‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 73 sur 147 · TAB · texte numérisé non relu

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lièrement des portions déjà Oétries et desséchées. (E. D.)

♦TABASCeiR, TABASflIR et TA- BAXIR. EOT. — On désigne sous ces trois noms des concrétions siliceuses qui se forment aux nœuds des Bambous. Ce fait singulier de concrétions pierreuses formées dans l'intérieur de végétaux a frappé l'imagination des peuples qui habitent les contrées où croissent les Bambous. Aussi ontils attribué aux Tabashirs des propriétés merveilleuses, et certains d'entre eux en ont même fait un objet de vénération. Au reste, ce dépôt de silice à l'état solide paraît peu extraordinaire lorsqu'on songe que cette substance existe en proportion très marquée dans les Graminées et quelques autres Monocolylédons, et qu'elle contribue à donner à leur épidémie cette dureté remarquablequi ledislinguedans un assez grand nombre de cas. (D. G.)

*TABASTREA.POLTP.— PounCBASTREA.

* TABEBUIA. BOT. ph. — Genre de la famille des Bignouiacées formé par Gomez {Obs. bot.. Il, p. 7, tab. 3), en quelque sorte intermédiaire aux genres Bignonia et Lundia, différant du premier par son calice bilabié, du second par ses anthères glabres, des deux par la cloison de son fruit qui est contraire aux valves. Son nom n'est autre que celui que porte vulgairement à Rio-iie-Janeiro son espèce type, le Tabebuia uligmosa,ï)C. (Bignonia uUginosa, Goniez). De Candolle, décrit (Prodr. IX, p. 212) 16 espèces de ce genre, toutes ligneuses et la plupart grimpantes. (D. G.)

* TABELLARIA. inf. végêt. — Genre de Bacillariées indiqué par M. Ehrenberg {Infusionsth.,iS38). (G- B.)

TABERN^MOiNTAlVE. Tabernœmontana (dédié à Tabernaemontanus, botaniste allemand du xvi* siècle, auteur d'une Histoire des plantes). — Genre nombreux de la famille des Apocynées , formé par Linné, dans lequel rentrent des arbres et des arbustes des régioiii intertropicales, à rameaux généralement dichotomes, à feuilles opposées , dont le court pétiole se dilate en fausses stipules (AIp. DC.) interpétiolaires ; à fleurs blanches ou jaunes, distinguées par un calice persistant, à 5 lobes, qui portent chacun intérieurement une glande; par une corolle en coupe , nue

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à la gorge ; par 5 étamines incluses dont l'anthère est longuement acumiiiée. Leurs deux follicules sont charnus, pulpeux, et renferment des graines nombreuses, sang aigrette , anguleuses, noyées dans la pulpe. Dans le V* volume du Prodromus (pag.

361), M. Alp. De Candolle a signalé 85 es< pèces de ce genre qu'il a divisées en trois sous-genres : a. Taberna, à calice quinquéparli; à fruits allongés ou oblongs, recourbés. Il y range : 1° Le Tabernœmontana ulilis, Arn., espèce de la Guiane anglaise, très curieuse par son suc laiteux non seulement inoffensif, mais encore formant un lait très doux et nutritif. Cette particularité est d'autant plus remarquable que le suc laiteux des Apocynées est toujours très acre. 2° Le T. laurifoiia. Lin., joli arbuste de la Jamaïque, qu'on cultive quelquefois en serre chaude con<me espèce d'ornement.

3" Le T. cilrifolia. Lin., également des Antilles, où ses feuilles sont usitées comme fébrifuges et purgatives. — b. Ervatamia. Ce sous-genre, caractérisé par son calice presque quinquéfide, qui porte les glandes vers le milieu de sa hauteur, ne renferme que le Tabern^emontane élégant, T. coronaria, R. Br. {Nerium coronarium, Jacq.), joli arbuste des Indes orientales où i! est fréquemment cultivé, de même que dans l'Archipel indien. Ses fleurs blanches sont grandes, doubles et parfumées, surtout la nuit. En Europe, on le cultive en serre chaude et on le multiplie par boutures. — c. Rejoua. Ce sous-genre, dont M. Gaudichaud avait fait un genre distinct {Voy. do l'Uranie, Botati., p. 450, t. LXI), se distingue par son fruit unique, presque globuleux, qui a la couleur, la grosseur et la forme d'une orange moyenne. Son type est le T. aurantiaca, Alp. DG. {Rejoua aurantiaca, Gaudic., lac. cit.). (P. D.)

TABLIER. BOT. — On donne ce nom , concurremment avec celui de Iabelle,à une division du périantbedes Orchidées, qui se distingue presque toujours par des formes remarquables et souvent fort singulières. Voy. ORCHIDÉES. (D. G.)

TABOURET, bot. ph. — Nom vulgaire employé quelquefois pour les Thlaspi.

TACAMAQUE. bot. — On confond sous ce nom plusieurs résines qui, bien qu'elles aient été estimées autrefois comme suij-

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sinnces médicinales, particulièrement comme toniques et excitantes, sont de nos jours à peu près inusitées. On distinguait plusieurs sortes de Tacamaques : La Tacamaque ordinaire ou d'Amérique, qu'on croît généralement produite par VElaphrium tomentosuni, Jacq. Elle a une odeur assez agréable. La Tacamaque angélique ou sublime, qui provient également de l'Amérique méridionale et qu'on dit produite par VIcica Tacamahaca, Kunlh. Son odeur aromatique a été comparée à celle de l'Angélique, d'oîi lui est venu son nom. La Tacamaque de Bourbon ou de Madagascar , qu'on obtient du Calophyllum inophyllum , Lam. (D. G.)

TACAUD. poiss. — Nom vulgaire d'une espèce de Morue, appelée encore Gade, Mollet ou pelile Morue fraîche {Gadus barbahib, BL). (G.B.)

*TACAZZEA. BOT. ph. — Genre de la famille des Asclépiadées , tribu des Périplocées, formé par M. Decaisne (Prodrom. vol. VIIF, pag. 492) pour un arbuste à rameaux en baguettes, à feuilles linéaires-oblongues, à fleurs paniculées, qui croît en Abyssinie sur les bords duTacazze, d'où est venu le nom générique, et qui a reçu le nom de T. venosa, Dne.Cegenreest voisin des Periploca, (D.G.)

