‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 172 sur 173 · LITE · texte numérisé non relu

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SPHAGÉBRAIVCHE. Sphagebranchus ((7<pav?), gorge; Spay^ta, branchies), poiss. — Sous le nom de Sphagébr anche, Bloch a créé un genre de Poissons malacoptérygiens apodes, de la famille des Anguilliformes et voisin des Murènes. Le caractère principal qui distingue les Sphagébranches des Murènes consiste dans la position des ouvertures branchiales qui, chez les premiers, sont rapprochées l'une de l'autre sous la gorge. Dans plusieurs espèces, les nageoires verticales ne commencent à devenir saillantes que vers la queue; le museau est avancé et pointu; l'estomac est un long cul-de-sac; l'intestin est droit; la vessie, longue, étroite, située en arrière. Quelques espèces sont absolument privées de pectorales; d'autres en présentent de petits rudiments; certaines même n'offrent aucun vestige de nageoires ventrales, et sont, par conséquent, dépourvues de toute espèce de nageoires. Dans cette dernière catégorie se trouvent les gen-

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re« Apterichtes de M. Duméril et Cécuies de Lacépède.

M. Agnssiz indique une espèce fossile de Sphagébranche, le S. formosissimus, provenant du Monte Bolca. (E. Ba.)

*SPIIAGNÉES. BOT. CR. (Mousses). — Tribu peu nombreuse, mais fort remarquable de la famille des Mousses, et qui ne renferme que le seul genre Sphaqnum. Voy. SPHAIGNE. (C. M.)

*SPIIAGIVOECETIS (crvayv^o;, mousse; oix/tr,;, domestique), bot. cr. (Hépatiques). ■ — Nom imposé par M. Nces d'Esenbeck à un genre de la tribu des Jongermanniées, et dont le type est la J. Sphagni Dicks. Voici ses caractères tels qu'on les peut lire à la page 148 du Synopsis Hepaticarum : Périanthe cylindrique, triquèlreau sommet, à orifice dénié, terminant un courtrameau, lequel naît du ventre de la lige; feuilles involucrales petites, incisées; capsule oblongue, fendue en 4 valves jusque'à la base; fleurs mâles inconnues; plantes croissant dans les lieux marécageux, sur les mousses et les bois pourris. Elles poussent des coulants, et leurs feuilles sont entières. On ne rencontre d'amphigaslres que sur les pousses gemmifères. Sur les trois espèces connues , celle qui croît en Europe est la seule que l'on ait vue fructifier. (C. M.)

*SPHAGODLS icfo^rh, gorge; hSo^ç, dent), poiss. foss.— M. Agassiz a réuni, sous ce nom générique, des Icthyodorulithes dont le rapport probable avec le système dentaire du Poisson auquel ils appartiennent, est suffisamment indiqué par l'étymologie même du nom du genre (Agass., in Murch. Syt. Syst., 1839). (E. Ba.)

SPHAIGXE. Sphagnum («jya-zvo;, ftovov , mousse), bot. cr. (Mousses). — Genre créé par Dillen , et qui constitue à lui seul la tribu des Sphagnées. llestreconnaissableaux caractères suivants : péristome nul; capsule égale, globuleuse ou urcéolée, sessile au sommet, évasé en disque d'un pédoncule analogue à celui des Hépatiques, lequel est le prolongement du rameau; opercule hémisphérique, fugace ; columelle très courte; coilTe enveloppant d'abord toute la capsule, puis se rompant vers le milieu pour lui donner passage; vaginule apophysi forme selon M. Wilson ; spores grandes, deltoïdes, lisses. Les gphajgnes sont des

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Mousses très remarquables, d'une part, è cause de leurs feuilles qui sont blanches , avec une légère teinte roussâtreou verdâlre, et dont la structure estd'ailleurs très singulière, et, de l'autre, par leur habitat dam les lieux marécageux, où leurs générations successives engendrent avec les siècles ces masses de tourbe qui servent au chauffage dans beaucoup de contrées. On en connaît une vingtaine d'espèces , dont neuf sonÊ propres à l'Europe. (C. M.)

SPIIALANTHUS. BOT. PB.— Genre formé dans la famille des Combrélacées , par M. Jack, pour un arbrisseau de la Malaisie à fleurs disposées en épis terminaux, solitaires ou ternes, pendants , présentant un tube calicinal adhérent inférieurenient, longuement prolongé au-delà de l'ovaire et renflé en bosse d'un côté, avec un limbe quinquéparli; cinq pétales ovales-oblongs , aigus ; dix élamines sur deux rangs et un ovaire infère, qui renferme trois ovules suspendus dans sa loge unique; cet ovaire devient un fruit indéhiscent, monosperme, à cinq ailes membraneuses. (D. G.)

SPHALI.EROCAllPL'S. bot. pu.— Genre de la famille des Ombellifères , tribu des Scandicinées , créé par Besser pour une plante herbacée , de la Daourie, à feuilles bipinnatiséquées , avec les segments pinnalifides; à fleurs blanches en partie hermaphrodites, en partie mâles dans chaque ombelle, présentant un calice à cinq dents subulées. Son fruit est elliptique-oblong, comprimé latéralement , sans bec, chacun de ses méricarpes relevé de cinq côtes subulées. (D. G.)

*SPHALLOMORPIIA (Œcp^).)to , rendre douteux; l'op^-n , forme). iNS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassierset tribu des Troncatipennes, créé par Weslwood {Ent. Irans., t. V, 1) el adopté par Hope [Colcoplerisl's manual, If, p. 109), qui l'a compris parmi ses Hétéromorphides. Le type , la S. decipiens West., est originaire de la Nouvelle-Hollande. (C.)

*SPHAI1GID1NA. niiPT. — M. Ch. Bonaparte {Saggio, 1831) propose de former sous ce nom une division particulière de Chéloniens comprenant un seul genre, celui des Sphargis. Voy. ce mot. (E. D.)

SPHAKGIS. Sphargis. rept. — La grande et remarquable espèce de tortues

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di mer que l'on appelle Torlue luth à cause de îa forme de sa carapace, ou Torlue à cuir, parce que cette carapace est recouverte d'une peau sans écaille, constitue le genre que Merreni a nommé S phar gis, en 1820. Dans son Prodrome d'une nouvelle distribulion syslémali(]ue du règne animal , public dans le Bulletin de la Société pliilomatique de Paris, en 1816, et par conséquent antérieurement à Merreni, M. de Dlainville avait fait déjà un genre distinct pour la Tortue à cuir sous le nom de Dcrmovhelys. Il avait soin de noter que les principaux caractères de ce genre doivent être tirés : 1" de la nature de la peau ; 2° du squelette dont les côtes ne sont pas soudées entre elles, ni au sternum ou plastron presque entièrement membraneux, par des pièces marginales.

