‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 33 sur 173 · LÉGUMINEUSES · texte numérisé non relu

LÉGUMINEUSES

RIVINA. BOT. PH. —Genre de la famille des Phytolaccacées, tribu des Rivinées, établi par Linné (Gen., n. 164). Herbes ou sous-arbrisseaux de l'Amérique tropicale.

Voy. PHYTOLACCACÉES.

RIVIIVÉES. RivineoB. bot. ph. — Tribu de la famille des Phytolaccacées. Voy. ce mot,

RIVULARIA {rivulus , ruisseau), bot.

CR. — (Phycées.) Malgré la prescription prononcée par Bory contre le nom de ce genre fondé par Roth (Catal. I, p. 212), le genre et !e nom n'en ont pas moins généralement été adoptés. Les Rivulaires croissent sur les pierres ou les plantes des ruisseaux et des burds de la mer, où leurs filaments forment par leur réunion de petits coussins hémisphériques ou globuleux. Ces filaments, qui offrent le caractère essentiel dans leur structure particulière, sont composés d'un tube simple ou rameux par ap-t position, cylindrique, atténué au sommet et quelquefois en même temps à la base où on le voit naître d'un globule hyalin. Leur «avité renferme des disques {endochromata) d'un vert glauque, superposés les uns aux autres comme les disques de la pile de Volta; ce qui fait paraître le filament cloisonné. Ces disques sortent soit par rupture, soit par l'extrémité béante du tube , et deviennent des moyens de propagation de la plante. Les filaments ne sont point isolés, mais ils partent d'un point central commun, s'irradient en tous sens et composent de la sorte les coussinets que nous avons dit. On en connaît une douzaine d'espèces dont une seule, le /{. pisum, est propre aux eaux douces, les autres appartiennent aux mers tempérées, et nous ne savons pas qu'on en ait trouvé au-delà des îles Canaries, d'où nous en avons reçu et publié dans le temps deux espèces. Ces plantes sont très gélatineuses et rendent glissants les rochers et les pierres qu'elles tapissent. (CM.)

RIVULARIÉES. Rivularieœ. bot. cr.— (Phycées.) Petite tribu de la famille des Zoospermées , dont le type est le genre Rivulaire(uo!/. ce moi), et qui se compose de plusieurs autres genres dont on trouvera les noms dans notre classification des Algues k l'article phycées, auquel nous renvoyons le lecteur. (C. M.)

RIZ. Oryza (de ôpuÇa, que quelques étymologistes font venir du mot arabe eruz). BOT. PH. — Genre de la famille des Graminées, tribu des Oryzées, à laquelle il donne son nom , de l'Hexandrie digynie dans le système de Linné. Il ne comprend que 4 espèces, toutes propres aux parties chaudes du globe, mais dont une a été propagée par la culture sur une grande portion de la surface du globe. Ces plantes ont des feuilles

mz

planes; leur inflorescence consiste en une panicule rameuse, dans laquelle des ëpiilets pédicules, et articulés sur leur pédicule, sont disposésen grappes lâches sur chaquerameau. Ces épillets sont uniflores ; ils présentent : deux très petites glumes membraneuses , mutiques, un peu concaves ; deux glumelles beaucoup plus grandes que les glumes, comprimées latéralement et carénées, fermées, dont l'inférieure beaucoup plus large porte le plus souvent une arête terminale, droite ; six étamines ; un ovaire glabre surmonté de deux styles terminés par deux stigmates plumeux, à poils rameux; deux glumellules glabres , presque charnues. Le fruit est un caryopse oblong, comprimé-tétragone, glabre et lisse, étroitement enveloppé par les glumelles persistantes qui lui forment une enveloppe complète.

A ce genre appartient l'un des végétaux les plus utiles a l'homme, le Riz cultiviî, Orysa sativa Lin. Cette espèce importante, dont le grain nourrit plus de la moitié des habitants du globe , et qui , comme plante alimentaire, l'emporte en utilité même sur le Froment, est regardée comme originaire de rinde, bien que la certitude ne soit pas complète à cet égard. Peu à peu sa culture s'est propagée non seulement dans toutes les contrées tropicales, mais encore dans un grand nombre de pays tempérés, jusqu'en Espagne , en Italie , et même tout récemment en France. Son chaume, cylindrique et glabre , s'élève à un mètre ou un peu plus; ses feuilles sont linéaires -lancéolées , allongées, rudes au toucher et glabres ; leur ligule est membraneuse , divisée profondément en deux lobes lancéolés, aigus ; sa panicule est resserrée , à rameaux faibles et rudes au toucher ; les glumelles de ses fleurs .«ont pubescentes ou glabres, aristées ou mutiques, selon les variétés, l'inférieure marquée de deux sillons longitudinaux sur chaque côté. Les variétés cultivées de Riz sont très nombreuses , mais mal connues encore pour la plupart. La science attend encore à cet égard un travail sérieux; heureusement nous croyons pouvoir assurer que cette lacune sera bientôt remplie , et qu'un grand et bel ouvrage, dû à la plume de l'un de nos botanistes les pUis éminents , et d'un savant déjà connu avantageusement par un grand travail sur le Mhï!>, ne tardera pas à

T. XII

Page 1