‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 4 sur 147 · DEJUSSIEU.O · texte numérisé non relu

DEJUSSIEU.O

s.'um d'bist. nat.

LÉVEILLÉ, I). M., membre de la Société pbiloma 'biq MONTAGNE, O. i^.l). M., membre de l'Institut. O. MOQUIN-TANDON.

r.lClIARD, O.ifit, D. M., membre del'Inslilut, profess. i

Faculté de inedecne.

SPACII. aide-naturaliste an Muséum d'bisloire naturelle. TRECUL, ^, membre de l'Instilut.

CSéoloiçie , JVIiBtéraloi^ie.

CORDIEH.G. 0. ^, membre de l'Institut, profess. au Mu

séum d'bist. nat., inspect. f;éMér. des Mines. DELAFOSSE, 0. ^, membre de l'Institut, profess. a li

Facullé des sciences et au Muséum d'bist. nat. DESNOYERS, ^, membre de l'inslitul, biblioll.écaire ai

Muséum d'bisl. nat.

J.VNNETTA7,, aid.-naturaliîle au Muséun. d'bist. nalur.

dkiiilie, Plkysif|iBe et Astroiioaitie.

F. AU A GO, C. ifts, secret, perpét. de l'Acad. des scienres PELTIER, membre de plusieurs soc. sava-iles

AMEDEE GUILLEUIN, memb. de plusieurs

ILIE DE BEAUMONT.G. O. ifi5,secrél. perpél. de l'Aca I. des se, profess. au Collège de France, iiisp. gèn. du

i;ii. D'bRBIGNY,eJie, aide nat

nat., membre de plusieurs soc CONSTANX PREVOST, *, me

à la Faculté des sciences, etc.

HEBERT, *, professeur a la Faculté des se

isle au Muséum d'bisl ,

s savantes.

re del'Inslilut, profess.

directeur de l'Obse BEf.tJUEREL, C. ^

Muséum d'bist.!..!..

E. BOUÏMY.cl.lmislt DIIMAS.G.C. *,r

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ni VI ERE, ^,prole»se MARIE DAVY, ift, as;

de sciences pliysiquefi.

motne à l'Observatoire de Pan».

PAK/S. — IMPRlMEniE DE E. M A P. TIN ET, P.UE MICXnX. 2

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SPIC. BOT. PU. — Nom vulgaire d'une espèce «le Lavande.

*SI*ÎC1FÈRE, Spiciferus ois. — Genre de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Pavonidés. Ch. Bonaparte, qui en est le créateur, lui a donné pour type et unique représenlaul le Paon décrit par BufTon sous le nom de Spicifère, et par Linné sous celui dePavo mulicus. Celle espèce, dont il a ct(i question à Part. Paon de ce Dictionnaire {Voy. ce mot), se distingue du Paon sauvage (P. cnstatus, Linn,). par des couleurs un peu ditTércntes et par la forme des plumes qui composent la huppe; ces plumes, au lieu d'avoir une tige nue dans leur plus grande étendue, étant barbelées, comme une plume ordinaire, depuis leur originejusqu'à rextrémilé. C'est ce dernier attribut qui constitue, pour Ch. Bonaparte, le caractère générique de l'espèce; mais ce caractère a-t-il réellement la valeur qu'on a voulu lui attribuer? Nous ne le pensons pas: le P. spiciferus ne saurait pour nous, et d'ailleurs, pour la plupart des naturalistes, être détaché du genre Pavo. (Z. G.)

SPICIFER, Kaup. ois. —Synonyme de Houppifère Temn). G. Cuvier.

*SPICIL1.ARIA, A. Rich. bot. ph. — Genre de Rubiacées Gardéniées, qui parait rentrer dans les Petunga DC.

*SPICIPOKES. Spicipora {spica, épi; wrus, pierre), polyp. — M. de Blainville donne ce nom général à une subdivision du genre Gemfiiiporc. Les Spi:ipores comprennent des espèces vivantes, arboresceuti's et partout cellulifères (Blaiqv., Man. aclin.). Yoy, GEMMlPOliE. (E. Ba.)

*SPICI;ï.;Ï;A. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Aréthusées, formé par M. Lindley {Sioan-river, a" 264) pour une petite plante du sud-ouest de la Nouvelh^-Hollande, probablement de couleur roussâtre, pourvue d'une seule feuille coriace, en cœur; dont les fleurs forment une grappe longue de 2 à 3 pouces, et se distinguent par un pcrianthe à folioles linéaires, presque égales, et par unlabelleà long onglet inarticulé, avec une lame peltée, linéaire, portant à sou extrémité un appendice mobile. Celte plante est le ^'. cilata Lindl. (D. G.)

SPIELMAMNIE. Spielmannia ( nom d'homme), bot. ph. — Genre de la famille des Verbénacées, tribu des Verbénées, d'après la division adoptée par Schauer {Prodrom., t. XI, p. 52.")), formé par Medicus pour le lon/ona africana Lin,, et encore aujourd'hui réduit à deux espèces. Ces plantes sont des arbustes du cap de Bonne-Espérance, à feuilles opposées, hérissées de poils courts; à fleurs solitaires, présentant un calice 5-parti, persi^tant; uue corolle hypocratériforme, dont le tube est presque globuleux, fermé de poils à la gorge, dont le limbe est quinquéGde, presque régulier, étalé; un ovaire à deux loges bi-ovulées. Leur fruit est un drupe globuleux. Le S. Jasininum Medic. ( S. afncana \\\Ui.) est l'espèce type du genre ; elle abonde dans les champs au Cap. On la cultive qnpli)uefo s dans les jardins. (D. G.)

SPIESIA. bot. ph. — Necker avait proposé pour le l'haca muricata ce genre, qui rentre, pomme synonyme, dans les OxyirQ'.

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pis DC, famille des Légumineuses Papilionacées.

*SPIGÉLIACÉES. Spigeliaceœ. bot. ph.

— Quelques auteurs admcltent sous ce nom une petite famille , qui correspond à l'une des divisions que nous avons indiquées dans le groupe des Loguniacées (voij. ce mot), celle des Strychnées à fruit capsulaire. Les înêmes séparent le genre Spigelia en plusieurs, dont nous avons cité les noms comme simples synonymes; (Ad. J.)

SPIGÉLIE. Spigelia. bot. ph. — Genre de la famille des Spégéliacées , à laquelle il donne son nom, de la pentandrie monogynie dans le système de Linné. Il est formé déplantes sous-frutescentes et herbacées, propres à l'Amérique tropicale et aux parties chaudes de l'Amérique du Nord , dont les feuilles sont opposées et connées par la portion inférieure et dilatée de leur pétiole, dont les fleurs terminales, en épi, et le fruit, présentent les caractères qui distinguent la famille elle-même. On connaît aujourd'hui de 30 à 40 espèces de Spigélies, parmi lesquelles deux méritent d'être signalées ici.

1 . La Spigélie anthelminthique , Spigelia anlhelmintia Lin., est une herbe annuelle qui croît naturellement au Brésil , à la Guiane, et qu'on cultive, à ce qu'on assure, dans les Antilles. Ses feuilles sont ovalesoblongues, acuminées à chaque extrémité, les inférieures opposées, les supérieures, sur chaque rameau, formant un verticille de quatre; de l'aisselle de celles-ci sortent 1-4 grappes spiciformes de fleurs petites, blanchâtres-purpurines, à corolle grêle. Celte plante porte le nom vulgaire de Biinvilliers ou Bi'invilUère , à cause de son action éminemment vénéneuse, fraîche; elle a une odeur vireuse, très-forte, une saveur nauséeuse persistante. Dans les lieux où elle croît naturellement, elle est extrêmement redoutée parce qu'elle fait périr prompteinent les bestiaux qui la broutent. Les expériences de M. Ricord Madiana ont montré que deux cuillerées de son suc suffisent pour faire périr un chien en moins de deux heures et demie. Il est constant que les nègres s'en sont servis plusieurs fois pour empoisonner leurs maîtres. Le nom spécifique de cette plante est dû à ce que, prise à faible dose, elle agit avanta-

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sensément contre les ver» intestinaux ; de la aussi le nom qu'on lui donne en Amérique de Yerba de Lombrices ou Herbe aux Vers; pour cet usage, on administre soit sa décoction , soit sa poudre, qu'on nomme Poudre à vers.

2. La SiMGÉLiE DD Maryland, Spigdi& Marylandica Lin., se trouve dans toutes les parties de l'Amérique septentrionale qui s'étendent de la Pensylvanie et du Maryland à la Floride. Elle est herbacée, vivace;satige droite, simple, quadrangulaire, s'élève à 3 décimètres environ; se» feuilles ovales, lancéolées, aiguës ou acuminées, sont sessiles, pourvues de petits poils qui les rendent rudes au toucher sur les bords et les ner\urt's; ses fleurs sont beaucoup plus grandes que celles de la précédente, d'un rouge vif en dehors, jaunei en dedans, disposées en épi unilatéral. Cette plante est douée de propriétés moins énergiques que la précédente, bien qu'on ne doive toujours l'employer qu'avec prudence. Elle est fort usitée en Amérique, surtout comme anthelminthique. On fait particulièrement usage de sa racine, qu'on administre aussi comme astringente. La Spigélie du Maryland est assez répandue dans les jardins comme espèce d'ornement. On la cultive en terre de bruyère, et on la multiplie par graines, par boutures ou par division des pieds. (P. D.)