TACCA. Tacca. bot. ph. — Genre de la famille des Taccacées, à laquelle il donne son nom, formé de plantes herbacées qui croissent spontanément dans les parties tropicales de l'Asie et de l'Océanie , à feuilles longuement pétiolées, palmées ou pinnatifides, qui présentent les caractères assignés à la famille à laquelle elles appartiennent. La plus remarquable d'entre elles est le Tacca PiNNATiFiDE, Tacca pinnalifida, Forst., l'une des plantes alimentaires communément cultivées dans les îles de l'archipel d'Asie et de l'Océanie. Dans celles-ci , elle porte le nom de Pia. Sa racine tuberculeuse est extrêmement amère et acre dans la plante spontanée; mais la culture l'a un peu adoucie, et d'ailleurs la préparation à l'aide de laquelle on en extrait la féciilea pourrésultat (le débarrasser celle-ci de lous les principes acres et amers dont elle était mêlée. Cette racine est formée de plusieurs tubercules ramassés et entremêlés de radicelles. D'après M. Mœrenhout ( Voyage aux îles du grand Océan , t. H, p. 97), pour en extraire la fécule, les Océaniens la font tremper dans de

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l'eau douce, après quoi ils la pèlent, la lavent encore et la râpent; ils lavent ensuite sur un tamis. L'eau qui passe est épaisse et blanchâtre; elle dépose une pâte épaisse qu'on lave de nouveau à plusieurs reprises et qu'on fait sécher ensuite. Par là on obtient une fécule blanche, très nourrissante et agréable à manger, qu'on prépare de diverses manières et qui entre pour une portion importante dans l'alimentation des habitants. Aujourd'hui le commerce apporte cette fécule en Angleterre où elle est très estimée. D'après Forster (De plant. escuL, n" 28, p. 59), elle est préférable même à celle qu'on retire du Sagoutier, et non seulement elle est utilisée comme aliment, mais encore elle a quelques usages médicinaux. (P. D.)

TACCACÉES. TaccacecB. bot. ph. — Petite famille de plantes monocotylédones qui emprunte son nom au genre 7'acca, établie d'abord par Presl sous le nom do Taccées, et généralement adoptée aujourd'hui. Les végétaux qu'elle comprend sont herbacés, vivaces, à racine tubéreuse, féculente; leurs feuilles sont toutes radicales, pétiolées et demi-engaînantes à la base, tantôt entières, tantôt laciniées. Leurs fleurs hermaphrodites , régulières , forment au sommet de la hampe une ombelle simple , accompagnée d'un involucre à i folioles et entremêlée de longs filaments qui ne sont autre chose que de longs pédoncules stériles. Chacune d'elles se compose : d'un périanthe coloré dont le tube, relevé de nervures ou de côtes saillantes, est adhérent à l'ovaire, dont le limbe est divisé en 6 lobes sur deux rangs, étalés ou réfléchis et persistants; de 6 étamines fort singulières par leurs filets dilatés au sommet en une sorte de capuchon dans lequel, et sur la paroi interne duquel s'attachent 2 loges d'anthères distinctes et séparées, à déhiscence longitudinale; d'un ovaire adhérent, uniloculaire, miiltiovulé, à 3 placentaires pariétaux, surmonté d'un style court, que termine un grand stigmate en parasol, à 3 lobes bifides. Le fruit est charnu, indéhiscent, surmonté du périanthe persistant ; il renferme des graines nombreuses, à test coriace, dont l'embryon est très petit et logé dans la portion basilaire d'un albumen charnu.

La place de cette petite famille dans la

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iérie des familles végétales n'est pa§ déterminée iinirormément par les botanistes.

A.-L. (le Jussieu (Ge»., p. 56) ranf^eait le genre Tacca à 1» suite de sa famille des Narcisses, parmi les genres qui n'avaient avec celle-ci qu'une affinité médiocre {Gen. non oynninè afflnia). RI. Rob. Brown {Prodr. fl. nov. HolL, p. 340) le plaça après les Aroidées, comme intermédiaire entre cette famille et celle des Arislolochiées. D'un autre côté, M. Endlicher regarde ces plantes comme rattachées par des caractères artificiels aux Dioscoréacées à la suite de.»quelles il les place. Il est suivi en cela par M. Ad. Brongniart. Enfin, M. Lindley classe cette petite famille, dans son alliance des Narcissales , entre les Broméliacées et les Hœmodoracécs {\'cget. kingd.). Son exemple est suivi par M. A. Richard {Eléments, 1« cdit., p. 645).

Les Taccacées croissent dans les parties tropicales de l'Asie, de l'Afrique et de rOcéanie, où certaines d'entre elles sont cultivées comme alimentaires.

Genres: Tacca, Forst.; — Ataccia, J. S. Presl. (P. D.)

TACCO. Saurothera. ois. — Genre de la famille des Cuculidœ (Coucous), dans l'ordre des Grimpeurs. Vieillot, qui en est le fondateur, lui donne pour caractères un bec plus long que la tête, lisse, comprimé latéralement, convexe en dessus, droit, dentelé sur les bords de la mandibule supérieure, courbé seulement à sa pointe; des narines oblongues, couvertes par une membrane; une langue aplatie, pointue, cartilagineuse; des orbites nues, des tarses glabres, annelés; des ailes moyennes, à penne bâtarde courte, les 2' et 3* rémiges étant les plus longues de toutes; une queue composée de dix rectrices.

L'histoire naturelle des Taccos se réduit jusqu'ici à ce qu'on connaît de l'espèce sur laquelle ce genre a été établi. C'est un oiseau d'un naturel peu sauvage, qui se laisse souvent approcher de si près, surtout au moment où , immobile sur une branche , il est près de fondre sur sa proie, qu'on pourrait le tuer avec un bâton. Il est plutôt marcheur que voilier; son vol est peu élevé; il bat des ailes en partant, puis file et semble glisser sur un plan incliné. Il fréquente indifféremment les terres cultivées, les savanes, les buissons et les forêts. Outre

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les chenilles et les petits lézards , du genre Anolis , dont il se nourrit, l'oiseau dont il est question fait également, dit-on, la chasse aux jeunes rats, aux couleuvres , aux grenouilles, et même aux petits oiseaux. 11 place son nid sur les arbres, dans la fourche des grosses branches, et le compose de petites racines sèches, de mousses et de feuilles. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, d'un blanc sale tacheté de noir.

