XVII. Système de l'Eurymanthe et dd Sancerrois
MM. Boblaye et Virlet ont signalé en Grèce neuf Systèmes de dislocations, à l'un desquels ils ont imposé le nom de Système de l'Erymanthe (1). La direction de ce Système, qu'on peut supposer rapportée à Corinlhe, est, d'après MM. Boblaye et Virlet , N. 68° à 70° E., ou, ce qui revient au même, E. 20° à 22° N.
Ce système ne correspond en Grèce qu'à d'assez faibles accidents orographiques. Les «avants observateurs qui l'ont signalé les premiers annoncent qu'il a laissé dans la Morée encore moins de traces que le Système achaique.
« Son soulèvement, disent encore MM. Bo- 1 blaye et Virlet , nous paraît avoir eu lieu ' entre le dépôt des Gompholites et le ter- •j rain tertiaire subapennin , c'est-à-dire " entre le premier et le second étage du " terrain tertiaire; mais nous n'émettons «cette opinion qu'avec doute, attendu
qu'elle ne se fonde que sur peu d'obser- * vatious, et que nous avons à placer dans
It) Boblaye et Viiltt, Expédition d» Morée, t. U, 2» p:,riîe. p, 310.
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> le même intervalle le soulèvement E. 0., dont les elfels et l'époque sont incontestables. Nous reconnaissons le Sjfstème de l'Erymanthe dans la vallée et la haute chaîne qui lui donnent son nom ; dans la chaîne des monts Gavrias et Vezilza, dont la direction se retrouve sur la côte N.-O. de l'isthme de Corinlhe, à partir du cap Suinl-Nicolas jusqu'au cap Olmia); dans les montagnes d'Argos , de Sophico au S.-E. de Corinthe, de la côte S.-E. de l'île Koulouri, de la vallée principale et de la chaîne calcaire d'Égine. Cette direction est encore très remarquable dans les îles d'Hydra, deSikina, de Nicaria, d'Amorgos et de Cos , et dans plusieurs dentelures des côtes de4'Asie Mineure, et enGn dans les fameux monts Pangées en Macédoine. L'île d'Hydra peut d'autant mieux servir à déterminer cette direction de soulèvement, qu'elle ne paraît avoir éprouvé aucune autre dislocation.
» Le petit nombre d'observations qui établissent la postériorité de ce Système au dépôt des Gompholites est limité aux chaînes comprises entre le lac Slymphale et la plaine de Phlionte. Dans toute cette région, les couches inclinées des Gompholites sont parallèles aux faites du Gavrias du Vezitza, et le terrain subapennin conserve son horizontalité et son niveau peu élevé à la rencontre du même Système.
Quelques observations sur la première apparition des Trachyies viendront peutêtre à l'appui de celle opinion. Nous plaçons, en effet, ce phénomène avant le dépôt du terrain subapennin , et il est à remarquer que dans l'Ile d'Égine, comme à Mélhana, le soulèvement qu'il a produit a redressé les couches calcaires dans la direction exacte du Système de l'Erymanthe.
» L'île de Skyros a donné lieu à la même observation. Les trachytes, en s'y introduisant au milieu des schistes , ont coupé l'île en deux parties et soulevé le terrain secondaire dans cette même direction E.- N.-E., qui se prolonge à travers l'Eubée, les sources thermales de Chalcis et la grande vallée de la Béotie. Nous avons cru devoir exposer ces conjonctures , quoique l'apparition des trachytes ne nous ait pas semblé, dans l'Aichipel, suscep-
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i> lible d'être liée dans sa généralité à au- » ciine direction particulière de soulève- :» ment. »
Dans un Mémoire sur la constitution géologique du Sancerrois qu'il a présenté à l'Acadéinie des Sciences en 1846, et sur lequel M. Cordier a fait un rapport le 19 avril 1847 (I) , M. Victor Raulin , professeur de géologie à la Faculté des Sciences de Bordeaux, a établi que « les différentes couches )) qui composent le Sancerrois y éprouvent » un relèvement assez considérable, semi- » elliptique, dont la ligne antidinale, c'est- » à-dire celle suivant laquelle se fait la » flexion des couches, court de Test 26° » nord à l'ouest 26° sud , de Sancerre vers )' Barmont près de Mehun-sur-Yèvre. Le >> point central, celui où les couches les plus » anciennes atteignent la plus grande alti- » tude , est situé à 2 kilom. au sud-ouest » de Sancerre , sur la route de cette ville à » Bourges. »
D'après M. Raulin, « le relèvement du j) Sancerrois serait à peu près parallèle à la » limite septentrionale du plateau central » de la France, de Sancoins (Cher) à File » Jourdain (Vienne), ainsi qu'à la direction » moyenne de la Loire, à partir de Blois 3t » même d'Orléaus jusqu'au confluent de la » Vienne, etc. »