M. Lesueur et un petit nombre d'autres auteurs ont employé la dénomination proposée par M. de Blainville; mais le plus souvent ils l'ont transformée en celle de Dermalochelys, qui est plus grammaticalement établie. M. Feniing, en 1828, en a publié une nouvelle, celle de Coriudo. MM. Duméril et Bibron ont préféré avec la majorité des naturalistes actuels celle de Sphargis à toutes les autres. Les Luths vivent dans la mer des Indes, dans l'Océan atlantique méridional, et ils se montrent quelquefois dans les parages européens, soit dans l'Océan, soit dans la Méditerranée. Rondelet avait déjà obtenu par les pêcheurs de Frontignan, près de Celte (Hérault), une Torlue Luth; Amoreux en a disséqué une autre prise dans les parages mêmes de Celle {Journal de Physique, 1778), et De )a Font (Mémoires de l'Académie des Sciences, pour 1729) a parlé du troisième exemplaire que l'on sache avoir été pris sur nos côtes. Celui-ci avait été péché à l'embouchure de la Loire. Un Luth, conservé au musée d'Orléans est également signalé comme harponné sur notre littotrsî. D'autres sont cités dans les ouvrages d'Histoire naturelle comme ayant été pris dans les parages de la Grande-Bretagne. Les Chéloniens de cette espèce arrivent à une forte taille : on en cite de près de deux mètres de longueur; mais il est rare d'en voir de celle dimension, et l'espèce elle-même n'est pas commune. On la prend aux Antilles, aux iles Séchelles, au

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Japon. Quelques autres localités ont encore été signalées. La chair de ces animaux est bonne à manger.

On n'a pas encore décrit complètement leurs caractères anatomiques. Leur plastron est composé des mêmes pièces que chez les autres, mais la perforation médiane y est bien plus ample, même à l'état adulte, que chez les autres Chéloniens thalassites, et les pièces qui le composent sont beaucoup plus grêles. La peau du tronc est soutenue par un dermatosquelett* dont les nombreux éléments sont autant de polygones rapprochés les uns des autres, et assez analogues à ceux (le la peau des Coffres, dont ils n'ont pas d'ailleurs la parfaite régularité. Sur la carapace régnent sept carènes longitudinales faiblement dentées en scie. Les pattes antérieures sont deux fois plus longues que les postérieures. On n'y remarque aucune trace d'ongles. La queue ne dépasse pas la pointe de l'extrémité de la carapace. Quelques plaques écailleuses se voient sur la tête et sur .les membres, principalement dans les jeunes sujets.

En traitant des Eeptiles dans le t. XI de ce Dictionnaire, p. 56 , nous avons indiqué une espèce fossile de ce genre, la seule que l'on connaisse encore : c'est notre Dermochehjs ou Sphagis Pseudoslracion déterminé d'après des plaques osseuses trouvées dans le calcaire marin de Vendargues, près Montpellier. Ces plaques avaient élé signalées par M. Marcel de Serres comme celles d'un poisson du genre Ostracion, c'est-à-dire d'un Coffre. (P- G.)

SPHASE. Sphasus. aracbb. — C'est iïs genre de l'ordre des Aranéides , de la iritou des Araignées , établi par Walckenaër aux dépens des Oxyopes (voy. ce mol). Dans ce genre singulier, les yeux, au nombre de huit, sont inégaux entre eux, placés sur le devant et les côtés du céphalothorax. La lèvre est allongée, étroite. Les mâchoires sont étroites, allongées , cylindriques , avec les deux côtés formant des lignes droites, parailèles. Les pattes sont allongées et grêles. Les espèces qui forment cette coupe générique courent après leur proie, et se renferment dans les feuilles, qu'elles rapprochent pour pondre leurs œufs. Le corps est orbiculaire et aplati. On en connaît une douzaine d'espèces, répandues dans l'ancien et îe nouveau 46*

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monde. Comme repiésenlant cette coupe générique , je citerai le Sphase hélérophthalme, Sphasus heterophthalmus, Walck.

[Hist. nat. des Ins. api.-, t. I , p. 373, n. 1). Cette espèce est assez ordinairement répandue dans le midi de la France et en Allemagne. (H. L.)

♦SPIIECIA (amii, g"êpe). ins.— Genre de l'ordre des Lépidoptères, de la famille des Crépusculaires, tribu des Sésiéides, créé par Hubner {Cat., 1816) et devant rentrer dans le groupe naturel des Sesia. Voy. ce mot, (E. D.)

* SPHECODJî: ( o<foxiiS-nc; , en forme de guêpe). INS. — Division de Lépidoptères introduite par Hubner [Cal., 1816) dans la tribu des Phaiénites {Geomelrœ), et qui n'est généralement pas adoptée. (E. D.)

*SPHECODES. INS. — Genre de la tribu des Apieiis, famille des Nomadides, de l'ordre des Hyménoptères, établi par Latreille et adopté par tous les entomologistes. Les Sphécodes se reconnaissent à des antennes arquées dans les mâles, coudées dans les femelles; à un écusson mulique; des tarses pourvus de crochets bifides; à un corps glabre ; un labre trigone, etc. Les Sphécodes sont peu nombreux en espèces. Le type est \&S. gibbus Latr.,qui habite notre pays. Ces Hyménoptères, à leur état de larve, vivent dans les nids d'Andrènes et d'Halictes.

(Bl.) SPnECODITES.Sp;iecodi7a?. INS.— Groupe de la tribu des Apiens, famille des Nomadides, de l'ordre des Hyménoptères, comprenant seulement les genres Sphécodes et lîatlnjmus. Ces derniers ayant l'écusson bifide, et les premiers l'ayant entier. (Bl.)

* SPllECOMORPHA ( ffy/î? , guêpe ; jjopipy), forme). iNS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , famille des Longicornes, tribu des Cérambycins , créé par Newmann { Entomological Magasine, t. V, p. 397), et qui a pour type unique, •la S, chalybea de l'auteur. Cette espèce est propre au Brésil. (C.)

*SPHECOAïOnPH^(a'fyî?, guêpe; u.oo<f/;, forme ). ins. — Division introduite par Hubner {Cat., 1816) dans la tribu des Lépidoptères crépusculaires, des Sésiéides, et comprenantparticulièreinentson genre .S'p?!ecia. Voy. sésie. (E. D.)

♦SPIlECOiMlE. Sph€comyia{':fn^, Kuèpe;

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fAvTa, mouche), uns. — Genre de Diptères , de la famille des Brachystomes , tribu des Syrphides, créé par Latreille {Règne anim., V, 1829) qui le plaçait dans sa famille des Aihéricèies. Les Sphecomyia ont la soie dea anlennes insérée sur le second article : ccl article, ainsi que le précédent, est long, presque cylindrique , le troisième ou dernier est beaucoup plus court ; la soie est simple. On n'en connattqu'une seule espèce [S. Boscii Latr. ) qui provient de la Caroline. (E. D.)

