‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 134 sur 173 · UU · texte numérisé non relu

UU

fleurs jaunes, marquées d'une tache pourpre sur la base des pétales, et présentant : un involucelle à trois larges folioles en cœur, nn tube staminal nu , quinquédenté au sommet, supportant de nombreuses anthères presque sessiles, et un ovaire à cinq loges bi-ovulées. L'espèce qui le forme est le Serrœaincana Ca\an. Le nom de ce genre avait été défiguré par Jussieu, Persoon, De Candolle,etc., en Senra et i5'en>œa,- c'est Sprengel qui l'a rétabli conformément à son étymologie, en le modifiant seulement de Serra en iS errœa. (D. G.)

SERRAGIIVE. bot. ph. —Nom vulgaire de la Consoude et de la Bugle , ou Ajuga replans Lin. (D. G.)

SEBRAI\. Serranus {serra, scie, à cause des dentelures fines et égales du préopercule), poiss. — Les Serrans forment un genre , ou plutôt un groupe fort nombreux eu espèces, de Poissons acanthoptérygiensde la famille des Percoides à une seule dorsale. Jls appartiennent à la division de ces animaux dont la mâchoire est armée en partie de dents canines , saillantes parmi les dénis en velours. Comme le rappelle l'étymologie de leur nom, leur préopercule est dentelé , caractère qu'ils ont de commun avec les autres genres de la même division, les Plectropomes , les Diacopes et les Mésoprions. Mais les Plectropomes se distinguent par la disposition du bord de leur préopercule , qui , autour et au-dessous de l'angle , est divisé en dents plus ou moins grosses dirigées obliquement en avant, et plus ou moins semblables à celles d'une molette d'éperon. Les Diacopes ont pour caractère spécial une échancrure au bord du préopercule , dans laquelle s'agence une tubérosité saillante de l'interopercule. Chez les Mésoprions , cette échancrure et cette tubérosité sont presque eiïacées quand elles n'ont pas tout à fait disparu.

En tenant compte de ces distinctions et de la disposition de leurs dents , on peut dire que les Serrans ont pour caractères génériques un préopercule dentelé et un opercule osseux terminé par deux ou trois épines plûtes. Le crâne et les opercules sont écailleux, ainsi que la joue ; mais le museau et les mâchoires présentent, sous le rapport des téguments, des différences qui permettent de subdiviser le genre Serran en trois

sous -genres : les Serratis propres , les Barbiers et les Mérous.

ï. Les Serrans propres, assez généralement connus sous le nom commun de Perches de mer, ont les mâchoires nues. Ce sont des espèces de petite taille , à proportions élégantes, à couleurs brillantes, variées, vives surtout à l'époque des amours. Parmi les dix-huit espèces décrites aujourd'hui , il faut en distinguer trois , longues de 8 ou 10 pouces , qui habitent la Méditerranée ou les parages de l'Atlantique peu éloignés : le Serran écriture , le Serran proprement dit, et le Petit Serran à tache noire sur la dorsale.

Le Serran écriture {S. scriba, Cuv. et Vu!.; Perça scriba, Lin.) doit son nom spécifique à des lignes ou traits irrégulièrement tracés sur son crâne , sur son museau , sur sa joue , comme des caractères d'une écriture indéchiffrable. Son museau est pointu; son profil rectiligne, un peu concave. Le fond général de ses couleurs est roussâtre ou olivâtre, quelquefois bleuâtre. Des bandes verticales d'un brun foncé, plus ou moins roux , descendent de la racine de la dorsale pour se perdre vers le ventre. Les ligues de Vécriture sont bleu argenté, liserées de noir, et séparées par une teinte rouge plus ou moins vive. Le lilas, le rouge vif, l'orangé, le jaune, le blanc, s'associent, dans le3 autres parties du corps, pour compléter un ensemble plein d'éclat et de fraîcheur. On dit que ce joli Serran vit de Crabes , de Cloportes , de petits Poissons ; qu'il est surtout triand de Poulpes, et qu'il guette ces mollusques à l'entrée du trou où ils se retirent, pour se précipiter sur eux dés qu'apparaît seulement un bout de tentacule. La chair de ce Poisson est très savoureuse ; on le pêche toute l'année : il se tient sur les fonds de roches.