n Ce relèvement esta pentes extrêmement faibles, un peu plus rapides cependant sur le flanc S.-E. Il a porté les couches à plus de loO mètres au-dessus du niveau qu'elles devraient avoir... L'étage jurassique moyen atteint 282"° sur la ligne anticlinule du Sancerrois , et l'étage jurassique supérieur 369". A partir de cette ligne, ils s'abaissent au S. -S.-E. par une pente de 1° 29' ou —, et au N.-N.-O. par une pente de 0° 58' ou ^ seulement. «
« Le calcaire néocomien s'élève à 365° et les deux autres étages du terrain crétacé atteignent 410'" à la Motte d'Humbligny. Le terrain crétacé n'existe que sur la pente N.-O. du Sancerrois, et son ancienne limite ne dépassait guère la crête. En s'éloignant deceile-ci vers le N.-N.-O., ce terrain augmente d'épaisseur, et il en résulte que la pente de sa surface est encore plus faible que celle de la surface du terrain ju-
(>) Comptes rendus hebdomadaire» dt* tiancts de l'Académie des Stiencei.WlW , g. 610.
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rassique; elle n'est que de 0° 31' ou ■:—. n « Les sables à silex forment, sur la craie, une nappe d'une épaisseur assez uniforme, qui atteint 434°* à la Motte d'Humbligny. La pente de leur surface est la même que celle de la craie. Les calcaires d'eau douce forment, de divers côtés, de petits bassins isolés à la base du Sancerrois.
» Les argiles de la Sologne n'entrent pas dans la composition du Sancerrois; elles l'entourent à l'est, au nord et à l'ouest en atteignant 203"° au N. de Sancerre, et 140" seulement au N. de Vierzon, par suite d'un abaissement général du pays vers l'ouest.» Le relèvement du Sancerrois est terminé à l'E., d'après M. Raulin, par une faille contemporaine de sa formation et d'une direction à peu près perpendiculaire à la sienne. Je me bornerai à renvoyer, pour ce qui concerne cette faille transversale, si réellement elle est contemporaine du Système entier, à ce que j'ai déjà dit ci-dessus (p. 381 et 414) sur des sujets analogues, et je ne m'occuperai ici que de la direclioo principale.
Si l'on prend pour grand cercle de comparaison du Système de VÉrymanlhe un grand cercle orienté à Corinlhe à l'E. 20* ou 22" N. , et qu'on lui mène une parallèle par Sancerre (lat. 47" 19 52 ' N., long. 0' 30' 7'' E. de Paris), celte parallèle sera orientée à Sancerre à l'E. 32° 37' à 34° 3"' N. Elle formera, par conséquent, avec la direction E. 26° N., que M. Raulin a assignée à la ligne anliclinale duSancerrois, un angle de 6" 37' à S*" 37'.
Il est aisé de s'assurer, en menant par Sancerre des parallèles aux grands cercles de comparaison du Système du mont Visa et du Système des Pyrénées , que la direction E. 26° N. rapportée à Sancerre est, en nombre rond de degrés, celle qui approche le plus d'être perpendiculaire au Système du mont Fiso, et de faire un angle de 45° avec le Système des Pyrénées. Elle satisfait à chacune de ces deux conditions, à moins d'un demi degré près; or cette circonstance est d'autant plus particulière, que la faiblesse des pentes qui existent des deux côtés de la ligne antidinale du Sancerroi.» rend cette ligne assez difficile à déterminer rigoureusement. Jusqu'ici nous n'avons trouvé Que bien ra-rement. entre les oneu-
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talions Je» différents Systèmes de montagnes, des rapports aussi précis, et je doute que celui-ci subsistât sans altération, si la direction du Système du Sancerrois venait à être déterminée par la moyenne de plusieurs observations faites sur des lignes bien dessinées et d'une certaine étendue. S'il subsistait i-jiactement tel qu'il est, ce qui, relativement à l'ensemble des idées que je professe depuis longtemps dans mes cours , serait , pour ainsi dire , trop heureux, il y aurait |)eut-étre lieu de discuter les observations d'après les(iuelles MM. Boblaye et Virlet ont fixé en Grèce la direction du Syslèmede l'Erymanihe , et de chercher quelle serait la meilleure position à donner au grand cercle de comparaison de ce Système. Mais, quant à présent, je ne crois pas devoir attacher beaucoup d'importance à la différence de 6" 37' à 8° 37', qui existe entre la direction de la ligne anliclinale du Sancerrois et la parallèle au grand cercle de comparaison du Si/.s/ème de i'£)!/»nan//ie menée parSancerre, et je regarderai les deux Systèmes de l'Erymanihe et du Sancerrois comme pouvant être identifiés, au moins provisoirement, sous le rapport de leurs directions. Ils me paraissent susceptibles de l'être aussi sous le rapport de leur âge.