SPnÊCOTOÈRE. Sphecothera {<jrô^, mouche ; Gvjpa , chasse ). ois. — Genre de la fainille des Turdidœ dans l'ordre des Passereaux , établi par Vieillot et caractérisé par un bec glabre et droit à sa base , épais, robuste, entier, convexe en dessus, à mandibule supérieure fléchie vers le bout, l'inférieure plus courte; des narines situées près du front, ouvertes, orbiculaires ; le tour dm yeux garni d'une peau nue; des ailes moyennes , pointues , à deuxième rémige la plus longue ; une queue allongée , un peu inégale, composée de douze rectrices.

Vieillot n'a placé dans ce genre qv^'une espèce qu'il nomme Spuécothèke vert, Ap}^, virescens Vieill. ( Gai. des Ois. , pi. 147 ). Oiseau de Timor, à tête noire , à plumage verdâtre en dessus , d'un vert jaunâtre en dessous.

M. Lesson lui en associe une seconde sous le nom de Sphécotbère gris. Cette espèce , qui est le Lanius asLurinus de G. Cuvier , a le corps roux en dessus , blanc flammé de roux en dessous. Elle habite également la grande île de Timor.

Les mœurs, les habitudes de ces Oiseaux sont complètement inconnues. (Z. G.)

SPIIÉGIENS. Sphegii. ins. — Tribu de l'ordre des Hyménoptères caractérisée surtout par uue tête large, un labre saillant, une lèvre inférieure et des mâchoires assez courtes; des anlennes assez longues et ordinairement contournées dans les femelles, des pattes généralement propres à fouir ; les pjstérieures beaucoup plus longues que les autres, et garnies dans les femelles d'épines plus ou moins serrées. Les Sphégiens se lient elroitement à une autre tribu de l'ordre des Hyménoptères, celle des Craboniens; mais les représentants de celle-ci s'en distinguent par des auteunes droites et plus courtes.

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par les pattes plus robustes et plus courte», les postérieures n'excédant notablement en longueur ni les antérieures ni les intermédiaires.

Quoi qu'il en soit , les différences cependant assez nettes entre ces deus divisions, les Sphégiens et les Crabroniens, ne sont pas très profondes. On pourrait donc, jusqu'à un certain point, les réunir dans un même groupe. C'est ce que fil Latreille dans ses divers ouvrages. Ce rapprochement est motivé par les rapports , la similitude même dans le genre de vie des uns et des autres. C'est surtout cette considération qui nous fait insister tout d'abord sur les affinités de ces deux types, du reste distincts l'un de l'autre par leurs caractères zoologiques.

Les Sphégiens sont très nombreux en espèces. En général , ils sont d'assez grande taille et quelques uns atteignent même des dimensions considérables. Le plus ordinairement leur couleur est d'un bleu violacé brillant , plus ou moins noirâtre, avec des ailes qui participent de la même nuance ou prennent une couleur ferrugineuse. Certaines espèces se font remarquer par la présence de taches jaunâtres, mais c'est le plus petit nombre. Leur corps est élancé, et leur abdomen est attaché au thorax par un pédicule souvent assez long. Cette circonstance donne aux Sphégiens , dans leur aspect général , une certaine ressemblance avec les Ichneumons; mais néanmoins ils conservent toujours des formes plus robustes que ces derniers. Les Sphégiens femelles sont pourvus d'un aiguillon analogue à celui des Abeilles et des Guêpes. Aussi ces insectes, dans la méthode de Latreille, prenaient-ils place dans sa section des Hyménoptères porte-aiguillon. Voy. hyménoptères.

L'organisation intérieure des Sphégiens a été étudiée par M. Léon Dufour. Leur système nerveux, formanlunechuine de ganglions qui s'étend presque jusqu'à l'extrémité de l'abdomen, n'a guère été jusqu'ici l'objet des recherches des analomisles.

, Le tube digestif au contraire a été décrit et figuré chez plusieurs espèces. Dans les Ammophiles et les Pompiles, sa longueur n'excède pas beaucoup celle du corps. Cependant chez les Pélopées, elle équivaut

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au moins au double, l'intestin décriranl

plusieurs circonvolutions dans l'abdomen.

L'œsophage, toujours d'une extrême ténuité, se dilate après avoir passé le pédicule de l'abdomen. 11 forme alors une sorte de jabol suivi d'un gésier arrondi, pins ou moins apparent. Le ventricule chylifique est de médiocre longueur dans les Pompiles et les Ammophiles, mais il est assez long pour former au moins une circonvolution sur lui-même dans les Pélopées. Souvent on dislingue, à sa surface, de ces petites papilles dont le développement est plus considérable dans d'autres groupes d'Insectes.

L'intestin est grêle, filiforme, et le rectum, d'abord assez renflé, s'atténue vers le bout. Dans les Ammophiles et les Pompiles, dit M. Léon Dufour, il présente six boutons charnus disposés sur une ligne circulaire.

Les glandes salivaires sont composées de chaque côté de deux grappes d'ulricules d'une extrême petitesse, et leur conduit excréteur est long et grêle. Les organes de la reproduction des Sphégiens ressemblent beaucoup à ceux des Crabroniens. Les organes testiculaires sont composés ordinairement de trois capsules de forme plus ou moins oblongue. Le conduit déférent varie dans ses proportions suivant les genres et les espèces. Les vésicules séminales , au nombre de deux, sont variables quant à leur grosseur et quant à leur forme.

Les ovaires des Sphégiens sont formés chacun de trois gaines ovigères allongées et multiloculaires.

Les Sphégiens sont des insectes admirables dans leur industrie, dans les soins que prennent les femelles pour conserver et pour élever leur progéniture. Sous le rapport de leurs mœurs , de leurs instincts , il ne paraît y avoir entre eux que des différence» légères. Néanmoins, ici comme ailleurs, chaque espèce a son genre de construction propre, sa localité préférée, sa nourriture particulière. Chez les Sphégiens, comme chei les Crabroniens, il n'existe jamais que deus sortes d'individus, des mâles et des femelles. Il n'y a point ici, comme parmi les Abeilles, les Guêpes, les Fourmis, de ces individus neutres, de ces ouvrières, ne vivant que pour donner des soins aux jeunes larves dont elles ne sont pourtant pas les mères.

Chez nos Sphégiens, chaque femelle, tott<

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Jouri solitaire, est Tarchitecte du nid qui doit recevoir ses œufs; seule, elle se charge d'apporter la quantité de nourriture sufflsante pour la vie de ses larves. Les habitudes des Sphégiens sont très analogues en cela à celles des Mellifères ou Apiens solitaires, comnne les Anthophorides, les Andrénides, les Osmiides. Seulement ces derniers n'ap- Ijorlent à leurs jeunes que des substances végétales, des substances mielleuses, sucrées; elles autres au contraire ne leur apportent que des insectes vivants.

