NIÉES. CAD. J
SOLANANDRA. bot. ph. — C'est ainsi que Persoon {Enchir., II, p. 215) écrit un nom de genre que Ventenat écrit Solenandria. Voy. ce mot. (D. G.)
SOLAIVDRE. Solandra (du nom du botanisteangIaisSolander).BOT. PH. — Plusieurs genres ont successivementreçu ce nom. L'un, créé par Linné flls, et appartenant à la famille des Ombellifères, est rapporté, comme synonyme, aux Hydrocotyle. Un second, établi par Murray, dans la famille des Maivacées, tribu des Sidées, rentre comme synonyme dans le genre Lagunea Cavan. Enfin, le seul qui ait conservé sa dénomination a été formé par Swartz dans la famille des Solanées. Il se range immédiatement à côté des Datura. Il comprend des arbrisseaux sarmenteux des Antilles et de l'Amérique tropicale, à feuilles alternes, un peu charnues, ramassées à l'extrémité des rameaux, à très grandes fleurs terminales, présentant l'organisation suivante : Un calice tubuleux, 3-5fide, persistant; une covolle en entonnoir ventru, à limbe plissé, S fide; cinq étamine» à anthères versatiles; un ovaire incomplètement quadriloculaire, l'une de ses cloisons se désorganisant dans sa moitié supérieure. A ces fleurs succède un fruit pulpeux, polysperme, quadriloculaire, entouré par le calice qui s'est fendu sur un côté. On cultive fréquemmenlen pleine terre de serre chaude le SoLANDriE a grandes fleurs, Solandra grandiflora Sw.irtz, très grand arbuste des Antilles, grimp.iiit au moyen de ses longi rameauxqui s'appuientsur les objelsvoisins, à grandes feuilles obovales oblongues, acuminées, |tubescentes, visqueuses; à fleur* terminales, généralement solitaires, longues de 2 décimètres, odorantes, d'un jaune ver^ dâtre sur le tube, blanches sur le limbe.
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lavées de rouge à l'intérieur. On mnltiplie cette belle espèce par graines et par boutures, sur couches chaudes et sous châssis. (D. G.)
SOLA^'ÉES. SoJaneœ. bot. ph. — Ce nom, réservé par les auteurs les plus molernes à une tribu des Solanacées ( voy. ce mot), servait plus anciennement pour désiiner le groupe tout entier. (Ad, J.)
*S0LAK0CKI1>IITES. échin. — Genre établi par M. Goldfuss pour des Crinoïdes fossiles du calcaire jurassique du Wurtemberg, qui paraissent former le passage entre les PentacrinitesetlesStell.érides. La cupule est formée de pièces articulées entre elles; le bassin est formé de cinq pièces, mais on ne connaît ni les pièces scapulaires ni les bras. La tige est très courte, pentagonale, traversée par un canal pentagonal ; elle est rugueuse et radiée à la base , creusée sur les côtés de petites cavités articulaires pour les rayons accessoires , et formée d'articles soudés ensemble. M. Goldfuss eu a décrit et figuré trois espèces. S. coslatus, S. scrobiculaius et S. Jaegeri. (Dui.)
SOLAIVOÎDES, Tourn. bot. po. —Synonyme de Rivina.
SOLA]\UM. BOT. PH. — Nom latin du genre Morelle. Voy. morelle.
