‹ Dictionnaire universel d'histoire naturelle (volume 3)Chapitre 49 sur 173 · TOURMALINE · texte numérisé non relu

TOURMALINE

On a donné le nom de luxuliane à la roche formée par le mélanae de ces trois

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minéraux. C'est une roche peu abondante qui se trouve entre autres en Gornouailles, à Luxuliou, non loin de Lostwithiel.

6f* Groupe. — Roches essentiellement for' mées de feldspath, de pyroxène et de FEa

OXVDULÉ TITANIFÈRE.

Ces roches comprennent les basaltes et uue partie deù dolériles de la plupart des lithologistes. Nous les répartirons en six types principaux suivant que la structure est compacte, scoriacée, vitreuse, amygda- Idide, conglomérée ou pulvérulente. Le nombre des variétés est immense. Les principaux minéraux qui peuvent les caractériser par leur présence accidentelle sont le péridot, le corindon, le zircon, le soufre, la sidérose, le quartz, le calcaire, l'aragouite, les zéoliihcs, etc.

Le basalte est une roche généralement très tenace et très dure, dont la couleur habituelle est le noir tirant sur le bleuâtre. II forme des filons, des coulées, des culots, peut-être des couches ; il est très souvent divisé en prismes pressés les uns contre les autres, quelquefois en tables peu épaisses ; il présente d'autres fois des fragments, soit sphéroïdaux comme des boulets, soit irréguliers et ressemblant à des scories de fourneaux. Le basalte apparaît dans les terrains crétacés, mais c'est surtout pendant la période tertiaire que cette roche volcanique s'est épanchée avec abondance. On doit citer parmi les principales localités où se montre le basalte, Autrim en Irlande, où la craie est transformée en calcaire cristallin au contact des dykes de basalte; la chaussée des Géants aussi en Irlande; l'ile de Stafla en Ecosse; l'Auvergne ; le Cantal; la Haute-Loire; l'Ardèche; l'Italie; le Tyrol ; la Prusse rhénane; la Saxe; la Bohême* l'Islande ; l'île Bourbon ; l'île de Ténériffe. Grâce à sa dureté, le basalte peut être employé au pavage et à l'empierrement des roules ; comme pierre de construction, on s'en sert aussi, bien que sa ténacité empêche de le tailler.

Les doléritef que nous rangeons ici ne différent de celles qui nous ont précédemment occupé que parce que le fer titane y est contenu comme élément essentiel; nous n'avous pas à y revenir.

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19* Série. — Cn oxyde, un silicate et an carbonate.

68* Groupe. — Roches essentiellement formées de QDARTZ, DR SILICATE d'AWMINE BTDRATÉ %r DE CALCAIRE.

Ces roches sont pour nous les macignos quelques molvisnes qui se répartissent en eux sous-groupes, suivant qu'ils sont à base d'argile ou d'argilile.

Les grès à base d'argile Jou si l'on veut de marne) sont très souvent confondus avec la molasse, dont ils diffèrent cependant pour nous par la présence du silicate alumineux. Il en est de même des grès à base de raarnolite auxquels on attribue plus ordinairemenl le nom de macigno. Ce macigno appartient aux terrains nummulitiqucs dans lesquels il forme des assises puissamos d'une graude étendue. Il est employé comme pierre à bâtir. La partie de la molasse que nous admettons dans le présent groupe est d'âge un peu plus récent et sert aux mêmes usages.

20* Série. — Trois silicates.

69' Groupe. — Roches essentiellement formées de pïroxène, de feldspath et de

HICA.

La vakite de Brongniart, que beaucoup de litbologistes confondent avec la wacke, présente pourlegisementeticmodede formation de grandes analogies avec les spilites. Les types qu'elle comprend correspondent à peu près à ceux de ces derniers : le calcaire, le feldspath, l'amphibole, les zéolithes sont les principaux minéraux accidentels. On trouve la vakite en Auvergne, en Saxe, en Thuringe, en Norwége, à la Guadeloupe, etc. A ce groupe appartiennent le» roches très rares désignées sous le nom de monzonite.

TO" Groupe. — Roches essentiellement formées de feldspath, de pyboxène et de talc.

Ces roches, désignées par Cordier sous le nom d'eupholile, sont souvent confondues avec l'euphotide et avec le granitone. Elles en diffèrent par la présence d'un troisième élément essentiel, le talc, qui forme quel-

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quefois jusqu'au quart de la masse. Nous distinguons deux types d'eupholite, suivant qu'elle est grenue ou compacte.