Le Sphégien adulte ne vit, comme la plupart des autres Hyménoptères, qu'en suçant le miel dans le nectaire des fleurs. Mais les larves sont carnassières. Ces larves, comme le plus grand nombre de celles de l'ordre auquel elles appartiennent, ont la forme de vers mous, de couleur blanchâtre. Elles sont privées de pattes, complètement incapables de se déplacer, de chercjier leur nourriture. Elles doivent chacune rester isolément dans la cellule qui leur a été faite par l'industrieuse mère, et vivre de la nourriture que celle-ci a mise à leur portée. Quand le Sphégien femelle a construit une loge convenable, soit dans la terre, soit dans une muraille ou un trou d'arbre, il y dépose un œuf. Il creuse ainsi autant de loges qu'il a d'œufs à pondre. Tous les œufs étant déposés, le prévoyant Hyménoptère va chercher des insectes pour les placer auprès de son œuf, insectes qui vont servir à la jeune larve venant bientôt à éclore. Tout d'abord l'on se demande, si ces insectes sont vivants, comment ils n'échapperont pas a une larve molle et sans aucun moyen de défense, et, s'àls sont morts, comment ils ne dessécheront pas trop tôt. Cependant aucun accident de cette nature ne se produit. Le Sphégien femelle, en apportant un insecte dans son nid, l'a piqué de son redoutable aiguillon. Le venin versé ne l'a pas tué, mais l'a engourdi de la manière la plus complète, en sorte qu'il ne pourra faire aucun mouvement pour échapper à la larve qui va le dévorer.

Certains Sphégiens apportent toujours la même nourriture à leurs larves. Souvent la quantité d'insectes réunis dans une seule cellule est considérable. Aussi l'on est surpris des nombreuses recherches auxquelles a dû se livrer une seule femelle pour approvisioDuer toutes ses cellules; car dans cba-

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cune elle apporte exactement ce qu'il fauè de nourriture à chaque larve pour toute la durée de son existence sous cette (orme.

Quand tout ce travail d'approvisionnement est fini, le laborieux insecte ferme la logea laquelle rien ne manque plus, et la dérobe ainsi à la vue des animaux qui pour, raient venir la détruire. Alors l'industrieuse mère a accompli la mission qui lui était dévolue; elle va mourir bientôt. Toutes ses peines pour construire des nids, des cellules, pour chasser un grand nombre d'in- . sectes et les accumuler comme provisions, tous ses soins sont donnés pour des êtres qu'elle ne doit jamais voir. Quand les jeunes larves enfermées dans leur réduit viennent à éclore, la prévoyante femelle a cessé de vivre.

Ces larves paraissent se développer assez rapidement. Quant elles ont pris tout leur accroissement , elles se filent une coque soyeuse dans l'intérieur de leur cellule. Elles s'y transforment en nymphes ; et peu de jours après, on voit paraître les Insectes parfaits.

Dans la grande famille des Mellifères ou des Apiens, où nous comptons toutes ces espèces solitaires dont les instincts sont .si analogues à ceux des Sphégiens, on trouve des espèces voisines des premières sous le rapport de l'ensemble de leurs caractères zoologiques, qui cependant ne savent ni construire de nids, ni chercher des provisions pour leurs larves. Celles-là guettent alors le moment favorable pour déposer leur œuf dans le nid d'une espèce industrieuse. Alors, la larve, naissant de l'œuf introduit ainsi furtivement, vit aux dépens des provisions amassées pour une autre. Ces faits ont été parfaitement observés par divers naturalistes en ce qui concerne les Apiens. Selon Lepelelier de Saint-Fargeau , il y aurait de même parmi les Sphégiens des espèces vivant aux dépens des autres, des espèces ne sachant donner aucun soin à leur progéniture. On reconnaîtrait celles-ci à la petitesse des épines dont sont armées leurs jambes ; épines, au contraire, très robustes chez les espèces industrieuses qui se servent de leurs jambes en râteau pour forer et creuser le sol , d'où le nom d" Hyménoplères fouisseurs appliqué par Laireille à ces insectes. Certes rien n'est plus probable que ce genre de vie

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attribué à certains Sphégiens. L'analogie, eu outre, nous autorise à croire qu'il en est ainsi. Mais, il faut bieu le dire , les observations précises nous nianquenl encore à cet égard.

Pour se rendre compte exoclement des diirérences d'Iiabitude qu'on remarque entre les divers Splicgiens, il importe de signaler en particulier chacune des divisions principales admises par les naturalistes.

Nous admettons la séparation des Sphégiens en trois familles, distinguées entre elles par les caractères suivants.

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incsVpaisses, ordinnire (;.55rz épaisses, Qli

st*tacées.. . . SpHÉcnDF.s.

lit fusilormes. Scoliides.

lies MuTiLLioes.

La première famille, celle des Spuégiides se divise naturellement en deux groupes; les PoMPiMTEs, dont le prolhorax est assez large et sans étranglement, et les Spuegiites dont le prolhorax rétréci forme une sorte de cou distinct du niésothorax.

Aux premiers se rattachent plusieurs genres. Les Pepsis remarquables par leurs grandes dimensions, insectes de l'Amérique méridionale, des Indes orientales et des régions les plus chaudes de l'Afrique. Le genre Macromeris Saint-Farg. représenté par un petit nombre d'espèces exotiques. Les genres Ceropales Latr., Pompilus Latr., et plusieurs divisions établies à ses dépens par Lepeletier de Saint- Fargeau , Planiceps Latr., Aporus Spiu., ^xeirws Schuck., qui ont des représentants en Europe.

Les Pompiles les plus communs dans notre pays sont le P. varié ( P. variegalus Lin. ), insecte noir avec l'extrémité des mandibules roussâtre et les ailes diaphanes offrant deux bandes transversales noires, et le Pompile des chemins ( P. vialicus Lin. ) , également noir avec les trois premiers anneaux de l'abdomen roux et les ailes brunes ayant l'extrémité noire.

Tous ces Hyménoptères sont remarquables par leur extrême agilité. Leurs antennes vibrent constamment et leurs ailes s'agitent toujours, même lorsqu'ils sont posés. Ces Pompiles, en général , établissent le berceau de leur postérité en pratiquant des trous dans de vieux bois ou en profilant même d'ouvertures toutes faites. Quelques uns aussi, et notamment le P. des chemins (P. vialicus], creusent dans le sable.

La plupart de ces insectes approYision<

nent leurs nids avec des Araignées, qui paraîtraient bien redoutables pour d'autres . Hyménoptères; mais les Pompiles ne reculent pas devant la hardiesse des Araignées. Le plus souvent. ils chassent les espèces errantes qui ne font pas de toile et qui sont ainsi les plus faciles à attaquer. Dans certains cas, cependant, ils ne redoutent pas même ces toiles où des Guêpes, des Abeilles trouvent ordinairement la mort. Ils vont saisir jusqu'à notre grosse Araignée domestique, en la perçant rapidement de leur aiguillon.

D'après les faits observés par Lepeletier de Saint-Fargeau, le Pompile arrivé à l'entrée de son nid, pose sa proie au bord du trou où déjà un œuf a éié déposé; il en apporte ainsi jusqu'à sept ou huit, puis il ferme cette retraite au moyen de grains de sable ou d'autres matières.

