‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 23 sur 173 · PUCERON · texte numérisé non relu

PUCERON

*RHIZOBIlJS (p<'Ç«, racine; St'oo, je vis). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères subtétramères , de la famille des Aphidiphages et de la tribu des Coccinellides , créé par Stephens {A systemalis eut. oj brilish Insecls, t. I, p. 239) et adopté par Mulsant ( Hist. nat. des Coléopt. de France, 1846 , Securipalpes, p. 261). Les types sont : la Nitidula liluraV.,el \ai R. cent) imacula ta Z\é^,\eT. La 1" se trouve dans tonte l'Europe , et la 2* en Da»'malie. Ces Insectes forment pour Dejean {Catalogue, 3' édit., p. 462) son genre

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Nundina, qui n'a pas été adopté. Les R, scutellatus et pectoralis (F.) Leach rentrent dans le genre Cacicula Step. , Coccidula Dej. (C.)

RHIZOBLASTE (pt'Çoc, racine ; SU'jw , bourgeon ). bot. — Épilhète donnée par Willdenow aux embryons pourvus de racine.

RHIZOBOLÉES. Rhizoboleœ. bot. ph.

— Famille de plantes dicotylédonées, polypétales, hypogynes, jusqu'ici seulement composée des espèces d'un genre unique, le Caryocar L., qui reçut plus tard deGœrtner le nom de Rhizobolus qui l'a donné à la famille. Dans ce même genre sont venus se fondre les deux qu'Aublet avait proposés sous les noms de Pekea et de Saouari. Le caractère tel que nous allons le donner est donc jusqu'ici en même temps générique et pourra être modifié par la connaissance de quelque genre nouveau. On en a bien rapproché un autre, VAnthodiscus,G.-¥.-W.

Mey., mais beaucoup trop imparfaitement connu pour qu'il doive être pris en considération dans l'exposition de ces caractères que voici : Calice persistant, composé de 5- 6 folioles imbriquées. Pétales en nombre égal et alternes, grandes et concaves, s'enveloppant dans le bouton, caduques. Étamines très nombreuses insérées sur un disque hypogynique, à filets filiformes adhérents par leur baseavec celles des pétales ainsi qu'entre eux, à anthères introrses biloculaires. Ovaire libre, surmonté de 4-5 styles distincts, filiformes , terminés chacun par un petit stigmate en tête, partagé en autant de loges dont chacune renferme un ovule semi-anatrope, accolé à l'angle interne. Cet ovaire se lobe plus tard et finit par se partager en autant de drupes unies seulement vers l'axe, quelquefois réduites à une seule par avortement, dont l'enveloppe, sous une chair buiyreuse , présente une couche ligneuse formée par un amas de faisceaux raides, rapprochés et hérissant toute la surface. La graine solitaire, convexe en dehors, un peu concave en dedans où elle est marquée d'une large aréole répondante son point d'attache, présente un test fongueux doublé d'une membrane, et immédialementau-dessous un embryon très remarquable par l'énorme développement de la radicule qui en forme presque toute la masse , les cotylédons «tant

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réduits à deux petites squamules qui terminent une ligelle courte et grêle repliée ?iirle bas de celte radicule, laquelle, par son extrémité libre, regarde le haut de la loge. Les espèces sont de très grands arbres de la Guiane ou du Brésil, à feuilles opposées, composées de trois ou cinq folioles palmées, articulées sur le pétiole qui l'est lui-môme sur la branche, dépourvues de stipules ; à grandes fleurs disposées en grappes, portées sur des pédicelles également articulés. On se sert, dans la préparation des aliments, de la pulpe butyreuse du péricarpe; mais ce sont surtout les embryons qui en sont recherchés et pour le goût agréable, et pour l'huile qu'ils contiennent abondamment. (Ad. J.)

RHIZOBOLUS, Gartn. (II, 93). bot. ph.

— Synonyme de Caryocar, Linn.