Cette roche constitue, soit des couchef subordonnées aux serpentines et aux euphotides strati formes de l'étage des talcschistes cri-tallifères, soit des erclaves transversaux dans le sol primitif et dans les terrains st'dimentaires anciens; enclaves qui remontent quelquefois jusque dans les terrains tertiaires. Les Vosges, les Alpes, les Apennins, contiennent de l'eupholite.

71^ Groupe. — Roches essentiellement formées de feldspath, de pvroxène et de

PÉRIDOT.

Nous extrayons les roches ayant cette composition de la dolérite des principaux litbologistes. Elles sont essentiellement grenues et admettent à peu près les mêmes minéraux accidentels que la dolérite proprement dite, et spécialement le fer oxydulé titanifère. On leur donne souvent le nom de péridotite. Ce sont des rorhes de couleur généralement grisâtre, brunâtre ou d'un brun rougeâtre; elles constituent de grandes assises, des couches et des dykes dans les terrains tertiaires supérieurs et dans les terrains volcaniques de l'époque actuelle.

72* Groupe. — Roches essentiellement for^ mées de feldspath, de pyroxène et dk terre verte,

Uophitone de Cordier est une roche verdâtre, grenue, très tenace. Ses principales variétés sont caractérisées par la présence accidentelle du calcaire, du mica, de Tépidole, etc. Elle résulte toujours d'épanchenients, et constitue des enclaves transversaux et des dykes, principalement dans les terrains primitifs, cumbriens et siluriens. Quelquefois ces enclaves remontent un peu plus haut dans les terrains sédimentaires anciens. Les Vosges, le Tyrol, le Hartz, en contiennent. On peut utiliser l'opliitone comme roche d'ornement.

73* Groupe. — Roches essenlieliement formées de feldspath, d'amphibole et de

ZIRCON.

La zircosyénite ou syénite zirconienne comprend à peu près les mêmes types que

la syénite. L'épidole, la uéphéliiie, le bergmaunite, etc., caractérisent ses principales variétés. Elle est plus récente que la syénite, et forme «les enclaves transversaux dans les terrains siluriens. C'est surtout en Norwégc qu'elle a été observée.

74* Groupe. — Roches essentielles enl formées de FELDSPATH, DE PYROXÈNE fcT I)'UN AUTRE SILICATE DOUBLE D'aLUMINE ET DE PROTOXYDR.

Le second silicate double pouvant être la néphéline ou l'amphigèue, les roches de ce groupe se répartissent en deux sous-groupes.

Néphélinile. — La néphélinite est une roche volcanique grisâtre qui comprend deux types principaux, suivant qu'elle est uniforme ou porpliyroide. Les principales variétés sont dues à la présence accidentelle du mica et du fer titane.

C'est une roche assez rare qui, jusqu'ici, n'a été trouvée que daus quelques localités, tellesquelaSomma (Vésuve); Frascati et Capo di Bove, près de Rome; la montagne de Kutzeubuckel, près de Heidelberg; le Hamberg, près de Trendelburg en Messe; les environs de Lobau en S;ixe; le Kaiserstuhl,etc. Elle constitue de grandes assises stratiformes et quelquefois des djkes dans les terrains volcaniques delà formation pliocène et de la période moderne.

Amphigenite. — l^'amphigenUe présente de grandes analogies avec la néphélinite. Nous distinguons trois types correspondant aux structures uniforme, porphyruïde et cellulaire. Les variétés sont caractérisées par le péridot, le quartz, la breislakite, le mica, etc.

C'est dans les terrains volcaniques de la formation pliocène et de la période actuelle que se trouve l'amphigéiiite. Elle y fornje quelquefois des Clous dykes et plus souvent de grandes assises ou couches. Cette roche, qui est enit)loyée à Naples pour la bâtisse et le pavage, constitue autour du Vésuve des amas considérables; elle se retrouve dans les États romains, la Toscane, la Prusse rhénane, etc.

Appendice.

ROCHES POLYGENIQUES.

Il est impossible de définir minéralogiquement ces roches d'une façon satisfai-

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santé, et l'on ne peut mèine les diviser en groupes d'après la nature des roches qu'elles contiennent de préférence, bien qu'elles ne soient pas les mêmes, dans toutes les masse» polygéniques.

Nous n'insisterons pas d'ailleurs sur ces roches, dont le plus grand nombre rentrent daus les groupes précédemment décrits à raison de la roche qui prédomine chez elles : le calcaire, le quartz, le phyllade, la wacke, etc.

Les roches, d'ailleurs très peu nombreuses, qu'on est contraint de laisser dans cet appendice, doivent être divisées, pour la commodité en trois types, suivant qu'elles sont bréchifurmes, poudingiformes ou arénacées. Elles comprennent, en partie, le pséphite, la brèche, le poudingue et le sable polygéniques des au leurs, la brecciole variée de Brongniarl, etc.