Selon plusieursvoyageurs, les grandes espèces exotiques du genre Pompile approvisionnent également leurs jeunes avec des Araignées.

Lepeletier de Saint-Fargeau considère les espèces de Céropales comme incapables de construire des nids et déposant leurs œufs dans les nids d'autres Sphégiens, où il les a vus entrer plusieurs fois. En effet les jambes inermes de ces insectes les rendent impropres à fouir le sol. Or ceci semble venir à l'appui de cette observation incomplète.

Au second groupe de la famille des Sphégiides, celui des Sfhégiites, se rattachent les genres Sphex Lin., Ammophila Kirby, Ampulex Jur., Dynalus Saint-Farg., établi sur une seule espèce, D. Spinolœ Saint- Farg., Pronœus Latr., DoUchurus Latr., Clilorion Latr., Podium Fabr. {Trigonopsis Perty), Pelopœus Latr., Trirogma Westw.

Les Sphex sont très nombreux en espèces répandues dans les diverses parties du monde, mais surtout dans les pays chauds; en Europe , on n'en compte qu'un fort petit nombre. Leurs habitudes ont encore été peu observées. M. de Saint-Fargeau rapporte seulement en avoir vu en Afrique qui emportaient de très gros Orthoptères appartenant à la tribu des Acridiens. On en a vu aussi dans l'Amérique du Nord emportant de très grandes Araignées beaucoup plus pesantes qu'eux-mêmes.

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Les Ammophiles sont, de tous les Sphégiens, ]es plus faciles à observer dans leurs habitudes. Aussi ont-ils fixé l'allention de beaucoup de naturalistes : de Latreille , de Walckenaer, de Kirby, etc. On rencontre très abondamment dans notre pays l'Ammophile des sables {A. sabulosa Lin.), insecte grêle , fort allongé, mais avec l'extrémité du troisième anneau de l'abdomen , la totalité du quatrième et la base du cinquième d'un roux vif. Cette espèce, à l'aide de ses pattes, creuse au bord des chemins des trous assez profonds; elle pond un œuf dans chacun d'eux ; puis elle y apporte une chenille après l'avoir blessée mortellement au moyen de son aiguillon.

Elle ferme ensuite l'entrée des trous avec de petits cailloux et des grains de sable. Notre Ammophile paraît rechercher des Chenilles de Papillons nocturnes et ne pas même dédaigner celles dont le corps est protégé par de longs poils.

Ces Ammophiles ont parfois une peine infinie pour transporter leur proie qui souvent est beaucoup plus lourde qu'ellesmêmes; mais ils ne se rebutent jamais.

La tenant fortement avec leurs mandibules et la soutenant avec leurs pattes postérieures, ils marchent avec leurs quatre pattes de devant. Si la fatigue ou les obstacles augmentent, ils sont forcés de lâcher prise, et la ressaisissent aussitôt. M. Westwood a observé une autre espèce {A.hirsuta) dont les habitudes sont analogues à celles de l'Ammophile des sables, mais qui cependant construit des cellules d'une forme un peu particulière.

Les Chlorions, Sphégiens d'une couleur bleue métallique éclatante, qui habitent les Indes orientales elles îles Mascareignes, s'attaquent surtout à des Blattes. On a observé avec soin l'espèce de l'île de France et de l'Ile Bourbon, le C. comprimé (C. campressum), entièrement d'un bleu verdâtre métallique avec la base des hanches et des cuisses d'un roux vif. Cet insecte fait une guerre acharnée aux Kak«rlacs qui infestent nos Colonies. Quand il aperçoit une Blatte, il se place devant elle; celle-ci cesse de marcher : alors le Chlorion s'élance sur elle, et la saisissant avec ses mandibules entre la tête et le corselet , il se retourne sur luimême pour lui enfoncer son aiguillon; puis

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il lâche prise jusqu'à ce que sa victime ne s'agite plus.

L'Hyménoptère se met alors à traîner sa proie jusqu'à l'entrée de son nid ; mais ordinairement l'ouverture n'est pas assez grande pour donner passage à la Blatte. Le Chlorion ne recule point devant cette difficulté. Il arrache les ailes et même les pattes de sa victime , puis il entre lui-même dans son trou à reculons, et tirant la Blatte avec ses mandibules, il la fait entrer en la comprimant contre les parois du tube.

Les Pélopées sont répandus dans les parties chaudes du monde. Lepeletier de Saint-Fargeau en a décrit 24 espèces. On en trouve dans l'Europe méridionale; mais ils sont surtout abondants en Afrique, dans l'Inde et dans l'Amérique méridionale. Les constructions deces insectes ont été vues, décrites et figurées par plusieurs naturalistes : Disderi , Palisot de Beauvois, Drury, Réaumur, etc. Nous avons eu surtout l'occasion d'examiner les nids d'une espèce fort commune aux îles Mascareignes, le Pélopée hémiptère {Pelopœm hemiplerus Fab. ). Ces demeures ressemblent beaucoup par leur aspect général à celles de certains Apiens du groupe des Osmiides, ce qui a fait penser à un naturaliste anglais, M. Saunders, que les Pélopées s'emparaient d'habitations dont ils n'étaient pas les constructeurs.

Rien cependant ne vient bien sérieusement à l'appui de cette présomption , car ces nids recueillis en grand nombre ne renferment jamais que des larves ou des nymphes de Pélopées. Ces demeures sont construites entre des branches ou sur des murailles avec une terre fine de couleur noirâtre. Chacune représente un assemblage de tubes, dont le nombre s'élève jusqu'à une vingtaine , tous placés verticalement par rapport au lieu qu'ils occupent et formés par cette même terre pétrie par l'insecte, et cimentée au moyen de la matière agglutinante, que presque tous les insectes nidiGants ont la propriété de sécréter.

Quand ces divers tubes sont approvisionnés, la femelle les ferme avec la même terre dont elle s'est servie pour la construction générale du nid. Closes ainsi de toutes parts, ces demeures ressemblent alors à des mottes de terre fixées contre des branches ou contre la muraille.

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Aï. Lucas a observé en Algérie une autre espèce, le P. spirifex, dont les liabiludes ne diffèrent pas de celles du P. hénUplcre.

Nous n'avons pas dobscrvaliotis particulières à rapporter relativement aux autres genres du groupe des Sphégites.

Les Sphcgiens de la famille des Scomides, sont, pour la plupart, moins connus dans leurs habitudes. Ils appartiennent à deux groupes : 1° les Sapvgitks dont les antennes sont plus longues que la tète et le thorax réunis, et les pattes inermes; 2° les Sco- LUTES dont les antennes sont plus courtes que la tète et le thorax réunis, et dont les pattes sont épineuses.

Les premiers, auxquels se rattachent seulement les genres Polochrum Spin. et Sapyga Latr., selon toute apparence, déposent leurs œufs dans les nids d'autres Hyménoptères. M. Schuckard a vu le type du genre Sapyga, le S. punctala, dans les cellules de rOsmie bicorne.

