‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 2)Chapitre 76 sur 147 · TAI · texte numérisé non relu

TAI

UU

breuses; ce sont: 1° le Talc laminaire, blaDC ou verdâtre, divisible en feuillets minces, qui se plient et se contournent aisément; 2° le T. lamellaire, en petites lamelles flexueuses, blanches, jaunâtres ou rosaires; 3° le T. écaiUeux, appelé fort improprement Craie de Ikiançon : en masses qui se divisent par petites écailles, sans offrir de joints continus ; 4' le T. fibreux, composé de fibres radiées ; 5° le T. pulvérulent, en masse terreuse ou argiloide , d'un gris blanchâtre.

2" Sléalile. Substance à structure compacte, douce et grasse au toucher, quelquefois anhydre, mais le plus souvent donnant une certaine quantité d'eau pour la calcination ; blanchissant et prenant de la dureté au feu, fondant difficilement en émail ou se réduisant en une pâte blanche; très tendre, se laissant rayer facilement par l'ongle et couper au couteau comme du savon ; susceptible de poli. Elle se présente assez souvent sous des formes régulières, mais qu'elle a empruntées à d'autres minéraux; elle a en effet, comme la Serpentine, une tendance très remarquable à remplacer un grand nombre d'autres substances, dont elle se borne à copier la figure extérieure, sans conserver de traces de leur structure interne. Sa couleur la plus ordinaire est le blanc ; elle passe à des teintes différentes de gris, de jaune, de vert, de roseel de rouge. Ses variétés de structure sont : la fibreuse ou l'asbestiforme, qui ressemble à de l'asbestedur ; la granulaire; la Stéaiite compacte, unicolore ou marbrée: la St. terreuse, vulgairement nommée Craie d'Espagne; la denlritique; et enfin la pseudomorphique, qui se moiUre sous les formes du Quartz hyalin, du Calcaire spatique, de l'Orthose, etc.

On a rapporté à la Sléatite une substance qui a beaucoup de rapports avec elle par ses caractères extérieurs, et que l'on trouve à la Chine, d'où elle nous vient sous la forme de ces petites figures grotesques, appelées Magnts. Il se peut que la matière de quelques uns de ces petits bustes soit de la véritable stéaiite; mais, dans le plus grand nombre de ces cas, la substance qui les compose est sensiblement plus dure, quoiqu'elle se laisse encore rayer par l'ongle, elle est infnsibl(e et se distingue surtout de la stéatile par l'absence de la Magnésie et par la présence de l'Alumine et d'une quantité notable de

TAL

matière alcaline. Haiiy l'avait décrite sous le nom de Talc glaphique; mais on la considère maintenant comme une espèce part culière, distincte du Talc et de la Stéatite, et qu'on place à la suite des Silicates alumineux, sous les noms de Pagodite ou d'Agalmatolithe.

I.a Pimélile de KosemUtz et de Baumgarten en Silésie n'est peut-être qu'une variété de Sléîilite colorée par de l'oxide de Nickel ; cependant celte substance terreuse d'un vert pomme pourrait bien constituer une espèce à part, si l'on en juge par une analyse de Klaproth, qui ne l'a trouvée formée que de Silice, d'oxide de Nickel et d'eau. Enfin, il est encore une substance qu'on pourrait être tenté de rapporter à la Stéatite, et qui n'en diffère que par une petite quantité d'alumine. C'est le minéral connu sous le nom de Pierre de Savon , que l'on trouve en veines dans la Serpentine du cap Lézard , au Cornouailles. 11 est gris ou brunâtre, très onctueux, et composé de Silice, d'Alumine, de Magnésie, d'Oxide de fer et d'eau.

