‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 49 sur 147 · Kiinorh · texte numérisé non relu

Kiinorh

GROUPE DES TUNGSTATES ET MOLYBDATES.

Esp. : Wolfram. .

Schéelile. , Schéclitine.

Mélinose. . .

... 1:3. Klinorh.

... 1:3. Quadrat.

... 1:3. Quadrat.

... 1:3. Quadrat.

(G. Delafosse.) SYSTÈME NERVEUX. zooL. — Sou* cette dénomination, nous voudrions comprendre, dans cet article, tout ce qui est relatif à Panatomie et à la physiologie de l'appareil nerveux des animaux; mais, comme il a été question en détail, au mot Mammifères, du Système nerveux des Vertébrés supérieurs, nous n'y reviendrons, en passant, que pour avoir l'occasion de décrire la planche 3 de l'atlas où se trouve représenté avec soin l'axe cérébro-spinal" de l'homme. Après ce court exposé, nous indiquerons sommairement toutes les particularités que présente le Système nerveux des autres classes des Vertébrés : les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons; puis celles qu'offrent les invertébrés ; et nous terminerons cet article par l'énumération de quelques faits généraux qui ont trait à la physiologie du Système nerveux.

L'appareil nerveux des Vertébrés se compose, ainsi qu'il a déjà été dit à l'article Mammifères, de deux systèmes, l'un de l'axe cérébro-spinal , qui embrasse tout ce qui a rapport à la vie de relation ; l'autre du grand sympathique, qui comprend tout ce qui est relatifà la vie nutritive. Le premier, fréquemment anastomosé avec le second, est la source de la sensibilité proprement dite et du mouvement volontaire; il anime, par conséquent, les organes de la locomotion, ceux des sens et ceux de la voix. Le second, le grand sympa-thique, muet aux expériences tentées sur les organes qu'il vivifie, n'en est pas moins le siège d'où émanent le mouve-

T. Xlll,

ment involontaire et cette sensibilité exquise, d'une nature toute particulière, à la vérité, qui, en dernière analyse, est perçue par le cerveau.

Nous parlerons, en premier lieu , du Système nerveux de la vie de relation, d'abord à cause de son importance, et ensuite parce que nous pensons que c'est à lui que correspond plus particulièrement l'appareil nerveui des animaux invertébrés. Le Système nerveux de la vie organique, en effet, surtout les ganglions intercostaux qui en font partie, semble se dégrader assez promptement dans la série animale , et à tel point que, parvenu à la dernière section des Vertébrés, les Poissons, il y devient tout à fait rudimentaire. Cette dernière circonstance nous porterait à admettre que le Système nerveux de la vie organique, ou le grand sympathique, aurait, sur certains organes, une action plus ou moins évidente, plus ot moins limitée, suivant qu'on se rapprocherait ou qu'on s'éloignerait de l'Homme.

Le Système nerveux de la vie de relation comprend l'axe cérébro-spinal et les nerfs qui s'y rendent immédiatement. Quatre parties distinctes entre elles par le volume, la situation, la forme et la fonction constituent ce centre nerveux : ce sont le cerveau , le cervelet , la protubérance cérébrale ou mésocéphale et la moelle épinière. Les trois premières sont logées dans le crâne; la quatrième l'est dans le canal rachidien ou colonne vertébrale.

Les nerfs qui se joignent & l'axe médullaire cérébro-spinal ou qui en proviennent, vont se distribuer aux orgaaes des sens, aux muscles, aux os, etc., et c'est par leur intermédiaire que les impressions sont transmises ou perçues par le cerveau. On peut donc les regarder comme les véritables agens de la sensibilité et du mouvement. Us ont, pour la plupart, une forme cylindrique, et leur mode de terminaison aux organes où ils se distribuent est, en général, fortobscur. Un des caractères distinclifs des nerfs appartenant au Système de la vie de relation est l'aspect blanchâtre qu'ils offrent en général ; ceux de la vie organique se composent de Glaments et de ganglions dont la couleur est plus foncée ou grise. Chaque tronc nerveux est composé d'un nombre plus ou moins grand de petits cylindres à parois membra-

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tieuses qui contiennent la substance médullaire. Ce sont ces tuyaux que Ion remplit de mercure lorsqu'on veut injecter les petits filets nerveux, Glets qu'un habile aiiaiomisie (Hogros) rendait visibles à l'œil nu au moyen du mercure qu'il croyait pousser dans un canal central de la substance nerveuse, mais qui, en réalité, ne pénètre qu'entre la substance nerveuse et le névriième. Ce fait, toutefois, n'exclut point d'une manière rigoureuse la présence d'un conduit nerveux central très fin, propre à transmettre un fluide particulier.

Quant à la régénération des nerfs cérébro-spinaux, rejelée par quelques anatomistes et admise par d'autres, celte importante question a plus particulièrement fixé l'attention d'un praticien distingué, M. Ilorleloup, qui admet que les nerfs ne se régénèrent point, que la sensibilité, persistant dans un membre après l'ablation de l'un de ses principaux nerfs, prouve que celui-ci n'était pas le seul agent de la circulation nerveuse, et que les filets anastomoliques rendent suffisamment compte du rétablissement de la sensibilité et du mouvement. Tout en admettant les faits du retour de la sensibilité à l'aide des anastomoses, nous n'excluons pas rigoureusement et dans tous les cas la reproduction ou la régénérescence des nerfs si bien établie d'ailleurs par le célèbre Tiedmann; tout au contraire nous l'admetlons en présence de ce fait, que les extrémités des nerfs restés sur le moignon d'un membre amputé depuis quelque temps, se renflent et se joignent souvent entre eux au moyen d'une production nerveuse (1) qui doit transmettre et communiquer la sensibilité et le mouvement.

