LORIOT. (Z. G
SERICUS. INS.— Nom latin de Serique.
Voy. ce mot. (C. d'O.)
SERIDIE, Seridia. bot. ph. — Vaillant avait formé, sous le nom de Calcitrapoides, dans la famille des Composées, un genre qui correspondait à une portion du grand groupe des Centaurées. Linné réunit ce genre aux Centaurées ; mais Jussieu le rétablit {Gênera planlar. pag. 173), en lui donnant le nom de Seridia, et Cassini, dans ses grands travaux sur les Composées, crut devoir conserver ce groupe, et le nom que Jussieu lui avait imposé. Pour lui, le Cenlaurea aspera. Lin. , si commun dans nos départements méditerranéens, devenait le Seridia microcephala, Cass.. Le Centaurea Scridis, Lin.,
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type àe ce groupe, autre espèce indigène, qui croit dans le Languedoc, la Provence et le Dauphiné, devenait le Seridia megacephaîa, Cass. D'un autre côté, Lessing , De Candolie, Endlicher, ont cru ne devoir pas conserver ce genre, et ils en ont fait une simple section des Centaurées {Voy. centaurée. (D. G.)
♦SÉRIE ZOOLOGIQUE, zool.— L'étude de la Série zoologique, qui constitue l'une des branches les plus importantes de l'hisloire naturelle, sera traitée à l'article Zoologie {Voy. ce mot). Nous renvoyons également au mot Mammifères, où l'on a donné des détails sur la série parallélique desMamniirères établie par M. Isidore Geoffroy Saiot- Hilaire. (E. D.)
♦SERILOPHUS , Swains. ois. — Synonyme de Ëuro/iaimus , Gould. (Z. G.)
SERIN. Serinus. ois. — Genre de la famille des Fringilles {Fringillidœ), dans l'ordre des Passereaux, caractérisé par un bec gros, court, bombé, renflé jusqu'à son extrémité qui est très légèrement comprimée, plus large au-delà des fosses nasales que partout ailleurs , à mandibule supérieure débordant l'inférieure; fosses nasales larges; narines arrondies , tarses médiocres; ailes pointues , atteignant le milieu de la queue, qui est de moyenne largeur, deltoïdale et profondément échancrée.
Le genre Serin est un démembrement des Fringillœ de Linné : la plupart des auteurs ne l'ont point adopté, et parmi ceux qui l'ont admis il en est, comme Brehm , qui n'y comprennent que le Ctnt (Fr. serinus Lin.); le Serin des Canaries [Fr. Canario Lin.) et les espèces qui ont avec ce dernier des rapports fort voisins; d'autres, comme G. Cuvier, prenant particulièrement en considération, pour caractériser cette coupe, la couleur rerdâtre ou jaunâtre du plumage, ont été conduits à y introduire, avec les Serins proprement dits, les Tarins, les Venturons et d'autres Fringilles chez lesquelles le vert domine. Mais si la distribution des couleurs, si la nature de ces mêmes couleurs peuvent quelquefois servir d'éléments génériques et être employés pour caractériser un genre, ce n'est qu'à la condition que ces éléments lie figureront pas en première ligne, mais seront subordonnés à des caractères plus importants. Si les Serins ressemblent aux
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I Tarins, aux Venturons par la teinte générale de leur plumage, ils en diCTèrent d'une manière assez notable par leur bec dont la forme rappelle celui des Bouvreuils. On doit donc séparer ces Oiseaux comme l'a fait Brehm.
Ce genre est représenté en Europe par le CiNi , Ser. meridionalis Brehm ; Fring, serinus Lin. (Buff., pi. enl, 658, f. 1), dont le plumage est olivâtre en dessus, taché longitudinalement de brun foncé , avec le front, les sourcils, le croupion, la gorge, le devant du cou et la poitrine, d'un beau jaune, légèrement nuancé de verdâtre. La femelle a moins de jaune que le mâle.
Le Cini, qui habite une partie de l'Italie, de l'Allemagne, de l'Espagne, du nord de l'Europe, et la France méridionale depuis les bords de la Méditerranée jusqu'en Bourgogne, est, parmi nos petits Oiseaux chanteurs, celui dont la voix a le plus de force. Son chant, qu'il fait entendre toute l'année, mais surtout à l'époque des amours, consiste en un cri strident, aigu, fort, continu, mais modulé. Il niche sur les arbres de moyenne taille , tels que les genêts , les chênes veKs , etc. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs d'un blanc légèrement azuré avec quelques petits points et des traits d'un noir rougeâtre. Il se nourrit des semences du plantain, du séneçon et de plusieurs plantes alpestres.
