‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 24 sur 173 · ALT · texte numérisé non relu

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*iUiOi3AMMlA. kot. ph. — Genre de la famille des Myrtacées?, établi par Jack ( ex Hooker. Bot. Miscell. Comp., I, 153). Arbustes de Sumatra.

*RHODAl\TME.Êot.PH.—Genredelà famille des Composéès-Tubuliflores, tribu des Sénécionidées, établi par Lihdley (in Bot. reg., t. 1703). Herbes de la Nouvelle Hollande. Voy. COMPOSÉES.

*RH0DAR1A. INS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères , famille des Nocturnes , tribu des Pyralides, établi par M. Guénée et adopté par Diiponchel ( Cat. des Lépid. d'Eur.). Ce dernier en cite 7 espèces propres à l'Europe méridionale. Les Rh. pudicalis , sanguinalis et innocùalis se trouvent assez communément dans le midi de la France. (L.)

RilODEA. ÈOT. PH. — Genre de la famille des Aspidistrées, établi par Rolh(iVor. si/n., 179). Herbes du Japoii.

RIIODIA (nom mythologique), crust. — C'est un genre de l'ordre des Décapodes brachyures, établi par M. Bell, et qui doit venir se ranger dans la famille des Maïeiis de M. Milne Edwards, tout près des IJeris- Ita. On ne connaît qu'une seule espèce de ce nouveau genre ; elle est désignée sous le

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nom àefihodîa Pytiforrltis BtW [Trans. zool. Soc.nat., vol. Il, ^841-, p. 44, pi. 9, f. 1), eta été rencontrée aux îles Galapagos. (H. L.)

R110DiOLA,Linn. (Gen., n. 1124). bot.

PH. — Synoh. de Sedurri, Linn.

RHODIUM. MIN. — Métal découvert par Wollaston, en 1803, dahs le minerai de Plaiiiie. Il est blanc comme le Platine, infiisible, cassant; il pèse environ ll,etdonne des solutions salines d'un beau rouge. Fourcroy le classe dans la section des métaux non duetibles et difficilement oxydables.

RHODiZiTE. siiN. — Nom donné par G.

Rose au Borate de Cbaux. Voy. borates.

*RHODOCERA (^o^ov, rose; «>«;, antenne). INS. — Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Rhodocérides, établi par M. Boisduval et adopté par Duponchel {Catalogue des Lépidoptères d'Europe, p. 27). On en connaît deux espèces, Rhod. Rhamni et Cleopatra, qu'on rencontre presque toute l'année dans les diverses contrées de l'Europe. (L.)

*RnOOOCÉR!!îKS. Rhodoceridœ. ins.— Tribu de la famille des Diurnes dont les principaux caractères sont: Antennes courtes, terminées en cône renversé. Bord interne des ailes inférieures enveloppant entièrement l'abdomen lorsqu'elles sont relevées. Chenilles allongées, pubcscentés, à tête globuleuse. Chrysalides pointues aux deux bouts, avec la partie correspondante aux ailes très reiiflée.

Duponchel {Catalogue des Lépidoptères d'Europe) comprend dans cette tribu deux genres nommés Rhodocerd et Colias, Boisd. (L.)

*RH0D0CHIT01V (pô^ov , rose; x'^t^", tunique), bot. fh. — Genre de là famille des Scrophularinéès, tribu desAiitirrhinées, établi par Zuccarini {Msc.}. L'espèce type, Rhodochilon sanguineum Zuccarini, est un sous-jirbrisseau originaire du Mexique.

RHODOCRIMITES. éohin. — Genre da Crinoïdes établi par M. Miller pour des espèces fossiles du terrain de transition ayant les caractères suivants: La cupule est inarticulée; le bassin est formé de trois articles. Il y a cinq pièces costales primaires quadiangulaires et élargies inférieuremenl, et audessus desquelles sont cinq pièces costales secondaires hexagonales, séparées entre elles par tinq pièces ihiercostales sepiangulaiieg.

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Les rayons gopt bifiiifs; la tige est ryiindrîque ou subpeiiiagoiiale; elle est traversée par un canal central, et porte des rayons accessoires, épars ou yerljcillés. L'espèce type est !e Rhodocrinites verus de Miller, qui se trouve en Angleterre. M. Goldfuss en a décrit quatre autres espèces du terrain de transition de l'Eifel, et rapporte au mên?e genre VEncrinus echinalus de Schlotheim, qui se trouve dans le calcaire jurassique de France, de Suisse et d'Allemagne. Quelques autres espèces, rapportées à ce geiui', ont formé legenre Gilbertsocrinites de M. Philips, ayant cinq pièces siirbasilaires formant nu décagone avec cinq angles rentrants d'où sortent cinq pièces costales inférieures hepiagonales et cinq pièces costales secondaire? hexagonales qui portent une pièce scapulaire pentagonale, soutenant d'autres pièces per forées au centre, et formant par leur réunion des bras; les premières pièces intercostales sont pentagonales. (Di;j.)

RHOPODEIXDUKES. Rhododendreœ.

BOT. PH. — Tribu des Éricacées, ainsi nommée du genre Rliododendt'on qu' lui sert de type. (Ad. J.)

RHODQpEIVDROIV. Rhododendrum {'p.- Sov, rose; S-.^Spov, arbre), bot. ph. — Gi\in(} et très beau genre de la famille des Éricacées, tribu des Rhododendrées, de ia décandrie monogynie dans le système de Linné. Les espèces qui le forment , au nombre de 45 environ , sont de petits arbres ou plus souvent cjes arbustes , remarquables par la beauté de leur feuillage persistant, surtout de leurs fleurs , et dopt plusieurs figurent aujourd'hui au premier rang dans nos ciiltures d'agrément. Ces végétaux habitent les montagnes de l'Europe, de l'Asie moyenne, de l'Amérique septentrionale , de l'Inde et des îles qui l'avoisinent. Leurs feuilles sont alternes, entières, persistantes et ardinairement coriaces. Leurs fleurs, presque toujours grandes et brillantes , sont , le plus souvent, groupées en un magnifique bouquet à l'exirémiié de chaque branche. Elles varient beaucoup de couleur, soit daps |a nature , .soit surtout dans nos jardins; elles présentent: un calice à 5 divisions, quelquefois irrs courtes; une corolle en entonnoir, plus rarement campanuléeou rotacée, à pinq lobes inégaux, parfois à un très faible degr^ j lOéiquiinp?, ré4ujteg, (^ans (juelques

