‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 34 sur 173 · RIZ · texte numérisé non relu

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être mis au jour. En attendant, nous sommes obligés de nous en tenir, sous ce rapport, au travail'déjà bien ancien de Desvaux {Journ. de botan., vol. III, p. 76), dans lequel les Riz cultivés sont rangés en 6 variétés botaniques, qui pourraient être considérées comme des races, sous lesquelles viendraient se ranger les variétés distinguées dans la culture, et dont le nombre est tel que Lesehenault de Latour en a mentionné 30 comme cultivées dans les environs de Pondichéry seulement, que Heyne en a cité 21 comme cultivées à Mysore seulement. Ces grandes variétés ont été nommées et caractérisées par Desvaux de la manièic suivante : A. varioles barbues ou pourvues d'ailes, a. Orijza sativa pubescens Desv. ; glumelles pubescentes, portant une arête de longueur médiocre; cultivée en Italie. — |3. 0. s. rubribarbis Desv. ; glumelles sublancéolées, pubescentes, à arête rouge ; cultivéedans l'Amérique septentrionale. — y. 0. s. marginata Desv.; glumelles presque glabres, légèrement pileuses sur le dos, allongées; arêtes de longueur médiocre; cultivée dans l'Inde. — S. 0. s. elongataDe&v.; glumelles glabres , linéaires; cultivée dans le Brésil. — B. Variétés mutiques ou dépourvues d'arêtes, t. 0. s. denudata Desv. ; glumelles mutiques presque velues, oblongues, mucronées ; cultivée en Italie. — Ç. 0. s. sorghoidea Desv.; mutique; glumelles très courtes, presque lenticulaires, un peu pileuses; cultivée dans l'Inde.

Le Riz se plaît dans les terrains humides ou marécageux: aussi la culture s'en faiieile toujours dans des champs qu'on maintient recouverts d'une couche d'eau assez épaisse pour que la plante y soit plongée en parce, sans jamais être submergée. De là résulte généralementpour les pays de rizières une insalubrité telle qu'elle agit fortement sur les populations , et que plusieurs gouvernements ont cru devoir l'éloigner des villes. D'un autre côté, et par une compensation à ce mal , la culture du Riz permet d'utiliser des terres marécageuses, qui, sans cela, resteraient entièrement perdues fiour l'agriculture. Cependant on a beaucoup parlé en Europe, depuis quelques années, de variétés de cette plante, auxquelles on a donné les noms de Riz sec, Riz de montagne, et qui , semées à l'époque des pluies, réug-

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•issent dans les terres ordinaires avec une culture analogue à celle des autres céréales, ou tout au plus avec de simples arrosements. Il paraît, en effet, que quelques rélultats avantageux ont été obtenus en Italie avec ce Riz sec ; mais que souvent on a cultivé gous ce nom en Europe une toute autre plante, le Froment lociilar, vulgairement nommé pelile Épeautre ( Triticum monococcum Lin.).

Les méthodes de culture du Riz varient d'un pays à l'autre, sinon quant à leur marche générale, du moins quant à leurs détails. En Chine, où la culture de cette Graminée se fait sur une très grande échelle, le grain destiné aux serais est mis à tremper dans l'eau pendant quelques jours; cette opération préliminaire a pour résultat d'en hâter la germination. La terre qui doit être ensemencée est surabondamment arrosée au point d'être réduite presque en consistance de vase; après quoi elle est retournée au moyen d'une charrue légère traînée par un Buffle. On passe ensuite une sorte de claie grossière, dans le but de briser les mottes et d'unir la surface du sol. On enlève soigneusement les pierres, et l'on arrache les mauvaises herbes, autant qu'il est possible. On ramène alors l'eau dans le champ; après quoi on passe une herse à plusieurs rangées de dents de fer pour compléter la préparation de la terre. Le semis «6 fait uniquement avec les grains qui ont commenré de germer dans l'eau, et seulement dans une portion du champ. Vingtquatre heures suffisent pour que les jeunes plantes commencent à montrer le sommet de leur première feuille à la surface du sol ; b entôt après on les arrose d'eau de chaux , afin de détruire et d'éloigner les Insectes. Les Chinois attachent une grande importance à cette opération. Léserais ayant été fait fort dru, il est bientôt nécessaire d'éclaircir la plantation; pour cela, on arrache les pieds surabondants avec beaucoup de soin , et on les plante , sans retard , en quinconce, dans la portion du champ jusqu'à ce moment inoccupée. Aussitôt que cette opération est terminée, on ramène l'eau sur la terre, en ayant le soin d'en élever graduellement le niveau à mesure que les plantes grandissent, sans que cependant elles soient jamais submergées. Pour obte-

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