Plusieurs noms vulgaires ont été donnés à cette espèce par les habitants du pays d'où elle est originaire. Celui de Tacco, conservé par Vieillot comme nom générique, rappelle un de ses cris. En effet, elle semble prononcer iac- 60, en articulant durement la première syllabe, et en descendant d'une octave pleine sur la seconde. Lorsqu'elle pousse ce cri, ou toutes les fors qu'elle change de place, elle imprime à sa queue une secousse de haut en bas. On la nomme encore Oiseau de pluie, parce qu'on a remarqué que ses cris étaient beaucoup plus fréquents lorsqu'il devait pleuvoir; et rieur, à cause de l'analogie qu'a un autre cri qu'elle pousse soit en volant, soit lorsqu'un animal lui porte ombrage, avec des éclats de rire.

Les ornithologistes qui ont accepté ce genre n'ont admis pendant longtemps qu'une seule espèce, le Saurothera velula, Vieill.(Ga«, des Ois., pi. 38). Mais une nouvelle a été récemment décrite par M. d'Orbigny dans llltstoire naturelle de Cuba, que publie M. de La Sagra ; et de plus M. deLafresnaye a reconnu que, sous le nom de Saurot. vetula, les auteurs avaient jusqu'ici confondu trois espèces distinctes. En sorte que le genre Saurothera renferme aujourd'hui quatre espèces, et même cinq, sil on y comprend le5aur.Bo»œ(deBl3inv.), dont Wagler a fait le type de son genre Geococcyx. Nous allons les énumérerc

Le Tacco de la Jamaïque. Saur, jamdicensis, deLafr. {Rev. zooL, 1847, p. 354).

Le Tacco de Saint-Domingue. Saur, dominicensts. de Lafr. {loc. cit., p. 355; Buff., pi. enl. , 772 , sous le nom de Tacco ou Coucou à long bec de la Jamaïque).

Le Tacco vieillard. Saur, vetula, Vieill. {Gai. des Ois., pi. 38). Il habite Saint-Domingue, d'après Vieillot. M. de Lafresnaye présume qu'il appartient plutdt à quol«

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que antre tie des Antilles. Ce sont ces trois espèces que l'on a confondues, selon re dernier auteur, sous le même nom «le Saur, velula.

Le Tacco db Merlin. Saur. Merlini, D'Orbigny {Hist. de Cuba, par M. de La Sagra; Allas, pi. 25). Il habite Cuba et probablement la Martinique, selon M. de Lafresnaye.

Le Tacco de botta. Saur. Boltœ , de Bl. Saur, californiana, Less. {Suppl. à Buff., t. VI, p. 2i0). Geococcyxvariegalus, Wagl., de la Californie. C'est sur cette espèce que Wa^er a fondé son genre Geococcyx. Boié en avait fait un Diplopterus, sous le nom spécifique de Viaticus , et Swainson un Leptostoma. (Z. G.)

*TACCOCUA. OIS. — Nom latin, dans la méthode de M. Lesson, du genre Taccoïde. *TACCOiDE. Taccotua. ois. — Genre de la famille des Cuculidœ (Coucous), dans l'ordre des Grimpeurs, établi par M. Lesson, qui lui donne pour caractères un bec moins long que la tête, beaucoup plus haut que large, très comprimé sur le.'? côtés, à mandibule supérieure très convexe, recourbée et crochue au bout; des narines peu apparentes, en fissures basales, cachées par les plumes du front; des ailes courtes, pointues; des tarses médiocres , robustes , scutellés, terminés par des ongles très petits. La seule espèce qui compose ce genre est leTACCoiDE Leschen aulx, Tacc. Leschenaultii, Less. [Trait. d'Ornilh., p. 144). Oiseau du Brésil. (Z. G.)

*TACI1EA, Flemming. ois. — Synonyme je Dro7nams,Vieill. (Z. G.)

TACHE-NOIRE, poiss. — Nom spéciîque vulgaire du Chétodon,à une seule tafhe, Chœtodon unimaculatus, El., pi. 201, r.g. 1. (G. B.)

TACniA. — Voy. tachie.

*TACIIIADEI\IUS. BOT. ph. — Genre de U famille des Gentianées établi par M. Griseb.ich {Genlia. , jtng. 200; Prodr., vol. IX, p. 81 ) pour des herbes et sous-arbrisseaux de Madagascar, détachés des Lisianthus, remarquables par leurs fleurs blanches, dont la corolle a un long tube grêle, élargi en cloche à l'extrémité, et un limbe à 5 lobes étalés. On en connaît 5 espèces; son type est le T. carinaius, Griseb. {Lisianthus carinatus, Lamk,). (D. G.)

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TACHIBOTE. Tacliibota. bot. ph. — Genre rangé comme douteux à la suite de la famille des Bixacées. Il a été formé par Aublet {Guian., vol. I, pag. 287, t. 112) pour un arbrisseau de la Guiane , dont les fleurs blanches, petites et en grappes, se font remarquer parce que, avec un calice quinquéparti et cinq pétales, elle» ont 6 étamines et un pistil trimère. Cette espcce encore unique a reçu le nom de T. guianensis, Aubl. (D. G.)

TACHIE. Tachia. bot. ph. — Genre de la famille des Gentianées formé par Aublet (Gi'ian,\o\. I, pag. 15, tab. 29). Sur les cinq espèces auxquelles ce nom générique avait été applique, M. Grisebach en a exclu quatre, et il n'a conservé dans ce genre que le Tachia guianensis, Aubl. , arbre des forêts humides de la Guiane et du Rio-Negro , à grandes feuilles coriaces , et à grandes fleurs jaunes en entonnoir. (D. G.)

TACHIGALIE. Tachigalia. bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Cœsalpiniées, formé par Aublet(Gwan., vol. I, p. 372), Il comprend des arbres de l'Amérique tropicale, à feuilles brusquement pennées, à fleurs jaunes, en épis paniculés. Son type est le T. paniculfita, Aubl. De Candolle n'en signalait que 3 espèces dans le Prodromus, vol. II, p. 487. Plus récemment il en a été décrit 8 nouvelles, dont 6 par M. Tulasne. (D. G.)