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cas, à 6-9 par avoriemept, directement hypugynes ou non insérées sur la corolle, le plus souvent déclinées et saillante.s , dont les anthères s'ouvrent au sommet par deux pores ; un pistil dont l'ovaire est à 5 ou 10 loges niulti-ovulées, dont le style est unique, et se termine par un stigmate capité. Le fruit est une capsule à 5-10 loges, qui s'ouvre |)ar déhiscence septicide en un nombre de valves égal à celui des loges ; il renferme un grand nomb-re de graines très petites et scoblforines , à test lâche. Les Rhododendrons ressemblent àuxAzalea par la plupart de leur* caractères, et ne s'en distinguent guère que parce que ces derniers ont |es feuilles lorrihantes, et les fleurs riguljèrenient et constamment pentaineres. Aussi |es auteurs ne sont-ils pas toujours d'un avis uniforme relativement ^ |a (lélimitalion respective de l'un et de l'aiitrs (je ces epnrps. NoHS siiivrons à cet égarçj la nianièie de voir de De Candolle {Prodr., t. Vil, p. 719). Ce botaniste a djvisé les Rhododendrons en Ç so»isgenres de la manière suivante :

a. Buramia, [)C. (Booram, G. Don). Calice 5-lobé; corolle campanulée, à tube court ; ovaire à 8-10 loges, c'est-à-f^ire autant que !a fleur possède d'éiamines. Espèces de l'Inde. Ici rentre une magnifique espèce, le Rhododendron EN ARBRE, Rhododendrou arbornim Smith, originaire de l'Himalaya, où elle porte le nom de Booram. Elle a été introduite en Europe en 1817, et déjà aujourd'hui elle est très répandue dans les jardins. Dans son pays natal elle forme uu arbre de 6 ou 7 mètres de hqut; mais, dans nos cultures, elle s'élève rarement au-dessus de 3 mptres. On la reconnaît à ses feijilies lancéolées , glabres et lyisantes en dessus , i)ianches et couiîiie argiMijées eu dpss|ius ; ses pédoncples et sop cakce sopt yelus. Ses grandes et belles fleurs , de couleur je plug souvent rouge écarjate rembruni, spnt^ groupées, au nombre de 12 oii davantage , cii grappes corymbiforrnes , hémjsphérijincs , terminale; leur ovaire velu a 8-10 joj^cs. Il existe dans la nature plusieurs variéiés de cette belle espèce ; d'un aiilre çô|é les horticulteurs européens en ont ol)tenu un graiif nom|)re, qui ont amené des djfTérençes dans la couleur des fleijrs , (japs celle de la face inférieure des feuille?, etc.; de plus, de nopibreux ^lybrldes;, provenus du croisemen

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de la plante qui nous occupe avec plusieurs des suivantes , ont étendu encore ces richesses horticoles , et ont beaucoup augmenté l'intérêt que présentait déjà le Rhododendron en arbre. Cette espèce exige la «erre tempérée, et se cultive, à cela près, comme ses congénères. On la multiplie surtout par greffe sur le Rhododendron Ponticum.

b. Hymenanthes, Blume. Galice très petit, à 7 dents; corolle presque campanulée, a limbe 7-parli; 14 étamines; ovaire entouré à sa base d'un bourrelet renflé; capsule oblongue, à 7 loges. Ce sous-genre est ét.ibli sur le Rhododendron de Mi;tternich, lihododendron Mellernichii Sieb. et Zucc, espèce frutescente du Japon, à fleurs d'un très beau rose, plus grandes encore que celles du Rhododendron maximum.

c. Eurhododendron , DC. Calice court, à cinq lobes ; corolle campanulée ; ovaire à cinq loges. Ce sous-genre, le plus nombreux de tous, renferme , entre autres , deux espèces extrêmement répandues dans nos jardins, dont elles sont un des plus beaux ornements. La plus commune des deux est le RuoDODENDBON DU PoNT, Rhododcndron Ponlicum Lin. C'est un arbuste qui croît spontanément dans l'Asie mineure, particulièrement dans l'ancien royaume du Pont, d'oii lui est venu son nom. Elle a été rapportée, pour la première fois, des environs deTrébisonde, par Tournefort. On l'a retrouvée , dans ces derniers temps, croissant naturellement le long du détroit de Gibraltar, à Algésiras. Elle s'élève à 2 mètres ou un peu plus, et elle peut même acquérir, à l'état cultivé, des proporiions beaucoup plus fortes , puisque Loudon en cite un pied qui , en 1835, avait 16 pieds ( anglais ) de haut, et qui couvrait un espace de 56 pieds de diamètre. Sa lige cylindrique se divise en branches étagées, rougeàlres, garnies seulement vers leur extrémité de feuilles oblongucs- lancéolées , rétrécies aux deux bouts , glabres, d'un vert foncé en dessus, plus pâles ou ferrugineuses en dessous. Ses fleurs sont très belles, purpurines , fréquemment tachetées sur leur lobe supérieur, larges de 5 ou 6 centimètres; elles forment une belle grappe corymbiforme serrée au somme! .les rameaux; elles s'épanouissent au muis de mai. Ses fleurs donnent une sécrétion sucrée

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abondante, qui forme souvent des cristaux au fond de leur tube. La culture a obtenu de cette espèce plusieurs variétés, caractérisées par la différence de couleur des fleurs, comme, par exemple, la variété à fleurs blanches; par de singulières modifications dans les feuilles, comme les variétés à feuilles ondulées, boursouflées , étroites , panachées, etc. Le Rhododendron du Pont réussit très bien en pleine terre, surtout de bruyère, et résiste sans abri aux froids de nos hivers. Le Rhododendron élevé, Rhododendron maximum Lin. , est cotinu dans les jardins sous les noms de Rhododendron d'Amérique , grand Rhododendron , arbre du Canada, etc. Il croît naturellement dans l'Amérique septentrionale, dans les lieux humides et ombragés, surtout dans les Carolines«t la Virginie ; c'est de la qu'il a été transporté en Europe , en 1736. Dans son pays natal , il forme un petit arbre ou un grand arbuste de 7 ou 8 mètres de hauteur, tandis que dans nos jardins il ne dépasse guère 2 ou 3 mètres. Sa tige se divise, dès sa base, en branches étagées , étalées , courtes proportionnellement à leur grosseur , qui portent des feuilles ovales-oblongues, aiguës au sommet, légèrement révolutées sur les bords, blanchâtres ou un peu ferrugineuses à leur face inférieure, et qui se terminent par une très belle grappe corymbiforme de fleurs purpurines , à lobe supérieur plus grand, et marqué intérieurement de taches vertes, jaunes ou rouges. La culture a fait varier la couleur de ces fleurs, et en a même obtenu une variété parfaitement blanche. Cette es^ pèce fleurit un peu plus tard que la précédente , et se montre plus délicate qu'elle. C'est encore au même sous-genre qu'appur tient le Rhododendron ferrugineux , Rhododendron ferrugineum Lin., vulgairement nommé Laurier rose des Alpes, très abondant sur les grandes chaînes de montagnes de l'Europe moyenne, où il caractérise une zone de végétation immédiatement supérieure à celle des arbres, bien que, par une particularité fort remarquable, il descende en Italie jusqu'aux bords du lac de Côme et du lac Majeur. On le cultive dans les jardins de même que le Rhododendron hérissé. Rhododendron hirsutum Lin. , petite espèce des Alpes.