RHIZOCARPIENS. Rhizocarpiani (pc'Ça,

racine; xapTrôç , fruit), bot. — Nom donné par De Candolle aux végétaux dont la ti|je ne porte fruit qu'une seule fois , mais dont la racine reproduit, chaque année, de nouvelles liges fructifères.

RUIZOC.\KPOi\ , Ram. ( m DC. FI.

franc. H* 366). bot. cr. — Synonyme de Lecidea, Achar.

RHIZOCTOMIA (pi'Çot, racine; oxtw, huit). BOT. CR. — Genre créé par De Candolle pour quelques espèces de Sclerolium. Voy. ce mot.

*RHIZ0G01\IÉES. Bhizogonieœ (pîr-/. , racine; yovyî , production, fruit), bot. cr.

— ( Mousses. ) C'est le nom d'une petite Iribu de la famille des Mousses, laquelle ne se compose que des genres Hymenodon , Hook., F. el Wils. , et Rluzogoniutn, Brid. Voy. ces mois et l'article mousses. (C. M )

*RIIIZ0G01\iIUM (pi'Çoc, racine; yovn' , fruit), bot. cr. — (Mousses.) Bridel a fondé ce genre {Bryol. univ., t. H, p. 663) sur deux Mousses de l'hémisphère austral, dont la place était auparavant fort incertaine , puisque l'on avait fait successivement passer l'une d'elles par les genres Leskia, Hypmtm et Fissidens. Voici comment il est déflni : Péristome double, peu différent de celui des Leskies et des Hypnes. Capsule égale, sans anneau. Fleurs dioiques, placées a la base de la plante, près de la racine, d'où le nom générique. Ce sont de jolies petites plantes, dont toute la manière d'être et de se reproduire semble les éloigner des autres Mousses

en les rapi)rocliunL des Fougères. Elles ont deux sortes de tiges : les unes , en forme de fronde et assez semblables à celles des Fissidents, sont stériles; les autres, fertiles, sont excessivement courtes et consistent presque dans le seul périchèse qui semble partir des racines. Les feuilles, distiques et munies d'une nervure dans les premières, sont énerves et imbriquées de toutes parts dans les secondes. (G. M.)

*r,113/.()GL.^Ï, îiiir\. BUT. PU. — tjyu. de Rhigozum, Burch.

RHIZOME, bot. — Voy. racine el souche.

RHIZOMORPBA. bot. cr. — Genre établi par Roth {Catalect., I, 233), pour des Champignons qui ont la forme d'uu ihallus continu, rameui, ressemblant à des racines, arrondi ou comprimé, formé extérieurement d'une sorte d'écorce noire ou d'un brun foncé, et d'une partie centrale blanche composée d'une matière floconneuse ; à la surface de ce thallus on observe des tubercules formés par un développement du rn^me tissu , et formant un faux péridium , dans lequel se trouve également une matière d'.ibord compacte et filamenteuse, ensuite pulvérulente. L'espèce type de ce genre est le Bhizomorpha subteiranea, qui croît dans les mines el autres lieux souterrains ou dans les fissures d'arbres, et présente des phénomènes remarquables de phosphorescence.

*RII1Z0!M1'S ( pt'Ça, racine ; pî-ç, rat). MAM. — M. G ra y (Proc. zool. Soc. Lond., 1820) indique sous ce nom un groupe de Rongeurs qui se rapporte à celui des Chinchillas. Voy. ce moi. (E. D.)

*RH1Z01\E1VIUS (pt'Ça, racine; vof;^, pâture). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides phyîlophages, formé par Dejean {Calai., 3' éd., p. 180). L'auteur y rapporte deux espèces du Brésil, qu'il nomme R. ambiliosa et virescens. (C.)

*RHIZOPHAGA (pc'Ça, racine; <pa>, je mange), mam. — Subdivision des Marsupiaux, selon M. Owen (Proc. zool. Soc. Lond.,\ 829).