TACIIINA. INS. — Voy. tachine. (E. D.) *TACHIÎVAIRES. Tachinariœ. ins. — Sous-tribu de l'ordre des Diptères, division des Créophiles, tribu des Muscides, famille des Athéricères, créé par M. Macquart {Dipt., Suit., à Buffon, 1835; Ann. Soc. ent. Fr., 1845-1848), adoptée par la plupart des entomologistes modernes, correspondant au genre Tachina, Meigen, et à la tribu des Eniomobies de M. Robineau-Desvoidy.

Les Tachinaires ont pour caractères .

Trompe ordinairement épaisse ; palpes allongés; épistome souvent saillant; péristorne bordé de soies; front habituellement large; antennes couchées; style assez épais dans une partie de sa longueur, nu ou quelquefois pubescent, le plus souvent de troii divisions distinctes, dont les deux premières ordinairement courtes; abdomen portant des soies au bord des segments , et le plus souvent d'autres au milieu des deuxième

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et troisième; pieds munis de sole : pelotes et crochets des larges grands dans les mâles; ailes écartées, quelquerois une pointe au bord extérieur, à l'extrémité de la nervure médiastine externe.

Dans ces derniers temps, M. Macquart{/oc. cil.) a tiré de bons caractères, tant pour la distinction des espèces, que pour celle des «exes, de la disposition des nervures des ailes, et il a étudié ce sujet avec soin. Nous ne pouvons pas en parler ici.

A l'état parfait, les Tacbinaires vivent sur les fleurs; mais les femelles déposent leurs œufs sur les Insectes, particulièrement sur les Chenilles , et les jeunes larves, à leur naisssance, pénètrent dans le corps, s'alimentent de la substance adipeuse qui y abonde; et après y avoir subi tout leur développement, elles sortent de leur prison. On a constaté la présence de larves de Tacbinaires dans un grand nombre d'Insectes d'ordres différents, et l'on doit a ce sujet des remarques intéressantes à MM. Léon Dufour, Robineau-Desvoidy, Lepelleiier de Sjint-Fargeau, etc.

On connaît un nombre énorme d'espèces de Tacbinaires. C'est principalement les espèces européennes qui ont occupé les naturalistes, et particulièrement Meigen , Harris, Fabricius, Wiedemann, et MM. Zetlersledt, Camille Rondani . Robineau-Desvoidy, Macquart, etc. On a formé, dans celte sous-tribu, un nombre assez considérable de coupes génériques. M. Robineau Desvoidy {Essai sur les Myodaires, 1830, et Myodaires des environs de Parts, dans les Annales de la Soc. entomologique de Fr , 1844, 1846, 1847) a surtout créé be;iucoup de genres : nous nous bornerons à indiquer ceux adoptés par M. Macquart, dont nous suivons la méthode dans ce Dictionnaire, et qui sont au nombre de 31. Ces genres sont les suivants : Echinomyie, Cuphocère, Micropalpe, Gonie, Pachyslt/le, llUgérie, Thryptocère , Aphrie, Siphone , lihamphine , Rkynchosie, Chrysosome, Polidée , Plagie , Dorie , Trixa , Nemorée , Exorisle ( Senometopie ) , Eungaster, Masicère , Melopie , Lydelle, Tachine, Clylie, Miltogramme, Myobie, Zophromyie, Cassiiœmyie, Sericocère, Plilocère, Melanophore. "—Voy. ces mots. (E. D.)

TACHIIVE. Tachina {v«xyit prompt).

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INS. —Meigen (in Illiger Mag., 1803) aérée sous ce nom un genre de Diptères, delà famille des Athéricères, tribu des Muscides qui est devenu pour les entomologistas mo, dénies une sous-tribu distincte, celle des Tachinaires ou Enlomobies {voy. ces mots) ; mais quoique restreint fortement, le genre Tachina comprend encore, d'après M. Mac-/ quart, une cinquantaine d'espèces la plupart propres à l'Europe.

Les caractères particuliers aux Tachine»

sont les suivants : Corps étroit; face un peu oblique, presque nue; épistome non saillant; front ordinairement rétréci dans les mâles; antennes atteignant l'épistome : deuxième article allongé , et troisième tantôt de la longueur du second, tantôt double; yeux nus; première cellule postérieure des ailes entr'ouverte avant l'extrémité de l'aile : souvent une pointe au bord extérieur, etc.

Les larves des Tachines vivent dans les chenilles.

Nous citerons comme types : la Tachinb DES LARVES, Tachina larvarum, Meig., Lin., Fabr., qui est entièrement noire, et se trouve dans toute l'Europe.

Et des espèces de France, telles que : La Tachina latifrons, qui forme le genre Voria de M. Robineau Desvoidy.— La T. oblonga, type du genre Acemya Rob.-Desv. — La T. pallipalpis , genre Guerinia, Rob.-Desv.

— La T. cylindrica, genre Meigenia, Rob.- Desv., etc. (E. D.)

TACaiMUS ( Totxcvoç, prompt, agile), ins.

— Genre de Coléoptères penlamères, tribu des Tachyporiniens , créé par Gravenhorst {Monogr. Microplerornm , 1806, p. 13ri), et adopté par Erichson (Gênera etspec. Slaphylmorum, p. 224). 41 espèces ont été rapportées à ':e genre 23 appartiennent à rAtnérique, 12 à "Europe, 3 à l'Asie et i seule est propre à l'Afrique. Nous citerons comme s'y rapportant les T. Silplmdes, subterraneus, Lxnn. ,rufipes de G., flavipes, bipustulalus , marginellus, F., etc., etc. Ce genre offre pour caractères : Antennes filiformes, de onze articles; palpes maxillaires filiformes; languette biiobée; élytres plus longues que la poitrine. (C.)

*TACI1IPIÎ0I\E. Tachiphonus. ois. — Genre créé par Vieillot dans la famille des Tangaras. — Voy. tangara. (Z. G.)

*TACHURIS. Tachuris. ois. — - Genre

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de la famille des Muscicapidées, dans l'ordre des Passereaux, établi par M. de Lafresnaye, qui lui donne pour caractères un bec grêle comprimé, une queue arrondie, des ailes très c<jurtes, arrondies.