Le Serran proprement dit ( Serranus cabrilla , Cuv. et Val. ; Perça cabrilla. Lin. ) ne porte pas sur la tête les traits hiéroglyphiques du précédent, et se reconnaît aux bandes qui lui traversent obliquement la joue, marquent son opercule, occupent verticalement la moitié supérieure du corps, et s'étendent longitudinalemenl sur les côtés , depuis la tête jusqu'à la queue. 11 habite les mêmes parages , et se trouve en aussi grande abondance que le précédent.

SER

Le Pelit Serran à tache noire sur la dortaie (S. hepaius. Val.; Labrus hepatus Lin ) est le Sacchetlo des Vénitiens. Il ressemble beaucoup au Serran écriture, mais dépasse à peine 4 pouces, et a le museau plus court, le dos plus bombé que le premier.

II. Les Barbiehs , analogues aux Perches de mer pour la taille, les habitudes et la conformation extérieure , ont des couleurs encore plus vives , et sont caractérisés par les écailles , en tout semblables à celles du corps , qu'ils portent sur la tête et sur les mâchoires. C'est cette subdivision qui a fourni à Bloch le type de son genre Anthias. Voy. ce mot.

Parmi les six espèces décrites, la plus remarquable est le Barbier de la Méditerranée {S. Anlhias, Cuv. et Val. ; Labrus Anthias , Lin), auquel on a rapporté a tort les fables débitées par les anciens sur le Poisson qu'ils nommaient Anthias , et trop naïvement acceptées par les modernes {voy. Anthias). Ce Barbier dépasse rarement 7 ou 8 pouces; il est clairement caractérisé, entre tous les Poissons, par la longue épine flexible qui surmonte son dos ; par les filets qui prolongent ses ventrales et les deux de sa caudale. Il habite les lieux rocailleux, et se tient ordinairement à une grande profondeur. Ses couleurs sont magnifiques; l'or et le rubis brillent sur ses écailles.

Un Barbier de l'Atlantique (Barbier du Brésil ), rapporté des côtes de l'Amérique méridionale , et désigné par Cuvier sous le nom de Serranus Tonsor, ressemble extrêmement au précédent , et ne s'en dislingue guère que par les dentelures un peu plus fortes de son préopercule , et ses ventrales plus longues.

JII. Les Mérocs, qui atteignent une taille beaucoup plus grande que les Serrans des deux sections précédentes , ont pour caractère spécial l'absence d'écaillé au maxillaire, et la présence de très petites écailles sur la mâchoire inférieure seulement. Plus de cent espèces, parmi lesquelles on ne peut guère établir de distinction que sur les couleurs , composent ce groupe, dont le type se trouve dans la Méditerranée :

Le Mérou brun {Sei-ranus gigas, Cuv. et Val.; Perça gigas, Gm.), nommé encore Grand Serran brun, et plus spécialement Mérou, reconnaissable à sa couleur brune

T. Xlf.

SER

)li5

et à sa grande taille, qui arrive quelquefois jusqu'à 3 pieds. Sa chair est , dit-on , estimée et aromatique. Son corps oblnng est couvert de très petites écailles ; ses lèvres sont charnues; sa langue libre, pomiue, lisse; ses pectorales sont grandes. A Nice, on le voit s'approcher des rivages aux mois d'avril et de mai. (E. Ba.)

