SP
est plein dans la iihis grande partie de «a longueur à partir de la pointe, mais ver» la base , il est creusé d'une cavité conique , étroite, recourbée sur elle-même en demispirale, et remplie de cloisons iransverses , espacées, comparables à celles de la Spirule, et pareillement traversées par un siphou ventral. Au-devant de la cavité basilaire de ce rostre s'élève, en outre, une protubérance médiane obtuse et rugueuse. On peu donc considérer ce rostre comme un osselet interne, ou plutôt comme une coquille analogue à celle de la Spirule, et l'on peut caractériser par la présence de cette coquillelc genre Spirulirostre, qui, très probablement, était également un Céphalopode décapode, et qui, par son organisation, établissait le passage entre les Seiches et les Spirules. ^ (Doj.)
SPISSIPÈDES. INS. —Division de la famille des Aradides, tribu des Réduviens, de l'ordre des Hémiptères, établie par MM.
Amyot etServille, et correspondant à notre groupe des I'hymatites. Voy. ce mot. (Bl.)
SPISSIKOSTRES. ms. —MM. Amyot et Serville (Ins. hémipt. , Suites à Buffon) désignent ainsi , dans la tribu des Scutellériens, une division ou race comprenant les genres ^sopus Burm., Slirelms Lap., Stiretrosoma Spin., Discocera Lap. de Cast., Cazira Am. et Serv., P laly iwpus Am. et Serv., Coryzorliapliis Spin., Phyllùchirus Spin., Canlhecona Am. et Serv., Calostyrax Am. et Serv., PiCJome>"us Am. et Serv., A7'ma Hahn., .Jalla Hahn., et Zicrona Am. et Serv. (Bl.)
* SPISULA. MOLL. — Genre de iMollusques Acéphales de la famille des Mactracées, établi par M. Gray (Loud. Mag., I, 1837). (G. B.)
*SPiTZELIA. DOT. PU. — Ce genre, proposé par M. Schuitz dans la famille des Composées-Chicoracées , est généralement regardé comme rentrant, en qualité «ie synonyme, dans les f'icris Lin. Néanmoins De Candolle , qui en fait la deuxième section des Picris , se demande si ce ne serait pas un genre à part. (D. G.)
SPIXIA. EÛT. PII. — Le genre , admis sous ce nom par Leandro de Sacranicnto , se rattache, comme synonyme, aux Pera Mutis, famille des Eiiphorbiacées. Et quant au Spixia de Schrank , on en fait un sj-
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nonyme de Centralherum Cassi., famille des
Composées-Vernoniacées. (D. G.)
SPIZA, Ch. Bonap. ois. — Synonyme de
Passerina Vieill. (Z. G.)
*SPIZ.€Î. OIS. — Nom que porte, dans la
mélhodedeRitgen, une section de la famille des Fringillidées qui comprend, en grande partie, les Passerines de Vieillot et les espèces du genre Spiza du prince Charles Bonaparte. (Z. G.) SPIZAÈTE. Spizaetus, "Vieillot, ois. — Synonyme à' Aigle- Autour' G. Cuvier. Voy. ce mot. (Z. G.)
*SPIZASTUR, Lesson. ois.— Synonyme de Falco Temminck.— Genre établi sur le Falco alricapillus G. Cuvier (Temminck, pi. col. 79). (Z. G.)
*SPIZELLA. Ch. Bonap. ois. — Synonyme de Passerina Vieillot, Fringilla Wils. — Genre ayant pour type la P. pusilla de Wil- «on {Ann. ornith., pi. fig. 2). (Z. G.)