L'espèce sur laquelle ce genre a été fondé a été rangée par Vieillot, G. Cuvier, et beaueoup d'autres ornithologistes parmi les Roitelets; mais elle diffère de ces dernières par son bec, qui est déprimé à la base et ndn comprimé latéralement dans sa longueu|:; par ses narines découvertes et nullement cachées par de petites plumes décomposées dirigées en avant; par des doigts antérieurs très longs et très déliés, armés d'ongles également longs, minces et très atténués, mais peu courbés ; un pouce court, quoique armé d'un ongle fort, tous caractères opposés à ceux des Roitelets. Elle en diffère encore par des ailes très courtes, très rondes, par une queue fort arrondie et non échancrée. Enfin , d'après le témoignage de d'Azzara, c'est dans les terrains couverts d'eau et de joncs que se tiennent les Tachuris, ce qui, sous ce rapport, les rapproche beaucoup plus des Fauvettes riveraines que des Roitelets; aussi, M. de Lafresnaye les place-til dans la section de ses Gobe-mouches riverains {Muscicapidœ ripariœ).

Deux espèces, selon lui, font partie de ce genre : La première est le tachuris omnico- LOR, Tac. omnicolor, deLafr.; Regulus omnicolor, Vieill. (Gai. des Ois., pi. 166); 7achuris roi, Azzara , fort bel oiseau à huppe composée de plumes noires, jaunâtres et rouges; à joues bleues, à nuque et gorge blanches; à dos et croupion verdâtres , à parties inférieures jaunes, a l'exception des sous-caudales, qui sont rouges.

Il habite le Brésil, particulièrement les forêts qui bordent le liio Grande.

La seconde est le Tachuris noirâtre. Tac. nigricans,de Lafr. ; Sylv. nigricans, Vieill. ( Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, t. XI, p. 204); petit Tachuris noirâtre, Azzara.

On le trouve au Paraguay et aux environs de la rivière de la Plata. (Z. G.)

TACIIYBiEIVUS (Ta^wç, rapide; gacvu , je marche). Dupont (Ca«., 3* éd., p. 6j. ins. — Synon. de Psilocera, Brullé. (C.)

*TACHYBATES (^a^v;, rapide; gac'vu, je marche), bept. — Genre de Geckotiens ,

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indiqué par M. Fitzinger ( Syst. Hept. , 1843). (G. B.)

♦TACHYDROME. Tachydromus (raxiç, prompt; ôpôaoç, course), rept. — Genre de Laceriiens créé par Daudin , et placé, par MM. Duméril et Bibron, dans le groupe des Cœlodontes - Leiodactyles. La tète de ces Reptiles est pyraniido triangulaire, le corps plus haut que large, le dos convexe, le ventre plat , les flancs légèrement arqués en dehors; la queue est plus longue que chez aucun autre Lacerlien, et forme quelquefois seule les trois quarts de la longueur totale de l'animal. La langue est couverte de papilles, dont la forme distingue les Tachydromes entre tous les Lacertiens cœlodontes: ces papilles ont la forme de plis en chevrons s'emboîtant les uns dans les autres, et dont le sommet est dirigé en avant. On connaît deux espèces de ce genre : le Tachy- DROME A SIX raiks ( Tach. sexlmeaius ), dont les écailles dorsales sont disposées sur quatre séries longitudinales; et le Tacuvdromu japonais (Tach. japonicus), dans lequel les écailles forment six séries. (G. B.)

♦TACllYDllOSUE. Tachydronita (^:<xv„ prompt ; Spôuiv-, coureur ). ins. — Genre de Diptères, de la famille des Taiiystomes, tribu des Empides, créé par Me\get\(Klassif., 1804), et adopté par MM. Robineau-Desvoidy et Macquart. Les Tachydromia, caractérisées principalement par leurs antennes de deux articles distincts, le dernier elliptique et aplati, ne comprennent qu'une dizaine d'espèces propres à l'Europe et qui y sont assez rares. Nous citerons comme type \eT. fuscipennis, Fall.,qui se rencontre en juillet , sur le tronc des arbres. (E. D.)

TACHYDROMIEiXS. Tachydromiœ. ins.

— Meigen (Syst. Beschr., III, 1823) donne le nom de Tachydromiœ à une tribu de Diptères , de la famille des Tanystomes, ay.inl pour caractères des antennes n'olTianl que deux articles distincts, avec une soie terminale, une trompe courte, perpendiculaire; des pelotes entre les crochets des tarse», etc., ne comprenant que les genres Hétérodrohie, Tachydromie , et Drapétés , et se rapportant en grande pariie à la tribu des EMPioiis (voy. ce mot) de M. Macquart. Latreillo (Gen. Ins. et Crust.) a donné à cette tribu le nom de Stcus, et M Weslwood celui de Tachydromidœ. (E. P.)

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ÏACHYDROMIJS , Illig. ois. — Synon.

de Cursorius, Lalb. Genre fondé sur le Court-vite Isabelle. (Z. G.)

TACHYEKGES ( Taxwspy/i?, agile ). iNS.

— Genre de Coléoptères létramères, division des Érirhinides, fondé par Schœnherr ( DisposUio methodica, p. 256 ; Gen. cl spec. Curculio., syn., t. III, p. 489, 7, 2, p. 378) et qui est composé de 13 espèces: 9 sont propres à l'Europe , 3 à l'Amérique et 1 est originaire d'Afrique ( cap de Bonne-Espérance). Telles sont les T. salicis, Lin., saliceli,crassus, ¥., etc. (G.)

TACUIGLOSSUS (iraxvç, rapide ; yJÛcr- <ra, langue), mam. — llliger proposa ce nom pour remplacer celui d'Échidné. — Voy. ce mot. (G. B.)

TACniGOIVrS ( t«x'v>ouvoç , qui a des pieds rapides). 1ns. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Rhamphides, établi par Schœnherr {Gen. et spec. Curculio., syn., t. I, p. 311; V, 465) et qui est composé de 5 espèces américaines. Telles sont les T. liorridus {Lecontei, Dej.), hydropicus lihalangium, Che\., et, fasciculosus, Schr.(C.)

TACIllLÏTE (de -ra^ù;, vite; et Ivoi , dissoudre), min. — Substance noire, vitreuse, amorphe, appartenant à l'ordre des silicates doubles, alumineux, à base d'oxydule de fer et de ses isomorphes, et qu'on a trouvée dans le basalte, près de Dransfeld, et au Vogelsgebirge. Elle fond avec la plus grande facilité en un verre incolore, et elle est décomposé entièrement par l'acide chlorhydrique. Sa densité est de 2,5. C'est à Breilhaupt que l'on doit la distinction de cette substance. (Del.)