Le Talc proprement dit ne forme pas de grandes masses. Il se trouve en petits lits, en amas ou en filons dans dilTérentes roches de cristallisation ou dans les calcaires qui leur sont subordonnés, principalement dans les terrains où abondent les roches magnésiennes et amphiboliques. La Stéatite accompagne presque toujours la Serpentine, au milieu de laquelle elle forme des veines ou de petits amas. On emploie les deux variétés principales du Talc à différents usages : le Talc laminaire, que l'on recueille au Tyrol, est transporté à Venise, où il est connu sous le nom de Talc de Venise. Quand il est pulvérisé, broyé et réduit en pâte fine, on en compose des crayons colorés, que l'on nomme l'aslels. La propriété dont jouit sa poussière de rendre la peau lisse et luisante, et de lui donner une apparente fraîcheur, l'a fait employer comme cosmétique; elle est la base du fjrd dont se servent les dames, et dont le principe colorant est le rouge de carihame. On fabrique également ce cosmétique avec le Talc blanc écailleux, passant à la Stéatite, que l'on appelle Craie de Briançon, et que les Briançonnais tirent de la montagne Rousse, près de Féneslrelles, du hameau

TAL

de Brailly , dans la vallée de St. -Martin , el de Prasles en Piémont. Ce même Talc écailleux ou compacte, dans son état naturel , est employé par les tailleurs en guise de craie pour tracer leurs coupes sur les étoffes ; enfln on se sert du Talc pulvérulent poiir dégraisser les soies, pour diminuer le frottement des machines, et pour faciliter l'entrée des bottes neuves.

On a étendu le nom de Talc à diverses substances minérales qui n'appartiennenl pas à cette espèce.

Talc bleu. Syn. de Disthène. Voy. ce mot.

Talc culorite. Voy. chlorite.

Talc granuleux. Voy. nacrite.

Talc de Moscovie. Voy. mica laminaire.

Talc ollaire. Voy. serpentine.

Talc de Venise. Variété de Talc laminaire du Tyrol, que l'on transporte à Venise pour les besoins du commerce.

Talc zographiqde. Voy. chlorite et terre VERTE. (Del.)

*TALCADE. GÉOL. — Ce nom, proposé par M. Nérée Boubée, est synonyme deTalcite. Voy. ce mot.

*TALCITE. GÉOL.— Voy. l'articleROCHES, t. XI, p. 164.

TALEGALLE. Talegalla. ois. — Genre de la famille des Mégapodidées, dans l'ordre des Gallinacés. M. Lesson , qui en est l'auteur, le caractérise ainsi: bec moins long que la tête, très robuste, épais, comprimé sur les côtés, convexe, à arête arrondie, entamant les plumes du front; narines basales, latérales, oblongues, percées dans une membrane tendue sur des fosses nasales larges; mandibule inférieure plus courte, taillée en biseau au sommet; joues nues; tête et cou à plumes poilues ou barbulées; ailes arrondies, concaves, à première penne très courte, la deuxième un peu plus longue, la troisième la plus longue de toutes; queue moyenne arrondie ; tarses robustes , médiocres, scutellés , terminés par quatre doigts allongés; le pouce reposant en entier sur le sol et muni d'un ongle robuste.

L'espèce type, découverte aux alentours du Havre-Dorey , à la Nouvelle-Guinée, le Talkgalle deCuvier, Tal. Cuvierii Less.

{Zool. de la Coq., pi. 38), a tout son plumage d'un noir brun foncé. Sa forme générale rappelle un peu celle des Talèves ; c'est même pour indiquer cette analogie que

TAL

TAL

M. Lesson a créé le mot hybride Talogalle.

Elle a été rencontrée non loin <ie la mer, dans les broussailles, où elle vit à la manière de tous les Gallinacés. Elle est très rare.

Une seconde espèce que Swainson avait génériquement distinguée sous le nom de Calheluius et dont il avait fait un Vautour, trompé, sans doute, par la nudité du cou et de la tète, a été rapportée à ce genre. M. de Lafresnaye, d'après les dessins delà lêle et du bec du Callielurus , donnés par Swainson {Class. of liirds, t. I, 284), avait pensé que cet oiseau était un Tait-galle, le même peut-être que \eTaL. Cuvierii, ou une espèce nouvelle. Celle présomption a été pleinement confirmée par M. Gould qui considère le lype du genre Catlieiurus de Swainson , auquel il donne pour synonyme le New-Holiand Vultur de Latham , comme deuxième espèce du genre Talégalle.

