‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 101 sur 173 · X. JUl · texte numérisé non relu

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pèce type de ce genre , vit dans la Médiierranée. (M.)

SCOPARIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées, tribu des Véronicées, établi par Linné {Gen., n. 143). L'espèce lype, ScopariadulcisLm., Lamk., etc., est un arbuste qui croît en abondance dans les régions tropicales du globe.

*SCOPIMERA. cnusT. — Cette nouvelle coupe générique, qui a été créée par Dehaan dans sa Faune japonaise, appartient à l'ordre des Décapodes brachyures , à la famille des Catométopes et à la tribu des Ocypodiens. On n'en connaît qu'une seule espèce, qui est le Scopimera glotosa Dehaan, Faun. Jap.Il., XI, fig. 3.Ce Crustacéa pour patrie les mers du Japon. (H, L.)

SCOPOLIA ( nom propre ). bot. ph. — Genre de la famille des Solanacées, tribu des Hyoscyamées , établi par Jacquin ( Observ., I, 32 , t. 20). L'espèce type, Hxjoscyamns Scopolia Linn., est une herbe qui croît dans les régions subalpines de l'Europe orientale.

SCOPOLIA, Linn. f. {Suppl., 409). bot.

PH. — Syn. de Daphne, Linn.

SCOPOLIA, Adans. (Fam., Il, 419). bot.

PH. — Syn. de Ricolia, Linn.

SCOPOLIA, Smiih (le. ined., II, 34).

BOT. PH. — Syn. de Toddalia, Juss.

SCOPOLIiVA, Schult. {FI. OEslerr.,U, t. 844). bot. ph. — Syn. de^'copam, Jacq.

SCOPS, Mohr. ois. — Synonyme de Antropoïdes Vieill.; division du genre Grue. Voy. ce mot. (Z. G.)

SCOPS. Scops. OIS. — Division générique établie par Savigny dans la famille des Chouettes, adoptée par G. Cuvier et par la plupart des ornithologistes modernes. A l'article Chouette on a indiqué les caractères de ce genre , et fait la description de l'espèce qui en est le type; nous croyons devoir donner ici quelques détails relatifs à l'histoire naturelle de celte espèce : ce qui nous détermine à le faire, c'est que le Scops a de^ mœurs, des habitudes un peu différentes de celles des autres oiseaux de proie nocturnes, et que ces mœurs et ces habitudes ont été passées sous silence dans l'histoire générale que l'on a faite des Chouettes.

Le Scops ou petit Duc {Sir. Scops Linn.,

Se. Aldrovandi Ray) est un oiseau d'Europe.

Quelques auteurs, et Vieillot entre autres,

sont tombés dans l'erreur en avançant qu'il

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n'était pas commun en France. Uu'il soit rare dans les provinces du Nord , c'est ce (îiie nous ne saurions dire; mais bien ceri;;inement, de tous les oiseaux de proie nocliirnes qui habitent ou qui sont de passage dans nos départements méridionaux, il n'en est pas de plus abondant. Nous en avons vu les marchés encombrés , pour ainsi dire , lors de son passage en fin septembre. Ce ne serait pas là , il est vrai , une preuve bien convaincante de son abondance dans toute autre saison, si nous ne pouvions assurer qu'en juin et juillet , époque de sa reproduction , il s'y montre également en très grande quantité.

Le Scops n'est pointsédentaire chez nous; nous le possédons six mois à peu près, depuis avril jusqu'en octobre. Il s'établit dans les cantons parsemés de collines boisées, dans les sites un peu montueux , près et même dans les villages. Durant le jour, il se tient à l'ombre des bois , juche sur une branche ou dans les trous de quelque édiûce. Ce qu'il y a de remarquable, c'est que lorsqu'il choisit un arbre pour lieu de repos, on ne l'y voit pas perché dans le sens transversal d'une branche, mais presque toujours dans un sens longitudinal. Il y reste ainsi toute la journée dans une immobilité parlaite et les aigrettes dressées en l'air. Si on le force à prendre sa volée, il se jette dans un arbre voisin et dans le plus épais du feuillage. Ce n'est que lorsque le soleil a disparu de l'horizon qu'il abandonne sa retraite. Sa voix, qu'il fait entendre alors, surtout si le temps est beau, a quelque chose jde monotone et de mesuré. Pendant des heures enliè'-es il fait entendre un cri qui peut s'exprimer par la syllabe kthion. Quelquefois cependant il pousse un autre cri vif et pressé que le mot chivini, prononcé plusieurs fois de suite, peut rendre.

Comme tous les Ciseaux de proie nocturnes, le Scops ne fait qu'une poule par an. La femelle dépose ses œufs , au nombre de trois à cinq, dans des creux d'arbre, dans les trous de muraille , sans se donner la peine de faire un nid. Nous avons vu un Couple venir se reproduire six ans de suite dans le même lieu. Les jeunes, après avoir quitlé le nid , suivent pendant la nuit le père et la mère pour en recevoir la becquée, jusqu'à ce qu'ils puissent eux-mêmes trou-

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ver leur nourriture, qui consiste en Sauterelles , Grillons , Scarabées et autres gros Insectes. Mais bientôt les liens de famille se rompent; père, mère et petits se séparent, chacun vit isolément, sans s'écarter cependant du lieu où la reproduction s'esl opérée. Tous disparaissent vers la fin de l'été.

Il est probable que le Scops n'abandonne nos climats que pour passer en Afrique. Ce qui semble confirmer cette assertion , c'est qu'à l'époque de ses migrations , il est bien plus abondant sur les côtes de la Méditerranée, et qu'il se montre éjialement en nombre dans quelques unes des lies dont cette mer est parsemée.

Le Scops, contrairement à l'opinion d'un très grand nombre d'auteurs, voit très bien durant le jour. Seulement il parait ne pouvoir soutenir trop longtemps l'éclat d'une vive lumière; il en est bientôt incommodé nu point de fermer les yeux s'il ne trouve quelque coin obscur où il puisse se cacher. C'est également une erreur de croire qu'il puisse distinguer les objets au milieu de la plus complète obscurité. Spallanzani a fait à ce sujet des expériences qui prouvent ce fait de la manière la plus péremptoire ; il résume ces expériences en disant que «roei! du Scops est conformé de manière qu'il ne reçoit aucune impression des objets , non seulement dans un milieu totalement obscur, mais encore pénétré d'une himicrc qui n'est pas tout à fait appréciable à l'œil humain ; que si cette lumière éprouve une légère augmentation , quoique insuffisante pour nous faire distinguer les objets, elle suffira au Scops , qui verra parfaitement à se conduire. Ainsi l'épithète de crépusculaire que l'on voudrait donner à cet Oiseau n'est point exacte* puisque au milieu de la nuit, à la seule clarté des étoiles , il peut diriger son vol , et exercer dans les champs et sur les arbres ses petites rapines. »

Le Scops est un Oiseau excessivement doux , qui se familiarise très aisément. L'auteur que nous venons de citer en a possédé plusieurs, qui venaient se poser sur SCS mains, pour prendre la viande qu'il leur présentait. Nous-même en avons vu un , il y a quelques années , chez le concierge de l'amphithéâtre de Clamart, tellement apprivoisé qu'il erra't librement dans la loge ,

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les portos et les fenêtres étant grandement ouverles. Cependant, quel que sdiI le ilegré d'oducaliou des iniiividus qu'on élève, lorsque ré|)oque des migrations est arrivée, ils profilent de la trop grande liberté qu'on leur laisse pour satisraire leur besoin de Voyager.