M. Raulin regarde le Système du Sancerrois comme étant d'un âge intermédiaire entre le dépôt du calcaire d'eau douce supérieur du bassin de Paris, et celui des argiles quartzifères de la Sologne, qui sont contemporaines des faluns de la Touraine,
« Quant à savoir si ce relèvement a affecté » les calcaires d'eau douce , il est douteux , » dit M. Raulin, que le Sancerrois présente » des faits suffisants pour résoudre cette » question. Cependant, comme, d'une part, » ces calcaires d'eau douce se lient auK sa- » blés à silex et à leurs brèches, et que, » d'une autre part , ils se séparent nette- » ment des argiles quartzifères de la So- » logne, qui reposent indistinctement sur )' eux et sur les sables à silex , on doit être » porté à admettre que les calcaires d'eau » douce appartiennent à la même période » géologique que les sables à silex , et que » les argiles de la Sologne sont tout à fait in- » dépendantes de ces deux dépôts. L'olévau tion du SaDcerrois alors se serait pioduite
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» avant le dépôt des argiles de la Sologne » et après celui des calcaires d'eau douce. »
Cette détermination n'a rien d'incompatible avec celle que MM. Bublaye et Virlet ont donnée, en termes à la vérité moins précis , de l'âge relatif du Système de l'Éry'> manlhe. (Élie de Beacmont.)
*SlSTEfVA (ava7«voî, étroit).. INS. — Genre de Coléoptères subpenlamères, tribu des Alticides, proposé par nous, et adopté par Dejean , qui mentionne 15 espèces, dont 14 appartiennent à l'Amérique , et une à l'Afrique australe. Nous citerons comme faisant partie de ce genre les S. lillera, Un., viltala et fronlalis, F. (G.)
*SlSTli;^ODE^.ES ( avclivo? , étroit; o/û/) , cou). INS. — Genre de Coléoptères penlamères , famille des Malacodermes, créé par Spinola (Essai monog. sur les Clcriles , 1. 1, p. 67, fig. 1, 2 et 3). Ce genre est composé de deux espèces : S. mnœnus et viridipennis, Sp. La première est du Mexique et la seconde de Colombie. (C.)
*SÏSTEPIIAMA i^lv, ensemble; aT^^pavà:, couronne), bot. cr. — Genre de Bacillariées (Ehr., lier. d.Berl. Ak., 1844). (G. B.)
*SYSTOLE. INS. — Voy. eurytome.
*S1ST0L1DES. — Dénomination employée par M. Dujardin pour la classe de Vers que M. Ehrenberg désigne sous le nom d'Infusoria rolaioria. Cette dénomination, exprimant le caractère commun de contractilité complète pour tous ces animaux , leur doit mieux convenir que celle de Rotateurs, qui est tirée de la présence d'un appareil vibratile présentant l'apparence d'une ou de deux roues en mouvement; car les Flosculaires, ainsi que les Tardigrades, manquent tout à fait de cils vi^ bratiles. Voy. noTATEUiis. (Duj.)
*SYSTOLlJS [GXi^loVn, contraction, resserrer). INS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Aposlasimérides clolides, proposé par Megerle et adopté par Dejean. Le type, le S. crassipes, Meg., est originaire d'Autriche. (C.)
*SYSTOMA (aujTouo; , ayant la bouche étroite), kept. — M. Wagler {Syst. Amph., 1830) désigne, sous cette dénomination, un genre de Reptiles de l'ordre des Batraciens, que MM. Duniéril et Bibron n'ont pas admis dans leurgrand ouvrage d'erpétologie. (E.D.J
♦SYSTREPHA (avaTptV«, je contourne).
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loT. PH. — Genre formé par Burchell {Travels, vol. I, p. 546) pour une planle herbacée du cap de Bonne-Espérance. La place de ce genre dans la Tamille des Apocynées n'est pas déterminée. (D. G.)