Observations relatives À la détermination des roches.

Il nous reste, pour terminer ce qui a trait à la détermination des roches, à montrer que par l'emploi méthodique d'un très petit nombre de réactifs, on peut en très jieu de temps reconnaître avec précision à quelle variété appartient une masse quelconque. On sait qu'on a fait en botanique, en zoologie et même en minéralogie des clefs dichotomiques qui permettent d'obtenir ce résultat; cependant, malgré les grands services que rend cette méthode, on n'avait pas, jusqu'en 1867, époque d'une publication que nous avons faite sur ce sujet, étendu le système dichotomique à la détermination des roches. Ce fait peut paraître singu. lier, il s'explique aisément.

En effet, les roches sont, en général, dciî mélanges en proportions essentiellement changeantes de minéraux différents. Leur c imposition élémentaire varie donc presque à l'infini, et il en est de même de leurs caractères physiques et chimiques. C'est ainsi que certains calcaires sont durs (les marbres), taudis que les autres sont irès tendres (la craie); que certaines argiles plastiques sont fusibles au clialumeau, pendant que d'autres sont infusibles, etc. Les données dont on peut disposer pour construire une clef dichotomique sont donc peu nombreuses et souvent difficiles à discerner.

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Toutefois, Il nous a paru qu'en recourant aux caractères chimiques, et en ne faisant intervenir que les plus saillants, on peut donner de chaque roche une déflnition qui la sépare de toutes les autres.

Il faut bien remarquer que les différentes considérations à faire intervenir successivement ne sont pas tenues à se suivre dans un ordre conforme à la subordination des carnclères. f.a seule chose importante est d'aller toujours de ce qui est facilement visible à ce qui demande plus d'altentiou pour être observé.

Ainsi, nous commençons par voir si la roche est homogène ou hétérogène. Puis nous examinons si elle a un aspect caractéristique, tel que l'éclat métallique ou une couleur propre; si elle est magnétique, si elle est très dure, etc.; c'est-à-dire que nous examinons ses propriétés physiques. Ensuite, seulement, interviennent les réactifs, en commençant dans chaque série par les plus simples, tels que le chalumeau, pour terminer par les plus complexes, tels que les acides.

Au moyen du procédé que nous proposons et avec quelques tubes, quelques réactifs et un chalumeau, on peut reconnaître aisément la nature de toutes les roches, sauf, bien entendu, certains cas d'une difficulté exceptionnelle. Nous préconisons cette méthode avec d'autant plus d'assurance que nous avons été tout récemment à même d'en apprécier les avantages dans les nombreuses conférences pratiques auxquelles, sous notre direction, sont venus prendre part un bon nombre des élèves agronomes du Muséum d'histoire naturelle.

(Stanislas Meunier.)

♦ROCHOIVIA. bot. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores.

ROCIIVÈLE. Rocinela. crust. — Genre de l'ordre des Isopodes, famille des Cymothoadiens errants, établi par Leach sur des Crustacés qui ne se distinguent guère des 'Ugas que par la portion des yeux, qui occupent presque toute la surface supérieure de la tête, et se joignent plus ou moins complètement sur la ligne médiane, audessus du front. Paimi les trois espèces connues, je citerai la Rocinela ophthalmica, Kdw. [Uiiit.nat. des Crust., t. 3, f. 243, n, 1). des côtes de la Sicile. (H.L.)

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ROCOU. BOT. PH.— Matière colorante que l'on retire des graines du Bixa. Voy. ce mot.

RODEI\TES. MAM. — Ordre de Mammifères créé par Vicq d'Azyr ( Sysl. anat. des anim.) et correspondant aux GZiJ'es de Linné, et aux Rongeurs {voy. ce mot) des auteurs modernes. (E. D.)

*R0DE1\TIA. MAM.— Synonyme de Rongeurs y, -'oj/. ce mot) d'après M. Hamilton Smith. (E. D.)

RODIGIA. BOT. PH. — Genre de la famille des Gomposées-LiguliOores, tribu des» Chicoracées, établi par Sprengel (N. E., I, 273). Herbes des îles de la mer Ionienne.

RODOLITHE, et mieux RHODOLITHE (pôSovf rose; et),;Go;, pierre), min. — Fischer a proposé ce nom pour désigner la variété rouge d'Éléolilhe, que d'autres ont appelée Lilhrode. Voy. éléolithe. (Del.)

RODRIGUEZIA ( nom propre), bot. ph.

— Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées , établi par Ruiz et Pavon {Prodr., 115, t. 25). Herbes de l'Amérique tropicale. Voy. orcuidées.