SPLACH^E. Splachnum. (Par corrupt.
de (77rîlâ)'xva, viscères), bot. cr. (Mousses). — Ce genre est un des plus notables parmi les Mousses acrocarpes; il forme le type de la tribu des Splachnées. C'est à Linné que remonte sa fondation, mais depuis lors, il a subi bien des modifications. Une capsule égale, sans anneau, variable dans sa forme, mais le plus souvent petite et cylindracée, et toujours munie d'une apophyse renflée en poire ou épanouie en ombrelle ; un péristome simple, composé de 16 dents assez grandes, lancéolées, rapprochées par paires et en partie soudées, réfléchies en dehors contre la capsule dans la sécheresse, dressées et même conniventes dans les temps humides; un opercule court, obtus; une eoilTe petite, conique, entière ou lacérée {à et là à la base; des fleurs dioïques, rarement monoïques; enfin une columelle en tète, faisant saillie hors de la capsule; tels sont les caractères de ce genre intéressant, qui, après ses divers démembrements, ne se compose plus aujourd'hui que de six espèces, toutes européennes, mais dont les deux plus belles, les S.'^. ruhrum et luleum , n'ont encore été cueillis qu'en Suède et en Norwége. Ces plantes se plaisent particulièrement sur la fiente des animaux. (C. M).
*SPLACH]\ÉES. BOT. CR. (Mousses).— On désigne sous ce nom une tribu de la T. xiii.
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division des Mousses acrocarpes, laquelle tribu se compose de onze genres (l'ojy. l'art. mousses), m. Karl Maller n'en fait qu'une sous-tribu de ses Funarioïdées. (C. M.)
SPL.ACHNLM. bot. cr. —Nom latin du genre Splachne.
«SPLAIVCNOMYCES. bot.cr. — Genre créé par M. Corda dans la famille des Gastéromycètes de Fries , et qui appartient aux BasidiosporéesEntobasides , tribu des Hystérangiés, dans la classification de M. Léveillé. M. Endiicher le rapporte avec doute comme synonyme du Mylilta, Fries. (M.)
*SPLAXC\0KE1\IA. BOT. CR. — Genre établi par M. Corda, dans la famille des Pyrenomycètes de Fries, et qui appartient aux Thécasporés-Endothèques , tribu des Sphériacés, dans la classification de M. Léveillé. M. Endiicher en fait un simple synonyme des Sphéries. (M.)
*SPODIOPOGOIV, Trin. bot. ph. -.
Synonyme d'Ischœmum Lin.
SPODITE (de rjrzoêi;, cendre), min. • Nom donné par M. Cordier aux cendres blanches des Volcans, qui paraissent venir de la désagrégation des roches leucostiniques. Voy. roches, t. XI, p. 460. (Del.) SPODUMÉXE (de <jnoSoCi , couvrir de cendres), min. — D'Andrada a donné ce nom à un minéral qui se couvre de cendres lorsqu'on le traite au chalumeau, et qui n'est rien autre chose que le Triphane d'Haûy, Silicate alumineux à base de lithine. Depuis, on a donné le nom de Spodumène à base de soude à l'Oligoclase, qui a la même composition atomique que le Triphane, et semble n'en diQ"érer, du moins au point de vue chimique, que par la substitution de !a soude à la lithine. Voy. triphane et oligo- CLASE. (Del.)
*SPOGGODIA. POLVP.— Genre établi par M. Lesson pour un Polype alcyonien {Sp. celosia) , que M. Mil ne-Edwards, dans ses annotations à la dernière édition de Lamarck, regarde comme identique au Xenia cœrulea de M. Ehrenberg , et comme devant faire partie du genre Nephtée. C'est une agrégation de Polypes présentant une portion basilaire ou commune membraneuse, et des branches terminales hérissées de longs spicules roses qui dépassent de beaucoup la surface, et forment à la base de chaque polype des faisceauE d'épines.
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Les Polypes ont huit tentacules pectines h la base desquels on voit des lignes en chevrons formées par des spicules. (Duj.)
* SPOGOSTYLLM {onéyyoi, éponge; ffTij/o; , stylet). INS. — Génie de l'ordre des Diptères, de la Tamille des Tanystomes, tribu des Bombyliers, créé par M. Macqiiart (Dipt.caut., II, 1, 1840). (E. D.)
SPOIVDIACÉES. ii'pondiaceœ. bot. pu.— Le grand groupe, autrefois famille, desTérébintharées, a été partagé en plusieurs. Quelques uns ont été exposés séparément; d'autres renvoyés à l'article TÉREBiNTHACiiKS ( voy. ce mot ), pour mieux faire voir leurs rapports et leurs différences. Nous y renvoyons aussi pour les Spondiacées. (Ad. J.)