SPlLAWniE. Spilanthes. bot. ph. (crnî^oç, tache; avGo;, fleur). — Ce genre, de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, est formé de plantes herbacées, la plupart annuelles, qui croissent naturellement dans toutes les contrées tropicales, el plus particulièrement en Amérique. Leurs feuilles sont opposées, entières; leurs fleurs, d'un jaune uniforme ou discolores, formene des capitules rayonnes, et alors hétérogames : ou discoïdes, et alors homogames. Leur involucre est à deux rangées d'écaillés parmi lesquelles les extérieures sont près que foliacées, tandis que les intérieures sont presque membraneuses; leur réceptacle est convexe ou conique, paléacé. Les akènes sont tous dépourvus de bec, comprimés, ciliés sur les côtés; les extérieurs au moini sont échancrés au sommet et surmontés de deux petites arêtes piliformes. De Candolle Prodrom, V, pag. 620) a décrit 43 espèces

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de ce genre; et à ce nombre, il faut en ajouter environ 10 qui ont été publiées plus récemment. Le célèbre botaniste de Genève a partagé ces plantes en deux sous- genres : Acmella, distingué par des capitules rayonnés, et Salivaria, reconnaissable à ses capitules discoïdes. Au premier de ces sousgenres appartient le spilanthe acmelle , Spilanlhes Acmella, Lin. {Acmella Linnœi, Cass.), plante annuelle des Indes orientales, dont la tige , ascendante ou droite, porte des feuilles ovales-lancéolées, à peu près glabres, et dont les capitules ovales n'ont que cinq ou six fleurs en languettes fort petites. Cette plante a une saveur piquante et poivrée, même acre, et elle fait saliver beaucoup; aussi l'emploie-t-on quelquefois dans les cas d'engorgement des glandes salivaires, ainsi que pour tonifier les gencives. Le sous-genre Salivaria a pour type le SPILANTHE OLÉRACÉ , SpUanthus oleracea , Jacq., vulgairement désigné sous les noms d'Abécédaire, Cresson de Para. Celui-ci est également annuel; sa tige est rameuse, diffuse; ses feuilles, en ovale large, sont obtuses, tronquées ou presque en cœur à leur base; ses capitules sont plus gros que ceux du précédent, ovoïdes. Cette espèce paraît être originaire de l'Amérique méridionale, bien que Willdenow lui assigne les Indes orientales pour patrie. Sa saveur piquante et comme poivrée la fait employer hachée et en faible quantité comme condiment pour la salade. Elle est conseillée comme un bon anti-scorbutique capable de remplacer efficacement le Cochlearia dans les pays chauds, où celui-ci ne croît pas. Ce Spilanthe se trouve dans quelques jardins potagers. Il paraît s'être à peu près naturalisé sur quelques points de l'Europe méridionale. (D. G.)

SPILITE (de (jirnoç, tache), min.— Roche tendre, dont la base est une pâte terreuse de Xérasite ou d'Apbanite décomposé, et qui renferme des noyaux ou des veines calcaires, les uns contemporains, les autres postérieurs à la pâte. Cette roche comprend, au nombre de ses variétés, quelques unes de celles qui ont été nommées Varioliles et Amygdaloïdes par les minéralogistes français ; Mandelstein, Schaaistein elBlatterstein parles Allemands; Toadstone par les Anglais. Elle contient touvent de la Terre verte et des veines ou

rognons d'Agate. Sa couleur la plus ordinaire est le brun, le rougeâtre ou le gris-verdâtre ; les noyaux sont blancs ou ronges. On rapporte à cette roche les Amygiialoïdes d'O» berstein, celles de Montecchio-Maggiore, et les Variolites du Drac. Elle est généralemenr regardée comme une roche pyro^ène, appartenant aux terrains d'épanchement trap»

péens. Elle forme quelquefois des montagnes peu élevées, des espèces de cônes sans stratification , mais divisés en masses prismatiques. Elle renferme quelques parties métalliques à l'état de dissémination, notamment du Cuivre. Voy. roches argiloïdks. (Del.) *SPILOBOI.lJS. BOT. CR.— Genre de Link qui rentre dans les Clinosporés-Endoclines, section des Sphéropsidés, dans la classification de M. Léveillé. (M.)

SPHILOC^A. BOT. CR. — Genre de la famille des Gymnomycètes de Pries, de la division des Chinosporés-Ectoclines , tribu des Coniopsidés, section des Urédinées, dans la classification de M. Léveillé. Ses espèces croissent sous l'épiderme des plantes vivantes et le percent ensuite; elles présentent des sporidies globuleuses, simples. (M.)

*SPILOGASTER (anrÀo;, tache; yaaT-Àp, ventre), ms. — Genre de l'ordre des Diptères , famille des Muscides, sous-tribu des Muscles, section des Anthomyzides, créé par M. Macquart [Dipt. des suites à Buffon, de Roret, t. II, 1835), et correspondant aux Eelina et Mydina , Robineau-Desvoidy , et aux Anlhomyia, Meigen. Les Spilogaster sont très voisins des Aricia {Voy. ce mot); ils n'en diffèrent que par le style des antennes, à puils assez courts, et par l'abdomen allongé ou cylindrique, au moins dans les mâles, et toujours marqué de quatre taches noires, auxquelles le nom générique fait allusion. Ils se trouvent aux bords des marais, et leurs larves se développent dans le détritus des substances végétales. On en connaît une quinzaine d'espèces, dont la S. uUginosa, Macq., Fall., Meig. {Rohrella piinclala, Rob.-Desv.), qui se trouve dans tonte l'Europe, et souvent sur les vitres des habitations, peut être considérée comme type. (E. D.)

SPILOMICRUS. INS. — Genre de la tribu des Procto'trupiens , de l'ordre des Hyménoptères, établi par M. Westwood {Introd. to the modem class, of Insects) sur

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quelques espèces dont les antennes sont un peii plus longues que la tête et le thornx, et conittosées de treize articles; le pédicule de l'abdomen strié ; la cellule basilairedes ailes antérieures, triangulaire, etc. (Bl.)

♦SlMLOiAlYIA (anTloi, tache;

l'cbe). INS. — Genre de diptères, famille des Brachystomes, tribu des Syrphides, créé par Meigen(m lUiger Mag., II, 1803), et qui n'a pas été adopté par MM. Robineau-Desvoidy et Macquart. (E. D.)

SPILOMOTA {onnoi, tache; vSro;, dos).

INS. — M. Stephens ( Cal., 1829 ), indique sous ce nom un genre de Lépidoptères nocturnes, de la tribu des Torricites. (E. D.)

*SPlLORNIS.ois.— Nom générique substitué par G.-R. Gray à celui de Hœmalornis Vigors, par la raison que ce dernier avait été antérieurement donné, par Swainson, à une division de la famille des Turdidce.

Le genre Spilornis, synonyme de Falco Daud., circaèïus Jard., repose sur le Falco hacha Daud. (Z. G.)

*5i'IL0S0MA (cnûo;, tache ; aiu.a, corps). INS. — Genre de Lépidoptères nocturnes, de la tribu des Chélonides , correspondant au genre i4rc(to, Boisduval {Voy. ce mot), (E. D.)

♦SPILOTA (ffnDo;, tache). iNS.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes et tribu des Scarabéides phyllophages, proposé par De]ea,n (Catalogue, 3" édition, p. 172) qui y rapporte une seule espèce, originaire de Java : le S. irrorella , deHaen. (G.)

*SIUL0T.C {GntUro^, taché), ins. — Division de la tribu des Géomètres, introduite dans la science par Hubner {Cat., 1816), et qui n'est généralement pas adoptée. (E. D.)

*SPILOTES (,iwt),coToç, taché), rept. — Subdivision du genre couleuvre [Voy. ce mot), créé par Wagler {Sysl. Amphib., 1830), et ayant pour type une espèce qui avait reçu de Lacépède le nom de Spilote. (E. D)

*SPlLOTIIYRUS (<77tnoç, tache; Gupc';, fenêtre), ins. — Duponchel {Hist. nat. des Lep. d'Eur., Suppl.) a créé sous cette dépomiiiation un genre de I-épidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Hespérides. Ce genre comprend qnnirc espèces, que 15. Boisduval {Index nielh. Lqi., 1840) re-

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garde comme formant une simple subdivision de son genre Syricthus ( Voy. ce mot), Les Spilolhyrus ont la massue des antennes pyrifornie, sans courbure; leurs ailes supérieures ont des taches transparentes ou vitrées, et les inférieures sont dentées. Les chenilles sont courtes , très cylindriques, rugueuses, pubescentes, avec la tête grosse, échancrée ou fendue, cl le cou très rétréci. Les chrysalides sont plus ou moins arrondies antérieurement, et en cône allongé postérieurement; elles sont recouvertes d'une poussière blanchâtre dans leur coque. Parmi les espèces nous ne citerons que la S. malvœ, Fabr., qui se trouve dans le centre et le midi de la France , depuis le mois de mai jusqu'à celui de juillet. (E. D.) *SPINA, Kaup. OIS.— Synonyme d'£w6eriza Gmel. Genre fondé sur VEmberizaleS' bia Gmel. (Z. G.)

* SPI!VACA1\THE. Spinacanthus {spina^ épine; axav9a, épine), roiss.— Une seule espèce du Monte-Bolca, le Spinacanthus blennioides, compose ce genre établi par M. Agassiz dans la famille des Blennioïdes, ordre des Cycloïdes. Ce Poisson présente des caractères intermédiaires entre les Blennies et les Chironectes (Agass., Poiss. foss., V, 1843).

(E. B.) *SPIIVACES (du genre Spînax). poiss.