Chaque nerf rachidien aboutit à la moelle épinière au moyen de racines ou de digitations nerveuses qui s'implantent les unes (pi. 30) sur ses cordons antérieurs, les autres (voy. fig. 1 ) sur ses cordons postérieurs ; les premiers transmettent le mouvement, les seconds la sensibilité. Cas nerfs, au nombre de trente-deux paires, présentent, pour la plupart, un rendement plus ou moins volumineux, nommé ganglion rachidien {voy, fig. 1,0*^21, 22, 23, etc.).

i) On Tnit un exemple remarquable de ce genre, plan- 5, livrée, du magmDque ouvrage de M Cruveilhier snr

i pathologique du corps huma

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On les a divisés en quatre ordres qui sont : les nerfs cervicaux, dorsaux, lombaires et sacrés. Le premier ordre comprend les tieuf paires de la région cervicale (n°' 12 à 20) ; le deuxième ordre, les douze paires de la région dorsale (n"»2l a 32); le troisième ordre, les cinq paires de la région lombaire (n"^ 33 à 37); le quatrième ordre, enfin, les six paires de la région sacrée (n°^ 38 à 43).

Parmi les nerfs cervicaux , le spinal accessoire de Willis, ou le respiratoire supérieur de Charles Dell (n" 12), constitue u» nerf qui, par son origine et sa position, difl'ère beaucoup de tous ceux de la même région. Il prend ordinairement naissance sur les parties latérales de la moelle, au niveau de la sixième paire cervicale, et monte , parallèlement à cet organe, jusqu'au trou déchiré postérieur. Ce nerf reçoit en chemin plusieurs ramuscules de la moelle , dont une branche à double renflement s'anastomose avec la première paire cervicale. Il donne le mouvementau slernocléido-mastoWien et au trapèze. Indépendemment du spinal, que M. Manec regarde comme étant un nerf cérébral et spinal en même temps, le plexus cervical, formé par la réunion des qualrs premières paires cervicales, fournit la branche descendante interne, la diaphragmatique, les sus-claviculaires, les sus-acromiales, les sous-claviculaires, les cervicales profondes, les mastoïdiennes, les auriculaires et les cervicales superficielles. Les quatre dernières paires cervicales et la première dorsale, qui constituent le plexus brachial , fournissent les nerfs thoraciques antérieurs et postérieurs, les sus et sous-scapulaires, lecutané interne, le musculo-interne, le médian, le radial, le cubital et l'axillaire. Quant au plexus lombosacré, les cinq nerfs lombaires qui entrent dans sa composition fournissent trois branches musculociitanées , le nerf génitocrural, lecrural, l'obturateur et le lombo sacré. Les six nerfs sacrés fournissent enfin les fessiers, le petit sciatique, le honteux, l'hémorrhoïdal , le vésical , le vaginal, l'utérin et le grand nerf sciatique.

os l'axe cÉRÉono-spiNAL CDEZ l'hommb

ET LES HAMUIFÈRES.

Tous les nerfs dont nous venons de par-

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1er, le spinal excepté, se joignent à la moelle ëpiiiière à l'aide de racines antérieures et de racines postérieures. Les filets qui constituent ces rarines offrent plusieurs radicules dont la disposition varie suivant les diverses régions de la moelle où elles aboutissent, et elles varient surtout eu égard aux anastomoses plus ou moins évidentes qui existent entre hs divers faisceaux. Quant au mode de fusion entre les racines des nerfs et les cordons médullaires qui constituent l'axe cérébro-spinal, les recherches anatomiques entreprises à ce sujet ne démontrent pas toujours et pour toutes les racines nerveuses leur continuité avec telle ou telle autre fibre des divers cordons de la moelle. Celte démonstration ne sera sans réplique qu'après que l'analomie pathologique sera intervenue suffisamment dans la question.

C'est du moins le sentiment que noiis éprouvons, en Jetant les yeuxsur un travail remarquable que publie en ce moment un de nos savants collaborateurs de VEnciiclopédie du XIX' siècle, M. le professeur W. W. Fisher de Cambridge. Quoi qu'il en soit de cette importante détermination, on admet généralement aujourd'hui que les racines antérieures des nerfs se perdent dans les cordons antérieurs de la moelle épiniere, et que les racines postérieures de ces mêmes nerfs vont aboutir dans la substance nerveuse qui constitue les cordons postérieurs. Arrivés au niveau des trous de conjugaison qui doivent leur livrer passage, les deux faisceaux de chaque nerf spinal traversent séparément la dure-mère, enveloppe la plus externe des centres nerveux. Parvenu hors du canal fibreux de cette membrane et placé dans le trou de conjugaison, chacun de ces deux ordres de faisceaux se comporte différemment. Les faisceaux po.stérieurs présentent toujours, si l'on en excepte les deux dernières paires sacrées, tin renflement grisâtre, plus ou moins volumineux, nommé ganglion intervertébral (u"' 19, 21) dont nous avons déjà parlé.Tousces ganglions intervertébraux diffèrent entre eux par leur volume, leur forme et leur consistance. Leur volume est toujours en rapport direct avec la grosseur de la branche extérieure des nerfs spinaux ; Ja troisième paire cervicale fait seule exception à celte règle. Leur forme est celle d'un ovoïde tronqué à son extrémité interne, dans

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les deuxième, troisième, quatrième et cinquième paires cervicales, et aplalie d'avant en arrière dans les dernières paires lombaires et les trois premières sacrées. Leur consistance diminue de la région cervicale à la région sacrée. La structure de ces giinglions consiste en une trame formée par l'écartementdes filets du faisceau postérieii» entouré d'une matière grise.

Les faisceaux antérieurs, après leur sortie du canal de la dure mère, s'adossent à la partie antérieure des ganglions intervertébraux; leurs filets s'enlre-croisent d'une manière inextricable avec ceux des faisceaux postérieurs , lorsque ceux-ci sorteut de leurs ganglions.

Les faisceaux antérieurs d3S trois ou quatre dernières paires lombaires , et quelquefois ceux des premières sacrées, présentent aussi des renflements ganglionnaires. Ces ganglions sont bien éloignés des postérieurs; ils sont toujours moins développés que ceux-ci. On en trouve encore assez fréquemment sur la première etsur la deuxième paire cervicale. Après s'être ainsi comportées chacune d'une manière diirérente, les deux racines des nerfs spinaux s'unissent l'une avec l'autre pour former un seul nerf; ce dernier sort du trou de conjugaison , et se divise immédiatement après en deux branches , Tune antérieure et l'autre postérieure {voy. pi. 3, fig. 1 , v" et v'}. La première (v') est beaucoup plus forte que la seconde. La première et la deuxième paire cervicale présentent une disposition inverse.