Non seulement le Scops habite la France, mais aussi la Hollande, la Suisse, l'Allemagne, la Russie méridionale, l'Italie, etc. Il vit également en Afri(]ne. (Z. G.)

SCOPULA. INS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Pyraliens, établi par Treitschke. L'espèce type, Scopula margarilqlis {Phalœna id. Fab., Pyralis erucalis Hubn.) se trouve en France, principalement aux environs de Paris. (L)

*SCOPULARÏA. BOT. PH. — Genre de la famille des Orchidées, tribu des Ophrydées, établi par Lindiey [in Bot. Reg., n. 1701). Herbes du Cip. Voy. orchidées.

SCOPUS. OIS. — Nom latin, dans Brisson, (]u geiire Ombrelle.

SCORDIUM, Tourner. (Jnst., 97). bot.

PH. -— Voy. TEucRiuM, Linu.

SCORIAS. BOT. CR. - Genre de Champignons hyphomycèles, section des Mucorinés, établi par Fries ( PL hom., 171 ). L'espèce type est le Scorias spongiosa ( Botrytis id. Scliw.).

SCORLAS, Rafin. {in New. York medic.

reposil., II, Hcx. V, 350). bot. ph. — Syn. de Carya, Nul'..

SCORODITE. MIN. — Espèce de Fer arséniaté. Voy. fer.

SCORODO.\IA , Tourner ( Inst. , 97).

BOT. PB. — Voy. TEiCRiuM, Liun.

SCORODOPKASLIM , Michel. ( Nov.

Gen., t. 2-4). bot. ph. — Syn. de i'c/iOSMopramm, Kunth.

SCOliPÈP^E. Scorpœna. poiss. — Genre lie l'ordre des Acanihoptérygiens , fanîiile lies Joues cuirassées, établi par Linné, et i-.iraclérisé de la manière suivante par MM. G. Cuvier et Valenciennes ( Hist. des l'^iiss., l. IV, p. 286): Corps écailleux; tête •'[.ineuse, comprimée latéralement; joues ri diâchoires sans écailles; dents en velours uia mâchoires , au vomer et aux palatins; une seule dorsale; sept rayons aux ouïes; des lambeaux cutanés.

Les auteurs cités plus haut décrivent 18

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espèces de ce genn-, dont deux seuleiiunl vivent dans nos mers. Ce sont : 1" La Grands ScoRPÈNE ROUGE , Scovpœna scrofa Lin». , grande, rouge, à écailles larges et li.sses, munie de barbillons et de lan>.beaux charnus nombreux, et dont les épines dorsales sont inégales. — 2' La Petite ScoRPÈNEBRiKic, vulgairement Rascasse, Scorjyœita corpus Linn., plus petite, plus brune, à écailles plus petites et âpres, à barbillons moins nombreux, et dont les épines de la dorsale sont à peu (irès égales.

Ces deux espèces sont très communes sur toutes les côtes delà Méditerranée. Elles y vivent généralement en assez grandes troupes; leurs piquants passent pour faire des blessures dangereuses; mais cette circonstance non plus que leur laideur, n'empêche pas que l'on ne s'en nourrisse et niômeleur chair passe pour assez bonne. Parmi les espèces qui vivent daus les mers étrangères, nous citerons principalement les Scorpœna grandicornis, cirrhom Cuvier et Val. {Perça id. Thunb.), picla, etc. (M.)

SCORPIIDES. iîcorpiidœ. arachn. —

Voy. SCORPIONIDES. (H. L.)

SCORPIOIDES , Tourner {Inst., 226).

BOT. PII. — Syn. de Scurpiurus, Lisin.

SCORPION. Scorpio. abacun. — Voy.

SCOHPIDS. (H. L.)

SCORPION IDE A. arachn.— Foy.scoft- PIONIDES. (H. L.)

SCORPIONIDES. Scorpicnidœ. arachn.

— C'est le troisième ordre de la classe des Arachnides et dont les caractères peuvent être ainsi présentés: Palpes didactyles ainsi que les mâchoires ou chélicères; leur céphalothorax d'une seule pièce en dessus , sans languette inférieure, et leurabdomen multiarticuié. Ils ont de deux à douze yeux, dont une paire souvent tnédiane, plus grosse que les autres. Leur respiration est puiiiionaire dans les grandes espèces , trachéenne dans les petites. A part les Télyphones, qu'on a pendant longtemps réunis dans un même genre avec les Phrynes, lesOctopodes sforpionides placés dans cet oriire ont été pre.sque constamment réunis dans un îr.é.nrie groupe. Aristole appelle les Chéliers des Scorpions .sans queue, et le vu'ijaire ne les désigne pas autrement de nos jturs. C'étail aussi la manière (!e voir de Cuvier, de Lamarck et de Latreille dans leurs premiers

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ouvrages. Mais depuis lors, la grande importance que deux de ces naturalistes éminents ont accordée aux caractères de la i-espiration a conduit le dernier à placer dans deux ordres différents de la classe des Arachnides, les Scorpions qui ont des poumons, et les Chélifers qui sont trachéens. Cette manière de voir n'a pas été adoptée par M. Gervais, dans le tome 3"" de son Histoire naturelle des Insectes aptères, et ce naturaliste s'appuie particulièrement sur î'autorité de MM. de Blainville et Leach ; du reste, ajoute-t-il, plusieurs recherches importantes sont à faire sur l'anatomie et la physiologie de ces animaux, pour résoudre complètement cette question. Les caractères extérieurs et l'anatomie des Scorpions doivent nous occuper d'abord ; nous traiterons ensuite de leur classification et de Feur répartition géographique.