Les Scoliites [Colpa SaintFairg., etc.), insectes souvent de grande taille et généralement velus, sont beaucoup plus nombreux en espèces ; ils comprennent le genre Scolia subdivisé par plusieurs entomologistes, et les genres Meria Illig., Myzine Latr., Tiphia ,Latr. {Trigonalis Westw.). On ne connaît guère les mœursdecesdiversHyménoplères, si ce n'est celles d'une espèce du genre Scolie sur laquelle nous possédonsdesobservations pleines d'intérêt, dues à un entomologiste deFlorence, M. Passerini. Le type du genre, est la Scoliedes jardins(Sco/ia/ior/orMm L.), grand insecte de 3 centimètres 1/2 à 4 centimètres de long, noir, avec le front jaune tacheté de noir dans la femelle ; l'abdomen noir ayant une large bande transversale Jaune su ri es deuxième et troisième segments, souvent interrompue dans les deux sexes , mais toujours dans la femelle. C'est une espèce voisine, la Scolia flavifrons, quia été l'objet des études de M. Passerini {Osservazioni sulle larve ninfce abiludini delta S. (lavifrons).

Cet insecte, assez commun dans les endroits sablonneux du midi de la France et de l'Italie, dépose un oeuf dans la loge terreuse d'une grosse larve de Coléoplèrc ; VOrycles nasiccriiis. La jeune larve deScolie venautà éclore commence à dévorer i'Oryctes, et quand elle est parvenue au terme

de sa croissance, elle l'a presque entièrement dévoré, car il n'en reste qu'une simple dépouille. La larve de Scolie se file alors une coque soyeuse dans laquelle elle subi! sa transformation en nymphe.

Cette coque est brunâtre, composée d« deux feuillets: l'un interne, lisse, d'un lis.su très serré ; l'autre externe, plus lâche, pouvant se séparer facilement du premier.

La troisième famille de la tribu , des Sphégiens , celle des Mutii.udes, est composée d'espèces dont les femelles sont souvent privées d'ailes , et les deux sexes diffèrent généralement et considérablement l'un de l'autre (voy. Thynnus). Leurs jambes sont garnies d'épines robustes. On est conduit ainsi à supposer que ces insectes ont des mœurs très analogues à celles des Sphégiides, mais jusqu'ici l'on n'a à cet égard que des notions vagues.

Les genres qui appartiennent à cette famille sont les Me(/iOcaLatr.,r/iynjmsFabr., jElurus Klug. , Myrmosa Latr. , Mulilla Lin. , Psammolherme Latr. , Aplerogyna Latr.

Les Mutillides sont répandues dans les diverses parties du monde; mais ce sont les régions chaudes des deux Hémisphères qui en nourrissent le plus grand nombre. Ces insectes, ornés le plus souvent de taches d'un jaune ou d'un rouge vif, recherchent particulièrement les endroitssablonneux, bien exposés à l'ardeur des rayons du soleil. Ils vivent solitaires, et comme ils sont assez rares dans noire pays, les observations deviennent ainsi fort difOciles. Il est certain, toutefois, qu'ils attaquent des insectes pour en approvisionner leurs nids. Leurs habitudes seraient donc très semblables à celles des Sphégiides.

Bibliographie. Voyez pour les descriptions spécifiques et les mœurs des Sphégiens , outre les ouvrages généraux de Fabricius , Jurine, Réaumur, Latreille, Spinola, LepeletierdeSt-Fargeau, etc., Westwood, /n«rod. to Ihemodern classif. of Ins.; Dahibom , il/onog. Pompil. Succiœ; Schiodte, Pompilidarum Daniœ Disp. Syst. ; Kirby, Ammophila Trans. Lin. Soc, t. IV ( Schuckard, Esscî) fossores, etc. (Bl.)

SPIIEGIGASTEn(CT<po?, guêpe; ya^rv^o, ventre ). iKS. — Genre de la tribu des Chalcidiens , de l'ordre des Hyménoptè-

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tes établi par M, Spinola (Ann. du Mus., t. XVll). Ce genre paraît correspondre à celui de Merismus Walk. , mais le nom de Sphégigasler ayant runtériorilé est celui qui doit être adopté. (Bl.)

SPIIÉGIIDES. Sphegiidœ. — Famille de la tribu des Sphégiens, de Tordre des Hyménoptères. Voy. sphégiens. (Bl.)

SPHÉGIITES. Sphegiitœ. ins.— Groupe de la famille des Sphégiides, tribu des Sphégiens, de l'ordre des Hyménoptères. Voy.

SPHÉGIENS. (Bl.)

SPHEGINE. Sphegina (cro-oï, sphex). ins.

— Genre de l'ordre des Diptères, famille des Brachystomes, tribu des Syrphides, créé par Meigen {Syst. Beschr., Hl , 1S22). Les Sphegina ont la tête avancée inférieurement en museau échancré, les antennes insérées sur une légère saillie du front; le troisième article antennaire large, presque orbiculaire, très comprimé, etc. M. Macquart {Dipt. des Suites à Buffon, de Roret , 1832) place quatre espèces dans ce genre: nous ne citerons que la S. craipes Meig. qui se trouve, mais rarement, en France. (E.D.) *SPHÉ^ACANTUE.Sphenacanlhus{:><f^v, coin; axav9a, épine), poiss. foss. — Ce genre, établi par M. Agassiz surdeslchlhyodoruli- Ihes , a été rapporté par cet auteur à la famille des Hybodontes , une des trois familles de Placoïdes à formes de Squales (Agass., Poiss. foss., III, 1837) (E. Ba.)

*SPHE[V.E/VCLS , Strickl. ois. — Synonyme dKSynaUaxisG. Cuv., Quoy et Gaim.

SPHEI\Al\DF.i\. BOT. PH. — Genre de la famille des Scrophularinées , tribu des Bu • chncrées, formé par M. Benlham pour le Buchnera viscosa Ait. , sous -arbrisseau du cap de Bonne-Espérance , haut d'environ 3 décimètres , couvert d'un duvet gluant ; ses fleurs se distinguent par un calice quinquéparii , par une corolle presque rolacée , à tube fort court, à cinq lobes presque égaux. Sa capsule biloculairc s'ouvre, sans élasticité, par déhiscencc septicide, en deux valves bifides au sommet. (D. G.)