SOLARIUM ou CADRAN, moll.— Genre de Mollusques gastéropodes pectinibranches, de la famille des Turbinacés, établi par Lamarck pour des coquilles précédemment comprises dans le genre Trochus, mais qui se distinguent parleur forme orbiculaire , en cône déprimé, avec l'ombilic ouvert, crénelé ou denté sur le bord interne des tours (le spire et l'ouverture presque quadrangulaire, sans columelle. L'animal, que n'avait point connu Lamarck , a été décrit pour la première fois par MM. Quoyet Gaymard; il est allongé, cylindracé, peu épais, avec un pied court, tantôt ovalaire, tantôt auriculé à son extrémité antérieure, et portant en arrière un opercule corné. Cet opercule est quelquefois aplati et formé d'un petit nombre de tours de spire, et chez d'autres il est conique et formé de nombreux tours de spire. La tôte est courte, aplatie, échancrée en avant ; elle porte une paire de tentacules, et deux yeux tantôt sessiles, tantôt pédicules à la base externe des tentacules. Le bord du nianteau forme un col-
lier tantôt simple tantôt dentelé autour de la partie antérieure. Lamarck avait décrit septespèces vivantes deCadran ou Solarium,i et dix fossiles du terrain tertiaire; mais M. Deshayes a séparé quelques unes de ces dernières iS. disjunctum, et S. bifrons) pour en faire un genre distinct sous le nom de nifron'.ia. Ce genre, que M. Deshayes avait d'abord nommé Omalaxis, est caractérisé par la coquille discoïde, planorbulaire , ayantles tours de spire quelquefois disjoints; avec l'ombilic profond, caréné sur le bord ; l'ouverture subtriangulaire, un peu dilatée; le bord droit, mince et tranchant, profondément détaché du reste du péristome par une échancrureen haut et en bas. M. Deshayes a fait connaître aussi trois autres espèces de ce même genre , provenant du terrain tertiaire, et y a rapporté également VHelicites delphiondaris de Schlotheim, qui est VEuomphalus catillusde Sowerby, et dont M. Bronn avait" fait le genre Schizosloma. D'autre part M. Deshayes a montré que le Solarium patellalum de Lamarck , n'est qu'un très jeune individu du S. patulum; mais il en a fait connaître un plus grand nombre d'espèces inédites, de sorte qu'aujourd'hui, en y ajoutant celles que divers auteurs ont décrites , on connaît environ 20 espèces de Solarium vivants et autant de fossiles des terrains secondaires et tertiaires. (Duj.)
*SOLAROPSIS {solarium, cadran ; o-j-t;, forme ). moll. — Genre de Mollusques gastéropodes caelopnés du groupe des Hélices (Beck., Index Moll. Mus. Pr. Fred., 1837).
*SOLASTER et SOLASTERÏE. échin.
— Genre d'Asiérides ayant deux rangées de tentacules dans le sillon ambulacraire , un anus à la face dorsale, et des bras ordinairement nombreux, égalant en longueur à peu près le diamètre du disque. Ce genre, plus , nettement caractérisé par MM. Millier et Troschel, avait été d'abord établi par M. de Blainville,sousle nom de Solasterie, comme section ou sous-genre des Astéries; mais alors, en outre des vrais Solaster qui sont \es Asleriaspapposa et A. endecaàe Lamarck, il comprenait des espèces épineuses, ayant quatre rangées de tentacules dans le silion ambulacraire, telles que VA. helianthus qui fait aujourd'hui partie du genre Asteracantliion de MM. MûMer et Troschel. G'eeS
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M. Fovbes qui le premier employa le nom générique de Solaster, et qui sépara de ce genre les espèces épineuses pour les reporter dans le genre Slellonia de M. Nardo. Le S.papposus, qui a 12 à 15 rayons lancéolés, moins longs que le diamètre du disque , est roussâtre et se trouve dans l'Océan européen, et asiatique. (Duj.)
*SOLASTERIE. ÉcniN. — Voy. solastisr.
SOLDAINELLE. Soldanella. dot. ph. — Genre de la famille des Primulacées , de la pentandrie-monogynie dans le système de Linné, créé par Tournefort, et adopté sans modifications par tous les botanistes. Il se compose de trois espèces de petites plantes propres aux montagnes de l'Europe, à feuilles radicales pétiolées, réniformes ou arrondies et en cœur à leur base, entières; à fleurs élégantes et assez grandes , bleues ou violacées, que dislingue particulièrement leur corolle presque campanulée, à gorge nue ou pourvue de 5 écailles échancrées, à limbe divisé en 5 lobes élégamment frangésmultifides. On trouve assez communément sur les Alpes , les Pyrénées , près des neif.» ; en fusion, et dans les endroits humides de la plupart des montagnes d'Europe, la Sol- DANELLE ALvmE , S oldanella alpinaLin., dont la hampe porte de deux à quatre fleurs violacées, soutenues par des pédicelles pubescents; sa corolle est fendue jusque vers son milieu , et elle porte , à la gorge , 5 écailles de même longueur que les filets des étamines. La iVoManeZ/amonJana Willd.,dont les proportions sont généralement plus fortes, est confondue par M. Duby (Prodr., VIII, p. 58 ) avec l'espèce qui nous occupe. La Soldanelle des Alpes est cultivée comme plante d'ornement en terre de bruyère mélangée, à une exposition fraîche. Sous le climat de Paris, on la couvre pendant l'hiver. Elle fleurit au printemps. Sa fleur est quelquefois blanche. On la multiplie par graines, ou par division des pieds en automne. (D.G.)