*TACe\MEIMIS (Tax"?, rapide; p^vtç , colère), rept. — Genre de Couleuvres indiqué par Wiegmann (in N. Act. nat. cur., XVII, 1834). (G. B.)

*TACHÏ!\ECTES (Taxv;, rapide ;vvixx-n%, nageur), rept. — Genre de Couleuvres indiqué par M. Fitzinger (Syst. Rept., 1843). (G. B.)

TACHYOPUS,Sturm(Ca(.,1843,p.352).

INS. — Synonyme de Tachygonus, Schœnherr. (C.)

TACHYPETES. ois. — Nom générique latin de la Frégate, dans la méthode analytique de Vieillot. (Z. G.)

TACHIPETES {zo^x'^ntl-ni , qui vole rapidement), Chevrolat, Dejean {Catalogue,

T. xin.

TAC

3' éd., p. 443). INS. — Synonyme deGynandrophlhalma, genre nouvellement fondé pat Th. Lacordaire (Monogr. des Col. subpent. de la fam. des Phytophages, 1848, p. 256), et qui fait partie des Clythrides clylhridées de cet auteur. (C.)

*TACI1\PEZA (rax^Ç. prompt; 't^Ça.

pied). INS. — Meigen {Syst. Beschr., VI, 1830) désigne sous cette dénomination un genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanyslomes, iribu des Empides, qui n'est pas indiqué par M. Macquart ( Dipt. des S.uites à Buffon). (E. D.)

TACHYPLEUS(Taxwç, prompt; tcXco,, naviguer). Cette coupe générique, établie par Leach, n'a pas été adoptée par M. Miln« Edwards, qui la considère comme étant syn. du genre des Limœus. — Voy. ce mot. (H. L.) * TACHYPLOTÈRES. Ois. — Sous ce nom, Ritgen a établi, dans l'ordre des Palmipèdes , une division qui comprend les espèces de la famille des/lnaftdœ qui, comme les Canards proprement dits, sont habiles à nager. (Z. G.)

TACllYPORIMEA'S, Tachyporini. ins.

— Seconde tribu de l'ordre des Coléoptères se rapportant à la famille des Brachélytres, établie par Erichson [Gen. et spec. Staphylinorum, p. 213) sur ces caractères principaux : Stigmates prothoraciques visibles ; antennes insérées au-dessous du bord latéral du front. Genres : Hypocyplus, Conurus, Tachyporus, Habrocerus, Tac/it'rms, Trichophius , Bolelobius , Mycetoporus , Tanygnathus et EUiptoma. Les Hypocyptus et Tanygnathus sont tétramères et tous les autres genres sont pentamères. (C)

TACHYPORUS (Tax.ù; , rapide ; ^opoç , passage), ins. — Genre de Coléoptères pentamères, tribu des Tachyporiniens, créé par Gravenhorst {Monographia Micropterorunif I, 137) et adopté par Erichson (Gen. et spec. Slaphylinorum, p. 231). Ce genre renferme 26 espèces : 20 sont originaires d'Europe, 5 d'Amérique et 1 seule est propre à l'Afrique (Egypte). Nous citerons seulement les T. oblusus et chrysomelinus, Lin. (C.)

*TACHYPTEÎVA (rax"? , rapide; titcvo;, volant). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Nocturnes, tribu des Bombycides, créé par Germar (Bombyc, I, 1811), et qui n'est pas adopté par MM. Duponcbel et Boisduval. (E. D.)

TAC

♦TACHYPTEIUS (ro^x^i, rapide; ^1,pèï, aile), Kirhy {Faunabor. Am., p. 139). INS. — Syn. de Melanophila , Eschschahz , Casteinau, Gory. (G.)

*TACHYPUS(Taxù;, rapide; TTo-:.:, pied , Weber. ins. — Synonyme de Carabiis , Linné et Dejean. (G.)

TACHIPUS (-racx^^-, rapide; •tovç, pied). INS. — Genre de Goléoplères pentamères, tribu des Garabiques subuiipalpes , proposé par Megerle et adopté par Latreiile [Règne an. de Cuv., t. IV, p. 418), et Dejean [Spec. gén. des Coléopt.,Y, 192) comme division de leur grand genre Bembidium. Les espèces suivantes, T.CaraboideslW. [picipes), pallipes Dufs., appartiennent à i'Europe et à l'Asie. (G.)

TACHYS (Ta^v;, rapide), ins. — Genre de Goléoptères pentamères, tribu des Garabiques subuiipalpes, proposé par Mégerie et adopté par Dejean [C'atal., 3" édit., p. 36) comme 3^ division de son grand genre des Bembidium. 34 espèces rentrent dans ce genre; 16 appartiennent à l'Europe, 16 à l'Amérique , 5 à l'Afrique , et une seule est propre à l'Asie; telles sont les T. inornatus, flavicauda, ephippialus Say, rufescens Dej., etc., etc. (G.)

*TACH¥SCELIS (t«xv;, rapide; axe- ;il;, jambe), rf.pt. — Genre créé par M. Fitzinger parmi les Lacertiens ( Sysl. liept., 1844). (G. B.)

TACHISURE. Tachysurus (rax^;, agile; tvpoc, queue), poiss. — Genre de Poissons Malacoptérygiens, Siluroïdes, que Lacépède établit d'après une peinture chinoise, et auquel il trouve un caractère spécial dans la queue longue et déliée : caractère qui lui fournit l'appellation générique; mais cet organe ne dépasse guère les proportions qu'il présente chez les animaux du genre Pimélode, dans lequel ce Poisson doit constituer l'espèce Pimelodus Tachisurus Val. [Tachisurus chinensis Lac). (E. Ba.)

*TACH1TA (Taxvry,;, rapidité), ins. — Genre de l'ordre des Goléoptères pentamères, tribu des Garabiques subuiipalpes, établi par Kirby [Fauna bor. Am., p. 56, pi. 8, fig. 6), et qui a pour type et espèce unique la T. picipes, originaire de l'Amérique septentrionale. (G.)

TACHITES (rax^ç, vif), ins.— Genre de la famille des Larrides, de l'ordre des Hymé-

TtEN

noplères, établi par Panzer, sur des espère* dont les mandibules sont longues, arquées et terminées en pointe aiguë; les antennes filiformes avec leur premier article renflé a l'extrémité; les jambes épineuses, etc. Nous citerons les T. elrusca {Andrœna etrusca Rossi), de l'Europe méridionale, et T.pom piliformis Panz. Ge genre correspond à celui de i?/cops d'Uliger. (Bl.)