En commençant par le corps lui-même, nous n'avons de développements indispensables à donner que relativement à sa seconde partie, c'est-à-dire, l'abdomen qui se partage lui-même en gasler et en fausse queue; cette dernière partie a été nommée uroide par M. P.Gervais, et c'est entre le premier et le second arceau inférieur que s'ouvre l'appareil génital ; ces deux arceaux sont rudimentaires; le premier est bivalve, ovalaire Iransverse, et le second sub-rectangulaire. Celui-ci porte les singuliers appendices auxquels on a donné le nom de peignes ; quant à la partie uroide, les impressions en carènes qu'on y remarque, doivent surtout être indiquées à cause des excellents caractères qu'elles fournissent. Ces carènes sont atéraies ou médianes; il n'y en a de cette seconde position qu'à la partie inférieure: telle est la carène appelée par M. P. Gervais médio-infère ; la ligne raédio-supère est le plus souvent occupée par une gouttière ; il existe dans la majorité des espèces plusieurs autres carènes faciles à séparer en trois sortes : carènes médio-Ialérale, latérale supérieure et latérale infère; ces deux dernières sont fréquemment doubles. Les yeux de ces animaux varient suivant les sous-genres; chacun d'eux a la composition reconnue par Maller aux stemmates des Insectes; leur cornée transparente les rend très reconnaissables à l'extérieur, surtout ceux du vertex ou les médians qui sont les

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plus gros; cependant les autres sont quelquefois assez difficiles à constater, surtout ceux des quatrième et cinquième paire», quand ils existent.

La partie d'un des anneaux est souvent granuleuse, et les impressions linéaires ou autres qu'on y remarque sont utiles à signaler pour la distinction des espèces. Elle est de la nature de la chitine. Au gaster, l'arceau inférieur de chaque anneau est séparé du supérieur, et la peau est mollb entre eux comme entre les anneaux euxmêmes. Les sacs respiratoires s'ouvrent pa des fentes transverses un peu obliques Latreille qui appelait ces poumons les organes de la respiration des Scorpions, nommait ces ouvertures pneumostomes; le tlernier anneau du gaster n'en a point.

Chaque patte se compose des parties suivantes : 1° la hanche qui l'insère au tronc, sous le céphalothorax, 2° le trochanter, toujours très court; 3° la cuisse plus longue, échancrée inférieurement à son extrémité tibiale pour le jeu de la jambe ; 4° la jambe, dont l'extrémité tarsienne présente la même particularité; 5" les trois articles du tarse. Les hanches de la première paire de pattes ont une avance antérieure qui vient sous celle des palpes , et joue le rôle de lèvre inférieure ; Latreille les désigne sous le nom de languettes. Les deux paires antérieures d'appendices qu'on ne peut appeler des pattes sont les mâchoires ou chélicères en avant, et les palpes entre celles-ci et la première paire de pattes.

M. P. Gervais a appelé maxilles ceux de la première paire dont la main seule et une partie de l'avant bras ont la consistance solide des autres parties du corps. Ce sont celles que Latreille et autres entomologistes appelaient chélicères, antennes, pinces ou forcipules , ou même mandibules, quoique ce dernier nom doive être réservé, chez les animaux articulés, comme il l'est chez les vertébrés , à la seconde paire de mâchoires ou mâchoire inférieure. Dugès ne doute pas de leur homologie avec la paire supérieure des mâchoires des Insectes , et il rejette l'opinion de Savigny, que les appendices buccaux des Insectes hexapodes manquent aux Arachnides.

Les appendices masticateurs de la seconde paire sont pour M. P. Gervais des

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/jia ndibules , c'est-à-dire des mâchoires Infor ieurcs, le nom de palpes qu'on leur donne sou vent ne leur convient pas mieux chez les Scorpions que chez les Araignées, et ce ne sont pas, suivant le naturaliste ci-dessus cité , les analogues des maxilles palpigères (les Insectes, comme le voulait Dugès. La hanche de cette seconde paire d'appendices joue le rôle d'organe broyeur. Leur hanche constitue ce que Latreille appelle les mandibules, ces hanches sont susceptibles de s'écarter considérablement, et leur face interne aplatie sert à la mastication , principalement par son angle solide inférieur. L'article qui s'y insère répond à la rotule ou trochanter ; la troisième est la cuisse; îa quatrième ou la iambe est l'avant-bras , et le tarse, composé de deux parties seulement, est désigné sous celui de main. La main n'en est même que la partie plus ou moins renflée ; la partie digitiforme allongée de son extrémité antérieure est le doigt fixe ou interne, et le second article tarsien, à peu près de la longueur ae cette apophyse digitiforme et jouant sur elle, est le doigt externe ou mobile.

Voici donc en tout six paires d'appendices bilatéraux au céphalothorax des Scorpions, toutes de même nature au fond, mais variées pour la forme suivant leur usage respectif. En arrière viennent des organes également appendiculaires , mais d'une nature dilTérenie ; ce sont les peignes. On en ignore le véritable usage, mais tout fait croire qu'ils servent à la reproduction, et ils sont insérés bilatéralement au deuxième arceau inférieur qui est tout à fait rudimentaire. Les peignes, au nombre de deux seulement, en une paire, sont composés de deux parties, le support et les dents. Degéer et Pallas avaient déjà prévenu les zoologistes des variations que présentent ces dents; mais elles sont moins considérables qu'on ne le pense, et on peut en tirer de bonnes indications pour la distinction et la subordination des espèces.

L'étude anatomique des Scorpions a été faite essentiellement sur les S. occilanus et europœus. On en est redevable à Cuvier, Meckel, Treviranus, L. Dufour, Marcelle de Serres, Miïller et Newport. Treviranus a pris pour sujet le S. europœus, et M. L. Dufour le S. occitanus. L'espèce de Muller

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est le S. telerda muséum de Berlin. Meckel dit aussi avoir disséqué le S. ater.

Le canal intestinal s'étend directement de la bouche, située entre la base des palpes, jusqu'à l'anus, qui s'ouvre inférieurement au milieu de quatre mamelons entre le dernier anneau de la portion uroïde de l'abdomen et la vésicule de l'aiguillon. Il est grêle et se porte sans aucune inflexion de la bouche à la On du dernier anneau. Cependant il s'élargit un peu en approchant de son point de terminaison , à l'origine de la queue, il est au contraire, rétréci, et là s'insèrent deux vaisseaux, dont les inférieurs vont de ce côté et se perdent dans la membrane adipeuse, les autres remontant, au contraire, dans le céphalothorax jusqu'à la hauteur de la troisième paire de pattes; ceux-ci sont les canaux biliaires et les autres ont été regardés comme les analogues des reins. On doit à M. J. Mûller la connaissance de deux conduits salivaires qui se trouvent sur les deux côtés d'une pièce cartilagineuse ou fibreuse intérieure qui divise en deux la cavité thoracique. En avant de cette pièce ou diaphragme , on voit le cerveau, le commencement du canal alimentaire ainsi que les muscles de la bouche et des premières paires de pattes. L'œsophage et le système nerveux ganglionaire percent cette pièce en deux points différents. Les viscères sont enveloppés d'un épiploon riche en matière graisseuse que MM. Meckel et L. Dufour désignent sous le nom de foie. Les prétendus poumons des Scorpions sont nommés pneumostomes par Latreille et M. Strauss (Stigmates suivant L. Dufour et Muller), sont des bourses munies intérieurement d'un certain nombre de petites lames ou feuillets perpendiculaires à leur grand diamètre. Mekel qui paraît avoir été le premier à désigner ces organes, les appelle des poumons. Plus tard, lui et Treviranus en faisaient des branchies, et on les en a blâmés. Il est évident néanmoins que ce ne sont pas de vrais poumons. Toutes les petites poches étroites qui sont déterminées par les feuillets, et qu'on ne pourrait comparer aux cases d'un porte-feuille, débouchant dans une sorte de vestibule comme place entre elles et l'ouverture extérieure. Les Scorpions respirent l'air en nature, et depuis longtemps on sait qu'il suffit de riQ<