Les branches postérieures se distribuent aux muscles, et à la peau qui recouvre en arrière la tête et la colonne vertébrale. Les branches antérieures plus importantes sont destinées au cou, aux membres et aux parois thoraciques et abdominales; ces bran» ches antérieures ont cela de commun qu'elles communiquent toutes les unes avec les autres et avec le système des nerfs de la vie organique. De plus , dans les régions cervicales lombaires et sacrées, ces mêmes branches s'envoient réciproquement , et à plusieurs reprises, des rameaux de communication qui s'enlre-croisent en diverses directions, et constituent ainsi ce qu'on a nommé le plexus.

Indépendamment des nerfs rachidiens ou spinaux, au nombre de 32 paires , il jr a lea

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aerfs crâniens ou cérébraux, au nombre de 41 paires ; ce sont :

l" paire , les nerfs olfactifs ( n" 1 ). Ils naissent par trois racines blanches : l'une, externe , se dirige vers la scissure de Sylvius (c), et se perd dans le lobule d'Hippocampe; la deuiième , interne , se dirige du côté de l'hémisphère jusque vers le corps calleux; la troisième enQn provient du champ oiractif. Les nerfs olfactifs transmettent au cerveau l'impression que les odeurs produisent sur ses ramuscules innombrables distribués dans la membrane pituitaire.

2' paire, les nerfs optiques (n° 2). Ils naissent de la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux ; quelques fibres cependant peuvent. être suivies jusque dans la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux. Les deux nerfs optiques marchent ensuite l'un vers l'autre , se réunissent sur la ligne médiane , et se confondent tellement en un même tronc, avant de se séparer de nouveau, qu'il devient difficile, au premier abord, de savoir s'il y a croisement des fibres qui les composent, ou bieu fusion d'une partie d'entre elles et adossement des autres. Mais à l'aide d'une étude analomique plus approfondie, on voit que quelques fibres seulement, détachées du côté interne de chaque nerf optique, s'entrecroisent; d'où il résulte que chaque nerf oculaire contient des filets provenant de son congénère. Ces nerfs transmettent au cerveau l'impression que la lumière produit lur la rétine.

3* paire , les nerfs moteurs oculaires communs ( n" 3 ) naissent de la partie interne des pédoncules du cerveau , en arrière des deux éminences mamillaires. Leurs racines vont jusque sous le pont de varole , en suivant la direction des pédoncules.- Ces nerfs donnent le mouvement à tous les muscles de l'orbite, le grand oblique et le droit externe exceptés.

4* paire , les nerfs pathétiques. Ils naissent sur la partie postérieure et supérieure de la valvule deVieussens, à 3 millimètres environ des tubercules quadrijumeaux. Suivant Tiedemann et Longet , les racines, des pathétiques seraient en rapport avec un faisceau fibreux du cordon antérieur de la moelle , qui , en sortant du pont de varole , *e recourbe en haut et en dedans sous les

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tubercules quadrijumeaux. Chaque nerf pathétique donne le mouvement au muscle grand oblique de l'œil.

5* paire , les nerfs trijumeaux. Ils naissent par deux faisceaux ( n" 5), dont l'un , considérable, va jusque entre les éminences olivaires et les corps resliformes avec lesquels il paraît se confondre; et l'autre, plus petit, qui semble provenir de la por > tion du cordon antérieur de la moelle. Le» nerfs trijumeaux sont très mous à leur origine ; mais ils deviennent bientôt fort durs, et se divisent en une multitude de filets disposés en un ruban aplati qui passe sur une dépression du rocher. Ce ruban se partage en trois faisceaux, qui ont valu à ce nerf le nom qu'il porte ou celui de trifacial. Les deux faisceaux qui constituent le nerf ophthalmique et le maxillaire supérieur, forment un renflement appelé ganglion semilunaire de Glaser. Le troisième, ou nerf maxillaire inférieur, qui est la continuation du petit faisceau d'origine, s'accole au ganglion sans lui donner ni en recevoir de filet. Chacune des branches du trifacial sort du crâne par une ouverture distincte. Les filets provenant du ganglion de Glaser donnent le sentiment aux parties auxquelles ils se distribuent; ceux de l'autre donnent le mouvement.

6* paire , nerfs moteurs oculaires externes, abducteurs (n" 6) . Ils naissent sur les pyramides antérieures au moment où elles entrent dans la protubérance. Quelques filets paraissent venir du pont de varole. Ces nerfs donnent le mouvement au droit externe ou abducteur de l'œil.

7' paire , nerfs de la portion dure, facial proprement dit (n" 7). Il tire son origine du sillon qui sépare le pont de varole de la muelle allongée, un peu plus en dehors que les éminences olivaires. Le facial donne le mouvement à tous les muscles de la face et à quelques uns de ceux du cou.

8° paire , nerfs auditifs (n° 8) ou portion molle. Ils naissent du plancher du quatrième ventricule , et d'une bandelette ou ruban qui, placé en travers sous le corps resliforme, couvre une partie de la base du nerf acoustique. Ce nerf transmet au cerveau l'impression que les sons produisent sur l'oreille interne.

9' paire, netts glosso-pharyngiens (n* 9).

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Us naissent sur la partie antérieure des corps restiTormes, en dehors du sillon qui sépare ces corps d'avec les olives. Ils donnent le mouvement aux muscles de la langue et du pharynx, particulièrement à ceux qui sont nécessaires à l'articulation de la voix.

10' paire, nerfs pneumo - gastriques ( n° 10 ). Ils naissent un peu plus bas que les précédents. Leurs filets d'origine sont au nombre de 2 à 12, et forment 2 ou 3 faisceaux. Ils donnent le mouvement aux muscles du larynx, à une partie de ceux du pharynx , au tissu cellulo-musculaire qui est placé entre les extrémités des fibro-carlilages de la trachée-artère et des bronches , et à l'œsophage. Ces nerfs se terminent ensuite sur l'estomac, et communiquent avec le plexus solaire.

11° paire, nerfs grands hypoglosses (no 11). Ils naissent du sillon qui sépare les pyramides antérieures d'avec les olives par 12 ou 15 rameaux, qui forment ordinairement i faisceaux distincts. Ils donnent le mouvement aux muscles de la langue, principalement à ceux qui agissent pendant la mastication et la déglutition.