d. Pùçonanthum, G. Don. Calice à limbe

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divisé profondëment en cinq lobes foliacés, oblii'^ ; corolle hypocratériforme , à lube cyliiiiliiiiiie, velu intérieurement au sommet, a lobes presque arrondis; élamines incluses; ovaire à 5 loges. Ce sous-genre ne renferme qu'une espèce indienne, à fleurs jaunes, le lihododendron anthopogon Don.

e. Chamœcisius,G. Don. Calice 5-parti, à lobes acuminés, persistants; corolle en roue, régulière, à cinq lobes très étalés; 10 étamines presque également étalées ; stigmate tn tête; capsule presque globuleuse ou kvoïde , à 5 loges , ridée transversalement. Petits arbustes couchés , à feuilles ciliées , à poils le plus souvent ca[)ilés, à fleurs terminales solitaires. Le type de cette section est le Rhododendron chamœcislus Lin. , jolie petite espèce des Alpes , qu'on cultive dans les jardins.

f. Toutousi, G. Don. Calice 5-parti, à lobes foliacés oblongs ; corolle campanulée ; étamines au nombre de 10 ou descendant jusqu'à 5. Arbustes à feuilles hérissées. Ici rentrent des espèces rapportées par plusieurs auteurs aux Azalées, et connues des horticulteurs sous ce dernier nom. Nous signalerons les deux suivantes, qui figurent aujourd'hui dans nos cultures avec le plus grand avantage, et dont les horticulteurs ont obtenu depuis vingt ans grand nombre de belles variétés : Rhododendron de l'Indi:, Rliododendron Indicum Sweet {Azalea Indica Lin.). Cette belle espèce est spontanée à Batavia, le long des ruisseaux (Blume) ; elle est communémentcultivéeauJapon eten Chine, où il est possible qu'elle soit aussi spontanée; on sait combien elle est fréquemment cultivée aujourd'hui en Europe. Elle est caractérisée par ses ramules, ses pétioles, les nervures de ses feuilles, et ses calices hérissés de poils raides, appliqués et non glanduleux ; par ses feuilles lancéolées en coin , riliées , acuminées aux deux extrémités; ses fleurs, brièvement pédiculées, se trouvent par 1-3 au sommet des rameaux, et se distinguent par leur calice non glutineux. Elles varient beaucoup de cowleur, et, chaque jour, quelque acquisition nouvelle vient augmenter le nombre des variétés qu'on en connaissait déjà. Ainsi on en possède aujourd'hui de nombreuses nuances de rouge-cocciné, rouge-pourpre, incarnat, couleur de brique , orangé , etc. Le Rhododendron a

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FEUii-LES DE Ledum , liliododendron ledifoUum DC. [Azalea ledifolia Hook.), est confondu avec le précédent par nos horticulteurs sous le nom d'Azalée de l'Inde; il s'en distingue particulièrement par ses fleurs près de deux fois plus grandes , plus longuement pédiculées, et par son calice glanduleux-visqueux. Il est originaire de la Chine. On en possède des variétés à fleurs blanches et à fleurs rouges , dont les trois lobes supérieurs sont tachetés.

La culture des Rhododendrons forme une branche importante de l'horticulture moderne. Nous renverrons pour les détails de celte culture aux ouvrages spéciaux. Nous nous bornerons à dire ici que ces arbustes se cultivent tous en terre de bruyère, ceux du premier et du dernier sous-genre en serre tempérée, les autres à l'air libre , dans une plate - bande exposée au nord oa à l'est. Ils se multiplient tous par graines; leurs varrétés se conservent par boutures , par marcottes simples ou incisées, et par grefl'e. (P. D.)

RHODOLiENA (po'(îov, rose; Wva, enveloppe). BOT. PH. — Genre de la famille des Chlœnacées , établi par Dupetit-Thouars (Hist. veg. Afr. auslr., 47, t. 13). L'espèce type, Rhodolœna allivola Dup.-Th., est une liane qui croît à Madagascar.

RH0D0\1ÈLE. Rhodomela (pôSov, rose; fxilaç, noir). BOT. CR. — (Phycées.) Ce genre fut établi par M. Agardh pour des Algues de la famille des Floridées, remarquables, entre autres particularités, par leur couleur rouge de sang ou rouge-brun passant au noir. Touleiois, le genre Rhodomèle n'est pas resté tel qu'il était lors de sa création ; le genre Odonlhalia de Lyngbye, qu'y avait, a tort, réuni le physiologiste suédois, en à d'abord été de nouveau distrait dans ces derniers temps; puis M. J. Agardh a fait passer le R. cloiophylla dans le genre Ryliphlœa ( voy. ce mot ) ; \e R. pinastroides a formé le genre Halopitys Ktitz. ; le R. scorpioides est devenu le type de notre genre Bostrychia {voy. ce mot); et le R. obtusala celui de notre genre il/eianf/ia/ia, qu'un phycologiste du Nord , nous ne pouvons nous expliquer sur quels fondements, a réuni avec notre genre Acropeltis , qu'il n'a pas vu , pour en former une section du Graci' laria. Le H. volubilis est le type du Volubi-

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ïonaLanoi -,110111 que M. Greyille a changé, plus (.ard, mais sans motif plausible, en celui de Dictymenia. Enfin le fi. dunifera a servi à constituer successivement les genres Mammea J. Ag., Lenormandia Montyg. non Sond., et Thusanocladia Endl. Aujourd'hui, comme on le voit, le nom de Rhodomela ne s'applique qu'à un bien petit nombre des espèces énumérées ou décrites dans le Spe- Ues Algarum. Voici quels sont les caracipres -axquels on pourra reconnaître ce genre, ttprès toutes les vicissitudes qu'il a subies : Fronde cylindracée , continue , rameuse , quelquefois pennée. Conceptacles sessiles ou pédicellés , disposés le long des rameaui , ovoïdes, régulièrement ouverts au sommet, et contenant des spores pyriformes fixées par leur bout le plus mince à un placenta central et basil.iire. Télraspores uni-bisériés dans le milieu renflé d'un rameau, revêtus d'un péridium hyalin et se divisant triangulairement en 4 spores. On connaît de ce genre environ dix espèces, qui habitent, en général, les mers extratropicales. (CM.)

RHOPOMÉLÉES Rhodomeleçe. bot. cr.

— (Pbycées.) Tribu nombreuse en genres et en espèces de |a belle famille des Floridées, et dont le genre Rhodomèle est le type. Voy. ce mot et iiiycees. (C. M.)

RHODO^ÎVUTLS, DC. (Prodr., III).

BOT. Pfl. — Voy. MYRTE.

*RI10D0I>1A. REPT.— Genre deScincoïdes établi par M. 3.E. Gray. Il en fait une famille, dans laquelle prend également p|are le genre 6'o7i(iia; cesl alors la famille des Rhodonidœ. (P, G.)

RHODOMiMA, Mert. (Reise, t. 8). bot.

Cl. — Synon. de Dasya , Agardb-

RHODOMTE. min.— Espèce de Manganèse silicate. Voy. manganèse.

RHQDOPHORA, Eudl. {Gen. plant., p.