*SPIlEIVAlMTHA(acp-4v, coin; avOo;, fleur). BOT. PH. — Genre encore imparfaitement connu, de la famille des Cucurbitacces , tribu des Cucurbitées, formé par Schrader pour une plante herbacée, du Mexique, à lige anguleuse, scabre; à feuilles égalenieiit •cabres, en cœur, quinquciobées; à fleurs

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hermaphrodites, formant des grappes axij. luires, et présentant : un calice à tube adhérent, allongé en coin, à limbe quinquéfidc; une corolle campanulée ; 5 élamines à filols distincts ou triadelphes ; trois stigmates presque pelles. Le fruit de cette plante est une baie a côtes, prolongée en bec. Cette espèce porte le nom de S. scahra Schrad. (D.G.) *SPïIÈI>iE. Sphenia. moll. — Genre de Conchifèresdimyaires, proposé par M. Turtou pour certaines espèces de Corbules à test plus mince et triangulaire. La charnière, plus anaiogue à celle des Myes, présente sur la valve gauche, qui est la plus petite, une dent saillante en cuilleron très mince, lamelliforme, ordinairement triangulaire , et sur l'autre valve une impression correspondante pour recevoir le ligament. Ce ligament , porté d'autre part sur la dent en cuilleron et par conséquent interne, s'aperçoit en partie par une échancrure triangulaire entaillée dans toute l'épaisseur du bord cardinal de la valve droite. (Dm.)

SPHÈIVE (de ccpôv, coin), min. —Titane siiicéo-calcaire, HaUy. Substance vitreuse, de l'ordre des Silico-titanates, qui s'offre le plus souvent en cristaux très petits, amincis en forme de coin , ce qui lui a valu le nom qu'Haiiy lui a donné. On en dislingue deux variétés principales : l'une de couleur brune , plus ou moins foncée ( la Titanite), l'autre de couleur claire, de couleur verdâtre ou jaunâtre (le Sphène proprement dil) : elles ont l'une et l'autre un éclat assez vif, tirant sur l'adamantin. La composition du Sphène est fort simple : il est formé d'un atome de chaux, d'un atome d'acide titanique, et de deux atomes de silice, celle-ci étant représentée par Si 0. Il est. toujours cristallisé , et ses cristaux dérivent d'un prisme oblique rhomboïdal , dont les pans font entre eux l'angle de 1 33° -iS', et dont la base est inclinée sur ces mêmes pans de 94° 38'. Il y a des clivages sensibles, parai lèlement aux faces de ce prisme. La base est brillante, et striée dans la direction de la diagonale oblique. Les cristaux sont simples, ou groupés le plus souvent par les faces de la base, par juxtaposition et inversion, de manière à former par leur accolement une sorte de gouliière (Siihène caiialiculé). Le Sphène est fragile : sa densité est de 3,5 :

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es dureté de 5,5. Il est fusible aa chalumeau en verre sombre, et attaquable par l'acide chlorhydrique ; la solution laisse précipiter de l'acide litanique. Le Sphène appartient aux terrains de cristallisation , soit piutoniques, soit volcaniques. Il y est tantôt disséminé , tantôt implanté dans des fissures. On le trouve dans le granité, la syénite, le diorite, le gneiss, le micaschiste, le stéaschisle, le calcaire saccharoide, les basaltes, phonolilhes et irachytes, et enfin, dans les laves des volcans éteints. On rapporte à cette espèce les minéraux appelés Pictite, Ligurite, Spinthére, Séméline et Lédérite. (Del.)

*SPHE1\ELLA {<y<fnv, coin), ins. — M. RobineauDesvoidy (Essai sur les Myodaires , 1830) désigne sous cette dénomination un genre de Diptères, de la famille des Muscides, subdivision des Aciphorées, et qui est très voisin du genre Urophora.

L'espèce unique de ce groupe est la S. linariœ Rob.-Desv. (loc. cit.), qui se trouve en France sur la Linaria vulgaris. (E. D.)

* SPHÉXELLE et SPHÉNOPHORE.

Sphenella, Sphenophora (a<o-ôv , coin), bot. CR. (Phycées. ) — Ce genre, établi par M. Kutzing dans la famille des Diatomées, a pour caractères dislinclifs : des frustules cunéiformes, libres, non stipités, ni entourés d'un mucus particulier. Il se rapproche beaucoup des Goriphonema , dont il diffère par ses frustules dépourvus de pédicelles. Les sept ou huit espèces qui le composent habitent les eaux douces parmi les plantes inondées. (Bréb)

♦SPHEIVIA (<j(pï)v, coin), moll. — Véritable nom générique latin imposé par M. Turton au genre qu'il a fondé, et à la place duquel on a employéles mots Sphœna, Sphœnia,Sphena{Tun., Conch. Ins. Brit. 1822J. Voy. SPBÈNE. (G. B.)

SPHEMSCI. OIS. — Nom latin de la famille des Manchots dans la méthode de Vieillot. (Z. G.)

♦SPHÉIVISCIDÉES. Spheniscidœ. ois.— Famille fondée par le prince Ch. Bonaparte, dans l'ordre des Palmipèdes , sur les Aptenodyles de Forster, et comprenant, par conséquent, toutes les divisions qui ont été établies à leurs dépens, c'est-à-dire les genres Spheniscus, Eudyptes, Pygoscelis et Aptenoàyles. Cette famille correspond à celle des

T. XII

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Sphenisci de Vieillot, de M. Lesson , et au genre Manchot de G. Cuvier. (Z. G.)

♦SPHÉIVISCI^KES. Spheniscvm. ois.4 Sous-famille de la famille des Alcidées dan^ l'ordre des Palmipèdes, établie par le princq Ch. Bonaparte , et substituée par lui à U famille des Spheniscidee , qu'il avait antérieurement créée. (Z. G.)

SPIIÉrviSQUE. Spheniscus. ois. — Division générique de la famille des Manrhotsi ou Sphéniscidées. Voy. manchot. (Z.G.)

SPHE^'OCARPÏJS. BOT. PH. — Ce genre indiqué seulement par L.-C. Richard {Anal, du fruit., p. 92) comme devant être établi sur le Conocarpus racetnosa, a dû être rapporté comme synonyme au Laguncularia Gœrtn., famille des Combrétacées. (D. G.)

* SPHEXOCEPHALE. Sphenocephalus ((j<pï)'v, coin; xjipaXv}, tête), rept. — L'une des nombreuses subdivisions des Couleuvres {voy. ce mot) d'après Wiegmann. (E. D.)

*SPHÉXOCÉPHALE. Sphenocephalus.

{of-nv, coin; xztpaln, tête), poiss. foss. — Genre éteint de Percoides à plus de sept rayons branchiostéges, comprenant une seule espèce connue, le S. fi>:sicaudalus Ag., voisine des Beryx par sa dorsale unique, soutenue en avant par un petit nombre de rayons épineux plus courts que les rayons mous. La tête est très allongée, ce qui est un caractère rare parmi les Percoides , unique parmi les Poissons vivants de ce groupe qui ont plus de s«pt rayons branchiostéges. L'espèce provieut de la craie des Baumberge, en Westphalie (Agass., Poiss. foss., IV, 1839). (E. Ba.)

* SPHÉIVOCÉPHALE , SPHÉIVOCÉ PHALIE. TÉRAT. — Voy. otocéphaliens.

