiou, il faut passer à Linné qui, de 1735 à 1766, dans les douze éditions successives de son Syslcma nalurœ, s'efforça de perfectionner l'arrangement des êtres, et surtout fit admettre le principe de la nomenclature binaire qu'on nomme aussi nomenclature liniiéenne. C'est là incontestablementle progrès le plus notable que le Système de classification ait pu faire; car, à mesure que le nombre des êtres connus des naturalistes venait à s'accroUie par suite des nouvelles découvertes, la mémoire fût devenue impuissante à retenir tous les noms et tous les caractères, s'ils eussent été donnés individuellement. Au contraire, d'après le principe de la nomenclature binaire, le premier nom, le (lom-générique, indique pour chaque espèce les caractères communs ou les ressemblances qu'elle a avec toutes les autres espèces du même genre ; et le deuxième nom ou le nom spécifique, lequel est souvent un adjectif, exprime un caractère distinctif de grandeur, de couleur ou de mœurs : si bien que l'un des noms exprimant des rapports ou caractères comnmns, l'autreexprime en même temps des différences ou des caractères exclusifs, et l'assemblage de ces deux noms équivaut à une longue phrase descriptive, telle que celles qu'on employait avant l'établissement de cette nomenclature binaire.

Linné avait d'abord conservé la classe des Cétacés comme J. Ray, et ce fut seulement dans ses dernières éditions qu'à l'exemple de Brisson il réunit définitivement ces animaux aux Quadrupèdes vivipares, qui depuis lors ont formé une seule classe sous le nom de Mammifères. Linné d'ailleurs finit par diviser le règne animal en six classes: les Mammifères [Mammalia) , les Oiseaux, les Reptiles, les Poissons, les Insectes et les Vers; cette dernière classe comprenant à la fois les Mollusques, les Annélides , les

SYS

Cirrhipèdes, les Leruées et les Helminthes , et les Zoophytes. En même temps Linné avait classé les Poissons cartilagineux avec les Reptiles , et ce fut Gmelin , l'éditeur de la dernière édition AnSy^tema nalurœ , qui pour ces animaux, reprit la classification de J. Ray.

Buffon avait affecté de dédaigner tout système de classification pour lesanimaux; cependant son collaborateur Daubenlon , en 1782, dans VEncyclopédie méthodique, divisait le règne animal en 8 classes ou ordres : les Quadrupèdes, les Cétacés, les Oiseaux, les Quadrupèdes ovipares, les Serpents, les Poissons, les Insectes et les Vers. Mais la classe des Vers, vers le même temps, et déjà auparavant, avait été subdivisée par suite des travaux de O.-F. Mtlller, qui établit la classe des Infusoires; de Pallas, qui distingua et circonscrivit les Zoophytes ; de Bruguière, qui fit la classe des Échinodermes, avec les Oursins et les Étoiles de mer. Cuvier, en 1795, distingua, parmi les Vers, ceux qui ont le sang rouge, et que plus tard, d'après Lamarck, il nomma Annélides en les rapprochant des animaux articulés; plus tard, en 1817, le même naturaliste, après divers essais de perfectionnement, finit par diviser le règne animal en 19 classes, groupées dans quatre divisions principales qu'il nomme des embranchements. Le 1" de ces embranchements , celui des Vertébrés, comprend les quatre premières classes de Linné (Mammifères, Oiseaux, Reptiles et Poissons). Le 2' embranchement, celui des Mollusques, correspond seulement à une partie de sa classe des Vers, et comprend six classes (Céphalopodes, Ptéropodes, Gastéropodes, Acéphales, Brachiopodes et Cirrhipèdes ). Le 3« embranchement, celui des Articulés, comprend les Insectes de Linné, formant les trois classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes, et de plus, la classe des Annélides, ou Vers à sang rouge. Le 4* embranchement, enfin, celui des Rayonnes ou Zoophytes, comprend le reste des Vers de Linné, et se divise en cinq classes : les E"hinodermes , les Acalèphes, les Vers intestinaux, les Polypes et les Infusoires. Cette classification résume et rappelle ce qui avait été fait précédemment pour l'établissement des divisions et des familles oatu-

SYS

wllfs, 011 ^asf'es sur l'étude de l'organisation. Ciivier, d'ailleurs, pour lui donner le dernier degré de perfeclionnernent auquel il s'est arrélé, s'était appuyé sur le principe de la subordination des caractères , principe si hcuieusement appliqué à la classification des végétaux par Jussieu. Quoique de nombreuses modifications aient été apportées déjà, et que d'autres plus importantes doivent être apportées encore à cette classification, comme c'est la plus généralement adoptée aujourd'hui, nous devons, pour établir un lien commun entre les articles de ce Dictionnaire , indiquer ici les caractères généraux des quatre embranchements et des 19 classes de ce système.

Page 1