1241, n. 6357). bot. pu. — \'oy. rosier.

«r.lHQPOPH^SA. AÇAL.— Gepre proposé parM. df Blainville pour des Acalephes physoporidesouphyssophorides dontEschscholtz a fait le genre Athurybia, et comprenant aussi une autre espèce qui est le type du genre Dtsco^afce. Les deux geiiresd'Eschscholiz ont été adoptés par M. Lesson, d;jns son Hisloire naturelle des Acalèplies. (Pyj.)

♦lillODOPLEXlE. Jihodoplexia [ pcdow , rose ; ttÀéxcu, futur ; itAtju, jp tresse, j'enlace). »0T. ÇR. — (Phycées. ) Le genre fondé squs

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ce nom par M. Harvef est le même que celui que nous avions nous -même publié auparavant {Ann. se. nat., 2' sér., t. XVIll, p. 2bS, t. 7 fig. i) sous la dénomination de Haloplegma. Comme il n'a pas été traité à sa place da^s ce Dictionnaire, nous allons donner ici ses caractères. La fronde est composée de filanienls tubiileux, cloisonnés, roses, assez semblables a ceux des Callilhamnlons. Ces filaments, très ramifiés et placés parallèlerrient les uns a côté des autres, forment, par les fréquente^ anastomoses de leurs rameaux , un tissu feutré qui représente une fronde nieiiibraneuse , laquelle, primitivement flabcilifornie, s'allonge ensuite, et devient prolifère sur ses bords et à son sommet. Épanouis enfin à la surface de la fronde et libres de toute adhérence entre eux , ils y forment un touientum .spongieux, marqué de lignes transversales plus colorées et disposées eu zones concentriques coinme dans les Padines. La frucliUcaiion est double comme dans toutes les Floridées , et consiste: 1° en conceptacles hémisphériques épars et confenant plusieurs faveljes inyolucrées ; favelles sphériques remplies de nombreuses spores anguleuses ou gjgartojdes ; 2° en télraspores libres, placés dans le dernier article des filanients marginaux, coninie pédicellés et se divisant triangulairement. Deux seules espèces composent ce genre curieux, qui est devenu le type de la celite tribu des Haloplegmces. La première a été rapportée de la Martinique par M. Duperrey, l'autre de l'Australie par M. Preiss. (C. M.)

RIIODUrSIià, Endl. {Gen. pi., p. 12il, n. 63a7). bot. ph — Voy. rosier.

RMpUQ^IA, Linn. {Gen., 547). bot. ph.

— l'py. piiopoDENpKo?^, Linn.

RH0POïlAC;»iES. nhoçlovaceœ. bot. ci).

— A.-L. de Jussjçu av^ji établi sous ce nom une famille voisin? des Érjcacpes, auxquelles on |a fèunjt majntppan^ cpifi^n? ^!(pple tribu sous celui de Bhftdpdendrées. (Ad. i.)

*RIlOPOT|lA41i\tS (poaox, rose; ea>vo;, buisson), bot. ph. — Gpnre de la famille desÉricacées.sous-iirdredfsRhododendrèes, établi par Reichenbach (/i'/oj-.germ. ex< urs., 417). Arbrjsseçiux ç|es régipns iponli'euses de l'Eurflpe centrale. Voy. EBiCAtpps.

RHQPOXVS, Endl. {Gen ^ plant., 1172,

p. GQ.'iS). BQf. PU. — Foy. OXAUDE.

* UllOPYillËME. Hhodyménia. ( po'jov ,

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rose; «(jl^'v , membrane), bot. cr. — (Phycees. ) Dans le beau travdil où M. Greville a revu tous les genres de Floridées coiiliiiués publiées avant lui , et parmi tes nouveaux qu'il a établis, brille au premier rang, tant par lu solidité que par rimportance de ses caractères , celui qui fait l'objet de cet article. Il fait partie de la belle tribu des Plocariées, et se compose aujourd'hui d'un asiez grand nonibre d'espèces (30 à 40) de toutes les mers. Uiie fronde membraneuse, plane ou comprimée, sans nervures, variant du rose au pourpre foncé , dicholoine , luciniée ou pennée, sessile ou slipitée, composée de cellules polyédriques qui diminuent de volume à mesure qu'elles se rapprochent de la périphérie, et y aboutissent même, selon les cas, changées en filaments courts et moniliformes, cellules enfin dans lesquelles, comme chez le Plocaria , on rencontre parfois de nombreuses gonidies globuleuses et libres. Des conceptacles (Coccidia) épars, hémisphériques , quelquefois couronnés par un mamelon central, entourés d'une aréole plus pâle formée par la fronde dans laquelle ils 8oni immergés, et renfermant, dans un périrarpe celluleux, un glomérule de spores obovales, primitivement développées, et incluses dans des tilarîients en massue qui irradient en gerbe d'un placenta central basilaire. Des léiraspores sphériques conteiius dans les cellules de la périphérie, et se di visant triangulairement en quatre spores. Tels sont les caractères auxquels on peut distinguer ce genre de ceux qui l'avoisinent dans la même tribu. C'est le Fucus palmaius Lin., qui enesldevériii le type. (('. M.)

imOÉ. Jihœa. crcst. — C'est un genre de l'ordre des Isopodes, de la section des Isopodes marcheurs, de la famille des Asellotes, qui a été établi par M. Milne Edwards. Les Rhoés ne diffèrent guère des Apseudes {voy. ce mot) que par la conformation des anlennes. Celles de la première paire sont très grandes et se terminent par deux filets multi-articulés , à peu près comme chez les Crevettes {voy. ce mot); tandis que celles de la seconde paire, insérées au-dessous des précédentes , soûl grêles et courtes; les pattes de la seconde paire sont terminées par un ongle pointu et dentelé sur le bord inférieur. Les fausses pattes des cinq premières sont allongées et dirigées en bas ; enfin les

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fausses pattes de la sixième paire se composent d'un pédoncule cylindrique et recourbe* en dedans, auquel sefixeritdeux filets multiatliculés, dont un très court, et l'autre, au contraire, extrêmement long. On neconnall qu'tine seule espèce de ce genre : c'est la RnoÉ DE Latrkili.e , J^hœa Lalreillii Edw. {Anh. des Se. nat., 1" série, t. Xlll, p. 288, pi. 13, A, fig 1 à 8). Celte espèce a été rencontrée sur les côtes de la Bretagne. (H. L.) BH(»:ADÉ£S. fihœadeœ. bot. ph. — • M. Endiicher donne ce nom à une grande classe qu'il compose des Papavéracées , Fumariacées, Crucifères, Capparidées, Rcsédacées et DatisCées. Ce nom semble avoir pour étymologie celle du Pavot (/ihœas) due au suc qui s'en écoule , suc qu'on ne retrouve pas dans la plupart de ces familles; et, par conséquent, c'est seulement leur analogie avec le Pavot qu'il doit rappeler. (Ad. J.) BHOUIBE. Jihombus {rhombus, rhombe).

poiss. — Genre de l'ordre des Acanihoptérygiens, fafnille des Scombéroïdes, établi par Lacépède et adopté par MM. G. Cuvier et Valcnciennes (Histoire des Poissons, t. IX, p. 400). Ces Poissons se rapprochent beaucoup des Stromaiées proprement dits; ils en diffèrent principalement par la présence d'une petite lame tranchante à l'extrémité du bassin en avant de l'anus. On en connaît cinq espèces: Rhomb. longipinnis, argenlipiwiis, xanlhurus, cryptosus Cuv. et Val. {Stromaleus cryplosus Nitah.), crenulalus Cuv. et Val. Ces Poissons vivent dans !'«céan Atlantique, sur les côtes de l'Amérique.