SOLDANIE. FOHAM. — Genre de Foraminifères établi d'abord par M. Al. d'Orbigny, qui depuis lors l'a supprimé. 11 comprenait cinq espèces dont trois vivantes et deux fossiles décrites par Soldani, et qui étaient censées din"érer seulement des operculines par la position de l'ouverture marginale au lieu d'être contre le retour de la spire. (Di)J.)
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SOLDAIMITE (nom d'Homme), min. — Thomson, de Naples, a proposé de désigner par ce nom les pierres météoriques en l'honneur de Soldani. (Del.) [
SOLDEVILLA. bot. fh. — Genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, section des Lampsanées, dans laquelle il se dislingue par son involucre ventru , sa base, formé d'écaillos linéaires, unisériées, connées inférieurement , et par ses akènes uniformes, nus, oblongs. Il a été créé par Lagasca pour une petite plante annuelle, d'Espagne, à fleurs d'un beau jaune, le Soldevilla hispida Lag. {Hispidella hispanica Barnad.). (D. G.)
SOLE. Solea (nom propre), poiss. — Les Soles, dont chacun connaît l'espèce commune, formaient d'abord une espèce dans le grand genre Pleuronecte [Pkuronecles solea, L.); mais, par suite des modifications que la science a sucressivement introduites dans ses méthodes , les Pleuronectes constituent aujourd'hui une famille de Poi.ssons , vulgairement appelés Poissons plats , qui appartient à l'ordre des Malacoptérygiens subbrachiens de Cuvier (uoy. Pleuronectes).
Dans ce groupe des Pleuronectes , les Soles constituent un sous-genre dont les caractères particuliers sont : la bouche contournée et comme monstrueuse du côté opposé aux yeux, garnie seulement de ce côté-là de fines dents en velours serré, tandis que le côté des yeux est complètement dépourvu de dents ; la forme oblongue ; le corps comprimé, haut verticalement; le museau rond, presque toujoursplus avancé que la bouche; la nageoire dorsale commençant sur la bouche et régnant, aussi bien que l'anale, jusqu'à la caudale; la ligne latérale droite; le côté de la tête opposé aux yeux, généralement garni d'une sorte de villosilé; l'intestin long, replié plusieurs foig, sans cœcum. L'existence de deux nageoires pectorales distingue les Soles de deux genres qui leur sont très voisins pour tout le reste: des Monochires qui sont des Soles à une pectorale petite du côté des yeux, et une imperceptible ou nulle du côté opposé; et des Achires, qui sont absolument dépourvus de pectorales. Les Soles difl^èrent en outre des Flétans et des Plies en ce que les Poissons de ces deux ordres ont une dorsale beaucoup moins étendue; elles ee distin-
giient aussi des Turbots , qui n'ont pas la bouche €oiilouriiée.
La Sole commune (Plewonectes Solea L.) hiibite principalement la Méditerranée où la pèclie en est très abondante, surtout auprès d'Orytana et de Saiiit-Aniioche de Sardaigne; mais on la trouve encore dans la Baltique, l'Océan atlantique, les environs de Surinam. Elle enire quelquefois dans les rivières, et Noël De la Moricière raconte l'avoir vu pêcher dans la Seine, auprès de Tancarville, et jusque dans le lac de Tôt. Elle est brune du côté des yeux ; la pectorale est tachée de noir.Sacbair tendre, délicate, d'une saveur fine, lui a mérité le surnom de Perdrixde mer. On estime principalement pour le goût, celles du cap de Bonne-Espélance.
La Méditerranée en nourrit encore plusieurs espèces, et il en existe un assez grand nombre d'autres étrangères. (E. Ba.)
SOLE ( à cause de l'aplatissement de la coquille qui rappelle la forme des Poissons plats, des Soles ). moll. — Nom vulgaire et marchand d'une espèce de Peigne dont la coquille mince est très plate, le Pecten pleuronecles de Lamarck ( Ostrea pleuronectes L.).
On donne spécialement le nom de Sole EN BÉNITIER au Pecieti zig-zag ( Ostrea zigzag L.). (G. B.)