SPONDIAS. Spondias. bot. ph. — Genre de la petite famille des Spondiacées, rangé par Linné, d'abord (Gênera, 5* éd., n' 453) dans l'Ennéandrie-trigynie , et, plus tard , dans la Décandrie-pentagynie de son système. Il est formé d'arbres propres aux contrées intertropicales , dont les feuilles sont alternes, pennées avec foliole impaire ; dont les fleurs polygames, blanches ou rouges, forment des panicules axillaires et terminales. Ces fleurs ont un calice petit, coloré, quinquéfide ou quinquédenté ; cinq pétales étalés, insérés sur le bord d'un disque légèrement crénelé; dix étamines insérées de même; un ovaire sessile, à cinq loges uniovulées, surmonté de cinq styles épais et très courts que terminent autant de stigmates obtus. Le fruit de ces végétaux est un drupe charnu, dont le noyau ligneux présente cinq loges monospermes et cinq lobes soudés entre eux le long de l'axe , ou seulement à leur base, et garnis , sur leur face externe, de fibres ou de pointes.
Ces difl"érences dans le noyau ont servi à diviser le genre Spondias eu deux sous- [genres.
a. Mombin. DC. Loges du noyau presque lisses extérieurement, unies entre elles par leur côté axile. A ce .'«ous-genre appartiennent deux espèces intéressantes : le Spondias BOUGE , Spondias ptirpurea Lin. , arbre des parties chaudes de l'Amérique et des Antilles, où il purte les noms de l'runier d'Espagne, Plumb-tree , à cause de son fruit oblong, de la grosseur d'une prune, rouge sur le côté qui a été frappé par le soleil , (aune de l'autre, Ses feuilles pennées avec
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foliole impaire ont le pétiole commun comprimé; ses fleurs sont disposées en grappei simples. La pulpe de son fruit a une saveur aigrelette et aromatique ; elle est peu abondante à cause de la grosseur du noyau. Ou s'en sert surtout pour faire des confitures et des gelées. — Le Spondias jaune , Spondias lulea Lin. ( S. Mombin Jacq. ), appariient aussi aux Antilles, où il porte le nom de Mombin. Ses feuilles pennées avec impaire ont le pétiole commun cylindrique ; ses fleurs sont disposées en grappes rameuses , paniculées. Le fruit de cet arbre est jauneorangé , à peu près de la grosseur et de la forme d'une prune mirabelle. Il est estimé des habitants des Antilles, bien qu'en général les Européens le trouvent fort médiocre. Il en est de même du fruit d'une espèce qui a été décrite parTussac {Flore des Antilles , tom. III , tab. 8 ) sous le nom Spondias Cirouella. Ces deux dernières espèces sont remarquables par l'extrême facilité avec laquelle elles reprennent de bouture; ainsi on s'en sert pour faire des haies en très peu de temps; il suffit d'en planter des branches, pour qu'elles poussent aussitôt des racines. Tussac dit même qu'une branche chargée de fruits verts , mise en terre , n'interrompt même pas la maturation de ses fruits.
b. Cylherœa DC. Noyau hérissé de longues pointes ligneuses, ayant ses loges unies entre elles seulement par leur base. Ce sousgenre est fondé sur le Spondias doux , Spondias dulcis Forst. (S. Cylherœa Sonner. ), connu sous le nom d'arbre de Cythère. Cet arbre est très abondant dans les Iles de la Société, dont les naturels le nomment Vy. De là il a été transporté par Commerson à l'Ile de France, où il est cultivé depuis ce temps. Ses feuilles pennées avec impaire ont 11-13 folioles ovales-oblongues, acuminées, dentées en scie , et leur pétiole commun est cylindrique. Son fruit est en grappes, à peu près de la grosseur d'un Citron moyen. On lui a donné le nom vulgaire de Pomme de Cythère. Il a une saveur agréable , un peu aigrelette, qu'on a comparée à celle de la Pomme de reinette. On le mange soit cru , en ayant la précaution de ne pas y mordre, à cause des pointes qui hérissent son noyau, soit cuit ou en confitures. Le bois de ce I Spondias est blanc et dur ; les naturels des
Iles de la Société l'emploient pour la construction de leurs pirogues. 11 découle même de son écorce un suc résineux , qui se concrète à l'air, et qui sert à caifuler les embarcations. Cet arbre se reproduit naturellement, dans son pays natal, avec une facilité souvent fâcheuse pour les cultures. Il reprend aussi de boutures avec une grande rapidité. (P. D.)