D'après ce que nous venons de dire , on voit que les nerfs sensiii/"s comprennent ceux qui sont doués d'une propriété particulière, qui les rend aptes à recevoir l'impression de quelques corps spéciaux, tels que les odeurs, la lumière, le son, etc. , et ceux qui nous donnent celle sensibilité générale appelée tact. De plus, que les nerfs moteurs , comprennent également deux ordres; d'une part, les nerfs spinaux, grands hypoglosses, moteur oculaire externe, moteur oculaire commun, et la racine antérieure des nerfs trijumeaux ; de l'autre, les nerfs spinal, pneumo-gastrique , glosso-pharyngien , le facial et le pathétique, qui, d'après Charles Bell, seraient des nerfs respirateurs, et par conséquent distincts des autres par leur origine et leurs fondions.

Après avoir indiqué , le plus sommairement possible, tout ce qui est relatif aux nerfs cérébro-spinaux, nous devons revenir yn instant sur les centres nerveux, afin de compléter la description de la planche. On trouvera à l'article Mammifères tout ce qui est relatif au mode de développement de l'encéphale. La moelle épinière, qui, comme nous l'avons vu, reçoit les racines nerveuses,

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constitue une longue tige de forme presque cylindrique renfiée (a) , au niveau de la région cervicale et au niveau de la région lombaire. Celle tige médullaire présente antérieurement un sillon médian et longitudinal qui la partage en deux moitiés symétriques. Un autre sillon divise également chacun de ses côtés, ce qui permet de considérer la moelle comme étant composée de 4 faisceaux assez distincts. L'extrémité de la moelle épinière la plus rapprochée du cerveau porte le nom de bulbe rachidien, do moelle allongée. C'est sur cette partie de l'axe nerveux que se trouvent, en avant, lea éminences olivâtres, et, entre elles, les deux éminencespyramida/es antérieures ; de plus, sur les côtés, les parties latérales, les corps restiformes ou les pyramides latérales. De ces divers renflements, les olives semblent, en quelque sorle , surajoutées au bulbe rachidien, tandis que les pyramides sont les prolongements des cordons antérieurs et postérieurs de la moelle épinière. Les faisceaux des pyramides antérieures s'entre-croisent, en gt-ande partie , de droite à gauche et de gauche à droite; ils envoient des fibres qui, en s'irradiant, forment d'abord le plancher du 4* ventricule, et ensuite un faisceau moyen qui, après avoir entouré les olives, traverse la protubérance annulaire ou le mésocéphale pour aller se perdre dans les tubercules quadrijumeaux; puis enfin ces faisceaux vont constituer les pédoncules du cerveau. Quant aux faisceaux latéraux (corps restiformes) de la moelle qui constituent les cordons postérieurs de l'axe spinal, ils se portent, celui de droite, dans la portion droite du cervelet , et celui de gauche , dans la portion gauche du même organe pour former les pédoncules du cervelet. La fig. 1 de la pi. 3 montre la protubérance annulaire E : en avant d'elle les pédoncules cérébraux , et en arrière les pédoncules cérébelleux. Chaque pédoncule cérébral est composé de deux couches distinctes de fibres médullaires : l'une d'elle fait suite aux pyramides antérieures ; l'autre provient des éminences olivaires. Dans tout leur trajet, ces couches du pédoncule, de plus en plus rapprochées entre elles, restent néanmoins distinctes l'une de l'autre par l'interposition d'une substance grisâtre , et s'irradient dans les couches optiques et les

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corps striés. Des fibres qui dérivent des olives se portent également dans la coiiche optique (c,Og. 3); celles qui proviennent des pyramides latérales vont au corps strié (o, fig. 5). Après celle distribution principale des fibres de chaque pédoncule, ceux-ci en fournissent encore plusieurs plans distincts qui concourent à former toutes les commissures , tous les prolongements et toutes les circonvolutions du cerveau.

La principale et la plus importante de toutes les commissures cérébrales est le corps calleux (A, fig. 4), qui va d'un hémisphère à l'autre. Au dessous de lui s'en trouve une autre consiiiuée par une lame blanrhe, et nommée voûle à trois piliers ; elle Tait partie des parois du 3* ventricule (d, Cg. 5j. De la partie médiane et des pédoncules de la voûte se détachent deux lamelles très fines de substance médullaire, qui, plus ou moins adossées l'une à l'autre, constituent la cavité du 5* ventricule. On a donné à la cloison formée par ses deux feuillets transparents le nom de seplum lucidum, ou de cloison transparente des ventricules latéraux (6, c, fig. 5). Ceux-ci sont creusés dans l'épaisseur des hémisphères cérébraux. Enfin le 4* ventricule (o, fig. 5) est creusé dans le cervelet. Entre les couches optiques (c, fig. 5) se trouve la commissure de ces corps : elle est d'une couleur grisâtre et d'une consistance très molle. En arrière d'elle se voit une ouverture oblongue , qui conduit dans la partie la plus profonde du 3* ventricule, et dont le fond est formé par la substance grise qui se trouve limitée entre les deux pédoncules du cerveau. Cette portion de la cavité ventriculaire moyenne du cerveau , correspond à l'endroit où les nerfs optiques se joignent l'un à l'autre en formant une croix ou chiasma. C'est sous le chiasma, du côté correspondant à la base du crâne , que se trouvent les deux émiiiences mamillaires (voy, fig. 1), ou les tu- !)ercules pisiformes et la glande pituitaire (p, fig. 3). La structure de cette glande et sa position derrière le chiasma ont fait penser au professeur W.-W. Fisher, que son ctat d'intumescence, plus ou moins considélable, pourrait avoir une influence déiermi-, née sur la production du sommeil. Cet habile et savant profe^seur s'appuie à cet égard sur les lumières que lui a fournies l'anatomie

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pathologique. En avant des couches optiques (c, fig. 5 1 et des pédoncules de la voûle à trois piliers, entre les corps striés, se trouve un faisceau arrondi de substance bl.mthe , qui constitue ce que l'on a nommé cimimissure antérieure du cerveau. La commissure postérieure de cet organe, de même nature que la précédenle, se trouve placée à lu partie postérieure des couches optiques. Un peu en arrière de cette dernière, on aperçoit (fig. 5) les tubercules quadrijumeaux , dont nous avons déjà parlé, et la glande piwéaie (d, Cg. 5), située en avant de l'ouvenure qui met en communication les 3' et 4' ventricules.