Cet oiseau aurait un mode de nidification des plus singuliers, selon M. Gould. Il réunirait 8ur le sol une grande quantité de branches vertes avec leurs feuilles, de manière à en former un monceau de cinq à six pieds de haut, et même plus, auquel il donne une forme conique. C'est dans un petit enfoncement, étroit et assez profond, du sommet de ce cône, que la femelle pond deux ou trois œufs, qu'elle a soin de relever, avec Sun bec, et de placer perpendiculairement, les uns près des autres, de façon à ce que l'un de leurs bouts soit en haut et l'autre en bas; ensuite elle laisse au soleil et à la chaleur produite par la fermentation de celte masse de végétaux, le soin d'échauffer et de faire éclore sa nichée.

Cette espèce est particulière à la Nouvelle- Hollande. (Z. G.)

TALÈVE. Porphyrio. ois. — Genre de la famille des Rallidœ , dans l'ordre des Échassiers, caractérisé par un bec plus court que la tête, fort, droit, conique, comprimé sur les côtés, à mandibule supérieure voûtée sur l'inférieure, un peu inclinée à la pointe, et se dilatant sur le front en une large plaque nue; des narines latérales , percées dans la masse cornée du bec, ouvertes de part en part, et à peu près rondes; des ailes courtes, concaves; des tarses nus, réticulés, médiocres, et des doigts fort longs, entièrement divisés et garnis

T. XUl.

latéralement de petites membranes très étroites.

Ce genre, créé par Brisson aux dépens des Fulica de Linné, est aujourd'hui adopté pai tous les ornithologistes.

Les Talèves, qu'on nomme aussi Porphy-' rions. Poules- Sultanes, ont des mœurs fort peu dilTérentes de celles des Poules-d'Eau. Ce sont des oiseaux excessivement doux et timides en même temps, qui aiment et re- ' herchent la solitude et les lieux écartés. Nés au milieu des joncs, des plantes aquatiques, ils n'eu sortent que rarement et lorsqu'ils sont pressés par la nécessité. Ils vivent habituellement dans les eaux douces, dans les marais et les rivières. Leur voix est forte et sonore. Leur démarche , lorsqu'ils ne sont pas poursuivis, est lente, compassée ; mais lorsque quelque chose les excite, ils courent avec assez de vitesse et de légèreté. Ils ont même , comme les Jacanas, la faculté de pouvoir marcher sur les plantes aquatiques, sans enfoncer dans l'eau, et cette faculté est due à la longueur de leurs doigts. Quoique leurs pieds ne soient pas palmés, ils nagent et plongent avec beaucoup d'aisance. Cependant un fait rapporté par M. Malherbe, dans la Faune ornithologique de la Sicile, ferait supposer qu'ils ne sont pas aussi bons nageurs qu'on le suppose généralement; car, il rapporte que lorsque le Talève porphyrion est chassé et obligé de s'éloigner des eaux, le plus souvent, au lieu de prendre son vol, pour fuir le danger> il se cache parmi les joncs toudus, ou plonge, et se tient tranquille dans le lieu même où il a plongé: c'est à peu près ce que font les Poules-d'Eau et les Râles. Les Talèves se croient tellement en sûreté lorsqu'ils se sont dérobés de la sorte à lu vue du chasseur, qu'on peut aller vers eux, les approcher de fort près, et même quelquefois les prendre à la main, sans qu'ils aient fait le moindre mouvement pour fuir. Lorsqu'ils volent, ce qu'ils font rarement, et seulement pour passer d'un marais à l'autre, leurs jambes sctit pendantes, comme s'ils les traînaient après eux , ce qui rend leur vole lourd et embarrassé. C'est probablement à cause de celte imperfection dans les organes du vol, que les Talèves ne font pas de grands voyages et vivent assez sédentaires dans les lieux où ils sont nés.