*SPOIMDYCLADIUM. bot. cr. — Genre établi par M. Martius , dans la famille des Hyphomycètes, pour de petits Champignons qui se développent sur les végétaux pourris. Il appartient aux Trichosporés-Aleurinés , tribu des Ménisporés , dans la classification de M. Léveillé. (M.)
SPOIVDVLE. Spondylis (Spondylis, sorte de serpent), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères sub - pentamères, famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Fabricius {Syslema Eleutheratorum, t. II , p. 376), et généralement adopté depuis.
Quelques auteurs modernes pensent que cet insecte, ainsi que quelques autres espèces, doivent former un petit groupe naturel , se détachant de la tribu dont il est question, leur corselet étant presque globuleux, sans rebords et dépourvu de dents ou d'épines. Deux espèces sont rapportées à ce genre: les S. buprestoïdes {Allelabus), Lin., et «piformis, Esch. La première est propre à la France, à l'Allemagne, et la deuxième à la côte occidentale de l'Amérique septentrionale. La larve et l'insecte parfait vivent dans l'intérieur des pins et des sapins. (C.)
SPOXDYLE. MOLL. — Genre de Mollusques conchifères marins monomyaires , de la famille des Pectinides, présentant les caractères suivants : la coquille est inéquivalve, adhérente, auriculée, hérissée ou rude, à crochets inégaux; la valve inférieure a une facette cardinale, externe, aplatie, très remarquable, qui grandit avec l'âge, et qui est divisée par un sillon longitudinal communiquant avec la fossette du ligament qui est à la base interne de cette grande facette. La charnière a deux fortes dents en crochet sur chaque valve, et une fossette médiane pour le ligament qui est interne. L'animal, bien décrit par Poli, est plus ou moins épais, ovalaire, avec le manteau fendu dans toute sa largeur, et bordé
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de corpuscules qu'on a pris pour des yeux comme ceux des Peignes. Les feuillets branchiaux sont également au nombre de quatre; la bouche est bordée par une lèvre épaisse et frangée ou munie de tentacules rameux, mais sans palpes labiaux. Le Spondyle possède, en outre, un pied rudimenlaire sans byssus. Le genre Spondyle a été établi par Linné, qui, dans ses premières éditions, le confondait avec les huîtres. Depuis lors, il a été admis par tous les zoologistes, et les travaux de Poli ont prouvé qu'il est, en quelque sorte, intermédiaire entre les Huîtres et les Peignes. Les Spon dyles se trouvent fossiles dans les terrains secondaires et tertiaires ; mais ceux du terrain crétacé offrent cette particularité fort curieuse que la partie externe du test a seule subsisté, et que la partie larnelleuse interne a été détruite pendant la fossilisation , comme cela s'observe aussi pour les Hippurites et les Sphértilites fossiles du même âge. Il en résulte que la coquille est plus mince, surtout au sommet, où elle est souvent perforée, et qu'elle ne montre plus de traces de la charnière, ni de l'impression musculaire. Lamarck en avait fait le genre Podopside (Voy. ce mol); mais M. Deshayes, en examinant les caractères du moule interne de ces prétendues Podopsides, a été à même de reconstruire, en quelque sorte, la coquille primitive, et a prouvé que c'était un vrai Spondyle. Le même zoologiste a été conduit aussi par d'autres observations à réunir au Spondyle le genre Plicatule. Le type du genre Spondyle (Sp. Gœderopus), Sp. pied d'âne, est une belle coquille longue de 8 à 10 centimètres, d'une couleur rougeâlre ou orangée assez vive, qui habite la Méditerranée. — Voy. l'atlas de ce Dictionnaire, Mollusques, pi. 8. (Duj.)
