RIC
RIBES, Burm. {Flor. Ind., 62, t. 23).
gOT. PH. — Syn. & Embclia, iass.
niBESIA, DC. {Prodr.). bot. Pu.—Voy.
GROSF.ILLËR.
RIBESIACÉES. Ribesiaceœ. bot. pdan. — Famille de plantes dicotylédonées , polypélales, périgynes, qui avait antérieurement reçu le nomdeGrossulariées. Ses caractères sont les suivants : Calice coloré adhérent à l'ovaire, prolongé au dessus de lui en tube et terminé par cinq , plus rarement par quatre découpures. Autant de pétales alternes, insérés en haut du tube, plus ou moins petits. Étamines en nombre égal insérées de même et entre les pétales, incluses ou très rarement saillantes, à filets libres, à anthères introrses , biloculaires. Ovaire adhérent, uniloculaire avec deux lignes placentaires pariétales, portant au bout de courts funicules des ovules anatropes horizontaux, ordinairement assez nombreux sur plusieurs rangs, plus rarement peu nombreux sur un seul ; deux styles distincts ou soudés en partie. Le fruit est une baie couronnée par le calice marcescent , où les graines disposées comme dans l'ovaire présentent, en dehors d'un test crustacé, une enveloppe extérieure et pulpeuse ; ce sont ces enveloppes qui, contiguës et comme confondues, semblent remplir la loge d'une pulpe où nicheraient les graines et qui fournissent la partie du fruit la plus employée. Embryon à la base d'un gros périsperme charnu ou corné, court, tournant sa radicule vers le point d'attache. Les espèces sont des arbrisseaux souvent munis de piquants qui, dans le plus grand nombre de cas, paraissent dus au développement du coussinet et se montrent, par conséquent, au-dessous et en dehors de la feuille, d'autres fois inermes ; à feuilles alternes, souvent rapprochées en faisceaux ou rosettes sur des rameaux raccourcis, simples avec des découpures le plus habituellement palmées ainsi que les nervures, portées sur un pétiole dilaté à sa base, souvent parsemées de petits points résineux; à fleurs blanches, jaunes ou rouges, en grappes quelquefois fort maigres, qui terminent les rameaux raccourcis et peuvent paraître plus tard latérales par le développement de bourgeons aiiillaires sur ces rameaux. Elles sont portées sur des pédicelles articulés , et munies
souvent vers l'articulation d'une douWe br.'ictéole.
Les Ribésiacées se rencontrent pour la plupart dans les régions tempérées ou un peu froides de l'hémisphère boréal , beaucoup plus rares vers ou entre les tropiques, où on ne les observe , en Amérique et en Asie, que sur les montagnes à des hauteur» qui peuvent compenser la latitude. On n'ea a pas trouvé sur l'ancien continent , danï l'hémisphère austral , au-delà du tropique, II n'est pas besoin de parler de l'usage des fruits de diverses espèces de Groseillers, si populaire et qui résulte de la présence de matières sucrées avec les acides malique, citrique et peciique, ce qui donne à (ilijsieurs une saveur agréable et permet de les manger soit frais, soit conservés en gelée , et aussi d'en faire une boisson vineuse. Mais les propriétés dont on profite sont dues d'autres fois à la matière résineuse des fruits et des feuilles.
GENRES
Ribes, L. {Grossularia, Tour.; Botrycarpum , A. Rich. ; Calobolrya , Coreosma , Dotryocarpum f Cerophyllum et Chrysobotrya, Spach.). —f?o6sonto, Berl. (Ad. J.)
RIBESIOIOES, Linn. .(Flor. Zeylan., 403). BOT. pn.— Syn. à" Embelia, 3 uss.
RIBET ET RIBETTE. bot. ph. — Noms de pays du Groseiller rouge.
RIBIS , Berland. {in Mem. Soc. Genev., 111, 1. 1, f. 1). BOT. PO. — Syn. de Bobsonia, Spach.
RICANÏA. INS. — Genre de l'ordre des Hémiptèreshomoplères, tribu des Fulgoriens, famille des Fulgorides, groupe des Fulgorites, établi par Germar, et caractérisé principalement par un front très étroit , des ély trce àréticulalion assez lâche. L'espèce type, Jii" cania reliculala Fabr., se trouve au Brésil. (L.)
RICCIE. Riccia (nom propre), bot. cb.
