‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 39 sur 173 · XIJ · texte numérisé non relu

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liquide ait le temps lie bien pénétrer dans ses pores ; l'huile ne tarde pas à op(':rer ui'. changement très notable dans la vivacité de couleur et surtout dans la transparence des minéraux. Ainsi \o quartz, par exemple, devient très limpide, t;indi> que le> fcldspaihs, qui dans les roches granitoïdes sont souvent intimement mélangés avec lui, deviennent opaques et même laiteux : on peut alors distinguer les niiiiéraux avec la plus grande netteté. On recouvre la roche avec une peau de baudruche ou, ce qui est préférable, avec une feuille de papier végétal, aussi fin et aussi transparent que possible; on augmente au besoin sa transparence en l'imbibant lui même d'huile préalablement, puis on l'assujettit avec de la colle à bouche contre les parois latérales de l'échantillon, en l'appliquant bien contre sa surface. On peut ainsi voir à travers le papier les minéraux de la roche aussi exactement qu'à l'œil nu.

On suit alors avec un crayon ou avec une plume fine tous leurs contours et l'on calque le dpssin présenté par la roche. On doit avoir soin de dessiner seulement les minéraux qui se trouvent dans le plan même de section, en laissant de côté ceux que la transparence de la roche permet quelquefois d'apercevoir; ainsi, dans les roches granitoides, où le mica et le quartz sont associés, on distingue très bien les paillettes de mica dans l'intérieur du quartz, mais on ne dessine que celles qui sont réellement coupées par la surface considérée. Pour ne pas confondre les divers minéraux, on les lave ensuite avec des teintes complémentaires ou qui contrastent fortement; cette précaution est surtout nécessaire quand la roche e.-t formée de plus de deux minéraux. Les positions dont le détail est difficile et a besoin d'être examiné de près à l'œil nu pour qu'on puisse discerner complètement les minéraux qui les composent, sont d'ail leurs corrigées en dernier lieu quand on a enlevé la feuille de p.îpier végétal qui couvre le calque; eu sorte qu'on peut toujours avoir ainsi une représentation suifisammenl exacte de la roche.

On découpe alors le calque de manière qu'il présente une surface égale à celle de l'échantillon qui a été dessiné, et l'évaluation des surfaces occupées par chaque mi-

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neraf serait facile si on la iMnii-nnil a mie détermination de poids. On pourrait peser les différents morceaux <ie papier, après avoir découpé ceux qui ont des teintes différentes ; mais le papier est peu homogène, trop hygrométrique, et enfin il présente un poids trop faible dans l'unité de surface, de sorte que de petites erreurs sur le poids donneraient lieu à des erreurs plus grandes dans l'évaluation des surfaces. On évitera ces inconvénients en remplaçant le papier par une substance plus pesante et plus homogène, et spécialement par des feuilles d'étain ou de plomb.

En répétant l'opération, dans trois directions, à travers la roche, on remplacera la surface des minéraux par leur volume, et connaissant leur densité on en déduira leur poids.

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