Le cervelet (D, fig. i à 6), environ quatre fois moins volumineux que le cerveau proprement dit, offre deux hémisphères ou lobes bien distincts l'un de l'autre. Sa face inférieure présente les éniinences vermiculaires (7, 8, Cg. 1) composées de plusieurs feuillets parallèlement placés les uns à côté des autres , comme ceux qui entrent dans la composition du cervelet lui-même. La substance blanche qu'on rencontre dans le cervelet affecte, quand on incise cet organe sur la ligne médiane (Voy. pi. 3 et 5), une disposition touie particulière, et c'est à elle qu'on e donné le nom d'arbre dévie.

Afin d'éviter des redites, nous ne parlerons pas ici des autres parties qui entrent dans la composition du cerveau, telles que la corne d'Ammon , les bandelettes demi-circulaires et les circonvolutions en général, toutes ces parties ayant été fort bien exposées à l'article Mammifères. Nous voudrions également passer sous silence ce qui est relatif aux méninges; mais, à cet égard, nous avons à remplir une lacune qu'on remarque au mot Mammifères , dans l'exposé que son auteur a fait de l'arachnoïde. La, en effet, il est difficile au lecteur de bien comprendre la manière dont cette membrane se comporte; les diverses opinions que l'on a émises à cet égard n'ayant pu être mentioimées. Toutefois, et pour un motif personnel, nous passerions sous si' ience les citations, si elles n'étaient d'un grand intérêt au point de vue physiologique surtout. Voici donc en peu de mots de quoi il s'agit.

Depuis Bichat, les anatomisles ont admis généralement que l'arachnolide , membrane

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séreuse, après avoir enlièrement coifTë les hémisphères cérébraux et la moelle épiriière, à l'aide de ses deux feuillets adossés, se porte aussi dans la grande fente cérébrale, où elle rencontre les veines de Gulien, et qu'en ce point-là elle pénètre avec ces vaisseaux dans les ventricules par un conduit étroit nommé canal de Bichat. D'après cette manière de voir, la grande cavité arachnoïdienne, celle qui contourne et enveloppe de toute part l'axe cérébro-spinal, communiquerait avec les petites cavités, celles du cerveau et celle du cervelet, au moyen du canal de Dichat. En admettant cela, le liquide qu'un introduirait dans la grande cavité arachnoïdienne passerait, toujours par le canal de Bichat, de celte cavité dans celles des ventricules du cerveau , et de là dans le quatrième ventricule, d'où elle ne saurait sortir, puisque, en général, le propre des membranes séreuses est de constituer une cavité sans ouverture. Or, l'expérience directe prouve , d'une part , que le liquide contenu dans la grande cavité ne parvient jamais dans les ventricules , et, de l'autre, que le liquide introduit dans le quatrième ventricule ne s'y accumule point, celui-ci étant largement ouvert du côté de la moelle épinière , et communiquant avec la cavité sous -arachnoïdienne de la moelle. Ainsi, non seulement la grande cavité séreuse cérébro-spinale ne conduit pas dans la petite, mais encore cette dernière n'est pas close de toute part. A l'appui de ceci nous dirons que le liquide, que Cotugno et M. Magendie entre autres ont trouvé dans la cavité sous-araclmoïdienne de la moelle, passe librement dans les ventricules par la fente du cervelet, et de là , vers la périphérie du cerveau , entre l'arachnoïde et la pie-mère, sans traverser le canal de Bichat. C'est cette détermination rigoureuse des faits bien établis par M. Magendie, qui faisait admettre que l'arachnoïde ventriculaire devait au moins être perforée vers la partie la plus déclive du 4* ventricule, et que celte perforation venait infirmer la règle générale assignée aux membranes séreuses. Tout ceci se passait en 1828, et c'est en 1829 que, dans une thèse inaugurale soutenue à la Faculté 4e médecine de Paris, nous avons démontré aDalomiquemeot que le prétendu canal de

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Bichat n'est qu'un cul-de-sec, que l'arachnoïde, par conséquent, ne pénètre pas dans le: ventricules, que cette séreuse n'est point perforée , qu'elle ne contient que fort peu de sérosité dans sa cavité, que le liquide cérébro-spinal se trouve en abondance dans la cavité sous-arachnoïilienne de la moelle et dans les ventricules, et que ces derniers ne sont tapissés que par la piemère. En établissant donc que le célèbre Bichat s'est trompé lorsqu'il a admis le canal qui porte son nom, l'anatomie physiologique et l'anatomie pathologique trouvent une ample explication des faits , sans qu'il soit nécessaire d'admettre une nouvelle exception en faveur des séreuses.

A part les faits que nous venons de signaler, on trouvera au mol Mammifères le complément de tout ce qui a rapporta l'arachnoïde, et en même temps la description anatomique de la dure-mère et de la piemère. Nous n'ajouterons rien non plus à ce qui a été dit sur le système nerveux ganglionnaire ou de la vie animale, car, toute courte qu'elle est , cette description est suffisante pour donner une idée générale des rapports, des connexions et des usages du grand sympathique. Pour terminer actuellement tout ce qui est relatif a l'axe cérébrospinal de l'homme, nous dirons d'abord uo mot de sa composition chimique, après quoi nous entrerons dans quelques détails au sujet des animaux avant de nous occuper des fonctions du système nerveux en général.