SERRASALME. Serrasalmo, Serrasalmus (serra, scie; salmo, saumon), poiss. — C'est en prenant pour type le Sahio rhcmbeus, L., que Lacépède distingua ce genre, qui fait partie du groupe des Salmones (Malacoptérygiens abdominaux). Le corps de ce Poi.sson est comprimé , plus haut verticalement que ne le sont les autres Salmones ; le ventre est tranchant et dentelé en scie, ce qui explique son nom. Les dents sont triangulaires, tranchantes, dentelées; le maxillaire, privé de dents, traverse obliquement sur la commissure. Souvent on rencontre une épine couchée en avant de la dorsale. MarcgraalT l'a anciennement décrit sous le nom de Piraya. Les Serrasalmcs connus habitent les rivières du Brésil et de la Guiane, où ils atteignent une assez grande taille. On dit qu'ils se nourrissent de Poissons et d'Oiseaux; qu'ils poursuivent et atteignent très adroitement les Canards; qu'ils attaquent même les hommes qui se baignent, et leur font de cruelles morsures avec leurs dents tranchantes. (G. B.)

*SERRATI. OIS. —Sous ce nom, Illiger a établi, dans son ordre des Grimpeurs, une famille qui comprend des espèces dont le bec est épais, nu à la base, et dentelé sur ses bords. Elle se compose des genres Raniphastos, Pteroglossus, Pogonias, Corythaix^ Trogon et Musophaga. (Z. G.)

. SERUATULE. Serratuïa (de Serratm, denté en scie), bot. ph. — Genre de la famille des composées-cynarées, de la syngénésiepolygamie égale dans le système de Linné. Le groupe générique admis sous ce nom par le botaniste suédois est certainement l'un de ceux qui ont subi les plus profonds remaniements et les démembrements les plus nombreux. Les botanistes y ont fait entrer successivement un bon nombre d'espèces qui en ont été retirées ensuite, et dont les unes sont venues se fondre dans des genres déjà existants, ou sont devenues les types de genres nouveaux. Les pjinci-

SER

SER

paux des genres ainsi formés en tout ou en partie sur des espèi es auparavant regardées comme des Serratules sont les Saussurea DG, Jurinea Cass., Maponticum DC, Liatris Cass., Acroptilion Cass., etc. Plus nettement circonscrit par suite de ces suppressions, le genre Serratule reste formé de plantes herbacées, dépourvues d'épines, indigènes en Europe et dans les parties moyennes de l'Asie. Les fleurs de ces végétaux sont purpurines et forment un ou plusieurs capitules multiflores, entourés d'un involucre à folioles imbriquées, parmi lesquelles les extérieures sont plus courtes, aiguës, mutiques ou terminées par une petite pointe , tandis que les intérieures sont plus longue.s, plus ou moins scarieuses au sommet. Le réceptacle est chargé de fimbrilles. Les fleurs d'un même capitule sont généralement toutes hermaphrodites; plus rarement un avortement les rend toutes unisexuelles, ou seulement celles de la circonférence femelles. La corolle est quinquéfide, presque régulière. A ces fleurs succèdent des akènes oblongs, comprimés, glabres et lisses surmontés d'une aigrette à poils simples , multisériés, un peu raides, légèrement «cabres, inégaux, les extérieurs restant toujours plus courts. — On connaît aujourd'hui environ vingt-cinq espèces de ce genre.

Parmi elles nous prendrons pour exemple la suivante :

Serratule tinctoriale. Serratula iinctoria. BOT. ph. — Cette plante croît communément dans les prés, les bois et les haies de toute l'Europe. Sa tige droite, glabre, cannelée, divisée supérieurementen rameaux dressés qui forment par leur réunion une sorte de corymbe, s'élève ordinairement de 6 à 8 décimètres , quelquefois à un mètre. Ses feuilles sont glabres, ovales, dentées en scie, à dents mucronées , ou plus souvent pinnatipartites à lobes latéraux étroits et à lobe terminal plus grand. Ses fleurs purpurines forment de nombreux capitules, petits et oblongs. Cette espèce doit son nom à la matière colorante jaune que fournit son rhizome. Cette couleur est très belle ; on l'emploie en teinture, et on la dit même plus solide que celle qu'on retire du Réséda Gaude. La Serratule tinctoriale figurait autrefois dans les catalogues des plantes offi- «inalçs à titre de vulnéraire et détersive;

mais elle est aujourd'hui totalement inusitée sous ce rapport. (P. D.)