UV-i

TAL

Lerégime desTalèves, à l'état de liberté, LOiisiste en racines, en herbes aquatiques ?t en céréales ; en captivité, ils se contentent de tout ce qu'on leur offre. On a vu des Talèvesporphyrinns manger du riz en paille, dont ils délachuienl le grain en saidunl de leurs pieds , courir à leur provision d'eau à chaque grain qu'ils avaient avalé , et boire en mordiiiit pour ainsi dire l'eau. Le même oiseau a encore la singulière habitude, lorsqu'une substance qu'on lui présente est un peu trop grosse pour pouvoir être avalée tout de suite, de la saisir avec un de ses pieds, de la portera son bec comme les Perroquets, et de la manger en la morcelant. Ce qui a lieu de surprendre, c'est que les faits relatifs à la reproduction des Talèvps soient a peu près inconnus, et que ceux que l'on possède, étant en contradiction , puissent passer pour douteux. BuCfon rapporte qu'on a vu un mâle et une femelle de Taleve porphyrion travailler de concert à construire un nid, qu'ils avaient posé à quelque hauteur de terre, sur une avance de Miur, avec de la pnilie et des bûchettes en quanlilé ; et que la ponte fut de six oeufs blancs, d'une coque rude, exactement ronds et de la grosseur d'une bille de billard. Mais M. Malherbe dit, prnbablement d'après les observations de M. Luighi-Benoît , que cet oiseau dépose ses œufs au nombre de deux à quatre seulement ( il n'en indique ni la couleur, ni la forme), soit sur la terre, sans construire de nid, soit parmi les herbes touffues au milieu et à proximité des marais, il ajoute que l'incubation a lieu dans le mois de février ou de mars; que les poussins sont nés en avril , ei qu'ils sont alors couverts d'un duvet d'un noir bleuâtre, ayant le bec, la plaque frontale et les pieds blancs. A peine nés , ils courent autour du nid. et prennent, a-sure-t-on leur nourriture, .siiiis le secours de la mère. Ils font entendre parfois un cri flexible et non inlei rompu , comme les poulets.

Les ïalèves se montrent naturellement disposés à la domesticité, si l'on en juge par l'espèce que possède l'Europe. Celle ci «'apprivoise fiicilement dans les basses-cours où l'on élevé des volailles. « C'est ce même oiseau, dit Bu (Ton , que les Grecs et les Romains faisaient venir de Libye , de Coui<iueii<- et de« lies Baléares, pour le nourrir

TAL

et le placer d.ins les palais et dans les tem« pies où on le laissait en liberté, comme ud hôte digne de ces lieux par la noblesse de son port, par la douceur de son naturel, et par la beauté de son plutnage. "

Le genre Talève a des représentants en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique et dans l'Australie.

L'espèce d'Europe est le Talève porphyrion, Por. hyacinthinus Temm. { P. Roui, àrnilh. Prov., pi, 333).

Commune , en Sicile , sur le lac Lentini , dans les marais de Catane, dans l'Anapus, la rivière de Cyane près de Syracuse, ainsi que dans quelques autres localités; on la voit aussi communément dans les îles lo niennes, dans tout l'Archipel et le Levant, à Alger, notamment dans la province de Bône , sur le lac Fetzara; en moins grand nombre en Dalmalie, dans les provint es méridionales de la Hongrie et en Sardaigne; enhn , on l'observe quelquefois en France, dans la Provence et le Oauphiné.

Les Talèves étrangers diffèrent peu de notre espèce, par leur plumage, où domine toujours le bleu violâtre et le glauque, nous nous bornerons à indiquer les suivants : T. TA VOUA , P. tavoua Vieill. {Gai. Ornith , pi. 267), FuHcaMarluncaLin., de Cayenne, de la Martinique et de l'Amérique septen trionale; — T. a manteau vert, P. smaragnotus Jemm. ( Buff., ;;/. e»iL,9lO), de Madagascar; — T. a manteau noir, P. me- /anoius Temm., de la Nouvelle-Hollande; — T. EMERAUDiN, P. stmaragdinus Ten)na.

{pi. col., 421), de Java et de Sumatra ; — T. FAVORITE, P. Caiiana G, Cuv., Fulica (liwirosiris Gmel. (Buff., pi. col., 897), de Ciiyenne; — T. meunier, P. pulverulenlui Temm. {pi. col., 405), de Calcutta; - T. BLANC, P. atbus G. Cuv., de la Nouvelle- Hnllande. Celte dernière espèce pourrait n'être, comme le suppose M. Lesson, qu'une variété du Taève à manteau noir, qui habite les mêmes coutrées. (Z. G.)

* TALGLEMEA. bot. ph. — Genre de la famille des Rhamuées, tribu des Colleliées, formé parM. Mieis pour des arbustes à feuilles ramassées, decussées, armées de fortes épines axillaircs. opposées eu croix, au-dessous desquelles les fleurs sortent d'un tubercule axillaire. Ces arbustes habitent les Andes du c.Viilj. (p. g.)