RODSCHIEDIA, Gœrtn. {Flor. Wetleraw., II, 413). bot. ph. — Syn. de Capsella, Venten.

*R(ffiA. bot. ph. — Genre de la famille des Légumineuses-Papilionacées , tribu des Podalyriées, établi par Hugel (il/se. ex Bentham Enumerat. Plant. Hiig., 34). Herbes de la Nouvelle - Hollande. Voyez légumineuses.

RQEHLI\GIA, Dennst. {Hort. Malab., V, 8). BOT. PH. — Syn. de Telracera, Linn.

RCHîLLA. BOT. PH. — Genre de la famille des Campanulacées, tribu des Wahlenber-< giées, établi par Linné (Hort. Cliffort, 492, t. 35). L'espèce type , Bœlla ciliata Linn. , Lamk., etc., est un sous-arbrisseau qui croît principalement au cap de Bonne-Espérance.

RŒMERIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Papavéracées, tribu des Argémonées , établi par Medikus (m Usteri Annal., 1792, III, 15). L'espèce type, Bœm. violacea Medik. {Rœm. hybrida DC, Chelidonium hybridum Linn.), est une herbe qui croit dans les vignes et les lieux cultivés de toute la région méditerranéenne.

RCffiMERlA, Radd. {in Mem. soc. ital., XVIIl , 48 , t. 7 , f. 2 a ). BOT. cr. — Syn. (ÏAneura, Dumort.

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R(K:IUERIA , Thunb. {FI. cap., 194 ).

•OT. PH. — Syn. d'Heeria, Meisn.

RCffiMEUIA , Tratt. (Gen. plant., 88).

BOT. PH. — Syii. de Steriphorna , Spren^.

RCHEMEUIA, Zea {apud Rœm. et Schull.

syst. , II , 287 ). BOT. PH. — Syn. de Diarrhena. Palis.

ROCPERA. BOT. PH. — Genre de la famille des Zygophyllées, tribu des Zygophyilées vraies , établi par M. Âdr. de Jussieu {in Mem. Mus., XII, 454, t. 15, f. 3 ). Arbrisseaux de la Nouvelle-IIollande. Voy. zy.

GOFUYLLÉES,

*ROePERIA, Spreng. {Syst., III, 147).

BOT. PH. — Syn. de Ricinocarpus, Desfont.

RCŒTTLERA, Vahl {Enumerat. plant., I, 88). BOT. PH. — Syn. de Didymocarpus , Wall.

ROGAS. INS. — Genre de l'ordre des Hyménoptères , tribu des Icbneumoniens , famille des Braconides, groupe des Braconites, établi par Nées von Esenbeck {Ichn. affin.). On ne connaît qu'un petit nombre d'espèces de ce genre, celle qu'on peut en considérer comme le type est le Rogas gasterator Nées, qui se trouve en France et en Allemagne. (L,)

ROGERIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Pédalinées, établi par Gay {in Annal, se. nat., I, 436). Herbes de l'Afrique tropicale. Voy. pédalinées.

R0G1V0^S. MIN. — On nomme ainsi les très petits amas de matières minérales que l'on trouve au milieu de couches de nature différente, surtout lorsqu'ils sont solides et que leur forme, plus ou moins arrondie, est comme étranglée en différents points. On réserve le nom de noyaux à des amas d'un volume encore plus petit, qui ont la forme d'une amande et paraissent s'être modelés dans des cavités préexistantes. (Del.)

*ROHITE. Rohita. poiss. — Genre de l'ordre des Malacoptérygiens, famille des Cyprinoïdes , établi par M. Valenciennes (Hist.des Poiss., t. XVIII, p. 242) et auquel il assigne les caractères suivants: Ces Poissons ont quatre barbillons autour de Jèvres épaisses et charnues , à bord plus ou moins frangé. Un repli fort épais de la peau s'avance sur les lèvres, et forme en dessous une sorte de museau charnu plus ou moins obtus , et en dessous un voile recouvrant la fente de la bouche quand cet organe est

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fermé. Les intermaxillaires sont petits et articulés en dessous sous l'avance de l'ethmoide.

M. Valenciennes {loc. cit.) décrit 23 espèces de ce genre qui toutes vivent dans les mers de l'Inde. Nous citerons principalement le RoHiTE NANDiN , JioMta nandina Val. {Cyprinus id. Buda. ). Ce Poisson a beaucoup de ressemblance avec la Carpe d'Europe; sa couleur est un bronze doré, rembruni vers le haut, et éclairci par des traits verticaux bleu d'acier sur chaque écaille; la dorsale est brune, les autres nageoires sont plus noires. Il atteint quelquefois un mètre de longueur. (M.)

ROHRIA, Schreb. [Gen., n. 63). bot.