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Irofliirlion d'un peu d tau dans leurs poumons pour les asphyxier. Le vaisseau dorsal a ses parois fermes et musculaires. Logé dans la rainure n\édianequi sépare en deux lobes le corps adipeux qu'on a pris pour le foie, il est uniioculaire, mais pourvu de dilatations et d'élranglemenls successifs. En pénétrant dans la queue, il devient très étroit et en même temps plus uniTorme. On dislingue des vaisseaux qui vont du cœur aux poumons, et d'autres qui se rendent à diverses parties du corps. D'après M. L. Dufour, les muscles sont assez forts, d'un gris clair, formés de fibres simples et droites. Une toile musculeuse assez forte revêt antérieurement les parois adipeuses de l'abdomen, et enveloppe tous les viscères, à l'exception des poumons et peut être du vaisseau dorsal. Elle est décollée dans h plupart de son étendue. La région dorsale de cette toile donne attache à sejil paires de muscles filiformes qui traversent la masse adipeuse par des conduits pratiqués dans la substance de cet organe, et vont se fixer à un ruban musculeux qui règne le long des parois ventrales en passant au-dessus des poumons.

Lorsqu'on enlève avec soin la partie adipeuse , de manière à ménager ces muscles filiformes, ceux-ci ressemblent à des cordes tendues. Le dernier anneau gastrique est rempli par une masse musculeuse très forte qui sert à imprimer à la queue les divers grands mouvements dont elle est susceptible. Les anneaux de celle-ci ont un panirule charnu dont les fibres, disposées sur deux côtés ojiposés, se rendent obliquement à la ligne médiane, comme les barbes d'une jilume sur leur axe commun. Un muscle robuste s'ob.serve de chaque côté de la base de la vésicule. Le système nerveux, situé inférieurement sur la ligne médiane du corps, est formé de ganglions successifs, tous inférieurs au canal intestinal , à l'exoeplion du premier qu'on appelle cerveau. Celui-ci consiste en deux lobes, l'un antérieur plus petit, et l'autre postérieur plus grand, communiquant ensemble, et dont le postérieur fournil les branches du collier. Les nerfs optiques parlent également du cerveau; ceux des yeux latéraux sont distincts de ceux qui sont aux yeux médians. M. L. Dufour, à une époque où l'on n'avait encore reconnu que trois paires d'yeux latéraux

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an S. occitanus, dit que le nerf optiqi:® , plus long, plus antérieur que celui des yeux médians, va se distribuer par trois rameaux à CCS trois petits yeux. D'après le mi'u^e analomiste, une autre paire de nerfs ccicbraux est dirigée en arrière et va se periire dans le voisinage du premier poumon. Il p.irt aussi du cerveau, mais plus antérieurement , des nerfs qui sont à la bouche ei a ses appendices. Les nerfs slomatogaslriqucs ou récurrents des Scorpions ne sont i- \s suffisamment connus; Millier parle d'un cordon très fin qu'il a vu dans le Soi [don s'étendre sur le cœur avec une giusscur partout égale; il n'est pas éloigne de le regarder comme l'analogue des nerfs. M.Brandt fait toutefois remarquer que ce cordon, semblant appartenir au cœur plutôt qu'au tube digestif, la détermination de M. MUller reste problématique. L'œsophage est ceint d'un collier. Les ganglions inférieurs sont au nombre de sept, dont trois dans le céphalogastre, et quatre dans la portion uroïde. Les ganglions gastriques, plus distants entre eux que ceux qui les suivent, émettent chacun trois nerfs bilatéralement. Les quatre ganglions de la queue correspondent à ces quatre premiers anneaux; ils ne fournissent qu'une seule paire de nerfs chacun : après le dernier, les filets se continuent séparément, et vont se ramifier dans les muscles de la vésicule.

Le venin du Scorpion est distillé par une glande renfermée dans la vésicule articulée de l'anneau anal de l'abdomen , et il sort à l'extérieur par une paire d'orifices pectiniformes allongés, placés bilatéralement près de la pointe de l'aiguillon; Rédi n'a pu voir ces petites perforations, et d'autres avant lui les avaient tout à fait niées , Galien par exemple. Mauperiuis en a très bien figuré la disposition. Lewenhoek les avait également vues, et, parmi les auteurs qui en avaient admis l'existence, Pline, Tertullien, Elien, AIdrovande, admettaient au contraire que les Scorpions ne sont pas nuisibles p-ir leur pi(|ûre , mais surtout par le liquide qu'ils introduisent en même temps qu'ils piquent.

Les anciens ont souvent parlé des Scorpions sous le rapi)ort de leur piqûre, et l'incertitude dans laquelle on est encore sur sea effets avait également lieu de tout tempt.

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Cm animaui peuvent être alternativement

funestes ou innocents, mais sans que l'on puisse se rendre bien raison, surtout à priox', de la difTérence de leurs elTels. Arisioie dit avec juste raison que la piqûre des Scorpions a des conséquences bien différentes suivant les pays et les climats, et, comme exemple, il rapporte que celle des Scorpions du Phare cl d'autres endroits n'est pas dangereuse , tandis qu'elle est mortelle dans ceux de Carie : c'est probablement une exagération , mais Pline en ajoute une bien plus extraordinaire, en disant que ceux du mont I.atmus, également en Carie, sur le littoral de l'Asie mineure , ne font aucun mal aux étrangers, tandis qu'ils tuent les gens du pays. Plutarque ajoute qu'on a vu des personnes bien saines, et dont l'estomac était bon, manger des Scorpions sans en eue incommodées ; Pline cite aussi comme digne de remarque l'habiliide qu'avaient les prêtres de l'île de l^oplos, en Egypte, de fouler impunément aux pieds les Scorpions qui abondaient autour de la ville. L'opinion la plus répandue est encore aujourd'hui que la piqûre des Scorpions peut être mortelle, et les gens qui n'ont pas expérimenté par euxmêmes le soutiennent aussi bien pour la petite espèce de nos provinces méridionales que pour les grands Scorpions d'Afrique, de l'Inde ou d'Amérique.