TAL

TAMEHA, Mart. bot i'H— Synonyme de Corvpha Lin., faniille des Palmiers.

TALIGAI-ÉE. Taligalea. DOT. PH. -Genre d'Anblet rnppurlé comme synonyme aux Amai^onia Lin., famille des Verbénacées.

TAMIM. Talinum. bot. ph. — Genre de la famille des Porlulaiées, tribu des Caiandriniécs, proposé d'abord parAdanson (Famille des plantes, vol. Il, p. 245) et adopté, mais avec des limites un peu plus étroites, par les botanistes postérieurs. Il comprend aujourd'hui environ vingt espèces herbacées, quel quefois sous-frutescentes, charnues et glabres, qui se trouvent principalement dans les parties chaudes de l'Amérique, et moins abondamment au cap de Bonne-Espérance, dans l'Arabie heureuse et l'Océanie. (D. G.)

TALIPOT. BOT. PH.— Nom vulgaire du Corypha umbracuiifera. Voy. corypha.

TALIhlK. Talisia bot. ph. — Genre delà famille des Sapindacées , formé par Aublet [Guian., vol. I, p. 349, tab. 136) et qui comprend des arbres ou des arbrisseaui de l'Amérique tropicale, sans vrilles, à feuilles brusquement pennées , à fleurs polygames en grappes paniculées. L'espèce qui en est le type est le Talisia guianensis Aublet. On en connaît aujourd'hui 4 ou 5 autres. (D. G.)

♦TALITllË. Talytrus (Talilrum, chiquenaude). CRUST. — Genre de l'ordre des Amphipodps , famille des Creveltines sauteuses, clabli par Latreille aux dépens des Cancer de Linné, des Gam»mrMsdeFabricius et adopté par tous les carcinologistes. Ce sont de petits Crustacés qui habitent les plages sablonneuses ; ils aiment à se cacher sous les débris de plantes marines amoncelées sur le rivage, et sautent avec tant d'agilité qu'on leur a donné le nom populaire de Puce de mer. C'est aussi à cause de la manière dont ils bondissent sur le sol que les naturalistes les ont appelés Talitres. Ils vivent réunis en troupes nombreuses, et dévorent rapidement les cadavres des petits animaux rejetés par la mer. Il paraît probable que c'est le besoin de chercher un lieu humide qui les rassemble sous les débris de fucus, et lorsqu'on les en chasse, mi les \oit bientôt s'enfouir dans le sol qu'ils creusent avec leurs pattes de la première paiie, en même temps qu'ils rejettent derrière eux, avec leurs pattes postérieures, le sable qu'ils ont ainsi détaché. On en connaît 5 espècei.

TAM

kZb

dont 4 habitent les mers d'Europe cl la 5' les rôles de la Nouvelle-Zélande. Le Talitre sauteur, Talilrus sallalor Edw , type de ce genre , est très commun sur nos côtes du Nord et de l'Ouest. (II. L.)

TAliLO. BOT. PH. — L'un des noms vulgaires du Colocasia esculenla Scholt (Arum esculerttvm Lin l'oy. colocasia et taruo.

* TALOIXA (Talon), moll. — Genre d'Acéphales Enfermés de la famille des Myaires, indiqué par M. Gray {Syn. Brit. Mus.,

*TALOPÏA. M01.L. — Genre de Gastéropodes du groupe des Trochus, indiqué par M. Gray {Syn. Ihit. Mus., 1840). (G. B.)

TAI>PA. MAM. — Nom générique latin de la Taupe. (G. B.)

*TALPASOREX (des deux noms génériques Talpa, Sorex). mam. — Genre d'Insectivores , dont le nom indique les affinités générales que lui reconnaît l'auteur, M. Lesson {Man.Jlammal., 18'27). (G. B.)

TALPOÏdE (Talpa, Taupe; «î^oç, forme).

M4M. — Lacépè<le forme , sous ce nom , un penre de Rongeurs qui ont deux incisives supérieures non comprimées; deux incisives inférieures longues et fortes; six molaires supérieures, point d'abajoues ni de queue; qui fouissent à la manière des Taupes, et qui sont, pour cette raison, désignés sous le nom de Rats-Taupes. Voyez les articles ORYCTÈRE, BATHYEilGUE, GÉORYQUE , NYCTOCLEPTE, RAT-TAL'PE, SPALAX. (G. B.)