Les substances qui constituent les centres nerveux ont été analysées par plusieurs chimistes, principalement par Vauquelin et par M. Couerbe. Ce dernier admet dans la matière du cerveau et de la moelle épinière quatre substances grasses, toutes phosphorées. Il les désigne sous les noms de CeVebrate, Stéaroconaie^ Céphalole et Eléencé- ■phale. 1" La Cérébrale est solide, blanche, pulvérisable, soluble dans l'alcool bouillant, insoluble dans l'éther, non saponifiable par les oxydes alcalins; elle renferme du soufre et du phosphore, outre le carbone, l'oxygène, l'hydrogène et l'azote. M. Couerbe a prétendu même que la proportion du phosphore est dépendante de l'état d'idiotisme ou de folie des individus , qu'elle est moindre chez les idiots comparativement

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h celle des individus sains, et plus considérable chez les fous. 2° La Stéaroconate est une substance d'une couleur fauve, pulvérisable, insoluble dans l'eau, l'étber et l'alcool : elle est infusible et se dissout dans les huiles grasses ou volatiles. L'acide azotique la convertit en acide gras crislallisable. Elle renferme aussi du phosphore. 3° La Cephalote est élastique, brune, solide; elle se ramollit au feu, est difficilement soluble dans l'étber et l'alcool; elle est saponifiable par les alcalis, mais à peine attaquée par l'acide azotique. Elle contient aussi du soufre et du phosphore. 4° VEléencéphale, ou huile du cerveau , est une substance huileuse, rougeâtre, soluble dans l'étber, l'alcool, les huiles. Sa composition est la même que celle de la Cephalote.

DE l'axe cérébro-spinal CHEZ LES OISEAUX.

Les centres nerveux de cette classe sont remarquables par leur uniformité dans toutes les espèces qui la composent. Le cerveau est formé de six masses ou tubercules : deux hémisphères, deux tubercules analogues aux tubercules quadrijumeaux des Mammifères , le cervelet et la moelle épinière. Les couches optiques sont situées profondément et entièrement cachées par la partie postérieure des hémisphères. Les hémisphères cérébraux n'offrent point de circonvolutions; les tubercules trijumeaux sont arrondis, lisses, placés en arrière sous les hémisphères. Le cervelet n'a qu'un seul lobe comprimé latéralement, et de chaque côté un petit appendice conoïde. L'arbre de vie du cervelet des Oiseaux est moins composé que dans les lijammifères. Le centre du cervelet est creusé d'un enfoncement qui communique avec le quatrième ventricule.

La moelle allongée n'a ni éminences pyramidales et olivaires distinctes, ni pont de varole, ni corps trapézoïde, elle présente une large surface unie. Les jambes du cervelet y pénètrent immédiatement, ou s'y confondent avec les corps resliformes sans former de saillie. Avec un peu d'attention on retrouve les pyramides et les olives sur la face inférieure de la moelle allongée des Oiseaux. Les pyramides postérieures se trouvent comme à l'ordinaire à la face supérieure de la moelle allongée. Ces cordons , •près avoir formé le cervelet, traversent la

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couche optique et pénètrent dans le corps strié en même temps que les cordons antérieurs de la moelle. Le corps strié ou cannelé forme à lui seul presque tout l'hémisphère ; il ne présente pas dans son intérieur de stries alternatives blanches et grises, et ne se porte pas en arrière dans la cavité ventriculaire ; aussi n'y a-t-il pas de corne d'Ammon.

Les Oiseaux manquent de corps calleux, de voûte à trois piliers et de cloison transparente. Les hémisphères ne s'unissent l'un à l'autre qu'en arrière vers la commissure du cerveau. Celle-ci se prolonge de chaque côté dans la substance des hémisphères, comme cela s'observe chez l'Homme.

Les couches optiques , placées en arrière de cette commissure, sont séparées des corps striés par le cercle fibreux de l'orifice ventriculaire. Leur volume est fort petit comparé à celui des corps striés. Une commissure postérieure, sous la forme d'une bandelette blanche , unit les couches optiques en avant de la large membrane qui s'étend au-dessus de l'aqueduc de Sylvius, d'un tubercule bijumeau à l'autre.

Le troisième ventricule est situé entre les couches optiques. Les lignes blanches qui les bordent supérieurement se prolongent pour servir de pédicule à la glande pinéale. Ce ventricule communique d'une part avec l'entonnoir, et de l'autre avec le 4* ventricule; mais la voûte placée sur cette espèce d'aqueduc n'est point surmontée par les tubercules quadrijumeaux. C'est une simple lame mince qui n'est autre chose que la valvule du cerveau prolongée en avant et qui unit les tubercules bijumeaux. Enfin, les tubercules mamillaires manquent chez les Oiseaux. Les nerfs olfactifs naissent, par des racines blanches , vers les lobes postérieurs des hémisphères, et se dirigent en avant pour se terminer par un lobule creux qui communique avec le ventricule antérieur. Les nerfs optiques naissent des tubercules bijumeaux et se joignent presque aussitôt en forme de croix. Les nerfs moteurs oculaires communs naissent de la moelle allongée ou des pédoncules du cerveau, au moment où ils s'enfoncent sous les tubercules bijumeaux.

Les pathétiques viennent de la valvule du cerveau. Les autres nerfs da crâne m

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présentent rien de particulier dans leur origine.

Quant à la moelle épinière, elle se prolonge jusque dans les vertèbres coccygiennes , et présente dans toute sa longueur un petit canal cylindrique. Le sillon médian de la moelle, dans la région du sacrum, s'élargit par l'écartement de ses cordons postérieurs, qui circonscrivent une petite cavité nommée sinus rhomboïdal , et se ra[)prochent aussitôt après. Ce sinus ne communique pas avec le canal central de la moelle, et la substance blanche de chaque cordon rachidien constitue les parois de ce sinus, d'après les belles recherches de M. Natalis Guillot, Le renflement supérieur de la moelle épinière correspond aux premières verlèbres dorsales, et le postérieur aux vertèbres sacrées. M. Lauriilard, et beaucoup d'autres anatomisles, ont constaté que ce dernier est plus considérable que l'antérieur chez tous les Oiseaux indistinctement.

Du grand sympathique. — Le nerf grand sympaihique des Oiseaux a beaucoup de rapports avec celui des Mammifères, aussi ne le décrirons-nous pas avec détail. Nous dirons seulement que le ganglion semilunaire des Mammifères est ici moins développé, moins concentré en une seule niasse. Plusieurs ganglions épars, et plusieurs filets nerveux leur servant de communication, le constatent chez les Oiseaux. On voit ensuite la continuation du nerf grand sympathique jusque sur les dernières vertèbres de la queue; mais les ganglions terminaux ne se réunissent pas en un seul, comme cela se voit dans les Mammifères.

DE l'axe cérébro-spinal chez les reptiles.