*SERRATULÉES. bot. ph. — Nomde la 11* sous-tribu de la tribu des Cynarées, famille des Composées. Voy. ce dernier mot. (G. d'O.)

SERRE-FIIVE. ois. — L'un des noms vulgaires de la Grosse Charbonnière. Voy. MÉSANGE. (G. d'O.)

SERRES. OIS. — On nomme ainsi les grifTes ou ongles acérés des Rapaces (G. d'O).

SERRICORIVES ou PRIOCÈRES iNS.

— Noms donnés par Duméril et Lalreille à une famille d'Insectes de l'ordre de Coléoptères penlamères. (G. d'O.)

*SERRIGER {serra, scie; gero, porter).

INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, section des Térédiles et tribu des Clairones, créé par Spinola (Essai monographique sur les Clérites, t. I, p. 170, t. 12, fig. 3) qui le comprend parmi ses Clérites cléroïdes. Le type de ce genre est \eS- Heichei Sp., originaire df Mexique. (G.)

*SERRIPÈDES. Serripedes. ins. — MM. Amyot et Serville désignent ainsi dans la tribu des Fulgoriens , de l'ordre des Hémiptères homoptères, une de leurs divisions comprenant les genres Telligonia et ceui établis à ses dépens, les genres Ledra, Gypona, Penthimia. Eupelix, Jassus, etc. (Bl.)

SERRIROSTRES, Dumér. ois. — Synonyme de LamelUroslres, G. Cuv. (Z. G.)

*SERRIROSTRUM, d'Orb. et Lafr. ois.

— Synonyme de Diglossa, Wagl., division du genre Anabates. Voy. ce mot. (Z. G.)

♦SERROCERUS ( serra , dent de scie; xf'pot; , corne), ms. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Ptiniores, établi par Curtis [British Enlomology, pi. 375) sur le Ptinus peclina* tus F. Cette espèce est propre à une grande partie de l'Europe ; on la rencontre quelquefois aux environs de Paris, sous les vieilles poutres. Sa larve vit aux dépens du bois. Dejean a compris cette espèce dans le genre Xylelinus de Lalreille. (G.

* SERROMYIA ( çy,p , bombyx; pvîa, mouche), ins. — Meigen {Syst. Beschr. , I, 1818) indique sous ce nom un genre de Diptères qui correspond à celui des Proso- NOMYiA. Voy. ce mot. (E. D.)

SEBROIW. BOT. PH. — Un des noms vui-

g«ircs du Bon Henri {blUum Bonus-HenricusC-A. Meyer; Chcnopodium Bonus-Henricus Lin.). (D. G.)

♦SERRONIA. BOT. PH.— Synonyme d'0<iunia Spreng , genre de la famille des Pipéracées. (D. G.)

SEl\nOPALPE.Serropalpus{serra, lient de scie; palpus, palpe), ins. — G. de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille desSté- Hélytres et tribu des Serropalpides , créé par Latreille (Ge». Crustaceor. et Insecl. , t. II, p. 192). Ce genre est composé des trois espèces suivantes: S. barbalus F. {Melandiyd), Vaudoueri Lat., et Brasiliensis Dej. La première est. propre à la Suède et à la Suisse; la deuxième est originaire de France et se trouve quelquefois aux environs de Paris; la troisième est indigène du Brésil. Ces Insectes sont nocturnes ; ils se retirent, pendant le jour , sous les écorces et les bûches humides, dans les endroits obscurs. (G.)