— Nom d'une section de la famille des Squales dont les Aiguillats ( Spinax) seraient le type (J. Mûller und Henle. System. Beschr. der Plagiost., 18ii) . (G. B.)

SPIIMACHE. Spinachia (mot fabriqué par les auteurs du moyen âge d'après le français Épinoche). poiss. — Nom du Gastré ou Épinoche de mer à museau allongé, Gasterosteus Spinachia, L. (G. B.)

SPIIVACIA. BOT. PH. — Nom latin du genre Epinard.

*SPIIVACIÉES. BOT. PH. — Tribu de la famille des AtripUcées. Voy. ce mot.

* SPIMACIIVI. POISS. — (Bonap., Syn.

Vert. Syst., 1837). l'oy. spinaces. (G. B.)

*SP1NAC0RIIII\E. Spinacorhinus {Spinax,nom de genre; ptv, museau), poiss. foss.

— M. Agassiz substitue ce nom à celui de Squaloraya queM. Riley avait d'abord imposé à ce genre, pour distinguer un Poisson placoïde fossile de la famille des Raies, présentant les caractcies de divers genre» ao*

liiels, comme l'indiquent les deux noms génériques qu'il a reçus. L'espèce unique, le S. polijspondyla Ag., provient du lias de Linie-Rcgis (Agass., Poiss. foss., lit, 18i3). (I-, B.) ♦SPINAUIA. INS. — Genre de la famille des Braconides , de l'ordre des Hyménoptères, établi par RI. Brnllé ( Ins. hyméno))t. , Suites àBuffon, t. IV) sur quelques espèces exotiques, remarquables par la réunion des trois premiers anneaux de l'abdomen , qui ne sont sépiirés que par des sutures crénelées; par la présence sur le prothorax d'une épine dorsale arquée , etc. M. Bruilé décrit les S. armalor {Bracon armalor Fabr.), île Sumatra ; S. fuseipennis Bruilé, des Indes orientales; et S. spinalor {Bracon spinator Guér.). ' (Bl.)

SPINAX (spina, épine), poiss. — Cuvier, en faisant un groupe spécial pour les Squales dépourvus d'anales et pourvus d'évents, distingua par ce nom générique les Aiguillais qui occupent le premier rang dans ce groupe (Cuvier, Règne animal, II, 1817). \'oy. aiguillât et SQUALE. (G. B.)

*SPII\CTEKULE. MOLL. — Genre de coquilles microscopiques, proposé par Montfort, mais qui doit être réuni aux /Joèitlines. Voy. ce mot.

*SPII\DALIS, Jard. et Seilby. ois. —Synonyme de Tanagra James.

SPII\1ELLA!VE( dérivé deSpinelle). min.

— Synonyme Nosine; Noséane. Variété de Haûyne, non colorée en bleu comme la Hauyne proprement dite, mais de couleur grise ou brunâtre, et qui se rencontre en petits grains cristallins, opaques ou translucides, ou en petits dodécaèdres rhomboïdaux, ordinairement allongés parallèlement à un des axes qui passent par les sommets de deux angles trièdres opposés. Ces cristaux ont été trouvés par Nose, sur les bords du lac de Laach, Prusse rhénane ; ils y sont disséminés dans une roche volcanique composée de petits grains de Feldspath vitreux , de Mica noir, de Fer magnétique, etc., avec de !a Haîiyne bleuâtre et du Titane rutile. Nose crut y voir d'abord une espèce nouvelle , qu'il nomma Spinellane, parce que les caractères de cette substance semblaient indiquer une sorte de passage au Spinelie proprement dit. Mais sa forme et sa composition démontrent son identité avec la

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Hatiyne. Les analyses de Bergemann cl de Warrentrapp , ne laissent aucun doute sur ce point. Comme ce dernier minéral, lo Spinellane est fusible et soluble en gelée dans les acides : il est composé de Silice, d'acide sulfiirique, d'alumine, de Soude et de Chaux , dans des proportions qui s'accordent parfaitement avec celles que L. Gmelin a trouvées pour la Haûyne de Marino. Voy. HAUYNE. (Del.)

SPII^Eî.î>E. MIN. — Ancienne espère de la méthode d'IIaiiy, qui est devenue, comme le Grenat, un petit genre très naturel d'espèces isomorphes , depuis qu'on a reconnu que sa forme cristalline et sa formule de composition restant les mêmes , certaines bases pouvaient se remplacer l'une par l'autre, en tout ou en partie, et occasionner ainsi tous les changements de couleur qu'on remarque dans ce minéral. Cette ancienne espèce , de la classe des Pierres, a été composée d''abord des seules variétés rouges, connues des lapidaires sous les noms de Rubis Spinelie et Rubis balais , et dont le principal caractère était d'être dures, infusibles , de cristalliser sous des formes dérivées de l'octaèdre régulier, et d'être composées essentiellement d'Alumine et de Magnésie.

On y a réuni successivement d'autre* substances, qui présentaient le même caractère avec des couleurs différentes , telles que le Spinelie bleu d'Acker en Suède; le Spinelie vert des Étals-Unis, et ceux de Finlande et des monts Ourals ; la Ceyianile ou le Pléonaste, le Gahnite ou Automolite, etc. Tous ces minéraux ne se sont encore offerts dans la nature qu'à l'état cristallin, et toujours en petits cristaux disséminés , comme ceux du Corindon , dans les roches de cristallisation , ou dans les terrains meubles formés de leurs détritus. Leurs formes cristallines sont communément des octaèdres simples ou maclés par transposition , des octaèdres émarginés ou passant au dodécaèdre, et d'autres dans lesquels les angles solides sont remplacés par des pointemenls à quatre faces. Ils sont infusiblcs ; leur dureté est inférieure à celle du Corindon , et supérieure à celle du Quarz , au moins dans les variétés rouges. Leurs densités varient de 3,5 à 3,9. Ils ont la rcfractioa simple, l'éclat vitreux, et la cassure impar-

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f.iitement conchoïde. Tous sont des Alumina es de Magnésie ou de ses isomorphes , composés d'un atome d'Alumine et d'un atome de base monoxide , et, par conséquent, ayant pour annexes les espèces de la classe des métaux, appelées Franklinite , Fer aimant, Sidérocbrome et Isérine. On peut établir dans le groupe des Spinelles , d'après les caractères extérieurs toujours en rapport avec les différences dans la composition qualitative, les espèces ou sous-espèces dont le détail suit :

1° Le Spinelle Rubis ou Spinelle booge , d'un rouge ponceau coloré par l'oxide chromique , Rubis Spinelle des lapidaires ; d'un rouge de rose intense , ou d'un rouge-violâire pâle avec teinte laiteuse, Rubis balais des lapidaires. On le trouve en grains roulés, qui ne gont que des cristaux déformés ou arrondis par fnotlement; leur éclat vitreux est très vif. Ils sont transparents , et leur teinte offre différentes nuances de rouge. Ils sont à base de Magnésie, et renferment presque toujours une certaine quantité de Silice accidentelle, qui peut aller jusqu'à 6 pour 100. Le Spinelle Rubis occupe un des premiers rangs parmi les pierres précieuses, à raison de sa grande dureté et de son vif éclat. On le taille ordinairement en brillant à degrés , à petite table et à haute culasse. Ses cristaux sont fort petits; on en rencontre cependant qui pèsent plus de 3 grammes. Le Spinelle d'un rouge vif, ou le Rubis Spinelle, est le plus estimé ; on le fait passer quelquefois pour le Rubis oriental. Les Spinelles d'une teinte rosâtre ou d'un rouge de vinaigre, et qu'on nomme Rubis balais, ont moins de valeur; on les confond souvent avec les Topazes brûlées. On trouve le Spinelle rouge disséminé dans des Calcaires ou des Dolomies lamellaires, ou en grains dans le sable des rivières, principalement à l'île de Ceylan , à Mysore , cJ;ins rindoustan , et à Pégu , dans le royaume des Birmans. C'est de l'Inde que nous viennent les plus beaux Spinelles.

2" Le Spinelle bleu, d'un bleu de Smalt, pâle, passant au gris et au blanchâtre : partie de la Ceylanite ou du Pléonaste d'Hauy. En cristaux ou grains cristallins, disséminés: dans un Calcaire saccharoïde, à Acker en Sudermanie, et aux États-Unis, dans le New- Jersey et le Massachussets ; dans la

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Dolomie, à IMIe de Ceylan; dans le Feldspath vitreux, au mont Somma, près de Naples, et sur les bords du lac de Laach, Prusse rhénane. Celte variété contient de 3 à 4 pour 100 d'oxidule de Fer.

3° Le Spinelle vert , d'un vert d'herbe ou d'un vert de Pistache. Une partie de l'Alumine est remplacée par du peroxide de Fer : dans un Schiste talqueux, à Slatoust, dans les monts Ourals; dans un Calcaire grenu , à Ersby, en Finlande ; à Franklin, dans le New-Jersey, aux États-Unis.