Le cerveau des Reptiles, en général, ne présente point de circonvolution. La cavité du lobe olfactif est en communication avec le ventricule de l'hémisphère correspondant. Cet hémisphère est, comme dans les Oiseaux, pourvu d'un corps strié dont le volume varie suivant les ordres, et d'une membrane qui ferme le ventricule en haut et en dedans, et vient, par deux piliers, l'un antérieur, l'autre postérieur, embrasser le pédoncule du cerveau dans une anse par où passent les plexus choroïdes. Les couches optiques sont très petites, limitant le troisième ventricule. Les tubercules quadrijumeaux , 1, xui.

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placés au-dessus de l'aqueduc , sont arron» dis , généralement au nombre de deux , séparant les hémisphères d'avec le cervelet, et creusés, comme dans tous les Oiseaux, d'un ventricule qui communique avec le troisième.

Le cervelet est généralement petit et quelquefois réduit à une simple lamelle transversale. Il ne recouvre pas tout le quatrième ventricule, qui est terminé en pointe par les cordons postérieurs de la moelle. A la base du cerveau il n'y a d'autre saillie que le chiasma des nerfs optiques; le pont de varole n'existe point. La glande pinéale et la glande pituitaire existent dans tous les Reptiles.

Les nerfs olfactifs proviennent de l'extrémité antérieure des hémisphères, comme cela s'observe chez les Oiseaux.

Les nerfs optiques semblent tirer leur origine du luber cinereum, mais en y regardant avec plus d'attention on voit qu'ils naissent des tubercules quadrijumeaux.

Le moteur oculaire commun, le pathétique et l'abducteur ne présentent pas de particularités, quant à leur origine; toutefois, sur le cerveau de la Tortue franche, le pathétique, bien que naissant de la portion supérieure du prolongement cérébral, émane de la portion motrice de la moelle.

Le trijumeau paraît , dans les Tortues et le Pipa, avoir deux racines distinctes.

Le moteur oculaire externe s'accole dès sod origine à la cinquième paire.

Les rapports des septième et huitième paires ne présentent rien de particulier, comparés à ceux des Mammifères.

Le glosso-pharyngien est plus ou moins distinct, suivant les diverses espèces.

La moelle épinière des Reptiles est percée d'un canal à parois formées de substance grise. Elle présente les deux renflements antérieur et postérieur; mais ils sont souvent peu marqués.

Du grand sympathique. — Dans les Chéloniens, les ganglions cervicaux n'ont point toujours des rapports constants avec les autres nerfs. Les vertèbres du cou manquant de canal vertébral, le grand sympathique est accolé au nerf pneumogastrique dans presque toute son étendue. H existe un ganglion cervical moyen duquel partent des filets qui se rendent à l'aorte, au plexus car*

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diiqueet au pTsxus cœliaqne. Entre les septième et huitième cervicales, se trouve le ganglion cervical inTérieur qui n'est guère qu'un rendement allongé du nerf; viennent ensuite deux gmglions dorsaux , puis, vers le milieu du dos, un troisième et dernier ganglion qui fournil les nerfs splanchniques. Le reste du grand sympathique est formé par un ou deux conions qui envoient à la région sacrée un grand nomhre de rameaux dont les divisicms forment les plexus rénal, hypogastrique et sacré. Quelques variétés s'observent dans les autres espèces de Tortues, mais elles n'otTrent aucune importance.

Dans les Crocodiles , il y a un grand sympathique tout à fait régulier.

Dans les Sauriens, en général, il n'existe qu'un petit nombre de ganglions. Un ganglion cervical supérieur, un autre à la région du cœur, deux ou trois vers les dernières vertèbres dorsales, et enOn un ganglion pour la région sacrée.

Dans les Ophidiens , le grand sympathique est d'une ténuité exirême; ses communications avec les ganglions intervertébraux ont lieu au moyen de Glets nerveux très longs. Après avoir fourni le^ nerfs cardiaques , le grand sympathique s'accole à l'aorte, où il se termine insensiblement. On trouve également le grand sympathique chez les Batraciens; mais les deux cordons symétriques, assez rudimentaires, ne se réuniraisnt pas sntre eux, d'après Weber.

DE l'axe cérébro-spinal cdez les poissons.

Le cerveau des Poissons offre , en général, la forme d'un double chapelet ; les parties renflées qui en doiuicnt l'aspect sont, en outre, tellement différentes, à beaucoup d'égards , dans les Poissons osseux et dans les Poissons cartilagineux, qu'il est indispensable de l'étudier séparément dans les deux groupes.

A. Chez les Poissons osseux, I3 cerveau a subi dans jion développement, st dans la position relative de ses parties, des modificalions si (irofondes, qu'il est assez diflicils d'y poursuivre les analogies sans craindre de se méprendre. Cependant le cervelet, chez les Poissons, peut servir en quelque sorte de guide; il est placé en travers sur le haut de la nioelle, et affecte des formes bien diffé-

rentes : il est plus gros, en proporlinii, que chez les animaux à sang chaud , et surpasse même souvent en volume les hémisphères cérébraux. Immédiatement audevant du cervelet, il y a une paire de lobes dont l'existence est constante; chacun d'eux contient ufi ventricule qui communique avec son congénère, et qui contient une saillie analogue au corps strié. Sous la voûie comnuine de ces lobes creux, il y a tantôtdeux, tantôt quatre tubercules qui présententunegrande analogie avec les tubercules quadrijumeaux : l'union de ces lobes est marquée par des Obres transversales , qui établissent une commissure qui a quelque analogie avec celle des coriis calleux. Au-dessous de celte commissure , on aperçoii également des traces de la voûie à trois piliers. Il y a encore une autre commissure qui unit les deux lobes cérébraux , c'est celle qui s'étend d'un plancher à l'autre des ventricules latéraux. Entre cette languette médullaire et les tubercules contenus dans leur cavité, on voit l'ouverture du troisième ventricule qui conduit, comme à l'ordinaire, à l'infundibulum et à la glande pituitaire.

La disposition cavitaire des divers lobes du cerveau est ce qui jette le plus de doute sur la détermination de ces parties. Ainsi , plusieurs anatomistes prennent les lobes creux pour les hémisphères cérébraux, d'autres pour les tubercules bijumeaux , sans que rien soit encore bien établi dans la science.