*TACHYUSA (t«xvs, prompt), ins. — Genre de Coléoptères hétérotarses , tribu des Aléochariniens , établi par Erichson [Gênera et species slaphylinorum., p. 69), et qui est composé de 17 espèces européennes; telles sont les T. alrata Gr., exarata, carbonaria Mann., cœruleaSah\ , etc. (G.)

TACSOIVIE. Tacsonia. bot. ph. — Genre de la famille des Passiflorées, formé par Jussieu (Gênera , pag. 398) pour des arbrisseaux griinpanis au moyen de vrilles, propres à l'Amérique tropicale, qui ont tout le port des Passiflores, mais qui s'en distinguent essentiellement par leur périanthe à long tube et à limbe divisé en 10 lobes sur deux rangs. De Gandolle a décrit {Prodrom., vol. m, pag. 333) 26 espèces de Tacsonies, auxquelles il faut en ajouter aujourd'hui environ dix nouvelles. Ges plantes ont été subdivisées en deux sous-genres : a. Eutacsonia, dont nous citerons pour exemple le T. adulterina, Juss.; — b. Dislephana, dont nous choisirons pour exemple le T. glandulosa, Juss. (D. G.)

*TACUA. INS.— Genre de la tribu des Cicadiens, établi aux dépens du genre Cigale [Cicada) des auteurs, par MM. AmyotetServille {Insectes hémiptères. Suites à Buffon, p. 461). Le type est le Cicada speciosa Illiger. De Java. (Bi..)

*ÏADE. Poiss. — Nom spécifique d'un Muge, le Mïigil Tade , Forsk., appliqué par M. Ehrenbeig à un Muge de la mer Rouge. (G. B.)

TADORNE. Tadorna. ois. — Division générique de la famille des Canards, qui a pour type VAnas tadorna Linn. Voy. canard. (Z. G.)

*T/E1\ARIS (raivapo^, nom mythologique). INS. — Genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes , tribu des Papiiionides, créé par Hubner (Cet., 1816), et ne comprenant que des espèces étrangères à l'Europe. (E.D.)

T^NIA (raiv'a, bandelette, ruban).

MISS. — Ce nom générique, qui indique la forme générale du corps des Poissons auxquels il a été donné, a été appliqué, par Aiistole, Artedi, Linné, Gmelin , Bélon , Rondelet, Aidrovande, Walbaum, Willughby, Laiépède, à différents Poissons qui se rapportent à plusieurs genres de TiBnioides : aux Traihyptères , aux Gyrnnètres, aux Cépoles. Le même mot a été souvent employé ;omme épithète, pour indiquer un caractère spécifique. (G. B.)

T/E\ÏA. HELM. — Voy. TENIA.

T.^I\IA\OTE. Tœnianolus {xMvîa, bandelette; vù7o;, dos), poiss. — Ce genre, créé par Lacépède, comprend des Poissons osseux Acanthoptérygiens qui ne doivent pas rester unis, non seulement dans la niènie coupe générique, mais encore dans la même famille. Ainsi le Tœnianole triacanthe appartient aux Joues cuirassées , et forme, près des Scorpènes, un petit genre qui se distingue par l'extrême compression du corps, et par la hauteur de la dorsale qui s'unit à la caudale. Le Tœnianole large raie appartient , par la figure que Lacépède y rapporte, à une espèce du genre Apisle (Ap. lœnianolus, Cuv.); mais le Poisson luimême, dont Lacépède a emprunté la description à Commerson , est de la famille des Lîibroïdes, et constitue, parmi les Malacan- Ihes, l'espèce Jl/a/. tœnialus, Cuv., tandis que la figure qui appartient réellement au poisson de Commerson , a fourni à Lacépède mm Labre large-raie. (E. 13a.)

*T^I\IAPTERA (Txivi'a, bandelette; rtTEpov, aile). INS. — M. Macquart {Dipt., des Suites à Buffon, II, 1835) a créé sons ce nom un genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides. Une seule espèce entre dans ce genre , c'est \aT, irivillala, provenant de TAnicrique septentrionale. (E. D.)

*T^MIOCAMPA (Taivt'oc, bandelette; Kay.-nrY), bruyère), ins. — Genre de Lépidoptères , de la famille des Nocturnes, tribu des Microlépidoptères, créé par M. Guéi;;e (Ann. soc. eut. franc., 1'^ série, t. VII, 1839) , d'après M. Agassiz , et qui n'a pas été adopté par Duponcbel. (E. D.)

*T.^ÏVIOCARPE. Tœniocarpum {tc^a- Bia, bande, ver; xapTco;, fruit), bot. fh. — Genre de la famille des Légumineuses Pa- j

TiEN

pilionacées établi par M. Desvaux {Ann. de't se. natur. , 1" sér., vol. IX, pag. 420) pour le Dolichos arliculalus , Lam,, sousarbrisseau voluble, de l'Amérique tropicale, dont la gousse hérissée, pluriloculaire, e&l sinueuse à son bord; c'est le T. arliculatum, Desv. (D. G.)

TyE!MIOIDE*(Ta(vra, bandelette, rubao ; £i'(îo?, forme), roiss. — Lacépède créa ce nona pour un Poisson de la famille des Gobioïdes, qui doit constituer, dans le genreAmblyope, l'espèce que M. Valenciennes nomme Amblyope HERMANNiEN, Amblyopus hermannius.

Pour la valeur de cette création générique de Lacépède, voy. l'art, amblyope. (E. Ba.)

TiEi\10lDES. Tœnioidei (raivt'a, bandelette, ruban; trcîo;, forme), poiss. — Sous le nom de Taenioides ou de Poissons en ruban, Cuvier a formé un groupe naturel de Poissons Acanthoptérygiens, très voisins des Scombéroïdes, ayant aussi de fort petites écailles, et dont le corps, très allongé et très aplati sur les côtés, explique le nom général qui les désigne. Si l'on distrait de cette famille les genres Lépidope etTrichiiire, qui sont mieux placés en appendice à la fin do" la tribu des Scombéroïdes a fausses pinules et sans armure à la ligne latérale, on peut diviser les Taenioides en deux tribus :

I. Taenioides à bouche peu fendue, à museau protractile; §,enTes: Trachyplère,Gymnètre et Slyléphore.

II. Taenioides a bouche grande et fendue obliquement, mais non extensible; genres: CépoleelLophoto. (E. Ba.)

* TyEINilOPHYLLE. Tœniophyllum (ratvc'a, bande, ver; yuUov, feuille), bot. ph. Genre de la famille des Orchidées, tribu des Validées, formé par M. Blume {Bijdr., piig. 223) pour des plantes herbacées, épiphytes , petites et acaules, de Java, à feuilles fasciculées linéaires , à très petites fleurs en épi. M. Blume en a fait connaître quatre espèces, parmi lesquelles nous citerons le T. glandulosum , Blume. (D. G.)