4° Le Spinelle noir, Pléonaste H., Ceylanite, Candite. D'un noir verdâtre ou d'un noir de velours ; opaque ou seulement translucide sur les bords. Sa dureté est moins grande que celle des espèces précédentes. La Magnésie et l'Alumine y sont remplacées en partie par de certaines quantités d'oxidule et de peroxide de Fer. Cette espèce a d'abord porté le nom de Ceylanite , parce qu'on l'a trouvée, pour la première fois , à Ceylan , dans le sable des rivières. Le nom de Candite a été donné à une variété vitreuse d'un noir luisant provenant de la même île , où elle se rencontre dans le district de Candie. Haûy a changé le nom de Ceylanite en celui de Pléonaste , qui vient du grec et veut dire surabondant, voulant marquer par là que les cristaux de cette espèce sont plus chargés de facettes que ceux du Spinelle ordinaire. Le Spinelle Pléonaste se trouve dans des Calcaires grenus , à Sparta et à Franklin, dans le New-Jersey, et à Warwick dans l'État de New-York, en Amérique. Il se présente dans ces localités en cristaux noirs , d'un volume remarquable ; il en est qui sont de la grosseur d'un bouletde canon. Les blocs de la Somma, qui proviennent des anciennes déjections du Vésuve, renferment aussi une multitude de petits cristaux de Spinelle noir, bleu -verdâtre ou purpurin , disséminés dans une Dolomie grenue, avec Mica, Idocrase, Pyroxène, etc.

On a aussi rapproché des Spinelles, sou» le nom de Spinelle zincifère, un minéral, dont les minéralogistes modernes font maintenant une espèce particulière, qu'ils nomment Gahnile ou Aulomolite: c'est un Spinelle dans lequel la Magnésie est, en partie, remplacée par de l'oxide de Zinc. Il est opaque, d'un vert foncé, et disséminé, comme le Spinelle vert de l'Oural, dans un

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Schiste talqueiiT , à Fahlun en Suède , et à Franklin aux États-Unis. iDel.)

SPIIVELLl\E. MIN. — Nom donné par Nose à la variété de Sphène, que Fieuriau de Bellevue a fait connaître le premier sous celui de Séméline. yoij. sphène. (Del.)

♦SPI.M. OIS. — Dans la méthode de Naumann, ce nom désigneune famille de l'ordre des Passereaux, formée aux dépens des Fringillœ, et comprenant les espèces européennes dont M. Temminck a composé sa section des Longicones , dans son genre Gros-Bec.

SPIIVIFEX. BOT. PH.— Genre de la famille des Graminées, tribu des Phalaridées, créé par Linné et adopté par tous les botaniftes. Il est formé de gramens sous-frutescents, très rameux, traçants, en grande majorité propres aux côtes de la Nouvelle- Hollande ; à fleurs polygames-dioïques , les mâles en épis nombreux , rapprochés , les rachis des femelles réunis en capitule hérissonné. La glume est biflore , à deux folioles égales ; les fleurs mâles ont trois étamines. (D. G.)

*SPmiFROIVTES. INS.— MM. Amyot et Serville ( Ins. hémipt., Suites à Buffon) désignent ainsi une division de la famille des Coréides de l'ordre des Hémiptères , caractérisée par la présence d'une épine frontale située près la base des antennes. A cette division se rattachent les genres Syromastes , Enoplops Am. et Serv. , formé avec le CO' reus scapha des auteurs; Anasa Am. et Serv., établi sur une seule espèce du Brésil (A. cornuta Am. et Serv. ); Atraclus Lap. de Cast. ; et Charieslerus Lap. de Cast. (Bl.)

♦SPIIVIGER. INS. — Genre de la famille des Réduviides, de l'ordre des Hémiptères, établi par M. Burmeister ( tJandb. der Entom.) , et adopté par MM. Amyot et Serville {Ins. hémipt., Suites à Buffon). Les Spiniger «ont caractérisés par un corps long et élancé, an prothorax ayant deux épines latérales , one épine de chaque côté du bord antérieur, et deux autres épines sur le bourrelet; des pattes grêles, etc. Tous ces Insectes appartiennent à l'Amérique méridionale. Le type est le S. ater {Reduvius aler Lep. St-Farg. et Serv. ), On trouve encore au Brésil les S. limhalus, S. eburneus, S. thoracicus, S. tricolor, etc. Lep. St-Farg. et Serv.). (Bl.)

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«SPIIVIGRADES.ÉCHiN.— Dénomination employée par M. Forbes pour les Ophiurides. ^ (Diij.)

SPIIVIPÈDE. BEPT. — Nom spécifique d'un sTELLioN Voy. ce mot. (E. D.)

SPIIVII'ÈDES. INS.— Division de la tribu des Scutellériens, de l'ordre des Hémiptères, correspondant à notre groupe des Cyd-

NITES. Voy. SCUTELLÉRIENS. (Bl.)

*SPI!\iOPORE. Spinopora[spina, épine; porus, pierre), polyp. — Nom que M. de Blainville a substitué à celui de Pagrus, comme étant plus en harmonie avec les dénominations génériques de la famille des Milléporés (il/an. aclin., p. 415). Voy. pagre. (E. Ba.)

SPIIVTHÈRE (de ffTr.vG^'p, étincelle).

MIN. — Nom donné par Hauy à un minéral en petits cristaux d'un vert grisâtre, mélangés de chlorite, que l'on trouve implantés sur des cristaux de Calcaire spathique, à Maromme, département de l'Isère, au milieu d'une chlorite schisteuse. Ce n'est qu'une variété du Sphène. Voy. ce mot, (Del.)

*SPIIVTHEROPS («T^tve-o'p, étincelle; ^, apparence), ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, de la famille des Nocturnes , tribu des Amphipyrides, créée par M. Boisduval (Index met. Lep. d'Eur., 1840) aux dépens des Amphipyra Treits, Guenée, et adopté par Duponchel (Tabl. des Lépid. d'Eur., 1844) et la plupart des entomologistes. Les Spinterops ont les antennes filiformes dans les deux sexes; leurs ailes sont légèrement festonnées : les inférieures larges, les taches réniformes et orbiculaires sont très petites et peu distinctes. Les chenilles sont glabres, cylindriques, allongées, atténuées aux extrémités, sans éminences, de couleurs vives, avec des raies longitudinales bien tranchées; elles vivent sur les Légumineuses. Les Chrysalides sont renfermées dans des coques de soie, ovoïdes, attachées aux branches ou aux feuilles.

M. Baisduval place dans ce genre trois espèces, toutes du midi de la France : ce sont les : S. spectrum Fab., cataphanes H., et dilucida H.; Duponchel en ajoute une quatrième (S. phantasma , Eversm.), qui provient des monts Altaï. (E. D.)

*SPI1\TURMX. ARACHN.— Synonyme de Pteropte. Voy. ce mot. (H. L.)

*SPIiMUS. ois.— Nom donné par les aucieus

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au Tarin, Fringilla spinus. Brehm Ta employé comme générique de la division que quelques méllioiiistes ont fondée sur cet Oiseau ; il est par conséquent synonyme de Chrysomilris Boié, Ligurimis Briss. (Z. G.)

* SIMO. AKACHN. — M. Kodi ( Panzer's Deulschland's Inseclen Fauna) désigne sous ce nom un genre de l'ordre des Acariens et de la tribu des Hydraihnelies.

(Voy. Ilydrachne.) (H. L.)

SIMO. Spio. ANN. — 0. Fabricius a proposé sous celle dénomination , eu 1785, un genre d'Annélides marines de la grande famille des Néréides. Ce genre, que M. de Blainville réunit aux Sabulaires, mais très probablement à tort, a pour principal caractère de porter sur la tête, en avant des yeux, deux appendices tentaculiformes , un peu comprimés, et dont la longueur égale presque celle du corps. Tels sont le Spio sélkorne de Fabricius , et le S. FUicornis de Mûller.

Des animaux semblables aux Spios ont été trouvés dans l'Océan, sur les côtes de France et d'Angleterre. Toutefois, la synonymie des espèces et leur caractéristique n'est point assurée d'une manière sufûganle; il serait important de l'établir comparativement avec celle des genres Nerine de M. Johnson, et Malacoceros de M. de Quatr'^fages , qui semblent avoir une véritable analogie avec les Spios de Fabricius. (P. G.)

*SPIOIVADES INS. — Hubner (Cat., 1816) indique sous celte dénomination un genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides. (E. D.)

SPIPOLA, Leach. ois,— Synonyme d'^lnthus Bcchst.

* SPir.A {spira, ligne spirale), moll. — Genre de Gastéropodes, de la famille des Trochides , établi par M. Brown (Conch.

Brit., 1838). (G. B.)

SPIR ACANTHE. Spiracantha. bot. ph.

Genre de la famille des Composées, tribu des Vernoniacées, formé par M. Kunlh dans les Nova gênera et species de MM. Humboldt et Bonpland, pour un petit sous-arbrisseau de la Nouvelle Grenade, voisin du liolandra, à feuilles glabres en dessus, blanchies eu dessous par un duvet apprimé; à fleurs rouges en capitules uniflores, groupés Qn UD glomérule ovoïde; chaque capitule se

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trouve à l'aisselle d'une bractée. L'aigrette est formée de paillettes sélacées inégales, plurisériées. L'espèce type est \eS. cornifom lia, H. B. (D. G.)

SPir.ADICLIS (cr-rrE.'pa OU <j7,Tr,a , spire; (î;xÀ(';, valve). BOT. PH. — Genre de la famille des Rubiacées Cinchonacées, tribu des Hedyolidées, créé par M. Blume pour une herbe gazonnante de Java, à petites fleurs en épis terminaux et axillaires, remarquable surtout par sa capsule qui s'ouvre en deux valves biparties, et Gnissant par se rouler en dedans. Celte plante a reçu de M. Blume le nom de Spiradiclis cœspilosa. (Ad. J.)

*SPIRyEA. BOT. PH.— Nom latin du genre Spirée.

" *SPir.iEACÉES. Spirœaceœ. bot. ph. — Une des familles dans lesquelles on partage aujourd'hui celle des Rosacées [voy. ce mot). Elle doit son nom au genre Spirœa qui lui sert de type, et se subdivise en deux tribus , les Spirîfiées et les Quillaiées.