M. Ehrenberg attribue surtout aux Audroclones des propriétés toxiques violentes, et, d'après ce qu'il a pu voir en Egypte, les Arabes craignent plus les Scorpions de couleur jaune que les noirs. A Thèbes , à Dongola, on les redoute tellement que leur vue est en horreur, et comme les espèces de cette localité sont les Scorpius funeslus et quinqueslrialus , ce sont ces deux espèces i-nrtout que le savant professeur de Berlin regarde comme pouvant donner la mort à ! homme lui-même. Il a vu souvent les bateleurs de ce pays tenir, avec d'autres Scorpions, V A. quinqueslrialus , mais après leur avoir retiré leur aiguillon. Il fut lui-même piqué cinq fois par les Scorpions de cette espèce, elles douleurs qu'il en a ressenties lui font admettre que les femmes et des enfants peuvent bien y succomber. Il n"a vu néanmoins aucun exemple de terminaison funeste. Enfin j'ajouterai que moi-même, pendant mon séjour en Algérie, j'ai été sou-

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vent piqué par les espèces que nourrit ce pays et que les résultats n'en ont jamais été fâcheux; j'avouerai même que la douleur qu'on éprouve est moins vive, moins irritante que celle produite par les Abeilles.

Les Scorpions d'Amérique ont aussi la réputation d'être fort nuisibles, mais sans que leurs mauvais effets aient été mieux constatés. Barrère en cite un qui produit une douleur aiguë accompagnée de fièvre. La remarque par laquelle nous terminerons ces citations est que souvent ie mode de traitement auquel on a recours pour la guérison des piqûres, est souvent plus à craindre que ces piqûres elles-mêmes.

Les Scorpions vivent de proie. Ils chassent essentiellement les Insectes, etc'est au moyen de leurs palpes et de leur aiguillon qu'ils s'en rendent maîtres. En marchant, ils tiennent la queue élevée et toute disposée à frapper leur victime qu'ils convoitent ou l'ennemi qui voudrait les attaquer. Us vivent en général dans les lieux arides , souvent dans les endroits sombres , et parfois dans les habitations. On les rencontre rarement ensemble, et si, par hasard , on en réunit plusieurs, il n'est pas rare qu'ils se battent entreeux, se tuent même et s'en tredevorenl. Les femelles paraissent user, a l'égard des mâles, de la même sévérité que les Aranéides. Maccary sest assuré que, pendant l'accouplement, la femelle est renversée sur le dos et le mâle posé sur elle. Les mâles sont plus nombreux; les femelles sont do taille plus forte.

L'appareil génital mâle se compose, dans sa partie copulatriee, de deux liges effilées (Pent's L. Dufour) et de consistance cornée, dont la base est bifurquée. La branche externe de cette bifurcation est courte, conoïdo et d'un brun foncé, tandis que l'interne se prolonge sur un cordon filiforme blanchâtre, courbé sur lui-même, de manière à former une anse, et revenant en sens contraire pour se coller contre le corps du pénis. L'extrémité libre de celui-ci est très mince et sélacée; elle se fait jour par l'orifice transversal, qui est au-devant des peignes, entre les deux arceaux antérieurs rudimentaires dePabdomen. Les testicules sont formés par trois grandes mailles anastomosées entre elles et constituées par un cordon filiforme demi-transparent de chaque côté, qui abou-

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lit à un canal déférent unique pour les deux testicules. Il y a deux vésicules séminales, l'une grande, conico-cylindrique, longue de deux à trois lignes, et recevant à sa base le canal déférent; l'autre cylindrique, obtuse, et qui adhère au corps de l'organe copulateur sur lequel elle est couchée.

Les ovaires sont doubles comme les testicules, et placés à droite et à gauche. Chacun d'eux est essentiellement constitué par un conduit membraneux, formé de quatre grandes mailles quadrilatères anastomosées entre elles avec celles de l'ovaire opposé. Elles jouent aussi le rôle d'utérus, et, chacune d'elles aboutit à un conduit simple, de longueur variable (oviducle), qui, avant de se réunir à celui du côté opposé , offre constamment une légère dilatation , un col extrêmement court et commun aux deux oviductes, débouche dans la vulve à la même place que l'organe mâle.

Le nombre des petits peut s'élever jusqu'à soixante, mais il est souvent moindre, c'est ce qui résulte des observations d'Aristote, de Maupertuis, d'Amoreux. Dans toutes les espèces connues sous ce rapport , la génération est ovovivipare, et, à leur naissance, les petits sont portés par la mère comme ceux de certaines Araignées du genre Lycose. Il n'est pas rare de voir, dans les collections, des Scorpions femelles desséchées , plus ou moins chargées de leurs petits. M. Hatké a étudié le développement des Scorpions , d'après la petite espèce d'Europe; on trouvera des détails assez circonstanciés qu'il a publiés à cet égard dans la Physiologie de Burdach. Quant à la distribution géographique des Scorpions à la surface du globe, MM. Hemprich et Ehrenberg ont résumé ainsi le résultat de leurs études sur ces animaux.

Les Cenlrurus sont américains ; il y a aussi des Buthus en Amérique, mais l'Europe n'a pas d'animaux de ces deux genres. On ne lui connaît que des Androctonus et (les Scorpius, et dans ses parties australes seulemenS les Androctonus et les Buthus sont les seuls Scorpions de l'Afrique boréale et de l'Asie occidentale.

M. P. Gervais a étudié aussi la distribution géographique de ces animaux et voici le résultat auquel il est arrivé.

Les Scorpions, dit ce zoologiste, sont sou-

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mis à l'une des règles les plus générales de la géographie zoologique. L'Amérique, dans ses parties chaudes et tempérées, n'a aucune des espèces de l'ancien monde, et comme ces animaux s'avancent peu vers le Nord, on comprend que la différence des espèces du nouveau et de l'ancien continent soit un fait complètement vrai pour ce groupe d'Arachnides. Dans chaque continent, la dispersion des espèces paraît assez étendue : la Colombie nous a fourni une ou deux espèces de la Guyane; l'Europe, l'Asie et l'Afrique ont deux espèces communes, mais dans leurs régions méditerranéennes seulement.

Le premier groupe des Scorpions ou les Androctonus ne nous a fourni que des espèces de l'ancien monde : une seule en Europe, celle qui lui est commune, avec l'ouest de l'Asie et le nord de l'Afrique; quelques unes en Asie, et un plus grand nombre en Afrique. Madagascar ne nous a donné jusqu'ici qu'une seule espèce, laquelle est un Androclone.

Les recherches de MM. Hemprich et Ehrenberg, et plus récemment celles de M. Koch, ne leur ont fourni que des espèces américaines de Centrurus.