♦SERROPALPIDES. Serropalpides. ins.

— Tribu de l'ordre des Coléoptères hétéromères , famille des Sténélytres, établie par Latreille {Règne animal de Cuvier, t. V, p. 43) sur les caractères suivants : Palpes maxillaires souvent dentés en scie, fort grands et inclinés; antennes insérées dans une échancrure des yeux , souvent courtes et filiformes; mandibules échancrées ou bifldes à leur extrémité; crochet des tarses Simples; corps presque cylindrique dans les uns, ovalaire dans les autres ; tête inclinée; corselet trapézoïde, l'extrémité antérieure n'étant point avancée; cuisses postérieures non renflées; pénultième article des tarses ou des quatre antérieurs au moins le plus souvent bilobé (dans ceux où il est entier, les pieds postérieurs sont propres au saut; ils sont alors longs, comprimés, avec les tarses menus, et dont le premier article est allongé; les antérieurs sont souvent courts et dilatés). — Cette tribu se compose des genres Orchesia, Euslrophus, Hallomenus, Dircœa, Melandrya, Hypulus , Serropalpus et Cohopalpus. (G.)

SERRURIE. Serruria. bot. ph. — Genre de la famille des Protéacées, de la tétrandrie-monogynie dans le système de Linné, formé entièrement d'arbustes du cap de Bonne-Espérance, à feuilles filiformes, trifides-pinnatifides dans la plupart des cas.l-es fleurs de ces végétaux sont rouges, ses-

SER

siles et ramassées en capitules à paillettes persistantes, qu'entoure un involucre membraneux , imbriqué. Chacune d'elles présente un périanthe à quatre divisions presque égales, à onglets distincts ; un stigmate vertical, glabre; quatre petites écailles hypogynes. Le fruit qui leur succède est une noix ventrue, brièvement pédiculée. Ce genre est représenté dans l'Afrique méridionale par de nombreuses espèces. M. Rob. Brown en a décrit 39 dans sa monographie des Protéacées dont la publication remonte déjà à 1811, et les nombreux voyageurs, tels que MM. Drége , Ecklon et Zeyher , Verreaux, etc. , qui ont enrichi les collections européennes d'une si grande quantité de plantes nouvelles de l'extrémité méridionale de l'Afrique, ont ajouté beaucoup à ce nombre. Aucune de ces plantes ne paraîfc être encore cultivée dans nos jardins comme espèce d'ornement, au moins quelque peu communément. (D. G.)

SERRURIER, ois. — Synonyme vulgaire de Mésange Charbonnière et de Picvert. Voy. MÉSANGE et PIC. (C. d'O).

SERSALISE. Sersalisia [de Sersalis, nom d'homme), bot. ph. — Genre de la famille des Sapotacées, de la pentandrie-monogynie dans le système de Linné, établi par M. Rob. Brown {Prodr., pag. 529) sur leSideroxylon sericeum Ait. , qui est devenu son Sersalisia sericea. Les Sersalises sont des arbres des parties tropicales de la Nouvelle-Hollande, à suc laiteux, à feuilles coriaces, entières, soyeuses en dessous. Leurs caractères consistent dans un c«'ice quinquéparti; une corolle quinquéfide; cinq étamines fertiles alternant avec un égal nombre de stériles, en écaille; un ovaire à cinq loges uni-ovulées, auquel succède une baie dans laquelle un avortemeut diminue souvent , quelquefois même jusqt.'à l'unité, le nombre des loges et des grai les. (D. G.) ^

SERTULAIRE ( diminutif de Sertum, Bouquet), polyp. — Genre de Polypes hy draires réunis sur un ave commun creux et ramifié, revitu pur une enveloppe cornée, et dont chaque tête, munie de tentacules peu rétractiles et ta nombre variable , peut rentrer dans le tube ou dans la cellule campanulée que ferme l'enveloppe cornée à la base de chacune de ces têtes. De même que chez tousi les autres Polvoes hïdraîres.