*SPIIEIMOCERCUS, G.-R. Gray. ois.—

Synonyme de Columba Temm., Sphenurus

Swains. Division générique des Colombars,

dans la famille des Pigeons. Voy. pigeon

'SPHÉIVOCLEACÉES. Sphenocleac eœ bot. ph. — On donne ce nom ou celui de Pongatiées (voy. ce mot) à une petite famille de Plantes, d'après celui qu'on adopte pour le genre unique qui, jusqu'à présent, la constitue. (Ad. J.)

SPHÉ[\OCLÉE. Sphenoclea. bot. ph. —

Le genre formé sous ce nom par Gaertner,

et sous celui de Pongatium par Jussieu, est

conservé par les auteurs tantôt sous l'un,

SPH

tantôt sous Tautre de ces noms. Il sert de type à la petite famille des Pongatiées ou Sphénocléacées, que les botanisies ont placée dans la série des familles de manières diverses, puisque MM. Endiicheret A. de Jussieu la rangent près des Campanulacêes, tandis que De Candolle ( Prodr., VII, p. 548) la met après les Gesnériacées. (D. G.)

* SPUE\0C0RV1ME. Sphenocorynus (ff^ïjv, coin; xopuvïi, massue), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonalocères, divi-sion des Rhyncophorides gymnopigiens, établi par Schnn. (Gênera et spec. Curculio. syn. , t, VI , 2 , p. 866 , 8 , 2 , p. 234) sur une espèce qu'on trouve à Java et à Sumatra , les Curculio quadripunctatus Wel., Rhyncophorus cinereus III. (C.

* SPIIE\ODERIA (<T<p^'v, coin; Stpo^, peau). iNFus. — Genre d'Infusoires de la famille des Arcellines de M. Ehrenberg (Rhizopodes), établi par M. Sohlumberger pour un animal sécrétant une coque diaphane; ayant un cou en forme de coin ou de carène, des expansions filiformes longues et déliées , et une ouverture terminale comprimée, presque linéaire. C'est un des Rhizopodes les plus lents {Sphenoderia lenta, Schl.; Annales des Sciences naturelles, 3* sér., III, p. 2.i6, 1845). (E. Ba.)

*SPHEIVODESIIIE, Jack. bot. ph. — Synonyme de Congea Roxb., famille des Verbénacées. (D.G.)

*SPHENODO\ (av^v, coin ; iSc^v, dent).

BAM. — Groupe d'ÉdenXés fossiles indiqué par M. Lund {Ann. se. nat., XI , 1839) et dont il ne donne pas les caractères. (E. D ) *SPnE\ODUS (<x<p>îv, coin : è^o Jr, dent), poiss. Foss. — Sous ce nom, M. Agassiz distingue dans le genre Lamies, de la famille des Squalides à dents lisses, des espèces connues spécialement par leurs dents à bord tranchant et a forme subulée. Les marnes oifordiennesdumontVohaye, le calcaire de Pfallingen , diverses localités d'Allemagne et les grès verts du Sentis (Appenzel), ont fourni les débris sur lesquels a pu être établi ce genre (Agass. , Poiss. foss., III, 1843). (E. Ba.) ♦SPnE^OGNATHUS (cry„'v, coin; yvxh; , mâchoire), ins. — Genre de l'ordre les Coléoptères tétramères, famille des Curculionides gonatocères, divùiOD des Rbyn-

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cophorides cryptopygiens , établi par Schr. (Gen. etsp. Curculio., syn., t. VIII, p. 215) et qui ne se compose que d'une espèce • le Sp. lividus Schr. originaire du Brésil.

L'auteur lui avait appliqué d'abord le nom générique de Orlltognathus. (C )

SPHE\OGYKE. bot. ph. —Genre de la famille des Composées , tribu des Asléroïdées, formé par M. Rob. Brown par un démembrement des Arctolis. On en connaît au moins 50 espèces, qui toutes croissent au cap de Bonne Espérance. Ce sont des plantes herbacées et sous-frutescentes, qui ont le port des Anthémis. Elles ont des capitules terminaux et solitaires de fleurs jaunes, parfois brunâtres vers l'extrémité, à rayons unisériés, en languette, stériles; leur involucre est campanule, imbriqué; leur réceptacle porte des paillettes scarieuses, souvent tronquées au sommet, qui embrassent les fleurs; leur aigrette est formée d'un seul rang de paillettes obovales ou en coin, obtuses, qui, dans leur jeunesse, sont translucides, contournées en spirale, et qui deviennent opaques et blanches, à l'état adulte. — De Candolle {Prodr. , V, p. 681 ) divise ce genre en deux sections: a. Tnelylhamnos , dont nous citerons pour exemple le Sphenogyne anthemoides R. Br. (Arctolis anthemoides L.) ; b. Xerolepis, dont nous nommerons comme exemple lei3. sco- MosaR.Br. (^rctotJsscarioxa Willd.) (D.G.)

*SPHÉNOGYNÉEb. pot. ph. — Nom de l'une des subdivisions de la tribu des Sénécionidées , famille des Composées. Voy. ce dernier mot. (G. d'O.)

*SPU£X0LEP1S (cr9„'v, coin; Wiç.

écaille), poiss. foss. — Genre éteint de Malacoptérygiens abdominaux, appartenant à la famille des Esoces, et peu connu. Les deui espèces décrites jusqu'à ce jour babilaieni les eaux douces de l'époque tertiaire. Le Sphenolepis Cuvieri Agass. a été découvert dans les gypses de Montmartre et rapporte, par Cuvier, à la famille des Brochets ou Esoces (Agass., Poiss. foss., V, 1843). (E. Ba.)

SPHEIVOMA , Mannerheim ( Brachélylres, 69. 1), Dejean (^Cat., 3' éd., p. 82). IMS. — Synonyme et division du genre Oxypoda, Mann. Erichson. (C.)

♦SPHEIVOMORPHUS (œ<p»)'v, coin; ,iop<(/ forme), rept. — M. Filzinger (Sysl. Rept. , 1843) désigne sous ce Dom un genre de

SPH

Sauriens qu'il forme aux dépens des SciN- QCBS ( voy. ce mot ) , et qui n'est généralement pas adopté. (E. D.)

*SPHE\OXCmJS (<"P^'v, coin; Syy.o; , crotJiet). poiss. foss. — Genre de Poissons Placoïdes de la famille des Hybodonles, créé par M. Agassiz, et caracléiisé pur des dents qui n'ont qu'un seul lône très développé et fortement arqué en dedans, ce qui les distingue des autres genres de la même famille, chez lesquels le cône principal est flanqué de cônes secondaires. Les espèces décrites proviennent du Lias de Lyme Régis, du Calcaire de Purbeck et du terrain Wealdien (Agass. , Poiss. Foss., III, 1843). (E. Ba.)

*SPHE\OPniS (ayvî'v, coin; o<piç, serpent). REPT. — M. Fitzinger('i'î/s<. Rept. 1843) indique sous cette dénomination l'une des subdivisions du genre cooleovre ( f'oy. ce mot). (E. D.)

*SPHE\OPHORE.BOT. en. — Voy. sphe-

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