Les .^freus sont de l'ancien et du nouveau monde; on n'en a pu observer en Europe. Ceux d'Amérique sont les plus variées en espèces.

Les jreîe^onws sont de l'Amérique; une espèce de la Nouvelle-Zélande se rapproche beaucoup de leur groupe; ils ne sont pas nombreux en espèces.

Les Buthus proprement dits sont d'Afrique, d'Asie et de l'Amérique septentrionale.

Les Choctas ou le S. maurus et espèces voisines sont de r.\mérique chaude.

Les Scorpius habitent l'ancien monde, dans l'hémisphère boréal et principalement dans la région méditerranéenne.

Au contraire, il n'y a pas d'Ischnurvs dans la même région, ceux-ci provenant de l'hémisphère australe, en Afrique, ou de l'Inde, dans les îles et sur le continent, et même de l'Amérique septentrionale.

On ne peut rien conclure encore au sujet des Scorpions fossiles; ce que l'on a dit a même besoin d'être revu d'une manière [ comparative.

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Cet ordre se partage en trois genres naturels , suivant qu'ils ont :

L'abdomen sans peignes et supportant en arrière une queue sétiforme; ce sont les Téhjphones;

L'abdomen pourvu de peignes génitaux, d'apparence caudiforme dans les cinq derniers articles et supportant une vésicule aiguillonnée vénénifère; ce sont les Scorpions •

Ceux-ci ont été subdivisés en Androcloiii/.s, en Cenlrurus, en Atreus, en Telegonus,

Bulhus, en Chactas et en Ischnurus ;

L'abdomen sans peignes, nullement caudiforme et sans ai-guillon ni queue après la partie anale ; ce sont les Pinces ou Chélifères. Voy. ces dilTérents noms. (H. L.)

*SC0RP10]\l]RA. CRUST.— M. Thompson, in Report of the Brilish associalion for the advancement of science , indique sous ce nom un genre de l'ordre des Stomapodes. (H.L.)

SCORPIURA, Stackh. bot. cr. — Syn.

de RhodomeJa Ag.

SCORPIL'RUS {scorpio, scorpion ; ovpâ, queue), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées, tribu des Hédylarées, établi par Linné (Gen., n. 876). Les Scorpiurus muricata, sulcala subvillosa et vermiculala , croissent principalement dans les contrées méridionales de l'Europe, où elles portent le nom vulgaire de Chenillelle.

SCORPIUS. ARACH. — C'est un genre de l'ordre des Scorpionides , établi par Linné , et adopté par tous les aptérologistes avec de grandes modifications. Dans ces Arachnides, le corps est allongé, multi-articulé, divisible en céphalothorax et en abdomen. Le céphalothorax est scutiforme en dessus, portant de six à douze yeux; une paire médiane plus grosse, et deux à cinq paires latérales plus petites, souvent inégales; une plaque double entre les hanches des troisième et quatrième paires de pattes représente le thorax en dessous. L'abdomen se compose de douze articles : les sept premiers élargis en un gaster , à arceaux supérieurs entiers; premier arceau inférieur rudimentaire et génital, ainsi que le second ; une paire d'expansions dentées en peignes à celui-ci ; aux troisième , quatrième , cinquième et sixième arceaux infé-

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rieurs, une paire d'orifices stigmalifoi mes conduisant chacun dans un sac respirateur, dit poumon; les cinq derniers cylindracés, caudiformes. Ce dernier portant la partie anale à sa partie postéro-inférieure , et, articulée avec lui, une vésicule aiguillonnée par la sécrétion d'une liqueur vénéneuse. Appendices au nombre de huit paires :

deux , pour la mastication ; quatre, pour la marche (pattes). Maxillesou première paire d'appendices masticateurs petites , didactyles; mandibules grandes, nommées palpes, terminées par une main didactyle, servant à la préhension; pattes composées de sept articles ; ce dernier bi-onguiculé.

Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces , et, comme représentant cette coupe générique , je citerai le Scorpion FLAviCAUDE , Scorpîus flavicaudus Degéer (t. VII, pi. 40, fig. 11 à 13). Scorpius europœus (atl. du Règne animal de Cuvier, Arach., pi. 19, fig. 2). Cette espèce est commune dans tout le midi de l'Europe, depuis la Crimée jusqu'en Espagne; on la trouve aussi en divers points de l'Europe tempérée. (H. L.)

SCORPIUS, Loisel. (Fior. GalL, 68).

BOT. PH. — Syn. de Scorpiurus Linn.

SCORZOI\ÈRE. Scorzonera (de l'espagnol Escorzonera, nom de l'espèce usuelle). BOT. PH. — Genre de la famille des Composées-Chicoracées , de la syngénésie polygamie égale dans le système linnéen. Nous le considérons ici tel que l'admettent aujourd'hui les botanistes, c'est-à-dire amoindri par la séparation de certaines d'entre ses espèces linnéennes, avec lesquelles De Candolle a formé son genre Podospermum. Limité de la sorte, il comprend des espèces herbacées vivaces , indigènes de l'Europe, surtout méridionale, et de l'Asie moyenne. La tige de ces plantes est simple ou rameuse; leurs feuilles sont lancéolées, entières, demiembrassantes à leur base. Leurs capitules sont terminaux, solitaires, formés d'un grand nombre de fleurs jaunes ou plus rarement purpurines; l'involucre qui les entoure est formé de plusieurs rangées de folioles imbriquées , et le plus souvent scarieuses à leur bord ; leur réceptacle est un peu convexe, dépourvu de paillettes, papilleux. Les akènes qui succèdent à ces fleurs sont uniformes , glabres ou velus , dépourvus de 27*