Quoi qu'il en soit de cette détermination, on voit, en avant des lobes creux, les nerfs olfactifs formant des rsnflemenls divers et si volumineux parfois , que des anatomistes les ont pris pour les hémisphères du cerveau; en arrière du cervelet, il y a presque toujours des tubercules qui paraissent donner naissance à plusieurs paires de nerfs, et qui sont quelquefois aussi considérables que les hémisphères du cerveau : il y a aussi quelquefois entre eux un tubercule impair qui ressemble à un second cervelet. Ces lobes postérieurs sont en rapport avee le volume du nerf pneumo-gastrique.

Les nerfs olfactifs proviennent des lobes antérieurs du cerveau. Les nerfs optiques naissent derrière les précédents par des racines provenant des lobes inférieurs, que Quelques anatomistes ont assimilés aux ém

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nences mamillaires de l'homme. La moelle ^liinière des Poissons ne diffère point notablement d'avec celle des autres vertébrés. Lagliinile piiiéale existe dans toiites les espèces sous la furiiie d'un petit nianicloii de tnaiiète grise. Il 2ii est de même de la glande piliiitaire.

B. CUes les Poissons cartilagineux. La paire des lobes antérieurs ou les bémisi)hères cérébraux, sont simplement creusés d'un ventricule communiquant avec l'aqueduc de Syivius,eln'outplusla structure des lobes creux des Poissons osseux. Plus en avant, et après un collet assez prononcé, il y a deux lubes presque soudés entre eux, et creusés chacun d'ut:e petite cavité qui conduit dans le lobe olfaclir correspondant.

Les corps striés ne sont pas franchement dessinés dans les Poissons cartilagineux; ils sont plus ou moins larges et rubanés, sui vant les espèces. Entre eux est un sillon qui conduit dans le troisième ventricule.

Les tubercules quadrijumeaux n'existent généralement pas chez les Poissons cartilagineux, ou, s'ils existent, ils ne sont qu'au nombre de deux sous une forme demiovale, situés en avant du cervelet. Quant aux nerfs cérébraux, il est plus difûcile encore que chez les Poissons osseux de bien préciser de quels faisceaux de la moelle épinièreils émanent, aussi n'en parlerons-nous pas ici.

En résumé , et d'après l'exposé que nous venons de faire, on trouve que chez les Mammifères le cerveau renferrne le Corps calleux, la Voûle à troi!> piliers, les Cornes d'Ammon, le l'ont de Varole, les lignes alternativement blanches et grises du corps calleux, les tubercules quadrijumeaux sans cavités , les lobes latéraux du cervelet ; que chez les Oiseaux, les tubercules quadrijumeaux sont placés sous la base du cerveau; de plus la cloison qui ferme chaque ventricule est mince et rayonnante ; que chez les Reptiles , les tubercules guadrijumeauo; sont placés derrière les hémisphères , et que le cervelet est très petit; que chez les Poissons cartilagineux il y a soudure de la première paire de lobes olfactifs , absence de tubercules à l'intérieur des lobes creux; que chez les Poissons osseux, enfin, il n'y aurait pas de ventricules dans les hémi.spbères , si Ton assimile les lobes creux aux tubercules

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quadrijumeaux. Ceux-ci auraient en outn une structure très compliquée : la glande pineale serait en avant des hémisphères ; Iss tubercules quadrijumeaux se trouveraient à l'intérieur du venlncule commun. Les trois dernières classes n'ont ni corps caU leux, ni voûte, ni pont de Varole , et de plus les tubercules quadrijumeaux offrent des 00* vités venlriculaires.

Indépendamment de ces caractèras propres à chaque groupe des Vertébrés, on remarque que les Oiseaux et les Reptiles ont certains caractères communs, à savoir ia petitesse de leurs couches optiques , et l'absence de protubérance mamillaire a la base du cerveau.

EnOn tous les animaux vertébrés ont en commun la division principale en hémisphères, couches optiques , tubercules quadrijumeaux et cervelet. Les deux ventricules antérieurs sont pairs ; le 3'' et le 4' sont irapairs; l'aqueduc de Sylvius ainsi que l'in- (undibulum existent , et la communication est toujours ouverte entre tous les ventricules. On trouve également., chez tous les Vertébrés , les corps striés , les commissures antérieureet postérieure, les glandes pinéale et piiuitaire, et le cervelet. Au point de vu6 (iii développement des diverses parties du

Mveau, il semblerait y avoir certains rapports entre les facultés des animaux et les proportions de leurs parties communes.

Ainsi la perfection de leur intelligence paraît d'autant plus grande, d'après le célèbre Cuvier, que l'épanouissement du corps strié en hémisphère est plus considérable. Aussi .l'Homme, qui a les deux hémisphères plus épais, plus étendus et plus reployés que les autres espèces, est-il le premier dans l'échelle des êtres. A mesure qu'on s'éloigne de rilomme, les hémisphères deviennent plus minces et plus lisses; les parties qui composent le cerveau se recouvrent moins le§ unes les autres, et semblent s'étaler de plus en plus en longueur. En même temps que ce» changements s'effectuent, on voit également que rintelligencediminued'cspècea espèce; il paraît même que certaines parties prennent dans toutes les classes un développement relatif à certaines qualités des animaux. Or , à ce point de vue , l'étude comparative des diverses parties du cerveau, dans la série animale, est bieo digue da

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fixer l'attention de» anatomistes et des physiologistes; car on peut espérer, en suivant ces recherches , d'acquérir quelques notions sur les usages particuliers à chacune des parties du cerveau.

Du grand sympathique chez les Poissons.

— Il est réduit, dans cette dernière division des Vertébrés, a un simple filet nerveux qui se trouve situé sur les côles de la colonne vertébrale. Les anastomoses que le grand sympathique envoie aux nerfs vertébraux sont d'une ténuité extrême , ainsi que les branches qui se distribuent sur le péritoine et les artères. Le grand sympathique peut être suivi dans la tête des Poissons jusqu'à la cinquième paire, excepté chez les Lamproies, où l'on n'a pas encore décrit le grand sympathique. Ainsi , comme on le voit , le système nerveux de la vie organique suit la dégradation que les divers groupes des Vertébrés subissent eux-mêmes en passant des Mammifères aux Poissons.

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