*S1STU0PIIA. INS.— Genre de la tribu des Apiens (/l/ei/i/ere.'î, de Latreiile),de l'ordre des Hyménoptères, établi par Illiger, et adopté par tous les entomologistes. Le type est le 5. spiralis, Ulig. [Hylœus spiralis, P'abr.). *SY'STR0PI1A (aùv, avec; arpocf.;, torsion). iNS. — Genre de Lépidoptères Nocturnes, de la tribu des Chéloriides, indiqué par Hubner(Cat.,1816). (E. D.
*SYSTROPUS (duarpEV", je contourne; «où;, pied). INS. — M. Maximilien de Wied {Nov. Dipt. gen., 1820) indique, sous cette dénomination, un genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, que M. Macquart place dans sa tribu des Bombyliers. On n'en connaît qu'une espèce, \Z'Syslropus{S. maci7eatMs, Wied, lococtlaio), qui provient du cap de Bonne-Espérance. (E. D.)
*S1STVL1UM (alv, avec; arv^o;, colonne).
BOT. CR. — (Mousses). Au mot Dissodon de ce Dictionnaire, nous avons renvoyé à celui-ci. Mais voilà que le nom àeSyslylium, créé par Hornschuch, estabandonnéaujourd'hui pour Je premier qui réunit, en deux sections, le Syslylium et le Cyrlodon de Rob. Brown. Voici les caractères de ce genre amendé qui appartient à la tribu des Splachnées: Péristome de trente-deux dents réunies par groupes de quatre, nées de l'orifice même de la capsule, et conniventes en cône surbaissé. Coiffe droite, conique, ventrue, fendue de côté et resserrée à sa base lacérée ou rongée. Inflorescence monoïque ou hermaphrodite. Ce genre est voisin du Tayloria. M. Charles Mûller, qui a opéré la réunion dont nous avons parlé, place, dans la première section, les Mousses (Systylium) dont la columelle saillante reste attachée à l'opercule, et, da-ns la seconde (Cyrlodon), celles dont l'opercule est caduc et la columelle rétractée (V. Synops. Musc, p. 137). Le type des premières est le Dissodon Hornschuchii, et celui des secondes est le D. splachnoides. On en connaît sept espèces. (G. M.)
*SVSYGITES. BOT. CR.- Genre de Champignons , de la famille des Hyphomycètes , formé par M. Ehrenberg pour des Fongilles épipbytcs dont les péridioles sessiles , laté- T. xnr.
szo
faux , se réunissent par deux , et «e conjuguent de manière à produire ensuite un globule de spores sur un point intermédiaire aux deux. M. Léveillé range ce genre dans ses Cystosporés, tribu des Saprophilés, et il forme avec doute , pour lui tout seul , la section des Sysygilés. Le fait singulier de la conjugaison dans ce groupe générique , regardé comme appartenant à la classe des Champignons, fait que M. Léveillé se demande si ce ne serait pas là une algue aérienne plutôt qu'un Champignon. (M.)
*SYZYGIUiVI (crvÇvyo:, conjoint, uni). COT. PH. — Genre de la famille des Myrtacées, tribu des Myrtées, formé par Gaeriner {De fruct.y vol. I, p. 166, tab. 33) pour des arbres et arbrisseaux de l'Asie et de l'Afrique tropicale, rangés auparavant par divers auteurs parmi les Eugenia, les Myrtes, les Calyptranlhes. Ces végétaux ressemblent aux Caryophyllus par leurs pétales soudés en une sorte de capuchon dans le bouton de fleur ; mais ils s'en distinguent par le limbe de leur calice entier , par leurs étamincs libres , par leur stigmate aigu, etc. Les espèces de iVi/zyflfîWw aujourd'hui connues s'élèvent à environ 50. La plus remarquable d'entre eWes est\e Syzygiumcaryophylleum, Gœrtn.
[Myî'lus caryophyllala , Lin.), deCeylan, dont l'écorce aromatique porte vulgairement le nom de Cannelle giroflée, et sert auz mêmes usages que les clous de girofle dont elle possède les propriétés. (D, G.)
*S1Z1G0PS (avÇvyoç, joint; «S|, œil).
INS. — Genre de Coléoptères tétramères, division des Pachyrhynchides, établi par Schœnherr {Dispos, melh., p. 93; Gen. et spec. Curcul., synon., I, p. 514 ; V, 832) , et qui se compose de 5 ou 6 espèces des îles Maurice et Bourbon. Le type est le 5. cyclops, Sch. (C.)