SOC.EA. BOT. PH. — Ce genre de Violariées établi par Sprengel a été restreint par Gingins {Prodr., I, p. 306), qui l'a réduit à une seule espèce, le Solea concolor Ging. (Fjo/a concoJor Forst.), plante herbacée vivace, des lieux marécageux de la Pensylvanie. M. Endlicher en fait un simple synonyme du genre /onidiMW. (D. G.)
SOLECUKTE. moll. - Genre de Conchifères dimyaires, de la famille des Solénacés, établi par M. de Blainville pour plusieurs espèces de Solen de Lamarck, telles que 5. strigillatus et S. legumen, ayant la coquille ovale allongée, équivalve, subéquilaiérale, à bords presque droits et parallèles avec les extrémités également arrondies ou comme tronquées , et les sommets très peu marqués. M. Desiiayes admet aussi le genre Solécurle d'après la connaissance de l'ani- Inial vivant, mais il en exclut le S. legunien jet n'y comprend que le S. strigillatus Lin., le 5. candidus Ren., l'un et l'autre de la
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Méditerranée, le S- Quoyi Desh., de l'océan Pacifique austral confondu par M. Qiioy avec le 5. catididus, eten6n,une espèce fossile du terrain tertiaire parisien, S. pari' siensis Desh., que Lamarck avaitcrue l'analogueduiS". strigillatus. Le genre Solécnrte, ainsi réduit, a les caractères suivants : La coquille est ovale-oblongue , transverse, couverte de stries onduleuses , obliques et longitudinales, bâillant à ses deux extrémités. La charnière, située au milieu de la longueur, présente deux dents cardinales sur une valve, une seule ou rarement deux sur l'autre valve et non intrantes. Les nymphes sont calleuses, épaisses et portent un ligament externe, épais et bombé; l'impression palléale est très profondément sinueuse, ranimai , beaucoup trop grand pour la coquille, a les lobes du manteau épais en avant, soudés dans leur moitié postérieure, et prolongés en arrière pour former deux gros siphons inégaux , réunis presque jusqu'à l'extrémité. Le pied est linguiforme , très épais; les palpes labiaux sont très aU longés, étroits. Les branchies sont également longues et étroites et s'étendent dans toute la longueur du siphon branchial. Le Solécurte rose {S. strigiilalus) est bien reconnaissable à sa couleur avec des zones blanches et aux sillons de sa surface; on le trouve non seulement dans la Méditerranée, mais au Brésil , au Sénégal et dans la mer des Indes. (Doj.)
*SOLÉGIVATHE. Solegnathus ( aeaX^Vj tube; )'voi9o; mâchoire), roiss. — M. Swainsun indique, sous ce nom, un genre de Poissons Malacoptérygiens de la ramille des Lophobranches (Swains., Classtf., 1839).
SOLEIL. ASTRON. — Trois noms caractérisent les progrès fondamentaux de l'astronomie dans les temps modernes :
Copernic, Kepler, Newton. Le premier de ces grands hommes débarrasse la science des hypothèses compliquées, à l'aide desquelles on avait cherché jusque-là à expliquer les apparences di'S mouvements dos corps célestes; il découvre le véritable système du monde, assigne au Soleil sa place véritable au centre des orbites décrites par les planètes et par la Terre, et montre avec quelle simplicité toutes les particularités des mouvements planétaires se déduisent du cban-
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gemeut de rôle des deux asires. Kepler fait faire à la géométrie célcsle uii pas <lc plus, mais un pas décisif : il déleriniue la forme réelle (les orbite, des planètes, trouve la loi de leurs mouvements le long des ellipses qu'elles décrivent autour d'un de leurs foyer qui est le centre môme du Soleil, et la loi qui lie les temps des révolutions aux dimensions relatives des grands axes. Enfiii, Newton aborde et résout le «rand problcme { de la transformation de la géométrie céleste en mécanique céleste, et le rôle du Soleil dans le système des astres qui gravitent autour de lui est complètement dévoilé.
Aujourd'hui, les hypothèses antérieures aux troi>i phases progressives, qui ont constitué rastron«mie moderne, n'ont plus d'intérêt que pour l'histoire de la science; et dès lors nous aborderons sur-le-champ, sans nous arrêter aux systèmes astronomiques des anciens, toutes les découvertes qui ont eu, dans ces derniers siècles, le Soleil pour objet.