TAG
rapporte les genres Microtelus , Tagenia, Psammeticus , Aminophorus, Leplinoderus f Gonogenius, Scotubius el Diosleleus. (fi.)
TAGÈTE. Tagcles (nom mythologique).
EOT. PH. — Genre de la famille des Composées- Sénécionidées, de la Syngénésie-Polygamie superflue dans le système de Linné, formé d'abord parTournefort et adopté ensuite par tous les botanistes. Les plantes qui le composent sont des herbes annuelles d'Amérique, qui exhalent pour la plupart une odeur forte et désagréable; dont les feuilles sontopposées ou alternes , entières ou dentées ou même pinnatiséquées; dont les fleurs jaunes ou orangées forment des capitules généralemen rayonnes, multiflores, à rayons femelles e entourés d'un involucre dont les folioles, en une seule rangée, sont soudées en forme de cupule campanulée ou oblongue. Leurs akènes, allongés et rétrécis à la base, comprimés-tétragones, portent une aigrette simple formée de paillettes inégales. On connaît aujourd'hui de trente à trente-cinq espèces de Tagèles parmi lesquelles plusieurs figurent parmi nos plantes d'ornement les plus communes. Elle portent, en général, le nom vulgaire d'OEiUels d'Inde. Les plus répandues d'entre elles sont les deux suivantes: 1. Le Tagète dressé, Tagetes erecta Lin., vulgairement désigné sous le nom de grand OEillet d'Inde, est une belle plante originaire du Mexique, à tige droite, haute de 8 a 10 décimètres , à feuilles pinnatiséquées, ayant leurs segments lancéolés, dentés en scie; ses capitules de fleurs sont grands, solitaires, portés sur un pédoncule renflé; ilssont constamment jaunes et unicolores. Ils se succèdent pendant tout l'été et jusque vers la fin de l'automne. Leur odeur est forte et désagréable. Dans toutes les variétés cultivées, ils sont doubles, de nuances diverses. C'est une très belle plante d'ornement. 2. Le Tagète ÉTALÉ, Tagetes patula Linn., vulgairement connu sous le nom de petit OEillet d'Inde, est moins haut et plus petit dans ses diverses parties que le précédent. Ses fleurs sont jaunes au bord et fauves au centre. On en possède plusieurs Vôrfetés toHîês plus ou moins brillantes. Ces deux plantes se multiplient par semis de graines choisies dans les plus beaux capitules. On cultive aussi le Tagètk LUISANT, Tagetes lucida Willd., dont les capitules sont beaucoup plus petits que ccus
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TAL
des {irécédents, et groupés en corymbe.
*T/IGIADES (Tayet'a, commandant), ins.
— Genre de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, tribu des Papilionides , créé par llubner {Cat., 1816) pour une espèce étrangère à l'Europe. (E. D.)
*TAGIL1TE (nom de pays), min. — Hermann a désigné ainsi un Phosphate de Cuivre hydraté d'un vert d'éineraude, en masses Dbrsuses, trouvé a Tagilsk, dans les monls Ourals. (Del.)
TAGOIVA (tocj^ûj, j'étends), ins. — Genre de Coléoptères héléromères, tribu des blapsides , proposé par Fischer, adopté par [)ejean {Catalogue, 3* édit. , p. 209) et par Hope {Coleopterisf s manual , p. 124). Ce genre est composé de deux espèces de la Russie méridionale, les T. acuminala et macrophthalma Fisch. (C.)
*TAI!\IA, Blume. bot. ph. — Synonyme de Milopelalum Blume, famille des Orchidées, tribu des Epidendrées. (P. D.)
TAIRA. MAM. — Nom d'une espèce de Carnassiers plantigrades, rapportée d'abord aux genres Mustela et Viverrn, puis au genre Gulo , et considérée , par M. Bell , comme une espèce du genre Galictis, auquel M. Is. Geof. St.-Hil. donne le nom de Huro. Voy.
GLOUTON et GRISON. (G. B.)
*TALA. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées établi par Blaiico (Fiora de Filipinas, p. 484) pour une plante herbacée qui croit dans les endroits humides des Philippines, età laquelle ce botaniste a donné le nom de Tala odorata. (D. G.)
*TAL.EPORA ( -ra^la'trupoç , robuste).
INS. — Genre de Coléoptères subpentanières, tribu des Lamiaires, proposé par Dejean ( CaraZoô'Me , 3' édition , p. 374], pour deux espèces , les T. puncligera {mutica) Gr. et apicalis Dej., originaires du Brésil. (C.)
*TAL^PORIA (ra^aent^pt'a, misère).
INS. — Zeller {his, 1839) a donné ce nom , d'après Hubner , à l'une des nombreuses subdivisions de Lépidoptères nocturnes , créés aux dépens de l'ancien genre Teigniî. Voy. ce mot. (E. D.)