RHOMBIFOLIUM, L.-C. Rich. {Mse.) BOT. PH. Synon. de Ncurocarpum, Desv.

BHOMBILLE. crcst. — Synonyme dr Gonoplace. Voy. ce mot. (H. L.)

BHOSIBIQUES. min. — Deuxième tribu de l'ordre des Carbonates. Voy. ce mot.

mnOMBOCÉPHM.E. Rhombocephalus.

MYRiAP. — C'est un genre de l'ordre des Cbélopodes , de la famille des Scolopendridcs , établi par M. G. Newport, et dont les caractères peuvent être ainsi présentés rSeg.iicnt cépbalique allongé, subtriangulaire; le sou«basilaire et la lèvre très étroits. Cinq espèces composent cette nouvelle coupe pcucrique; parmi elles, je citerai le RuoMtocÉ-

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PHALE A FRONT VERT , Hhoinbocephalus viridifrons Newpt. {Trans. Linn. Societ. of London, t. XIX, p. 428). (H. L.)

*RHOMBODERA (poV^oç, rhomboïde; Sép-f) , cou). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Garabiques et de la tribu des Troncatipennes, établi par Reiche {Revue zoologique, 1842, p. 313) sur deui espèces de Colombie, nommées R. virgata et alrorufa R. (C.)

*RHOMBODERA (|io>Çoç, rhombe ; Sip-n, cou). INS. — M. Burnieister {Handb. der fin^om.) désigne ainsi une division dans le genre Manlis de l'ordre des Orthoptères. (Bl.) RHOMBOÈDRE ou rhomboïde. MIN.

— On donne ce nom à un solide qui diffère du prisme quadrangulaire en ce que les six faces rhombes sont égales, semblables et disposées symétriquement autour d'un axe passant par deux angles solides opposés. Le Rhomboèdre peut-être aigu ou obtus; il est aigu quand l'inclinaison des faces à l'axe constitue elle-même un angle aigu; il est obtus quand cet angle est lui-même obtus.

RHOMBOÉDRIQUES. min. —Première tribu de l'ordre des Carbonates. Voy. ce mot.

*RHOMBOGLOSSUS (poV^o? . rhombe ; yiùcTTot, langue), rept. — Genre de la famille des Bufonoïdes, établi par MM. Duméril et Bibron {Erpétologie, Wll). Voy. bufonoïdes. rhomboïde, min. — Foy. rhomboèdre.

RHOMBOI^YX, Kirby, Hope {ColeopterisCs manual, t. I , p. 41). ins. — Synonyme de ^nomaia, Megerle, Burmeister. (C.) *RH0MB0PALPA (poaÇoç, rhomboïde ; palpus, palpe), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères subpentamères , de la famille des Cycliques et de la tribu des Galérucites, proposé par nous et adopté par Dejean {Gâtai., 3' éd., p. 399). Nous l'avons établi sur deux espèces des Indes orientales nommées R. decerupunctata Schœnhr. et maculivenlris Chv. (C )

*RH0MB0RHIIVA (^oV^o; , rhomboïde ; pc'y, nez). INS. — Genre de l'ordre des Coléo- Iptcres pentamères, de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Scarabéides mélitophiles, établi par Hope {Coleopterisf s manual, t. I, p. 120), adopté par Westwood, Burmeister et Schaum {Ann. de la Soc. ent. de Fiance^ 2* série, t. ill , p. 33) , et qui

renferme 8 espèces appartenant è l'Asie, savoir : Ji. Royli, hyacinthina , Jnponica Hope, ifucftertSaunders, Resplendcns Schr., Mellyi,opalir)aG. P. et opica/is Westw. (C.)

RHOPALA (po7ra>ov, massue), bot. ph.— Genre de la famille des Proléacées, tribu dc^ Grevillées, établi par Aublei (Guian., I, 83, t. 32). L'espèce type, Rhopalamontana Aublp est originaire de l'Amérique tropicale.

*RHOPALOCERUS ( pô,ra)ov , massue , xtpaç, corne), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères tétramères , famille des Xylophages , tribu des Monotomites, établi par Redtenbacher ( Quœdam gênera et species Coleopterorum archiducatus AuHriœ nondum descriptorum Vindoboyiœ, 1842). Il a pour type le R. setosus R. {Spartycerus Bondani Motc. , Monotoma Rondani Kuiize, Gr. ), espèce qui est propre à plusieurs contrées d'Europe. (C.)

*RHOPALODOiV(jJ.Va)oy, massue; ô(îov:, ovTo;, dent), rept.— Genre de la famille îles Sauriens établi par Fischer (Letf. à M. Murch.

1841). Voy. SAURIENS.

*RHOI ALOGASTER (^o,ra>ov, massue ; yotcTTyîp, abdomen), ins. — Genre de l'orcfre des Diptères brachocères, famille desTanys tomes, tribu des Asiliques , établi pai M. Macquart (Diptères, suites à Buffon, édii Roret, t. I, p. 299). L'espèce type , Rhopa logaster longicornis Macq. ( Laphria ti Wied.), vit au Brésil. (L.)

*RHOPALOPHORA (foVaXov, massue; tpfpti), porter), ins. — Genre de l'ordre dei Coléoptères subpentamères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, créé par Serville et adopté par Dejean {Catalogue, 3* édition, p. 339). Ce genre se compose de treize espèces américaines. Nous citerons seulement les suivantes: R. collaris, axillaris Kl., cupicollis Guér., bicolnr? F {collaris Gr., sanguimcollis Dcj., Serv ). (C.) RHOPIUM.Schreb. {Gen., n. 1382). boï PH. — Synon. de Meborea, Aubl.

*RHUCACOPHILAouRIIYCACOPHIL .

(pvaÇ, a'xo?, ruisseau ; <pi'/o;, qui aime), uor. PB. — Genre de la famille des Liliacées, tribu des Asparagées, établi par Blume (Enum.

pi. Jav., I, 13). Sous-arbrisseaux des Moluques. Voy. liliacées.

RHUBARBM. Rheum (de ^£«, je coule).