PH. — Synonyme de Tapura, Aubl.

ROHRIA, Vahl ^t Thunb. (m Act. Soc.

h. n. Hafn., HI, 97; IV, 1). bot. ph.— Synonyme de Berkheya, Ehrh.

ROHWAMD. MIN. — Syn. d'Ankérite. Voy. carbonates.

ROÏ DES GOBE-MOUCHES, ois. — Nom vulgaire du Moucherolle couronné, Todius regius Lath. Voy. moucherolle.

ROI DE GUIIVÉE. ois. — Nom vulgaire de VArdea pavonina L.

ROI DES HAREIVGS. poiss. — Nom vulgaire des Régalées.

ROIA, Scop. {Inlroduct., n. 1014). bot.

ph. — Synonyme de Swietenia, Linn.

ROIOC, Plum. {Gen., 11, t. 26). bot.

re. — Voy. MORINDA.

ROITELET. Regulus. ois. — Genre de la famille des Becs-Fins {Sylviadées) dans l'ordre des Passereaux, caractérisé par un bec très grêle, court, droit, régulièrement aminci de la base à la pointe, qui est finement entaillée; des narines situées à la base du bec, assez larges, ovales , et couvertes par deux petites plumes voûtées, décomposées, raides et dirigées en avant ; des tarses nus , annelés , minces ; des ailes assez longues pour atteindre le milieu de la queue, qui est de médiocre longueur et très échancrée.

Les Roitelets sont un démembrement du genre Sylvia de Latham. A peu près à U même époque , G. Cuvier et Vieillot , cha cun de leur côté, les ont séparés de ce genre pour en faire une division à part; mais pendant que G. Cuvier leur associait génériquement les Pouillots , les Hippolais , les FI<

guiers, ce qui n'a été accepté par aucun des oroithologistes qui ont admis le genre ReguluSf Vieillot, par suite d'une détermination plus rigoureuse que celle de l'auteur du Bègne animal , ne donnait le nom de floi<e/et qu'aux espèces qui , seules, avaient pour caractère disiinctif une plume décomposée au dessus des narines. Cette manière de voir de Vieillot ayant été généralement adoptée, c'est, en quelque sorte, à cet auteur que doit être attribuée la création du genre Regulus, quoique , nous le répétons, G. Cuvier ait, sous ce même nom et à la même époque, établi une coupe générique dans laquelle il a rangé les Oiseaux qui nous occupent.

Les Roitelets sont les plus petits des Oiseaux que l'Europe possède. Leur petitesse est telle qu'une feuille de médioere grandeur sufflt pour les dérober à la vue la plus perçante. Il en résulte que s'ils ne se décelaient par leurs cris et leurs mouvements, il serait extrêmement difflcile de pouvoir constater leur présence sur les arbres qu'ils ont l'habitude de fréquenter.

Par leurs mœurs, leur genre de vie, les Roitelets ont une grande analogie avec les Mésanges et les Pouillots. Rarement on rencontre des individus isolés; c'est ordinairement par paires, et souvent par petites bandes , que ces Oiseaux vaquent à la rechen he de leur nourriture. Lorsqu'ils se séparent un peu trop les uns des autres , ils niellent autant d'empressement à se rappeler qu'a se rejoindre. L'hiver, il n'est même pas rare de voir les Roiteleis se réunir aux Siitelles, aux Grimpereaux ou aux Mésanges , pour exploiter en commun les lisières des bois. Comme ces dernières, leur activité, leur mobilité sont extrêmes ; comme elles ils voltigent sans cesse de branche en branche , visitent chaque raujcau , se tiennent indifféremment dans toutes les situations , et s'accrochent souvent les pieds en haut. Ils fréquentent de préférence les arbustes verts, et se plaisent sur les arbres élevés, les Chênes, les Ormes, les Pins, les Sapins, les Ifs, aussi bien que sur ceux de basse taille, comme les Chênes verts en taillis, les Genévriers, etc.

M. Temminck a cru remarquer une différence dans les habitudes du Roitelet ordinaire et dtt Roitelet triple bandeau. Ainsi il