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bec et sessiles; ils portent une aigrette formée de plusieurs rangées de poils plumeux. Nous prendrons pour type de ce genre la ScoRZONÈRE d'Espagne, Scorzonera hispanica Linn., plante fort connue sous ses noms vulgaires de Scorzonère, Salsifis noir. Elle croît spontanément en Espagne. C'est aussi l'une des espèces habiluellementcultivées dans les jardins potagers. Sa racine est longue et épaisse, noirâtre à l'extérieur, blanchâtre à l'intérieur; dans la plante cultivée, elle devient charnue. Sa lige rameuse, à rameaux nus, terminés chacun par un capitule de fleurs jaunes, s'élève à 6 ou 8 décimètres de hauteur; ses feuilles, embrassantes à leur base, sont lancéolées, ondulées, entières ou légèrement dentelées, glabres, mais chargées çà et là de quelques poils : son involucre est obiong , formé d'écaillés presque glabres, acuminées. Dans les jardins potagers on cultive celte plante concurremment avec le Salsifis à feuilles de Porreau , Tragopogon porrifolium Linn., dont la racine est également alimentaire , et même plus estimée. On la sème au printemps ou en été, mais sa racine n'est généralement en état d'être mangée que la seconde année. Alors elle forme un aliment sain et agréable , d'une saveur douce et sucrée, après la cuisson. Elle renferme du mucilage, un suc gomniorésineux et du sucre. On ne doit employer pour reproduire la plante que de la graine récente, deux ans suffisant pour lui faire perdre la faculté germinative. On peut aussi utiliser les feuilles de la Scorzonère d'Espagne, car, après avoir blanchi, elles sont bonnes à manger comme salade. Autrefois cette plante était usitée comme médicinale ; on la regardait comme sudorifique, diurétique, pecliirale, etc.; on assure même qu'on l'employait autrefois en Espagne dans les ras de morsure par des serpents venimeux. Mais de nos jours elle est effacée des catalogues des plantes médicinales, ou elle n'y figure plus que pour mémoire. (P. D.) 1 SCOT.'ELS (;>-.oTy.roî, ténébreux), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélasomes et de la tribu des Ténébrionites, établi par Hope (7'^ Trans. of Ihe Eut. Soc. Lond , t. 1, p. 15, pi. 1, »". 4) et qui a pour type une espèce (le Java, nommée par l'auteur S. corallipes. (C.)

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*SCOTyEUS, Kegl. etBIas. ois. —Synonyme ae Nycticorac: Briss. ; genre fondé sur le\létonhihoreau{Ardeanyclicorax Linn.).

*SCOTAlMUM, Adans. {Fam. nat.). bot. PH. — Syn. de Ficaria, Adans.

*SCOTASMLS (axoTa^^o'ç, de couleur de suie). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, delà famille des Curculionides gonatocèreset de la division des Molytides, créé par Schœnherr {Gênera et species CurcuUonidum., synonymia, t. V!, 2, p. 335) qui l'a établi sur une espèce de la Nouvelle- Hollande, le 6'. cariniroslris Schr. (G.)

*SCOTERA (axoTo;, obscurité ou nacelle).

INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères héléromères, de la famille des Mélasomes et de Ja tribu des Akisites , fondé par Dejean (Catalogue, 3' édition, p. 202) sur une espèce de Californie, la S. gibbosa Eschs. (C.)

SCOTIA, Thunb. (Flor. Cap., 1, 389).

BOT. PB. — Syn. de Scliolia, Jacq.

*SCOTIAPLEX, Swains. ois. — Synon.

de Syrnium Savigny ; division générique de la famille des Chouettes, fondée sur le Sirix aluco Linn. (Z. G.)

*SCOTIMYZA (axoToç, obscurité; f/uTa, mouche), ins. — Genre de l'ordre des Diptères Brachocères, famille des Aihéricères, tribu des Muscides Piophilides, établi par M. Mac(]uail {Diplères , Suites à Buffon, édit. Roret, t. H, p. 540). L'espèce type, Scotim. fnscipennis Macq. , se trouve aux environs de Liège. (L.)

SCOTIMUS (<TxoTo'ç, obscurité), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères héiéroinères, de la famille des Mélasomes et de la tribu des Blapsides, établi par Kirby (Linn. Trans., t. XII, p. 31, 14), adopté par Latreille, Eschschollz, Hope, Dejean, Perty, et qui se compose de huit espèces toutes originaires du Brésil. Nous citerons parmi elles les suivantes: S. crenicoUis Ky., lubercula- (us, quadricollis Esch., plalynus et pictus Py. (G.)

*SCOTIOPTERA (axozéç, obscurité; -n-ctpo'v, aile). iNS. — Genre de l'ordre des Diptères Brachocères, famille des Athéricères, tribu des Muscides-Dexiaires , établi par M. Macquart (Diplères, Suites à Buffon , édit. Roret, t. Il, p. 215). On en connaît deux espèces : Scoliopterapellucida cl punctata Macq., qui habitent le Brésil. (L.)

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grOTOBIUS (oxoTÎ;, obscurité; e'u, vivre), ws.— (Jeiiie de l'ordre des Coléoptères hété roinères, famille des Méiasoriies et tribu des Piiiiéliaires, créé par Germar (Spccies lascciorum, t. 1, p. 135), adopté par Dejean, Giiérin et Solier {Annales de la Société cntomologique de France, t. VII, p. 51) qui le comprend parmi ses Coliaptérides, dans la division de ses Phanéroslosses, et le rapporte a la tribu des Taginites. Vingt-cinq à trente espèces de l'Amérique méridionale font partie de ce genre, et nous mentionnerons, parmi elles, les suivantes: S. crispalus, varicosus, pillularius Gr., elongatua Kl., muricatus, substria lus, rugulosus, vulgaris G\iér., porcalus Dej., Kirbyi, GayuSol. (C.)

SCOTOCHARIS, Gl.'ger. ois. -- Synon.

de il/oHasa Vieil I., nom latin du genre Bar bacon. Voy. ce mot. (Z. G.)

SCOTODES ((7X0TOÇ, obscurité), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille des Sténelytres et de la tribu des Serropalpides, établi parEschscholtz (Mémoires de l'Académie de Saint-Pétersbourg , t. VI, p. 454 ) , qui le compose des deux espèces suivantes : S. annulalus Eschs., et murinus Dej. La première est originaire de Livonie et la seconde des États- Unis. Les Pelmatopus de Fischer sont synonymes du genre en question. (C.)

*SC0T(»;B0KUS («rxoTocgopoç, qui agit dans l'obscurité), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères létramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Cyclomides, créé par Schœnherr (Gênera et species Curculionidum , synonymia , i. VII, 1, p. 97), et qui ne renferme qu'une espèce, le S. murinus Dej. Elle est originaire de Hio de la Plata.

*SCOTOPHILA((T)coTo;, obscurité; cpi/.o'?, qui aime.) ins. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Noitucliens, établi par Hubner, qui lui donne pour lypo la Scolophila tragopogonis, assez commune dans toute l'Europe. (L.)

SCOTOPHILUS (<7xoTo'ç, obscurité; yjo'ç, ami). MAM. — Genre de Chéiroptères proposé par Leach ( Tr. Linn. Soc, Xlll , 1822). (E. D.)

*SCOTOPHILUS, Swains. OIS. — Synon.

de iVocfMa Savig. ; NyctaleBTehm. Genre île la famille des Chouettes, fondé sur le Sirix Teiigmalmi Gmel, (Z. G.)

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•SCOTORiVIlSiEKS. Scotorninœ. ois. — Sous-famille de la famille des Caprimulgidées (Engoulvents), dans l'ordre des Passereaux, établi parG. R. Gray (Gon. ofDirds), qui y comprend les genres Scotornis , Macrodyplerix, Semcïophorus et Podager.