BOT. PH. — Genre de la famille desTolygonées,

VdiV

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de rEniirfandrie trigynie dans le système de Linné. Il est formé de grandes plantes herbacées vivaces, qui croissent principalement dans les parties moyennes de l'Asie. De leur rhizome épais et charnu s'élève une tige droite, cannelée; leurs feuilles sont grandes, plus ou moins découpées. Leurs petites fleurs, jaunâtres ou verdâtres, forment de nombreuses grappes paniculées, et présentent: Un périanthe à six folioles sur deux rangs, soudées entre elles par leur base, sur lesquelles s'insèrent neuf étamines, dont deux placées devant chacune des folioles externes, et une devant chacune <ies trois divisions internes ; un pistil à ovaire triangulaire, uniloculaire, surmonté de trois styles courts et terminés par autant de stigmates. A ces fleurs succède un akène à trois angles saillants et membraneux, accompagné à sa buse par le périanthe persistant. Quelques espèces de ce genre ont une grande importance en médecine, particulièrement la suivante;

i. Rhubaube p.^lmée, Rheum palmalum Linné. Cette e.<pèce croît naturellement en Chine et sur le plateau central de l'Asie. Son rhizome constitue la substance qui, sous les noms de Rhubarbe de Chine, Rhubarbe de il/oscouie, est employée journellement en médecine. C'est une plante haute de 1 mètre ou davantage, caractérisée surtout par ses grandes feuilles palmées profondément, à lobes profonds, aigus, dentés et sinués sur leur bord , rudes en dessus, un peu blanchâtres et pubescentes en dessous, à grosses nervures saillantes, portées sur un long pétiole cannelé, embrassant à sa base. On croit généralement que le rhizome de cette espèce constitue la Rhubarbe du commerce ; cependant la certitude n'est pas complète à cet égard , les Chinois, qui ont le monopole du commerce de cette substance, ayant soin de cacher son origine véritable. Récemment même on a pensé que la vraie Rhubarbe de Chine pourrait bien provenir d'une autre espèce de Rheum que M. Colebrocke a décrite sous le nom de Rheum australe. Quoi qu'il en soit au sujet de cette difGculté, le commerce nous apporte deux sortes de Rhubarbes désignées sous les noms, l'une de Bhubarbe de Chine, l'autre de Rhubarbe de Moscovie. La première est celle qui nous arrive de Chine par mer; la seconie est celle qui nous parvient pur la voie de terre et par

T. XII

les caravanes. La Rhubarbe de Chine est en morceaux arrondis, percés d'un assez petit trou par lequel on avait fait passer une ficelle pour les suspendre en les desséchant, jaune sale ou brunâtre à l'extérieur, d'un rouge terne à l'intérieur avec des sortes de marbrures blanches; sa texture est compacte; elle a une odeur forte et particulière; sa poudre est d'un fauve clair; elle craque sous la dent, et, lorsqu'on la mâche, elle jaunit la salive. Elle subit assez souvent, pendant son transport par mer, des avaries et des altérations que la fraude déguise. La Rhubarbe de Moscovie est supérieure en qualité à la précédente, bien qu'elle provienne comme elle de la Chine et de la Tartarie; cette supériorité est due à ce que le gouvernement russe fait opérer avec grand soin le triage et la manipulation de celte substance lorsqu'elle a été apportée par les caravanes. Les Russes qui en font le commerce vont l'acheter sur les lieux mêmes de sa provenance, et ils l'apportent ensuite à Kiachta , sur les frontières de la Sibérie; dans cette ville, qui en est l'entrepôt général , la Rhubarbe est triée avec soin, mondée et grattée; après quoi elle est envoyée à Saint-Pétersbourg, d'où le commerce la répand en Europe. La Rhubarbe de Moscovite se distingue de celle dite de Chine, parce qu'elle est en morceaux plus petits , quelquelquefois anguleux, percés d'un trou plus grand ; elle est jaune a l'extérieur, rougeâtre et marbrée de blanc à l'intérieur; elle est moins compacte que celle-ci, mais, du reste, elle a même odeur, même saveur, et elle craque également sous la dent. En Chine, on arrache la Rhubarbe pendant l'hiver, celle qui a été retirée de terre pendant que la plante est en végétation étant toujours de qualité inférieure. Les rhizomes arrachés sont nettoyés, raclés et coupés en morceaus qu'on commence à dessécher en les plaçant sur des tables, et en les retournant trois ou quatre fois par jour. Après quatre jours, ces morceaux ont commencé à prendre de la consistance; on les enfile alors à une ficelle, et on les suspend au vent et à l'ombre pour achever leur dessiccation. C'est à cette dernière opération qu'est dû le trou qui les traverse et qui est plus grand dans la Rhubarbe de Moscovie, parce que, lors du nettoyage opéré a Kiachta, on en a raclé le

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contour pour aviver la surface. Depuis plusieurs minées, on a essayé de cultiver ie f\heum palinatum en Europe. 11 y réussit très bien en pleine terre, même sous le climat de Paris ; il est bon seulement de le couvrir de feuilles pendant les grands froids. Mais la Rhubarbe qu'on obtient ainsi est toujours bien inférieure à celle qui arrive de l'Asie; sa texture est moins compacte ; elle est notablement plus légère ; de plus , elle ne craque pas sous la dent. La Rhubarbe opère comme tonique lorsqu'elle est administrée à faibles doses; tandis qu'à la forte dose de 4 grammes environ, elle agit comme purgatif et tonique à la fois. La médication qu'elle produit est douce; aussi administre ton journellement cette substance , particulièrement aux enfants et aux femmes.

On en fait également usage pour combattre Ses faiblesses d'estomac et d'intestins, les diarrhées, etc. Enfin on la recommande comme vermifuge pour les enfants. On administre la Rhubarbe , soit en poudre , en suspension dans un liquide, ou incorporée dans une autre substance, soit en infusion, soit enfin en décoction; quelquefois aussi on la donne à mâcher en recommandant d'avaler la salive avec tout ce qu'elle a dissous. L'analyse a montré dans cette substance : un principe particulier, la lUmbarbarine , ou Rhéine , ou jaune de Rhubarbe , qui lui donne sa couleur, sa saveur et son odeur ; une faible quantité d'huile fixe ; de lagommeetde la fécule; une forte proportion d'oxalate de chaux , du sulfate de chaux et quelques autres sels; enfin du ligneux. On y avait signalé encore un acide libre qu'on avait regardé comme nouveau , cl auquel Thompson avait donné le nom d'acide rheumique. Mais il a été reconnu que ce n'était que de l'acide oxalique uni à de la matière végétale.

Quelques autres espèces de Rhubarbes possèdent des propriétés analogues à celles de la Rhubarbe palmée, prononcées à des degrés divers. Telles sont: La Rhubarbe KHAPONTic, H heum fthaponliciim L'iuixé, vulgairement nommée liliaponlic , lUiubarbe ponliqne, Jîhuharbe anglaise, plante spontanée dans la Thrace, la Tartarie, le long du Lîosphore, etc. Son rhizome est un peu acre, moins odorant et moins amer que celui de l'espèce précédente en place duquel on l'em-

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ploie quelquefois, bien qu'il ait moins d'activité. La Rhubarbe ondulée, Rheumundulatuni Linné, qui croit naturellement en Sibérie et en diverses parties de la Russie, et de laquelle on a cru longtemps que provenait la Rhubarbe du commerce. En Angleterre, on la cultive comme potagère, et l'on mange les côtes de ses feuilles préparées de diverses manières.