SER

les lenlacules sont dépourvus de cils vibratiles, mais de plus ils ne sont pas contractiles comme ceux des hydres. Linné avait établi le genre Sertulaire en y comprenant tous les Polypiers cornés phytoides ou en forme d'arbuste , dont la lige creuse porte des cellules qui sont censés renfermer chacune un petit Polype à tentacules rayonnes. Mais ce genre de Linné, mieux connu par les travaux d'Ellis et de Pallas, a été subdivisé en plusieurs genres par Lamouroux, qui en fait sa famille des Sertulariées , et par Lamark , qui , dans le même temps , a distingué la plupart de ces mêmes genres par des noms diiïérenls et plus généralement adoptés. Lamouroux ne laisse dans le genre Sertulaire que les espèces dont la tige rameuse est flexueuse ou en zigzag, et dont les cellules sont alternes, tandis qu'il nomme Dynamènes les espèces dont les cellules sont opposées, quoique la différence soit souvent très peu prononcée, ou même quoique les deux caractères s'observent quelquefois sur les diverses parties d'un même Polypier. En même temps, cet auteur fait les genres Clyiie et Laomédée avec les Sertulaires à cellules pédonculées; le genre Agiaophénie, avec celles dont les cellules sont dentiformes et situées d'un seul côté des rameux, lesquelles sont disposées comme les barbes d'une plume ; le genre Némerlésie, avec celles dont les rameaux minces et verticillés portent aussi leurs cellules d'un seul côté; le genre Amathie, avec celles dont les cellules sont disposées en petites masses séparées, etc. Lamarck a également séparé des Sertulaires de Linné des genres analogues, mais il laisse parmi les Sertulaires proprement dites les genres Dynamène, Thoee, Pasythée et une partie des Laomédées de Lamouroux. Lamarck nomme Antennulaire le genre Némerlésie de cet auteur; Plumulaire , son genre Aglaopbénie; Sérialaire, son genre Amathie, et il réunit, sous le nom de Campanulaires, ses Clyties et une partie de ses Laomédées. M. de Blainville, dans son Manuel d'Actinologie, a adopté les genres de Lamarck, et quelques uns des genres de Lamouroux. M. Ehrenberg, au contraire, en 1834, dans son mémoire .«ur les Polypes de la mer Rouge, a repris le genre Sertulaire presqu'aussi vaste que l'avait établi Linné, et U furaie avec ce seul genre toute sa famille

SER

des Sertularines, la troisième de ses Zoocoraux oligactiniés, comprenant des Polypes à col mou, rétractile dans une cellule souvent campanulée, produisant des capsules ovigères, et dont le manteau membraneux ou corné, tubuleux et stolonifère, forme uo Polypier rameux. Ce genre de M. Ehren* berg est subdivisé en quatre sous-genres : 1° Monopyxis, dont les capsules ovigères ou cellules femelles sont axillaires, solitaires, multipares et terminales; telles sont la Serlularia geniculata de Mûller, et les Campanulaires de Lamarck; 2° Podopyxis, dont les capsules ovigères naissent au pied de chaque Polype; 3° Peripyxis, ayant les capsules ovariennes ou cellules femelles verticillées aux nœuds des tiges : telle est la Serlularia cuscula de Mtiller ; 4° Sporadopyxis ayant les capsules ovigères éparses sur la tige et sur les rameaux : ce sont des espèces très nombreuses partagées ellesmêmes en quatre sections, correspondant à divers genres des auteurs précédents, savoir : — a celles qui ont les Polypes d'ue seul côté des rameaux (Plumulaires et peutêtre Sériaiaires); — (3 celles qui ont les Polypes alternes et épars (Sertulaires proprement dites de Lamouroux ; — y celles qui ont les Polypes opposés (Dynamènes et Cymodocées);— <î celles qui ont les Polypes verticillés ou en tête (Antennulaires et TulipairesJ. Beaucoup d'autres Sertulaires décrites par les auteurs doivent d'ailleurs être classés avec les Bryozoaires ; et, d'après ce que nous savons des phases successives du développement des Syncorynes, des Campanulaires, et de plusieurs autres Polypes hydraires, il est permis de penser que les Sertulaires aussi sont simplement une phase du développement de quelque animal plus ou moins analogue aux Acalèphes provenant des Syncorynes et des Campanulaires; ou, ce qui revient au même, on peut admettre que les embryons mobiles ou les corps reproducteurs, quand ils ont quitté les capsules ovigères, se développent sous une form« d'Acalèphes , et produisent des œufs d'où naîtront des Sertulaires semblables aux premières. Toutefois, les Sertulaires, comme tous les autres Polypes hydraires revêtus en partie d'une enveloppe cornée, présentent dans leurs parties communes, dans leurs tiges et leurs rameaux, un phénomène ds