*SCOTOI\!MS. OIS. — Genre établi, pai Swainson, dans la famille des Engoulevents, surle Ctt]))tmi*ig'its Climacleris de Vieillot. (Z. G.)

*SCOTORNITHmÉES. Scotornilhinœ.

ois. — Sous famille de la famille des Caprimulgidées , établie par le prince Ch. Bonaparte sur le genre Scotornis de Swainson. (Z. G.)

SCOTTEA, DC. (Prodr. , II, 118). bot.

PH. — Syn. de Scoltia, R. Br.

SCOTTI.A (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses - Papilionacées , tribu des Lolées, établi par R. Brown (in Aiion Horl. Kew. edil.. H, IV;. L'espèce type, Scoltia dentata, est un arbrisseau qui croit sur les côtes de la Nouvelle-Hollande.

SCRAPTEU. INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères, tribu des Àpiens ou Mellifères , famille des Andrénides, établi par M Lepeletier de St.-Fargeau ( Encycl. mélh. ), et caractérisé principalement par des antennes a.«sez longues dans les deux sexes et des ocelles disiiosées en triangle. L'espèce type, Scrapter bicolor Lepel. St.- Farg., se trouve au cap de Bonne-Espérance. (L.)

SCRAPTIA. INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, de la famille de.T Trachélydes et de la division des Anthicides, créé par Latreille {Règne animal de Cuvier, t. V, p. 58), adopté parDejean {Catal., 3* éd., p. 239), et qui est composé de quatre espèces: 1" S. dubiaO\., Dasytus (fusca Latr.), 2" FuscnJa Ghl. {Diicma), 3" Americana cl 4" pusilla Dej. Les deux premières sont originaires d'Europe et les deux suivantes de;. États-Unis. A l'état d'Insectes parfaits, lis se tiennent au pied des vieilles souches; il c> probable que leurs larves se développen' dans l'intéiieur du bois. (C.)

SCRIliyEA, Flor. Wetter. (H, 96). bot PH. — Syn. de Cucubalus, Tourn.

SCllOlUCULARIA. moll. — Nom gêné rique employé par Schumacher pour des Conchifères dimVMires du genre Lutraire.

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*SCROBIGER {scrobs, fossette; gero^ porter), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricomes, section des Malacodermes, tribu des Clairones, établi par Spino\ii {Essai monographique sur les Clérites, t. I, p. 232, t. 14, (. î). L'auteur le rapporte à la première sous-fainille de ses Clcrites ciéroïdes. Le type, le S. splendidiis New., Reichei Sp., est. originaire de la Nouvelle-Hollande et de la partie appelée Swan-River. (C.)

*SCROBODUS. poiss. foss. — Genre de l'ordre des Ganoïdes, famille des Pycnodontes, établi par Munster {Beylr., t. V). L'espèce type et unique, 6'cro6. ovatus Mûnst., a été trouvée dans les schistes lithographiques de Solenhofen.

SCROPHULAIRE. Scrophularia. bot.

PH. — Grand genre de la famille des Scrophularinées, à laquelle il donne son nom , de la didynamie-angiospermie dans le système de Linné. Il est formé d'espèces herbacées, sous-frutescentes, qui croissent naturellement dans les parties lempéréesetun peu chaudes de l'hémisphère boréal, surtout dans la région méditerranéenne , moins abondamment dans l'Amérique du nord ; le nombre de celles aujourd'hui connues s'élève D 85, d'après le travail monographique sur a famille des Scropbularinées publié par tH. Bentham dans le 10^ volume du Prodromus. Leurs feuilles sont opposées, parfois Jternes, tantôt entières ou simplement denées , tantôt incisées- pinnatiGdes , quelquefois marquées de ponctuations transucides. Leur inflorescence est une sorte le grappe composée, ou de thyrse à cinq jivisions plus ou moins profondes, presque égales entre elles; chacune de ces Qeurs présente un calice à 5 divisions , plus DU moins profondes, presque égales entre Biles ; une corolle irrégulière , à tube large , ventru, largement ouvert, à limbe bilabié, la lèvre supérieure étant plus longue et bilobée, tandis que l'inférieure est courte, à trois lobes inégaux, dont deux latéraux dressés, et un médian plus grand, étalé ou déjeté en bas; quatre étamines fertiles riidynames, insérées sur la corolle, et dont les anthères sont soudées entre elles par paires, de telle sorte que les loges de chaque paire se confondent ; la cinquième éiamine reste stérile et rudimentaire sous la lèvre

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supérieure; un ovaire embrassé obliquement par le disque, à deux loges multiovulées, dans lesquelles les placentaires sont adnés aux deux faces de la cloison ; un style simple, terminé par un stigmate échancré. A ces fleurs succède une capsule presque globuleuse ou ovoïde, souvent acuminée, biloculaire, renfermant un grand nombre de graines rugueuses.

Nous prendrons pour exemple de ce genre la ScROPHOLAiRE NOUEUSE, Scrophularia nodosa Lin. , espèce vivace assez commune dans les endroits frais ou humides, le long des fossés et des cours d'eau. Elle doit son nom spécifique à la forme de son rhizome qui est renflé et bosselé ou comme noueux. Sa tige est épaisse et raide , glabre, relevée de quatre angles aigus, haute de 6 à 8 décimètres. Ses feuilles sont grandes, pétiolées , opposées, ovales, aiguës au sommet, un peu en cœur à la base, doublement dentées , glabres ou à peu près ; ses fleurs sont petites, d'un brun-rougeâtre à l'extérieur, plus pâles à l'intérieur, et elles se distinguent par leurs lobes calycinaux ovales presque arrondis , présentant seulement une très étroite bordure membraneuse blanchâtre. Cette plante a reçu le nom de scrophulaire,qui a été ensuite transporté au genre lui-même, parce qu'on l'a regardée pendant longtemps comme spécialement propre au traitement des scrophules, dont elle aurait eu la propriété de résoudre les tumeurs. Mais il n'a jamais été démontré qu'elle possédât réellement cette précieuse vertu , et aujourd'hui les médecins ont renoncé presque entièrement à l'employer contre cette affection. On l'avait regardée aussi comme carminative et ses graines comme fébrifuges; mais, au total, de nos jours, le seul usage pour lequel on s'en sert quelquefois consiste à laver les galeux avec son infusion. On lui attribue dans ce cas des effets avantageux. — En Italie on emploie de même, contre la gale des Chiens et des Cochons, la Scropbulaire des Chiens; Scrophularia canina Lin., espèce commune dans le midi de la France et de l'Europe, mais déjà fort rare aux environs de Paris, et qui se distingue au milieu de nos diverses Scrophulaires indigènes, au nombre de 12, par ses feuilles pinnatiséquées, à segmenu écartés, dentés ou lobés. — Une autre es-

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