Depuis quelques années on a beaucoup vanté, pour le parti qu'on pourrait en tirer en Europe, la Rhubarbe groseille, Bheum Ilibes Linné, espèce du Liban et de la Perse, remarquable par la pulpe rougeâtre qui distingue ses fruits et de laquelle elle tire son nom spécifique. Desfontaines lui a consacré un mémoire spécial {Annales du Musée, t. II, p. 261, lab. 49). Dans la Perse et dans la Turquie d'Asie, la Rhubarbe groseille est cultivée comme potagère. Ses jeunes liges , ses pétioles et ses feuilles ont une acidité agréable; on les mange soit crus efîissaisonnées avec du sel el du vinaigre, soit conûis au sucre, entiers ou réduits en pulpe, soit enfin préparés en conserve. On les emploie aussi comme médicament, ainsi que le rhizome, el on les regarde comme toniques, apéritifs et rafraîchissants. Celte plante est encore rare dans les jardins d'Europe et, par conséquent, encore sans utilité pour nous. (P. D.)

RIIUDI\OSOMUS. INS.— Pour Wiadinosomiis.

RIIUS. BOT. PB. — Nom scientifique du genre Sumac. Voy. ce mot.

*I\HYACOrilILA (pu'aÇ, ruisseau; <pf- )£w, aimer), ins. — Genre de la tribu des Phryganiens, groupe des Hydropsychites, établi par M. Pictet {Hecherch. Phnjgan.) sur des espèces dont les ailes sont sans nervures transversales, les palpes simples avec leur dernier article ovoïde, et les jambes antérieures munies de trois éperons. Ces Névropt;}res fréquentent le bord des ruisseaux. Les larves de beaucoup d'entre eux ne se forment pas de fourreaux mobiles; elles se trouvent ordinairement sous les pierres et se conslrnisent un abri solide au moment de leur métamorphose en nym[)he. M. Pictet en décrit trente espèces; mais, les caractères spécifiques étant très difficiles à reconnaître danî ce genre, certaines variétés ont préalablement été considérées comme des espèces parlku-

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lières. M. Rambur en a fait connaître une aussi sous le nom de R. irrorella. En outre nous citerons les R. vulgaris Piclet, umbrosa (Phrygana umbrosa Linn.), etc. Tous les Rhyacophiles connus sont Européens. (Bl.)

RIIYACOPIllMJS. OIS. —Genre établi par Kaup aux dépens des Tringas sur le Tr. glareoladeUnné. (Z. G.)

*RllYEPHE!MES(puyic<)£vta, comblé de richesses). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères lélramères, de la famille des Curculionides gonatocères et de la division des Aposlasimérides cryplorhynchides , établi par SchcBnherr (Gênera et species Curcul. synonymia, t. IV, p. 312-8, I. p. 402), qui a été reproduit depuis par Solier {Annales de la Soc. enlom. de France, t. Vil, p. 22 , pi. 1 -5) sous le nom de Physolorus. Ce genre renferme six espèces du Chili, savoir : R. incas [liumeralis Guer.), Cacicus { Gayi Guer.) Sch , Mallei, Lœviroslris, Gouroaui, Sol., et lalerahs Guer. Ces Insectes sont biglobuleux, d'un noir luisant, couverts de tubercules avec des lignes blanches sur les épaules. (C.)

♦RllYGMATOCERA [^7,y„.<x, fente: xipa;, corne), ins. — Genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, de la famille des Brachélytres et de la tribu des Slaphyliniens , proposé par Motchoulski (Extrait du bulleùn de la Société imp. des naluralisles de Moscou, t. XVIII, 18io, p. 40), et qui a pour type la R. nilida de l'auteur. Elle provient de la Géorgie asiatique, a le faciès des Heterolhops ou de quelques Tachinus terminés en pointe, et se distingue de ces deux genres en ce que le 1" article des antennes est fortement allongé. (C.)

RHVHIA, Scop. [Introduct.,n. 1183).

BOT. PH. — Syn. de Mesua, Linn.

RHYNCUAIVTHERA (pvyxo^,, bec; âv- Oyjpâ, anthère), bot. ph. — Genre de la famille des Mélastomacées , tribu des Lavoiîiérées, établi par De Candolle (Prodr., III, 106). L'espèce type, Rhynch. grandiflora DC. [Melastomaid. AiM . , Rhexia id Bon pi.), est un arbrisseau qui croit dans l'Amérique tropicale.

RllYNCHASPIS. OIS. — Genre établi par Stephens dans la famille des Canards, et dont le type est le Souchet, An. clypeata Linné. (Z. G.)

RHYNCUÉE. Rhynchœa. ois, — Genre

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de la famille des Bécasses (Scolopacidées) dans l'ordre des Échassiers , caractérisé par un bec plus long que la tête, assez grêle, un peu renflé vers le bout, à mandibule supérieure lisse et courbée à la pointe, sillonnée sur les côlés dans toute sa longueur, plus longue que l'inférieure, celle-ci étant un peu déprimée, droite, et sans trace de sillons; des narines latérales, linéaires, percées à la base du bec ; des tarses médiocres, nus, réticulés; les doigts externe et médian unis à la base par une très petite membrane, l'interne totalement libre, et le pouce court, articulé sur le tarse au-dessus des autres doigts; des ailes courtes, un peu concaves , les deuxième et troisième rémiges étant presque égales et les plus longues de toutes; une queue courte, conique, formée de douze reclrices.

Les Rhynchées étaient placés par Linné dans le grand genre Scolopax;G. Cuvier les en a séparés génériqueinent ; et cette division a été acceptée par tous les ornithologistes Vieillot qui, de son côté, avait fait de ces Oiseaux un genre particulier sous le nom de Chorlite (Hostratiila), a plus tard abandonné celte dénomination pour celle que G. Cuvier avait proposée.

Par leurs caractères physiques, les Rhynchées paraissent former la transition naturelle des Bécasses proprement dites aux Barges ou aux Chevaliers. Leurs mœurs sont presque totalement inconnues. Si l'on en juge par analogie, l'on peut croire qu'ils ont. le même genre de vie que les Bécassines auxquelles ils ressemblent parleur port, mais dont ils se distinguent beaucoup par leur plumage. Tout ce que l'on sait , c'est qu'ils se tiennent sur le bord des marais et souvent dans l'eau; qu'ils se font chasser comme les Râles , en courant avec vitesse devant les chiens, et que leur vol est court, pesant et peu soutenu.