SER

circulation qui a d'abord été vu par Cavolini. Ce sont les sucs nourriciers qui circulent ainsi tantôt dans un sens, tantôt dans un sens différent, suivant l'axe des tubes cornés que tapisse une couche de substance giutineuse vivante. Quelques cils ou filamenis vibratiles très déliés et agités d'un mouvement ondulatoire sont la cause de cette circulation , qui ne devient visible qu'en raison des corpuscules flottants contenus dans le liquide nourricier. Ce liquide lui-même est en communication avec le fond de la cavité stomacale de chacun des Polypes qui occupent chaque cellule, de sorte qu'on peut le considérer comme le produit de la digestion commune de tous les Polypes d'un même Polypier. Les Sertulaires pour se reproduire ont des cellules ou capsules d'une forme particulière, et qui, dans certains cas , ont été considérées avec raison comme des rameaux raccourcis contenant, sous une enveloppe commune à l'état d'Embryons ou corps reproducteurs , les germes de tous les Polypes qui se seraient développés sur le rameau à l'état normal ; ces Embryons, sortis de la capsule, se meuvent librement dans les eaux de la mer, jusqu'à ce qu'ils soient fixés. Les Sertulaires, très abondants parmi les Fucus et les diverses Algues, le long des côtes, ont l'aspect de petits arbustes très élégants; la plupart sont jaune-brunâtre, demi-transparentes, mais quelques unes sont agréablement colorées de pourpre et de brun : les plus grandes n'ont guère plus de 12 à 15 centimètres, et les plus petites dépassent à peine un centimètre; la largeur des cellules est de 1 à 2 millimètres, et le Polype, dans l'état d'extension , a 2 à 4 millimètres. (Duj.)

SERTULARIEES. SERTULARÏIVES.

POLYP.— Famille de Polypes hydraires désignée d'abord sous le nom deSertuIariées par Lamouroux, qui la range dans sa division des Polypiers flexibles, et y comprend 14 genres, .«avoir : 1° Pasythée; 2° Amalhie; 3° Némertésie ; 4° Aglaophénie; 5" Dynamène; 6° Sertiilaire; 7° Idie; 8o Entalophore; 9'Clylie; 10" Laomédée; lloThoée; 12° Salacie; 13° Cymodocée; 14" Amphitoïte. Tous ces genres, suivant Lamouroux, ont des Polypiers phytoïdes à tige distincte, simple ou rameuse, très rarement articulée, ordinairement (isiuleuse et remplie d'une substance