*RHIZOPHAGUS (pc'Ça, racine; çayoç, mangeur), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères télramères, de la famille des Xylo-

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phages et de la tribu des Monotomites, créé par neiha(Kafer, t. V, s. 18, t. j , f. 7, 9) et adopté par ETic\ison(Nalurgeschilchte der Inseclen Deulschlands, 1845, p. 216), qui le rapporte à sa famille des Nitidulaires et à la tribu de ses Ipines. Cet auteur lui assigne pour caractères : des antennes composées de dix articles, avec une massue solide et des tarses d'hétéromères chez les mâles.

Ce genre renferme une vingtaine d'espèces: 12 sont originaires d'Europe, 4 d'Amérique, et les autres d'Afrique. Nous citerons comme y étant comprises les suivantes : R. depressus.nilidulus, bipuslnlatus, Polilus F., fenucjimeus, dispar, parvuhis Payk {Lyctus de ces auteurs), R. grandis, cribralus, parallelocolUs GhI. , etc.

Ces Insectes, ainsi que leurs larves, se rencontrent sous les écorces des arbres, et aussi sur les racines de ceux morts et en décomposition. (C.)

RHIZOPHILUS, Leach. ins. — Synonyme de Demetrias. (C.)

RHIZOPHORA. BOT. PH. — Voy. palétuvier.

RHIZOPHORACÉES. Rhizophoracece .

BOT. PH. — M. Lindiey a modifié ainsi légèrement le nom de la famille plus anciennement et généralement connue sous celui de Rhizophorées. Voy. ce mot. (Ad. J.)

RHIZOPHORÉES. Rhizophoreœ. bot.

PH. — Familje de plantes dicotylédonées , monopétales, hypogynes, dont les caractères sont les suivants : Calice le plus souvent accompagné à sa base d'une bractée cupuliforme, découpé en 4-12 segments dont la préfloraison est valvaire. Autant de pétales alternes, entiers ou laciniés, insérés sur le pourtour d'un disque qui tapi.sse et dépasse le tube du calice. Étamines en nombre double , triple ou rarement multiple; dans le premier cas, qui est le plus fréquent, oppo sées deux par deux aux pétales , insérées comme eux, à filets libres , à anthères biloculaires, introrses, s'ouvrant par des fentes, qui, quelquefois, détachent la paroi en deux valves antérieure et postérieure. Ovaire soudé , en tout ou en partie, avec le calice, surmonté d'un style fililorme ou conique, et d'un stigmate entier on 2-3-denté, creusé dans sa portion adhérente de 3-4 loges, renfermant chacune deux ovules collatéraux .suspendus \er$ le sommet de l'angle interne,

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ou très rarement d'une seule loge 6-ovulée. Fruit coriace entouré ou couronné par le limbe du calice persistant, réduit par avortement à une seule loge et une seule graine dépourvue de périsperme, et remarquable par sa germination anticipée sans que le fruit se détache de l'arbre; la radicule supère perce le péricarpe, et, se dirigeant vers la terre , finit souvent par l'atteindre et s'enraciner. Ces espèces sont des arbres ou arbrisseaux extrêmement multipliés sur tous les rivages des mers tropicales, oîi ils croissent dans la vase , et forment un des traits les plus caractéristiques de la végétation littorale. Leurs feuilles sont opposées, avec des stipules interpétiolaires, coriaces et très entières; leurs fleurs fixées sur des pédoncules terminaux ou axillaires, di- ou trichotomes, quelquefois raccourcis de manière à simuler un capitule.

GENRKS.

Rhizophora, Lam (Mangium. Riimph.). — Ceriops, Arn. — Kandciia , W. et Arn. — Bruguiera, Lam. {Paletuveria, Pet. -Th.). — Carallia, Roxb. (Bnnaideia, Pet. -Th.— BarauUia, Steud. — Dialoma, Lour. —Pelaloma, DG. — Catalium, Hamilt. — Demidofia, Dennst.).