Les Rhynchées ont donné lieu à quelques doubles emplois: ainsi des espèces que l'on décrivait comme distinctes se rapporteraient, selon M. Temminck, à une seule qui est le HiiYNCHÉE JASPÉ , JUiyn. variegata Vieillo» (Gai. des Ois., pi. 240), ou la Scolopax Cœ' pettsis de Gmelin. L'indiviiiu ûguré dans les planches enluminées deBuffon, sous le numéro 270, et le Chevalier vert (Briss. e| Biifl'.), liallus bengalemis Gmel., ne 6C-

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raient que la même espèce à des états d'âge différents.

Le Rhynchée jaspé, s'il est vrai que toutes les variétés que l'on y rapporte constituent une seule et même espèce, habite Java, les Indes, Pondirhéry, la Chine et le cap de Bonne-Espérance.

Une seconde espèce, à plumage brun tacheté de jaune, de roux et de blanc, a été décrite par M. Valenciennes (2* cahier du Bulletin des sciences nat. de Férussac ), sous le nom de Rhynchée Saint-Hilaire ( Hhyn. Hilarea\a\.). (Z. G.)

*miY\'GHELYTRUM (p'^7x°;. bec ; clu- Tpov, enveloppe), bot. ph. — Genre de la famille des Graminées , tribu des Panicées, établi par Nées (ex Lind. Inlroduct., édit., II, p. 446). Gramens du Gap. Voy. graminées.

*RHY1VCH./E1VUS (pûy^^'^a, QU' a "" grand nez), ins. — Genre de l'ordre des Coléop-lères létramères, de la famille des Curculionides gonatocères, établi par Clairville (Fauna Helvelica), et composé d'espèces sauteuses, telles que les Orchesles., etc., etc. Fabricius puis Olivier y ont adjoint presque tous les Curculionides longirostres ayant des antennes insérées entre l'extrémité etie milieu de la tromiie, laquelle est cylindrique, plus courte que le corps, avancée et arquée. Celte dénomination générique a disparu dans les distributions méthodiques des auteurs modernes. {Voy. l'ouvrage de Schœnherr [Gênera et sp. Curculionidum synonymia, t. V, VI et VU), où les espèces ainsi appelées sont distribuées dans divers genres ou divisions). (C.)

RHY\CHIT1':S fpuyx''"' . <!"' » "" petit bec). INS. — Genre de l'ordre des Coléoptères létramères, de la famille des Curculionides orlhocères et de la division des Altélabides, créé par Herbst (Cole'opL, t. 7, p. 123) et généralementadmis depuis. Schœnherr {Dispositio melhodica, p. 44; Gênera el sp. Curcul.syn., t. I, p. 210; V, p. 320) y rapporte une soixantaine d'espèces, dont 4 1 appartiennent à l'Europe, 8 à l'Asie, 7 à l'Amérique et 4 à l'Afrique. Parmi elles nous citerons les suivantes : R. œquatus, Bacchus, cupreus, populi, alliarii Linné, bicolor, Hungaricus, planirostris, betuleli, pubescens, hirius, betuli F., et cornicus III., etc., etc. Leurs larves roulent les feuilles de certains ar-

bres , et la neuvième et la dernière causent un dégât assez notable aux vignobles et aux vergers, d'autant plus grand que ce» Insectes, éclosant en grand nombre à l'époque du développement des bourgeons qu'ils rongent, anéanti.';sent ainsi les récoltes. Plus tard leurs larves s'attaquent aux feuilles. Du reste, ce sont de fort jolis Coléoptères à couleurs tranchées, vives ou métalliques. (C.)

RVKCHOBDELLE. Rliynchobdella {-yjy xo;, bec; SSùla, sangsue), poiss. — Genre de la famille des Acanihoplérygiens, famille des Scombéroïdes, établi par Bloch et caractérisé de la manière suivante par MM. G. Cuvier et Valenciennes.(/ïiS(Oi?e des Poissons, t. VllI, p. 441): Corps allongé, comprimé; museau pointu, proéminent, de substance charnue ou membraneuse; bouche peu fendue; dents en velours; ouïes ouvertes seulement en dessous, mais largement, et fermées en arrière ; deux ou trois épines audevant de l'anale; épines dorsales nombreuses; ventrales nulles.

Ce genre renferme neuf espèces décrites par MM. Cuvieret Valenciennes [loco cilalo) et réparties en deux sous genres.

1. Rhynchobdelles proprement dites. Museau concave et strié en dessous; trois nageoires verticales séparées.

Une seule espèce constitue ce groupe ; c'est

la RflYNCHCBDELLE œiLLÉE OU ArAL DE CORO-

MANDEL, Ji. ocellata Cuv. et Val. {Ophtdium aculeatum Bl.), qui habite les rivières et les étangs d'eau douce des environs de Pondichéry.Sa taille est d'environ 30 centimètres. C'est la même espèce qui a servi à Lacépède pour l'établissement de son genre Macrognathe.

2. M AST KCE-nBiE, Mastacembelus. Museuu charnu, simplement conique, sans stries ni concavité ; nageoires verticales plus ou moins complètement réunies.

Huit espèces appartiennent à ce groupe.

Parmi elles, nous citerons les M. unicolor K. et V. H., haleppensis Cuv. et Val. {HUynchobdella id. ïi\ . ,Svh.), ponticerianus , punctatus Cuv. et Val. Ces Poissons habitent priucipalementles mersdes Indes. Leur taille varie de 10 à 50 centimètres. (M.)

* RU\ \CllOaOTm\lE. RhynchoboiUrnim (pv/xo;, trompe; êcQpiov , ventouse), helm. — M. de Biainvilte s'est servi de ce nom^

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einpiuiUé de Rudolphi , pour un genre de Vers taenioïdes dont les espèces vivent parasites des Poissons sélaciens. Voici coninient il en établit les caractères génériques : Corps fort allongé , tœnioïile, composé d'un très grand nombre d'articles enchaînés ; renflement céphalique pourvu de deux fossettes opposées, et de quatre tentacules hérissés et allongés de crochets.

Quoiqu'il admette ce genre comme distinct, M. deBlainviilc pose néanmoins cette réserve : « Il reste toutcTois à s'assurer si les Floriceps , tels que nous les avons déflnis , ne seraient pas de jeunes animaux non en tore parvenus à tout leur développement, et alors ces deux genres devraient être réunis. »

M. Dujardin (Ilelminlhes, p. 545) établit, en effet, une famille des Rhynchobolhrions dans l'ordre des Helminthes cestoïdes, et il y rapporte les genres suivants :

Rhynchobothrie, Anthocéphale ou Floriceps , Tétrarhynque, Gymnorhynque et Debolhriorhyque.

Les espèces de Rbynchobothries signalées par M. Dujardin sont les suivantes :

Rh. coloratus , palcatus et bicolor. La troisième espèce est indiquée , mais avec doute, comme trouvée dans le Scomber pelamys par M. Peters. (P. G.)

RI1V^CII0CAUPA (pvyxo5, bec; x:<p- *ro;, fruit). BOT. PU. — Genre de la famille des Cucurbitacées, sous-ordre des Cucurbitées, établi par Schrader ( in Linnœa, XII , 403 ). Herbes de l'Afrique tropicale. Voy.

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