♦SZOVITZÏA (nom d'homme), bot. pu. — Genre de la famille des Ombellifères, tribu des Caucalinées, formé par MM. Fischer et C. A. Meyer(/ndea; sem. hort. Pelrop.,iS3a, pag. 39) pour une plante herbacée, annuelle, de Perse; à feuilles décomposées en lanières filiformes; à fruit oblong-elliptique, un peu comprimé latéralement, dont chaque méricarpe porte 5 côtes primaires Cliformes et 4 secondaires épaisses. Cette plante a reçu le nom de Szovilzia calli-
carpa, Fisch. et Mey.
TABAC. BOT. PH. — Nom vulgaire de la Nicoliane Tabac, Nicoliana Tabacum, Lin.
(Coi/. NICOTIANE.)
TABAC-D'ESPAGIVE. ins. — VArgynnis paphia (voy. ce mot) porte ce nom vulgaire, (E. D)
* TABACIIVA et TABACUM. Rchb. bot.
PB. — Synonymes de Nicoliana, Lin.
TABAÎVIEAS. Tabanii. ins. — Latreiile (Ilist. nat. des Crust. et des Ins., 1802) a créé sous celte dénomination une famille de Diptères, de la division des Brachocères , qui correspond en grande partie au genre Taon, Tabanus de Linné. Les Tabaniens ont pour caractères, d'après M. Macquart: Corps large, tête déprimée; trompe ordinairement saillante, à lèvres terminales allongées; six soies lamelliformes dans les femelles et quatre seulement chez les mâles; palpes insérés a la base des soies maxillaires, relevés dans les mâles, couchés sur la trompe dans les femelles; deuxième article ordinairement ovoïde chez les mâles, conique dans les femelles; troisième article des antennes de quatre à huit divisions : point de style; moitié inférieure des yeux à facettes plus petite chez les mâles ; jambes intermédiaires terminées par deux pointes; trois pelotes aux tarses; ailes habituellement écartées, offrant deux cellules sous-marginales et cinq postérieures ouvertes à l'extrémité, l'anale allongée.
Les Tabaniens sont d'une taille supérieure à celle de la plupart des Diptères ; leur corps est vigoureux; les ailes sont mues par des muscles puissants, et pourvues du plus grand nombre de nervures observées dans cet ordre, les pieds sont robustes, et les pelotes de leurs tarses leur permettent de s'attacher à la surface des corps. Ces diptères sont très avides du sang des animaux; les femelles percent avec une grande facilité la peau de leurs victimes; il paraîtrait que les mâles sont beaucoup moins sanguinaires et qu'ils ne vivent que du suc des fleurs. Les Tab;iiiiens fréquentent particulièrement les
bois et les pâturages ; c'est pendant l'été , e» aux heures les plus chaudes de la journée , qu'ils se rendent le plus redoutables. Leuf vol est rapide et accompagné d'un bourdoiii nement. Lepellelier de Saint- Fargeau a dé< crit le manège des mâles, que l'on voit vo< ier dans les allées des bois, y faisant ea quelque sorte la navette, restant quelque temps suspendus à une même place, puis se transportant, par un mouvement brusque et direct, à l'autre bout de leur station aérienne pour y reprendre la même immo« biliié, et tournant la tête dans chacun de ces mouvements vers des côtés opposés. Ces Tabaniens guettent alors le passage des fetuelles, et tâchent de les saisir en se précipitant sur elles , puis s'enlèvent, lorsqu'ils ont réussi à s'en emparer, à une hauteur considérable. Le développement des insectes qui nous occupent n'est guère connu que par les observations de Degéer sur le Taon des Bœufs. La femelle confie ses œufs à la terre. Les larves sont jaunâtres, longues, cylindriques, rétrécies aux extrémités; elles ont la tête cornée, étroite, allongée, et munie de deux grands crochets mobiles recourbés en dessous. On ne sait pas bien quelle est leur nourriture. Les nymphes sont nues ; chacun des segments de leur corps est bordé de longs poils, et le dernier est terminé par six pointes écailleuses qui aident à l'insecte pour se rendre à la surface de 11 terre lors de la dernière transformation.
Cette famille, quoique assez nombreu.e
en espèces, ne présente cependant qu'un
petit nombre de modifications génériques.
Les genres admis par M. Macquart sont ic*
suivants: Pangonie , Dicranie , Rhinoinyzef
Taon y DiabasCf Acanthocère, Hœmalo-
pnde, Hexalome, Chrysops , Silvius , Ra»
phiorhynque, Acanthomère. Foy. ces mots.
TABAIVUS. INS. -. Voy. taoi», LE, D.)
TABAQUEUK. ins. — Nom donné par
Goëdart au Noclua gamma qui se nourrit,
(iit-on , des feuilles du Tabac, et particu-