*T:EIVIOPTÈEË. Tœnioptera. ois. — Genre de la famille ues Muscicapidœ (Gobe- Mouches) dans l'ordre des Passereaux, caractérisé par un bec plus large qu'épais, droit, fort, légèrement crochu, à la pointe, un peu renflé et garni de fortes moustaches: les deux premières rémiges échancrées sur !e côté, la troisième la plus longue de ton.

TJETi

tes; une queue égale, formée de douz«5 rectrices inclinées en dehors et à barbe antérieure plus longue à rextrémilé.

Ce genre, qui depuis fort longtemps avait été indiqué par d'Azara , sous le nom de Pepoaza, nom que M. Lesson a adopté, a été fondé par le prince Ch. Bonaparte sur des oiseaux d'Amérique fort voisins des Tyrans parleur taille, leurs formes robustes, et quelques uns de leurs caractères. Boié, de son côté, a distingué les mêmes oiseaux sous le nom générique de Xolmis.

Les espèces que l'on y rapporte sont le Tenioptère pepoaza, Tœn. pepoaza. Tyrannus pepoaza \'m\\. (Temm.., pi. col., 554), lies rives de la Plata ; — le Tijr. coronatus Vieill. {Tabl.ency., p. 1855); Musci. vUtigera Licht. (Cat.), du Paraguay; — le Tyr. dominicanus Vieill. {loc. cit.); — le Musci. nœsta Lichst (Cat., n» 557); — le Tyr. ru~ fiventris Y ie'iW. {loc. cit.), des environs de Monte-Video; — le Tyr. africapi//ws Vieill. {loc. cit.), du Paraguay; — le Musci. tœnioptera Ch.Bonap.(Jottr. oflheAv.ofPhil., t. IV, p. 370); — le Musci. violenta Ch. Bonap. {loc. cil.);—\^ Musci. velala Lichst. {Cat., T\° 555), du Brésil ; et le Pepoaza stavida Less. { Rev. Zool., 1839, p. 102 ), de Valparaiso.

Tout ce qu'on connaît de l'histoire de ces oiseaux , c'est que quelques uns d'entre eux marchent avec célérité, qu'ils restent à terre pour faire la chasse aux Insectes, et que leur vol est lent et court. (Z. G.)

* TiEIVIOPTERIAÉES. Tœnioplerinœ.

OIS. — Sous-famille établie parle prince Ch. Bonaparte dans la famille des Muscicapidœ et fondée particulièrement sur le genre Tœnioplera. G.-R. Gray (Lisf. of ihe gênera) comprend dans cette sous-famille les genres Tœnioplera , Lichenops , Knipolegus , Fluvicola , Arundinicola , Aleclui-us et Gubernetes. (Z. G.)

* TiEIVlOPTERIS. BOT. foss. — Genre de Fougères fossiles fort remarquable par la forme et la nervation de ses frondes, et qui prouve l'impossibilité de classer ces fossiles, d'après ces caractères seuls, parmi les genres de Fougères vivantes.

La plupart des espèces de Tœniopteris ont des frondes simples, quelquefois ce sont peutêtre des pinnules latérales de fronde , pensées , oblongues, entières, à nervure mé-

diane épaisse et large, émettantdes nervures secondaires presque perpendiculaires, simples ou à peine bifurquécs à leur base; on n'y a vu que rarement des indices de fructification qui paraissent avoir formé des groupes arrondis comine dans les genres Polypodes et Aspidium. M. Unger a rapporté à ce même g. plusieurs espèces de Glossopleris, qui me paraissent très différents par leurs nervures obliques et dicholomes. Les vrais Tœniopteris ressemblent, par la forme et la nervation de leurs frondes, à des genres très différents de Fougères : 1° aux pinnules des Danœa et Angiopleris; 2" aux Acroslichum et Polylotrya ou Olfersia; 3° aux Oleandra {Aspidium arliculatum , Swartz); 4o aux Blechnum à feuilles simples.

La plupart de ces fossiles ont été trouvés dans les terrains oolithiques ou liasiques, et dans le Keuper, et leur type est le Tœniopteris viltata. Une espèce, au moins, est cependant propre aux terrains houillers les plus anciens, c'est le Tœniopteris antiqua^ deux autres, peut-être différentes génériquement, à feuilles certainement pennées , ont été trouvées dans les terrains tertiaires : ce sont le Tœniopteris Bertrandi, et l'espèce voisine, décrite par M. Gœppert, sous le nom d'Aspidiles dentatus , provenant des ligiiites de la Bohême. (Ad. Br.)

* T^IMIOSOMES. Tœniosomata (ratv.'a, ruban ; crZp.ix, corps), poiss. — Nom donné par Goldfuss, Ficinus, Carus, Gravenhorst, M. de Blainville, aux Poissons dont le corps est rubané et qui constituent la famille des Taenioïdes. Voy. ce mot. (G. B.)

*T^MOSTÈME. Tsenioslema {-zama, bande; ax^ua, étamine). bot. ph. — Genre de la famille des Ciscinées ou Cistacées , établi par M. Spach ( in Compan. to tlie Botan. Magaz., vol. II, p. 289) pour une plante herbacée, du Mexique, à très petites fleurs apétales; son nom rappelle ses étamines dont le filet est aplati en bande linéaire-spatulée et dont l'anthère est très petite. Cette espèce est le T. micranlhum Spach.(Lec/ieamexicanaHort. Berol.) (D.G.)

*T.«!VIOTES (Tacv^'a, ruban), ins. — Genre de Coléoptères subpentamères , tribu des Lamiaires, créé parServille (Ann. delà soc. eut. de Fr., t. IV, p. 90) , et dans lequel rentrent 8 espèces américaines. Noui ne citerons que les suivantes : T. subocula-

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