Une autre espèce qui, bien qu'exotique, peut en quelque sorte être considérée comme naturelle d'Europe, tant elle y est répandue, est le Serin des Canaries, Ser. canaria Lin. (Buff., pi. enl, 202, f. 1). Cet Oiseau, que Buffon appelle, avec quelque fondement, le Musicien de la chambre, a changé de plumage et même de formes, en changeant de climat. En Europe, il est généralement d'un jaune plus ou moins intense, plus ou moins nuancé de verdâtre, mais dans son pays natal, à Ténériffe , il est, au dire d'Adanson et d'une foule d'autres voyageurs, d'un gris verdâtre avec des taches oblongues brunes.
Par la douceur de sou caractère, par l'agrément et la variété de sa voix , le Serin des Canaries est assez généralement estimé. L'intérêt que l'Homme a pris à la conservation ou au perfectionnement des races de cet Oiseau, est tel qu'on a fait tout exprès pour
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lui des traités d'hygiène et d'éducation. Hervieux a publié, en 1719, un ouvrage intitulé : Traité des Serins , et dans cet ouvrage, il indique la manière de les soigner et de les médicamenter lorsqu'ils sont malades. Le R. P. Bourgot a communiqué à BulTon de nombreuses notes sur la manière de les élever, et Buffon lui-même a fait, sur ce point, une foule d'expériences ; enfin son chant a été pour Barrington un élément d'études. Dans une lettre écrite à ce sujet, cet auteur dit avoir reconnu à ce chant quelques points de ressemblance avec celui du Rossignol et du Pipi farlouse. Cependant, lechantdu Serin des Canaries offre presque autant de nuances, que l'espèce elle-même offre de races diverses. C'est toujours , il est vrai, un ramage brodé sur le même thème, mais dont les reprises, les intonations, les roulades, etc., varient beaucoup. C'est vers le xv'" siècle que l'on a commencé à connaître en Europe le Serin des Canaries; les premiers qui y parurent venaient des lies Fortunées. A peu près vers le milieu du xvn" siècle, un vaisseau qui portait, outre sa gargaison , une grande quantité de ces Oiseaux, vint échouer, d'après ce que rapporte Olina , sur les côtes d'Italie. Tous les Serins devenus libres par suite de cet accident se sauvèrent dans Hie d'Elbe où ils se multiplièrent dans l'indépendance, et où ils se seraient peut-être naturalisés, si on ne leur eût donné la chasse; néanmoins, ces Oiseaux avaient commencé à s'abâtardir dans cette Ile. Si l'espèce, transportée sous un autre ciel, avait subi en peu de temps et quoique libre, des changements appréciables , à plus forte raison ces changements ont-ils dû être rapides «t profonds en captivité. Aussi ne complet-on pas moins aujourd'hui de trente races ou variétés de races, toutes issues , d'après Buffon , du Serin gris commun. Ces variétés accouplées avec le Chardonneret, la Linotte, le Cini , le Tarin , le Venturon, et même le Bouvreuil produisent des hybrides, ordinairement impropres à se reproduire, mais excellents chanteurs, et dont la voix a plus d'étendue, plus de durée et un timbre plus f.lair que celle des variétés dont ils provienûrol. Ceux issus d'un Chardonneret mâle H d'un Serin femelle sont les plus esti- MM. (Z. G.)
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♦SEBIIVÉTHA. INS.— Genre de la famille des Lygœides, de l'ordre des Hémiptères j, établi par M. Spinola ( Essai sur les Hémiptères). L'espèce type est le 5. rusa, Spin, Ce genre avait reçu précédemment le nom deLeptocoris par Uahn. [Wanzenart Inseckt.) qui, déjà employé pour désigner un autre genre, a dû être abandonné pour celui-ci. (Bl.)
SERINGA ou SERIIMGAT. bot. ph. — Noms vulgaires du Syringa oa Philadelphe {Voy. philadelphe). On donne aussi ce nom vulgaire au Siphonia elastica Lin. f. (D. G.