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aurait observé que ce dernier, ta lieu de fréquenter la cime des arbres, comme, selon lui , le ferait le Roitelet ordinaire , vivrait de préférence sur les buissons et les branches basses, et qu'il voyagerait par paires et non par petites bandes, comme le Roitelet ordinaire. Nous pouvons affirmer que ces deux faits sont loin d'être parfaitement établis. Ces deux espèces ont des habitudes parfaitement semblables; elles fréquentent indistinctement les arbres de haute futaie, les bois taillis , les charmilles , et sont toujours pur petites troupes, excepté toutefois à l'époque des afnours. Le seul fait qui nous ait paru constant, c'est que le Roitelet triple bandeau précède, dans ses migrations d'automne, le Roitelet ordinaire , tandis que le contraire aurait lieu au printemps. Le premier se montre , dans les pays où il passe , au commencement d'octobre; le second ne s'y voit que quinze ou vingt jours plus tard. Les Roitelets sont aussi familiers qu'ils sont peu défiants. Pris adultes ils s'ùppiivoiscnt en peu de temps, et viennent bientôt manger dans la main de la personne qui les soigne. La présence ou l'approche de l'homme ne leur inspire aucune crainte; aussi dans la chasse qu'on leur fait, à cette fin de les attraper yivants, compte-t-on beaucoup sur leur naturel confiant. Une baguette de quelques pieds de long, armée d'un gluau a une de ses extrémités , est le seul iiistrunieiii que l'on meite en usage pour cette cbisse. Lorsqu'une bande de Roitelets est occupée a visiter, pour ses besoins alimentaires, quelque arbre isolé, on peut, en s'approchant avec quelque précaution , l'aborder d'assez près pour qu'il soit possible d'atteindre et d'engluer les individus qui se présentent à découvert. On peut prendre aussi ces Oiseaux .lu moyen d'un trébucbel à Mésanges. Si la petitesse même des Roitelets ne faisait une de leurs qualités, s'ils ne plaisaient par leur vivacité, par l'éclat û?. leur huppe et la geutillesse de leur chant, qui, bien que très faible, n'en est pas moins riche en mélodie, et ressemble beaucoup, selon Bechstein , à celui des Serins des Canaries, il est certain que l'homme négligerait de pareils êtres; car les profits qu'il pourrait en retirer, comme aliment, seraient des plus minimes. Il semblerait pourtant, d'après Buffoo , qu'oo ne les a pas toujours

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chMtét dans un but d'agrément. « L'automne , dit-il , ils sont très gras , et leur chair est un fort bon manger, autant qu'un si petit morceau peut être bon : c'est alors qu'on en prend communément à la pipée ; et il faut qu'on en prenne beaucoup aux environs de Nuremberg, puisque les marchés publics de cette ville en sont garnis. »

Les plus petits Insectes composent la nourriture ordinaire des Roitelets; tantôt ils les prennent au vol, comme les Pouillots, tantôt ils les chercbent dans les gerçures des écorces, dans les paquets de feuilles mortes qui restent au bout des branches. Ils mangent aussi les œuTs, les larves des Insectes et toutes sortes de Vermisseaux; l'on prétend même qu'au besoin ils ne dédaignent pas les petites graines. En captivité, ils s'accommodent Fort bien d'une pâtée faite avec du cœur de Bœuf et de la farine de graines de Pavot.

Bechstein dit avoir nourri un individu du Roitelet triple bandeau avec de la mie de pain blanc séchée au four et détrempée après avec du lait chaud.

Les Roitelets nichent d'assez bonne heure et paraii^sent n'élever qu'une seule couvée par an. Leur nid, fixé à l'extrémité d'une branche, est de forme vende, très mollet, construit de mousse délicate, de cocons de chenilles et d'aigrettes de chardons; on le trouve ordinairement dans les taillis coupés ou les prés voisins des bois, sur un arbre vert, principalement sur les Sapins. La ponte est de six à huit œufs aussi petits que des Pois, presque globuleux, cl couleur de ch;iir pâle. C'est seulement à l'époque de la reproduction que le mâle fait entendre son chant; dans toute autre saison, il n'a, ainsi que la femelle, qu'un cri d'appel assez fort puiir des Oiseaux aussi délicats.

Le genre Roitelet a trois représentants en Europe; ce sont ;

LeRoiTELETORDiNAiRE, Beg'.mstaiM.'îVieill.

(Biiff., pi. enl., 651). Son plumage est, en dessus, olivâtre nuancé de jaunâtre, el, en dessous, d'un cendré nuancé de roux-olivâtre. Il a sur les ailes deux bandes transversales blanrhâtres, et sur la tête des plumes longues, efûlées, d'un jaune vif très brillant, formant une tache oblongue qui est limitée extérieurement par une bande uoiie. Chez la femelle, les plumes du sommet de la tête

sont d'un jaune citron, et la bande noire est moins large que chez le mâle.

Le Roitelet ordinaire habite toutel'Europe jusqu'au cercle austral; on le trouve aussi en Asie. 11 est assez commun en France surtout pendant l'hiver. Plusieurs fois nous l'avons vu nicher dans les environs de Paris.