SPOIVDYLES. MAM. — Des vertèbres fossiles de Mammifères ont quelquefois reçu cette dénomination. (E. D.)
SPOXDILOITE , SPOIMDYLOLITE et SP0\'DVL0LITI1E. moll. —Nom donné à des portions détachées d'Ammonite on de Nautile, et correspondant aux intervalles des cloisons, dont les bords sinueux leur donnent quelque ressemblance avec des vertèbres fossiles. (Duj.)
*SPOIMDYLL'RUS (<T7ro'v<îv>o;, spondyle; ovpâ, queue), eept. — M. Filzinger {Nov.
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Class. RepL, 1826) donne celte dénominalion à l'une des subdivisions du genre liaturel des scinques (l'o;/. ce mol). (E. D.)
SPOIVGIA. zoopn. — Nom générique des Éponges. Voy. ce mot. (G. B.)
, SPONGIAIRES et SPOIVGIÉES. poltp.
— Ordre ou plutôt classe de Zoophytes ou Amorphozoaires, comprenant les éponges et toutes les autres productions analogues du règne animal, dans lesquelles Tindividualité a complètement disparu , sinon dans îes corps reproducteurs. Les caractères et la classiScation de ces êtres ont été traités à l'art. ÉPONGE (Foy. ce mot). (Duj.)
SP0.\G1LLE. POL-vp. — Genre de Spongiaires d'eau douce, établi par Lamarck qui le plaçait à tort dans sa section des Polypiers fluviaiiles avec l'Alcyonelle, et qui en distinguait trois espèces qui vraisemblablement doivent être réunies; car, suivant la saison et suivant le site où elle s'est développée, la Spongille présente les divers caractères qui ont été assignés à chacune de ces espèces. A son début, elle est verte, plucheuse, toute pénétrée de spicules, et forme sur les corps submergés des couches peu convexes , molles et drapées ; plus tard , de celte masse formant la base, il s'élève des branches plus ou moins saillantes et quelquefois rameuses , larges de 6 à 8 millimètres, et longues de 6 à 10 cenlimèlres. Enfin, à l'arrière-saison, la couleur devient grisâtre , et la Spongille se remplit de corps reproducteurs globuleux jaunâtres, semblables à de petites graines entremêlées de spicules, et destinées à reproduire l'année suivante d'autres Spongilles; mais au printemps et en été les Spongilles ont deux autres modes de développement; l'un qui est une sorte de division spontanée, l'autre par des corps reproducteurs ovoïdes, diaphanes, rsvêlus de cils vibratiles, et qui avaient été précédemment pris pour des Infusoires. Tout récemment, M. Laurent, dans un travail complet sur les Spongilles, a vérifié ce qu'il y avait de vrai dans les notions admises par ses prédécesseurs, et a ajouté un grand nombre d'observations nouvelles et très importantes. Cet habile naturaliste a particulièrement montré comment la sub- .stance vivante se soulève à la surface de la Spongille en tubes d'abord fermés, et qui, iprès s'être ouverts à l'extrémité, devien-
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nent le siège d'un courant, et sont d'ailleurs inces-amment variables. Nous-même, quelques années auparavant, nous avions annoncé que des parcelles détachées d'une Spongille vivante peuvent sur le porte-objet du microscope émettre des prolongements ou des expansions sarcodiques comme les Amides, et sont quelquefois, en outre, munies de filaments vibratiles très ténus, analogues aux cils vibratiles des Infusoires. Le genre Spongille avait d'abord été nommé Tupha par Oken , puis Ephydatie par Lamouroux. Beaucoup de naturalistes et notamment MM. Gray et Linck , rangent les Spongilles dans le règne végétal; mais cette opinion ne peut désormais être soutenue en présence des observations que nous venons de rapporter. Plus récemment, un naturaliste anglais , M. Hogg a émis une opinion encore moins plausible sur les Spongilles, dans lesquelles il avait observé des larves auxquelles il attribuait tous les phénomènes de vitalités observés en France. (Duj.)