TALPIFOllMES. mam. — Sous ce nom, Latreille a établi dans l'ordre des Rongeurs une famille qui répond aux Talpoides de Lacépède.

♦TALSCIIISTE. GÉOL. — Synonyme de Talcite. lot/, ce mot.

TAMA]\DUA. MAM. — Genre de la famille des Myrmécophagidés, de l'ordre des Edenlés, établi par F. Cuvier sur le Myrmecophaga Tamandua , G. Cuvier. Voy,

FOIBMILUER.

TAUlAlVOin. MAM. — Genre de la famille des Myrmécophagidés, de l'ordre desEdeutés. établi aux dépens des Fourmilliers sur le Miivinecoptiaga julaïa.Voy. fourmillier,

TAMAU-IIEXDI. BOT. PH. — Nom arabe du Tamarinier. Voy. tamarinier.

*TA!MARI.A. écbin. — Genre d'Astéridei indiqué par M. Gray [Ann. of Nal. Hisi.^ 1840). (G. K)

TAM

TAMARI\, MAM. — lot/. OUISTITI. (G. U.) TAMARIIVIER. ramarindus (du nom arabe Tamar-Hendy). bot. ph. — Genre de !n famille des Légumineuses-Cœsalpiniées, formé par Tournefort, et que les auteurs ont placé de manières très diverses dans le système de Linné. Ainsi, l'illustre botaniste suédois lui-même le rangeait dans sa triandrie monogynie; Sihreber, Willdenow et Persoon l'ont classé dans la monadelphie-triandrie; enfin, DeCandolle a pensé qu'il devait être rangé dans la diadelphie-trinndrie. Ce genre est taractérisé : Par son calice coloré, dont le tube est turbiné, dont le limbe est divisé profondément en quatre lobes, parmi lesquels le postérieur est plus large , bi- (ienté; par cinq pétales, dont les trois supérieurs sont plus grands, ascendants et réfléchis , tandis que les deux inférieurs sont très petits et ressemblent à un simple filet grêle; par neuf éiamines soudées inférieurement, dont trois seulement sont longues et fertiles; par un ovaire stipité, multiovulé, auquel succède un légume oblong , comprimé , divisé en plusieurs loges par des cloisons transversales, et renfermant une pulpe qui, d'après Jussieu, serait située entre les deux couches du péricarpe. — L'espèce unique du genre est le Tamarin de '.'Inde, Tamarindus indica Lin.; arbre spontané dans l'Inde, et qui de là a été propagé par la ciilture aux îles de France et Bourbon, dans les parties chaudes de l'Afrique et aux Antilles. C'est un bel arbre, dont le tronc, assez volumineux, est couvert d'une écorce brune; dont les feuilles, brusquement pennées, ont plusieurs i)aires de folioles; dont les fleurs jaunes, marquées de veines rouges, très agréablement parfumées, orment des grappes peu fournies et légèrement pendantes. Cette espèce intéressante est cultivée dans les contrées chaudes du globe comme arbre d'ornement ; mais elle est surtout connue pour la pulpe de ses ruits , qui sert à des usages multipliés, soit comme aliment, soit comme substance médicinale. Avant leur parfaite maturité, ces fruits sont très acides; et, dans cet éta»; , les E-:yptiens s'en servent pour acidiiler leurs mets. A leur parfaite maturité, la pulpe qu'ils renferment a une saveur en même temps sucrée et aigrelette , très agréable , qu'elle doit à ce qu'elle renferme

TAM

à la fois du sucre dans la proportion d'environ 1/8, avec des acides larlrique, citrique et malique; elle remplace les groseilles, et se consomme sur place en très grande quantité, soit en confitures, sorbets, etc., soit en boissons rafraîchissantes: on s'en sert aussi pour des tisanes tempérantes, dans les irritations intestinales, les dyssenteries, etc. Celle que le commerce apporte en Europe pour les besoins de la médecine a subi une préparation qui permet de la conserver longtemps, mais qui lui donne une couleur plus foncée , et qui consiste soit dans une concentration par l'éva poration dans des bassines de cuivre , par suite de laquelle elle devient noire, soit dans une préparation avec du sucre qui en fait une sorte de confiture. Dans ce dernier cas, elle porte le nom de Tamarin préparé. On administre cette pulpe étendue d'une grande quantité d'eau , à titre de tisane rafraîchissante ou, moins délayée, comme boisson laxalive. (P. D.)