— (Hépatiques.) Ce genre est si naturel que, fondé par l'illustre Micheli , il y a plus d'un siècle, il est parvenu jusqu'à nous sans éprouver aucune vicissitude. 11 forme le type d'une tribu et peut être ainsi défini : Fruits immergés dans la fronde et n'en sortant que par la rupture de celle-ci. Involucre et périanthe nuls. Coiffe adhérente à la capsule et couronnée par un style aigu longtemps persistant. Capsule globuleuse, sessile
ÏÙG
dans la coiffe et s'ouvrant irrégulièrement. Elatères nulles. Anthéridies (?) nichées dans la même fronde que la capsule ou chez un individu différent, remarquables par des ostioles subiilés qui font saillie sur le dos de la fronde. Fronde membraneuse plane ou canaliciilée, soit par l'enroulement, soit par la simple ascendance des bords ; nue en dessous ou munie de squames et poussant toujours de nombreuses radicelles, qui naissent le long de sa partie moyenne et servent à la Gxer au sol. La plupart des espèces croissent sur la terre oij , par la disposition rayonnante de leurs frondes, elles forment des éloiles d'un vert plus ou moins intense, quelquefois glauque Quelques unes vivent dans les lieux inondés et nagent à la surface des eaux. On en connaît aujourd'hui 47 espèces. (C. M.)
RICCIIÎES. Riccieœ. bot. cr. — (Hépatiques. ) Tribu de la famille des Hépatiques caractérisée surtout par l'absence des élatère.? , et qui se compose aujourd'hui des genres Duriœa, Borg et Montg. ; Sphœrocarpus, Micheli; Corsinia, Raddi; Oxymitra, Bisch.; et Riccia, Micheli. Voy. ces mots. (C. M.) RICI1;EIA, Dup.-Th. {Gen. Madagasc, n. 84). Eor. PH. — Synon. de Cassipourea, Aubl.
RICHARD. OIS. — Nom vulgaire du Geai.
RICHARD INS. — Nom vulgaire donné par Geoffroy aux Insectes du genre Cucujus. RICHARDIA (nom propre), bot. pu. — G-enre de la famille des Aroidées , tribu des Anaporées, établi par Kuuih (in Mem. du Mus., IV, 437, t. 20). Herbes du Cap. Voy. AROïDÉES. — Le genre établi par Linné sous cette même dénomination est synonyme du genre Hicltardsotiia, Kunth.
RICHARDSOMA (nom propre), bot. pu.
^Genrede la famille des Rubiacées, liibu des Cofféacées Spermacocées, établi par Kunth ( in Ilumb. et Bonpl. Nov. gen. et sp., III , t. 350). Herbes de l'Amérique tropicale.
Voy. RUBIACliKS.
RICHEA, Labill. {Voy., l, 187, t. 16).
BOT. PII. — Syn. de Craspedia, Forst.
RICHE-PRIEUR. OIS. — Un des noms vulg.iires du Pinson.
RICHEÎIIA (uom propre). noT. ph. — Oure de la f.iniille desEuphorbiacées, tribu des Uuiées, établi par Vahl {Eclog., l, 30,
t. 4). Arbres des Antilles. Voy. elpuob*
BIACÉEs.
RIC1\. Ricinus. bot. ph. — Genre de la famille des Euphorbiacées, de la monœciemonadelphie dans le système de Linné, formé d'espèces arborescentes ou herbacées de haute taille, qui croissent en Asie et en Afrique, et dont une est très répandue à l'état spontané ou cultivé. Les feuilles de ces vé,gétaux sont alternes, palmées, peltées. portées sur un pétiole glanduleux au sommet, et accompagnées de stipules. Leurs fleurs sont monoïques, disposées en grappes terminales, dans lesquelles les femelles sont placées plus haut que les mâles. Les unes et les autres sont accompagnées de bractées , et présentent un périanthe simple, profondément divisé en 3-5 lobes à préfloraison valvaire. Les fleurs mâles ont des étamines nombreuses à filets soudés de manière à piraître rameux, et à loges des anthères distinctes ; les femelles se distinguent par un pistil dont l'ovaire globuleux, à trois loges uni-ovulées , porte trois styles cohérents intérieurement en un seul corps , bifides au sommet, qui porte les papilles stigmates colorées. Le fruit est généralement hérissé, capsulaire, à trois coques. Ce genre renferme une espèce intéressante , le Rici.h COMMUN, Ricinus communis Lin. Celle plante, vulgairement connue sous le nom de Palma- Chrisii, est originaire de l'Inde et de l'Afiique, où elle forme un arbre de taille assez élevée; mais dans nos contrées, où elle est fréquemment cultivée, elle devient annuelle et ne s'élève guère qu'à 2 ou 3 mètres. Déjà cependant, dans le midi de l'Europe, sa taille s'élève , et on la voit quelquefois redevenir arborescente , ainsi qu'on le voit en Provence et surtout en Andalousie. Aujourd'hui elle existe, soit spontanée, soit cultivée ou naturalisée, en Perse, dans l'Inde, dans toute la région méditerranéenne , et en diverses parties de l'Amérique. Dans l'état où nous le voyons dans nos jardins,, le Ricin commun se montre comme une plante herbacée annuelle, à tige droite, arrondie , fistuleuse, glauque et rougeâtre ; ses feuilles sont peltées , palmées, à sept ou neuf lobes lancéolés, aigus, dentés, glabres, portées sur de longs pétioles; elles sont accompagnées chacune d'une stipule solitaire et opposée au pétiole, membraneuse, toa-