SER

5li9

gélatineuse animale a laquelle vient abou tir l'extrémité inférieure de chaque Polype contenu dans une cellule dont la forme et la position sont difl^érentes pour chaque genre. Comme nous l'avons dit en parlant des Sertulaires, plusieurs de ces genres doivent être réunis. D'autres correspondent exactement aux genres de Lamarck; les genres Entalophore, Amatbie et Pasythée sont des Bryozoaires; enfin le genre Amphitoïte a été établi d'après un végétal fossile qui paraît être une souche de Zoslère ou de Gaulinia. Lamarck forme avec lesSertulariens cinq genres, Tubulaire, Campanu laire, Sertulaire, Antennulaire et Plumulaire, et il les comprend dans sa section des Polypiers vaginiformes avec lesPlumatelles, Sérialaires, Tulipaires etCellulairesqui sont des Bryozoaires; avec les Cornulaires, qui sont des Alcyoniens; et avec les Dichotomaires, Acétabules et Polyphyses, qui sont des Algues calcifères. M. de Biainville circonscrit plus convenablement la famille des Sertulariées , qu'il nomme aussi Polypiers membraneux phytoïdes. M. Ehrenberg, au contraire, a réuni les divers genres de Sertulariées dans un grand genre Sertulaire, composant à lui seul sa famille des Sertularines dans la tribu des Zoocoraux oligactiniés. M. Milne Edwards, enfin, tout en admettant une famille des Sertulariées correspondant à celle de M. de Biainville et de M. Ehrenberg, là place dans l'ordre des SERTULARiENS, Polypcs authozoaircs, dont la bouche s'ouvre directement dans la cavité abdominale tubiforme et commune, sur la paroi interne de laquelle ou ne distingue pas de lamelles longitudinales saillantes portant les ovaires, comme chez les Alcyoniens et les Zoanthaires. (Duj.)

*SERTLLARIENS. roLYP. — Ordre de Polypes anthozoaires établi par M. Milne- Edwards pour y comprendre les Hydres, les Corynes, les Campanulaires, les Sertulaires, etc.: cet ordre, qui nous paraîtrait plus convenablement nommé Polypes hydraires, correspond à la tribu des Zuocoraux oligacliniés de M. Ehrenberg. La plupart des Polypes rangés dans cet ordre paraissent être simplement une phase du développement de certains Acalèphes qui en naissent par gemmation comme des fleurs, et qui pro duisent à leur tour des œufs destinés s.

SES

reproduire les Polypes bydraires. Voy. ser-

TULAIRE et MÉDUSE. (DdJ.)

SERTULE. Serlulum. bot. —Richard a donné ce nora aux inflorescences en ombelle essentieilement simple.

SERTURÎVEKA (dédié au docteur Serturner, qui a découvert la morphine dans l'opium). BOT. PH. — Genre de la famille des Amarantacées proposé par M. Martius (iVou. Gen. et sp. , t. II , p. 36 ), et dans lequel rentreraient des espèces disséminées jusque r& dans les genres Gomplirena, Iresine et Alternanthera. M. Endlicher le considère comme une simple section des Gomphrena.

SERVAL. MAM. — Nom que les Portugais, au dire du père Vincent Marie , donnent dans rinde à un animal un peu plus gros que le Chat sauvage, et qui ressemble à la Panthère par les couleurs. BulTon transporta ce nom à une espèce de Chat dont il ne connaissait pas l'origine , et depuis il a été appliqué par les naturalistes à une troisième espèce, originaire d'Afrique. (E. D.) *SERVILLIA (Serville, entomologiste français), ins, — Genre de l'ordre des Diptères créé par M. Robineau-Desvoidy , et placé par lui dans sa grande division des Myodaires, tribu des Entomobies , section des Macromydes. Ces Insectes, qui rentraient dans le groupe des 2'achina Fabricius , et dans le genre Echinomyia de M. Macquart, ne diffèrent de celui-ci que par le troisième article des antennes, non plus large que le second chez les mâles.

Les Servillia se trouvent au commencement du printemps, dès que les grandes neiges ont disparu ; on les rencontre principalement à terre dans les grands bois. On en connaît trois espèces , particulières aux environs de Paris , et dont la plus connue est la S. ursina Meig., que GeolTroy désignait sous le nom de Moucbe blanche a

Page 1