SERINGIA (dédié à M. Seringe , professeur de botanique à Lyon), bot. ph. — Le genre proposé sous ce nom par Sprengel , dans la famille des Célastrinées , est synonyme du Plelidium Du Pet. -Th. D'un autre côté , M. J. Gay en a établi un autre de même nom dans la famille des Byttnériacées, tribu des Lasiopétalées, pour le Lasiopelalum arborescens Ait. , arbrisseau de la côte orientale de la Nouvelle -Hollande. Ce genre est remarquable comme se distin guant non seulement au milieu de sa tribu, mais encore dans sa famille tout entière, par son fruit à cinq carpelles distincts et séparés, rapprochés seulement par leur suture ventrale, et non cohérents en un fruit unique. L'espèce qui en est le type a reçu le nom de Seringia platyphylla 3. Gay {voy, J. Gay, Monog. des Lasiopétalées ; Mém. du Mus., t. VU , p. 442 , tab. 16, 17). (D. G.)
*SERI!\IA. BOT. PH. — Genre établi par Rafinesque, non d'après des observations positives, mais seulement d'après les paroles fort peu claires de Robin. De Candollo {Prodr., VII, p, 261) le range parmi les Composées incerlœ sedis; mais il fait observer qu'il n'est connu de personne, pas même de son auteur, et qu'il vaudrait mieux le regarder comme non avenu que de le conserver, malgré l'incertitude complète qui s'y attache. (D. G.)
*SERmi]S. OIS. — Nom générique latin du Serin dans Brehm.
SERIOLE. SeriolaCii\. poiss. — Genre formé par Cuvier pour des Poissons Acanihoptérygiens de la famille des Scombéroïdes , ayant de grands rapports avec les Caranx et avec les Liches. Les Sérioles , en effet, ne diffèrent des Caranx que parce que les écailles qui garnissent la ligne latérale
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dépassent à peine celles du reste du corps ; elles se distinguent des Liches en ce que les épines de leur première dorsale, plus hautes et plus grêles , sont réunies par une memhratie. Les Sérioles sont donc des Sconnbéroïdes à deux dorsales sans fausses pinnules, sans boucliers à la queue; des dents en velours ou en cardes fines garnissent les mâchoires, le vomer et les palatins.
Le aom adopté pour désigner ce genre est celui que l'espèce de la Méditerranée ( Seriola Dumerilii ) a reçu sur la côte de Nice, où M. Risso l'a d'abord découverte. Cette Sériole peut devenir très grande , et l'on en pêche qui pèsent jusqu'à 160 livres. Elle est d'une belle couleur d'argent, dorée sur les flancs, teintée de bleu-violâtre sur le dos; ses nageoires sont gris-jaunâtre. Elle se tient dans les lieux inaccessibles, et n'approche de la côte que lorsque la faim l'y contraint. Sa chair, très estimée, est ferme et rougeâtre.
L'Archipel et les mers d'Amérique nourrissent plusieurs espèces, qui, avec celle dont nous venons de parler, composent un petit groupe spécial (S. RivoUana ; S. Lalandi; S. Boscii ; S. falcata; S. Bonariensis ; S. fasciata; S. leiarckus , S. zonata).
Un autre groupe comprend les Sérioles de la mer des Indes , qui se distinguent par la hauteur de leur front , la petitesse de leur première dorsale, la grandeur de leurs veîitrales, et leurs dents plus crochues ( S. binoiata; S. Ruppelii; S. Dussumieri ; S. succincta).
Une seule espèce {S. cosmopolita), du petit nombre des Poissons qui se trouvent égalenient dans les deux Océans, forme un troisième groupe caractérisé par de petites ventrales, et de longues pectorales lailLées en faux. (E. Ba.)
SÉRIOLE. Seriola. bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, de la Syngénésie polygamie égale dans le système de Linné. Il comprend des plantes herbacées annuelles, plus ou moins hérissées, qui croissent naturellement dans la région méditerranéenne, au Chili et au Brésil. Les feuilles de ces végétaux sont sinuées-dentées ou roncinées; leurs fleurs li:,'ulées, jaunes, forment des capitules terminaux, solitaires, à nombreuses foliolesétjales ou réunies «Q involucre unisérié, à
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réceptacle convexe, pourvu de paillettes
membraneuses, linéaires-lancéolées. Tontes ces fleurs donnent également des akènes striés, rudes, prolongés en un bec sétiforme , et dont l'aigrette est formée d'un seul rang de poils plumeux. Le type de ce genre est la Sériole de l'etna, Seriola œtnensis. Lin., plante d'Italie, de Corse et de Barbarie, haute de deux à quatre décimètres, à tige rameuse, portant, surtout dans le bas, des feuilles obtuses, oblongues, plus ou moins profondément dentées, et terminée par de nombreux capitules longuement pédicules.