*SPiriiEÉES. Spirœœ. bot. ph. — ■ Une des tribus des Spiraeacées. Voy. ce mot et ROSACi ES. (Ad. J.)

*SPII1ALEPIS. BOT. PH. — Synonyme de Leonlonijx, Cass., famille des Composées- Sénécionidées.

SPIPiAMELLA. ANN. — Genre de Serpules établi par M. de Blainville {Dict. se. nal. t. LVU, p. 432), pour une espèce remarquable de la mer des Indes. (P. G.)

SPllîAI\TIIE. Spiranlhes. bot. ph. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Néoitiées, formé par L. C. Richard (Orchid, europ., p. 37) pour des espèces terrestres détachées des Ophrys de Linné, qui croissent dans les contrées chaudes et tempérées; leurs racines sont tubéreuses-fasciculées; leurs fleurs forment un épi généralement distique et le plus souvent spiral. | Ces fleurs ont un labelle brièvement ongui-[ culé, canaliculé, embrassant la base de la colonne, qui est courte; leur anthère est terminale, stipitée, biloculaire, et renferme deux masses polliniques en massue alloi;gée , fixées à une glande commune. Deux espèces de ce genre sont assez communes en divers points de la France; l'une, le spiRANTUK d'kté, Spiranlhes œilivalis, L. C. Rich.. [Neollia a'slivalis, D C.) doit son nom à ce qu'elle fleurit en «lé; elle $%

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trouve dans les prairies marécageuses et dans les bruyères humides; l'autre est le SPinANTiiE d'automne, Spiranthes auimnnalis, L. C. Rich. {Neoliia spiralis Sw.) qui croit, au contraire, sur les coteaux incultes, sur les pelouses sèches, et qui fleurit à la fin de l'été et en automne. (D. G.)

SPir.A\TllEKA. DOT. pn. — Genre de 1,\ famille des Diosmées , tribu des Guspariées, établi par M. Aug. St.-Hilaire pour xm arbrisseau du Brésil à feuilles trifoliolécs , à belles fleurs blanches, très odorantes, en corymbe d'un brillant efTet, caractérisées surtout par leur calice en cupule quinquéilentée; par leurs cinq pétales allongés, linéaires, un peu arqués; par leurs 5 élaniines à long filet, et dont les anthères se roulent en spirale après leur déhiscence; enfin, par leur ovaire à cinq loges, allongé, entouré à sa base par un disque en gaîne. L'espèce unique de ce genre est le S. odoratissima, A. St.-Hil. (D. G.)

*SPir.ASTIGMA,l'Hérit. bot. ph. — Synonyme de Pilcairiiia, famille des Broméliacées.

SPIRATELLA. — moll. — Genre de Mollusques ptéropodes à coquille, établi d'abord par Cuvier sous le nom de Limacine, mais que M. de Blainville avec raison a nommé Spiratelle, en faisant mieux connaître ses caractères d'après Scoresby. L'espèce type, Sp. Umacina , est très petite: elle se trouve très abondante dans les mers aecMques, où elle sert à la nourriture des BaIetC?5. Elle avait été indiquée par Othou Fabricius sous le nom à' Argonaula arclica, et Gmelin l'avait appelée Clio helicina. Son corps est conique, allongé, mais enroulé longiludinalement , élargi en avant, et il porte de chaque côté un appendice presque triangulaire, arqué en forme d'aile; la bouche est terminale; les branchies sont en lurme de plis à l'origine du dos; la coquille est vitrée ou papyracée, très mince et très fragile, enroulée dans un même plan comme celle des planorbes, de manière à montrer d'un côté un très large ombilic peu profond, et de l'autre une spire peu élevée d'un tour et demi ou deux tours; elle est en même temps un peu carénée; l'ouverture est grande, entière, à bord tranchant, élargie à droite et à gauche. (DuJ.)

SPIRÉE. Spirwa. bot. ph. — Gçnre im-

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portant do. la famille des Rosacées , tribu des Spiréacées, à laquelle il donne son nom, de ricosandrie penlagynie dans le système de Linné, Il est formé d'espèces herbacées , sous-frutéscentes ou frutescentes, propres aux contrées tempérées de l'hémisphère boréal. Ces végétaux ont les feuilles simples ou pinnaliséquées , des stipules géminées , adnées au pétiole , quelquefois très petites ou presque nulles ; leurs fleurs, blanches ou rosées, sont disposées en inflorescences très diverses; elles présentent: un calice à tube concave ou campanule, à limbe quinquéparti, persistant; cinq pétales insérés sur la gorge du calice, très étalés; desétamines en nombre indéfini, également insérés sur le calice, longuement saillantes ; un disque charnu, adhérent au tube du calice; des carpelles le plus souvent au nombre de cinq, dont l'ovaire uniloculaire renferme de deux à quinze ovules attachés sur deux rangées le long de la suture ventrale, dont le style terminal supporte un stigmate épaissi. Ces carpelles deviennent autant de follicules généralement libres entre eux. Tel qu'il vient d'être caractérisé, le genre Spirée ne correspond qu'à une portion du groupe générique de ce nom, comme l'admettait M. Cambessèdes dans sa Monographie ( Annal, des se. nalur., 1" série, t. I, p. 223 et 352 ). En efl'et, ce botaniste réunissait aux Spirées proprement dites les Gillenia Mœnch et le Kerria DC. , que distinguent suffisamment son calice divisé profondément en cinq lobes ovales, dont trois sont tronqués, ses pétales orbiculaires , et ses ovaires uni-ovulés (1). Dans les limites dans lesquelles nous le considérons ici , il renferme environ 60 espèces, dont quelques unes croissent naturellement dans nos contrées, et dont plusieurs sont fréquemmentcullivées dans les jardins. Ces espèces se partagent en cinq sous-genres, savoir : Physocarpus Cambes.; Chamœdryon Serin.; Sorbaria Serin.; Aruncus Serin.; Ulmaria Mœnch. Parmi nos espèces

(i) Le genre Kerria ne renferme qu'une seule espèce , le Renia iapoiiica DC, très joli arbuste à fleurs jaunes, fort abondantes et toujours doubles dans nos jardins où il es; aujouid'liui très répajidu. Cet arbuste a été décrit d'abord sous le nom de Corchorus japonicus , par Tliunberg; plus tord, loisqn'on a reconnu li. famille à laquelle il appartient réellement , on lui a donné le nom de Spirœa JapoiiiCSS Caml.cs. enfin, ce de. nier nom a été changé à la c.éation «In genre Kerria DC. en celui que nous venons (le reproduin, 1*

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indigènes, !a plus remarquable est la Spirée CLMAiRE, Spirœa ulmaria Lin., vulgairement désignée sous le nom de Reine-després. C'est une grande plante herbacée qui trolt dans les prairies humides, au bord des eaux , etc. , dont la tige s'élève à un mètre BU un peu plus ; dont les feuilles sont glabres , généralement couvertes en dessous rl'un duvet blanc, divisées latéralement en 10-18 segments très inégaux , doublement dentés, le terminal et les deux voisins se c3n fondant en un seul à trois lobes ; ses fleurs, blanches, odorantes, petites et très nombreuses, forment de beaux cory mbes terminaux. Dans les jardins, oîi on la cultive comme espèce d'ornement, elles doublent assez facilement. Ces fleurs sont regardées comme jouissant de propriétés analogues à celles du Sureau, ou comme légèrement excitantes ; on dit aussi qu'infusées dans le vin, elles lui communiquent un goût de Malvoisie. La plante elle-même a été employée, dans l'ancienne médecine, comme sudorifique, résolutive, et aussi comme astringente et tonique ; mais , de nos jours , elle est à peu près inusitée.

La Spirée filipendule, Spirœa fiUpendula Lin., est assez commune dans le» bois et dans les prés couverts; elle doit son nom à ses racines renflées à leur extrémité en tubercules ovoïdes. Elle est moins haute que la précédente , et ne dépasse guère 5-6 décimètres ; ses feuilles sont pinnatiséquées interrompues, à segments tous distincts; ses fleurs blanches , odorantes , sont réunies en corymbe terminal. On en cultive aussi assez fréquemment une variété à fleurs doubles. Les tubercules de la Filipendule contiennent une assez forte proportion de fécule pour avoir pu servir d'aliment dans quelques disettes. La plante entière est astringente, au point de pouvoir servir au tannage des peaux. Elle a été usitée autrefois ; mais aujourd'hui elle esta peu près laissée de côté.

Parmi les espèces de Spirées cultivées dans les jardins, et dont le nombre s'élève, outre les deux précédentes, à environ une quinzaine, les plus répandues sont : la Spirée A FEUILLES DE SoRBiER , Spirœa sorbifolia Lin., originaire de Sibérie , et, par suite, entièrement rustique, remarquable parla longueur de la floraison ; la Spirée a feuilles DE MiLLEPERTDis, SpiroBU hypevicifoUa Lin.,

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Indigène et naturalisée sur plusieurs pointi de la France où elle ne croissait pas naturellement, vulgairement nommée Peti^-il/at, à petits corymbes de fleurs blanches , et à laquelle De Candolle rattache comme variété le Spirœa crenata Lin.; la Spirée a feuilles LISSES, S p i7-œa lœvigala Lin. , remarquable par ses feuilles lancéolées, d'un vert glauque , etc. (P. D.^

*SPIRICELLE. Spiricella {spira, spirale ; ce//a, chambre). MOLL. foss. — M. Rang a établi ce genre pour une petite coquille trouvée dans les terrains miocènes de Mérignac (Sp. unguiculus). Les affinités de ce genre sont douteuses; la coquille diffère de celle des Cabochons en ce que la bouche , extrêmement dilatée, forme une vaste surface oblongue, et que le sommet est tourné horizontalement. M. Deshayes ne pense pas qu'on doive séparer ce genre de celui des Cabochons; mais il est difficile d'avoir une idée précise à cet égard, parce qu'il serait possible que la coquille eût logé un animal d'une forme assez différente de celui des Cabochons (Rang, Bull. Soc.L. Bord. ,11,1 828). (G. B.)