M. R. Brown , qui a établi ce groupe , a signalé l'affinité que présente avec lui je Legnotis, Sw. [Cassipoui ea , Aubl. — Tila, Scop. — Richeia, Pet. -Th. — Weihea, Spr.), et M. Endiicher, adoptant celte idée, a indiqué à la suite des Rhizophorées une petite famille des Legnotidées, qui, avec le genre précédent, en compte seulement un autre, \e Diyptopelalwn, arn. Lii plupart de ses caractères sont ceux que nous venons d'énumérer; les principales dilTérences sont un ovaire libre, une graine périspermée, e\. ua fruit charnu ou capsulaire. (Ad. J.)

* RHIZOPHYIXIIXÉES ( piÇa , racine; (fûWov, feuille), bot. cr. — (Pbycées.) C'e^t le nom d'une petite tribu de la famille des Floridées, ayant pour type le genre BhizophyUis(voy. ce mot), et comprenant en outre le genre Fauchea Bory et Moutg. {FI. alg., 1. 1, i.. 6i). (C. M.)

RIJJ^OPHVLLIS (pi'-'a, racine; y.l- )ov, feuille). Bi)T. CK. — (l'iiycées.j Piir.isjie sur le Peyssonnelia squaiHatin , cette jolie Kloridée, dont on a fait successivement un Delesseria et un Wiodyinenia, esl devenue

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enfin le type d'un nouveau genre. Établi d'abord par M. Ktttzing sur la structure seule de sa fronde , nous avons eu la bonne fortune de rencontrer dans les collections «le l'Algérie sa fructification conceplaculaire, qui était inconnue', et d'ajouter ainsi un nouveau poids aux raisons qui avaient porté notre savant confrère de Nordhausen à assigner à cette plante, dans le système, une nouvelle place, que nous avons tout lieu de croire définitive. Voici les caractères sur lesquels repose ce genre : Fronde linéaire, plane ou en lame d'épée, de couleur rose, dichotome, presque pennée, parcourue longitudinalement par une fausse nervure et poussant en dessous des radicelles qui servent à la fiier à son support. Pinnules obtuses, irrégulièrement dentées et marquées au sommet de veinules parallèles entre elles, et obliques à la nervure. Fructification : 1° Némathécies hémisphériques, purpurines , placées le long de cette même nervure, entre les filaments rayonnants et tout à la fois rameux desquelles on trouve plusieurs favellidies sphériques. Spores petites et ovoïdes. 2" Tétraspores (vus par Ktltzing) épars sur la fronde. Nous avons donné dans la Flore d'Algérie (t. XV, f. 2) une figure de l'unique espèce de ce genre, lequel , au reste, n'est pas rare dans la Méditerranée, et paraît même se retrouver au cap de Bonne-Espérance, si nous en pouvons juger sur un fragment. (C. M.)

RUIZOPHYSA (pc'Ça, racine; <pvsra, vessie). ACAL. — Genre de la famille des Physophorides, proposé d'abord par Pérou pour une espèce que Forskal avait observée dans la Méditerranée et décrite comme une Physophore (P. filiformis). En même temps Péron en décrivit une deuxième espèce (fi. planostomà) , recueillie par lui-même dans l'océan Atlantique. Lamarck, d'après les notes de Péron et \es dessins de M. Lesueur, essaya de caractériser les Rhizophyses en leur attribuant un corps libre, transparent, vertical, allongé ou raccourci , terminé supprieurcmenl par ui\e vessie aérienne et plusieurs lobes latéraux obloiiys ou foliiformes , disposés soii en série, soit en rosette, avec une ou plusieurs soies tentacuiaires pendantes en dessous. MM. Quoy et Gaimard, en admettant le genre Rhyzophyse, y firent eoirer toutes les Pbysopho-