SÉRIPHE. Seriphium. bot. ph. — Genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, rangé par Linné dans la syngénésie monogarnie de son système, et par les botanistes postérieurs , avec beaucoup plus de raison, dans la Syngénésie-polygamie séparée. Linné avait créé les deux genres Seriphium et Slœbe par la division du groupe générique établi antérieurement par Vaillant, sous le nom d'Helychry soldes. Mais le célèbre botaniste suédois avait caractérisé ces deux genres d'une manière très peu précise, et Lessing et De Candolle ont dû, dans ces derniers temps, en modifier les caractères et la circonscription. Par suite de ces modifications , le genre Sériphe comprend seulement de petits arbustes propres au cap de Bonne-Espérance, à l'exception d'un seul qui croît à l'île Bourbon ; les feuilles de ces végétaux sont petites, sessiles, velues généralement à leur face supérieure, dans l'état jeune. Leurs capitules sont uniflores, munis d'un involucre à écailles imbriquées, les intérieures plus longues et presque scarieuses; leur corolle est tubulée, à cinq dents; leurs anthères portent deux soies à la hase. Leurs akènes sont couronnés par une aigrette à un seul rang de paillettes, et sans bordure extérieure. De^. Candolle divise ce genre en deux sous-v genres : Eremanlhis et Euseriphium. C'est dans ce dernier que se trouve le sériphe CENDRÉ, Seriphium cinereum. Lin., que nous nous contenterons de nommer comme exemple. (D. G.)
*SÉRIPH1ÉES. BOT. PH. — Nom de l'une des divisions de la tribu des Sénécionidées, famille des Composées. Voy. ce dernier mot. (C. o'O.)
SERIPIllLM. EOT. PH. — Nom latin de
A'eriphe. Voji. ce mot.
♦SERIQLE. ^encux, Eschscholtz. ins.— Syn. àt Sericosomus, Serville, Dejean. (C.)
SERtS. bOT. PH. — Genre de la famille des Composées, tribu des Mutisiacées, de la syngéiiésie polygamie superflue , dans le système de Linné, établi par Lessing pour des plantes herbacées vivaces, qui croissent naturellement au Brésil. (D. G.)
*SEKISCIUS. INS.— Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Méla- .s'jmes, créé par Uolchouhki [Mémoires delà Société impériale des naturalistes de Moscou, t. XVK, p. 77), établi sur une espèce de Sibérie et du pays des Kirguises. L'auteur a nommé cette espèce S. pubescens ; elle paraît se rapprocher du genre Cryplicus. (C.)
*SERISOMUS, Swains.— Synonyme de Coua, G. Cuv. (Z. G.)
SÉKISSE. Serissa. bot. ph. — Genre de la famille des Rnbiacées, tribu des Spermacocées, de la peniandrie monogynie dans le système de Linné, établi par Commerson (m Juss. Gen. plantar., p. 209), pour un arbuste regardé auparavant par Linné, et, même depuis la création de ce groupe générique , par Thunberg , Sims, etc., comme un Lycium. Les caractères de. ce genre consistent dans un calice à tube adhérent, à limbe divisé en cinq lobes courts, dans une corolle en entonnoir , dont le tube est hérissé intérieurement, et dont le limbe esta cinq lobes; dans cinq étamines insérées sur la gorge de la corolle et à filet presque nul; daittj un ovaire adhérent, à deux loges uni- -ovulées , surmonté d'un disque épigyne charnu et d'un style inclus, que termine un stigmate à deux lobes linéaires. Le fruit est une baie couronnée par le limbe du calice, à deux loges monospermes. — L'espèce type de ce genre est la Sérisse fétide, Serissa /"œiJdoWilld. {Lycium fœlidum Lin .; Lycium japonicum Thunb.) , arbuste d'ornement fréquemment cultivé, non seulement en Europe, mais encore au Japon, oii il est indigène. Elle ne s'élève guère pour l'ordinaire que de 5 à 8 décimètres. Ses feuilles sont petites, ovales-lancéolées, persisiaiites. Ses fleurs sontaxillaires, blanches. On en cultive surtout une variété à fleurs doubles. On la tient en orangerie pendant l'hiver, et l'été oa la place à une exposition chaude. Le