*SPIRIDANTOUS. bot. ph. — • Genre de •la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, créé par M. Fenzl (m Endlic. Gênera, suppl. 2, n° 2656) pour une plante herbacée de l'Afrique tropicale , à feuilles linéaires, roulées par les bords; à fleurs jaunes en capitules rayonnes ; l'involucre de cette plante est campanule, à 8 écailles soudées entre elles jusqu'au-delà du milieu ; son réceptacle est conique, papilleux; ses akènes sont dépourvus d'aréole M. Fenzl n'a pas donné de nom spécifique à cette plante. {D. G.)

SPIRIDENS {spira, ligne spirale; dens dent). B. CR. — (Mousses). Cette Mousse, l'un^ des plus belles de la famille, soit par sa taille qui dépasse 1 pied, soit par l'élégance de ses périslomes, est originaire de Java, mais se retrouve aussi à Taïli, d'où elle nous a été dernièrement rapportée par M. Jules Lépine. Ce genre, dû à M. Nées d'Esenbeck, a des affinités multiples, d'où vient que sa place est encore incertaine. Voici ses caractères : Péristome double, l'extérieur composé de seize dents linéaires lancéolées qui s'enroulent en spirale en dehors; l'intérieur consistant en une membrane basilaire qui se

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divise en autant de cils, en partie libres et en partie soudés au sommet. Capsule latérale oblongue. un peu inégale et sans anneau, ayant un faux air de celle d'un Diphyacium. Opercule conique en bec. Coiffe en capuchon. Inflorescence dioïque latérale. L'espèce de ce genre monotype a un peu le port du Batramia giganlea et nullement celui d'une Mousse pleurocarpe. Elle croît sur la terre. (G. M.) SPIRIFER. MOLL. — Genre de Mollusques brachiopodes, établi pour des térébratules fossiles des terrains de transition, qui avaient les bras très longs, vraisemblablement soutenus par une charpente articulée, calcaire, et qui, pétrifiée, forme de cbaque côté, sous les ailes des valves, une hélice creuse très élégante. Pour ces espèces, que d'ailleurs beaucoup de zoologistes ne séparent pas du genre térébratule, il en résulte que les ailes sont plusgonflées que le milieu du dos, et qu'elles se prolongent latéralement davantage. (Duj.)

*SPIR1LLUM. iNFDS. — Genre de Vibrioniens, établi par M. Ehrenberg pour des infusoires d'une petitesse extrême, en forme d'hélice, et qui se meuvent en tournant sur leur axe; on les voit très communément dans les infusions animales; mais le microscope , jusqu'à présent, n'a rien pu faire connaître de leur structure. (Duj.)

*SPIR1S (<77t£?pa, spire), iks. — Hubner {Cat., 1816) indique sous cette dénomination un genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Chélonijles. (E. D.)

SPIRLIIM (corruption du mot Éperlan).

poiss. — Nom d'une espèce d'Able, I'Able- Éperlan, Leuciscus bipunclatus Cuv. et Val. (G. B.) *SPIROBOLE. Spirobolus {<jT:i~py., spire; fo'Àoç, jet). MVRiAP. — C'est un genre de l'ordre des Diplopodes, de la famille des Iulides , établi par M. Brandt aux dépens des lulus des auteurs. Chez cette coupe générique, la tète est convexe, les yeux sont subtétragones, le corps est subpyramidal avec les côtés du prothorax triangulaires; les antennes sont courtes. L'espèce qui peut être considérée comme le .type de cette coupe générique est le Spirololus fjrandh , Brandt j cette espèce a pour pallie le Brésil. (H. L.)

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*SPIROBOTniS(a,r£Tpa, spire; PoVî, grappe de raisin), foram. — Genre de Foraminirères(Ehr. Ber. d. Berl. Ak., 1844). (G. B.) SPIROBRACniOPnORA.MOLL. — Dénomination employée par M. Gray pour désigner une classe de Mollusques qui correspond aux Brachiopodes. (Duj.)

*SPlROBRAXCHE.Sptro6mnc/ms(a7r£,'.

pot, spire; /Sp^y^ca, branchies), poiss. — Un très petit Poisson des rivières du cap de Bonne-Espérance constitue ce genre dont il est l'unique espèce, S. capensis Cuv. Prenant place dans le groupe des Acanthoptérygiens à pharyngiens labyrinlhiformes , il se rapproche de l'Anabas par sa forme, mais s'en distingue, aussi bien que des Poiyacanthes et autres genres voisins, par l'existence d'une série de dents palatines. Ce dernier caractère le rapproche, au contraire, des Ophicéphales avec lesquels il unit ainsi les genres précédents. Ce sont ces particularités qui ont engagé Cuvier à créer, pour ce Poisson, le nom spécial de Spirobranchus (Cuv., Règne animal, 2' édition, U, 1829). (E. Ba.)

SPIROBRAIVCHE. annél.— M. deBlainville établit ce genre pour quelques espèces des Amphitrites de Lamarck ou Sabelles de Cuvier. (G. B.)

*SPIROBRAIVCHID^. (Spirobranchus.) POISS. — Groupe de Poissons à pharyngiens labyrinthiformes dont le Spirobranchus serait le type(Swainson, Classification, 1839). (G. B.) *SPIROCH^TA. INFDS. — Genre de Vibrioniens, établi par M. Ehrenberg pour une espèce de Spirillum formant une hélice prolongée en un long cordon flexible comme une longue et mince élastique de bretelle, et qui, suivant cet auteur, diffère principalement des Spirillum par sa flexibilité. (Duj.) *SPIROCYLISTE. Spirocylislus (c-Trsèpa, spire; xu/tu, se rouler), mvriap. — C'est un genre de l'ordre des Diplopodes, de la famille des Iulides, établi parBrandt et adopté par les myriapodophiles. Dans cette coupe générique, la lèvre inférieure est comme celle des Spirostreptus , mais avec la fossette de la partie inférieure à peine distincte, et l'article basilaire marqué de chaque côté jusqu'à son milieu par une impression, et unituberculé entre ces impressions. Quant,

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aux autres organes, ils ne présentent rien de remarquable. La seule espèce connue, et, par conséquent, la seule représeniani ce genre, est le Spirocycliste acutavgle, Spirocyclisius aculanguhis , Brandt ( Cui/e(. des nat. de Moscou , t. 6, p. 204). La patrie de cette espèce est inconnue. (H. L.)

*SPIRODELA. BOT. PH. —Genre de la famille des Lemnacées, formé par M. Schleiden (m Linnœa , t. XllI , p. 391 ) pour le Lemna polyrJdza Lin. , espèce de l'ancien genre Lemna, remarquable par la présence des vaisseaux dans toutes ses parties , par sa fronde presque plane , à nervures palmées, polymorphe. Ses fleurs mâles sont géminées, et elles ont leurs filets rétrécis dans le bas. Les fleurs femelles ont un ovaire bi-ovulé. (D. G.)

*SPIR0DÏSCUS. iNFus. —Genre de Vibrioniens, établi par M. Ehrenberg pour un nfusoire qu'il avait incomplètement observé pendant son voyage en Sibérie; il le décrit comme un Cl contourné en spirale, formant un disque brunâtre large de 22 millièmes de millimètre. (Dlj.)

SPIROGMPHE. ANNÉL.— Genre formé parDaudin aux dépens desSerpulesdc Linné. (G. B.)

SPIROGRAPHE. Spirographis {:^nùpy., spire, ypacpîç, stylet), annél. — Viviani établit sous ce nom un genre d'Annélides tubicoles qui ne conipte qu'une espèce, S.. S'pai/anzanii, dont Cuvier et M. Savigny font une espèce du genre Sabelle, le Sabella unispira (Viv. Phosphor. mar., 1803). — M. Savigny applique le nom de Spirographes à une subdivision des Sabelles. (E. Ba.)

SPIROGYRE.Sp(roafî/ra(cr7rêrpa<, spirale; yvpo;, tour). BOT. cit.— (l'hycces). Ce genre, établi par Link pour des Algues de la tribu des Conjuguées ou Zygnémées qui présentent un endochrome contourné en spirale dans les articles des filaments, a été réuni par Agardh et plusieurs auteurs aux Conjuguées à endochrome en étoiles sous le nom de \liignema; mais MM. Kutzing, Meneghini, Rœmer, etc., ont de nouveau, avec raison, èéjjaré ces deux genres, et nous donnons ici les caractères du genre Spirogyra d'après ces derniers: rilaments simples, articulés, renfermantdanschaque In^cuneou plusieurs bandelettes endochromiques vertes, contournées eo spirale, le plqs souvent cauuliculées,

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dentelées sur leurs bords ; accouplemen t des filaments au moyen de tubes transver.>;aux ; sporanges résultant de l'agglomération des masses endochromiques dans un des articles accouplés. Les bandelettes endochiomiques, tournées en spirale, sont simples ou multiples ; dans ce dernier cas , elles semblent se croiser. Dans quelques espèces, on remarque au milieu des loges un corpuscule lenticulaire, qui est un commencement de cloison qui devra diviser l'article en deux cellules. Cet organe est radié, dans le S. nitida Meneg., et accompagné d'espèces de cristaux eo croix fort extraordinaires. Quelques e.^pèces présentent un accouplement particulier. De chaque côté de la cloison qui sépare deux articles contigus, s'élève une sorte de mamelon qui, se soudant au mamelon voisin, forme une anse tubuleuse qui réunit les deux loges et permet à l'endochrome de passer et de s'agglomérer en sporanges dans une de ces loges. Cette disposition semblerait devoir constituer un genre particulier, si on ne la trouvait réunie dans la même espèce au mode ordinaire d'accouplement.