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rides qui ont des organes cartilagineux natateurs, entremêlés avec les tentacules filiformes sur toute la longueur du corps. Mais Eschscholtz fit avec ces dernières espèces les genres Alhorybia et Discolabe, et en même temps il formait son genre Epibulia avec l'espèce type admise par Péron et Lamarck. Le genre Rhizophyse d'Eschscholtz, que cet auteur lui-même regardait comme imparfaitement connu, ne contenait donc plus que la fi. planostoma et une autre espèce, fi. Peronii , observée par lui dans la mer des Indes , au sud de Madagascar. Les caractères du genre Rhizophyse, ainsi réduit, sont d'avoir le corps terminé supérieurement par une vessie aérifère, et entouré, dans sa partie moyenne, de pièces cartilagineuses natatoires, creusées d'une grande cavité bilobée. Ces Rhizophyses ont en outre des tentacules simples , susceptibles de se rouler en hélice, et sans réservoir de liquide à leur base. M. Lesson a de nouveau réuni les Epibulia et les Rhyzophyses d'Eschscholtz dans un seul genre composant, avec le genre Brachysome de M. Brandt, sa tribu des Rhizophyses, la première de sa famille des Physophorées. (Doj.)

RHIZOPODES (pe'Çoc, racine; tcoO;, „opoç, pied). ACAL. — Nom proposé, en 1835, par M. Dujardin , d'après leur structure et le mode de reptation, pour les petits animaux que précédemment, d'après la forme extérieure de leur coquille, on avait pris pour des Mollusques céphalopodes microscopiques , et nommés ensuite Polythalames et Foraminifères. Quelques uns de ces animaux, en effet, ont des coquilles calcaires qu'au premier coup d'œil on pourrait prendre pour des Nautiles microscopiques; mais la structure même de ces coquilles est fort différente , et le plus souvent les loges successives dont elles sont formées ne s'ouvrent au dehors que par de très petits trous donnant seulement issue aux prolongements filiformes et variables qui servent de pieds; tels sont les Vorticiales, les Cristellaires, etc. D'autres, comme les Milioles, formées également de loges successives enioulées ou pelotonnées autour d'une loge primitive, ont à la dernière loge une seule ouverture assez grande pour qu'on pût supposer qu'une partie du corps ou que la tête au moins de l'animal peut sortir de la coquille; mais si

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on les observe vivants dans un vase il'eau (je nier, on les voit grimper très lentement aux parois en étnettant des filaments de substance vivante glutineuse et diaphane, qui s'allongent et coulent comme du verre ondu ou comme de la gomme, puis, après s'être fixés à la paroi, se contractent pour faire avancer l'uniinal , puis se soudent entre eux et se fondent dans la masse commune. En cassant ou en dissolvant le test calcaire , on ne peut voir d'ailleurs aucune trace d'organes ou de viscères à l'intérieur; ce n'estqu'une masse glutineuse, diaphane, entremêlée de granules souvent colorés. D'autres Rhizopodes enfin, comme les Gromies, qui vivent dans les eaux douces ou marines, ont un test ou une coque à une seule loge, et souvent membraneuse ou cornée; leur organisation d'ailleurs est la même , et par l'ouverture unique, comme par celle des Milioles, on ne voit sortir que des expansions glutineuses et filiformes qui s'étalent sur la paroi du vase, comme de minces racines, et servent comme des pieds, variables pour la progression. Ces derniers Rhizopodes, qui ne méritent d'aucune manière les noms de Foraminifères ou de Polythalames, se lient par des rapports intimes avec les Difflugies et les Arcelles de nos eaux douces, qu'on classe avec les Infusoires , et qui en diffèrent seulement parce que leurs expansions glutineuses sont peu nombreuses, larges et obtuses , au lieu d'être filiformes et ramifiées. Ces derniers Infusoires enfin ne diffèrent des Amibes que par la présence du test. On a donc une série continue depuis ces Amibes, qui sont en quelque sorte le premier degré de l'animalité, jusqu'aux Crislellaires, que leur coquille si régulière avait fait supposer aussi richement organisés que les Mollusques céphalopodes. (Ddj.)

RHIZOPOGOIV ( pcÇ«, racine; tcu/uv, barbe), bot. cr. — Genre de la famille des Champignons, établi par Pries {Symb., 5), et qui a pour type le Tuber album Bul.

Voy. TDBER.

RHIZOPUS, Ehrenb. bot. cb. — Synonyme de Mucor, Mich.