TAMARIS. Tamarix. bot. ph.— Genre de la famille des Tamariscinées, à laquelle il donne son nom, formé d'abord par Linné, mais restreint dans ces derniers temps par la création du genre Myricaria, Dew., pour les espèces monadelphes , et du genre Trichaurus , Arnott, pour le Tamarix ericoïdes, Willd. Les Tamaris sont des arbustes ou des arbres de la région méditerranéenne, des Canaries et de l'Inde, remarquables par leurs petites feuilles imbriquées, semblables à des écailles; par leurs petites fleurs en épis souvent paniculés, à 4 10 élamines libres, et par leurs graines aigrettées à la chalaze qui occupe leur sommet. On cultive souvent dans les lieux frais des jardins, le long des eaux, dans les parcs, le Tamaris de frange , Tamarix gallica , Lin. espèce tellement abondante le long du golfe de Lyon, que, dans certaines communes du littoral, on l'emploie comme combustible. Ses rameaux grêles , couverts de petites feuilles d'un vert un peu glauque, lui donnent une grande légèreté et un aspect tout particulier. L'écorce de sa racine et de ses branches passe pour sudorifique, diurétique et apéritive. Une variété très curieuse de cette espèce est le Tamarix gallica, Var. mannifera, Ehrenb. , le Tarfa ou Allé des Arabes , qui croît sur le Sinaï , et qui ,

piqué par ie Cocvi^.^ manniparus , exscde une sorte fie Manne. (D. G.)

TAMAUIlé(:5I>âÉES. Tainariscinées. bot.

PHAN. — Peiilc famille de plantes dicotylédonées, polypélales, hypot^ynes, ainsi raiaclérisée : calice de 5 folioles, raicineiit de 4, distinctes ou quelquefois réunies à la base, imbriquées; autant de pétales alternes , à prélloraison imb.iqucs ou tordue, niarcescenls. Étamines en nombre égal et alternant avec les pétales, ou en nombre double, a filets élargis infcrienreincnt et réunis par un disque tanlôt à peine sensible, tantôt saillant en dix crénelures qui alternent deux à deux avec les 5 étamines; anthères biloculaires, introrses; ovaire libre, ordinairement pyramidal, à 3 angles, très rarement à 4, présentant vers sa base autant de placentas pariétaux, qui, quelquefois prolongés en dedans, la divisent en autant de loges incomplètes, et portent de nombreux ovules dressés, anatropes; styles en nombre égal, libres ou soudés en un seul , terminés par un stigmate obtus ou tronqué; capsule s'ouvranl en 3 4 valves, dont chacune porte au milieu de sa base épaissie un placenta chargé de graines ascendantes, ilont le tégument membraneux se prolonge à l'extrémité supérieure, c'est-à-dire à la chalaze, en un fllel environné ou couvert de longs poils, et recouvre immédiatement un embryon droit à cotylédons oblongs , ovales, planes-convexes, à radicule courte et infère. Les espèces sont des sous-arbrisseaux, arbrisseaux ou arbres, habitant toutes les régions tropicales et tempérées de l'hémisphère boréal et de l'ancien continent; fréquents près des eaux surtout salées, principalement autour de la Méditerranée et des lacs de l'Asie centrale. Leurs feuilles sont alternes, sessiles, courtes, un peu charnues, lélargies et quelquefois amplexicaules à la ;base, effilées au sommet, très entières, souvent croisées à la surface de points nombreux , de couleur le plus ordinairement glauque, dépourvues de stipules; leurs fleurs blanches ou roses, en épis généralement rameux, terminaux, portées par des pédicelles très courts qu'accompagne une bractée. La présence d'une substance tannine, de résine et d'huile essentielle, donne à ces plantes une saveur amère et des proiiriétés astringentes. Une espèce d'Arabie

Page 1