*TALAMJS (raiavi'Çto, je me lamente).
INS. — Genre de Coléoptères hétérornères , tribu des Hélopiens, proposé par Dejean [Cat.t 3* éd., p. 232), qui n'y rapporte
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qu'une espèce, le T. cnbrarius, originaire de Cuba. (C.)
TALAPIOT. OIS. — Nom vulgaire d'un Pinnulede l'Amérique méridionale. (Z. G.)
*TALA«0DICT101M (raWpo;, corbeille; (îty.Tvov, filet). BOT. CR. (Phycées). — Dans le troisième Supplément à son Gênera Plantarum , M. Endiicher donne le signalement suivant de ce nouveau genre de la tribu des Ilydrodictyées: Fronde membraneuse , mucilii^ineuse, presque globuleuse, fixée par sou centre ombiliqué aux roches des rivages maritimes. Elle est formée de filaments cloisonnés et réunis en une sorte de réseau creux , des bords duquel s'élèvent, en manière d'anses, quelquesunsde ces mêmes filaments rapprochés et comme rubanés. Nous ne connaissons ce genre que par la définition qu'en a donnée l'auteur au lieu cité. Il est originaire des mers de la Chine. (C. M.)
* TALAUMA. BOT. ph.— Genre de la famille des Magnoliacées formé par Jussieu [Gênera, p. 281) pour le Magnolia Plumieri Swartz, et qui a été enrichi de dix espèces nouvelles par les botanistes modernes. Il ressemble aux Magnoliers par ses fleurs, et ne s'en distingue guère que par son fruit en forme de cône, comme hérissé par la présence des styles persistants. Son espèce type est le T. Plumieri. (D. G.)
TALC. MIN. — Le mot de Talc, comme celui de Spath, servait autrefois à désigner une certaine structure commune à des substances de nature différente; on appelait ainsi tous les minéraux qui se divisent avec facilité en lames minces et brillantes. Depuis que les minéralogistes considèrent la composition chimique comme la base fondamentale de leurs classifications, le mol de Talc est devenu spécifiijue, et ne scit plus qu'à désigner des substances, tellement rapprochées par leur composition et par leurs caractères physiques , qu'on peut les considérer comme les variétés d'une même espèce, bien que la détermination de leurs caractères principaux laisse encore quelque chose à désirer. Les substances dont nous parlons sont: le Talc proprement dit, et la Sléatite.
1" Talc proprement dit. Substance composée de Silice et de Magnésie, sans Alumine, et se rapprochant beaucoup des Micas par ses caracièies extérieurs. Comme eux, elle
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le présente sous la forme de feuillets minces et flexibles, mais ces feuillets sont mous et non élastii|ues; elle est d'ailleurs beaucoup plus tendre, car c'est de tous les minéraux connus le moins dur, et sa poussière est onctueuse au loucher. Elle s'offre souvent à l'état laminaire, avec des indices de formes hexagonales ou rhoinbiques ; et ce?
formes paraissent pouvoir se ramener à un prisme rhomboida! , droit ou oblique, dont la valeur des angles différerait peu de 120° et de 60". Ainsi, c'est à l'un des systèmes prismatiques à axes inégaux, que se rapporte la cristallisation du Talc, et ce qui conflrme ce résultat, ce sont les propriétés optiques des lames de Talc: elles possèdent deux axes de double réfraction, dont l'angle est de 7" 24', et dont la ligne moyenne est perpendiculaire au grand plan des lames ou au clivage le plus sensible ; car les feuillets de Talc , comme ceux de Mica , se prêtent à une division mécanique parallèlement à leurs grandes faces. On voit que la détermination du caractère cristallographique est encore incomplète; il en est de même du caractère de la composition chimique. Dans presque tous les Talcs, on trouve toujours une petite quantité d'eau, que l'on regarde généralement comme non essentielle ; le rapport des deux autres principes, la Silice et la Magnésie, ne peut pas encore être fixé avec certitude ; les analyses conduisent en effet à quatre formules différentes : en représentant par Si 0 l'atome de Silice, on trouve qu'il y aurait, pour 4 atomes de base, '12 atomes de Silice suivant M. Beudant, 10 atomes de Silice suivant Kobell, 9 atomes de Silice suivant M. Marignac , et seulement 8 selon MM. Berihier et Delesse. Il faut attendre du temps la solution de celte question importante. Chauffé dans un matras, le Talc ne dégage point d'eau d'une manière sensible et ne perd point sa transparence; à an feu vif et soutenu, il s'exfolie et blanchit sans se fômire uu s'arrondit vers les bords en une masse bulleuse; dans le Borax, il se dissout avec effervescence en un verre transparent. A la Magnésie se joint souvent, en vertu d'une substitution par isomorphisme, le protoxide de Fer, qui donne à la substance une teinte verte qu'elle n'aurait point sans cela.
Les variétés de structure sont peu nom-