Le Roitelet triple bandeau ou a moosta- CHKS, Reg. mystaceus Vieill., Reg. ignicapiUus Temm., représenté dans l'atlas de ce Dictionnaire, pi. 36. Celte espèce, que l'on a longtemps confondue avec la précédente , se distingue par les couleurs plus prononcées de son plumage. Il a les parties supérieures mélangées de plus de jaunâtre ; les plumes longues et effilées du dessus de fa tête sont d'un rouge de feu très éclatant ; celles qui les entourent en devant et sur les côtés sont d'un noir pur; un trait qui traverse l'œil et une petite moustache sont de cette couleur; enfin deux bandes blanches existent, l'une au-dessus, l'autre au-dessous de l'œil.

On le trouve, comme le précédent, dans toute l'Europe. Vieillot l'a rencontré dans l'Amérique du Nord, et M. Al. Malherbe dit l'avoir reçu de l'Algérie. Il est aussi abondant, chez nous, que le Roitelet ordinaire.

Le Roitelet modeste, Reg. modestus Gould {Birds ofEur., pi. 149), Reg. proregulus Kly. et Bl. Cette espèce, nouvelle pour l'Europe, el dont l'existence reposesur la capture de quelques individus seulement, n'a plus aucun indice de plumes longues et effilées sur le sommet de la tête, où se voit une simple bande d'un vert jaunâtre. Elle a, audessus des yeux, un large sourcil fortement coloré de jaune clair; toutes les parties supérieures d'un vert olivâtre clair, et les parties inférieures d'u^i blanc verdàtre.

On l'a trouvé en Dalmatie et dans la Daourie.

Plusieurs espèces étrangères se rapportent encore au genre Roitelet; l'une d'elles a été décrite par Vieillot sous le nom de Roitelet OMNicoLOR, Reg. omnicoZor Vieill. (Galerie des Oiseaux, pi. 166), et a été rapportée du Brésil p;ir M. Auguste Saint-Hilaire. Elle se trouve particulièrement dans les forêts qui bordent le Rio-Grande.

Le vulgaire donne fort improprement le nom de Roitelet à un petit Oiseau d'Europe que l'on conniiU en Ornithologie sous la dé-

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nomination de Troglodyte. Les espèces que nous venons de signaler doivent seules conserver ce nom. (Z. G.)

ROLAIVDRA. bot. ph.— Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des Vernoniacées, établi par Rotlbœii [Collecl. hafn., II, 256). L'espèce type, Rolandra argenlea Rottb., est un arbuste qui croît dans l'Amérique méridionale.

ROLDANA. BOT. ph. — Genre de la famille des Composées-Tubuliflores, tribu des Sénécionidées, établi par LIave et Lexarza {Nov. Veget. Descript. Mex., 1815) aux dépens des Séneçons. Voy. ce mot.

*R0LLAI\1DIA (nom propre), bot. ph. — Genre de la famille des Lobéiiacées, tribu des Délisséacées, établi par Gaudichaud {ad Freyc, 458, t. 74). Arbrisseaux des îles Sandwich. Voy. lobéliacées.

ROLLE. Euryslomus. ois. — Genre de la famille des Coraces de Vieillot , de celle des Rolliers de M. Lesson , et de la gous-famille des Coracianées de R.-G. Gray. Ce genre, que Vieillot et G. Cuvier ont proposé presque en même temps , l'un sous le nom de Eurystomus , l'autre sous celui de Colaris, est caractérisé par un bec très déprimé à sa base, plus large que baut , très fendu, épais, robuste, caréné en dessus, à mandibule supérieure échancrée à la pointe ; des narines linéaires, obliques, à demi-couvertes par une membrane tendue sur les fosses nasales; des tarses courts, robustes, nus, annelés; des ailes assez longues, pointues; une queue presque égale.

Les Rolles , par leurs formes et le genre de leur plumage, ont, avec les Rolliers, une analogie telle, que Linné et Latham avaient cru devoir les ranger parmi ceux-ci ; cependai.t ils s'en distinguent par leur bec qui est plus déprimé, plus élargi à sa base; par leurs ailes plus longues, et leurs pieds proportionnellement plus courts. On n'a aucun renseignement positif sur le genre de vie des Rolles; « cependant, dit Vieillot, la grande largeur de leur bouche me fait soupçonner que leur nourriture principale sont les baies qu'ils avalent entières , et les Insectes qu'ils happent en volant. » Il est d'ailleurs probable, vu les grandes affinités qu'ils ont avec les Rolliers, que leurs mœurs, leurs habitudes, diffèrent peu de celles de ces derniers.

Les Rolles sont des Oiseaux des Iles indiennes de la Malaisie. Tous sont remarquables par la fraîcheur, le moelleux des couleurs qui les parent, et parmi lesquelles le vert d'eau et le bleu dominent.