RHIZOSPERMA, Meig. {Reise, I, 337).

BOT, CR. — Voy. AZOLLA , Lam.

RHIZOSPERMES. Rhizospermœ. boi.

CB. — Voy. MARSILÉACÉES.

RHIZOSTOÎVIA (pi'Çot, racine, ffTsVot, bou-

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che). ACAL. — Genre de Méduses él.ibli par Cuvier pour une grande espèce très commune sur les côfes de France, et qui anciennement avait reçu les noms très significatifs de fulmo marmus , de gelée de mer, de Médusa pulmo, etc. L'éi.iblissement de ce genre éiait fondé sur l'absence d'une bouche centrale, qui est remplacée par des orifices nombreux et très petits à l'eitréniité des bras. Péron admit le genre Rhizoslonie, qu'il place dans sa section des Méduses polystomes , parmi celles qui sont pédoiiculées , brachidées, non tentaculées , en lui attribuant huit bras bilobés , garnis chacun de deux appendices à leur base et terminés par un corps prismatique, avec huit auricules au rebord, mais sans cirrhes ni cotyles. Lamarck, prenant pour quatre bouches les quatre cavités ovariennes qui occupent la face inférieure de l'ombrelle, n'admit point le genre Rhizostome, et le confondit avec son genre Céphée, comprenant les Méduses, dont l'ombrelle a en dessous un pédoncule et des bras , sans tentacules au pourtour. Eschscholtz, au contraire, admit le genre Rhizostome et en fit le type de sa famille des Rhizostomides, la première de la division des Discophores phanérocarpes ayant sous l'ombrelle des cordons ovariens visibles, et au bord du disque huit échancrures dans chacune desquelles est un corpuscule coloré, que plus tard on a pris pour un œil. Le genre Rhizostome de cet auteur est caractérisé par l'absence de bouche, par quatre sacs ovariens et par des bras très divisés et ramifiés, pourvus de suçoirs , mais sans tentacules ou cirrhes entre les bras. Eschscholtz, réunissant en une seule esp'-ce les Rhizostomes de Cuvier et d'Aldrovande , admit, comme espèces distinctes de ce même genre, les Cephea corona, les Orylhia tetra chira , purpurea, viridis etcapiUala, et le Cassiopea dieuphila de Lamarck , et aver doute la Cassiopea lineolala du même auteur. Eschscholtz y rapporte également VOrythia lutea et la Cephea mosaica de MM. Quoy et Gaimard , la Médusa perla de Modeer, le Rhizosloma leplopus de Cbamisso et le R. borbonica. M. Lesson, qui admit également le genre Rhizostome en y comprenant 17 espèces, en fait le type de sa tribu des Rhizostomides ou Méduses polystomes. (Dcj.)

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r.FIIZOSTOMIDES. ACAL. — Famille de Méduses établie par Eschscholtz. Voy. médusai rks.

RHIZOTHERA, G.-R. Gray. ois. — Syuonyme de Francolinus , Steph. (Z. G.)

*RHIZOTROGUS ( ô.'Ça, racine; zp,iyo,, rDiiger). ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères , raiiiille des Lainellilorhes, tribu des Scarabéides phyllophages, établi par Latreille ( Règne animal de Cuvier, t. IV, p. 561) , et adopté par Dejéan {Catalogue, 3* édition, p. 178), qui en énumère 41 espèces, dont la plupart t'entrent maintenant dans de nouveaux gentils. Miilsant ( Histoire naturelle des Cole'oplères de France, Lamellicornes, 1S42 , p. 427) n'y introduit que les espèces offrant dix ài-ticles aux antennes, et dont la massue èslde trois feuillets. Il y fait entrer, comme propres à notre pays, les espèces suivantes : R. œslivus 01. , thoracicus , vicinus Dej. , et cicalricosus Mul. (C.)

KHODAl.OSE. MIN. — Nom donné par M. Ik'ddant au sulfate de Cobalt. Voy. co-

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