‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 35 sur 147 · H'." SYL · texte numérisé non relu

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Le Syl. ochrogenion Lindermayer {Isis., 1842, p. 343); espèce établie d'après un . «eul individu tué près d'Alliènes, sur le mont Hymethus. Nous ne connaissons cet oiseau que d'après la description suivante qu'en donne le docteur Lindermayer « Parlies supérieures dun gris foncé, lavé d'olivâtre; dessus et côtés delà tête, couvertures supérieures de la queue, d'un gris noirâtre; queue étagée , noire, à rectrice la plus latérale, blanche sur ses barbes externes, la suivante pourvue d'une fine tache blanche à son extrémité; la cinquième rémige la plus longue de toutes, la troisième et la quatrième égales; menton jaune souTre, gorge blanche; poitrine et hypochondres grisâtres, ces derniers nuancés de brun; abdomen blanc; sous-caudales grises; bec fort, d'un brun brillant , jaune à la base de la mandibule inférieure ; orbites nues. »

Si l'Oiseau qui a fuit le sujet de cette description n'est pas une femelle du Curr.

melanocephala , ce qui pourrait fort bien être, l'espèce devra prendre place à côté de cette dernière.

Le Sylv. familiaris Ménélr. (Cat. des Ois. du Cauc, p. 32, n° 60). Salicaria familiaris Scbleg. , espèce que quelques ornithologistes confondent avec le Sylv. rubiginosa, mais qui s'en distinguerait, selon M. Schlegel. Ne connaissant point cet Oiseau, nous Joe pouvons dire s'il forme réellement une Tspéce distincte, comme quelques auteurs jiaraissent portés à le croire.

Beaucoup d'autres Oiseaux d'Europe, appartenant à des genres ou à des familles différentes , ont longtemps figuré parmi les Sylvies ou Fauvettes : nous les avons indiqués en commençant; maisc'esien espèces étrangères qu'éta:^ surtout riche l'ancien genre Sylvia.

Dans ce genre étaient compris : les Figuiers ou Sylvicoles , qui font actuellement partie , dans la méthode du prince Ch. Bonaparte, de la sous-famille de SylvicoUnœ.

Le Sylv. spinicauda Lath., dont quelques auteurs font un Grimpereau, et sur laquelle Swainsona fondé son genre Oa;imMS. M. Les- £on le place parmi les Synallaxes.

Le Sylv. magellanica Lath., type du genre Scylalopus (Gould) ; Sylviaxis (Less.), dans U famille des Troglodytes,

Le Sylv. macroura Lath., type du genre Drymoica (Swains. ), dans la famille des Mérions.

Le Sylv. brachyptera Vieill., type du genre Cradyp/e/ws (Swains.) dans la même famille , et dont M. Lesson a fait une Cysticole.

Le Sylv. cyanea Lath., rangé par Vieil» lot dans son genre Mérion.

Le Sylv. malachura Lath., espèce remarquable par sa queue, composée de brins minces, filiformes, à barbes ciliées , et sur laquelle M. Leson a fondé son genre 5'apjturus. MM. Vigors et Horsfield en ont fait un Mérion.

Le Sylv. texlr ix Y ieiW., placé par M. Lesson parmi les Cyslicoles, et pris par Swainson pour type de son genre Hemipterix.

Le Sylv. omnicolor Vieill., dont G.-E.

Gray a fait un Roitelet; Swainsu» le type de son genre Cyanolis , et que MM. d'Orbigny et Lafresnaye rangent parmi leurs Tacliujis.

Le Sylv. siaiis Lath., dont Vieillot a fait un Traquet , et Swainson le type de son genre Sialia.

Le Sylv. plynialura Vieill. , type du genre Thamnobia (Swains.), dans la famille des Traquels.

Le Sylv. pileata Lath. , rangé par M. Temminck parmi les Traquets, et par Swainson dans le genre Canipicola.

Le Sylv. elala Lath., que M. Lesson place parmi les Moucherolles, et dont Vieillot a fait le type de son genre Tyrannulus, dans la famille des Mésanges.

Le Sylv. su6tŒrM/ea Vieill., type du genre Parisoma Swains. , dans la famille des Mésanges.

Le Sylv. ann«?osa Swains., dont MM. Vigors et Horsfield font un Zoslerops.

Le Sylv. varia Lath., type du genre Mniotille de Vieillot, Oxyglossus de Swainson.

Le Sylv. perspicillata Lath., transporté par M. Lesson , dans la famille des Gobe- Mouches , sous le nom générique de Ada. Swainson , de son côté, en a fait aussi le type de son genre Perspicilla.

Le Sylv. leucophœa Vieill., qui a été tour à tour un Turdus pour Gmelin , un Lanius pour Stephens, un Ixos et un Saxicola pour pour G. Cuvier, un Lalage pour Boié , UD Erucivora pour Swainson, un Ceblephy-

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ris pour HorsCeld , et un Nolodela pour M, Lessoî).

Il résulte de ces citations, que nous pourrions encore tnulliplier, que, pour la plupart des ornidiologistes tant anciens que modernes, le genre Sijlvia avait , comme nous l'avons dit dans les généralités de cet article, des limites vagues, indéterminées et peu naturelles, puisqu'une foule d'espèces (au nombre de plus de 200) ont pu en être retirées pour être transportées dans des familles ou des sous- familles différentes , et quelquefois très éloignées , de celle que orinent les Fauvettes.

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