Vieillot a décrit sept espèces de Rolles ; plusieurs d'entre elles sont purement nominales. On ne connaît bien que le Rolle de Madagascar, Eurysl. uio/aceus Vieill. (Levaill., Ois. de Paradis, pi. 34, sous le nom de grand Rolle violet) ; de Madagascar. — Le Rolle a gorge blede, Eurysl. cyanocollis Vieill. {Gai. des Ois., pi. 111), dont VEur. fuscicapillus Vieill. n'est qu'un double emploi ; des Indes orientales. — Le Petit Rolle VIOLET , Eurysl. purpurasceus Vieill. ( Levaill., {Ois. de Paradis, pi. 35), auquel il faut rapporter, selon quelques auteurs, VEur. rubescens de Vieillot; du Sénégal.

M. Lesson a encore rapporté à ce genre une espèce à laquelle il a imposé le nom de Colaris leplosomus , et que M. de Lafresnaye a séparée génériquement sous celui de Brachypleracias {Magas. de zool. , 1834, pi. 31). (Z. G.)

ROLLI£R. Coracias. ois. — Genre de l'ordre des Passereaux, de la famille des Coraces de Vieillot, de celle des Rolliers de M. Lesson, et de la sous-famille des Coracinées de G.-R. Gray. On lui assigne pour caractères : Un bec plus haut que large, robuste, droit, convexe en dessus, comprimé sur les côtés, sans échancrures à l'extrémité qui est recourbée; des narines linéaires, s'ouvrant obliquement sur les côtés, à demi closes en dessus par une membrane; des tarses courts, robustes, annelés; des ailes allongées, pointues, à deuxième rémige la plus longue ; et une queue égale ou chez laquelle les deux rectrices externes se terminent en brins et dépassent les autres.

Considérés dans leurs formes générales , dans leurs caractères zoologiques, dans leur système de coloration, les Rolliers présentent quelques affinités avec les Geais, dont ils se distinguent facilement cependant par leurs narines en grande partie découvertes, linéaires et obliques, tandis qu'elles sont arrondies, chez les Geais, et cachées par les plumes du front. Sous le rapport de leur anatomie , ils offrent des particularités qui semblent, au contraire, les rapprocher des Martins-Pécheurs et des Pics : ainsi ils ont,

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comme ces Oiseaux, deux échancrures au gteriiuni, une seule paire de muscles à leur larynx inférieur, et un estomac membraneux.

L'histoire naturelle des Rolliers est fort peu connue; tout ce qu'on a fait se borne à quelques détails concernant l'espèce que possède l'Europe. Plus sauvage, à l'état de nature,que le Geai et la Pie, sociable seulement avec ses semblables, le Rollier vulgaire sq lient dans les bois les moins fréquentés et les plus épais. Quoiqu'il préfère les contrées montueuses, cependant il n'est pas rare de le rencontrer dans les forêts en plaine dont le terrain est sablonneux. 11 ne se montre à découvert, dans les champs labourés et voisins de ses retraites, que pour y chercher une nourriture qu'il ne peultrouverailleurs. Du reste, quelque part qu'on l'observe, il se montre très défiant; aussi est-il difflcile de l'approcher.S'il s'aperçoit qu'on le poursuive, il s'élève à une très grande hauteur, et va toujours se percher sur des arbres isolés ou bien sur la cime de quelque rocher d'où il peut voir facilement tout ce qui l'environne. Pris jeune et élevé en captivité , le HoUier vulgaire conserve même, en partie, son caractère sauvage. A la vérité, il saura bien distinguer la personnequi prend soin de lui : il viendra , à son appel , pour recevoir le manger de ses mains ; se placera sans crainte près d'elle ou sur elle; mais c'est à quoi se borne son éducation. 11 ne devient jamais ni caressant, ni doux, ni familier, s'éloigne lorsqu'on veut le prendre, ou se défend avec son bec.

Si l'on en juge par ce qu'on observe chez les individus que l'on élève, le Rallier vulgaire esl d'un naturel indolent et paresseux. Tranquille à la place où il semble s'être Oxc, il ne l'abandonne que pour chercher sa nourriture ou pour se cacher à la vue d'un objet qui est nouveau pour lui. Il marche d'ailleurs difficilement et d'une manière gauche et gênée, ce qui est dû à la brièveté de ses pattes; mais, par compensation, il vole parfaitement et avec beaucoup de légèreté.

C'est encore en observant des individus i,«ptifs qu'on peut constater que le Rallier v^Mgaire, et sans doute aussi, la plupart de ses congénères, a la singulière habitude, comme les Toucans, les Momots, etc., de hincer en l'air et de recevoir dans son gosier

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