Les Spirogyres habitent les eaux douces; ils y forment des masses floconneuses quelquefois assez étendues. Leurs filaments sont d'un beau vert, légèrement muqueiix. Conservés dans des vases, ils se réunissent souvent sous la forme de pinceaux dont l'extrémité tend à sortir de l'eau dans laquelle ils sont plongés. On en connaît environ vingt espèces. (Buiéo.)

SPIROLIIVE. FORA«. — Genre de Foraminifères , établi par Lamarck , qui le classait avec les Céphalopodes, et placé par M. DOrbigny dans la famille des Nautiloïdes, faisant partie de l'ordre des Hélicoslègues. La coquille est équilalérale, d'abord en Spirale enroulée dans un même plan, puis projetée en ligne droite quand elle est adulte, de manière à présenter la forme d'une crosse. Ses loges sont simples, et c'est la dernière seule qui présente plusieurs ouvertures. (Duj).

SPIP.OLOBÉES. Spirolobeœ. bot. i>h.— Ce nom, appliqué, en général, aux embryons enroulés en spirale, désigne, en particulier, une division des Crucifères {voy. ce mot), dont la graine présente ce caractère, et qui renferme deux tribus, les Buniadées st les îv.u<;a fiées, ainsi qu'une division de§ Alri-

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plicées (voy. ce mot), ésalementcaractt^riséè par cette disposition de reinbryon. (Ad. J.) *SP1110L0CULIM^. FonAMiN. — Genre lie Rliizopodes ou Forjuiiinifères, élubli par JI, Aie. d'Orbigny dans sa funiille des Milioîides, qui fait partie de son ordre des Aga- Ihistègues. Le genre Si)iro!oculine, dont on ne connaît que les coquilles, comprend plusieurs espèces vivantes de la Méditerranée et d'autres espèces fossiles des terrains tertiaires. Ces coquilles sont équilalérales, symétriques, presque discoïdes, formées de loges non embrassantes, toutes apparentes et pelotonnées sur deux faces opposées dans un même plan; l'ouverture, comme celles des milioles ou quinquéloculines, est rétrécie par une dent saillante souvent bifarquée en forme d'Y. (Diu.)

*SPIROXEMA. BOT. PU.— Genre établi par M. Lindley {Bot. lîegiit., 1S40, append., n" 48), dans la famille des Commelynacées , pour une plante herbacée du Mexique, dont le périanthe présente six fo- }ioles sur deux rangs, les trois extérieures vertes et calicinales, les trois intérieures pétaloïdes , très fugaces; ses six étamines ont le filet en spirale et l'anthère en cœur, pétaloïiie, avec ses deux loges placées transversalement à la base. L'espèce unique de ce genre est le Spironema fragrans Lindl. (D. G.) *SPIROPLECTA (<T««?pa, spire; nïi.loç, enlacé), foham. — Genre de Foraminifères (Ehr., Der. d. Berl. Ak., 1844). {G. B.)

*SPIROPOEUS ( <jntrpo^ , spire ; ttoc/o, , faire), myriap. — Ce genre, qui appartient à l'ordre des Diplopodes et à la famille des Iulides, a été. établi par M. Brandt aux dépens des lulus des auteurs. On n'en connaît qu'une seule espèce , qui est le Spiropœus Fischerii, Brandt {Bull, de Moscou, tonie 6, p. 204). La patrie de cette espèce est inconnue. (H. L.)

SPIROPORE. POi.YP. —Genre de Polypiers fossiles, établi par Lamouroux pour plusieurs espèces du terrain jurassique des environs de Caen , mais comprenant aussi des espèces fossiles du terrain crétacé. Ce genre, qui paraît devoir être rapportée la classe des Bryozoaires, est caractérisé ainsi par Lamouroux; c'est un Polypier calcaire fameux, couvert de pores ou de cellules placée» çn lignes spirales, rarement tiaus"

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versales , et prolongées intérieurement en un tube qui, parallèle à la surJ'ace, s'amincit et se lern)ine à la rangée inférieure. Le genre Spiropore n'a pas été mentionné par Lamarck; M. de Biaiiiville ne l'a point admis, mais il en a réuni les espèces dai-.s son genre Cricopore avec deux espèces vivantes de l'Océan austral, dont Lamard^ avait fait des Sérialopores. M. Defranca avait montré précédemment que les cellules, au lieu d'être disposées en spirale, forment sirii[)lement des anneaux plus ou moins obliques; aussi M. de Blainville donna-t-il pour caractère à son genre cricopore d'avoir des cellules tubuleuses, un peu saillantes, à ouverture circulaire, disposée en cercles simples transverses ou obliques, sur des rameaux cylindriques peu nombreux. (DuJ.) SPIROPTERA {<yTzùpoL, s\)ne; -n-^epi-j, aile). HELM. — Un des nombreux genres de la classe des Nématoïdes; il appartient à la famille des Pilaires, et réunit plusieurs espèces , dont une est citée conime parasite de l'espèce humaine : c'est le Sp. hom'mis. Ce genre a été caractérisé par Rudolphi, en 1819; Bremser l'a nommé Âcuaria. Le mâle des Spiroplères a la queue ordinairement enroulée en spirale et munie d'expansions aliformes membraneuses ou vésiculeuses. On connaît des Spiroptères vivant dans les intestins de plusieurs espèces de Mammifères, d'Oiseaux et même de Reptiles. Celui de l'homme n'est pas encore suffisamment connu , et Rudoljihi le range parmi ses Entozoaires douteux. Il dit cependant qu'il en reçut six exemplaires que le docteur Barnelt de Londres lui envoya en 1816. Ils avaient été expulsés avec les urines par une femme affectée de rétention d'urine. Voici les caractères zooltigiques qu'ils ont présentés Les mâles étaient longs de 18 millimètres, et les femelles longues de 22. Leur corps mince, blanchâtre , élastique, était atténué aux deux extrémités et roulé en spirale; leur tête tronquée paraissait munie d'une ou de deux papilles; la queue de la femelle était plus épaisse, terminée par une pointe obtuse, très courte, mince et diaphane; celle des mâles était terminée par une pointe plus longue, plus mince, portant à sa base une aile mince et très courte, et un petit tube médian cylindrique qui est peuti être la gajnç du pénis, (l\G.)

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SPIRORBE. Spirorbis ( Spira , spire ; Orbis, cercle), ann. — Daudin a créé ce genre pour des Annélides tubicoles que Linné et Gmelin placent parmi les Serpules , et qui diffèrent de celles-ci en ce que leur test, adhérent dans toute son étendue, s'enroule régulièrement à plat, et forme une sorte de coquille hélicirorme ou planorbiforme. Gueltard avait déjà proposé le nom de Dinole pour désigner ces Serpules. Lamarck adopte celui de Spirorbe, que M. Savigny et la plupart des zoologistes n'ont pas accepté, ne séparant pas génériquement ces Annélides des Serpules. Cependant, si l'on attribue quelque importance à la forme spéciale du test, que nous venons de rappeler; si l'on observe que chaque individu est solitaire et ne se réunit jamais avec d'autres pour former des groupes ou faisceaux ; si l'on remarque que leur longueur paraît limitée, tandis que les Serpules continuent toujours à s'accroître; si l'on veut enfin tenir compte de fa disposition et du nombre des appendices tentaculiformes , tef que nous pouvons en juger par le S. naulildide ; W semble qu'on peut fonder, sur l'ensemble de ces caractères, un genre voisin , mais distinct des Serpules proprement dites. De nombreux matériaux sont tout prêts pour l'établissement de ce genre ; il faudrait choisir dans les articles de M. Defrance ( Dict. des Se. nat.), dans Lamarck, dans la Monographie de M. Chenu , dans les ouvrages de M. Goldfuss , dans les mémoires de Sleininger (Soc. géol. Fr.), les espèces décrites comme Serpules ou comme Spircrbes, et en retirer celles que leurs caractères rapportent définitivement à ces derniers. Les espèces actuellement vivantes se trouvent à peu près dans toutes les mers, fixées aux fucus , aux coquilles, à presque tous les corps marins. La plupart des terrains renferment des fossiles, parmi lesquels il reste à faire le triage que nous indiquons plus haut, (E. Ba.)

♦SPIRORBIS (spira, spire; orbis , cercle). MOLL. —Genre de Gastéropodes lymrcens indiqué par M. Swainson (^Treat.

MaJac, 1840). — Ce nom a été aussi employé par Steininger pour désigner un genre de Gastéropodes pectinihranches, de la famille des Trochides, et qui rentre dans les Cadrans. (G. B.)

*SPIRORIIYNCeUS. BOT. ph. — Genre |

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de la famille des Crucifères , tribu des Isatidées, créé par MM. Karelin et Kirilow {Uullel. de Moscou, 1842 , t. I, p. 160) pour une plante qui croît naturellement dans les endroits sablonneux et salés de la Songarie, et à laquelle ils ont donné le nom de S. sabulosus. (D. G.)