*SPOXGIOBr. AACHIA (crTroyyoç, éponge; ^p-xyxot, branchie). moll. — M. Al. d'Orbigny indique, sous ce nom , un genre de Mollusques Ptéropodes, qu'il rapporte à sa deuxième famille , celle des Pneumodermides, caractérisée par l'absence de coquille, l'existence d'une tête distincte, et de deux ou quatre ailes à la jonction de la tête au corps. Deux cupules réunies, et deux ailes, distinguent les Spongiobranchia des genres de la même famille , Clio , Pneumodermon elCymodocea (d'Orb., Paléont. Franc. Ter. Crét., II, p. 4, 1842). (E. Ba.)
*SPOAGIOCARPÉES. bot. cr.— (Phycées). Troisième division de la tribu des Cryptonémées. Voy. phycologie, page 34.
SPOiVGIOLES. BOT. PH. — De Candolle a nommé ainsi « des espèces de corps analogues à des éponges, et très facilement transméables à l'humidité qu'ils absorbent, sans qu'on puisse, aux microscopes même les plus forts, y apercevoir des pores. » Il a distingué « les Spongioles 7-adicales, situées à l'extrémité de toutes les moindres divisions des racines; les Spongioles pislillaires shuéea à l'extrémité du pistil, et plus connues sous le nom de Stigmate, » auxquelles il attribue pour fonction d'absorber la liqueur fécondante; les Spongioles séminales, « si-
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tuées, dit-il, sur la surface externe des graines, et chargées d'absorber l'eau qui doit les faire germer. » Ces idées du célèbre botaniste de Genève ont été aujourd'hui singuiièrement modifiées. D'abord les prétendues Spongioles séminales sont des êtres de rai- K>n; en second lieu, la connaissance qu'on a maintenant de la manière selon laquelle s'opère la fécondation dans les plantes ne permet pas de conserver l'expression de Spongioles pistillaires, pas plus que l'analogie qu'elle rappelle. Il ne reste donc que les Spongioles radicales qui puissent conserver la dénomination proposée par DeCandolle; en effet , le nom de Spongioles est donné journellement à l'extrémité essentiellement absorbante des fibrilles radicales. Cependant il faut bien entendre que cette extrémité ne constitue pas dans la plante un organe distinct et séparé, mais seulement une terminaison radicellaire qui, étant le siège de l'allongement des fibrilles radicales, se compose d'un tissu cellulaire jeune, et dans lequel se tfouvent réunies toutes les conditions pour que l'endosmose s'y opère avec beaucoup d'énergie. (D. G.)
*SPONGIPEDES. INS. — MM. Amyotet Serville {Ins. hémipt. , Suites à Buffon) désignent ainsi, dans la famille des Réduviides, de l'ordre des Hémiptères, une division ou tribu correspondant à notre groupe des Ré- DUVIITES. (Bl.)
*SPOIVGIPHORA {^noyyii, éponge; y/p«, porter), ins. — M. Serville ( Revue melh. de Vordre des Orlhoplères , désignait ainsi l'un de ses genres de la tribu des Forficuliens de l'ordre des Orthoptères. Il a changé celte dénomination {/ns. Orthopt., Suites à Buffon) en cel'e de Psalidophora. Voy. ce mot. (Bl.)
*SPO\GIPHORES. Spongiphori. ins.— M. Serville {Ins. Orth., Suites à Buffon) désigne ainsi dans la tribu des Acridiens , de Tordre des Orthoptères, une division corirespondant à notre famille des Prosco-
PMDES. (Bl.)
SPO\GOBRANCHIA. moll. — Pour ' Spongiobranchia. Voy. ce mot. (E.Ba.)
*SPO^'GOC ARPE. Spongocarpus [cvriyyoç, éponge; xaoTTo; , fruit), bot. cr. — (Phycées). Ce genre, qui est un démembrement des Sargasses (Doy. ce mot) a été institué par M. KUtzing {Phycol. gêner., p. 365) pour deux espèces déjà connues , les SS.