SPIROSPERME. Spirospermum. bot.

PH. — Genre de la famille des Ménispermacées qui a été créé par Dupetit-Thouar» pour un arbrisseau de Madagascar, à fleurs en grappes pendantes. Ces fleurs sont unisexuelles, pourvues d'un périanthe à six folioles, sur deux rangs, et de six pétales. Les mâles ont six étamines; le pistil des femelles n'est pas connu. Le fruit se compose de huit noix monospermes, disposées en cercle. L'espèce unique du genre est le S. penduliflorum ThounTS. (D. G.)

*SPIROSTIGMA. BOT. ph —Genre créé, dans la famille des Acanlhacées, par M. Nées d'Esenbeck {in Endl. et Mart. FI. Brasil.^ fasc. VII, p. 83; Prodr., t. XI, p. 308) pour une plante herbacée vivace, du Brésil, dont la tige est très hérissée , ainsi que les épis de fleurs. Sa corolle est petite , à peu près glabre, en entonnoir, à limbe presque régulier; son stigmate est à deux lèvres, dont l'inférieure est linéaire, membraneuse, enroulée, tandis que la supérieure ressemble à une petite dent. L'espèce unique de ce genre est le S. hirsulissimum Nées ab Esenb. (D. G.)

*SPIROSTOME. INFOS. — Genre établi par M. Ebrenberg dans sa famille des Trachéiiens, ainsi que les Bursaires, et que nous plaçons ensemble dans celle des Bursariens. Le type de ce genre {Sp. ambiguutn) est un grand infusoire d'eau douce long de trois quarts de millimètre jusqu'à deux millimètres; tantôt cylindrique, un peu renflé au milieu et tournant sur son axe; tantôt fortement tordu et replié diversement comme un cordon; mais changeant de forme à chaque instant en glissant entre les obstacles qu'il rencontre. 11 est couvert de cils vibraliles disposés parallèlement, suivant les stries obliques de la surface, et il a une bouche située latéralement au delà du milieu, à l'extrémité d'une rangée de cils plus forts. Cet infusoire, bien visible à l'œil nu, se multiplie quelquefois dans les marais à tel point qu'il produit, près de la sur-

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face , des nuages qui semblent formés de particules blanchâtres. Cet infusoire, vu par tous les micrographes, avait été nommé Chenille dorée par Joblot; MUlier le plaça dans son genre Trichode, sous le nom de Trichoda mnbigua; Bory Saint-Vincent le nomma Lemophra ambigua puis Oxytricha ambigua. M. Ehrenberg, enfin , avant d'en faire le genre Spirostome, l'avait nommé ^Trachelius ambiguus en ISSO, Holophrya ambigua en 1831 , et Bursaria ambigua en •1833. (DuJ.)

* SPIROSTRACA (oTterpa , spire ; o<jTpaxoy , coquille ). moll. — Genre de Céphalopodes Décacères établi par M. Brandt(Brandt, «>id Ratzeburg, Getr. Darst., 1829). (G. B.)

*SPIROSTREPHOIV (<TKsrp« , spire; olpfVûJ , se tourner), myriap. — Genre de l'ordre des Diplopodes, de la famille des Iulides, établi par M. Brandt, et non adopté par M. P. Gervais dans le tome IV de son Histoire naturelle des Insectes aptères. Cette coupe générique est considérée par ce naturaliste comme synonyme de celle de Cambala (Voyez ce moi). (H. L.)

*SPIROSTREPTIDEA. myriaf. — M. Brandt, dans le tome Vi du Bull, de la Soc. de Mosc., donne ce nom à une tribu de la classe des Myriapodes , qui n'a pas été adoptée par M. P. Gervais dans le tome IV^ de son Hist. nat. des Ins. apt. (H. L.)

* SPIROSTREPTUS {<jntrpa^, spire; olpEnToç, qui se roule), myriap. — Cette coupe générique, qui appartient à l'ordre des Diplopodes et à la famille des Iulides , a été établie par M. Brandt, aux dépens des lulus des auteurs anciens. Dans cette coupe générique, les antennes sont courtes, à articles infundibuliformes; les yeux sont transverses; les côtés latéraux du prothorax sont allongés ou dilatés. Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces, parmi lesquelles je citerai le Splrostreptus melanopygus Brandt, qui a pour patrie le cap de Ponne-Espérance (H. L.)

*SPIR0TÉ1\IE. Spirotœnia {aiz^pcA, spire; xatvi'a, bandelette), bot. cr. — (Phycées). Nous avons imposé ce nom à un genre de la tribu des Desmidiées qui a pour caractères: Corpuscules cylindracés, renfermant un endochromeallongéenbandeletteplane, contournée en spirale. En examinant l'espèce S. condensata Bréb., qui nous a déterminé à

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créer ce genre, on croit voir un article isolé d'un filament de Spirogyra à spire simple, mais la masse endochroinique n'est ni dentelée ni canaliculée, et son mode de reproduction par dédupiication montre que cette Algue microscopique appartient aux Desmidiées qui, du reste, doivent se ranger près des Conjuguées.

Le Spirotœnia croît dans les e5.ux des marais tourbeux avec les Closterium, Pcnium, Docidium, Telmemorus, avec lesquels il a da grands rapports. (Bréb.)

*SP1R0TR0PIS. BOT. PH.— Genre de la famille des Légumineuses -Papiiionaeées , tribu des Dalbergiées , créé par M. Tulasne {Archives du Muséum, t. IV, p. 113) pour le Swartzia longifoUa DC. , arbre qui croît naturellement dans les grandes forêts de la Guiane française, et auquel l'auteur a donné le nom de S. CandoUei. (D. G.)

*SPmULACÉES, SPIRULÉES et SPI- RULIDES. MOLL. — Famille de Céphalopodes décapodes à deux branchiei, comprenant les genres Spirule et peut être Spirulirostre. Il est caractérisé par la présence d'une coquille cloisonnée et munie d'un Siphon , laquelle est engagée à l'extrémité postérieure du corps. M. Al. d'Orbigny avait d'abord institué cette famille sous le nom de Spirulées dans son ordre des Siphoni* fères, qui comprenait aussi les Nautiles; mais plus récemment, avant toutefois l'établissement de son genre Spirulirostre, il plaça plus convenablement cette même famille, qu'il nomme maintenant Sjj/rwddes, dans l'ordre des Décapodes. (Duj.)

SPIRULE. MOLL. — Genre de Mollusques céphalopodes, type de la famille des Spirulides, caractérisé par la présence d'une coquille blanche, mince, presque transparente, nacrée à l'intérieur, cylindrique, multiloculaire, parliellementcontournée en une spirale discoïde, dont les tours sont écartés ou disjoints; les cloisons également espacées sont concaves en dehors et traversées par un siphon ventral interrompu; l'ouverture est orbiculaire. L'animal rapporté de l'océan Austral par Pérou, qui le décrivit et le figura fort peu exactement, a été mieux décrit par Roissy et par Larnarck, qui, successivement, eurent entre les mains l'objet même rapporté par Péron ; c'est un céphalopode muni . comme la Seiche , de dix

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bras en ronronne amour delà lête , dont deux plus longs que les autres. La majeure |)artie de son corps, revêtu du sac ou manteau , est en dehors de la coquille, laquelle est comme enclulssée à rextrémilë postérieure, retenue latéralement par la partie épaisse du corps, et revêtue sur le dos et en dessous par une couche mince du manteau. Des deux côtés du corps se trouve une nageoire tout à fait terminale, et la cavité branchiale contient une seule paire de branchies. Ces derniers détails sont le résultat des observations de M. de Blainville sur des Spirules mutilées et manquant de lête, qui avaient été rapportées par MM. Robert et Léclancher. La Spirule avait été classée par Linné dans le genre Nautile (/V. Spirula). La plupart des naturalistes suivirent cet exemple; mais Lamarck , le premier, en fit le type d'un genre particulier, qui a été généralement adopté. Cet illustre zoologiste rangea le genre Spirule dans sa famille des Lituolacées ou Lituolées avec diverses coquilles de Rhizopodes ou Foraminifères , et primitivement aussi avec les Ilippurites et les Orthocères; on conçoit donc que cette famille a dû disparaître de la classification. (DuJ.)

SPIRULÉES. MOLL. — Voy. SPIRULACÉES.

■ SPIKLLIDES. MOLL. — Voy. spirula-

CÉES.

SPIRIILINE. Spirulina (diminutif de

fl-TTETpa, spire). BOT. eu. — (Phycées). Genre d'Algues de la tribu des Oscillariées, établi par .rurpin et adoi»té par M. Kiitzing avec les raractères suivants: Filaments oscillants, ■r:ontournés en spirale. Ces Algues, dont on '.onnaît environ dix espèces, sont très rcsnarquables par la forme de leurs filaments foulés en ressort à boudin. Elles habitent les eaux douces ctsauniâtres. (Bréiî.)

♦SPIKUMaîOSTHE. MOLL. —Genre de Mollusques céphalopodes décapodes, intermédiaire entre les Seiches et les Spirules, et devant probablement taire partie, avec ce dernier genre, de la famille des Spirulides. Ce genre a été établi par M. Aie. d'Orbigny sur un débris fossile trouvé par M. Bellardi dans le terrain tertiaire moyen à Turin. Ce qu'on en connaît est un gros rostre calcaire, très épais à la base, pointu au sommet, ayant la plus grande analogie avec le bec des Seiches fossiles du terrain tertiaire parisien; il

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