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Hormri et sisymbrioides, auxquelles il en a ajouté une autre, son S. enervis. Voici sur quels caractères il repose. Tige cylindracée, garnie de feuilles. Aérocystes pétioles et allongés. Réceptacles solitaires, simples, allongés en forme de corne et atténués aux deux extrémités. Anthéridies très nombreuses, en massue et formant des grappes assez fournies que n'accompagne aucune paraphyse. Spores très grandes, entourées d'un grand nombre de paraphyses longues et grêles. Ces Algues sont originaires des mers qui baignent les côtes de la Chine et du Japon. (C. M.)
*SPO\'GOPODIUM fa^o'vyoç, éponge; •noy;, pied). INS. — M. Spinola [Essai Ins. He'mlpt.) désigne ainsi un genre du groupe des Pentatomites, tribu des Scutellériens,de l'ordre des Hémiptères, établi sur une seule espèce des Indes-Orientales, regardée par M. Spinola comme VEdessa obscura de Fabricius. (Bl.)
*SP01VG0PUS {anôyyoç, éponge; «ovç, pied). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques Quadrimanes, établi par Leconte ( Annals of Ihe Lycens of nalurai hyslory ofNeio-York, 1847, p. 377) qui le place dans le voisinage des Harpaliens de Dejean. L'auteur n'y introduit qu'une seule espèce, le Sp- verlicalis, Lee; elle est particulière aux États-Unis. (G.)
SPONIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Celtidées, formé et nommé par Commerson, mais publié seulement plus tard par Lamark d'après ce célèbre botaniste voyageur. M. Endiicher lui avait donné le nom de Solenostigma , qu'il a ensuite abandonné. Ce groupe se distingue d'avec les Celtis , desquels il a été démembré, par son inflorescence en cyme, par son calice persistant, par ses stigmates courts, sessiles, enfin par ses cotylédons assez épais et non foliacés, ni condupliqués. Il est formé d'arbres et d'arbrisseaux de l'Asie tropicale et des îles voisines, ainsi que do l'Amérique centrale. Nous citerons pour exemple le S. Timorensis, Dne. (D. G.)
*SPOMSOR (Nom mythologique). \Ki.— Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, section des Malacodermes , et tribu des Buprestides, établi par Castelnau et Gory (^Monographie
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des Buprestides, t. 2, p. i), qui le rapportent au groupe des Anthaxites. Huit espèces de l'tle Maurice sont rapportées à ce genre : telles sont les S. splendens, Desjardinsii ^ pinguis, etc. (C.)
1 *SPORADIPUS. ÉCHiN.-Genre d'Holothurides établi par M. Brandt aux dépens du genre Holothurie, et comprenant, dans sa section des Homoïopodes-dendropneumones, celles qui, avec des organes respiratoires arborescents, libres ou soudés, ont les pieds tous égaux , épars sans ordre sur tout le corps qui est cylindrique, égal, arrondi aux deux extrémités, et qui ont en outre vingt tentacules peltés. Ce sont d'ailleurs les seules Holothurides bomoïopodes qui aient les pieds épars. M. Brandt y rapportait d'abord deux espèces, l'une {Sp. ualensis), de l'Ile d'Ualan, longue de 16 centimètres avec les tentacules engaînés à la base, l'autre (5'p. maculatus), des lies Bonin, dont les tentacules ne sont point engatnés , et qui est deux fois aussi longue, couleur de chair avec des taches pourpres inégales. (Duj.)
*SPORADOPYXIS. POLTP.— Sous-genre deSertulaires établi par M. Ehrenbergpour les espèces dont les cellules femelles ou ovifères sont éparses sur la tige et sur les rameaux. Ce sous-genre comprend, dans quatre sections différentes, les genres Plumulaire, Antennulaire , Tulipaire , Dynamène, Cymodocée et celles des Sertulaires proprement dites qui ne sont pas des Bryozoaires.
Voy. SERTDLAIRE et SERTDLARIENS. (DuJ.)
SPORA\GE et SPORE, bot. — Voy.